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Rendez-vous en enfer



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Born to raise hell Seven7 2010 Lauro Chartrand, avec Steven Seagal, Dan Badarau, Darren Shahlavi…



Robert Samuels est envoyé à Bucarest mener une
équipe chargée de mettre fin aux trafics divers dans les Balkans. Enquêtant sur
Dimitri un caïd russe de la vente d’armes, il découvre pire encore :  Costel, un violeur et assassin sans
scrupule…



Encore une Seagalerie tourenée pour trois kopecks
en Roumanie ? Si on exclut l’absurdité du postulat (un agent commandant
des policiers étrangers façon « oui, bwana » dans une Roumanie ou
tout le monde parle anglais avec un horrible accent…) et les clichés (Il faut
obligatoirement glisser une boîte à strip-tease…), le tout donnerait au moins
son comptant d’action, Seagal effectuant quelques mouvements sans se retrancher
derrière ses doublures et Shahlavi, mort tragiquement en 2015, campant un
méchant bien senti. L’ennui, c’est que la réalisation, première d’un
spécialiste des cascades, use et abuse des effets de caméra-parkinson déjà
dépassé avec un montage hystérique gâchant l’essentiel du métrage. Et on
passera sur les scènes aux bords de l’indécence de Seagal avec une copine qui
pourrait être sa fille, voir sa petite fille… A réserver aux fans
inconditionnels.




Horsehead



France  
Note : 3/5


Rimini éditions 2014 Romain Basset, avec Lily-Fleur Pointeaux, Catriona McColl, Murray Head, Philippe Nahon…



Depuis son enfance, Jessica souffre de cauchemars
où apparaît une créature à tête de cheval. Ce mal l’a poussé à s’intéresser aux
phénomènes des rêves lucides. Suite à la mort de sa grand-mère, elle retourne
dans la maison de sa mère, toujours aussi distante. Elle profite d’un accès de
fièvre pour tenter de résoudre par le rêve les non-dits de sa famille…



Encore un film de genre français qui n’a connu
qu’une distribution météorique en salles, sans doute pour qu’on puisse continuer
à chouiner sur l’absence de ces mêmes films de genre français ? Et bien
sûr, c’est à l’exportation qu’il se fit une réputation, malgré des critiques
plutôt favorables. Influencé autant par Argento que le Neil Jordan de « La
compagnie des loups », ce premier long fait avec plus d’amour que de
moyens aurait pu tomber dans le n’importe quoi du mélange rêve/ réalité, si
Basset, bien aidé par une photographie somptueuse et une bande originale oppressante,
ne livrait des images tout simplement magnifiques sur fonds psychanalitique. On
se rapprocherait du cinéma de Cattet/Forzani (en moins hermétique tout de même)  si les influences n’étaient pas
parfaitement digérées. Du coup, on a affaire à un animal rare de nos jours :
une vraie proposition de cinéma de genre, qui peut emballer autant que rebuter
(il ne faut pas s’attendre à un film de monstre traditionnel), mais qui a le
mérite d’exister. Si certains éléments sont assez facile à déduire, on eût
peut-être préféré que le récit soit plus tranché sur certains points, mais ce
trip visuel et psychanalitique mérite de trouver son public. A noter que
lorsque la maison de prod s’appelle Starfix Productions, du nom de la
légendaire revue qui changea la face de la cinéphilie, on sait qu’il ne faut
pas s’attendre à du tout-venant… On attend avec impatience de voir leurs
prochains projets.




Suicide squad



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


120mn Warner 2016 David Ayer, avec Will Smith, Jared Leto, Margot Robbie, Viola Davis, Jaime FitzSimmons…



Après la mort apparente de Superman, le monde se
trouve démuni… L’agente Amanda Waller a l’idée de rassembler quelques uns des
pires criminels que la Terre connaisse afin de lutter contre une nouvelle menace
surnaturelle…



