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X-men : Apocalypse



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


144mn Warner 2016 Bryan Singer, avec James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence, Ben Hardy, Tye Sheridan, Nicolas Hoult, Sophie Turner…



Dix ans après le sommet de Paris qui révéla
l’existence des mutants… Les pouvoirs de Scott Summers commencent à se
manifester, et son frère l’emmène voir le professeur Xavier qui a déjà créé son
école. Mais une archéologue découvre en Egypte le tombeau de En Sabah Nur, le
tout premier mutant qu’un rituel a rendu immortel. Sa résurrection provoque une
onde de choc ressentie de le monde entier, et qui oblige Magnéto, devenu simple
ouvrier en Pologne, à se démasquer. En Sabah Nur va enrôler quatre mutants en
remplacement de ses anciens lieutenants. Son but : purger ce monde qu’il
juge décadent…



Continuation du récit d’origine commencé avec
« Days of future past », ce film s’avère moins brouillon, s’il suit
une formule qui commence à être connue. Cette fois, on met moins l’accent sur
des scènes spectaculaires qui le sont de moins en moins pour des spectateurs
blasés et plus sur l’histoire, quitte à sacrifier les personnages (seul Magnéto
est vaguement développé et a droit aux meilleures scènes, bien que le pont avec
Auschwitz frôle le sentimentalisme) )et il est étonnant que le récit reste
limpide malgré l’obligation de brasser nombre de personnages et d’événements
issus d’un univers de plus en plus complexe. Par contre, certains effets
spéciaux semblent inaboutis et on bute sur l’éternel problème : avec un
méchant à la fois générique (il semble vouloir détruire le monde parce que c’est
ce que fait tout super-vilain digne de ce nom) et omnipotent, le finale ne peut
qu’être au mieux décevant, au pire une escroquerie. Si la surprise n’est plus
là (mais on le sait, ce n’est pas ce que cherche le spectateur de franchises)
et qu’on se contente de gérer le capital, quitte à frôler le putassier (l’apparition
de Wolverine, strictement inutile), on est loin du mépris du spectateur de
films comme « Batman vs Superman » — qui, pourtant, a bien plus
rapporté malgré la lassitude progressive du public pour les super-héros (4
films en 3 mois en cette année 2016, tout de même).  On en retire ce qu’on vient y chercher ; pas plus, mais
pas moins non plus.




Braqueurs



France  
Note : 3/5


M6 2015 Julien Leclerq, avec Sami Bouajila, Guillaume Gouix, Youssef Hadji, Redouane Behache, Kahina Carina…



Yanis Zeri dirige une équipe de
braqueurs sévissant dans la région parisienne. Après avoir récupéré une
cargaison de passeports vierges, vient le grain de sable dans
l’engrenage : Amine, le jeune frère de Yanis et nouveau membre du gang,
commet l’erreur de vendre un des pistolets ayant servi au braquage — et
l’acheteur est arrêté ! Ses employeurs, des dealers de Sevran, demandent
réparation : pour éponger sa dette, Yanis et ses hommes devront braquer un
go-fast de concurrents. Mais ils se doutent bien que les dealers n’en resteront
pas là…



On attend toujours que Leclerq,
réalisateur accompli, donne un film à la hauteur des promesses déjà présentes
dans « Chrysalis »… mais une fois de plus, ce film présente le même
défaut que « Gibraltar », son précédent : un scénario pas à la
hauteur qui se contente d’être un polar-baston de série B et pourrait être
l’adaptation d’un roman de série des années 70/80 comme la collection
« Sérial Police » en usinait au kilo. La différence étant que le peu
qu’il fait, il le fait très bien : une fois passés un certain nombre de
cliché, Leclerq ménage une tension omniprésente ponctuée de scènes d’action
telles que le réalisateur sait en usiner. L’interprétation, elle, souffle le
chaud et le froid, certains seconds rôles n’étant pas tout à fait à la hauteur.
Et à 81mn, le film semble paradoxalement presque trop rapide, passant parfois
un peu trop vite d’une scène à l’autre de façon abrupte. Pour une fois qu’on
tient un vrai polar de série B sévèrement burné et généreux assumant
parfaitement son propos, loin de la médiocrité d’un « Anti-gang », on
ne va pas bouder son plaisir, mais on a une fois de plus l’impression que le
réalisateur est bridé par ses sujets. Sale affaire…




