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Sweet home



Espagne   Pologne  
Note : 2/5


WildSide 2015 Rafa Martinez, avec Ingrid Garcia Jonsson, Bruno Sevilla, Oriol Tarrida Homedes…



En Espagne, lorsqu’il s’agit d’expulser des
personnes âgées pour rénover les appartements pour les vendre à prix d’or, les
évictions ne sont pas toujours éthiques… C’est ce que va découvrir l'agente immobilière Alicia
lorsqu’elle invite son fiancé Simon dans un immeuble presque abandonné pour
fêter son anniversaire. Mais ils découvrent vite que des tueurs se sont
infiltrés dans le bâtiment pour tuer son ultime locataire…



Un premier film qui, dès le carton d’origine,
s’ancre dans une certaine réalité sociale, à la façon du Honk Kongais
« Dream Home » pas si éloigné. Mais là, on est plutôt dans
l’hommage : dans le making-of, le réalisateur dit avoir fait un mélange de
tout ce qu’il aimait. Peut-être est-ce pour cela que ce huis-clos est prévisible
en diable ? Il plane sur le tout l’influence nette de Fincher et même
d’Argento. Même l’apparition d’un « liquidateur » muet évoque celui
de « Nikita », et une scène est directement copiée sur le Besson !
A défaut d’originalité, l’efficacité est-elle là ? En partie : comme
les personnages sont à peine esquissés, l’empathie a du mal à se faire,
d’autant que le personnage de Simon est falot en diable, et les sautes pas
toujours justifiées de l’Espagnol à l’Anglais deviennent vite irritantes. De
plus, le tout se base tout de même sur des hasards et des comportements de
personnages de cinéma (pour des gens devant se cacher, les protagonistes sont
bien bruyants…) Mais Jonsson est convaincante, l’ambiance de cette vieille
demeure tout en ombres est bien décrite, quelques plans sont saisissants et si
le suspense est sporadique, le finale offre de bons moments. A boire et à
manger donc, mais c’est un début plutôt prometteur pour le réalisateur. Tarrida
Homedes, le monstrueux nettoyeur, est surtout un spécialiste en effets
spéciaux !




Le sanctuaire



Royaume-Uni   Etats-Unis d'Amérique   Irlande  
Note : 1/5


The Hallow FranceTVtélévision 2015 Corin Hardy, avec Joseph Mawle, Bojana Novakovic, Michael McElhatton…



Adam, Clare Hichens et leur bébé Finn s’installent
en Irlande, où Adam doit préparer la découpe de la forêt locale. Sauf que
celle-ci est hantée par des créatures du folklore irlandais qui n’apprécient
guère qu’on empiète sur leur territoire. Et ils ont l’habitude de voler les enfants…



Pour son premier long métrage, Hardy réalisateur n’a
pas démérité : beaux cadrages, belles visions de la nature irlandaise sans
tomber dans la carte postale, photographie somptueuse… Reste, comme toujoiurs,
l’histoire, au point de départ banal à pleurer qui semble sorti de « le
scénario fantastique pour les nuls ». Un bébé et un Brave Toutou™ pour les
enjeux, le Voisin Inquiétant™, le policier venant délivrer un poil d’exposition
avant de disparaître… On a d’ailleurs l’impression que des pans du métrage sont
restés sur la table de montage : quasiment aucune interaction avec des
voisins forcément arrièrés, le travail d’Adam est à peine évoqué… On n’oublie
pas les invraisemblances habituelles : les créatures attaquent la maison,
mais disparaissent dès que les personnages sortent pour s’enfoncer dans la
forêt… Seule l’idée de possession est un rien neuve. Ce n’est pas nul, les
monstres sont plutôt originaux, mais cette impression de déjà vu (« Les
chiens de paille », « La nurse », « Evil Dead »
passent par là) fait qu’on ne se passionne guère pour ce qui se passe à
l’écran. A réserver pour la fin de soirée, lorsqu’on est plus très regardant…




