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Action / Aventure

  Action / Aventure

Pas de roses pour OSS 117



France   Italie  
Note : 1/5


Niente rose per OSS 117 Gaumont 1968 André Hunnebelle (& Jean-Pierre Desagnat), avec John Gavin, Margaret Lee, Curd Jürgens, Luciana Paluzzi, Robert Hossein, Rosalba Neri, George Eastman…



Hubert Bonnisseur de la Bath se fait passer pour un dangereux criminel afin
d’infiltrer l’Organisation, une société secrète spécialisée dans l’assassinat.
Le plan des services secrets réussit, et il est envoyé au Moyen-Orient, un
poison diffusé dans son organisme assurant sa docilté…

Signé par Hunnebelle mais réalisé par Desagnat, ce OSS majoritairement italien
permet de voir quelques habitués du cinoche de l'époque, dont Neri et George
Eastman, futur pilier du bis transalpin alors cantonné au western-spaghetti où
ses deux mètres et quelques font merveille. LA routine s’est installée, et seules
quelques petites trouvailles sauvent de l’ennui faute d’un méchant charismatique.
Gavin, qui joua avec Hitchcock, n’est par contre pas très convaincant. Bof…




(Un seul deviendra) Invincible : Dernier round



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Undisputed II : Last Man standing Metropolitan 2006 Isaac Florentine, avec Michael Jai White, Scott Adkins, Ben Cross, Eli Danker…



.
L’ex-champion du monde de boxe George Chamber est en Russie pour filmer une
pub, mais se voit arrêté après qu’on ait planté de la drogue dans ses affaires.
Il se retrouve dans un pénitencier, pour peu de temps croit-il ; mais sa
prison est le lieu de combats clandestins lucratifs menés par un caïd qui fait
la loi. Chambers va devoir affronter le champion local, le monstrueux Yuri
Boyka… et prendre une leçon d’humanité au passage.

.
Dans le monde du direct-vidéo, de telles surprises sont rares :
certainement inspiré du « In Hell » avec Van Damme, ce film est
nettement supérieur et bat presque le premier opus (et d’ailleurs, pourquoi
faire une suite d’un film passé inaperçu et non une œuvre indépendante ?).
Pour qui ne demande qu’un film de baston dégoulinant de testostérone, le
contrat est rempli : teigneux, crasseux, s’offrant une photographie
excellente, le film présente des combats impressionnants et accomplis
particulièrement bien filmés. Adkins impressionnant — jusque là limité à jouer
les utilités — rappelle le monstrueux Ton Po de « Kickboxer » et
White, limité à la télévision depuis les bides de « Spawn » et
« Universal Soldier : le retour », en pleine forme. Mais la
trame d’arts martiaux classique, mais pour une fois crédible, se permet même de
faire évoluer par petites touches le personnage de Chambers du début à la fin de
son récit, le tout se concluant sur une note d’émotion sympathique. On connaît
le principe Shadock : « Mieux vaut utiliser son intelligence sur des
conneries que sa connerie sur des choses intelligentes ».  C’est ce qui semble avoir présidé à la
construction de ce petit film qui implique la même conclusion que le premier
opus : on aimerait que certains gros fromages Hollywoodiens (Ou d’ailleurs
les autres productions Nu Image récentes) soient aussi soignés… Un des
meilleurs films de boxe de ces dernières années.




0pération crépuscule



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


The Package MGM 1989 Andrew Davis, avec Gene Hackmann, Joanna Cassidy, Tommy Lee Jones, John Hearn, Pam Grier…



.
Rétrogradé pour indiscipline, le sergent Johnny Gallagher est chargé d’escorter
d’Allemagne un soldat condamné à la cour martiale. Mais le prisonnier
s’échappe, aidé semble-t-il par un réseau organisé. Gallagher se lance à la
poursuite de l’évadé et découvre un complot visant à faire échouer une
conférence de paix Américano-soviétique et relancer la guerre froide…



.
Un thriller d’espionnage classique et d’excellente facture. On a déjà vu ou lu
de nombreuses fois des histoires de cet acabit, mais rarement transposées dans
un contexte post-guerre froide. La situation posée est crédible et si le
scénario est complexe, tout se tient. La mise en scène d’Andrew Davis est
dynamique et soignée et Tommy Lee Jones reste son acteur fétiche. quand à Gene
Hackmann, il est tel qu’en lui-même, c’est à dire excellent, même en jouant des
rôles qui devraient ne plus être de son âge. Un bon petit film pour après-midi
pluvieuse.




2 fast 2 furious



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 1/5


Universal 2003 John Singleton, avec Paul Walker, Tyrese, Eva Mendes, Cole Hauser…



Brian O’Connor est arrêté par la police de Miami : il est toujours
recherché à LA… Le FBI lui propose son pardon s’il infiltre le gang de Carter
Verone, un caïd local. Avec son ancien ami Roman Pearce, aussi bon pilote que
lui, il va entrer dans son organisation…

Tourné comme un long clip de rap dans un univers parallèle de fric et de frime,
cette suite insiste un peu plus sur l’aspect policier plutôt que la publicité
pour gadgets vroum-vroum du premier tout en élevant le manque d’originalité au
rang des beaux-arts. Cela dit, si le tout est bien rythmé, on a un peu
l’impression de regarder MTV pendant une heure et demie… On est en droit de se
demander ce qu’on pensera de ce genre d’excroissance cinématographique dans 20
ans…




2 guns



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


109mn Sony 2013 Baltasar Kormàkur, avec Mark Wahlberg, Denzel Washington, Paula Patton, Edward James Olmos, Bill Paxton, James Marsden, Fred Ward…



Bobby et Stig préparent l’attaque d’une banque contenant l’argent de Papi
Greco, un dealer de drogue. Ils ignorent que l’un travaille pour la Navy et
l’autre pour le DEA dans le but de faire tomber le dealer. Mais le butin est
bien plus important que prévu : ils ont mis la main sur une cache secrète
de la CIA qui n’a pas l’intention de laisser ces millions s’évaporer…

Le tout commence comme un énième sous-Tarantino/Rodriguez pour continuer en
actioner putassier typique des années 80 avec une forte influence du « Extreme
Prejudice » de Walter Hill. L’ennui, c’est que le film se veut beaucoup
plus à la coule qu’il ne l’est, à commencer par la scène éventée de l’affiche,
et les crêpages de chignon des deux personnages irritent plus qu’autre chose
tant on a l’impression de voir des ersatzes du duo de « L’arme
fatale » et ses copies. Le tout devient de plus en plus improbables et
vulgaireau fil de trahisons et rebondissements mécaniques, si bien qu’au bout
d’un moment, on cesse de s’y intéresser et l’ennui s’installe. Il faudra bien
un jour admettre que les années 80 ne reviendront pas…




2000 A.D.



Hong-Kong   Singapour  
Note : 1/5


Gong Yuan 2000 AD TF1 2000 Gordon Chan, avec Aaron Kwok, Phyllis Quek, James Lye, Daniel Wu, Francis Ng…



 Peter Li est le créateur d’une start-up de Hong Kong qui voit son frère
assassiné par un sniper. Il se voit accusé de détenir un programme ayant servi
à abattre un avion de ligne et pouvant infecter le réseau informatique mondial…
Pour cela, Peter devra retrouver les coupables à Singapour…

Curieux film qui commence de façon assez forte, mais n’arrive pas à trouver son
rythme, se contentant de passer d’une scène à l’autre sans trop se soucier de
cohérence narrative. Dans le premier tiers, le rapport entre l’avion abattu et
les trois petits génies de l’informatique est ténu, puis l’ensemble vire à la
course-poursuite classique (ou, bien sûr, un informaticien se transforme en
héros invincible) et, faute d’enjeux forts, on a bien du mal à se raccrocher à
quelque chose. Est-ce la faute d’une coproduction troublée avec Singapour,
comme l’explique le réalisateur ? Reste quelques scènes d’action qui ont
un peu de la crudité des polars Hong Kongais des années 80, mais restent
relativement sages. Bof…




3 days to kill



Etats-Unis d'Amérique   France  
Note : 0/5


117mn EuropaCorp 2014 McG, avec Kevin Costner, Amber Heard, Hailee Steinfeld, Connie Nielsen, Tomas Lemarquis…



L’agente de la CIA Vivi Delay est envoyé aux trousses du « Loup », un
trafiquant avec une bombe sale à vendre. Elle fait appel à Ethan Renner, un
agent qui s’est approché de sa cible et pourrait la reconnaître. Or Renner se
meurt d’une tumeur et se soucie davantage de se rapprocher de sa femme et sa
fille. En échange de ses services, Vivi lui propose un traitement expérimental…

Apparemment, le fait de faire revenir Costner sur grand écran était la raison
d’être du métrage qui se voudrait le nouveau « Taken ». Mais on en
est loin, la faute à un scénario abracadabrant nous offrant un personnage
« positif » qui tue de sang-froid et torture sans problèmes entre
deux stéréotypes ethniques semblant conçus pour faire rire le beauf ricain. On
peut admettre les habituelles invraisemblances, mais celles-ci sont un peu trop
poussées jusqu’à une coïncidence finale que Ponson du Terrail n’eut point
reniée ! De plus, l’action est répétitive à souhait : Renner interrompu
systématiquement par un coup de fil de sa fille, Renner s’effondrant des
conséquences de son traitement alors qu’il est en vue du méchant en chef… Le
tout ne cesse de changer de ton sans rime ni raison, comme si plusieurs films
s’entremêlaient. Formaté à l’école Besson, McG filme avec compétence, mais sans
le grain de folie qui firent de ses « drôles de dames », tout aussi
débiles, des plaisirs coupables. Bref, un direct-vidéo de luxe censé remporter
sa mise sur la foi des derniers fans de Costner. Europacorps est certes la nouvelle
Cannon, mais nostalgie faisandée mise à part, celle-ci a eut son comptant de
navetons…




300



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


116mn Warner 2006 Zack Snyder, avec Gerard Butler, Lena Headey, Dominic West, Michael Fassbender…



L’armée Perse du roi Xerxès menace la puissante Sparte… Le roi Léonidas emmène
300 de ses meilleurs guerriers aux Thermopyles, où il espère profiter d’une
position stratégique pour repousser la plus puissante armée que le monde ait
connu…

Que n’a-t-on pas dit sur ce film, monumental carton aux USA ! Bourrin,
bruyant,  vulgos, il est bien tel
que le promet la pub, le tout appliqué au renouveau du peplum. L’esthétique
utilisée pour « Sin City », aussi adapté de Miller,  est réemployée telle quelle, mais sans
le brio de Rodriguez : si plusieurs scènes sont magnifiques, certains
passages font kitsch, voire pub à deux balles (à chaque fois qu’on s’éloigne du
carnage !). Ce déferlement complètement décérébré (chaque information est
répétée et soulignée pour que ça rentre), à la réalité historique sacrifiée
(comme on l’a souvent dit, on est plutôt dans le domaine de la fantasy et
l’inspiration SDA est omniprésente) finit par fasciner presque malgré soi grâce
au charisme de Butler — et vu ses répliques, bien des acteurs auraient été
ridicules — et à une invention visuelle constante. Il est dommage que Snyder
ait sans cesse recours à des ralentis qui cassent le rythme des scènes de
bataille. Mais contrairement à « Sin City », au scénario complexe, le
film n’a rien d’autre à proposer que du massacre, du sang et des répliques
macho, et toute cette fascination guerrière et belliqueuse aux relents douteux
finit par lasser (mais Miller n’est guère un progressiste…). Est-ce une
vraiment une métaphore sur les USA luttant contre le terrorisme en cassant la
figure à des métèques ? A l’heure où la puissante armée US est paralysée
par des poignées de combattants sous-armés, on peut penser que la métaphore
idéologique ne vise pas qui l’on croit. S’il est aussi facile de détester ce
film que de l’aimer, on est aussi en droit de se demander si, de nos jours,
tout film visant plus haut que les bas instincts du spectateur est condamné à
l’obscurité… Sale affaire. Histoire de bien presser le citron, Warner a sorti
six (!) versions différentes du film en DVD/Blu ray, le tout en trois ans. Le
cochon de payant appréciera…




300 : la naissance d’un empire



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


300 : Rise of an Empire Warner 2014 Noam Murro, avec Sullivan Stapleton, Eva Green, Lena Headey, Hans Matheson, Rodrigo Santoro…



Lorsque le roi perse Darius est tué par la
guerrier athénien Thémistoclès, son fils Xerxès, devenu un dieu, veut se venger
en détruisant Athènes à l’aiude de son âme damnée Artemisia. Léonidas et ses
spartiates ayant été tués, Thémistoclès va tenter d’unir les cités pour mener
le combat…



« 300 » était le « Conan le
barbare » de son époque, paré pour des ados en mal de testostérone, où la
virtuosité technique prenait le pas sur un fonds douteux. Ce film tardif est un
record, étant à la fois prequel et suite, puisque se déroulant parallèlement au
premier ! (Et on appréciera le titre alors qu’il est bien précisé qu’Athènes
est une démocratie !) Mais la surprise ne joue plus : Murro singe le
style Snyder, amplifiant chaque jet de sang avec un délire de ralentis ert d’effets
visuels. Les batailles présentent un côté tactique intéressant, mais au final,
on se perd un peu deans ses soldats tous semblables là où le premier opus
gardait une identité à chaque combattant. Et vu une direction d’acteurs à la
ramasse, Stapleton est loin d’avoir le charisme de Butler… Pire, Xerxès,
développé comme le grand méchant, est à peine présent au profit d’une Eva Green
qui semble livrée à elle-même ! Et que dire d’une fin expéditive au
possible, au point qu’on se demande s’il ne manque pas une bobine ? Au
travers de ces images pour jeu vidéo jetant tout réalisme par-dessus les
maisons (l’ensemble fut tourné en studio), on a l’impression que la création
cinématographique est prise en otage par des geeks plus soucieux de s’amuser
avec leurs derniers logiciels top-giga-cool que de donner un résultat digne de
ce nom. Du coup, s’il n’a pas fait un bide total, le film a moins rapporté que
prévu, rendant improbable une de ces franchises dont rêvent les studios. Sale
affaire…




50 degrés Fahrenheit



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Chill Factor M6 1999 Hugh Johnson, avec Skeet Ulrich, Cuba Gooding Jr, Peter Firth, David Payner…



.
Une opération militaire dirigée par le professeur Long visant à tester une arme
biochimique échoue et cause la perte de 18 hommes. Le Capitaine Tyner est
accusé et finit en prison… Dix ans plus tard, à sa libération, il monte un
commando visant à dérober le produit, dénommé "Elvis". Mais Long
s’échappe avec Elvis, qu’il confie à un collègue de pèche, Mason. Celui-ci
force Arlo, un livreur de glaces, à l'accompagner. Or passé 50 degrés
Fahrenheit, le produit explose… Et Tyner est à leurs trousses…

.
Une série B qui commence plutôt bien (quoique, il est difficile de croire que
des scientifiques puissent accumuler ainsi les erreurs…), avec une ouverture
spectaculaire et un personnage de "méchant" revenu de tout
intéressant… Puis le tout s'enlise dans le film de poursuite, mélange de
"Speed" et "Broken Arrow", égrenant comme des perles tous
les clichés de rigueur (le saut dans une rivière…), jusqu'à l'obligatoire tueuse
glaciale. Pire, les personnages sont plats : Ulrich est incolore et ses
motivations inexistantes, Gooding Jr compose un de ces nouveaux stéréotype du
noir ridicule ; et ces deux bras cassés dament le pion à des soldats bien entraînés
agissant avec une stupidité confondante… Par contre, la réalisation fait riche
sur un budget moyen (34 millions de dollars) et les cascades fonctionnent.
Bref, c'est à voir comme un "Hollywood night" gonflé. Est-ce pour
cela que sa sortie en salles passa inaperçu ?




600 kilos d’or pur



France  
Note : 2/5


Gaumont 2010 Eric Besnard, avec Clovis Cornillac, Audrey Dana, Patrick Chesnais, Claudio Santamaria, Bruno Solo…



.
Virgil a pour but de voler 600 kilos d’or à une compagnie de Guyane, mais le
cinquième du groupe est tué par des mercenaires à la solde de cette même
compagnie afin de l’exproprier. Les choses ne se passeront pas comme prévu…

.
Passé inaperçu, ce film d’un scénariste très occupé et réalisateur de
« Ca$h » et l’oublié « Le sourire du clown » a pour
ambition d’émuler les films d’aventure des années 70, comme le mi-figue
mi-raisin « Sueurs » en son temps… mais n’est jamais davantage. Ce
qui ne veut pas dire que l’ensemble soit mauvais : Cornillac est assez
solide pour jouer les Lino Ventura et Patrick Chesnais est excellent et très drôle
sans tomber dans la comédie bas du front. Là où Besnard excelle dans cette
série B (étiquette fièrement assumée), c’est à faire de la jungle un personnage
à part entière à travers une mise en scène inspirée où les personnages
finissent réduits à leur plus simple expression (le combat final dans la boue),
et on évite le cliché des aventuriers plus occupés à se bouffer entre eux au mépris
de toute logique qu’à survivre. Ce qui ne fait pas oublier les quelques défauts :
la scène de casse est vite expédiée, quoique réaliste, on ne comprend pas
pourquoi Audrey Dana (rôle sacrifié) s’encombre d’une compagnonne enceinte
(malgré un ultime plan qui offre un début d’explication) et surtout, le final
donne un peu trop dans un sentimentalisme de bas étage collant peu avec ce qui
a précédé et tire le film vers le bas. Une tentative imparfait donc, mais
attachante… On espère que Besnard, fort de cette expérience, nous offrira LE
grand film d’aventure à la Français qu’on attend !




600 kilos d’or pur



France  
Note : 2/5


Gaumont 2010 Eric Besnard, avec Clovis Cornillac, Audrey Dana, Patrick Chesnais, Claudio Santamaria, Bruno Solo…



Pilote d'hélico, Virgil a pour but de voler 600 kilos d’or à une compagnie de Guyane, mais le
cinquième du groupe est tué par des mercenaires à la solde de cette même
compagnie afin de l’exproprier. Les choses ne se passeront pas comme prévu…

Passé inaperçu, ce film d’un scénariste très occupé et réalisateur de
« Ca$h » et l’oublié « Le sourire du clown » a pour ambition
d’émuler les films d’aventure des années 70, comme le mi-figue mi-raisin
« Sueurs » en son temps… mais le résultat ne dépasse jamais cette ambition
limitée. Ce qui ne veut pas dire que l’ensemble soit mauvais : Cornillac
est assez solide pour jouer les Lino Ventura et Patrick Chesnais est excellent
et très drôle sans tomber dans la comédie bas du front. Là où Besnard excelle
dans cette série B (étiquette fièrement assumée), c’est à faire de la jungle un
personnage à part entière à travers une mise en scène inspirée où les personnages
finissent réduits à leur plus simple expression (le combat final dans la boue),
et on évite le cliché des aventuriers plus occupés à se bouffer entre eux au
mépris de toute logique qu’à survivre. Ce qui ne fait pas oublier les quelques
défauts : la scène de casse est vite expédiée, quoique réaliste, on ne
comprend pas pourquoi Audrey Dana (rôle sacrifié) s’encombre d’une compagnonne
enceinte (malgré un ultime plan qui offre un début d’explication) et surtout,
le final donne un peu trop dans un sentimentalisme de bas étage collant peu
avec ce qui a précédé et tire le film vers le bas. Une tentative imparfaite
donc, mais attachante…




7 Secondes



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni   Suisse  
Note : 1/5


7 seconds Columbia Tristar 2005 Simon Fellows, avec Wesley Snipes, Tamzin Outhwaite, Tomi Cristin…



. Le
truand Jack Tulliver est à Belgrade pour préparer un gros coup : le
braquage d’une série de camions contenant la recette d’un casino. Mais Tulliver
se fait doubler… Il se retrouve en cavale avec une mallette qui contient en
fait un Van Gogh ! Vrai ou faux, il vaut une fortune en assurance, et tout
le monde veut le récupérer…

.
Wesley Snipes tombe dans le « direct vidéo » ! Et celui-ci est
des plus génériques : on eut pu le remplacer par Seagal ou Van Damme et le
résultat eut été le même, encore que Snipes, s’il ne se donne plus trop la
peine de jouer, garde son charisme. Il s’agit surtout d’un testostérone-opéra à
l’ancienne, accumulant un maximum de poursuites et de fusillades en 90mn de
temps. Au moins, le scénar basé sur une idée amusante est un tout petit peu
fouillé, même s’il ne faut pas trop chercher la vraisemblance. Inutile de dire
que les Roumains sont à peine bons à servir de « dommages
collatéraux » et qu’une amatrice réussit là où la police locale — qu’on
massacre gaillardement et sans conséquences lors des poursuites — échoue… Pour
amateurs du genre peu exigeants.




A chinese tall story



Chine   Hong-Kong  
Note : 1/5


Quing dian da cheng WE/Warner/M6 2005 Jeffrey Lau, avec Nicholas Tse, Charlene Choi, Bingbing Fan…



Le moine Tripitaka et ses trois disciples arrivent
dans un village où ils comptent récupérer les textes sacrés qui, une fois
traduits, apporteront la paix dans le monde. Or une force maléfique a investi
le village. Nombreux sont ceux qui veulent s’emparer du moine, car qui dévorera
sa chair accèdera à la vie éternelle…



Et dire qu’on trouve « Zu, les guerriers de
la montagne sacrée » incompréhensible ! Ce film est un véritable
assaut contre la raison, commençant en pleine action sans prendre le temps de
glisser un bout d’exposition au malheureux spectateur pour ensuite virer de la
comédie au drame (la fin semble venir d’un autre film) avec un détour vers la
science-fiction. Il faut le voir pour le croire ! Au moins, ce délire qui
donne à croire que le scénario s’écrivait en cours de route empêche le film
d’être ennuyeux, même si la « comédie » hystérique reste un peu sur
l’estomac (le personnage de Charlene Choi, enlaidie par un maquillage si
visible qu’on se demande si ce n’est pas fait exprès, se croit irrésistibe, ce
qui est drôle une minute…) Le tout avec une esthétique 100% CGI, parfois assez
médiocres voire carrément foireux, qui donnent parfois l’impression de regarder
quelqu’un faire une partie d’un sous-« Final fantasy »… Mais ce sont
ces défauts qui peuvent faire du film un plaisir coupable : qu’on aime ou
déteste, nul ne peut nier qu’il s’agit d’une expérience unique. A vous de voir…
Egalement sorti sous le titre « La tactique du Chinois » ( ?)




A couteaux tirés



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0


The Edge 20th Century Fox



.
Charles Morse est marié à un mannequin qui travaille avec le photographe Robert
Greene. Lorsque l'avion emportant les deux hommes et leur guide heurtre un vol d'oiseaux et
s'abat, tous deux se retrouvent perdus en pleine nature…

.
La soporifique mollesse de Tamahori dans "Les hommes de l'ombre"
frappe dans ce film de survie façon Western. L'ennui, c'est qu'aucun des deux
personnages n'a le moindre intérêt, que leur animosité semble parfaitement
artificielle, que les dons de survie de Hopkins relèvent de l’artifice
scénaristique et que l'apparition d'un ours "mangeur d'hommes" (???)
ne suffit pas à pimenter une action inexistante. Bref, encore un film-valium à
peine digne d'un téléfilm se traînant sur presque deux heures dans des paysages
superbes. On se demande ce que Hollywood a fait subir au réalisateur du
percutant "L'âme des guerriers"… Bart l’Ours a droit à un énorme
crédit au générique !




A la poursuite d’octobre rouge



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 4/5


The Hunt for Red October Paramount 1989 John McTiernan, avec Sean Connery, Alec Baldwin, Scott Glenn, Sam Neill, James Earl Jones, Tim Curry, Courtney B. Vance, Stellan Skarsgard, Jeffrey Jones…



.
1984. L’Octobre Rouge, dirigé par le Capitaine Marko Ramius, est le meilleur
sous-marin de la marine Soviétique. Or Ramius tue l’officier politique du bord
et dirige son engin vers les USA. Veut-il passer à l’ouest ou son plan est-il
plus diabolique encore ? Les marines russes comme américaines se préparent à envoyer
le sous-marin par le fond, mais l’analyste Jack Ryan tente de les raisonner. Il
ira jusqu’à s’embarquer sur le géant des mers…

.
Le soporifique best-seller de Tom Clancy donne un film tout à fait réussi,
certainement le meilleur sur le sujet (voir le lamentable « USS Alabama »),
confié à l’as McTiernan remis de l’électrochoc « Piège de cristal ».
L’interprétation est pour beaucoup dans ce succès, mais aussi la dimension
humaine qu’ont donné les scénaristes au personnages et, bien sûr, la prestance
du grand Sean Connery, capable d’illuminer n’importe quelle scène. Bien
qu’ayant bénéficié des services non crédités du facho notoire John Milius, l’ensemble
n’est pas si béatement cocardier que les autres opus, prônant plutôt le
rapprochement entre les peuples (Voire la tirade ambigue du second de Connery,
qui n’a de l’Amérique qu’une vision digne de l’agit-prop Yankee !). Résultat,
un carton pour un film au budget modéré. Alec Baldwin ayant décliné, c’est
Harrison Ford qui incarnera par la suite Jack Ryan dans « Danger
immédiat » et « Patriot games ».