Batman v Superman : l’aube de la justice



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


151mn Batman vs Superman : Dawn of Justice Warner 2016 Zack Snyder, avec Ben Affleck, Henry Cavill, Amy Adams, Jesse Eisenberg, Jeremy Irons, Holly Hunter, Laurence Fisher, Gal Gadot…



Le combat entre Superman et le général Zod
détruisit un bâtiment de Wayne Entreprises, faisant de nombreuses victimes. Traumatisé
par cet épisode, Wayne remet en question le rôle de Superman et le danger qu’il
peut présenter. Superman est également sur la sellette après avoir sauvé Lois Lane
lors d’une mission en en Afrique : il est accusé d’avoir provoqué un
massacre. De son côté, Clark Kent voit d’un mauvais œil la justice imposée par
Batman. Un certain Lex Luthor va attiser cette rivalité…



Ces productions ultra-friquées n’ont plus
grand-chose à voir avec des films traditionnels. Il s’agit plutôt de béhémoths
titanesques monté en épingle par une promotion tout aussi colossale, traînant
derrière eux toute une mythologie (parfois révisionniste, le début — ENCORE du sentimentalisme
post-11 septembre — est censé revenir sur le peu de cas des dommages
collatéraux lors du finale de « Man of steel »), les attentes
financières des studios, tout en devant servir de bande-annonces aux prochaines
excroissances de cet univers (Ici Wonder Woman, qui ne sert pas à grand-chose,
et une façon artificielle d’imposer les futurs membres des deux « Ligne de
justice » annoncés), le tout titubant jusqu’aux salles en traînant dans
son sillage des spectateurs-zombies qui préfèreraient crever plutôt que donner
sa chance à un produit original. Ici, il s’agit surtout du film de Batman
(décision de dernière minute paraît-il, Batman étant plus vendeur que son
homologue), et si le choix d’Affleck a fait grincer des dents, il s’avère
parfait : son Bruce Wayne est le plus sombre jamais vu, un
proto-psychopathe massacrant à tout va, sadique (il marque ses proies au fer
rouge !) et dont Batman semble être une excroissance lycanthropique symbolisant
sa rage. Superman, lui, garde un air de ravi de la crèche prenant des poses et
qu’on voit commettre des bonnes actions génériques entouré d’un halo
saint-sulpicien des fois qu’on élude les questions relatives à ses pouvoirs que
le scénario fait semblant de poser. Mais le pire est qu’on semble se moquer de
la narration les plus élémentaires à travers une mise en scène sans la moindre
vision : on se contente de sauter d’une scène à l’autre sans se soucier de
cohérence en accumulant des enjeux mal dessinés (A moment donné, Batman se
retrouve en un décor post-cataclysmique dans une scène bien trop longue pour ce
qui s’avère être un rêve : pourquoi ?) et des trous de scénarios où
des personnages détiennent des informations qu’ils ne devraient pas avoir.
Lorsque l’affrontement entre nos deux héros vient après deux heures de métrage,
il s’avère générique au possible et se termine d’une façon qui tourne au nanar.
Et que dire d’Eisenberg en Luthor/Bill Gates aux tics irritants et aux
motivations peu claires (on ignore pourquoi il veut tant que Batman et Superman
s’affrontent, et s’il croyait que Batman allait effectivement tuer Superman,
pourquoi avoir usiné une créature kryptonienne dans le seul but de le détruire
— et d’ailleurs, on se demande bien ce qu’il compte en faire ensuite…) Il
paraît que le montage de trois heures ( !) est plus cohérent, mais tout de
même…  Quant aux figures féminines,
elles sont là pour kjouer les demoiselles en détresse comme dans les années 30.
Le finale avec une créature générique évoquant un  Gollum sous stéroïde est particulièrement plat, suivi de
l’inévitable appel à une suite. On a l’impression que, dans ce film, l’homme de
la rue est la métaphore du spectateur : passif, limité à regarder dans les
coulisses ce que maquillent les héros sans jamais intervenir, sinon pour
applaudir pavlovesquement à leurs exploits au moment où on le lui dit. Ça ne
prend qu’un temps…




Deadpool



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Fox 2016 Tim Miller, avec Ryan Reynolds, Ed Skrein, Morenna Baccarin, Brianna Hildebrand…