Une nouvelle extension de l’univers DC très
attendue, mais au final, la déception fut à la hauteur de l’attente. La faute n’est
pas dûe à Ayer, qui fait ce qu’il peut, ni au casting en roue libre (Margot Robbie
amuse, puis son numéro de Barbie tueuse toujours sur la même note finit par
lasser, seul Leto offre un Joker conforme aux bédés), mais à un scénario à la
fois bourrin, décrit comme « Les 12 salopards » version DC, avec sa
Menace surnaturelle™ générique au possible (ce qu’avoue un des protagonistes en
un moment de candeur inattendu) et un casting trop important : la
nécessité de présenter chaque protagoniste alourdit le tout et l’origine de Harley
Quinn, éparpillée dans l’intrigue — ce qui est une mauvaise idée en soi —
méritait son propre film ! Reste une grosse mécanique bancale façon série
B de luxe composée d’éléments intéressants en soi, mais qui n’arrivent jamais à
former un mélange homogène. Mais qu’importe, puisque le résultat fut un des
plus gros cartons de l’année 2016 ?




Dans le noir



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Lights out Warner 2016 David F. Sandberg, avec Teresa Palmer, Maria Bello, Gabriel Bateman, Alexander DiPersia…



Rebecca s’est éloignée de sa mère Sophie,
souffrant de dépression chronique. Mais son jeune frère Martin est restée avec
elle, et après la mort de leur père, la conduite de Sophie redevient erratique.
Une entité nommée Diana, qui a également attaqué Rebecca, est de retour…



Un film qu’on avait également apprécié dans sa
version de 2003 sous le nom de « Nuits de Terreur » avec un petit côté
« Ringu ». Peut-être est-ce l’effet de vouloir étendre un
court-mètrage (réussi) de moins de 3 mn en un long-métrage ? Si tout ceci
semble bien familier, c’est qu’il porte l’empreinte de James Wan, ressemblant
beaucoup à ses propres films. Mais ce qui était sinon nouveau, du moins
efficace dans « Insidious » semble un brin éventé de nos jours… Un
manque de maîtrise qui fait sacrifier des personnages assez clichés malgré une
interprétation correcte et un méchant vite générique, et à l’inverse de « Nuits
de Terreur », on rajoute des victimes inutiles en dernière minute. Dommage,
car la scène d’ouverture angoissante à souhait vaut à elle seule une vision. On
est loin de la fadeur d’un « Annabelle », mais le tout est a réserver
à un public peu exigeant. Et bien sûr, selon la tradition, le tout a remboursé
sa mise en 24h ( !), justifiant l’inévitable suite pendant que Sandberg
partait tourner… « Annabelle 2 » !!!




February



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 2/5


February/The Blackcoat’s daughter TF1 2015 Oz Perkins, avec Emma Roberts, Kiernan Shipka, Lucy Boynton, James Remar…



Abandonnée de tous dans un
pensionnat sinistre, Kat n’a qu’une amie, sa condisciple Rose, mais la conduite
de Kat devient de plus en plus erratique. De son côté, Joan erre sur les
routes. Deux destins qui vont se rencontrer…



Un film dont on s’étonne
qu’il ne se passe pas au Japon tant la réalisateur imite les cadrages froids,
les couloirs déprimants et les couleurs fades du cinéma de J-horreur, utilisant
même un déroulement non-linéaire cher à Takashi Shimizu, le réalisateur
de « Ju-on ». De nos jours, tout film qui ne se base pas sur des
effets tonitruants mérite d’être remarqué, mais le réal ne facilite guère la
tâche : plus austère qu’un discours d’Angela Merkel, le début est affligé
d’un rythme lymphatique qui peut rebuter, si bien qu’on a du mal à déterminer
qui est qui et suivre ces conversations languides. Par contre, pour peu qu’on
s’accroche, le tout finit par prendre vie : il y a bel et bien une
histoire, même si elle peine à émerger, et au moins, le twist est éventé
volontairement par un passage furtif au moment où le spectateur attentif commençait
à s’en douter, même s’il relève d’un artifice un peu grossier. Il fallait tout
de même oser trouver une variation inattendue sur le thème de la possession
démoniaque (sans trop déflorer, la victime est consentante), et si les clichés,
contortions corporelles et exorcisme de rigueur, sont là, on ne fait que passer
dessus, comme pour montrer que la vérité est ailleurs. Le tout jusqu’à une
scène finale qui est sujette à interprétation, puisque tant l’angle surnaturel
que l’idée de la folie sont parfaitement défendables. C’est surtout Kiernan
Shipka qui impressionne par un jeu simple mais légèrement gauchi pour montrer
la démence progressive de son personnage, sans grands cris ni gesticulations.
Du coup, une fois arrivé au bout, pour peu que le charme ait opéré, on a envie
de repasser le film pour noter tous les indices qui avaient pu échapper lors de ce
premier tiers si peu engageant. On peut féliciter le réalisateur d’avoir offert une
proposition différente, mais il aurait pu la rendre plus accessible. Du coup,
le résultat plaira ou rebutera, mais mérite qu’on tente l’aventure…