A la poursuite d’octobre rouge



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 4/5


134mn The Hunt for Red October Paramount 1989 John McTiernan, avec Sean Connery, Alec Baldwin, Scott Glenn, Sam Neill, James Earl Jones, Tim Curry…



1984. L’Octobre Rouge, dirigé par le Capitaine Marko Ramius, est le meilleur
sous-marin de la marine Soviétique. Or Ramius tue l’officier politique du bord
et dirige son engin vers les USA. Veut-il passer à l’ouest ou son plan est-il
plus diabolique encore ? Les marines russes comme américaines se préparent à
envoyer le sous-marin par le fond, mais l’analyste Jack Ryan tente de les
raisonner. Il ira jusqu’à s’embarquer sur le géant des mers…

Le soporifique best-seller de Tom Clancy donne un film tout à fait réussi,
certainement le meilleur sur le sujet (voir le lamentable « USS
Alabama »), confié à l’as McTiernan remis de l’électrochoc « Piège de
cristal » qui déclina de tourner sa suite pour s’atteler à ce projet.
L’interprétation est pour beaucoup dans ce succès, mais aussi la dimension
humaine qu’ont donné les scénaristes au personnages — les scènes où on suit le
cheminement mental de Baldwin rappelle ceux de McClane dans « Piège de
cristal » — et, bien sûr, la prestance du grand Sean Connery, capable
d’illuminer n’importe quelle scène. Bien qu’ayant bénéficié des services non
crédités du facho notoire John Milius, l’ensemble n’est pas si béatement
cocardier que les autres opus, prônant plutôt le rapprochement entre les peuples
(Voire la tirade ambigue du second de Connery, qui n’a de l’Amérique qu’une
vision digne de l’agit-prop Yankee !). Résultat, un carton pour un film au
budget modéré. Alec Baldwin ayant décliné, c’est Harrison Ford qui incarnera
par la suite Jack Ryan dans « Danger immédiat » et « Patriot
games ».




A la recherche du Yankee Zephyr



Australie   Nouvelle-Zélande  
Note : 1/5


Race for the Yankee Zephyr/Race to the Yankee Zephyr Prism Leisure 1981 David Hemmings, avec Ken Wahl, Donald Pleasence, Lesley Ann Warren, George Peppard…



Suite à un accident d’hélicoptère, le trappeur Gibbie
Gibson est abandonné au bord d’un lac. Il tombe alors sur l’épave du Yankee Zephyr,
un avion accidenté lors de la Seconde guerre mondiale. Il se lance à sa
recherche avec sa fille et son associé le pilote d’hélicoptère Barney. Mais ils
ignorent que les 50 millions en or qu’il contient attirent des convoitises…



Au départ un film d’aventure décontracté (sans
tomber dans la pantalonnade à la Terence Hill et Bud Spencer, alors au faîte de
leur succès et auxquels on pense parfois) au casting de série B idéale, au
budget correct et exploitant au maxiumum pour la première fois les sublimes
décors naturels de la Nouvelle Zélande (le tout, conçu pour le public
américain, se voulant également une bande-annonce pour attirer les producteurs)
Que du bon ? Mais pour qui ne l’a pas vu lors de sa brève exploitation en
salles 4 ans après son tournage (comme votre serviteur), difficile d’en juger
dans une copie immonde (Même selon les, hem, standards de Prism Leisure) qui
semble tirée d’une VHS de Xième génération : image floue, cadrage gol,
tout semble fait pour gâcher le plaisir du cochon de payant. On rêve d’une édition
un peu plus luxueuse, voire (soyons fous) d’un Blu-Ray… Réalisé la même année
que « Le survivant d’un monde parallèle » du même Hemmings (l’acteur
de Blow Up » et des « Frissons de l’angoisse » !) Aussi
connu sous le titre « Les bourlingueurs ».




A man called hero



Hong-Kong  
Note : 2/5


Zhong hua ying xiong Fox Pathé Europa 1999 Wai Keung Lau (Andrew Lau), avec Ekin Cheng, Qi Shu, Yuen Biao, Francis Ng, Nicholas Tse…



.
Dans les années 20… Héros Hua ( !) reçoit de son père une épée étonnante.
Mais toute sa famille est massacrée après que ce même père ait publié un
article contre les trafiquants d'opium. Hua tue le coupable, mais doit fuir la
Chine, abandonnant son épouse, et se retrouve à New York, livré aux trafiquants
de main d’œuvre bon marché…

.
Un film adaptant une bédé inédite (version anglaise uniquement sous le nom de « Blood
Sword ») de Ma Wing Ching aux prémices intéressant et aux valeurs de
production éblouissantes, mais qui s'enlise dans un scénario particulièrement
confus, avec notamment un changement de ton abrupt en plein milieu et des pans
entiers du récit oubliés ou non résolus (la sœur jumelle du héros est
mentionnée une ou deux fois… puis oubliée purement et simplement !). Mais
apparemment, selon une pratique détestable, la copie diffusée serait la version
US amputé de vingt minutes (96 au lieu de 116 pour la plus complète), ce qui
expliquerait bien des choses… La mise en scène reste au niveau malgré un manque
de moyens manifeste, mais il faudrait juger sur une version non charcutée…




Action force 10



Hong-Kong  
Note : 3/5


A gai waak juk jap René Château 1987 Réal : Jackie Chan, avec Jackie Chan, Maggie Cheung, Bill Tung, Rosamund Kwan…



.
Deux gangsters pris la main dans le sac par l’inspecteur-vedette John…
l’accusent de les avoir embauché pour commettre ce vol ! Il les abat sur le champ,
mais les supérieurs de John demandent à Dragon Mao, le valeureux garde-côte, de
le surveiller. L’arrestation mouvementée d’un caïd prouvera la duplicité de
John, mais celui-ci parvient à faire arrêter Dragon et projette de le faire
assassiner… De plus, les survivants des pirates de San Pao cherchent à se
venger…



.
La suite du “Marin des mers de chine” n’est pas tout à fait à la hauteur de son
modéle, abandonnant la relation tripartite Chan/Biao et Hung (les trois « frères »
issus de la même école de l’Opéra de Pékin) mais reste un bon moment de cinéma
populaire. Chan affine son style en tant que metteur en scène — qui reste tout
de même basique ! — et offre ce que ses fans attendent de lui : une histoire
simple prétexte à des scènes mouvementées où plane plus que jamais l’ombre du
burlesque. Les cascades sont en-deça du premier opus, mais offrent bien des
morceaux de bravoure, notamment un comba finalt contre des tueurs armés de
haches alors que Chan est menotté à son supérieur ! Le spectacle est de
qualité, bon enfant sans être mièvre, paré de toutes les couleurs sauf
l’ennui… 




Agent destructeur



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 1/5


Agent Red/Captured FIP 2000 Damian Lee, avec Dolph Lundgren, Meilani Paul, Alecander Kuznetsov, Stephen Macht…



.Conçu
dans les années 50, puis volé à titre préventif, l'Agent Rouge reste une des
armes biochimiques les plus puissantes au monde… Or les Russes ne demandent
qu'à le rendre aux Etats-Unis. Le major Matt Hendricks escorté de la
biochimiste Linda Christan est envoyé en Mer Noire pour rapatrier le virus. Or
une troupe de terroristes investit leur sous-marin…

.
Encore un scénar fait à la photocopieuse et qui s'ingénie à enfiler les clichés
comme des perles… Bref, les Lundgren (Ou Seagal, ou Van Damme…) se suivent et
ont un peu trop tendance à se ressembler. Celui-ci est d'ailleurs
particulièrement fauché et aligne les faux raccords (Des missiles devenant des
torpilles…) et les invraisemblances (Les terroristes voulant détruire des
villes entières pour le bien de l'humanité ?) Cela dit, vu que ce genre de film
ne se regarde pas pour son originalité, un bon rythme, un format respecté et
une jolie photographie en font un bruit de fond acceptable, voir un nanar
correct. Alexander Kuznetsov apporte une conviction étonnante autant que
disproportionnée à son rôle. Pour Lundgren, cet effort se situe un cran
au-dessus de "Storm Catcher", ce qui n'est pas difficile….




Agents secrets



France   Italie   Espagne  
Note : 3/5


TF1 2004 Frédéric Schoendoerffer, avec Vincent Cassel, Monica Bellucci, Charles Berling, André Dussolier, Bruno Todeschini, Gabrielle Lazure…



.
Quatre agents secrets — Brisseau, Loic, Tony et Raymond — sont rassemblés pour
l’opération Janus. La guerre a repris en Angola et un homme d’affaire russe,
Igor Lipovsky, mène un fructueux trafic d’armes depuis Genève. Il s’agit de
couler le bateau contenant sa prochaine livraison. Brisseau et sa fausse épouse
Barbara partent au Maroc préparer le terrain, mais tout ne va pas sans
anicroches : un agent de l’ambassade Américaine à Genève leur déconseille
de mener à bien leur mission…

.
Schoendorffer avait fait si fort avec « Scènes de crime » qu’on en
attendait beaucoup de sa seconde réalisation. Plus qu’une exposition classique,
le début nous immerge dans une quinzaine de minutes sans dialogue, préparant à
l’univers froid et désincarné des agents secrets mené par un casting de rêve.
On est là plus proche de la vision austère d’un « Les patriotes »…
Est c’est là que le bât blesse, car le film de Rochant n’est plus tout jeune.
Depuis Le Carré, on sait que les agents secrets ne sont pas des James Bond,
plutôt des pions sacrifiables à loisir (thématique que reprenaient même la
série des Jason Bourne). Le scénario pousse plus loin le cynisme avec les
représailles entre services secrets et les états-maffiosi pratiquant les plus
odieux chantages, mais on garde l’impression de rester en terrain connu jusqu’à
une tentative de happy-end. Si le revirement du personnage minutieux de Cassell
n’est pas vraiment expliqué, lui-même incarne un personnage plus mûr, plus posé
qu’à l’habitude tout en montrant qu’il est un héros physique convaincant… tout
comme Schoendorffer aussi, les scènes d’action, dont un accident stupéfiant,
étant parfaitement maîtrisées. Donc, à part l’excellence de sa réalisation,
l’ensemble n’arrive pas à faire décoller son sujet et reste un bon  divertissement. Pas plus. Mais pas
moins…




Air force one



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 0/5


119mn Touchstone 1998 Wolfgang Petersen, avec Harrison Ford, Gary Oldman, Glenn Close, Wendy Crewson, Jürgen Prochnow, Dean Stockwell…



.
L'Air Force One du président des USA revient de Moscou lorsqu'un terroriste
extrémiste Russe, Korshunov, kidnappe l'avion. Le président Marshall est censé
prendre la capsule d'éjection, mais se retrouve coincé à bord. C'est dans ses
mains que reposera le sort des otages…

.
"Ultime décision" étant en route, Touchstone s'est pressé d'assembler
les idées à la mode à l'époque — le thème présidentiel mélangé au classique
sous-"Piège de Cristal" donnant une occasion de casser à nouveau du méchant
Russe. Super-Président cavale, tire et extermine à lui tout seul des
terroristes surentraînés avant de piloter lui-même son avion : Rambo, petit
joueur ! Militariste, cocardier, languissant et bourré de poncifs, ce film est
si fier de sa crétinerie qu'il témoigne d'un constant mépris du spectateur,
cochon de payant traité comme un veau, jusqu'à un accident final
"spectaculaire" et très mal fait. A part le conformisme ambiant, on
voit mal ce qui a pu justifier son (relatif) succès alors qu'"Ultime
Décision" est nettement meilleur. Dans dix ans, on en rigolera sans doute
encore (écrivai-je à l’époque !).




Air Panic



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Panic/Air Panic Aventi 2001 Bob Misiorowski, avec Rodney Rowland, Kristanna Loken, Alexander Engberg…



.
Lorsqu’une série d’avions de la même compagnie s’écrase, l’analyseur de
systèmes Neil McCabe pense que, loin d’attaques terroristes, il s’agit de
l’œuvre d’un hacker capable de prendre le contrôle des systèmes de pilotage. Il
se retrouve à bord d’un avion aux mains du génie maléfique qui a une raison
bien personnelle d’en vouloir à la compagnie…



.
Au moins, on a l’impression que quelqu’un s’est démené pour obtenir un résultat
correct : le vétéran Misiorwski donne à cette série B une énergie bien
venue. Le scénario est bateau, mais au moins, l’histoire crapahute sans trop de
longueurs jusqu’à l’inévitable affrontement final avec en prime Kristana Loken (Oui,
la T-X de « Terminator 3 » !). Dommage qu’il faille composer
avec des clichés et, surtout, un budget permettant à peine quelques CGI dignes
d’un médiocre jeu vidéo. Cela dit, dans le genre, il y a nettement pire… Tourné
avant le 11 septembre, le film fut oublié sur une étagère pendant deux ans
avant d’être acheté par un distributeur vidéo.




Alex Rider : Stormbreaker



Allemagne   Royaume-Uni   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Seven7 2006 Geoffrey Sax, avec Alex Pettyfer, Alicia Silverstone, Ewan McGregor, Sophie Okonedo, Mickey Rourke, Andy Serkis, Bill Nighy…



.
Le jeune Alex Ryder perd son oncle Ian, agent de sécurité… qui s’avère être un
espion qui a entraîné Alex pour qu’il suive ses traces ! Alex est
envoyé poursuivre son enquête visant Darrius
Sayle, un millionaire responsable du projet Stormbreaker, un ordinateur
révolutionnaire destiné à équiper toute les écoles d’Angleterre…

.
Dans la lignée de « Cody Banks », voilà un pastiche Bondien de plus
tiré d’une série de romans à succès. Rien à dire, toutyes les figures imposées
sont là, des gadgets aux méchants pittoresques (Un Mickey Rourke cabotinant
avec bonheur et Andy Serkis, notre Gollum à tous.) Mais même sur un canevas
aussi balisé, le film s’en sort correctement grâce à un bon rythme et des
personnages enlevés, plus une esthétique très proche du modèle et des clins
d’œil constants. Plus de nombreuses apparitions de « guest-stars » parfois
très brèves (McGregor a dû tourner ses, ou plutôt sa scène, en une après-midi),
dont notre Hagrid Robbie Coltrane glabre en premier ministre (!) Cela s’oublie
dès qu’on l’a vu, mais il y a de quoi faire passer aréablement un dimanche de
pluie…




Alexandre



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne   France   Royaume-Uni   Pays-Bas  
Note : 0/5


175mn Alexander Pathé 2004 Oliver Stone, avec Colin Farrell, Angelina Jolie, Val Kilmer, Anthony Hopkins, Jared Leto, Rosario Dwason…



.
La bio du conquérant Alexandre le Grand…

.
Lorsqu’il n’est pas en train d’éduquer les foules et de jouer les rebelles de
luxe, Stone revisite l’histoire à sa façon avec son plus gros budget à ce jour
(155 millions de dollars le bout, tout de même !)… Et continue de flatuler plus
haut que son postérieur. Que dire de cette catastrophe ? D’abord, Colin
Farrell (affublé de la perruque blonde la plus gênante depuis « Vercingétorix »)
est une erreur de casting, reprenant son air de chien battu qui marchait à
merveille dans « Bons baisers de Bruges », mais là, on a du mal à
voir en lui un meneur d’hommes (comparez avec Kenneth Brannagh dans
« Henry V »…) et évoque plutôt une rock-star sur le retour en
interminable tournée d’adieu. De plus, l’histoire procède par à-coups, avec un
prologue interminable et de grandes scènes de parlotes typiques du peplum.
Lorsque les scènes de bataille viennent enfin, elles sont tournées comme les
conversations, avec des cadrages étriqués qui gâchent le travail des
décorateurs et donnent l’impression de voir s’agiter une poignée de figurants
dans un direct-vidéo : la scène finale avec les éléphants montre que
lorsqu’on n’est pas Peter Jackson, on n’essaie pas de faire dans l’épique… Et
bien sûr, tout ceci est d’une prétention finie qui vire parfois dans le nanar
(la chute d’Alexandre en ralenti avec chœur Wagnerien…) … Et
Stone tomberait sans doute des nues si on faisait remarquer que glorifier ainsi
un tyran doublé d’un chef de guerre avec une telle fascination a quelque chose
d’ambigu (pourquoi pas Pol Pot ou Pinochet ?) Le film a fait un bide
sanglant en salles, mais battu des records en DVD, ce qui permit à Stone
d’infliger encore DEUX (!) remontages du film histoire de dire « j’suis un
auteur, coco, kwaaaaa… »




Allan Quatermain et la cité de l’or perdu



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Allan Quatermain & the Lost City of Gold MGM 1986 Gary Nelson, avec Richard Chamberlain, Sharon Stone, James Earl Jones, Henry Silva, Cassandra Peterson…



. Un blessé débarque en
catastrophe chez Quatermain, poursuivi par des guerriers Africains… Les indications du mourant envoient l'aventurier
à la recherche de son frère perdu qui faisait partie d’une expédition recherchant une
légendaire cité d’or. Un certain Swarma l’aidera à relancer sa quête…

. Une suite tournée dans la
foulée du premier film, selon une technique familière de nos jours, par le réalisateur du Disneyen "Trou noir" (!) reconverti dans le
télévisuel. Mais cela
reste une succession de clichés, caricaturant un genre que Rider Haggard a
quasiment créé. Les personnages sont caricaturaux et Stone limitée à nouveau à
une potiche hurleuse. Cassandra Peterson deviendra l'égérie du bis Elvira. Même verdict que le premier : à éviter !




Allan Quatermain et les mines du roi Salomon



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


King Solomon’s Mines MGM 1985 Jack Lee Thompson, avec Richard Chamberlain, Sharon Stone, Herbert Lom, John Rhys-Davies…



.
En Afrique, en 1900, Jesse Huston s’acocquine avec l’aventurier Allan
Quatermain pour retrouver son père disparu en recherchant les mines du Roi
Salomon. Mais un militaire Allemand est également à leurs trousses…

.
Précédé d’une réputation calamiteuse dès sa sortie, ce film ne s’est guère
arrangé au fil du temps : il s’agit d’un plat repompage des
« Aventuriers de l’Arche Perdue », totalement servile dans son
absence d’originalité et aux tentatives d’humour pathétique tant elles cachent
mal les trous d’un scénario rapiécé (la scène où Quatermain traverse un wagon
rempli d’ennemis est pathétique). Le pire est que l’ensemble s’adonne
gaillardement aux pires stéréotypes ethniques : les Africains sont du
niveau « oui bwana » ou de vulgaires sauvages (un comble lorsqu’on
sait à quel point H. Rider Haggard, le créateur littéraire d’Allan Quatermain,
aimait l’Afrique et s’élevait contre le colonialisme Britannique !), les
Allemands sont des caricatures et Stone la blondasse hurlant aux moments
stratégiques traverse ces pitoyables aventures sans déranger sa permanente,
plus  un personnage d’homosexuel
évidemment ridicule. Quand à la fin convocant un brin de fantastique histoire
de bien montrer qui elle plagie, elle est interminable et sans saveur. Bref, un
grand n’importe quoi opportuniste et antipathique, usinée par un Jack Lee
Thompson en roue libre, réduit à cachetonner pour la Cannon. A vomir !




American Boxer, la confrontation



Canada  
Note : 0/5


Busted Up Prism Leisure 1986 Conrad E. Palmisano, avec Paul Coufos, Irene Cara, Tony Rosato, Frank Pellegrino…



Earl Bird est un boxeur au visage ravagé obligé d’élever seul sa fille après le
départ de sa compagne. Mais un danger menace son quartier populaire :
Irving Drayton, un gangster, entends bien mettre la main dessus — y compris la
salle de gym d’Earl. Comme Drayton organise des combats à main nues, il propose
à Earl d’y participer. Mais il lui choisit pour adversaire l’assassin du frère
d’Earl, poignardé en prison !

Pour mémoire, ce film qui est moins le spectacle de baston que donne à croire
la jaquette qu’un mélodrame de boxe très inspiré par « Rocky ». C’est
d’ailleurs dans cette atmosphère de quartier populaire où le boxeur joue le
rôle de brave type (un peu trop bon pour être honnête, peut-être !) qui
semble la plus réussie, Coufos jouant étonnemment juste, plus que des scènes de
combat très routinière. On exploite le succès post-« Flashdance »
d’Irène Cara, alors l’épouse du réalisateur (ce qui explique bien des choses…)
— lui-même spécialiste des cascardes — avec d’interminables numéros musicaux et
un jeu d’actrice plutôt, hem, limité. Mais il est bien difficile de juger de ce
film de cinéma dans une version pan&scannée jusqu’au trognon, à la
duplication vacillante et la vf médiocre…




American Warrior



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


American Ninja UGC/MGM 1985 Réal: Sam Firstenberg, avec Michael Dudikoff, Steve James, Judy Aronson…



.
Joe Armstrong, un G.I. cantonné aux Philippines, révèle soudain des dons
inattendus pour les arts martiaux lorsqu’il s’agir de défendre un convoi
d’armes. Armstrong revoit alors des bribes de son passé : il fut en fait éduqué
par un maître ninja qui lui apprit son art. Mais, en empêchant la capture du
convoi, il s’est mis à dos un trafiquant d’armes local qui s’est acocquiné avec
le sergent Rinaldo, supérieur d’Armstrong…

. Ah, les années 80… Toute une époque difficilement
concevable de nos jours, où ce genre de films, comme ceux de Chuck Norris, non
seulement sortaient en salles, mais faisaient des cartons… C’est donc de la
pâture pour les adolescents boutonneux, qui sont apparemment légion, puisque le
film remporta un confortable succès de par le monde pour un budget réduit (à
l’époque pré-« Twilight », il ne suffisait pas d’exhiber des torses
d’ephèbes pour attirer un public de midinettes). Une nouvelle fois, le bon
blanc vient à bout du sale jaune, production Cannon oblige. Mais ce film, s’il
est désesperément plat au niveau de l’imagination, est au moins correctement
mis en scène, ce qui n’est pas toujours le cas, et regardable un soir de grande
fatigue intellectuelle. Michael Dudikoff ferait passer Van Damme pour Robert De
Niro — bien que le rôle fut écrit pour Chuck Norris ! Il est à noter que
l’ex-mannequin Dudikoff — dont, contrairement à ce qui est souvent dit à tort,
ce n’est pas le tout premier film, puisqu’on le vit interpréter de tous petits
rôles dans « Retour vers l’enfer » ou « Bloody Birthday »
et divers productions télévisuelles : sa tout première apparition est dans
un épisode de… « Dallas » ! — n’avait aucune formation aux arts
martiaux et fut choisi parce que le public n’avait pas aimé voir une Ninjette
dans le rigolo « Ninja 3 » : les producteurs cherchaient un
sosie de James Dean ! Réservé à un public extrêmement indulgent. Le film porte ce titre parce que la première bande-annonce était pour "American Warrior" : le film fut retitré "American Ninja" juste avant sa sortie.