Wade Wilson était un mercenaire brutal banal
lorsqu’il rencontra la femme de sa vie… puis apprit qu’il était atteint d’un
cancer en phase terminale. Une mystérieuse officine promit de le guérir à
l’aide d’un puissant mutagène, mais au passage, l’opération le laissa défiguré
— mais aussi doté des mêmes capacités de régénération que Wolverine. Une seule
solution, poursuivre Ajax, le docteur responsable de sa condition, et seul
capable de lui redonner visage humain pour qu’il retrouve Vanessa. Il cache son
visage ravagé sous un masque et prend l’identité de deadpool, mais ses méthodes
ultra-violentes gênent les X-men qui voudraient le voir devenir l’un des leurs…



Ce film aurait-il vu le jour sans le succès de
l’excellent « Kick-ass » ? Au moins, le personnage n’est pas
édulcoré, véritable anti-héros jurant, massacrant avec joie, avec des manières
étranges, voire effeminées et un abattage de mitraillette évoquant un Jack
Sparrow sous acide, et ne cherchant certainement pas à être positif — comme si
Reynolds voulait se faire pardonner l’immonde « Green lantern ».
C’est bien ce qui rend regardable l’ultra-violence du film, et voir Deadpool
s’adresser directement aux spectateurs enlève tout ce que ce thème pourrait
avoir d’ambigu. Pourtant, on prend également le temps d’humaniser le
film : l’histoire d’amour est peut-être trop belle pour être vraie, mais
réussit à introduire un poil de cette humanité qui manque tant aux gros
fromages habituels. Cela dit, l’histoire reste assez basique, un récit
d’origine de super-héros traditionnelle (mais les buts de l’officine
responsable de sa transformation en mutant sont bien nébuleux), peut-être pas
aussi subersif qu’il voudrait l’être (mais suffisamment tout de même) que seul
son décalage et son énergie frénétique rend différente. Comme quoi prendre des
risques (calculés certes) peut payer, ce moyen budget (ce qui est souvent
brocardé dans le film lui-même !) loin d’avoir eu la même promo agressive
qu’un gros fromage Marvel a fait un carton monumentale, engandrant l’inévitable
suite.




Suspicions



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Exposed/Daughter of God Seven7 2016 « Declan Lane » (Gee Malik Linton), avec Keanu Reeves, Ana de Armas, Mira Sorvino, Gabe Vargas, Christopher MacDonald…



Le lieutenant Galban mener
l’enquête sur la mort de son coéquipier Joey Cullen, trouvé poignardé dans le
métro. Alors qu’il apprend que la victime n’était pas si innocente, il
soupçonne Manuel « Rocky » De La Cruz. Or sa belle sœur Isabel, dont
le mari est soldat en Irak, commence à souffrir d’étranges visions…



On se perd en conjectures sur la
politique de Lionsgate : achetant un film indépendant où Reeves ne jouait
qu’un rôle secondaire, les producteurs, espérant sans doute rééditer le succès
de « John Wick »,  l’ont
remonté pour en faire un polar générique mettant Reeves en avant, au point que
le réalisateur retira son nom du générique, ooptant pour un pseudo… et le
résultat fut sorti à la sauvette sans aucune promo et en direct-DVD dans le
monde ! Il faut dire que ce qu’il en reste… Le drame policier et
l’histoire de cette jeune femme et sa famille semblent disjointes, il y a plus
de trous de scénario que dans un gruyère et pléthore de scènes ne servent à
rien là où des articulations importantes sont à peine esquissées… Et pire
encore, on nous inflige une de ces « révélations » finale (dûment
martelée pour être sûr que le crétin de spectateur ait bien compris) qui a au
moins quinze ans de retard et tire le film vers le bas, puisqu’avec le recul,
son symbolisme bondieusard lourdingue s’avère puéril au possible. Il existe un
« director’s cut », mais malgré le talent et la beauté de de Armas
(déjà vue dans le tout aussi pourri « Knock Knock », déjà avec
Reeves), ça ne fait pas vraiment envie…




La 5e vague



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


112mn The 5th wave Columbia 2016 J. Blakeson, avec Grace Chloë Moritz, Nick Robinson, Liev Schreiber, Maria Bello…