American Nightmare 3 : Elections



Etats-Unis d'Amérique   France  
Note : 3/5


The Purge : Election day Universal 2016 James DeMonaco, avec Frank Grillo, Elizabeth Mitchell, Edwin Hodge, Liza Colon-Zayas…



La sénatrice Charlie Roan a voué sa carrière à
l’éradication de la Purge, qui lui a coûté sa famille. Ce qui fait d’elle une
cible lors de la prochaine Purge. Menacée par un commando paramilitaire,
protégée par Leo Barnes devenu son garde du corps, elle devra son salut à l’homme
de la rue…



La franchise est un cas d’école : chaque
épisode est dû au même réalisateur et chacun rapporta plus que le précédent.
Extrapolant sur la fin du 2, le tout s’offre même un petit côté
social/politique, au choix, avec quelques extrapolations satiriques (les
étrangers venant participer à la Purge, crééant un tourisme du meurtre…) et un
côté poil à gratter léger, mais assumé. Certes, on peut regretter qu’on
s’éloigne du pur survival du film originel pour un hybride d’anticipation, de
critique sociale, de thriller et d’action, mais DeMonaco, qui semble mûrir
comme réalisateur, y apporte son argument massue : de vrais personnages
auxquels on croit et s’attache, même s’ils sont imparfaits (Grillo est parfois
agaçant) ou un brin cliché (Hodge semble sorti d’un Spike Lee), de la bande
d’ados psychopathes à Colon-Zayas en tueuse impitoyable. Quoique toujours
visiblement influencé par Carpenter, DeMonaco se rapproche davantage de Cameron
et son don d’humaniser ses personnages par petites touches subtiles. DeMarco a
exprimé son souhait d’abandonner la franchise alors qu’un 4 se profile : comme
les actionners hollywoodiens actuels font tout pour faire croire que le genre
n’a pas évolué depuis trente ans, et vu sa maîtrise des scènes d’action,
peut-être pourrait-il créer la surprise sur ce créneau ? L’avenir seul le
dira…




Independance Day : Resurgence



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


120 min Fox 2016 Roland Emmerich, avec Jeff Goldblum, Liam Hemsworth, Jessie T. Usher, Sela Ward, William Fichtner, Brent Spiner, Charlotte Gainsbourg, Vivica A. Fox…



Vingt ans après l’invasion de 1996, la Terre est
unifiée, pacifiée et a fait de grands progrès techniques grâce aux technologies
extraterrestres. C’est alors qu’un gigantesque vaisseau arrive… Le salut
viendra d’un autre vaisseau extraterrestre d’abord considéré hostile…