American Warrior 2



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Avenging Force Vestron/ Delta 1986 Réal: Sam Firstenberg, avec Michael Dudikoff, Steve James, James Booth, John P. Ryan…



.
Lorsque le Pentangle, un puissant groupuscule d’extrême-droite, menace Larry
Richard, un candidat noir au poste de sénateur, son ami, un agent de la CIA
nommé Max Hunter, vient assurer sa sécurité. Mais le Pentangle tue Larry et
kidnappe la fille de Hunter : dans les marais s’engage une chasse à mort…

.
Un bon petit film d’action dur à trouver, à l’histoire troublée : les ieux
de la vieille se rappelleront peut-être que « Matt Hunter » était le
nom du personnage de Chuck Norris dans l’abracadabrantesque « Invasion
USA » ? Cet opus en est la suite, mais Norris se retrouva coincé sur
le tournage de « Delta Force » et céda la place à Dudikoff. Une
partie du film tient sur l’abattage de l’excellent Steve James, acteur décédé
d’un cancer en 93 qu’il faudra un jour réestimer. Dudikoff évoque toujours un
Chippendale, mais il bouge plutôt bien et casse du facho, ce qui est toujours
sympathique (on remarquera à quel point le thème semble pertinent maintebnant
qu’un certain prédident des USA s’attire l’ire des Pentangles bien réels…).
Firstenberg emballe son film en vieux routier, passant d’une scène d’action à
l’autre sans un temps de répit tout en restant lisible, ses “méchants” sont
revêtus de tenues plutôt pittoresques et l‘ensemble remplit son contrat. Une
fin “ouverte” laissait supposer une suite directe qui n’a jamais vu le jour.
Détail croustillant: ce film n’est nullement la suite de « American
warrior » numéro un et ne fut doté de ce numéro qu’en France et en Israel
(!) ; mais comme il se tourna ensuite un « American ninja 2 », il
suffisait de le débaptiser (voire « Le ninja blanc ») et le tour est
joué… sauf pour les spectateurs qui s’étonneront de voir Steve James, assassiné
dans le deux, bien vivant dans le trois ! Cela dit, il faudra traquer les
cassettes d’occasion, il n’existe à ma connaissance qu’un DVD Australien (!).
Ou attendre un hypothétique passage télévisuel…




American warrior 3



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


American Ninja 3: Blood Hunt Delta 1989 réal: Cedric Sundstrom, avec David Bradley, Steve James, Marjoe Gotner, Michele Chan…



. Curtis
Jackson et Sean Davison rejoignent un groupe de karatekas se rendant dans une
île où doit avoir lieu un championnat ; ils tombent sur un tyran aidé d’un
mystérieux savant, le Cobra, aux buts inavouables…



.
… et voilà, on rattrape la numérotation! Tant bien que mal, puisque ce film, le
dernier sorti en salles puisque la mode du testostérone-opéra était retombée, s’enfonce dans les tréfonds de la nullité. Le scénario
(?) usé jusqu’à la corde pompe toujours allégrement « Opération
dragon » et la propagande patriotique se fait des plus lourdingues. David
Bradley remplace Dudikoff et sa gueule creusée ne manque pas d’attrait, mais il
restera cantonné à la série Z (Les « Cyborg Cop » de Firstenberg,
réalisateur du premier de la série !. En “spécialiste du sabre”, Steve
James n’en finit plus de s’auto-parodier et rappelle sans arrêt, sourire en
coin, qu’il en a marre des ninjas en un pont artificiel avec les précédents
films. Quatrième opus : « Force de frappe », qui appartient bien à la
série puisqu’on y retrouve le personnage de Dudikoff/Joe Armstrong, mais n’a
plus aucun rapport avec ce troisième film. Au secours ! Cedric Sundstrom est le frère du réalisateur Neal Sundstrom ("Slash") pas de DVD en vue, ou il faut taper dans le région 1 : pour les masochistes, il existe chez Metro Goldwin Mayers un DVD doublé avec l'également bien mauvais opus 2 (alias "Le ninja blanc")




Angel Town



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


FIP 1990 Eric Karson, avec Olivier Gruner, Theresa Saldana, Franck Aragon…



Un étudiant Français, Jacques Montaigne (!) arrive à l’université de Los
Angeles. Il doit s’installer dans un quartier mal famé hanté par le gang des
Angels. Il s’attire les foudres de la bande, mais sa science en arts martiaux
lui sera utile…
Difficile de croire que ce film date de 90 tant son
esthétique remonte quinze ans en arrière, aux séries B pour drive-ins, salles
de quartier et double programme ! Un certain Van Damme n’est sans doute pas
pour rien dans le choix du Français Olivier Gruner… L’esthétique urbaine crade
est le principal intérêt du film, assez bien monté quoique répétitif. C’est du
cinoche de consommation courante pour fans de baston, malheureusement
pan&scanné et affublé d’une vf calamiteuse. Pour amateurs peu regardants.
Toujours pas de DVD à ce jour




Angles d’attaque



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Vantage Point Sony 2008 Peter Travis, avec Dennis Quaid, Forest Whitaker, Matthew Fox, Sigourney Weaver, Matthew Fox, Bruce McGill, Eduard Ramirez, William Huret, James LeGros, Saïd Taghmaoui, Eduardo Noriega…



.
A la base, un simple film à gimmick, où la multiplication des points de vue, si
elle ne contredit pas systématiquement ce qui s’est passé, donne du nerf au
montage. C’est bien là sa seule originalité : une fois débarassé de ce
truc à la « Memento », on retombe vite dans un thriller du type
« L’homme qui a vu l’homme qui a vu la bombe » à la façon d’un
épidode de « 24 » avec juste assez de trous du scénario pour faire mouliner
les internautes et des personnages oubliés en cours de route (Sigourney Weaver,
météorique). Le montage nerveux du vétéran Stuart Baird, qui impose une durée
limitée, et une interprétation sympathique, y compris quelques locaux comme
Eduardo Noriega (trop rare depuis « L’échine du diable » !), en
font un honnête divertissement… qui s’oublie aussitôt. Le désastreux
« Endgame, complot à la Maison Blanche » du même réalisateur donne
une idée de ce qu’aurait été ce film sans ce fameux gimmick…




Apocalypto



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


139mn 2006 Mel Gibson, avec Rudy Youngblood, Dalia Hernandez, Jonathan Brewer, Raoul Trujillo…



.
L’empire Maya est en pleine décadence… Le village de Patte de Jaguar est envahi
et les survivants condamnés à être sacrifiés. Une poignée de guerriers sont
sauvés par une éclipse de soleil…



.
Un film qu’il est si facile de démolir qu’il vaut mieux commencer par ses
qualités : l’image d’abord, fort belle (en décor réel), puis
l’interprétation, surtout considérant que plusieurs acteurs étaient des
amateurs, certains vivant dans des conditions proche des protagonistes !
De plus, les réactions sont fort bien étudiés avec ce « plus » d’une
narration en langue Maya. Reste les défauts. On a assez glosé sur le goût de
Gibson pour le carnage, mais là, chaque mort semble détaillée complaisamment
par la caméra, parfois jusqu’à l’absurde (l’attaque de la panthère…). On est
loin du massacre innocent d’un « Kill Bill »… Ce ne serait pas si
gênant si tous ces massacres avaient un sens. Or à son second tiers, on s’aperçoit
que le scénario ne donne sommes toute qu’une histoire de vengeance bourrine et
très convenue, forçant les comparations avec d’autres films de jungle ou
assimilés, de « Predator » à « Rambo » ! Qui plus est
tout ceci se prend très au sérieux. Est-ce un film raciste, montrant les Mayas
comme des brutes assoiffées de sang — sans un mot sur leur culture complexe —
tout juste bonnes à être exterminées ? Gibson scénariste n’a cessé de
tracer en interview des parallèles avec notre monde actuel en faisant de son film une chronique de la fin d'une époque. Mais somme toute,
ne prétend-il pas que l’intention de départ était de réaliser une longue
course-poursuite ? Il l’a fait, assouvissant au passage son goût du sang (enfin,
à l’écran !). Résultat, cet édifice soigneusement composé fait bien creux…




Assassin Warrior



Canada   Royaume-Uni  
Note : 1/5


Silent Trigger Le studio Canal + 1996 Russel Mulcahy, avec Dolph Lundgren, Gina Bellman, Conrad Dunn…



.
Deux tueurs à gages, un homme et une femme, s’introduisent dans une tour en construction
pour effectuer un assassinat. Ce qui évoque des souvenirs de leur précédente
mission ratée qui faillit leur coûter la vie…



.
Visuellement, ce film est un régal de couleurs chatoyantes et exploite judicieusement
décor surréaliste de la tour, lui donnant un côté quasiment gothique, en
passant par des coups de main assez réalistes lors des retours en
arrière ; de plus, Mulcahy exploite fort bien le physique de Lundgren, qui
mérite décidément plus que l’enfer du direct-vidéo (si toutefois il voulait en
sortir !). On retrouve aussi avec plaisir l’actrice Anglaise Gina Bellman,
vue dans “ Léon ” et allors connues pour des séries télévisées britanniques. L’ennui, c’est que ce film n’a quasiment pas
d’histoire, uniquement un vague fil conducteur sur lequel il ne se passe pas grand-chose, avec de vagues tentatives de
rehausser l’ensemble (le gardien psychopathe, hilarant) et un final, certes
spectaculaire, mais incompréhensible et illogique. Mulcahy et est reste un bon
cinéaste, et il est étonnant qu’il soit ainsi oublié par Hollywood alors que
des tâcherons comme Kevin Hooks ou Gregory Hoblit tournent à la pelle, mais il
semble incapable de choisir ses scénarios… Incroyable mais vrai, Mulcahy et
Lundgren ont décliné de tourner « Vampires », ladaptation du roman de
John Steakley traduit par votre serviteur et qui échoua à Carpenter, pour ce
film, un des derniers Lundgren à sortir en salles… mais pas chez nous.




Assaut



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Assault on precinct 13 Overseas 1976 John Carpenter, avec Austin Stoker, Darwin Joston, Laurie Zimmer, Charles Cypher…



Lorsque les membres d’un gang criminel sont abattus par la police, leurs chefs
jurent de se venger… Mais une des victimes rend les coups et se réfigie dans un
commissariat promis à l’abandon. Celui-ci sera assiègé toute une nuit par des
hordes d’assaillants prêts à tout…

Film-culte, comme le dit la jaquette, ou film oublié ? Comme le rappellent
les documents, dont une interview de Cristophe Gans, le film fut ignoré à sa
sortie : le public, qui avait fait triompher l’Inspecteur Harry, comme la
critique préféra fustiger le côté rétro, voire réactionnaire (au sens premier)
de ce film qui se présente comme un remake-clin d’œil à « Rio
Bravo ». Curieux alors que Brian De Palma bénéficierait à fond du côté
référentiel servile de ses films… Une forme donc qui était peut-être trop
proche d’un western à bout de souffle, ses valeurs manichéennes étant mises à
mal en ce début 70 prompt à l’innovation. Comme souvent chez Carpenter, le mal
n’a pas d’autre justification que lui-même (nul ne sait ce qui motive Michael
Myers), et ses hordes de « jeunes » incontrôlables qui commençaient à
être le cauchemar de la bien-pensance n’ont d’autre corps que leur nombre, seul
élément leur permettant de triompher (il ne semble guère y avoir de
stratégie) : on est là entre le Western et « La nuit des
morts-vivants ». Evidemment, leur « revanche » arbitraire
consistant à terroriser et tuer un marchand de glace ( !) semble capillotractée.
Par la suite, après une exposition un brin laborieuse, suivant le béhabviorisme
très seventies, l’ensemble prend des détours de huis-clos classique sublimé par
une mise en scène millimétrée et très moderne, mélange de décrépitude urbaine à
la « Inspecteur Harry » et de tons dont se souviendra un ceertain
Cameron… Résultat, ce film à part, coincé entre plusieurs époques (comme son
protagoniste !), fut redécouvert après son temps alors qu’il faillit
couler la carrière de son auteur. On se serait demandé quelle
« gueule » aurait eu le remake de Jean-François Richet, après la
version non-officielle qu’est « Nid de guêpes », s’il l’avait bien
situé dans une banlieue hexagonale (avec, on peut rêver, Matthieu Kassovitz et
Vincent Cassel ?)




Assaut sur l'île du Diable



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Assaut on Devil's Island Film Office 1997 Jon Cassar, avec Hulk Hogan, Carl Wheathers, Shannon Tweed, Trevor Goddard, Billy Drago, Martin Kove, Billy Blanks…



.
McBride et son commando d'hommes-grenouilles sont envoyés arrêter le trafiquant
Galindo, mais ils sont trahis par Fraker, un membre du groupe. Ils réussissent
néanmoins à emporter Galindo grâce à l'aide d'une agente infiltrée. Mais Fraker
enlève une équipe Olympique de natation et exige la libération de Galindo. Les
autorités veulent coopérer, mais McBride passe à l'assaut…

.
Un casting remarquable de "gueules" pour cette série B télévisuelle,
dont feu Trevor Goddard qui joue presque le même rôle que dans "L'homme de
guerre". Et puis tout film où Hulk Hogan joue un Rambo du pauvre féru de
mysticisme ne peut qu'attirer l'amateur de nanar… L'ensemble n'est pas trop mal
tourné et, à part Hogan qui a du mal à museler son côté humoristique (On a
toujours l'impression qu'il va sourire à la caméra comme dans "Gremlins
2" !), correctement interprété. Le bikini de Shannon Tweed fait le reste…
bref, un sympathique nanar. Il existe une suite sous le nom de "Shadow Warriors 2" (?). Faute de dévédé, il faudra attendre un hypothétique passage télévisuel.




Assaut sur le central 13



Etats-Unis d'Amérique   France  
Note : 3/5


Assault on Precinct 113 Metropolitan 2005 Jean-François Richet, avec Ethan Hawke, Lawrence Fishburne, Gabriel Byrne, Drea de Matteo, Maria Bello, John Leguizamo, Brian Dennehy…



. La
nuit du nouvel an, une poignée de policiers se retrouvent au Commissariat 13,
promis à la démolition. Mais ils reçoivent une tâche inattendue : détenir pour
la nuit le caïd Marion Bishop en attendant que la météo s’améliore. Or une
troupe bien armée entoure le commissariat. Sont-ce les hommes de Bishop, ou la
vérité est-elle encore plus inquiétante ?

.
Plus qu’un remake du film de Carpenter, il s’agit d’une variante sur la
situation classique d’un petit groupe assiégé tente de survivre (Le film de
Carpenter étant lui-même un remake non crédité de « Rio bravo », qui
a souvent repris la formule !), illustrée aussi par l’intéressant
« Nid de guêpes ». On est en terrain connu donc, mais c’est là que le
réalisateur entre en action : du prologue percutant au huis-clos, Richet
offre une réalisation tirée au cordeau, posée, sans effets frénétiques, crééant
une sensation d’isolement et qui souligne à merveille les surprises du
scénario. Les personnages sont dessinés juste ce qu’il faut pour être
attachants, et du coup, il est impossible de prédire d’avance qui va y rester
et quand, ce qui vaut quelques chocs bien sentis jusqu’à la surprise majeure du
troisième tiers. Il reste quelques invraisemblances ou facilités (Que vient
faire une forêt au cœur de Detroit ?), le final s’essoufle un brin et
Byrne ne semble pas vraiment concerné, mais pour un long-métrage de
délassement, ce film est plutôt une heureuse surprise. Dommage qu’il ait connu
un relatif échec malgré son budget modéré (2O millions de dollars). Pas
cependant de quoi se réjouir de la passion d’Hollywood pour le remake à tout
crin.…




Atout cœur à Tokyo pour OSS117



France   Italie  
Note : 1/5


Gaumont 1966 Michel Boisrond, avec Frederick Stafford, Marina Vlady, Jitsuko Yoshimura, Jacques Legras…



Suite à la destruction d’une base militaire par un avion miniature, Hubert
Bonisseur de la Bath est envoyé à Tokyo, où une employée de l’ambassade
américaine a donné des secrets à un gang local. Il compte se servir d’elle pour
arrêter le gang, mais les services secrets japonais s’en mêlent…

Second et dernier OSS pour Stafford, celui-ci bénéficie de la mise en scène
dynamique de Boisrond, mais la trame immuable du genre commençait à
s’essoufler, largement dépassée par des James Bond aux moyens largement
supérieurs… Quant à l’exotisme de carte postale, il fait sourire aujourd’hui.
Un poil d’humour allège la sauce, mais la routine pointe déjà. Stafford parti
tourner « Topaz » pour Hitchcock, c’est John Gavin qui reprendra le
flambeau avant de céder la place à Luc Merenda.




Attack force



Roumanie   Royaume-Uni   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Columbia Tristar 2006 Michael Keusch, avec Steven Seagal, Lisa Lovbrand, David Kennedy…



.
En repos à Paris, l’agent secret Marshall Lawson perd toute sa nouvelle équipe
après que les « bleus » soient allés se détendre dans une boîte de
nuit. Il découvre que celle-ci est le centre de distribution du CTX, une drogue
conçue par la CIA qui transforme ses victimes en tueurs surhumains…

.
Là, on touche le fond du fond. Il est net que tout le monde a abandonné la
prétention de faire un film : les acteurs semblent plus pressés d’en finir
qu’autre chose, l’ensemble est baigné dans d’horribles tons sombres et les
cadrages ultra-serrés font cache-misère, quand au réalisateur (responsable de
l’abominable « Autoroute Racer »), tout ce qu’on peut dire, c’est
qu’il s’est pointé sur le plateau et a crié « Action ! » avant
de se rendormir. Pour le scénario, on a l’impression qu’on a mêlé ensemble une
histoire de vampires peut-être extraterrestres (La méchante du final est
appelée « Alien queen » au générique) avec un véhicule générique pour
Seagal. Inutile de dire que tout ceci n’a ni queue ni tête et méprise allègrement son public. Déprimant…




Attila le Hun



Etats-Unis d'Amérique   Lituanie  
Note : 2/5


170mn Attila Universal 2001 Dick Lowry, avec Gerard Butler, Powers Boothe, Steven Berkoff, Simonne MacKinnon, Alice Krige…



L’histoire d’Attila, qui après la mort de ses parents, prit la tête des huns et
fit trembler Rome. Le général Flavius Aetius réussit néanmoins à le gagner à la
cause de Rome…

Ce film est tellement éloigné de la réalité qu’on peut le situer à côté
d’œuvres révisionnistes comme « 300 » ou même la fantasy… (et on
passera sur le fait d’avoir un Attila bien blanc et que tout le monde parle
anglais avec l’accent British en vo…) Cela dit, ce téléfilm s’avère un peu plus
ambitieux que la moyenne, même si le manque de moyens est évident (les
« hordes » des huns se composent d’une poignée de huttes et de 50
soldats…), mais la réalisation est moins serrée qu’à l’habitude et la photo
assez belle. Si votre copine (ou copain) se contentera des pectoraux de Gerard
Butler, plus intéressant est Powers Booth et son personnage multipliant les
plans tortueux pour garder le contrôle. Cela dit, trois heures, c’est long, et
le tout aurait pu être excisé d’une heure sans problèmes. Pas vraiment mauvais,
mais difficile à recommander néanmoins…




Au nord de Chiang Mai



Australie  
Note : 0/5


North of Chiang Mai Cactus 1991 John D. Lamond, avec Sam Bottoms, Kanta Danao, Lynda Mason Green, Daniel Pilon…



.
L’homme d’affaire Michael Lucas part à Bangkok pour conclure de fructueux contrats
lorsqu’il se voit accusé d’espionnage et se retrouve en cavale en pleine Thaïlande.
Il est recueilli par une jeune femme locale, A Pun, mais il constate vite que
d’insaisissables ennemis sont toujours à sa poursuite…

.
Pour mémoire, ce film « d’aventure » oublié bien mou, façon téléfilm.
L’ensemble relève plutôt d’une vague visite touristique sur le thème « la
Thaïlande, sa culture » via une guide qui relève vite du « oui
bwana » mêlé de Harlequin jusqu’à un final cousu de fil blanc. On peut
éviter…




Au revoir, a jamais



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


120mn The long kiss goodbye TF1 Vidéo 1996 Réal : Renny Harlin, avec Geena Davis, Samuel L. Jackson, David Morse, Brian Cox…



.
Samantha Caine est une paisible institutrice de province et mère de famille,
mais elle souffre d’amnésie… jusqu’à ce que lui reviennent des souvenirs
troublants. Elle embauche Mitch Henessy, un privé minable, pour chercher à
retrouver son passé. Sam et Mitch tombent alors sur un véritable complot et
manquent de se faire tuer ! Emerge alors la véritable Sam : la tueuse Charlie
Baltimore, à la solde de la CIA. Elle seule pourra entraver le complot…

.
L’échec incompréhensible de ce film marque le début de la descente aux enfers
pour Renny Harlin, qui avait déçu avec « L’ile aux pirates » (surtout
massacré par des problèmes de production), mais ce thriller remet la barre plus
haut. C’est un bon testostérone-opéra Hollywoodien scénarisé par
l’indéboulonnable Shane « J’ai écrit L’Arme Fatale et les producteurs ont
massacré mon script » Black, avec des valeurs de production qu’on a
tendance à oublier, une bonne interprétation, un final spectaculaire à souhait
et quelques petites “piques” assez marrantes offrant un certain second degré à
l’ensemble. La transformation de Geena Davis, souris redevenant panthère — et
fière de l’être — lorsque sa vie et celle de sa fille sont menacées marque une
nouvelle évolution de l’Homo Hollywoodus, regroupant les deux clichés d’usage en une seule personne — et elle
est plus active que Jackson qui, pour une fois, est davantage la “tête” du duo.
Si l’ensemble fonctionne pour peu qu’on abandonne tout espoir de crédibilité,
c’est parce qu’on prend le temps d’établir les personnages (et Jackson est
hilarant en « privé » fatigué digne d’une Série Noire) avant de
passer aux scènes d’action qui s’enchaînent à un rythme effrené… mais ne sont
pas d’une originalité foncière (et encore une fois, les personnages courent
pour échapper à une explosion… deux fois !) Bref, un honnête film-pop-corn
qui, pour peu qu’on laisse son cerveau à l’entrée, remplit son contrat qui est
de distraire. Alors pourquoi un tel échec, qui coûta une dépression au peu
prolifique Shane Black ? Le titre ? L’affiche ? L’air du
temps ? Le mystère reste intact.




Au service secret de sa majesté



Royaume-Uni  
Note : 3/5


GB 110mn At her Majesty’s secret service MGM 1969 Peter Hunt, avec George Lazenby, Diana Rigg, Telly Savalas, Gabriele Ferzetti, Ilse Steppatt, Lois Maxwell, Bernard Lee, Desmond Llewelyn…



Après deux ans passés à chercher Blofeld, Bond reçoit une proposition d’un
riche magnat : épouser sa fille, trop peu sérieuse pour son propre
bien ! Alors que les services secrets sont sur le point de mettre un terme
à sa quête, Blofeld refait surface autour d’une clinique suisse…

Réalisé par le monteur de « Dr No », ce nouvel opus souffrit d’une
campagne négative avant sa sortie dûe au fait que Connery déclina de remettre
le smoking… ce qui ne l’empêcha pas d’être un énorme succès, contrairement à
une rumeur tenace, et de générer une nouvelle controverse chez les fans,
certains y voyant le meilleur Bond. Pour qui ne le regarde pas avec les yeux de
l’amour, l’ensemble est bien sûr très daté, avec beaucoup de dialogues et un
premier tiers à rallonge, mais introduit certains conflits et développements
inhabituels (les scènes avec Moneypenny sont un régal), mais aussi des erreurs
de continuité, puisque Bond et Blofeld se rencontraient dans « On ne vit
que deux fois » !  Rigg
est un contrepoint idéal à Bond et certainement une des meilleures « Bond
Girls » jamais vue à l’écran. Le finale se rattrape avec un déluge de
scènes d’actions inventives et péchues. Malgré un lien contractuel Lazenby
décida de ne pas remettre le couvert ; quant au personnage joué par Ilse
Steppat, il devait également revenir, mais la mort prématurée de l’actrice
changea tout. Avec un des premiers rôles à l’écran de  l’absolument fabuleuse Joanna Lumley, ce qui fait deux
actrices de « Chapeau melon et bottes de cuir » dans le même
film ! Curieusement, il n’y a pas de piste vo dans le DVD…




Autoroute Racer



Allemagne   Luxembourg  
Note : 0/5


Autobahnraser Metropolitan Filmexport 2004 Michael Keusch, avec Luke Wilkins, Niels Bruno Schmidt, Kristian Erik Kiehling…



.
Un gang de voleurs de voitures de luxe écume les autoroutes… Suite à un
carambolage qu’il a provoqué, le jeune flic Karh-Heinz Krause se retrouve à la
circulation. Il croise la route des Autoroute Racer, une bande de rebelles
organisant des courses clandestines. L’un d’entre eux lui fournira la piste des
braqueurs…

.
Alors que le cinéma allemand recommence à produire, on a jugé bon de nous
infliger en salles cet ignoble naveton fait par un vieux routier du petit
écran, suivant servilement les recettes déjà usées du film « pour
ados », repompant « Fast & Furious », « Taxi » et
tout ce qui bouge. Autant dire qu’il faut se fader une image pour clip MTV, un
scénario écrit par un mongolien sous valium, de l’humour consternant de débilité et souvent
vulgaire, des personnages abrutis, un déluge d’appareillage technologique bling-bling (Les
fabricants de portables ont dû sponsoriser ce machin, vu que les personnages ne
peuvent faire un pas sans s’en servir pour demander le mode d'emploi), des méchants bras cassés… Non, rien à
sauver de ce naufrage démago à pleurer. Insulte suprême, il n’y a pas de vostf.
C’est dire si Metropolitan croit en ce film… A éviter ! Le réalisateur s’est
reconverti dans les Seagaleries, ce qui n’est pas vraiment prendre du galon…




Backdraft



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


132mn Universal 1991 Réal: Ron Howard, avec Kurt Russell, William Baldwin, Donald Sutherland, Rebecca De Mornay, Scott Glenn, Robert de Niro, Jennifer Jason Leigh, Rebecca De Mornay…



.
Obsédé par le souvenir de son pompier de père, mort en héros, le jeune Dennis
McCaffrey suit la même route et découvre les vissicitudes de la vie de
combattant du feu tout en entretenant sa vieille rivalité avec son frère. Mais
certains incendies semblent d’origine criminelle. Le pyromane serait-il pompier
?