Une série de vagues d’assauts extraterrestres
déclenchant tsunamis et catastrophe ont décimé l’humanité. Alors que Cassie
Sullivan tente de gagner la base militaire où a été envoyé son petit frère, les
soldats entrainent des ados en préparation de la 5e vague dont on
ignore la nature…



La bande-annonce était pourtant prometteuse… Or le
début montre des catastrophes génériques soulignant surtout le manque de
moyens. Pire, face à une possible extermination de l’humanité, les personnages
de carton-pâte ne semblent pas témoigner plus d’émotion qu’un jour de
grève ! L’autre défaut du film apparaît vite : le rythme d’une
lenteur soporifique donnant l’impression d’un épisode de feuilleton de 50mn
étiré par de nombreuses scènes-Ikéa, le tout bourré d’invraisemblances
(apparemment, on peut transformer des ados en soldats en quelques jours…). Et
au milieu de l’apocalypse, tout le monde est impeccablement coiffé, propre et
maquillé… On croit toucher le fonds lorsque le tout vire soudain au
« Twilight » romantico-cucul, mais on nous inflige ensuite des
retournements de situation d’un crétinisme absolu, sans oublier de malmener le
peu de logique qui reste. Certes, ils étaient dans le roman, mais vu les
libertés qu’on prend avec certaines adaptations… Le tout se conclut sur une fin
ouverte annonçant l’inévitable suite et la leçon de morale habituelle à ce
genre de productions (« C’est l’espoir qui nous rend humains ».
quelle découverte ! Quelle profondeur !) Ça peut s'éviter…




Zoolander 2



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Paramount 2016 Ben Stiller, avec Ben Stiller, Owen Wilson, Pelenope Cruz, Will Ferrell, Kyle Mooney, Justin Bieber, Billy Zane, Kiefer Sutherland, Sting…



Un accident a tué l’épouse de Derek Zoolander et
défiguré Hansel. Tous deux ont pris leur retraite, mais quelqu’un entreprend de
tuer les plus grandes pop-stars au monde et l’agente d’Interpol Vanentina
Valencia est sur les dents. Or les vedettes sont toutes décédées avec le masque
typique d’un Zoolander désormais oublié de tous… Lorsque Derek et Hansel sont
appelés par une nouvelle diva de la mode, ils se retrouveront impliqués dans
une affaire où le fils perdu de Zoolander a son rôle à jouer…



Une suite tardive qui convoque deux des tares du
cinéma actuel : le « c’était mieux avant » façon
« Expendables », rassemblements d’ex-gloires évoquant les pop-stars
du passé tournant encore bien après leur date de préemption en jouant sur une
nostalgie frelatée, et le cinoche-Gala/Voici où il s’agit de loger un maximum
d’apparitions de célébrités (le fait qu’ici, on se sente obligé de souligner
leur nom des fois que le spectateur soit perdu ressemble fort à un aveu
d’impuissance), et ce de façon parfois pénible (pauvre Kiefer
Sutherland !). Que dire du scénario, resucée d’un véhicule pour Austin
Powers refusé par la prod qui ne cesse de changer de braquet (le pastiche
bondien est vite oublié pour se concentrer sur le fiston de Zoolander avant de
virer au thriller ésotérico-cucufiant) jusqu’à un finale grotesque. Quelques
vagues éclairs surgissent dans cet océan de médiocrité, comme Kyle Mooney
excellent en hipster décalé restant à l’écran juste assez de temps pour ne pas
devenir irritant, et vu les talents impliqués, il est logique que quelques
rires fusent entre deux scènes pitoyables. Le fait que le tout ait fait un bide
sanglant à l’heure ou le public préférerait crever plutôt que donner sa chance
à une œuvre originale en dit long…




The Veil



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Universal 2016 Phil Joanou, avec Lily Rabe, Jessica Alba, Thomas Jane…



Il y a 25 ans, la jeune Sarah fut la seule
survivante du suicide collectif de la secte du gourou Jim Jacobs, persuadé de
pouvoir transcender la mort. Aujourd’hui, elle accepte d’accompagner sur les
lieux une équipe désireuse de tourner un documentaire. Mais ils iront de
découverte en découverte…