D’après la pub, Devlin fut embauché après le
succès du premier pour écrire une suite, mais y renonça faute d’idées, idées
qui vinrent opportunément des années plus tard. Disons plutôt que Fox, désolé
d’avoir perdu la franchise Star Wars et ses brouzouffes, a regardé dans ses
poubelles et trouvé un moyen de recréer une nouvelle franchise… Car là, on sent
que tout a été fait sans obligation de résultat. Comme avec le 1, le début
ferait presque illusion : l’idée d’une Terre unifiée face à la menace
commune est intéressante science-fictionnellement parlant et les visuels
tiennent la route. L’émerveillement face au gigantisme des, ou plutôt du
vaisseau, fonctionne sur le modèle du premier (encore que, les défenses terriennes
qu’on nous a dûment présenté sont soudain aux abonnés absents), mais
évidemment, tout part en sucette, la faute à une histoire à la narration
cahotique qui se contente de sauter d’une scène à l’autre sans construction ni
logique. Un combat aérien pompé du premier mène à l’intérieur d’un vaisseau,
puis se clôt, comme ça, sans qu’on en sache plus.  Le besoin de ramener la plupart des personnages du 1 et d’en
introduire de nouveaux (Charlotte Gainsbourg, qui ne sert à rien, Viveca A. Fox
évacuée après trois minutes de présence, seul Deobia Opare tire son épingle du
jeu en machine à tuer des extraterrestres) complique la donne, étirant la
crédibilité jusqu’à l’absurde (Okun dans le coma depuis 20 ans sans la moindre
séquelle, Judd Hirsch ayant son arc narratif sans intérêt et sans son fils
alors que leurs échanges donnaient un rien de vie au premier) Pire, on nous
présente des situations potentiellement plus intéressantes que ce qui est à l’écran,
comme la longue guerre contre les extraterrestres survivants en Afrique qui
mériterait son propre film ! Et lorsqu’on croit toucher le fond, on introduit
un groupe de chtits n’enfants qui passaient par là ! Et le tout se clôt
sur une reine extraterrestre qui a jugé bon de finir en première ligne, mais au
visuel calqué sur la créature finale de « Alien vs Predator ». Enfin,
pour une superprod, on a l’impression que les 2/3 du film ont été montés par un
crâne d’œuf de la Fox voulant expérimenter avec son logiciel tout neuf. Et le
happy-end est de rigueur (est-ce déflorer ?), puisque somme toutes, on ne
va pas laisser la destruction de la moitié de l’humanité gâcher son plaisir.
Bien sûr, sans faire un carton mondial, le tout a été fortement profitable en
première semaine avant que le bouche à oreilles ne s’installe, tel un film
d’horreur à deux balles. Pour l’instant, le 3 promis (dont on se demande qui
sera les antagonistes, la civilisation ayant apparemment été éradiquée avec sa
reine) n’est qu’en développement. Qu’il y reste…




Tarzan (2016)



Royaume-Uni   Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 1/5


110mn The legend of Tarzan Warner 2016 David Yates, avec Alexander Skarsgard, Christoph Waltz, Margot Robbie, Samuel L. Jackson…



Arraché à la jungle, Tarzan a repris son rôle de
Lord Greystoke lorsque le roi Leopold de Belgique l’invite a retourner au Gabon
pour admirer ses réalisations. Georges Washington Williams, un délégué américain,
prétend qu’au contraire, les colons commettent toute sorte d’atrocités. Or Rom,
un homme du roi Leopold, a négocié avec un chef africain assoiffé de
vengeance : Tarzan contre les fabuleux diamants d’Opar qui permettront de
rétrablir les finances royales. Plus qu’à capturer un Lord Greystoke qui
redevient peu à peu le seigneur de la jungle…



Le tout commençait plutôt mal avec des rumeurs de
production troublée (et une pub qui semblait plus axée sur l’entraînement physique
de son Tarzan qu’au reste…) et d’un réalisateur qui aurait abandonné le
tournage au profit des « Animaux fantastiques ». La scène d’ouverture
très « 300 » fait illusion, et l’idée de se rapprocher d’un
« Greystoke » plutôt que du personnage version Disney est plaisante,
mais on déchante vite. Impossible de s’attacher à des personnages transparents
(à comparer à Jackson qui semble bien s’amuser) et, surtout, des animaux en CGI
plus que transparents, gâchant toute tension (ou toute poésie, comme la scène
où Greystoke retrouve des lions, qui avait un potentiel énorme), voire
grotesques comme l’attaque du train façon jeu vidéo. Et que dire de Waltz en
méchant d’opérette dont on s’attend à ce qu’il fasse tourner sa moustache comme
dans les mélos du muet ! On a l’impression que tout le monde se contente
de faire son boulot, donnant un film qui semble détaché de son propre sujet et
s’apparente à un livre d’images, utilisant d’ailleurs plutôt bien ses décors
naturels sublimes. Ce n’est pas une daube comme on en voit tant, juste une prod
incolore, inodore et inspide qui a bien du mal à justifier de sa propre
existence. Sinon par le fait qu’il a plutôt bien rapporté, mais apparemment pas
assez pour justifier l’incontournable suite…