.
Rambo chez les pompiers ! L’idée est alléchante, ces authentiques héros du
quotidien étant rarement traités au cinéma, mais le résultat donne une grosse
mécanique propagandiste qui s’effondre sous le poids de son propre budget. Le scénario
de Gregory Widen, auteur de « Highlander » et lui-même ex-pompier, se
contentent de développer trois intrigues cliché relevant plutôt du polar (la
rivalité entre deux frères, deux couples brisés parce que le travail passe
avant la famille gnagnagna, et un politicien véreux pouvait avoir commandité
des meurtres) développées de la plus prévisible des façons. Les sentiments sont
exacerbés, les pompiers-soldats pénétrent les flammes au ralenti à tel point qu’on
s’attend à les voir tirer au M16, la vraisemblance est vite sacrifiée sur
l’autel du photogénisme Hollywoodien (quitte à se contredire !),
l’ésthétique est martiale et sans originalité et les deux interminables heures
de ce spectacle se terminent au son du clairon. Bref, c’est subtil comme une
frappe chirurgicale de B52, et ces dégoulinures finissent vite par irriter.
Surnagent De Niro dans un rôle étonnant et, surtout, la véritable star du film :
le feu, amoureusement caressé dans des scènes assez extraordinaires et traité
presque comme un être vivant (Après lecture du scénario, Jennifer Jason Leigh
aurait dit vouloir interpréter le feu, puisqu’il avait les meilleures scènes !).
On n’a jamais filmé des flammes de cette façon, mais cela ne suffit pas…




Bad boys



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


118mn 1995 Réal : Michael Bay, avec Martin Lawrence, Will Smith, Tcheky Karyo, Teresa Randle, Téa Leoni…



.
Les deux coéquipiers Mike Lowrey et Marcus Burnett sont bien dissemblables :
l’un est un célibataire fils de riches, l’autre est marié et prolo. Ils ont en
commun leur humour et leur efficacité en tant que flics. Après le vol d’un
stock d’héroïne dans les locaux même de la police, ils leur faut la retrouver
avant que tombent les sanctions. Mais Fouchet, le chef de gang, se sépare d’un
complice indélicat sous les yeux d’une jeune femme innocente ! Celle-ci demande
l’aide expresse de Mike, mais celui-ci s’est fait assomer et reste injoignable
: Marcus est donc obligé de se faire passer pour lui. Une situation qui causera
bien des tracas…

.
Un film au budget étonnamment bas (10 millions de dollars environ) qui a divisé
les spectateurs. Crétin mais distrayant pour les uns, insupportable et mal
foutu pour les autres, tout le monde est néanmoins d’accord pour reconnaître
que le premier film du futur réalisateur Parkinsonien de « Rock »
n’est guère mémorable. On mélange comédie (traduire : grimaces et dialogues
non-stop), action et décors scintillants (Même le commissariat ressemble au
Hilton !) sur une trame bancale à peine digne d’un direct-vidéo, remplie de
trous, de clichés bas de gamme et d’approximations. Quiconque supporte encore
ce style de films pourra jeter un œil à ce divertissement sans grand relief.
Historiquement parlant, il était assez rare en 1995 de voire deux héros noirs
en tête d’affiche. Bay (Qui, selon la légende, détestait le scénario de départ
et fit improviser ses acteurs pour l’améliorer) persistera dans le n’importe
quoi jusqu’à cristalliser tous les travers du cinéma actuel…




Bad Boys 2



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


2003 Michael Bay, avec Will Smith, Martin Lawrence, Jordi Molla, Peter Stormare, Theresa Randle…



.
Mike et Mark infiltrent une réunion du Ku Klux Klan qui sert de couverture à
une énorme livraison de drogue, mais la prise est décevante… Le commanditaire
Cubain, Tapia, est furieux. Les deux super-flics tentent de remonter la
filière, mais la sœur de Mark s’est infiltrée dans l’organisation…

.
Méga-budget (130 millions de dollars, treize fois plus que l’original) pour
cette suite d’un succès inattendu passé à la moulinette Bruckenheimer. Et du
coup, tous les défauts du premier opus sont exacerbés : le scénario est
aux abonnés absents, l’histoire étant souvent incompréhensible, pour mieux
asséner un maximum de bruit, d’explosions, de répliques ordurières, de gags
terrifiants de bêtise, de poursuites illisibles et de dialogues à pleurer. Will Smith joue avec une
certaine retenue, bien qu’on sente qu’il n’est là que pour les dollars ;
les autres acteurs sont fonctionnels. Personne ne se soucie de la logique la
plus élémentaire (Après une poursuite , le commissaire caricatural
précise que pas un policier n’a été tué alors que des voitures ont explosé à
l’écran…) tant qu’on abat un maximum de méchants — tous étrangers, bien sûr —
entre deux répliques débiles. Le pire, c’est que l’ensemble ne sacrifie devant
rien pour flatter les bas instincts présupposés du spectateur, telle la scène
d’une méchanceté confinant au sadisme où les deux « héros »
terrorisent un gamin de quinze ans, comble de cynisme revendiqué, ou celle où
un 4x4 gros comme la Seine et Oise détruit un bidonville sans qu’il soit
seulement fait mention des dommages collatéraux. A l’image de ses personnages
monstrueux d’égoïsmes, sans aucune morale ni empathie (loin est le temps où un
héros se sacrifiait pour la veuve et l’orphelin, ici, il les laisserait
massacrer pour pouvoir balancer sa chtite réplique qui tue), uniquement
préoccupés par la frime et avoir l’air « cool », de préférence au
détriment des plus faibles. Bref, l’équivalent cinématographique du beauf
décérébré d’en bas de chez vous frimant au maximum avec sa grosse voiture et
ses bagouzes bling-bling. Beurk. Ce n’est qu’un film, dira-t-on, mais si l’art
est censé représenter son époque, on est en droit de se demander ce que, dans
vingt ans, on pensera de la nôtre, capable d’engendrer de tels monstres…




Bad Company



Etats-Unis d'Amérique   Ex Tchécoslovaquie  
Note : 0/5


125mn 125mn Touchstone 2002 Joel Schumacher, avec Chris Rock, Anthony Hopkins, Peter Stormare, Gabriel Macht…



.
L'agent de la CIA Kevin Hayes est tué alors qu'il devait récupérer une bombe
atomique vendue par un trafiquant Russe. Or Kevin avait un frère jumeau, Jake,
un raté vivant d'expédients… L'agent Gaylord Oakes doit le transformer en Kevin
pour qu'il accomplisse sa mission à Prague…

.
70 millions de dollars pour un film au scénario aussi abracadabrant, il faut le
faire ! Improbabilités, illogismes, trous dans l'histoire (une fusillade
gratuite dans un hôtel n'est jamais justifiée), tout y est. Par exemple, on a
du mal à croire que l’amie de l’agent assassiné puisse surgir d’un coup sans
que le personnage de Rock soit au courant — et ce pour disparaître aussitôt de
l’intrigue ! De plus, il est net qu'on hésite sans cesse entre film
sérieux et comédie, ce qui fait que l’humour survient de façon particulièrement
incongrue et enlève toute logique au personnage de Chris Rock (Et l’usage de
stéréotypes ethniques finit par agacer). Justement, dans ses scènes
"sérieuses", celui-ci est fort convaincant et enlève un peu de son
aspect clichéeux au personnage ; mais cela ne suffit pas à faire oublier ce
scénario-dentelle où un rebondissement à la fin de la seconde partie réussit à
contredire tout ce qui a précédé… Hopkins a l'air de souffrir le martyre tout
au long du film. Résultat : un bide sanglant bien mérité pour ce
direct-vidéo gonflé. A éviter…




Ballistic



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 0/5


Ballistic : Ecks vs. Sever TF1 2002 Kaos (Wich Kaosayananda), avec Antonio Banderas, Lucy Liu, Gregg Henry, Ray Park, Talisa Soto…



.
Le FBI rappelle au service l’agent du FBI Jeremy Ecks sur la promesse de
retrouver sa femme, qu’il croit morte depuis 7 ans : Robert Gant, un caïd
international, a volé le prototype d’une arme secrète simulant une crise
cardiaque chez sa victime. Ecks est envoyé à la recherche de son fils, enlevé
par une inconnue. Il découvre qu’elle est une ancienne agente, Sever, et que
Gant a causé la mort de sa famille à elle…

.
Bide sanglant pour cette grosse production à 70 millions de dollars le bout qui
a attendu deux ans pour être distribuée à la sauvette et même en direct-vidéo
dans plusieurs pays. Et en effet, ce film accumule les tares : le scénario
est certainement le plus mauvais depuis « Bad Company », compliquant
jusqu’à l’absurde une intrigue qui, à la base, n’est qu’un prétexte à un
maximum de bastons, d’explosions et de poursuites plus digne d’un Hollywood Night, se passant dans un Vancouver déserté ou apparemment, des agents
Américains peuvent mettre la ville à feu et à sang sans que personne n’y trouve
à redire. Entre autres absurdités, Banderas jour un agent ayant sombré dans
l’alcool, mais qui repasse à l’action sans avoir rien perdu de ces
capacités ; quand à l’idée « cool » de l’arme du méchant (un
nanorobot injecté dans le sang de la victime provoquant une crise cardiaque),
on doute que ce soit un grand succès commercial : si on arrive à approcher
assez près de la victime désignée, pourquoi employer un gadget coûteux et
compliqué plutôt qu’une balle ou un dard empoisonné ? La réalisation est à
la fois bateau (Les cascades évoquent des direct-vidéos standards) et
prétentieuse avec un déluge de ralentis. Et on ne comptera pas les illogismes,
invraisemblances, incohérences, etc… Les acteurs méritent décidément
mieux ! Le réalisateur Thaïlandais n’avait à son actif qu’un film dans son
pays, « Fah », qui n’a pas bonne réputation non plus…




Banco à Bangkok pour OSS 117



France   Italie  
Note : 0/5


112mn Gaumont 1964 André Hunebelle, avec Kerwin Matthews, Robert Hossein, Dominique Wilms, Pier Angeli, Henri Virlojeux…



Lorsque des rats inoculant la peste sont
découverts dans plusieurs grandes villes, Hubert Bonisseur de la Bath part à
Bangkok, où une organisation pharmaceutique cache une société secrète…



L’espionnage de papa a bien vieilli, avec ses
schémas immuables à base d’espions tirés à quatre épingles, d’exotisme de
bazar, de savants fous et de complots diaboliques. D’autant que les OSS 117,
tirés des nanars littéraires de Jean Bruce, n’ont pas d’autre vocation qu’à être
des ersatzs fauchés (enfin, pas autant que les homologues italiens) de James
Bond. Pour ce deuxième effort après « OSS 117 se déchaîne », la
couleur arrive, mais à part une ou deux scènes d’action, même la réalisation de
Hunebelle ne peut sauver ce scénar générique bourré de facilités (OSS 117
semble s’en tirer plus par une chance insolente que par ses capacités !),
et mêle l’armada d’époque — les gadgets datés, dont une machine à laver le
cerveau — mais qui mets sur pied les tropes qui seront déclinés à l’infini dans
les films de ce style. Matthews et correct, mais Hossein n’a pas l’air très
convaincu en méchant…Malgré son rythme lent (la version US amputera le métrage
de presque 30mn !), le résultat fut un carton international, engendrant
d’autres aventures d’OSS 117 (suivant : « Furia à Bahia pour OSS
117 ») Avec une brève présentation par Wilms, qui semble regretter les
détours de sa carrière avortée, les délicieuses actualités d’époque et un bref
docu sur Hunebelle, alors presque septuagénaire.




Bang Rajan



Thaïlande  
Note : 3/5


112mn EuropaCorp 2000 Tanit Jitnukul, avec Jaran Ngamdee, Winai Kraibutr, Bin Bunluerit…



.
1763. Le roi de Birmanie Mang Ra mets au pas les états rebelles et attaque
Ayuthaya. Or un petit village résiste avec bravoure aux armées : Bang
Rajan entre dans la légende. Après la mort de son épouse, Jan devient le plus
féroce des défenseurs et peu à peu, vire au chef de guerre unifiant d’autres
villages dans la lutte…

.
Une épopée historique mettant l’accent sur une époque peu connue de notre Occident
et qui fit une impressionnante tournée de festivals ! Le point fort de ce
film est l’excellente réalisation qui évoque parfois le Kurosawa de « Ran »
et rend l’ensemble moins lourdingue qu’un « Musa », par exemple. Mais
si les scènes de batailles sont prenantes, on se perd parfois entre les
personnages, tous (court) vêtus de la même façon, et les actions, d’autant que
les flashes-backs ne sont pas toujours évidents. Très noire, la fin patriotique
en diable n’évite pas quelques clichés mélodramatiques. C’est néanmoins à voir
dans la quête d’un cinéma différent et exotique. Mine de rien, la méchante
EuropaCorps de l’ogre Besson fait un bon travail de prospection du côté du
cinoche Asiatique…




Bang Rajan II, le sacrifice des guerriers



Thaïlande  
Note : 1/5


127mn Bang Rajan 2 Emylia 2010 Tanit Jitnukul, avec Puri Hiranyapluek, Chatchai Plengpanich, Paradorn Schrichapan…



L’héroïque village de Bang Rajan a été vaincu, mais une petite bande de
guerriers déterminés harcèle toujours l’envahisseur Birman. Leur seule chance
est d’unifier les différents clans contre l’ennemi commun — mais aussi de
survivre…

.
Curieuse idée que de faire une suite dix ans plus tard… Surtout que le premier
opus était certes nouveau en 2000, mais depuis, bien des épopées
patriotico-belliqueuses asiatiques se sont succédées ! Ici, on dirait que
les défauts du premier ont été suramplifiés. Après un début ultra-violent, mais
en montage trop flash et un abus de CGI, là s’installe le mélo, les discours,
la nécessité de survivre (avec des enjeux très nets : lorsqu’il faut
condamner à mort les plus gravement blessés pour sauver les valides, le tout
prend un tournant réaliste bienvenu) et des référents culturels qui passeront
au-dessus des malheureux occidentaux que nous sommes. Les quelques scènes d’action,
elles, de font attendre durant ces deux heures bien longues… Sans oublier une
image solarisée renforçant cette impression de « 300 » du pauvre.
Bref, le syndrome « suite opportuniste » a encore frappé…




Bangkok revenge



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Metropolitan Filmexport 2011 Pracha Pinkaew, avec Djimon Hounsou, Kevin Bacon, Jirantanin Pitakporntrakul…



Mercenaire échoué à Bangkok, Curtie Church est
embauché par un homme d’affaire pour éliminer le gang de trafiquants de chair
humaine qui a tué sa fille. Et pourtant, il a l’impression qu’elle est toujours
vivante… Church s’arrange pour provoquer une guerre des gangs afin d’éliminer
un maximum d’esclavagistes, mais lorsque la jeune Mae décide de lui venir en
aide, sa mission va prendre des détours inattendus…



Premier film américain du réalisateur des
« Ong Bak », celui-ci se vit à peine distribué directement en DVD
malgré des valeurs de production de cinéma… Dans une de ses rares têtes
d’affiche, Hounsoun n’est pas le problème, sa silhouette et son charisme
suffisant amplement. Non, l’ennui est un scénario aux abonnés absents :
dès le départ, les enjeux sont difficiles à comprendre (On ne voit même pas si
la fille de l’homme d’affaire est effectivement morte ou si Hounsoun est censé
la rechercher), et la suite se perd dans des trahisons qui n’en sont pas (ou
peut-être que si) au tel point qu’on finit par ne plus savoir qui tire sur qui
et pourquoi. Les scènes d’action sont réussies (si on admet que Hounsoun n’est
pas Tony Jaa), quoique notre héros semble imperméable aux balles, mais les passages
où il joue les sniper, répétées plusieurs fois, font jeu vidéo. Le dernier
tiers commence à aborder un mysticisme d’opérette difficile à avaler jusqu’à un
twist final qui, sans déflorer, plonge dans un autre genre et, a posteriori,
s’avère assez évident. Bacon, lui, semble bien s’amuser dans le rôle pourtant
cliché du magouilleur post-colonial. On reste avec des promesses et de bonnes
scènes, mais sans dépasser justement le niveau de promesses. Dommage…




Banlieue 13



France  
Note : 2/5


Fox Pathé Europa 2004 Philippe Morel, avec Cyril Raffaelli, David Belle, Tony D’Amario, Bibi Naceri…



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2013. Faute de pouvoir résoudre le problème des banlieues, l’état préfère les
entourer de murs d’isolement… Or le gang du caïd Taha dérobe une bombe à
neutrons qui risque d’exploser dans les 24 heures. On envoie le flic vedette
Damien pour la désamorcer. Il doit gagner la confiance de Leïto, un taulard qui
a un compte à régler avec Taha, lequel a enlevé sa sœur…

.
Toujours la formule Besson, avec un scénario-prétexte (pompé sur « New
York 1997 ») à un maximum d’action, comme dans les vieux
testostérone-opéra des années 80, calibré pour cibler un public djeunz
(D’ailleurs, acteurs comme réalisateurs sont plutôt jeunes, David Belle étant
le créateur du « parkour » ou course d’obstacles urbaine). Celui-ci
est plutôt à ranger du côté du « Transporteur » ou « Le baiser
mortel du dragon » : malgré un scénario rempli de trous de logique,
compensé par le montage nerveux, l’ensemble assume sans vergogne sa débilité et
base tout sur son énergie : les acteurs-cascadeurs réussissent bel et bien
des prouesses impressionnantes dignes des productions Asiatiques. Il est juste
dommage qu’on ne prenne soin de donner un embryon de personnalité aux
personnages ou de travailler les dialogues. Pas de démago puante à la
« Yamasaki », plutôt l’habituel anarchisme de droite qui veut que le
héros soit solitaire, la loi pour tous pour peu qu’on la bouscule et que les
puissants (tous blancs et, on le coupçonne, Français) soient forcément
l’ennemi. La réalisation est standard et interchangeable. Au moins, on ne
trompe pas sur la marchandise, mais on ne cherche pas non plus à en offrir
davantage que la formule standard, ce qui est un peu dommage. Plaira à qui le
film est conçu de plaire, pas plus. Fut interdit dans un cinéma de Belgique
sous le prétexte qu’il attirerait une « clientèle d’immigrés » (Comme
en leur temps les films de Bruce Lee, aujourd’hui respectabilisés), ce qui
pourrait expliquer la haine Pavlovienne des kritiks envers tout ce qui vient de
Besson. Sans commentaires…




Banlieue 13 : Ultimatum



France  
Note : 3/5


Europacorp 2009 Patrick Alessandrin, avec Cyril Raffaeli, David Belle, Daniel Duval, Elodie Yung, Philippe Torreton, Fabrice Fletzinger…



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Le super-flic Damien Tomaso vient d’arrêter un gang, mais se retrouve accusé de
détention de drogue. A-t-on cherché à l’écarter pendant qu’un gros coup se
mijotait ? Parallèlement, un groupe affilié aux services secrets assassine
des policiers et tente d’incriminer des jeunes de la Banlieue 13. Face à une
situation de plus en plus explosive, le président est poussé à détruire la
banlieue pour rétablir l’ordre. Damien appelle Leïto à la rescousse : un
ado a filmé l’assassinat des policiers et peut faire échouer le complot…

.
Gros carton pour cette suite du film de 2004, confié cette fois-ci au
réalisateur de l’immonde « Mauvais genre »… qui surprend
agréablement, ce film étant largement supérieur au premier… sauf la fin. Bien sûr, le
scénario jouant de quelques traits d’actualité (les « bavures »
filmées, une pique amusante sur l’Irak et les profiteurs de guerre) est
linéaire jusqu’à l’absurde et les dialogues souvent douloureusement bateaux,
mais du moment qu’on ne se préoccupe pas trop de logique, tout va bien. L’essentiel,
c’est les scènes d’action, et là où trop de films compensent leur manque de
technique par des raccords hystériques et une image tressautante, celles-ci
sont d’une lisibilité étonnante. La scène de combat servant de prologue est
même digne d’un film de Hong Kong de la grande époque ! Quand à la
« cité », elle est un déballage d’ethnies et de pittoresque évoquant un post-apocalyptique Italien des années 80… à tel point qu’on en regrette
que l’action s’en écarte ! L’interprétation est également inégale, avec
des « pros » comme Torreton ou Duval et des seconds rôles sacrifiés
(Fabrice Fletzinger en « Little Montana », jouissif mais pas assez exploité, et Moussa
Maaskri encore une fois sacrifié dans un rôle qui n’a même pas de nom !).
Pas d’anarchisme de droite face aux autorités incarnées par Torreton, jouant un
homme intègre balloté par les évènements et cherchant à faire de son mieux – un
politicien comme on n’en voit qu’au cinéma… Ce qui tire le film vers le bas,
c’est sa conclusion consensuelle et clichéeuse en diable, qui contredit la
logique interne du film et introduit ENCORE une leçon de morale gratuite sur
les « valeurs » de la téci (tout de même énoncée par des trafiquants,
des meurtriers et un skin nazi, ce qui nuit quelque peu à la crédibilité de la
démonstration…). Bref, il faut voir le film dans le même état d’esprit que le
premier : comme une course-poursuite de 90mn apportant sa dose
d’adrénaline et quelques scènes réellement impressionnantes, combats comme
cascades, plutôt bien réalisé selon les critères actuels. Dommage que cette
fin…




Batman Begins



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 3/5


134min Warner 2005 Christopher Nolan, avec Christian Bale, Liam Neeson, Michael Caine, Katie Holmes, Gary Oldman, Morgan Freeman…



.
Le jeune Bruce Wayne a vu tuer sous ses yeux ses parents, milliardaires et
philanthropes de Gotham City, par un braqueur. Torturé par la culpabilité, il
renonce à sa fortune et part voir le monde… Au sortir d’une geôle Chinoise, il
est récupéré par ras Al-Ghul, maître d’une organisation clandestine de ninjas.
Mais celle-ci emploie des moyens trop extrêmes pour Wayne, qui rentre à Gotham
City. Or en son absence, la ville est devenue de plus en plus corrompue. A lui
de créer un héros capable de devenir un symbole…

.
Un film qui semble avoir bénéficié du même syndrôme que
« Spiderman », comme quoi un film de super-héros un tant soit peu
adulte soit forcément génial… Pourtant, l’ensemble commence assez mal :
Liam Neeson semble se croire dans « La guerre des étoiles » et enfile
les platitudes, tandis qu’on pense au désastreux « The Shadow »…Et on
passera sur la psychologie façon Reader’s Digest. La notion de justice contre
vengeance est intéréssante, mais Wayne fait un peu héros attribué : ses
dons de combattants semblent relever de la science infuse, et on passera sur l’idéologique
qui veut qu’un seul philanthrope soit à même de faire vivre une ville entière,
laquelle s’effondre sans lui… Le film décolle lorsqu’il explique l’origine même
de Batman, développant un certain réalisme (il n’y a pas le moindre élément
surnaturel) avec des touches parfois fort justes (les rapports entre Bale et
Freeman). La fin, par contre, se lance dans la « Hollywood ending »
avec morceau de bravoure à l’appui. La vision des mgouilles autour des
entreprises Wayne prend un sel nouveau après certaine crise financière… Un film
distrayant donc et, comme les « Spiderman », avec le soin qu’on
devrait attendre d’un gros blockbuster dopé aux dollars. De là à crier au
génie…




Batman v Superman : l’aube de la justice



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


151mn Batman vs Superman : Dawn of Justice Warner 2016 Zack Snyder, avec Ben Affleck, Henry Cavill, Amy Adams, Jesse Eisenberg, Jeremy Irons, Holly Hunter, Laurence Fisher, Gal Gadot…



Le combat entre Superman et le général Zod
détruisit un bâtiment de Wayne Entreprises, faisant de nombreuses victimes. Traumatisé
par cet épisode, Wayne remet en question le rôle de Superman et le danger qu’il
peut présenter. Superman est également sur la sellette après avoir sauvé Lois Lane
lors d’une mission en en Afrique : il est accusé d’avoir provoqué un
massacre. De son côté, Clark Kent voit d’un mauvais œil la justice imposée par
Batman. Un certain Lex Luthor va attiser cette rivalité…



Ces productions ultra-friquées n’ont plus
grand-chose à voir avec des films traditionnels. Il s’agit plutôt de béhémoths
titanesques monté en épingle par une promotion tout aussi colossale, traînant
derrière eux toute une mythologie (parfois révisionniste, le début — ENCORE du sentimentalisme
post-11 septembre — est censé revenir sur le peu de cas des dommages
collatéraux lors du finale de « Man of steel »), les attentes
financières des studios, tout en devant servir de bande-annonces aux prochaines
excroissances de cet univers (Ici Wonder Woman, qui ne sert pas à grand-chose,
et une façon artificielle d’imposer les futurs membres des deux « Ligne de
justice » annoncés), le tout titubant jusqu’aux salles en traînant dans
son sillage des spectateurs-zombies qui préfèreraient crever plutôt que donner
sa chance à un produit original. Ici, il s’agit surtout du film de Batman
(décision de dernière minute paraît-il, Batman étant plus vendeur que son
homologue), et si le choix d’Affleck a fait grincer des dents, il s’avère
parfait : son Bruce Wayne est le plus sombre jamais vu, un
proto-psychopathe massacrant à tout va, sadique (il marque ses proies au fer
rouge !) et dont Batman semble être une excroissance lycanthropique symbolisant
sa rage. Superman, lui, garde un air de ravi de la crèche prenant des poses et
qu’on voit commettre des bonnes actions génériques entouré d’un halo
saint-sulpicien des fois qu’on élude les questions relatives à ses pouvoirs que
le scénario fait semblant de poser. Mais le pire est qu’on semble se moquer de
la narration les plus élémentaires à travers une mise en scène sans la moindre
vision : on se contente de sauter d’une scène à l’autre sans se soucier de
cohérence en accumulant des enjeux mal dessinés (A moment donné, Batman se
retrouve en un décor post-cataclysmique dans une scène bien trop longue pour ce
qui s’avère être un rêve : pourquoi ?) et des trous de scénarios où
des personnages détiennent des informations qu’ils ne devraient pas avoir.
Lorsque l’affrontement entre nos deux héros vient après deux heures de métrage,
il s’avère générique au possible et se termine d’une façon qui tourne au nanar.
Et que dire d’Eisenberg en Luthor/Bill Gates aux tics irritants et aux
motivations peu claires (on ignore pourquoi il veut tant que Batman et Superman
s’affrontent, et s’il croyait que Batman allait effectivement tuer Superman,
pourquoi avoir usiné une créature kryptonienne dans le seul but de le détruire
— et d’ailleurs, on se demande bien ce qu’il compte en faire ensuite…) Il
paraît que le montage de trois heures ( !) est plus cohérent, mais tout de
même…  Quant aux figures féminines,
elles sont là pour kjouer les demoiselles en détresse comme dans les années 30.
Le finale avec une créature générique évoquant un  Gollum sous stéroïde est particulièrement plat, suivi de
l’inévitable appel à une suite. On a l’impression que, dans ce film, l’homme de
la rue est la métaphore du spectateur : passif, limité à regarder dans les
coulisses ce que maquillent les héros sans jamais intervenir, sinon pour
applaudir pavlovesquement à leurs exploits au moment où on le lui dit. Ça ne
prend qu’un temps…




Benjamin Gates 2 : le livre des secrets



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


119mn National Treasure : Book of Secrets Disney 2007 Jon Turteltaub, avec Nicholas Cage, Diane Kruger, Jon Voight, Helen Mirren, Ed Harris…



.
Voilà que l’arrière grand-père de Ben Gates est accusé d’avoir trempé dans lle
meurtre d’Abraham Lincoln ! Un nommé Mitch Wilkinson le prouve en
produisant une partie du journal de l’assassin John Wilkes Booth. Ben va tenter
de prouver l’innocence de son ancêtre, ce qui va le mener à un secret bien plus
grand, celui des fameuses cités d’or Aztèques…

.
Disney étant en perte de vitesse et Cage ayant bien besoin de redorer son
blason, cette suite friquée (130 millions de dollars !) reprend exactement
tous les éléments du premier… De façon quasiment interchangeable : au lieu
de voler la constitution, il faut voir le président pour lui arracher son
secret menant à un « trésor » sorti d’un chapeau, etc. Quant au souci
de faire revenir TOUS les personnages du premier, il défie également la logique.
Mais l’histoire, ou ce qui en sert, n’est qu’un prétexte pour balancer un
maximum de scènes d’action sans trop se soucier de logique (les mobiles des
personnages sont à peine esquissés), ni véritable tension, le ton étant plutôt
décontracté. Le tout jusqu’à un finale bien improbable (une cité Aztèque sous
le Mont Rushmore ?????) qui est une décalque du premier opus. Bref, une
formule qui tient plus du plan marketing que de l’invention. Et cela a rapporté
suffisamment pour justifier un troisième, déjà en cours. Au moins, les effets
spéciaux sont impressionnants et les acteurs en roue libre semblent bien
s’amuser… Pour public peu exigeant.