Homefront



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Wild Side 2013 Gary Fleder, avec Jason Statham, James Franco, Izabela Vidovic, Kate Bosworth, Marcus Hester, Clancy Brown, Winona Ryder…



L’agent du FBI Phil Broker infiltra un gang de motards dealers, mais
l’arrestation se solda par la mort du fils du chef. Sept ans plus tard, après
avoir démissionné, Phil élève sa fille en tentant d’oublier la mort de sa
femme. Mais il tombe sur un caïd de la drogue local…

Un vieux scénario moisi de Stallone, conçu pour être un nouvel épîsode de la
saga Rambo, oublié puis repris tel quel sans prendre la peine de changer le
titre, qui n’a rien à voir avec le résultat. Est-ce pour cela que la tout
évoque un direct-vidéo des années 90 gonflé pour correspondre à la vogue du
« c’était mieux avant » ? On ne regarde pas un
testostérone-opéra pour sa logique, mais là, les trous sont trop nombreux pour
être énumérés… De plus, Franco est loin d’être crédible en méchant
ultra-générique, et le surestimé Fleder est loin du Walter Hill de « Du plomb
dans la tête », pas si éloigné dans l’esprit, filmant trop
propre pour coller à l’esprit série B. Si on veut juste voir Statham distribuer
des coups de tatane, cela peut se voir. Sinon…




The Boy



Etats-Unis d'Amérique   Chine   Canada  
Note : 0/5


Metropolitan 2016 William Brent Bell, avec Lauren Cohan, Rupert Evans, Jim Norton, Diana Hardcastle…



Greta Evans se rend en
Angleterre où elle doit servir de nourrice à Brahms, le fils des Heelshire, en
leur absence… Sauf qu’à son arrivée, elle découvre que Brahms est une
poupée ! Le vrai Brahms est mort des années plus tôt dans un incendie, et
ses parents ont maintenu l’illusion. Mais d’après le livreur, Brahms est
soupçonné d’avoir tué une fillette peu avant l’incendie. Et Greta se convainc
peu à peu que la poupée est vivante…

Au moins, ce film est plaisant
à regarder : la réalisation est aérée à défaut d’être originale, la
photographie somptueuse. Mais c’est côté scénario que tout se gâte…on passera
sur le décor qui semble issu de l’ère de « Rebecca », mais lorsqu’on
en est à user de scènes de rêve pour des effets « chocs » gratuits
(soulignés par une musique tonitruante, faut-il le préciser) et à meubler avec
un personnage qui semble apparaître pour balancer les scènes d’exposition
nécessaire (Tarte à la crème du genre), c’est un signe d’impuissance. De plus,
comme dans une série téloche, les personnages semblent accepter un événement
surnaturel sans se poser la moindre question ! Enfin, sans déflorer, si le
twist est surprenant — mais uniquement parce que des indices ont trompé le
chaland, sinon, il semblerait bien réchauffé —  plonge le tout dans un autre genre tout aussi bateau. Bref,
encore une bonne idée gâchée par un scénario bâclé tiré du « film
d’épouvante pour les nuls ». Ce n’est pas une catastrophe comme
« Annabelle », mais… Et bien sûr, tout ceci a les honneurs des salles
alors que des productions autrement plus intéressantes finissent directement en
DVD ! Mais comme ces machins à petit budget (Ici 10 millions de dollars)
sont invariablement lucratifs…




Backtrack, les revenants



Australie   Royaume-Uni   Emirats Arabes Unis  
Note : 0/5


Backtrack Seven7 2015 Michael Petroni, avec Adrien Brody, Robin McLeavy, Sam Neill, Chloe Bayliss…



Traumatisé par la mort de sa fille dont il se croit coupable, le psychiatre
Peter Bower commence à penser que certains de ses patients sont des fantômes —
et surtout une mystérieuse petite fille. Tout ceci semble lié à sa ville natale
et un accident de train dont il serait responsable. Il découvre vite que la
vérité est toute autre…