Desierto



France   Mexique  
Note : 1/5


Condor 2015 Jonas Cuaron, avec Gael Garcia Berman, Jeffrey Dean Morgan, Alondra Hidalgo…



Un
groupe de clandestins mexicains est pris en chasse par un chasseur armé d’un
fusil de chasse et son chien bien dressé…



Un
survival de base qui n’a guère que la personnalité des victimes pour
différence. Car le tout sent tout de même le déjà-vu : le décor évoque
« La colline a des yeux » (les plans avec le chien semblent calqués
sur le film de Craven), voire « Wolf Creek ». La réalisation très
années 70 joue à fond du scope, et c’est bon de voir un film qui respire, mais
les plans finissent par se ressembler tous. Le pire est que ce massacre est
traité très froidement tant les victimes ne sont que des silhouettes, la grande
scène de bould’hum de Bernal (un des réguliers d’Almodovar, tout de
même !) étant risible : la mort du chien (ce n’est pas déflorer)
semble vouloir générer plus d’émotions que celle des humains massacrés dans la
scène d’ouverture ! Le suspense finit par jouer, mais on tombe vite dans
les travers du genre, notamment un héros passant à travers des balles qui
auraient dû l’abattre vingt fois. Le tueur est tout aussi stéréotypé redneck,
mais Morgan évite le surjeu et, grâce à quelques petites touches bien vues, lui
donne un poil d’épaisseur inattendue. Bref, du film de genre jouant de sa
différence, mais qui n’a pas grand-chose de nouveau à mettre sur la table.
Dommage…




Point Break (2016)



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne   Chine  
Note : 1/5


114mn M6 2016 Ericson Core, avec Luke Bracey, Eduard Ramirez, Ray Winstone, Teresa Palmer…



L’agent Johnny Utah, ancien pratiquant de sport
extrêmes, est poersuadé que les coupables de braquages extra-spectaculaires,
mais sans gain financier puisque le produit est donné aux populations les plus
pauvres du monde, tentent de remplir le fameux défi Otaki en accomplissanr 8
exploits…



Si on ne le regarde pas avec les yeux du
« c’était mieux avant », le « Point break » originel est
loin d’être un grand film, tenant surtout grâce à l’alchimie entre les
personnages et la réalisation nerveuse de Katryn Bigelow. Or ce remake arrive
alors que les « Fast and furious » ont déjà exploité le filon, le
premier étant quasiment un remake dans le milieu vroum-vroum, soit poussant à
la comparaison… Au moins, la rencontre entrte Utah et Bodhi n’est pas due à un
improbable hasard, comme dans l’œuvre d’origine, mais il est douloureusement
évident que les acteurs (mal dirigés ?) n’ont pas le charisme de leur
modèle : exit donc la « bromance » au cœur de l’original. Pis,
on comprend mal la philosophie éco-culcul de Bodhi, énoncée à force de
platitudes (et que leur mépris des dommages collatéraux rend plutôt
hypocrite),  si bien qu’on se
demande comment il a trouvé un milliardaire pour le financer et des hommes pour
le suivre ; quand à l’aspect polar dont on se demande son rapport avec le
fameux défi, puisqu’il est carrément oublié pendant plus d’un tiers du
métrage ! Les rappels du premier film, disséminés pour tenter de plaire
aux fans,  font vraiment
cache-misère. Et que dire du rôle totalement inutile de Teresa Palmer en repos
du guerrier ! La réalisation purement fonctionnelle fait regretter Bigelow
et curieusement, alors que le réal est directeur photo à la base, l’image n’est
pas si belle qu’elle aurait dû être pour une production d’une telle
ampleur. Reste les scènes de cascades spectaculaires à souhait montrant une
nature sauvage et indomptable, notamment ces vagues immenses. Dommage qu’on ait
oublié de mettre un film autour. Résultat : un énorme bide artistique et
commercial, au point que le film a sauté la case salles dans certains pays.
Jouer sur la nostalgie ne marche pas à tous les coups…