Benjamin Gates et le trésor des Templiers



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


125mn National treasure Buena Vista 2004 John Turteltaub, avec Nicolas Cage, Diane Kruger, Justin Bartha, Sean Bean, John Voight, Harvey Keitel, Christopher Plummer…



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Ben Gates est le dernier d’une lignée d’aventuriers voués à découvrir un
fabuleux trésor lègué par les Templiers. Il trouve un dernier indice dans un
bateau coulé : la carte du trésor serait au dos de la déclaration
d’indépendance ! Son associé Ian Howe décide de la voler et tente de tuer
Ben qui s’y oppose. Laissé pour mort, Ben rentre et tente de convaincre les
autorités que le précieux document est menacé. Face à leur incrédulité, il
décide de le dérober lui-même…

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A priori un sous-« Aventuriers… » à gros budget de plus, ressemblance
entretenue par le titre français, signé par un réalisateur qui n’a jusque-là
pas fait d’étincelles ("Phénomène" avec Travolta), ce film fonctionne presque par l’énergie qui y est
déployée. L’histoire compte en fait deux volets : une aventure classique
et un film de « casse » à la « Mission Impossible » pour
s’approprier le document. C’est dérivatif au possible, bourré de clichés (le
prologue gnan-gnan), le personnage de Diane Kruger évoque Rachel Weisz dans
« La momie », les méchants sont forcément Etrangers (anglais en
l’occurrence), mais curieusement, le rythme du film fait passer la pilule.
Harvey Keitel et Christopher Plummer font de la figuration. Curieux de voir
qu’alors que dans les Hollywooderies habituelles genre « Tomb
Raider », des artefacts historiques précieux sont détruits sans sourciller
alors qu’ici, protéger le document de la constitution est vital ! Pour
public — familial — peu exigeant… nombreux, puisque le film a cartonné. Peut-être
par manque de films tout public non affublés de scènes scabreuses et de vannes
à base de fonctions corporelles ?




Bienvenue dans la jungle



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


The Rundown/Welcome to the jungle Columbia Tristar 2003 Peter Berg, avec Dwayne Johnson (The Rock), Seann William Scott, Rosario Dawson, Christopher Walken…



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Beck est un expert en récupération détestant les armes à feu qui rêve d’ouvrir
un restaurant… Son employeur l’envoie en une dernière mission : récupérer
son fils, Travis Alfred Walker, étudiant perdu en Amazonie. Berg le retrouve
sans mal, mais il est recherché par le caïd Hatchet, un exploiteur local. En
effet, Travis détient le secret de « el Gato », un artefact archéologique
de légende…

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Un film d’aventure archi-traditionnel, vaguement inspiré de « Midnight
Run », mêlé d’influences côté western-spaghetti, au gros budget (85
millions de dollars !) par le réalisateur de « Very Bad Things »
qui n’a pas vraiment fait d’étincelles au box-office malgré d’excellentes
critiques. Si The Rock offre une interprétation correcte, l’ensemble a du mal à
sortir du cliché — seule l’instance des personnages à ne pas se servir d’armes
est sympathique, changeant agréablement des interminables fusillades usuelles,
mais démentie lorsque les cadavres commencent à pleuvoir — , repompant des
scènes à droite et à gauche, et, une fois de plus, Sean William Scott semble
hors de son élément et le génial Cristopher Walken sous-utilisé. D’ailleurs,
Scott comme The Rock semblent avoir plus de talent pour la comédie et l’ont prouvé !
Bien monté à défaut de rythme, avec une excellente photographie, cela se laisse
regarder par un public indulgent ou nostalgiques du film d’aventure à l’ancienne…
Ou des « Aventuriers du diamant vert » qui a plus d’une similitude
thématique. Guettez l’apparition d’Arnold Schwarzenneger (totalement
improvisée) en client de bar ! « Bienvenue dans la jungle »
était un des titres originels, tout comme « Helldorado », et
« The Rundown » servit ensuite de titre à une série vidéo de
catcheurs. Peut faire passer une après-midi de pluie…




Big brother



Hong-Kong  
Note : 3/5


Hong Kong 1989 Réal : Jackie Chan, avec Jackie Chan, Anita Mui, Bill Tung… Ji iji/Miracles/ Mister Canton & Lady Rose / Canton Godfather René Château/Seven7



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Un jeune Cantonais, Kuo (Jackie dans la v.f. !) arrive à Hong Kong et se fait
escroquer ses derniers sous… il achète une rose porte-bonheur à une vendeuse
ambulante, Madame Rose, et le miracle se produit ! Kuo se retrouve pris dans
une fusillade et sauve le boss du gang des Tigres qui, contre toute attente,
désigne Kuo comme son successeur à la tête de ses affaires ! Il va donc prouver
sa valeur puis, adopté par les gangsters, tenter de tempérer leur brutalité
tout en courtisant Madame Rose. Jusqu’au jour où…



.
Chan rend hommage à ses maîtres avec ce remake du « Lady for a day »
de Capra ; et d’après sa biographie, ce film reste son préféré. Cette
comédie policière offre une jolie recréation historique, la mise en scène de
Chan a pris de l’élégance et se permet quelques mouvements assez audacieux.
Grosse production oblige, on trouve des centaines de figurants plus la crème
des seconds couteaux du cinéma Hong Kongais, aidés par la resplendissante Anita
Mui, aujourd’hui décédée. Ce film naïf et délicieux, même s’il souffre de l’excellence
de son modèle, prendrait certainement sa pleine mesure sur grand écran… A noter
que la version distribuée en Occident est dotée d’un montage plus nerveux que
la version d’origine, qui faisait plus de deux heures, et que le DVD de chez
Seven7 prétend restaurer. Nos enquêteurs sont sur la piste.




Black Book



Pays-Bas   Allemagne   Belgique  
Note : 3/5


135mn Zwartboek Pathé 2006 Paul Verhoeven, avec Clarice Van Houten, Thom Hoffman, Sebastian Koch…



. Au
début de la seconde guerre mondiale, Rachel Stein, une jeune juive, est cachée
par une famille Hollandaise, mais celle-ci est massacrée lors d’un
bombardement. Elle rejoint alors un groupe de résistants et infiltre la Gestapo
locale. Tiendront-ils jusqu’à la fin de la guerre ?

.
Retour au sources pour Paul Verhoeven, tant dans son pays d’origine qu’à des
thèmes pré-Hollywoodiens, puisque le récit fut composé comme une extrapolation
de son « Soldier of Orange »… qu’il mit trente ans à monter.
Peut-être est-ce pour cela que la film ressemble à une saga mélodramatique sur
fonds de seconde guerre mondiale des années 70 ? Entre les résistants, les
coups de main et les rebondissements, l’impression est celle d’un retour en
arrière, aidé par la photographie très criarde (aux couleurs de la Hollande,
pourrait-on dire) et un budget confortable (16 millions d’euros, en, faisant le
film hollandais le plus cher de tous les temps) permettant une reconstitution
soignée. Trop soignée même, car malgré les efforts des acteurs, l’ensemble fait
parfois livre d’images, tant les clichés du genre sont respectés ; et tout
à son souci de divertir à tout prix, certains détours de l’histoire sont un peu
tirés par les cheveux. Toujours aussi misanthrope, Verhoeven n’oublie pas ses
thèmes préférés : dans ce monde impitoyable, le sexe n’est qu’une arme et
certaines scènes un rien scabreuses peuvent surprendre dans un tel contexte. A
boire et à manger donc, mais l’un dans l’autre, cette recréation rétro un peu
longuette est plutôt agréable jusqu’à une conclusion en demi-teinte.




Black Cobra



Italie  
Note : 0/5


Detective Malone/Back Cobra 4 Cactus 1991 Bob Colin (Umberto Lenzi), avec Fred Williamson, Karl Landgren (Bruno Bilota), Bobby Rhodes…



Lorsqu’un savant informaticien est enlevé par un groupe terroriste, le policier
Jackson fait appel à son vieil ami Malone…

Ceux qui espéraient tomber sur le « Black Cobra » de Stelvio Massi,
dur à trouver depuis la cassette Sunset Video, en seront pour leurs
frais : il s’agit en fait que 4ème opus, tout aussi rare… Mais
on n’y gagne guère au change. On n’avait pas vu ça depuis « Raptor »
(usiné avec des chutes des trois « Carnosaur ») : cette fausse
suite se déroule sans Williamson, avec des scènes entières venues des opus 2 et
3 caviardées sur une vague trame ! Procédé haïssable, d’autant que le tout
devient vite incohérent, peu servi par une musique pouet-pouet décalé. Qui pis
est, l’image très laide sent le transfert VHS de Xième génération… On comprend
que Lenzi ait pris un pseudo. Pour curieux pervers uniquement !




Black Dawn



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Columbia Tristar 2005 Alexander Gruszynski, avec Steven Seagal, Tamara Davies, John Piper Ferguson…



Jonathan Cold est de retour, cette fois pour libérer de prison James Donovan,
frère de Michael. Or celui-ci s’apprête à vendre une bombe atomique à un groupe
de terroristes Tchétchènes désireux d’atomiser Los Angeles. Mais une agente de
la CIA, Amanda Stuart, les surveille. Lorsqu’elle est capturée, Cold doit
casser sa couverture pour l’aider ; c’est le début d’une longue poursuite…



« L’affaire van Haken » est de l’avis général le pire film de
Seagal : il est donc d’une logique imparable d’en faire une suite…
Largement supérieure ! Certes, ce n’est pas un exploit et vu la nullité
des derniers Seagal, toute chose ressemblant à peu près à du cinéma bénéficie
d’un a-priori favorable, mais le réalisateur maintient une action constante et
réussit une assez belle poursuite en camion. Tout comme dans le premier film,
d’ailleurs, Cold témoigne d’un mépris souverain et peu sympathique pour les « dommages
collatéraux »… Cela dit, s’il y a un embryon de scénario, la logique est
une fois de plus la première victime du film. Pourquoi des tchétchènes
voudraient-ils détruire LA et pas Moscou ? Quelle est exactement la
mission de Cold, qui laisse vendre une bombe à des terroristes pour les
empêcher ensuite de la faire sauter ? (rassurez-vous : on ne le saura
jamais.) Les scènes ont du mal à s’enchaîner, notamment lorsqu’on finit par ne
plus savoir qui tire sur qui, et le « complot » de la CIA (On s’en
doute dès les 10 premières minutes !) ne sera jamais expliqué. La seule
scène de combat atteint des sommets : on ne voit que les bras et les
jambes du cascadeur et le tout se conclut sur un faux raccord très visible. Des
défauts typiques des films actuels de la star des années 90… Avec un making-off
très bref ou le réalisateur, généralement relégué au rôle de directeur de la
photographie, ne semble pas dupe !




Black-out



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Blackout/Midnight Heat/A.K.A. TF1 Vidéo 1996 Allan A. Goldstein, avec Brian Bosworth, Brad Dourif, Claire Varlett…



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Suite à un accident de voiture, le banquier John Gray devient amnésique… mais
il est hanté par des visions brutales liées à un gang de tueurs. Or le chef de
ceux-ci vient de s’évader…

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Du tout-venanttélévisuel réalisé par le tâcheron qui, l’année suivante, réalisera
le nullard “Virus” avec le même Bosworth (et un paquet de téléfilms.) C’est du
déjà vu ponctué de flashes-back en noir et blanc pour faire rétro, assez mal
doublé, mais les scènes d’action compétentes peuvent faire passer un soir
d’ennui. Curieusement, et toutes proportions gardées, le thème rappellera
l’ultérieur « A history of violence ».




Blast



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Pathé 1997 Albert Pyun, avec Linden Ashby, Andrew Divoff, Rutger Hauer, Kimberley Warren, Tim Thomerson…



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Durant les jeux olympiques d’Atlanta, une bande de terroristes prend en otage
une équipe de natation. Or ils tombent sur Jack Bryan, un technicien de surface
qui est en fait un ex-spécialiste en arts martiaux estropié. La véritable cible
des terroristes est en fait le président des USA…



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Un énième sous-« piège de cristal » fauché et cousu de fil blanc, où
Hauer, qui cabotine à loisir, ne fait que de la figuration en fauteuil roulant.
Pyun ne se fatigue même pas à instaurer la moindre tension, se contentant de
filmer ses personnages d’un couloir à un autre et Divoff est loin d’avoir le
charisme pour tenir son personnage qu’on voudrait un peu plus fouillé qu’à
l’ordinaire. C’est raté.




Bleu d’enfer



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


110mn Into the Blue MGM 2005 John Stockwell, avec Paul Walker, Jessica Alba, Scott Caan, Ashley Scott, John Brolin…



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Jared et Sam tentent de vivre comme plongeurs aux Bahamas en rêvant de tomber
sur un trésor. L’arrivée d’un ami New Yorkais, Bryce, et son ami Amanda les
amènent à découvrir l’épave d’un navire ancien, mais aussi un avion… Bourré de
drogue ! Tout d’abord, Jared ne veut pas s’en mêler, mais l’appât du gain
sera-t-il trop fort ?

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Certainement, cette affiche à peine digne d’un « Harlequin » a coulé
le film ! Ou est-ce le genre en soi ? Parce que ce « Bleu
d’enfer » est tout simplement un film d’aventures à l’ancienne, sans CGI
et où ce qu’accomplissent les personnages — y compris nager autour des requins
— est humainement faisable. A partir de là, on se doute à peu près du
déroulement de l’histoire qui n’évite pas les clichés, mais au moins, pour peu
développés que soient les personnages, ils évoluent au cours du récit qui
mijote quelques petites surprises au passage. La réalisation est assez
dynamique, mais les nombreuses séquences sous-marines ressemblent à un mélange
entre un « National Geographic » et une pub pour maillots de bain.
Bref, le résultat est un peu bancal : on ne se contente pas de vendre le
film en promettant Jessica Alba en maillot de bain… Mais on y retombe tout de
même ! Il s’agit tout de même d’une toute, toute petite série B faite avec
un minimum de talent et pour un résultat regardable, sans plus, un
cocktail à portée de la main…




Blood Diamonds



Allemagne   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


143mn 2006 Edward Zwick, avec Leonardo DiCaprio, Jennifer Connely, Djimon Hounsou, Kagiso Kuypers, Arnold Vosloo…



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Solomon Vandy, un humble pêcheur de Sierra Leone, est séparé de sa famille,
capturé par des rebelles et forcé de cherché des diamants. Or pendant un assaut
de l’armée régulière, il réussit à en cacher un… De nouveau libre, il
s’acocquine avec Danny Archer, un aventurier, pour retrouver le diamant et
surtout sa famille. Mais son fils Dia, endoctriné par les rebelles, est devenu
un enfant soldat…

.
Gros échec pour cette superproduction de 100 millions de dollars : l’été
2006, le public refusait obstinément tout film avec un cerveau et n’avait
aucune envie de voir des enfants tueurs et des trafics orchestrés par
l’Occident… Zwick a souvent tendance à traiter de façon ambiguë des sujets
« chauds » (Voir « Couvre-feu ») : ici, son portrait
de l’Afrique pourra faire tiquer, surtout que classiquement, dans ces films
conscientisés, le blanc est toujours le plus fort et  tue de sang froid les  « méchants » attribués (généralement noirs), même s’il est aussi peu
recommandable qu’Archer. Pourtant, ce
film d’aventures très classique (Un trésor à récupérer dans un pays en guerre)
ne manque pas d’attrait, à commencer par l’interprétation de premier ordre (y
compris Kagiso Kuyper dans un rôle difficile), plus cette impression de chaos généralisé
renforcée par la beauté des paysages naturels. Loin d’être une thèse, le film
est aussi bourré de scènes d’action détonantes et de tous les ingrédients du
film d’aventure. Mais à plus de deux heures, l’ensemble est un peu longuet, les
dialogues sont parfois grandiloquents et la fin sombre dans le sentimentalisme.
Question profondeur, « Lord of war » va mille fois plus loin, et
mieux. Reste un honnête spectacle Hollywoodien somme toute très classique…




Blue



Corée du Sud  
Note : 1/5


GSCTV 2003 Lee Jung-Gook, avec Hyeon-jun Shin, Eun-Kyung Shin, Yeong-Ho Kim…



.
Kim Jun et Lee Taehyun sont amis d’enfance ; ensemble, ils s’engagent dans
la marine Coréenne et rejoignent une unité de secours en mer. Mais la belle
Su-Jin, leur supérieur, s’interposera entre les deux amis lorsqu’elle choisira
Jun. C’est alors qu’ils reçoivent une mission cruciale : récupérer un
missile nucléaire englouti…

.
Le cinéma Coréen a souvent le tort de s’aligner sur les canons Anglo-Saxons,
mais là… Il s’agit somme toute d’une énième décalque de « Top Gun » —
mais sous les mers — avec un triangle amoureux à base d’amitié virile qu’on
croyait définitivement enterrée depuis « Pearl Harbour ». Qui plus
est, le film ne cesse de changer de focus, passant de la fraternité des marins
– l’aspect le plus réussi – à une quête vite oubliée pour repartir dans les
grands sentiments avant de finir sur une mission de secours spectaculaire.
Malgré le gros budget, la réalisation traduit cette absence de cap et reste en
surface (si on ose dire). Inutile de dire que l’ensemble est militariste en
diable… Uniquement pour les inconditionnels de l’aventure marine.




Body cop



Canada  
Note : 0/5


Mask of Death TF1 1995 David Mitchell, avec Lorenzo Lamas, Rae Dawn Chong, Billy Dee Williams…



.
Le trafiquant Lyle Mason, qui fricote avec la mafia Russe, tombe dans un piège
du FBI : avec son bras droit Frank Delillo, ils s’échappent en hors-bord pour
échouer sur une plage… où se trouvent le flic McKenna et sa coéquipière
Cassandra Turner ! McKenna est blessé, son épouse et l’ami de Cassandra tués
par les trafiquants. Mais Mason y laisse également la vie… à l’hôpital, le FBI
remarque la ressemblance entre McKenna et Mason et le décide à prendre
l’identité de Mason. Le but : récupérer une micropuce essentielle à la sécurité
du pays, détenue par Delillo…

.
Une intrigue cousue de fil blanc pour ce thriller sans relief que
"volte/face" (Pourtant ultérieur) finit d’enterrer. Péripéties et
mise en scène sont convenues du début à la fin, le rythme est languissant et le
personnage de Lamas agit de façon irrationnelle, provoquant la mort d’innocents
sans raisons valables. Même les amateurs d’action décérébrée risquent d’être
déçus. En plus, la duplication est médiocre ! Télévisé sous le titre "Le
visage du danger" ; a priori, pas de DVD répertorié, il faudra
attendre un passage sur les chaînes…




Bodyguard



Thaïlande  
Note : 1/5


The Bodyguard Elephant 2004 Panna Rittikrai & Petchtai Wongkamlao, avec Petchtai Wongkamlao, Piphat Apiraktakorn, Pumwaree Yodkamoi…



.
Malgré tous ses efforts, le garde du corps Wong Kom ne peut empêcher
l’assassinat spectaculaire de son patron… Mais lorsque son fils, lui-même
recherché par les tueurs, se perd dans un bidonville, Wong part à sa recherche…

.
Jaa tombé dans l’enfer du direct-DVD ? Pas vraiment, car son nom sur la
jaquette est une arnaque : inutile d’attendre le héros d’ « Ong
bak », il n’a droit qu’à une apparition-clin d’œil (Y compris le classique
« tu te trompe de film ! ») de trente secondes ! La vedette
est Wongkamlao, second rôle d’ « Ong Bak » (et présentateur TV réputé
dans son pays) dans le rôle titre. Donc, si on passe sur cette arnaque, on
tombe sur un film qui ne cesse d’osciller entre action et parodie, comme un
parent pauvre de Jackie Chan. Les clins d’œil abondent d’ailleurs, tant à Chan
qu’à John Woo (beaucoup d’hommes en costume noir tirant au ralenti) que tout le
néo-polar Hong Kongais. L’ennui, c’est que les canons de celui-ci ont bien
vieilli, devenant leur propre parodie à force d’encombrer les direct-vidéo des
années 90 ! Un développement romantique incongru ralentit le film, mais
instaure une certaine dimension sociale (le fils de milliardaire découvrant la
pauvreté). Ce qui sauve presque le film, c’est son usage immodéré de gags
loufoques, souvent joyeusement gratuits, telle l’intrusion d’un nain tabasseur
de femmes ou un des truands s’exprimant soudain par des cris incohérents sans
que rien ne le justifie, et parfois d’une cruauté toute Asiatique. Si un film
ou un homme de main muet ne cessant de se faire rabrouer par son boss pour ses
tenues vestimentaires (dont un costume de catcheur…) se plaint au final en une
longue tirade que le réalisateur 
ne lui a laissé que trois malheureuses répliques vous attire, vous
pouvez tenter l’aventure ; et côté exotisme, le film est ancré dans les
coutumes Thaïlandaises. Mais la tromperie sur la marchandise est dure à
digérer… Il existe une suite, encore inédite.