Un point de départ pas plus mauvais qu’un autre…
mais qui témoigne surtout de l’incapacité de Joanou réalisateur a raconter une
histoire. On se fiche de ces personnages en carton-pâte et les invraisemblances
abondent : personne n’entend démarrer une camionnette garée à deux pas des
tentes, Sarah connaît l’emplacement d’une maison « secrète » qui
semble se trouver à 5mn des lieux, mais que le FBI n’a pas trouvé (alors qu’elle
est très visible du ciel), la maison est décrépite mais il suffit de mettre en marche
un générateur pour que tout fonctionne, les projecteurs et les pellicules sont
intactes après 25 ans, etc… On s’ennuie ferme entre deux effets-choc qu’on voit
venir à deux kilomètres avant de découvrir qu’on a affaire à un ersatz de « Sinister »
qui aurait aussi bien pu être un film retrouvé mêlé à un autre film (dire
lequel serait déflorer le peu de suspense qui reste) jusqu’à une conclusion
certes un poil différente, mais qui engendre d’autres questions. Seul Thomas
Jane tire son épingle du jeu dans un rôle inhabituel, mais ça ne suffit pas à
sauver le tout. A éviter !




Midnight special



Etats-Unis d'Amérique   Grèce  
Note : 2/5


112mn Warner 2016 Jeff Nichols, avec Michael Shannon, Joel Edgerton, Kirsten Dunst, Adam Driver, Jaeden Lieberher, Sam Shepard…



Toutes les polices sont à la recherche du jeune
Alton, enlevé par deux hommes, Roy et Lucas, en cavale à travers le pays pour gagner
un mystérieux point de rendez-vous. Mais on en apprend davantage sur le Ranch,
la secte religieuse où habitait Alton, communauté qui le tenait pour son gourou
et le gardait dans une isolation totale. Ces deux hommes ont-ils enlevé le
garçon… ou voulaient-ils le libérer ?



Un film qui a eu droit à un battage médiatique
conséquent. Et c’est normal : cette histoire estampillée Sundance montrant
des hommes plus laconiques que des personnages de Melville traversant les USA
entre deux chambres de motel a de quoi entretenir l’imaginaire américanoïaque
du salonnard parisien. Ce ton behaviouriste hérité des années 70 plonge
directement dans l’action et permet de découvrir la vérité par petites touches.
Un substrat de crédibilité qui retombe quelque peu lorsqu’interviennent des
effets spéciaux pour série Z… Et au final, au fur et à mesure que le mystère se
dissipe, la thématique est sommes toutes extrêmement simple, déjà traité par de
nombreuses séries B post-E.T./Rencontre du troisième type (ce dernier est une
influence évidente, le personnage de Servier étant décalqué de celui joué par
François Truffaut dans le classique inégalé de Spielberg) ; et si le
finale évite le cliché de la grosse soucoupe, il laisse bien des points en
suspens (notamment le Ranch qui disparaît purement et simplement de
l’intrigue). Un comble pour un film qui à force de se prendre très au sérieux,
semble un peu long à 112mn… Mais il est sûr qu’il y aura autant
d’interprétations, toutes valides, que de spectateurs. Ce qui rappelle que le
cinéma peut et doit rester un art…




L’étrange cas Deborah Logan



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


The Taking of Deborah Logan Metropolitan 2014 Adam Robitel, avec Jill Larson, Anne Ramsay, Michele Ang, Brett Gentile…



Sarah Logan accepte de laisser une équipe filmer
sa mère Deborah, atteinte de la maladie d’Alzheimer. Mais d’étranges phénomènes
se multiplient autour de la charmante vieille dame. Des phénomènes qui
pourraient être liés à la disparition des années plus tôt d’un médecin local
accusé du meurtre de quatre fillettes…



Un documenteur de plus, mais cette fois, il y a un
bon film qui tente d’émerger de ce résultat mitigé. Déjà, la présence de deux
actrices respectées donne à penser qu’elles auraient pu faire mieux que ce que
le matériau leur offre, même si Jill Larson est certainement LE point positif
du film. Ensuite, la partie consacrée à l’Alzheimer est effrayante à souhait,
jouant sur des peurs universelles, et le mystère bien maintenu. En fait, le
tout aurait mieux fonctionné sans un angle surnaturel peu convaincant : on
a recours à des effets éculés — y compris sonores, ce qui n’a guère sa place
dans un documenteur — malgré une ou deux scènes assez angoissantes. Le finale
interminable et emphatique jette par dessus les maisons le peu de logique
interne restant au scénario jusqu’à un gag final peu convaincant. Dommage…