Un machin qui semble collectionner tout ce qui ne va
pas dans le genre. Le début intrigue, mais retombe vite dans des manifestations
de hantise arbitraires à la hou-fais-moi-peur déjà vues mille fois (ces
fantômes hurleurs commencent à lasser…) La seconde partie verse dans l’enquête
classique menée à un rythme soporifique jusqu’à une conclusion pompée à un
autre film (dire lequel serait déflorer.) Quant à la réalisation, elle reste
assez plate malgré de jolis plans. Bof… On se demande comment la carrière
d’Adrien Brody,




Sin City, pour elle j’ai tué



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Sin City : a dame to kill for Metropolitan 2014 Frank Miller & Robert Rodriguez, avec Mickey Rourke, Josh Brolin, Jessica Alba, Joseph Gordon-Levitt, Rosario Dawson, Eva Greene, Bruce Willis, Powers Boothe, Ray Liotta…



A Sin City, plusieurs histoires s’entremêlent : Marv se retrouve dans
l’épave d’une voiture sans savoir ce qui l’a amenélà, un contrat mets le privé
Dwight en contact avec son ancien amour et un joueur à la chance insolente
s’attaque au sénateur Roark avec des conséquences déplaisantes…

Lâché face à un public captif qui préférerait crever plutôt que de donner sa
chance à quoi que ce soit qui ne soit une suite, franchise, etc, ce film a
pourtant fait un bide, sans doute à cause d’un marketing raté. Ou peut-être
parce qu’il vient bien tard après le « Sin City »
originel ?  Il faut dire que
les histoires sont loin d’être aussi fortes que celles du premier, l’effet de
la nouveauté s’étant émoussé, et les transitions sont particulièrement
maladroites. De plus, le besoin de faire revenir tous les protagonistes ou
presque impose des choix narratifs discutables et un léger flou (deux histoire
se passent avant les événéments du premier et l’une après, ce qui ne facilite
pas la compréhension). Enfin, le personnage de la femme fatale de service qui n’a
qu’à claquer des doigts pour que les hommes se jettent à ses pieds est un peu
forcé… Le résultat, quoique regardable et présentant quelques seconds couteaux
toujours agréables à voir, comme le vétéran Powers Boothe, n’est pas à la
hauteur du premier. Son échec sanglant a probablement coulé le projet d’un
troisième opus. Quoique, ça n’a jamais arrêté une franchise…




Extinction



Espagne   Hongrie   Etats-Unis d'Amérique   France  
Note : 1/5


112mn Condor 2015 Miguel Angel Vivas, avec Matthew Fox, Jeffrey Donovan, Quinn McColgan…



Neuf ans plus tôt, une infection transformant les humains en monstres assoifés
de sang a ravagé la planète… Trois survivants, Jack, Patrick et la jeune Lu,
vivent dans une enclave au milieu des neiges. Or Jack et Patrick, autrefois
amis, sont désormais ennemis jurés… Ils se demandent s’ils ne sont pas les
derniers humains. Mais loin d’avoir disparu comme ils le croient, les monstres
sont de retour sous une forme adaptée aux conditions…

Adapté d’un best-seller en Espagne, ce film défie les catégories. Est-ce même
seulement une histoire de zombies ? Plutôt d’infectés, comme le montre un
prologue copiant « 28 jours plus tard », l’apparence finale des
mutants, elle, étant plutôt décalquée sur « The descent » (et rien ne
justifie qu’ils soient aveugles, puisqu’ils vivent au grand air !). La
suite est un huis-clos post-apocalyptique ponctué de visions de cités mortes
évoquant un jeu vidéo. L’ennui, c’est que si on prend le temps de poser les
personnages, il ne se passe pas grand-chose avant un final précipité
introduisant un personnage-clé à la dernière demi-heure. Du coup, ce sont les
nombreuses failles du scénario qui ressortent et une réalisation atmosphérique
mais qui vire à la caméra-Parkinson lors des scènes d’action, ce qui ressemble
plutôt à un aveu d’impuissance. Et que dire du happy-end dégoulinant ! Au
moins, on essaie de faire autre chose qu’un jeu vidéo filmé où on poutre du
zombie avec une cadence de métronome, mais le résultat reste discutable et, du
coup, fut majoritairement diffusé directement en DVD. Dommage…