Bodyguards and assassins



Chine   Hong-Kong  
Note : 2/5


138mn Shi yue wei cheng Metropolitan 2009 Teddy Chan, avec Donnie Yen, Leon Lai, Tony Leung Kar Fai, Nicholas Tse, Eric Tsang, Yuequi Wang, Hu Jun…



.
1905. Le dissident Sun Yat-sen doit se rendre à Hong Kong pour planifier la
révolution à venir qui doit balayer le pouvoir impérial. Alors que l’heure de
la visite approche, l’homme d’affaire Li doit composer avec son fils, rallié à
la révolution, et composer une équipe disparate de gardes du corps. Au moment
crucial, chacun doit choisir son camp…

.
Une chose est certaine : ce film est un régal pour les yeux, avec une
reconstitution historique parfaite et des qualités de production à tomber par
terre. Il est également boursouflé, démesuré, et à force d’insister sur les
valeurs morales du sacrifice patriotique, n’échappe pas à la prétention. En
guise de « film d’aventure » promis, la première heure est composée
de la préparation du jour J ; mais la multiplicité des intervenants et la
nécessité de fournir SA scène à chacun des acteurs, parfois dans de simples
caméos (Simon Yam), fait qu’il est difficile de se focaliser sur un ou
plusieurs personnages. Comme tout est filmé sur le même ton, l’histoire devient
vite confuse, et une première scène d’action moche, avec des jets de sang en
CGI affreux, fait craindre le pire… D’autant qu’il faut bien le reconnaître,
nos yeux d’occidentaux ont parfois du mal à distinguer un personnage d’un
autre ! Quant à Donnie Yen, pourtant en haut de l’affiche, il est
sous-exploité face à l’impressionnant Hu Jun. La dernière heure offre enfin son
comptant de scènes d’action, mais elles se contentent de s’enfiler l’une après
l’autre selon, une fois de plus,  la nécessité d’offrir SON morceau de bravoure à chaque
personnage (ponctué d’une « rubrique nécrologique » !) et
n’impliquent jamais vraiment le spectateur. Reste un beau livre d’images au
sujet grave, mais qui sonne le creux…




Bons baisers de Russie



Royaume-Uni  
Note : 3/5


115mn Metro Goldwyn Mayer 1963 Terence Young, avec Sean Connery, Daniela Bianchi, Pedro Armendàriz, Robert Shaw, Bernard Lee, Lois Maxwell, Martine Beswick, Desmond Llewelyn, Lotte Lenya…



Bond
est appellé à Istanbul, où Tatiana Romanova, un ex-agente soviétique, promet de
lui donner un appareil de décodage, le Lektor. Or elle est manipulée par le
SPECTRE qui entend pousser Anglais et Russes à l’affrontement, tuer Bond pour
venger le Dr No et s’emparer du Lektor…



Suite
directe de « Dr. No », ce deuxième épisode se rapproche du Bond
cinématographique qu’on connaît (tout en s’éloignant du personnage
littéraire) : les gadgets, Blofeld et Q font leur apparition, la musique
de John Barry est éblouissante, et l’action est plus présente, avec une grande
fusillade et un finale tonitruant, le tout tourné non point en studio, mais sur
place, ce qui restait inhabituel à l’époque. Cette fois, les
« méchants » sont dûment haïssables, Armendàriz dans son dernier rôle
est un « sidekick » valable et Daniela Bianchi une des meilleures
« Bond Girls ». Connery peut prendre le personnage à bras-le-corps et
lui rajouter un certain cynisme latent qui surprend à l’époque où les héros se
devaient d’être 100% pur porc. Comme le genre le veut, le scénario est une fuite
en avant constante ponctuée de scènes à faire, souvent bien vue (l’utilisation ironique
d’une affiche de cinéma dans une scène particulièrement bien composée) aux
péripéties parfois arbitraires. Sean Connery et Lois Maxwell ont déclaré
officiellement que ce deuxième opus est leur préféré de la série, ils ne sont
pas les seuls…




Born to fight



Thaïlande  
Note : 3/5


Kerd ma lui Studio Canal+ 2004 Panna Rittikrai, avec Chupong Changprung (Dan Chupong), Nappon Gomarachun, Santisuk Promisiri…



.
L’agent Daew des forces spéciales réussit la capture spectaculaire d’un
dangereux trafiquant, le général Yang, mais au sacrifice de son supérieur… Il
accompagne sa sœur et son groupe sportif en mission caritative dans un petit
village. Mais soudain, une troupe paramilitaire investit les lieux ! Ils
prennent les villageois en otage et demandent la libération de Yang. Mais ils
entendent aussi lâcher un missile nucléaire sur Bangkok !

.
Un film qui n’a pas remporté l’incroyable succès de « Ong
Bak » : peut-être parce que la filiation est mince ? Chupong
n’était que figurant dans « Ong Bak », Rittikrai chorégraphe, il n’y
a pas de véritable protagoniste principal et il s’agit plus d’un film d’action
où les armes parlent davantage que les arts martiaux. Le choix est bien
différent, avec une image crue presque « cinéma-vérité » qui renforce
la crédibilité de l’ensemble. Les personnages ne sont qu’esquissés, mais la
vedette est avant tout les cascades ahurissantes : d’un clin d’œil à
« Police story » au prologue jusqu’à des scènes repoussant les
limites de l’impossible (un combattant unijambiste loin d’être manchot, une
fillette vengeresse affrontant un des guerillero…), le métrage offre un final
en forme d’action non-stop telle qu’on n’en avait jamais vu depuis « A toute
épreuve » ! La violence est spectaculaire, mais moins esthétisante
que chez Woo, correspondant au propos du film soulignant plutôt la folie des
hommes. Quelques références prouvent que le tout visait aussi un public
« local » plus que l’exportation. Un brin naïf, gentiment cocardier,
voici un témoignage prouvant que le cinéma-bis n’est pas totalement mort… Une
curiosité. Selon la tradition, le générique montre des « chutes » de
cascades aussi impressionnantes que les cascades elles-même !




Breakaway



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Breakaway/Christmas Rush Gaumont Columbia Tristar 2002 Charles Robert Carner, avec Dean Cain, Erika Eleniak, Eric Roberts…



.
Dans un centre commercial, un soir de Noël, un ancien gangster obligé de
reprendre du service afin de payer l’opération de son fils investit les lieux
pour vider les coffres… Mais un policier suspendu va déjouer ses plans…

.
Encore une décalque de "Piège de Cristal", comme à la grande époque
de la vidéo-baston ! Ce téléfilm a pourtant de bonnes qualités de production et
s'avère bien réalisé, avec un souci de présenter des "méchants"
pittoresques, et il est toujours agréable de retrouver Eric Roberts. Quelques
violoneries trahissent néanmoins son origine télévisuelle. Pour public peu
exigeant, désireux de se venger d'avoir souffert les courses de noël…




Breaker breaker



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Breaker ! Breaker ! Initial /ESI 1977 Don Hulette, avec Chuck Norris, George Murdock, Terry O’Connor, Jack Nance…



.
Une série B vieillie, fauchée, moche et mal foutue, mais qui a le mérite
d’introduire pour la première fois Carlos Ray, alias Chuck Norris, dans son
premier grand rôle ! Ex-champion 
de karaté, il fit ses premières armes dans “La fureur du dragon” en
1973, où il affrontait Bruce Lee dans les ruines du Colisée, et se fit
entraîneur attitré de stars comme James Coburn ou Steve Mc Queen avant de
devenir un symbole de l’ère Reagan — à laquelle il ne survivra guère, sinon via
une reconversion télévisuelle qui permettra à votre petit frère de découvrir le
(ta-dah !) « Walker Texas Ranger ». Il tournera trois (!)
long-métrages en 1979 et n’arrêtera plus. Et ce film ? Bof. L’ensemble est
amateur au possible, suit un schéma déjà éculé à l’époque et semble se dérouler
dans une attraction Westernienne  à
touristes plus que dans un vrai village, et ces histoires de CB font quasiment
préhistorique à l’ère des Blackberry. Avec Jack Nance, héros de
« Eraserhead » la même année et qui apparut dans presque tous les
films de David Lynch (sauf « « Elephant Man ») avant sa mort en
1996, « Lost Highway » étant posthume ! Réédité à prix plancher
par Initial en cassette sous le titre : TRUCKS, le titre de sortie en salles et
sur certaines cassettes étant « Les casseurs », et en dévédé par ESI.




Brick Mansions



Canada   France  
Note : 0/5


EuropaCorp 2014 Camille Delamarre, avec Paul Walker, David Belle, RZA, Gouchy boy, Catalina Denis, Ayisha Issa…



Un policier de Detroit doit faire alliance avec un justicier pour récupérer une
bombe volée par un dealer résidant dans un quartier « difficile »
muré…

Un remake de « Banlieue 13 » qui ne risque guère de devenir un
plaisir coupable. Le film originel est loin d’être un chef d’œuvre, mais on
dirait que tous ses défauts sont accentués au lieu d’être corrigés. RZA campe
un méchant sans charisme qui passe son temps à abattre ses hommes de mains
(sans apparemment déclencher de crises de vocation…), rien n’explique le
tempérament de justicier de Lino/Belle, la scène d’introduction interminable de
Walker semble venir d’un autre film, et pire encore, le retournement final où
le méchant de service devient subitement un citoyen modèle est encore plus
grotesque que dans les originaux ! La faute n’est pas à la réalisation,
compétente dans le moule EuropaCorp, de Delamarre qui signe son premier long
métrage qui est en jeu, mais bien le scénario… A moins d’être accro aux
cabrioles toujours impressionnantes de Belle ou de vouloir voir cachetonner des
rappeurs sur le retour, ça peut s’éviter…




Broken Arrow



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


108mn Fox 1995 Réal : John Woo, avec Christian Slater, John Travolta, Samantha Mathis, Delroy Lindo, Howie Long…



.
Vic Deakins et Riley Hale, deux officiers, sont chargés de convoyer un
bombardier porteur de têtes nucléaires. Mais Riley a monté un plan pour voler
les bombes et fait s’écraser l’avion ! Vic, rescapé de l’accident, part à sa
poursuite avec l’aide d’une jeune Ranger…

. L’ « Independance day » du thriller
qui, pour les fans de la première heure, était l’équivalent du meurtre du père
! Woo, lobotomisé par Hollywood et combiné au scénariste de
« Speed », offre tout ce que le cinéma de genre a de plus crétin. Militariste
à mort, macho jusqu’à l’absurde, multipliant les explosions cache-misère
(intellectuelle, car le budget est énorme – 65 millions de dollars), truffé
d’invraisemblance, ce machin n’est qu’un téléfilm pour “Hollywood Nights”
gonflé jusqu’à des absurdités budgétaires. Il est évident que le spectateur est
pris pour un débile prêt à tout avaler. Le film a fait un tabac aux USA… Et
dire que Woo a changé la face du cinéma d’action…




C.I.A. - nom de code : Alexa



-- Choix d'un pays --  
Note : 1/5


CIA - Codename : Alexa FIP/PM 1993 Joseph Mehri, avec Lorenzo Lamas, Kathleen Kinmont, O.J. Simpson, Alex Cord…



.
La tueuse Alexa est au service de Mahler, un truand mégalomane. Lorsqu'elle est
envoyée dérober une puce qui lui donnerait tout pouvoir, Alexa est capturée par
Mark Graver, agent de la CIA. Celui-ci trouve la faille de l'espionne : sa
fille, Tanya. Ainsi, Alexa accepte de se retourner contre Mahler, mais le
truand est retors…

.
Un "classique" de M6 et des "Hollywood Nights" qui a dû pas
mal rapporter à la naissante PM, la boîte de Richard Pepin et Joseph Mehri. On
connaît la formule — un max d'action, de fusillades, de bastons, de morts, plus
quelques scènes psychologiques désastreuses, le tout noyé sous les habituels
déluges bleutés ; mais Mehri, tête pensant de PM, sait faire parler la poudre
et on trouve même un scénar d'espionnage " en cours de route — même s’il s’avère
un bête repompage de « Nikita ». Lamas, le rebelle télévisuel, et
Kinmont étaient encore maris et femme — et continuèrent de tourner ensemble
après leur divorce. Fonctionnel, mais efficace. La suite est sortie en vidéo
sous le titre : "Haute trahison"




Cadence de combat



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


No holds barred Delta Vidéo 1989 Thomas J. Wright, avec Hulk Hogan, Joan Severance, Kurt Fuller, Tom "Tiny" Lister…



.
Rip est le champion de la fédération de catch affilié à une chaîne du câble,
mais son succès entraîne la jalousie d'une autre station TV… Celle-ci lance une
émission de combats sans merci pour chercher son champion. Il s'agira du
terrifiant Zeus… qui ne tarde pas à défier Rip…

.
Hulk Hogan est un bon indicateur de sympathique nanar, et celui-ci ne fait pas
exception. Le scénario est retraitable, mais c'est l'excès général qui
fonctionne : personnages caricaturaux, postures des catcheurs, humour
mongoloïde… Du nanar pur et dur. Les grimaces de Hogan et Lister sont tout un
poème en soi ! Comme quoi, rien ne vaut l'excès… Il est vrai qu’à l’époque, il
n’y avait pas de chaînes périphérique pour diffuser les comics-book colorés que
sont les représentations de la WWF… Pas de DVD répertorié sous aucun format, ce qui en fait une rareté. Hogan enchaînera avec le bide
"Suburban Commando" avant de passer au direct vidéo.




Cannonball



Etats-Unis d'Amérique   Hong-Kong  
Note : 4/5


Cannonball ! Horizon vidéo 1976 Réal : Paul Bartel, avec David Carradine, Gerrit Graham, Robert Carradine, Judy Canova, Robert Carradine…



.
La “Cannonball” est une course automobile illégale qui se déroule à travers les
USA jusqu’à New York. “Cannonball” Buckman, précédent vainqueur de l’épreuve,
remet son titre en jeu face à son ennemi mortel. Que le meilleur gagne ! Sauf
qu’un truand marron a engagé des hommes de main pour saboter la course.…

.
Avant « Mad Max », voilà ce qui était le meilleur film sur la folie
automobile. Tous les amateurs de belles mécaniques se doivent de voir cet opus
au ton plutôt bon enfant, bourré d’un humour libertaire assez salutaire de nos
jours où le moindre excès de vitesse semble être considéré comme un crime
contre l’humanité — ton léger certe, mais qui se termine par un monstrueux
carambolage d’innocents qui, de par sa mise en scène, contient en soi sa propre
critique de ces courses sauvages mettant en danger des innocents. Stallone, en
seconde place du générique sur les cassettes, apparaît au moins soixante
secondes en tueur à gages qui finit écrasé sous sa propre bagnole. En guise de
cerise sur le gâteau, on a droit à des apparitions de Martin Scorcese en
maffioso, mais aussi Roger Corman dans toute sa gloire et le tout jeune Joe
Dante ! Carradine, assisté de Stallone, reprend à peu près le même rôle du plus
parodique et futuriste « La course à la mort de l’an 2000 » (alias
« les seigneurs de la route ») tourné l’année précédente par le même
Bartel ! Malheureusement, pour un DVD, il faudra se tourner vers le région 1…




Captain America



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Empire vidéo 1990 Albert Pyun, avec Matt Salinger, Ronny Cox, Ned Beatty…



.
Les nazis ont créé un être diabolique, Crâne Rouge ; suivant le même
traitement, Steve Rogers devient Captain America. Mais Crâne Rouge l’enchaîne à
une fusée visant la Maison Blanche… Captain la dévie et il s’écrase au Pôle
Nord. C’est là qu’on le découvre congelé des années plus tard, mais Crâne Rouge
sévit toujours, secondé par sa fille…

.
Ringue ! Ce film que tous les distributeurs refusèrent à peu près partout est
un incommensurable nanar, à commencer par la tronche de cake du héros (Fils de
l’écrivain J.D. Salinger !!!!!), succèdant à l’innénarable Reb Brown dans deux
téléfilms oubliés, et la débilité des péripéties. Une production troublée, avec
un budget aux abonnés absents, n’explique pas tout : Pyun filme n’importe
comment ce n’importe quoi aux dialogues hallucinants de crétinerie débités par
des acteurs dépimés qui semblent avoir envie d’en finir au plus vite. Le
pan&scan enlève de la dimension rigolarde du film, à réserver aux
indécrottables de la série Z, et encore inédit en DVD. Arnold Schwarzenneger et
Dolph Lundgren firent des auditions pour le rôle, l’accent de Schwarzie l’ayant
disqualifié alors que Lundgren choisit « The Punisher ». Un Suédois
et un Autrichien pour jouer Captain America, quoi… Vu la mode des super-héros,
une nouvelle version maintes fois reportée est plus ou moins prévue pour 2011, auquel cas il est probable qu'un distributeur ressortira ce film inédit en DVD…




Caraibe



Canada  
Note : 1/5


Caribe Vestron Vidéo 1987 Michael Kennedy, avec John Savage, Kara Glover, Stephen McHattie…



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Helen Williams trafique des munitions en Afrique du Sud, mais des mercenaires
l'attaquent, tuent son coéquipier et volent sa cargaison. Elle tombe sur
Richardson, un agent du FBI. C'est ensemble qu'ils remonteront le fleuve…

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Premier film du pas-bon Michael Kennedy ("Talons of the eagle",
« Le scorpion rouge 2 », que de la qualité…), ce film bénéficie de
bonnes valeurs de production, mais l'histoire est désespérément linéaire avec
d'interminables balades dans des paysages superbes. L'intrusion d'un demi-fou
vivant sur une pyramide pimente l'ensemble, ainsi qu'une ou deux bonnes scènes,
mais rien de bien transcendant… De toute façon, tout le monde a oublié ce film qui resurgira peut-être un jour en DVD de supermarché…




Casino Royale



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni   Allemagne   Ex Tchécoslovaquie  
Note : 4/5


144mn MGM 2006 Martin Campbell, avec Daniel Craig, Eva Lynd, Judi Dench, Mads Mikkelsen, Isaach De Bankolé…



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Pour sa première mission après son passage en 00, James Bond doit empêcher le
Chiffre, un banquier gérant la fortune de groupes terroristes, de gagner un
tournoi de poker au fameux Casino Royale du Montenegro. Une mission qui n’ira
pas sans tribulations…

.
Un film qui a fait couler bien de l’encre avant même sa sortie ! Le
résultat fut un immense succès critique et commercial, certains prétendant même
qu’il s’agit du meilleur « Bond » de tous les temps ! En ces
temps ou Hollywood redoute tout ce qui peut ressembler à de l’intelligence, les
producteurs sont tout simplements remontés à la source, à savoir l’œuvre de
Fleming. Inutile de revenir sur l’excellence de la prestation de Daniel
Craig : loin d’un gentleman sauvant le monde entre deux tasses de thé,
celui qu’il incarne est un personnage dur, presque bestial et sans scrupule,
mais portant une fêlure profonde (suggérée par petites touches, telle la scène
où il se regarde brièvement dans un miroir) que cette même aventure ne fera
qu’agrandir. Fini les châteaux de glace et les gadgets délirants : si
l’action est bien présente (La scène d’ouverture est proprement hallucinante),
elle reste constamment réaliste, et si le monde qu’aborde Bond a les atours du
luxe, ce qui grouille dessous est peu râgoutant. Même la musique de l’excellent
ex-Soundgarden Chris Cornell mélange nouveauté (du rock au lieu des ballades
habituelles) et tradition avec son fonds orchestral. Le réalisateur de
« Golden eye » assure avec brio la transition dans ce qui n’est pas
qu’une simple substitution d’acteur, mais s’annonçait comme un véritable
redémarrage pour la saga. Hélas, « Quantum of Solace » doucha tous
les espoirs…




Centurion



Royaume-Uni  
Note : 1/5


Pathé 2010 Neil Marshall, avec Michael Fassbender, Dominic West, Olga Kurylenko, Imogen Poots…



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La neuvième légion Romaine est massacrée lors d’une embuscade des Pictes. Le
centurion Quintus Dias se retrouve à la tête d’une poignée de survivants
tentant de regagner la frontière, mais des assassins sont à leurs trousses…

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Marshall s’est fait plaisir en tournant son propre film post-cataclysmique avec
« Doomsday », là, il tourne son « Gladiator » mâtiné de
« 300 », quitte à reprendre deux acteurs du film de Zack Snyder pur
qu’on ait bien compris. Le genre de « reconstitution historique » ou
on a constamment l’impression que les guerriers vont sortir un télépone mobile,
tant il n’y a pas la moindre recherche au niveau du langage ou des attitudes.
Et puis, il ne suffit pas de filmer des jets de sang digitaux en image
solarisée pour faire un film bourrin : le fait qu’il y ait toujours un
ennemi à exécuter au moment d’introduire chaque personnage (la scène du
« cuistot » reste un monument d’absurde) relève de la pure
fainéantise scénaristique. D’autant que les scènes d’action sont relativement
rares : les personnages semblent surtout occupés à courir et courir encore
en longs plans aériens du style « Ça a marché pour « le seigneur des
anneaux », ça peut bien marcher ici », et lorsqu’ils cessent de
courir, le scénario a bien du mal à leur trouver quelque chose à faire (une
mission de sauvetage de vingt minutes débouche sur… rien), sinon s’entretuer
une fois de plus, même si au final, on a bien du mal à tenir le compte de qui
s’est fait décapiter. Reste une belle utilisation du décor, qui devient plus
présent que les personnages eux-mêmes. Les kikoo peu regardants en mal de
testostérone y trouveront peut-être leur comptant, mais malgré ses qualités
esthétiques, ce machin dérivatif frôle le nanar…




Chambre 1408



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


1408 TF1 2007 Mikael Hafström, avec John Cusack, Samuel L. Jackson, Mary McCormack, Tony Shalhoub…



Mike Enslin est un auteur d’ouvrages sur un surnaturel auquel il ne croit pas.
Mais lorsqu’il reçoit une invitation à séjourner dans la chambre 1408 d’un
hôtel new yorkais, il ignore dans quoi il s’engage…

Une adaptation de King bien meilleure que « Fenêtre secrète », alors
la dernière en date. Difficile de tenir un long métrage avec un personnage dans
un décor unique, mais John Cusack donne une interprétation démontrant qu’il est
toujours capable d’être géant (ses rares interactions avec Samuel Jackson dans
un rôle inattendu sont un régal) et Hafström relève le défi en usant d’angles
inhabituels pour faire de la chambre un personnage à part entière avec une
photographie somptueuse. L’ennui, c’est qu’après l’angoissante montée en puissance
de l’historique de la chambre, les visions sont certes saisissantes, mais la
volonté de rester tout public (merci Dimension) fait qu’elles reste bien sages,
plus basées sur la culpabilité que les délires d’un Barker. Et puis, le twist
final démolit l’éternelle question sur la nature surnaturelle ou non desdites
visions, peut-être induites par un tour de cochon du directeur. Résultat, un
film agréable et soigné, mais qui ne reste guère en mémoire. Il a par contre
fait un relatif carton. Il existe un director’s cut de 112 minutes.




Charlie et ses drôles de dames



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 3/5


Charlie's Angel Columbia Tristar 2000 McG (Joseph McGinty Nichol), avec Lucy Liu, Cameron Diaz, Drew Barrymore, Bill Murray, Tim Curry, Sam Rockwell, Kelly Lynch, LL Cool Jr…



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Natalie, Alex et Dylan travaillent pour l'agence de détectives de Bosley, leur
contact avec le mystérieux millionaire Charlie. Elles sont embauchées pour
retrouver Eric Knox, créateur de technologies informatiques. Elles suivent donc
la piste de son concurrent, Roger Corwin. En filant un homme de main, elles
retrouvent Knox ; mais le "méchant" n'est pas celui qu'on croit et a
bien d'autres objectifs…



.
Drôle de film, une immense bulle de savon à 92 millions de dollars par le
metteur en scène d'une vidéo de Korn (!). L'optique est ouvertement crétine,
voire mongoloïde, où l'énergie prime avant tout, avec un accent sur l'humour ;
mais contrairement à un "MI:2" (pas si loin dans l'esprit),
l'ensemble garde un ton bon enfant et sans prétention qui emporte l'adhésion,
d'autant que contrairement au gros fromage de Cruise, tout le monde a l'air de
s'être bien amusé et, à 98mn tapantes, on n’a pas le temps de s’ennuyer. En
effet, le mini-document montre un McG doté d'un enthousiasme digne d'un Ed Wood
en plus talentueux (plus budgétisé, diront les détracteurs…) La mise en scène,
tout en couleurs suramplifiée, semble copier dans tous les coins, de
"Matrix" à "Austin Powers" (Voir les "Batman" de
Schumacher, horreur !), jusqu'à suramplifier les tics de l'époque : ralentis,
musique omniprésente… L'interprétation est particulièrement bonne, Rockwell et
Lynch formant un duo de choc, Diaz jouant une fois de plus les blondasses, et
Bill Murray étant… Bill Murray (On regrettera que Lucy Liu soit un peu
absente.) Ce sont les transformations à vue des trois héroïnes, façon girl's
band, qui ajoutent une pointe de fantaisie… somme toute prévisible. Car ce
cinéma-pop-corn est tout de même profondément et ouvertement creux, sans esprit
ni substance et semble conçu pour ne laisser aucune impression durable au-delà
du plaisir immédiat. Dans dix ans, ce sera peut-être un sympathique nanar
témoin des excès de son époque… disais-je à l’époque, alors qu’aujourd’hui,
Hollywood ne cesse d’amplifier ses mêmes excès !




Charlie's Angels : les anges se déchaînent



-- Choix d'un pays --  
Note : 3/5


Charlie's Angels : Full Throttle Columbia Tristar 2003 McG, avec Lucy Liu, Drew Barrymore, Cameron Diaz, Matt LeBlanc, Demi Moore, Justin Theroux…



. On
a volé les disquettes d’un programme de protection des témoins ! Le voleur
entend bien le vendre au plus offrant, mettant en péril la vie de nombreux
innocents. Mais les "anges" contre-attaquent…

.
La méga-suite d'un été qui en compta de nombreuses : c'est bruyant, crétin,
boursouflé, gonflé au dollar, pas crédible pour un sou, un poil vulgaire, avec
toute les techniques filmiques post-MTV, au scénario abracadabrant, bourré
d'emprunts et de clins d’œil… Et fonctionne, tout comme le premier, grâce à
l'énergie que dégage l'ensemble et qui fait pardonner à peu près tout. Il
s'agit bien sûr d'une véritable bande promo pour les trois actrices, mais leur
bonne humeur est communicative. Donc, qui a aimé le premier ne devrait pas être
déçu… Même si le film n'a pas vraiment fait le carton attendu. La
« version intégrale » se contente de restaurer quelques plans
fugitifs jugés trop violents, mais rien de révolutionnaire.




Chasse à l’homme



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Hard Target Universal 1992 John Woo, avec Jean-Claude Van Damme, Lance Henriksen, Yancy Butler, Arnold Vosloo…



.
A la Nouvelle Orléans agit une étrange milice équipée de tout un matériel
high-tech qui semble particulièrement friande de chasse aux SDF… la fille d’une
de leurs victimes croise Chance Boudreaux, un ex-mercenaire, et elle l’engage
aussitôt. Boudreaux découvrira vite l’odieux trafic de deux ”coyotes” qui
fournissent à des chasseurs triés sur le volet des cibles humaines. Lorsque la
meute exécute l’un de ses amis, Boudreaux comprend vite qu’il est devenu le
gibier numéro un des chasseurs…

.
Un bon Van Damme qui est aussi le début de la chute pour John Woo pour ce
premier film US : face à « A toute épreuve”, dont il reprend quelques
scènes, ce film fait vraiment figure de parent pauvre. Il est certain que Woo a
dû s’effacer devant le produit Van Damme, quitte à en être fort mécontent :
certaines scènes furent d’ailleurs retournées par la production et il existe
diverses versions plus ou moins caviardées selon les pays. Quand on pense à
tous les films Américains qui ont plagié Woo, il y a de quoi râler ! Cela dit,
le fan d’arts martiaux et d’action ne sera pas déçu, et le tout montre un flair
visuel rarement vu dans le tout venant du genre : Henriksen est parfait,
Woo sait filmer Van Damme et le décor de la Nouvelle Orléans est filmé comme
une cité en proie à une lente decrépitude. Même si le résultat reste un honnête
« actionner » de base. Kurt Russell fut aussi envisagé pour le rôle
de Boudreaux.




Chasse a mort



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Bloodfist VII/Manhunt Free Dolphin 1995 Jonathan Winfrey, avec Don « The Dragon » Wilson, Jillian McWhirter, Jonathan Penner…



.
Dans un bar, Jim Turdell sauve d’une bande de brutes une jeune femme… qui lui
vole sa voiture ! En cherchant à la retrouver, il tombe sur une équipe de
policiers ripoux et se retrouve accusé de meurtre…

.
Moins d'arts martiaux et plus de polar dans cette enième version des
"Bloodfist", ces "direct vidéo" produits par Corman avec
Don "The Dragon" Wilson. L'ensemble est très routinier, mais
correctement rythmé. Le réalisateur interprète le rôle de l'agent Donovan. Quel
talent ! Jusque là inédit en DVD.




Chevalier



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 5/5


126mn A knight's tale Columbia Tristar 2001 Brian Helgeland, avec Heath Ledger, Paul Brittany, Mark Addy, Alan Tridyk, Rufus Sewell, Laura Fraser, Sharryn Sossanon…



.
Lorsque son chevalier meurt en route pour un tournoi, l’écuyer William, suivi
de ses deux acolytes, combat à sa place afin de remporter de quoi manger. Mais
sa victoire est telle qu'il décide de continuer les tournois sous le nom de sir
Ulrich von Lichtenstein. Se joint à leur épopée l’auteur Geoffrey Chaucer en
personne ! Mais William tombe amoureux de la belle dame Jocelyne… Et trouve un
ennemi, le traîtreux Comte Adhemar…

.
Après la galère de "Payback" (Dont 30% fut retourné par un autre
réalisateur), Helgeland joue la surprise avec ce genre qu'Hollywood a souvent
massacré : le film de chevalerie. Et dès le départ, il surprend par ce fameux
anachronisme qu'est l'usage d'une musique de Queen ! Il faut de l'aplomb pour
pouvoir continuer… et Helgeland n'en manque pas : par son humour, son énergie,
sa fougue, le film séduit très vite. Face aux thurérifaires du clinquant et
bruyant, la réalisation s'efface devant son propos, préférant jouer des
conventions et magnifier ses acteurs, tous fabuleux avec un accessit à Paul
Brittany et ses discours jouissifs. Dans un tel contexte, la reconstitution
médiévale en devient relativement crédible face aux grotesquitudes genre
"Lancelot"… Même ses anachronismes assumés (L'arrivée à Paris
montrant fièrement… la Tour Eiffel !) en deviennent des clins d'œil sans
prétention et des scènes casse-figure (Les retrouvailles avec le père)
fonctionnent à merveille. "Sans prétention" semble d'ailleurs être le
mot d'ordre dans cette aventure pleine de souffle. Par contre, les lettrés
apprécieront les clins d'œil à Chaucer et son œuvre… Un film qui a de la force,
du cœur et de l'esprit. Un régal.




Chungkai, le camp des survivants



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


125mn To end all wars Aquarelle 2001 David L. Cunningham, avec Ciaran McMenamin, Robert Carlyle, Kiefer Sutherland, Mark Strong, Sakae Kimura, Yugo Saso…



L’histoire vraie de prisonniers de guerre forcés de construire une ligne de
chemin de fer au nom des japonais…

Pour mémoire, ce film « de guerre » basé sur les mémoires d’Ernest
Gordon et qui se veut réaliste — bien que truffé d’anachronismes, comme de
citer la convention de Genève (écrite après la guerre) ou de parler de
« kamikazes » deux ans avant les premiers pilotes-suicides… — au
point d’insérer des documents historiques dans le métrage. Le tout commence
assez mal, donnant l’impression qu’on va voir un « torture-porn »
mené par des japonais forcément sadiques, puis le drame humain se met en place
et fonctionne assez bien — tout en tirant forcément sur les ficelles
sentimentales… L’ensemble change heureusement des bluettes
militaristo-cocardières (ne serait-ce que pour une fois, les valeureux
américains n’ont pas sauvé le monde à eux tout seuls), mais les erreurs
grossières du scénar jettent un doute sur l’authenticité des événements. Là où
le message passe le mieux, c’est lors de la dernière scène où Ernest Gordon (le
vrai) retrouve un traducteur japonais longtemps après la guerre. Une scène qui
rappelle le très daté « Furyo »… qui, lui, était une fiction.
N’empêche : quelle connerie, la guerre…




City of Fear



Canada   Royaume-Uni   Bulgarie   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Nu Image 2000 Mark Roper, avec Gary Daniels, Carol Campbell, Richard Clarkin…



Le journaliste Steve Roberts débarque à Sofia : son ami le scientifique
Charlie Venko est sur le point de faire une découverte révolutionnaire et veut
lui en laisser la primeur. Mais à son arrivée, il découvre que Venko vient de
mourir d’un accident de pêche… Or les services secrets Bulgares avaient un œil
sur son ami, et personne ne veut parler de l’accident…

Ça, un film d’action ? Il s’agit plutôt d’une enquête molle aux péripéties
et personnage rebattus ou de temps en temps surgissent des tueurs histoire de
remplir le quota de scènes d’action jusqu’à une conclusion peu convaincante.
Comme toujours, la réalisation s’ingénie à ne montrer que ce qu’il y a de plus
laid à Sofia, histoire de rappeler qu’on est chez les métèques… Même Daniels,
mieux utilisé chez feu PM entertainment, semble s’ennuyer à cent sous de
l’heure. Le fonds du fonds…




City of life and death



Chine   Hong-Kong  
Note : 4/5


133mn Nanjing ! Nanjing ! Metropolitan Filmexport 2009 Chuan Lu, avec Ye Liu, Hideo Nakaizumi, Yuanyuan Gao…



1937. Les Japonais envahissent la capitale
chinoise durant ce que l’histoire retiendra sous le nom de « Massacre de
Nankin »…



On finit par se méfier des épopées historiques chinoises
qui ont souvent le don de noyer le pauvre occidental ayant des lacunes en
histoire locale, mais là ! Dès le départ, la réalisation happe le
spectateur dans un tourbillon immersif et épique montrant bien le chaos du
combat, rejoignant en ça les grands films de guerre anti-bellicistes genre « Un
château en Suède ». De plus, on est loin d’un lourd pensum : le début
offre certainement les scènes d’action les plus prenantes depuis « Il faut
sauver le soldat Ryan » avec une gestion impressionnante des cadrages et
des mouvements de foule (plus d’un tâcheron hollywoodien pourrait s’en bouffer
les phalanges…), et pour une fois, on sait parfaitement qui est qui tout au
long de ces plus de deux heures parcourues d’un véritable souffle épique. On en
sort à bout de souffle… et déprimé, car s’il n’y a pas de complaisance (le film
serait même en-dessous de la réalité : il est documenté que deux officiers
japonais firent un concours à qui pouvait décapiter le plus de prisonniers en
un minimum de temps !), cette boucherie vue par les yeux d’un officier
japonais peu à peu saisi par l’horreur de ses propres actes et des victimes
arbitraires laisse un goût amer. Quelle connerie la guerre, il sera toujours
bon de le rappeler… Son refus du manichéisme valut d’ailleurs au film quelques problèmes
dans son pays, ce qui ne l’empêchera pas de rafler une tripotée de prix bien
mérités. Hasard du calendrier, l’Allemand « John Rabe » traitera du même
sujet vu par le personnage ici interprété par John Paisley.




Class 1984



Canada  
Note : 1/5


Class of 1984 Seven7 1982 Mark Lester, avec Perry King, Marrie Lynn Ross, Roddy McDowall, Timothy Van Patten, Michael J. Fox…



.
Rien ne va plus dans les lycées du futur, où on est obligé de procéder à des
contrôles peu efficaces pour empêcher la prolifération de la violence. Un
nouveau professeur propre sur lui, Andrew Norris, va se heurter à un gang de
quatre jeunes dirigés par un nommé Stegman contrôlant le trafic de drogue et la prostitution…

.
Difficile de croire qu’à l’époque, ce petit film ait fait sensation… Reprenant
les standards des bandes des années 50 traitant (souvent de façon naïve ou
caricaturale) de la délinquance juvénile, ce film « de vengeance » ou
d’autodéfense, comme on l’appelait à l’époque est des plus classiques, mais
cette fois-ci, le vengeur est un prof, donc un représentant de l’Ordre avec un
grand O (toujours à l’époque). On pourrait donc n’y voir qu’une simple série B
inoffensive, assez mal filmée, au scénar repompant (mal) « Orange
mécanique », avec juste une ou deux bonnes scènes (le cours à la pointe du
revolver…) et vouée à finir en fin de soirée des doubles programmes, si
l’ensemble n’avait pas des prétentions prophétiques, Lester ayant alors paradé
dans les salons en tant que spécialiste auto-proclamé de la délinquance
juvénile comme si son effort était une thèse. Sachant cela, on remarque que les
clans sont nettement tracés : les gentils BCBG (dont un Michael J. Fox
qui, à vingt ans, semblait en avoir douze !) et les méchants punkoïdes.
Quant au prof, il semble être bâti sur le même modèle de son ennemi, puisqu’il
passe par la case exclusion sans chercher le moindre dialogue (tout en
admettant le potentiel de Stegman), fort de son bon droit (au temps pour la
pédagogie) et semble également passer vite en mode violent. Faut-il procéder à
une levée de bouclier, comme la presse d’époque le fit (certains voyant en ce
film une invitation à casser du jeune, comme le prouvent les suppléments !) ?
De nos jours, on a plutôt l’impression qu’au final, la sagesse populaire se
rangerait du côté de la mère démissionnaire contre le prof forcément coupable
de tout, comme le sont ces gens-là. Autre temps, autres mœurs. On se demande ce
que fait Alice Cooper au générique, le film prônant les valeurs inverses de son
« School’s Out ». Perry King apparaîtra dans le bien meilleur
« Un tueur dans la ville » avant de se cantonner à la télévision
(sauf pour jouer le président dans « 2012 »). Peu après, Fox signait
pour un certain « Retour vers le futur » et Lester pour « Commando »…



Cliffhanger




Cliffhanger



Etats-Unis d'Amérique   France   Italie  
Note : 3/5


112mn Tristar Columbia 1993 Renny Harlin, avec Sylvester Stallone, John Lithgow, Michael Rooker, Janine Turner, Craig Fairbrass…



.
Suite à un détournement d’avion spectaculaire, trois valises contenant des
billets du trésor tombent en pleine montagne. Chacune contient une balise
permettant de les récupérer. L’avion des braqueurs doit se poser en
catastrophe. Intervient le sauveteur Gabe Walker et son collègue Al, mais ils
sont interceptés par les voleurs menés par un chef froid et hautain, Ouellen.
Ils comptent sur les deux guides pour les mener au butin…

.
Décidément, les années 90 seront marquées par l’empreinte de « Piège de
cristal » et ses suites. « Cliffhanger » est certainement le
plus réussi de tous les films suivant cet illustre modèle ; il fit d’ailleurs à
l’époque plus d’entrées en salles sur la France que les deux premiers Bruce
Willis réunis ! Sans commentaire… Ce qui fait la différence est avant tout son
décor : la montagne, que caresse amoureusement la caméra de Renny Harlin au
point d’en faire le personnage principal du film ! Car pour le reste, c’est
l’aventure pour l’aventure, toute vraisemblance et toute caractérisation des
personnages étant oubliée au profit du spectacle. Le scénario cherche surtout à
maintenir une cohésion d’ensemble à une suite de morceaux de bravoure, et pour
peu qu’on accepte de jouer le jeu, c’est tout à fait réussi. L’amateur sera
amusé de trouver Michael Rooker, le tueur de Henry, dans le rôle d’un “bon” !
Il est à noter que Tristar avait basé toute la publicité (colossale) de la
sortie en cassette sur le spectacle de la montagne plus que sur l’aspect
thriller, ce qui fait que certains spectateurs non avertis seront peut-être
choqués par les scènes très violentes qui parsément le film. Les Appenins
italiennes remplacent d’ailleurs avantageusement les Rocheuses où est censé se
situer le film. Le « Wolfgang Gullich » auquel est dédié le film est
en fait la doublure de Stallone, mort dans un accident de voiture peu après le
tournage.




Coast Guards



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


137mn The Guardian M6 2006 Andrew Davis, avec Kevin Costner, Aston Kuchner, Sela Ward, Clancy Brown…



.
Après la mort d’un coéquipier, le garde-côte Ben Randall quitte le service
actif pour entraîner de jeunes recrues. L’une d’entre elles est un jeune
champion de natation, Jake Fisher, au passé tout aussi obscur…

.
L’avantage de ce film, c’est qu’on l’a déjà vu sous un autre habillage, à
chaque fois qu’il s’agissait de glorifier une profession dont la base est de
sauver des vies. Donc, dans ce film de recrutement allongé à 137 très longues
minutes, on a : l’instructeur blessé ayant sacrifié son mariage à son
métier éduquant un jeune trop vantard (autrement dit la figure paternelle) qui
révèle son côté humain une fois le 
temps de métrage requis atteint ; la copine qui n’est qu’un repos
du guerrier (le rôle est insipide au possible) ; la bagarre de bar (hé,
oui !) ; l’amitié virile qui sent sous les bras ; le retraité de
légende reprenant du service pour une dernière mission : et une fin
mélodramatique à souhait qu’on sent venir gros comme une maison. Davis filme ça
en pro, sans sourciller, glissant au passage des ambiances automnales qu’il
semble apprécier. Dois-je dire que le tout, adjoint d’une musique pompeuse, est
d’un militarisme forcené ? Les gens qui, un jour, sauveront peut-être
votre vie ou la mienne méritent mieux que des soap-opéras gonflés à l’hélium…




Cobra



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Warner 1986, avec Sylvester Stallone, Brigitte Nielsen, Brian Thompson, Andrew Robinson, Art LaFleur…



.
Marion Cobretti, dit Cobra, est un flic spécialiste des sales boulots qu’il
préfère traiter à coups de 9mm. Sa route croise celle d’un gang d’assassins
pratiquant le meurtre gratuit, et mené par une gigantesque brute, Baddom.
Celui-ci va prendre pour cible l’amie de Cobretti ; tous deux vont partir se
réfugier à la campagne, mais les tueurs sont sur leurs traces…

.
Le public qui avait plébiscité le John Matrix de «  Commando » semble
avoir eu du mal à accepter Marion Cobretti et sa bande dessinée hallucinée, et
c’est bien dommage. En fait, le parti-pris est celui de l’excès à tout prix,
sans trop s’embarrasser de logique. Il faut voir Cobretti casser du preneur
d’otage sans quitter ses lunettes noires et en mâchouillant une allumette
!  Et cela continue : Cobretti ne
peut conduire une banale voiture, il lui faut une Mercury 1950 gonflée, à même
de traverser des rideaux de flammes (propriété de M. Stallone lui-même). Son
adversaire est une brute secondée d’une armada de psychopathes sans véritable
mobile, sinon d’être méchant. Et ainsi de suite jusqu’à un final assez
dantesque. George Pan Cosmatos sait faire prendre la mayonnaise et livrer des
scènes d’action pleines de punch. Un film certes vieilli, mais à réestimer,
enfin, toute proportion gardée ; la vidéo est là pour ça. Par contre, les pubs
déguisées pour certaine boisson gazeuse sont un peu lourdingues, tout comme une
musique très datée. Vaguement inspiré d’un roman de Paula Gosling (“Un flic pas
tellement sale” à la Série Noire), qui donna aussi le « Fair game »
de 1995, avec Alec Baldwin et Cindy Crawford ! Stallone injecta dans ce
film des idées glanées lorsqu’il devait encore jouer le rôle vedette de
« Beverly Hills Cop ». Andrew Robinson, l’ignoble Scorpio de
« L’inspecteur Harry », joue ici un policier.




Cobra



Thaïlande  
Note : 2/5


Cobra Fire/Cobra Thunderbolt Antarès/Prism 1984 Tanong Srichua, avec Sorapong Chatri, Rapeetrang Kornsakul, Krung Srivilai…



Le colonel Thep, mutilé de guerre cloué dans un fauteuil roulant, a créé un
char d’assaut révolutionnaire, le Cobra Thunderbolt. Mais une organisation de
trafiquants d’armes veut mettre la main sur le char… et n ‘hésite pas à
enlever l’épouse de Thep. Celui-ci en appelle à sa propre fille, combattante
émérite, et son ancien camarade d’armes Dick Samore, qui doit d’abord sortir de
prison. Mais lorsque l’otage est tuée lors de l’échange, Thep ne pense plus
qu’à se venger à l’aide de sa création…

Jadis édité chez Antarès Vidéo sous son titre de « Cobra Fire », ce
titre n’a droit qu’à un DVD Prism sous le titre « Cobra » avec un
générique de quatrième pour le moins fantaisiste (« avec Roger
Corman » !!!!!) et un résumé apparemment écrit par un gamin de cinq
ans… plus le titre « Rush Fire » ( ?) sur le DVD lui-même !
Il s’agit surtout d’un témoin d’une époque lointaine ou le cinéma thaïlandais
produisait majoritairement du cinoche bis pour doubles programme avec un œil
sur l’exportation. Qui pis est, ici, la vf anglicise tous les noms et une voix
off remplace parfois les dialogues ! L’ensemble reste assez rugueux, avec
une photographie laide, des seconds rôles peu convaincants et un montage
parfois aberrant où on saute de la nuit au jour sans crier gare, mais au moins,
le tout bouge bien avec quelques scènes de combats assez trépidantes jusqu’au
final un brin expéditif où intervient le fameux char. Et, pour les amateurs,
passe le frisson typique de la crudité propre au cinéma-bis…




Code Apocalypse



Russie  
Note : 3/5


Kod apokalipsisa Action et comm 2007 Vadim Shmelev, avec Anastasia Strukova, Vincent Perez, Oscar Koutchera…



.
Le chef terroriste Jafad a implanté quatre bombes dans quatre capitales. Il est
sur le point de négocier avec la CIA lorsqu’un raid détruit sa forteresse… Raid
mené par un homme connu sous le surnom de « Boucher ». Seule
survivante, Mari, une espionne Russe, obtient de lui le nom d’un banquier
français, Louis Devier, travaillant pour le Boucher. Or le code pour activer
les bombes est séparé en trois parties, chacune détenue par un agent différent
ignorant l’identité des autres…

.
Encore un film passé à la moulinette ethnocentriste, puisque ce film Russe n’a
droit qu’à une vf… On pourra rétorquer que, dans la version originale, selon le
canon, tout le monde parle Russe sans problème ! L’histoire donne dans
l’espionnage à papa revu et corrigé par les Jason Bourne avec de bonnes
qualités de production, et la réalisation emploie sans en abuser des effets à
la mode : pas originale pour un sou, mais efficace. L’histoire est
classique, mais est menée à un rythme effréné sans saute de ton ni invraisemblances
majeures et offre même quelques idées et rebondissements inattendus. Anastasia
Strukova ne remportera aucun prix d’art dramatique, mais reste convaincante
jusque dans les scènes d’action, et le personnage prend un petit supplément
d’âme en n’étant pas infaillible : il lui arrive de commettre des erreurs,
d’avoir des doutes est même de pleurer. Rien à dire, dans la morne plaine du
direct-DVD, ce film fait plutôt figure de bonne surprise et, s’il n’a pas
inventé la poudre, sait au moins la faire parler. Dommage que la vf gâche
l’exotisme…




Cold Fusion 2012



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Cold Fusion SPHE 2011 Ivan Mitov, avec Sarah Brown, Michelle Lee, Adrian Paul, William Hope…



Dans les années 70, un ovni est abattu au-dessus de la Russie. De nos jours, un
groupe secret se sert des technologies extraterrestres pour faire exploser des
bombes aux USA et en Russie. Leur but, déclencher une guerre nucléaire avec le
Moyen orient. Le général Unger a néanmoins des doutes et retrouve l’origine des
matériaux utilisés dans une usine d’Ukraine. Une agente américaine rejoint une
russe infiltrée pour découvrir ce qu’il en est…

Un tout petit film passé inaperçu, fait avec plus d’ambitions que de moyens :
le sujet instaure une certaine dose de cynisme en montrant la facilité avec
laquelle on manipule l’opinion, comme le démontre l’histoire récente. Mais
c’est bien tout : l’histoire est incohérente au possible, les agentes
secrètes font tout pour se faire remarquer, on balance un club de strip-tease
caricatural au possible, on ignore la véritable raison du
« complot », les scientifiques ne peuvent contrôler l’ovni mais ont
su en tirer des technologies révolutionnaires, etc… Plus une interprétation
souvent, hem, approximative et des CGI de jeu vidéo de seconde zone. Et bien
sûr, les Russes parlent Anglais avec un fort accent… Pour indécrottables du
nanar, et encore…




Colombiana



France  
Note : 3/5


Europacorp 2011 Olivier Mégaton, avec Zoe Saldana, Jordi Molla, Michael Vartan, Amanda Stenberg…



Toute petite, à Bogota, Cataleya a vu ses parents massacrés par un caïd local.
Elle se réfugie chez son oncle, qui à sa demande, fait d’elle une tueuse sans
scrupules. Mais en plus de ses missions, elle entreprend de régler ses comptes…

Il est en droit de se demander ce qu’on pensera d’EuropaCorp dans dix ou vingt
ans, lorsque l’hystérie des kritiks sera retombée, et son désir de faire du
film d’action rétro, sans clins d’œil ni post-modernisme, qui pourrait fort
bien être le cinéma-bis d’aujourd’hui. Avec des ratés flagrants, voire des
catatrophes (« From Paris with love ») et des réussites (enfin, dans
la mesure des ambitions limitées) comme ce film. Il ne faut donc pas attendre
la moindre originalité de cette histoire qui commença comme une suite à
« Léon » centrée sur le personnage de Natalie Portman avant de
prendre des voies détournées. Il s’agit d’une histoire de vengeance qui ne dévie
jamais un seul instant de son chemin sans trop se soucier de vraisemblance
(l’oncle tirant en pleine rue, discret comme la violette, pour « donner
une leçon » à Cataleya sans être inquiété…) ou de développer ses
personnages. Megaton n’est certes qu’un exécutant, mais qui filme avec
compétence son matériau de base comprenant quelques jolis morceaux de bravoure.
Rien d’extrordinaire, juste de quoi contenter les amateurs en mal de
testostérone…




Commando



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Warner 1985 Réal : Mark Lester, avec Arnold Schwarzenneger, Rae Dawn Chong, Vernon Welles, Alyssa Milano, Bill Duke…



.
Ancien de l’armée, le commandant Matrix a pris sa retraite et s’occupe de
l’éducation de sa fille. Mais un tyranneau sud-américain s’est mis en tête de
le faire exécuter un rival et, pour le forcer à agir, kidnappe sa fille. Matrix
est mis dans l’avion, mais s’en échappe au décollage : il dispose d’une poignée
d’heures pour découvrir qui se cache derrière la machination et libérer sa
fille.

.
Un film salué pour son humour à sa sortie. Bof, on n’est pas vraiment éclaté de
rire, et cet aspect se trouve plutôt dans les traditionnelles répliques de
Schwarzou et son côté vraiment “hénaurme”. Résultat, on ne tremble pas vraiment
pour cette mécanique bien huilée et assez datée. Le manque de pêche des scènes
d’action coule cet aspect ; côté humour, on ne va pas assez loin pour séduire.
Donc, un film un peu bancal, mais qui garde malgré tout les qualités de ces
grosses productions où l’on est loin de s’ennuyer. C’est de l’honnête cinoche
de samedi soir qui ne décevra pas les Schwarzophiles, mais inutile d’y chercher
un quelconque éclair. Mark Lester finit dans le direct-vidéo (Le projet fut
proposé à John McTiernan) tandis qu’Alyssa Milano entamait une prolifique
carrière surtout télévisuelle ; Vernon Welles, lui, restera le terrifiant
Wez de « Mad Max 2 ».