Lost River



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


WildSide 2014 Ryan Gosling, avec Christina Hendricks, Iain de Casteaker, Saoirse Ronan, Matt Smith…



A Lost River, ville presque morte suite à la crise économique, Bones survit de
ce qu’il arrache aux maisons abandonnées, mais s’attire les mauvaises grâces de
Bully, qui se veut le caïd du secteur. Alors que la banque menace de reprendre
leur maison, la mère de Bones accepte un emploi dans un club très
grand-guignolesque. Bones découvre alors une ville fantôme sous le lac de la
ville, où s’il faut en croire la légende, il pourrait trouver un moyen de lever
la malédiction qui pèse sur la ville…

Une première réalisation sous influence, Lynch en tête avec une touche de
Wong-Kar wai, voire de Jodorowki, , 
qui a pour le moins partagé les foules, y compris lors de sa
présentation à Cannes. Il faut dire que le résultat n’est pas facile à
appréhender, un conte de fées moderne en milieu de décrépitude urbaine
saisissant, et même le genre proprement dit du film est sujet à débat. Mais si
la réalisation enquille les plans magnifiques magnifiés par la photo de Benoît
Debie (Chef-op de Gaspard Noé), trop c’est trop, et Gosling ne s’efface jamais
derrière une histoire qui existe bel et bien, mais reste assujetie au visuel.
Il faut donc savoir dans quoi on s’engage en visionnant ce film qui a au moins
l’avantage de sortir de la drouille de studio habituelle, et l’a payé cher. A
vous de voir…




Intruders



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Shut in/Intruders Metropolitan 2015 Adam Schindler, avec Leticia Jimenez, Rory Culkin, Jack Kesy…



Charlotte souffre d’agorahobie… si bien que quand des malfaiteurs
s’introduisent chez elle, profitant des funérailles de son frère mort d’un
cancer, elle ne peut leur échapper. Mais Charlotte cache d’autres secrets…

Un frileur qui commence plutôt bien en prenant le temps de poser son
personnage. On se doute que celle-ci réussira à retourner la situation, ce qui
est fait de façon astucieuse. Mais à partir de là, le film tourne en longueur
avec des rebondissements de plus en plus capillotractés et le schématisme des
personnages finit par devenir envahissant, le tout jusqu’à une dernière image
peu crédible. Bref, on reste dans le tout-venant. Dommage…




Knock Knock



Etats-Unis d'Amérique   Chili  
Note : 0/5


TFI 2015 Eli Roth, avec Keanu Reeves, Lorenza Izzo, Ana de Armas, Aaron Burns…



Architecte, seul pour la fête
des pères, Evan Reaves n’aurait jamais dû laisser entrer chez lui deux jeunes
femmes perdues sous la pluie…

Remake d’un médiocre film
d’exploitation des années 70, ce film aurait pu être meilleur… mais finit comme
un plat mélange entre « Hard candy » et « Funny games ». Le
début est particulièrement ennuyeux, et par la suite, selon la tendance d’Eli
Roth, le récit ne cesse de changer de braquet sans rime ni raison, sans
véritable point de vue, jusqu’à une conclusion particulièrement frustrante. La
« culpabilité » du personnage de Reaves (qui semble vouloir émuler
Nicolas Cage) est plus que douteuse — légalement parlant, il fut victime d’un
viol, si on part du principe que « non c’est non » — et si ce film
avait quelque chose à dire, il aurait pu traiter de la façon dont la fiction
moderne nous a habitué à considérer que toute transgression et particulièrement
l’adultère est censée justifier tous les sévices possibles et imaginables (il
faut attendre la fin alternative pour avoir un début de point de vue). Les
valeurs de production, dignes d’un téléfilm, enlèvent tout potentiel trash à
l’histoire qui s’avère excessivement sage. Et bien sûr, ce machin est sorti en
salles alors que plus intéressant est balancé directement en DVD…