Commando express



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni   Croatie  
Note : 1/5


Alistair MacLean’s Death Train TF1 1992 David S. Jackson, avec Pierce Brosnan, Alexandra Paul,Ted Levine, Christopher Lee…



Un groupe de terroristes détourne un train et prend en otage l’équipage. Or le
train contient une bombe ! Un commando est envoyé par la cellule antiterroriste
des USA…

Un thriller qui préfigure « piège à grande vitesse »… mais n’est
guère meilleur. L’ensemble commence correctement, mais s’enlise vite dans des
situations répétitives. Pierce Brosnan semble se préparer à incarner James
Bond. Titre TV (Entre autres) : “ Commando Express ”.




Commando massacre



Etats-Unis d'Amérique   Philippines  
Note : 0/5


No Dead Heroes Sunset/Scherzo 1987 J.C. Miller (Junn P. Cabreira), avec Max Thayer, John Dresden, Nick Nicholson…



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Laissé pour mort au Vietnam, le lieutenant Cotter est devenu cobaye des Russes
qui lui implantent une puce faisant de lui un tueur aux ordres du Kagébiste
Mitovitch. Le commandant Sanders est chargé de le retrouver, d’abord au
Cambodge, puis en Salvador où on complote pour éliminer le pape…

.
Du post-Rambo fauché où l’on accumule flinguages et explosions et discours sur
la nécessité d’exterminer ces sales métèques communistes (caricaturaux) pour la
plus grande gloire de l’Amérique, ce qui est bien daté aujourd’hui. Mise en
scène fonctionnelle, montage abominable coupant des dialogues à mi-chemin,
interprétation nulle, musique décalée, idéologie nazillonne. Vous avez
certainement mieux à faire, et de toute façon, tout le monde a oublié ce machin
jadis abondamment soldé.




Commando squad



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Delta/Prism 1987 Fred Olen Ray, avec Kathy Shower, Brian Thompson, William Smith, Ross Hagen, Sid Haig…



.
Pas de vacances pour Kat Withers, l’agente numéro un du F.B.I. Elle doit se
rendre au Mexique, là où vient d’ouvrir une usine de drogue où est détenu son
ancien instructeur. Il s’aperçoit que la trahison vient d’un ancien du FBI,
Morgan, qui a tourné casaque. Et Cat arrive à son tour…

.
Film d’action assez routinier où on trouve à peine la dimension humoristique
que Ray insufflait à ses films de l’époque avant de se contenter d’encaisser
son chèque. Les scènes d’action sont très molle, les protagonistes ineptes ne
cessent de se faire capturer de la plus crétine des façons et Brian Thompson,
que Stallone affronta dans « Cobra », est particulièrement
inexpressif. C’est tout de même un peu léger et inédit en DVD.




Complot terroriste



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Pressure Point ESI 1997 David Giancola, avec Don Mogavero, Steve Railsback, Larry Linville…



.
Sebastian Dellacourt est un assassin au service de la CIA. Il est chargé de tuer
un ambassadeur des Nations Unies, mais intervient pour éviter que deux enfants ne
sautent avec la bombe qu’il a posée. Mais quelqu’un fait exploser la voiture de
l’ambassadeur ! Sebastian est néanmoins arrêté. Ses employeurs lui offrent
un moyen de réhabilitation : infiltrer un groupuscule d’extrême-droite au
fin fonds du Vermont. Un groupe qui prépare un attentat terroriste…

.
Un suspense à la façon des innombrables Testostérone-opéra des années 90, au
scénario assez classique, mais qui fonctionne à peu près. Le héros et
scénariste Don Mogavero a un physique inhabituel au milieu des sous-Van Damme,
mais tient correctement son rôle. Il faut dire que la duplication non
pan&scannée peut jouer… Rien d’indispensable, juste un honnête film de
routine. En DVD couplé avec l’abominable « Opération Delos » et sans doute d'autres incarnations.




Connection Hawaï



-- Choix d'un pays --  
Note : 2/5


Do or die Gaumont Columbia Tristar 1991 Andy Sidaris, avec Dona Spier, Roberta Vasquez, Pat Morita, Erik Estrada, Bruce Penhall…



.
Hawaïï. Dona et Nicole, deux agentes en poste, sont enlevées lors d'une vente
de charité. Un caïd Japonais les a démasquées : il lance une meute de tueurs à
leurs trousses divisés en 6 équipes. Avec le soutien de l'agence, elles leur
échapperont jusqu'en Louisiane…



.
En activité depuis 1971, les Sidaris (Arlene Sidaris, madame Andy, produit et
leur fils Christan Drew fait l'acteur et la seconde équipe) a concocté une
série de films d'action mongoloïdes pour drive-in qui ont influencé, dit-on,
certaines séries TV (genre "Alerte à Malibu"). On y mélange aventures
(stupides) et érotisme genre "Playboy", puisque les acteurs et les
actrices y sont plus choisis pour la taille de leurs bras ou leurs… poumons
(Silicone et stéroïdes !) que leurs dons d'acteurs. Fait de bric et de broc,
avec des dialogues extraordinairement débiles, cet exemple mêle des scènes de
déshabillage et des passages d'action (on passe d'un concours de maquettes
d'avions à des poursuites avec tous les véhicules possibles et imaginables)
avec une esthétique très propre et, surtout, un rythme effréné. C'est crétin,
mais très drôle — voire jouissif — en tant que nanar et il est difficile de
s'ennuyer. Idéal en fin de soirée nanar, à la téloche, avec des potes et/ou quelques
bières.




Conspiration



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Conspiracy Sony 2008 Adam Marcus, avec Val Kilmer, Gary Coles, Jennifer Esposito…



.
MacPherson est un ex-Marine revenu de tout… Lorsqu’un ami mexicain habitant une
petite ville frontalière l’appelle à l’aide, il découvre qu’il a disparu sans
laisser de traces ! La ville entière est sous la coupe d’une organisation
dirigée par Rhodes, qui dispose également d’une milice d’extrême-droite…

.
Comment peut-on encore usiner de tels scénarii ? Celui-ci semble rapiécé
en mêlant plusieurs films de Steven Seagal en oubliant de rajouter des scènes d’action,
avec à la place un Val Kilmer bouffi semblant constamment sur le point de s’endormir
et un méchant de caricature. Et pourtant, surnagent tout de même quelques
vagues effort pour faire ce qui ressemble à un film, notamment par la
personnalité de Kilmer en vétéran atteint de troubles post-traumatiques
(influence du premier « Rambo » ?), mais l’ensemble s’effondre
sous un récit caricatural à souhait, aux péripéties prévisibles et, pire
encore, fort pauvre en action. On ne cessera de s’interroger sur cette
déchéance progressive de l’acteur de « Les Doors »…




Contractor



Bulgarie   Royaume-Uni   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


The Contractor Columbia Tristar 2007 Josef Rusnak, avec Wesley Snipes, Eliza Bennett, Charles Dance, Lena Headey…



.
James Dial est un tueur d’élite qui sort de sa retraite pour compléter une
mission : l’assassinat d’un terroriste détenu à Londres. L’opération
réussit, mais se retrouve trahi par ses employeurs et recherché par la police…



. On se demande comment Snipes a pu retomber si vite
dans le direct-vidéo après la série des « Blade », lui qui avait bien
plus de registre que Seagal et consorts… (A en croire la rumeur, le succès lui
aurait fait perdre tout contact avec la réalité au point de saboter le tournage
de « Blade III ») Ce film suit un schéma bien connu et se contente
d’une traque conventionnelle ponctuée de clichés ; et comme souvent, la
« lutte anti-terroriste » semble faire plus de dégâts que les
terroristes eux-mêmes ! De plus, les scènes spectaculaires sont assez
rares malgré un budget correct pour un direct-vidéo (18 millions de dollars,
tout de même). Par contre, un développement à la « Léon » ou Dial
sympathise avec une fillette marche grâce à l’excellente interprétation de
Bennett et le vétéran Dance campe un « méchant » intéressant,
caricaturant les hommes de la CIA condescendants envers des homologues British
pourtant plus doués ! Cela dit, la réalisation à la Tony Scott
n’impressionne guère malgré un bon usage des décors et Snipe ne semble guère
concerné. Le tout venant, quoi… On espère voir Snipes remonter la pente 




Coplan FX18 casse tout



France   Italie  
Note : 1/5


Casa/Arwen 1965 Réal : Riccardo Freda, avec Richard Wyler, Gil Delamare, Jany Clair, Robert Favart…



.
A Istanbul, un ingénieur atomiste Allemand nommé Woltz est assassiné et un
second scientifique, le professeur Schwartz, est enlevé. Les services secrets
Israeliens soupçonnent un coup des Égyptiens : les deux ingénieurs étaient
spécialistes en missiles. Or Israël est menacé au premier chef… Coplan fera
équipe avec l’as des agents Israeliens, Shaymon, pour aller chercher le
professeur à Istanbul …

.
Istanbul nid d’espions, enième partie ! Richard Wyler (mort récemment, le 5
mars 2010, dans l’indifférence générale) succède à Ken Clark dans la peau du
héros de Paul Kenny et s’avère aussi transparent que les autres interprètes.
C’est à nouveau tout l’attirail de l’espionnage à papa qui est sollicité :
exotisme, messages secrets, gabardines, musique jazz caricaturale… Freda
réalise une mise en scène anonyme, mais 
avec un relatif punch dans les scènes d’action. Certaines scènes (La
bagarre dans la salle de bains) démontrent une évidente volonté parodique. La
dernière demi-heure, avec sa base secrète et sa fusée, a un petit côté Tintin
pas déplaisant. S’il y a encore des nostalgiques du genre, ils peuvent essayer
ce film ; les autres risquent de baîller ferme. A condition de trouver la
cassette… Ou d’attendre un passage TV !




Coplan ouvre le feu à Mexico



France   Italie   Espagne  
Note : 0/5


Casa 1967 Réal : Riccardo Freda, avec Lang Jeffries, Sabine Sun, Jose Maria Caffarel, Robert Party…



.
Une agente appelle Coplan à la rescousse, mais il la retrouve assassinée. Un
microfilm caché dans la chaussure de la morte montre des tableaux de maître
autrefois volés par les Nazis et perdus depuis la seconde guerre mondiale. Or
ces tableaux refont aujourd’hui surface… Coplan tombera sur un complot néo-nazi
visant à employer les fonds de la vente des tableaux pour plonger le monde dans
le chaos…

.
Second Coplan de Freda. Lang Jeffries remplace Richard Wyler sans qu’on s’en
aperçoive vraiment… Les effets spéciaux à base de maquettes sont assez
risibles, sans doute à cause d’un évident manque de moyens que compense tant
bien que mal le montage ; mais comme l’a dit ultérieurement Bertrand Tavernier,
qui signe là son tout premier scénario, Freda a bâclé ce film suite à des
conflits avec la production. Une nouvelle fois, la trame est assez lâche et
Coplan tue ses ennemis de sang-froid, voire avec sadisme. Bref, tout
l’espionnage des années 60 en un film emblématique… On retrouve au générique,
outre Bertrand Tavernier, Yves Boisset comme metteur en scène de seconde équipe
; Boisset qui tournera l’étonnant « Coplan sauve sa peau » l’année
suivante ! La version Casa Vidéo est tirée d’une copie cinéma très, très
fatiguée avec des raccords maladroits, mais à nouveau, en scope respecté. On se
croirait au Brady de la grande époque ! Né en 1909 à Alexandrie, Freda mourut
en 1999 à Rome après s’être fait virer de « La fille de D’Artagnan »
qu’il ne put mener à bien malgré les efforts d’un Tavernier reconnaissant…




Coplan sauve sa peau



France   Italie  
Note : 3/5


Film Office/Casa 1968 Réal : Yves Boisset, avec Claudio Brook, Margaret Lee, Jean Servais, Bernard Blier, Klaus Kinski…



.
Cette fois-ci, c’est une fois de plus à Istanbul que se rend Coplan, sur les
traces d’une mystérieuse jeune fille menacée d’assassinat. Il se mettra bientôt
sur la piste d’un ingénieur atomiste disparu et d’un secret bien dangereux…



.
Le meilleur Coplan ? peut-être ; en tout cas, un film décidément marqué par
l’ange du bizarre, présentant toute une collection de personnages décalés,
étranges, de Kinski en sculpteur effeminé au chef de la police Turque déplorant
que sa ville passe pour un repaire d’espions ! Pour sa première réalisation
cinéma, Boisset semble avoir compris le déclin du genre et s’ingénie à en
détourner les stéréotypes. Un traitement au bord de la parodie  alors que le dénouement, très étrange
et tournant vers la science-fiction, rend un hommage passionné à “En quatrième
vitesse” d’Aldrich. Vous avez dit modernisme ?  Résultat, ce Coplan a bien moins vieilli que la moyenne et
ne pourra que passionner le cinéphile amateur de curiosa… mais en cinémathèque
ou ciné-club vu l’absence de DVD à ce jour. Avec le romancier Claude Veillot au
scénario.




Coups pour coups



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 3/5


Death Warrant Delta/MGM 1990 Réal : Deran Serafian, avec Jean-Claude Van Damme, Cynthia Gibb, Patrick Kilpatrick, Art LaFleur…



.
Le flic Louis Burke a payé de sa personne pour arrêter Le Démon, un monstrueux
tueur psychopathe qui a assassiné son partenaire. Suite à ce succès, on lui
attribue une nouvelle mission : s’infiltrer dans un pénitencier pour découvrir
les causes de la mort de plusieurs détenus. Il affronte l’univers carcéral et
se fait aider du Prêtre, un trafiquant charismatique, pour découvrir un complot
impliquant le directeur de la prison lui-même !

.
Véhicule pour Van Damme par le futur scénariste de la série « Blade »
et des « Batman » des années 2000 et le futur réalisateur de l’excellent
« Terminal Velocity », avec les ingrédients traditionnels : ambiance
“d’hommes” avec un traditionnel élément féminin (La femme-flic qui sert de
contact extérieur à Burke) ; ”Méchant” particulièrement épouvantable ; violence
confinant parfois au sadisme ; grands sentiments (Ici heureusement réduits au
minimum). De Sheldon Lettich à Deran Serafian, les réalisateurs abdiquent plus
ou moins toute identité pour se conformer au moule du genre, avec ses
alternances de ton bleutés/cuivrés et une efficacité à toute épreuve.
L’atmosphère carcérale permet une ambiance glauque et claustrophobique à
souhait, avec une certaine imprécision d’ensemble donnant un aspect parfois
presque fantastique à ces lieux d’où la mort surgit soudain de l’ombre (le
meurtre atroce d’un condamné brûlé dans sa cellule atteint une intensité
remarquable), et le final très dur clôt en beauté ce film tout en tension
sous-jacente. Il y a là un certain flair visuel, un souci de composition, bref,
un style qui, justement, fait défaut aux innombrables sous-Kickboxer. Le
contrat est rempli : les fans de Van Damme seront satisfaits, les amateurs de
série B aussi.




Couvre-feu



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


118mn The Siege 20th Century Fox 1998 Edward Zwick, avec Denzel Washington, Annette Bening, Bruce Willis, Tony Shalhoub…



.
En Arabie Saoudite, un Cheik censé être un leader terroriste est enlevé en
secret… Après un avertissement, des terroristes kamikazes font éclater un bus
en plein New York. Or leurs revendications sont floues… Anthony Hubbard, chef
de la cellule anti-terroriste, doit collaborer avec Elise Kraft, une envoyée du
FBI spécialiste du Moyen-Orient. Après un ultime attentat meurtrier, le
président décide l'impensable : déclarer la loi martiale et lâcher l'armée dans
les rues !

.
Quelques scènes, comme la femme descendant l'escalier après un attentat à la
bombe, font rêver au film que celui-ci eut pu être… S'il n'avait pas choisi de
n'être pas un film d'action et de ne pas traiter son sujet : l'occupation
militaire de New York. A la place, on tente de décrire lourdement les
conséquences d'un attentat sur New York, ce qui peut sembler caricatural dans
un monde post-11 septembre. On nous martèle sans cesse que les Arabes sont des
gens comme les nôtres pour mieux donner du "les sauvages sont parmi
nous" (cf le plan où une mosquée se révèle être en plein New York), avec
la caution d'un "bon Arabe" de service membre du FBI. Subséquemment,
on apprend que le bon Arabe est celui qui dit "vive les USA" (à
défaut de "oui bwana") et que le fait d'avoir un amant Arabe, pour
une Blanche, c'est quand même pas normal, ma brave dame. Résultat, la presse US
a crié au racisme après avoir laissé passer sans sourciller des "True
Lies" et consorts… Peut-être parce qu'après le patriotisme apoplectique de
"Glory", Zwick est considéré comme un réalisateur "sérieux"
? En tout cas, le film se délite peu à peu à force de se prendre les pieds dans
le tapis, et le nombre croissant d'invraisemblances rend caduc toute vague
amorce de réflexion. Bien sûr, un bouc émissaire — le général connoté
"fasciste", pourtant bien plus ambigu — est donné en pâture à la
bonne conscience avant que tout revienne dans l'ordre (?). Inutile de dire que
les personnages sont inexistants. Bref, encore un de ses films pernicieux qui
fait semblant d'être intelligent alors qu'il n'est qu'une Hollywooderie friquée
(70 millions de dollars) et putassière, et qui n’a réussi qu’à se planter. Sur
ce sujet, même "Le Protecteur", tout aussi stupide mais moins prétentieux,
en paraît presque bon !




Crackerjack



Canada  
Note : 2/5


Delta 1994 Michael Mazo, avec Thomas Ian Griffith, Natassja Kinski, Christopher Plummer…



.
Le flic dur à cuire Jack Wild est piégé par son frère qui l’emmène en vacances
dans la station de montagne de Panorama Springs. Mais y réside aussi un ex-don
de la mafia repentant. Et un commando investit l’hôtel, visant les diamants du
Don…



.
Un sous- « Piège de Cristal » de plus, mais qui est au moins regardable.
Thomas Ian Griffith emploie autant ses talents d’acteur et son charisme que ses
poings et, si la soupe habituelle nous est servie, elle ne sent pas le
réchauffé grâce à des personnages mieux dessinés qu’à l’ordinaire — et la beauté
de Natassja Kinski. Deux suites existent
déjà… Sans Griffith ! Pas de dévédé en vue…




Critical Assignment



Royaume-Uni   Afrique du Sud  
Note : 1/5


110mn M6 2004 Jason Xenopoulos, avec Cleveland Mitchell, Nick Boraine, Hakeem Kae-Kazeem…



.
Le journaliste Michael Power est envoyé en mission dans un pays d’Afrique ou le
président décide subitement de cesser d’acheter des armes pour fournir le
peuple en eau potable. Ce qui n’arrange guère les élites corrompues… Enquêtant
sur le meurtre d’un Américain qui en savait trop, Michael se retrouve en
première ligne…

.
Une grosse production pan-Africaine conçue pour ce marché avec un casting local
qui traite d’un sujet sensible et reçut la recommandation de l’ONU. De bonnes
intentions donc un peu douchées lorsqu’on sait que ce film n’est qu’une partie
d’une campagne de pub sponsorisée par Guiness, le personnage (fictif,
contrairement à ce que prétend la jaquette) de Power en étant le héraut !
Du coup, les innombrables pubs à peine déguisées qui parsément le mètrage gâchent
un peu le tout… Mitchell lui-même tient plutôt bien son rôle, tant en
journaliste qu’en homme d’action. Mais le scénario relève du thriller politique
extrêmement basique avec ce qu’il faut de poursuites, de fusillades et de corruption
pour remplir 110mn, le tout secondé par une réalisation fonctionnelle mais
efficace et une belle photographie. Une curiosité…




Crows zero



Japon  
Note : 3/5


124mn Kurozo zero Wild Side 2007 Takashi Miike, avec Shun Oguri, Kyosuke Yabe, Meisa Kuroki…



.
Au lycée de Suzuran, réputé pour être le plus violent de tout le Japon, les guerres
entre clans rivaux pour la suprématie sont plus importante que les cours… et
pourtant, personne n’a jamais pu en prendre le contrôle. Genji, fils d’un yakuza,
s’y inscrit volontairement afin de prouver sa valeur. Il va affronter Serizawa
dit « le monstre de terminale »…

.
Curieux film adapté du manga éponyme par la légendaire maison de production
Toho, qui démontre que le stakhanoviste Miike peut travailler dans le cadre
d’un grand studio au lieu de se complaire dans la provocation un peu vaine
(« Visitor Q »). On se doute que le film dispose d’un
« background » détaillé, et parfois, le non-adepte fait mieux de
débrancher son cerveau pour profiter du spectacle : vu le nombre de
personnages, certains sont à peine esquissés, et des passages comme la romance
de Genji avec une chanteuse de R&B particulièrement dégoulinant est de
trop. Il ne faut pas non plus voir de véritable réflexion sur la jeunesse japonaise
dans un métrage qui n’aspire nullement au réalisme (ce lycée semble se passer fort
bien de cours et les professeurs sont frappés d’absentéisme congénital !)
Le plus étonnant dans un testostérone-opéra post-ado visant un public jeune est
encore la représentation de la violence : contrairement à un
« Volcano High » thématiquement proche, elle n’a rien de glorifiée
sans être totalement répugnante : la bataille finale sous la pluie évoque
presque le génial « Henry V » de Brannagh ! En tout cas, une
curiosité…




Crows zero II



Japon  
Note : 1/5


128mn Kurozo zero II Wild Side 2009 Takashi Miike, avec Shun Oguri, Kyosuke Yabe, Meisa Kuroki…



.
Genji et son gang des GPS (!)a réussi à prendre le dessus au lycée de Suzuran,
mais une nouvelle bande, celle du lycée Hosen, menace la suprématie des
« corbeaux ». Pour les vaincre, Genji devra tenter d’unifier les
bandes de son lycée…

.
Le premier opus ayant cartonné, Miike se retrouve à faire l’obligatoire suite…
Il vaut mieux avoir bien le premier bien en mémoire pour se rappeler de qui est
qui : afin de plaire aux fans du manga, un maximum de personnage
apparaissent à l’écran et, comme dans toute suite, les combats de rue
impliquent davantage de participants. N’empêche, l’effet de surprise ne
fonctionne plus et ces bastons sanguinaires incessantes entre des silhouettes
qu’on peine à reconnaître ponctués de dialogues et d’éructations (les héros
passant plus de temps à se crier aux oreilles qu’à parler…) pas toujours clairs
finit par lasser jusqu’à la mêlée finale conçue comme un jeu vidéo avec ses
différents « boss ». A réserver aux inconditionnels du premier opus…




Crying freeman



Etats-Unis d'Amérique   Japon   France   Royaume-Uni  
Note : 4/5


TF1 1995 Christophe Gans, avec Mark Dacascos, Julie Condra, Rae Dawn Chong, Tcheky Karyo…



.
Emu O’Hara, une jeune peintre, assiste à un assassinat commis par un meurtrier
masqué qui verse une larme après son meurtre… Il dit s’appeler Yo et disparaît.
De retour à Vancouver, elle croise Yo qui vient de commettre un autre
assassinat. Il est le Freeman, un tueur à la solde des Fils du Dragon. Ceux-ci
le chargent de tuer Emu, mais le Freeman refuse de remplir son contrat et s’enfuit
en donnant rendez-vous à la jeune femme…

.
Bien avant « Le pacte des loups », Gans, qui crééa le mythique
magazine Starfix (Phare de toute une génération de cinémaniaques décomplexés
dont votre serviteur s’honore de faire partie) remplit toutes les promesses de
son segment de "Necronomicon" et offre un thriller d’action avec une
différence : une véritable sensibilité romantique (au sens noble) en diable. On pouvait attendre une resucée de John
Woo, mais Gans réussit à la fois de rendre hommage à ses influences évidentes
tout en faisant œuvre personnelle, transcendant le manga assez basique qu’il
adapte. Un soin maniaque apporté au moindre détail, la beauté des images et de
la photographie, des seconds rôles travaillés et un final trépidant en font une
réussite incontestable. Ce petit budget (9 millions de dollars) réussit à en
donner plus que bien des superproductions ! Est-ce pour ça que le film est
quasi inédit aux USA… Un film qui n'a pas pris une ride, à découvrir absolument — et en oubliant le pâle manga
animé éponyme, uniquement basé sur l’ultraviolence sadique et gratuite. Il
exista une édition spéciale en laser-disc avec un passionnant docu sur le film,
plus un très beau livre sur le tournage, et divers DVDs. Il existe une adaptation
cinématographique hongkongaise du manga ainsi que plusieurs « direct
vidéo » Japonais..




Cutaway



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


CEE 2000 Guy Manos, avec Stephen Baldwin, Tom Berenger, Dennis Rodman, Maxine Bahns, Casper Van Dien, Ron Silver…



.
Après l'échec de sa dernière mission, où un chargement de drogue semble avoir
disparu en route, l'agent Vic Cooper soupçonne des parachutistes… Il rejoint un
groupe dirigé par un nommé Red Line (!) et préparant une compétition…

.
"Drop Zone" était un ersatz de "Point Break" version
parachutisme : avec un cynisme remarquable, on nous sort imperturbablement la
même soupe réchauffée et toujours aussi invraisemblable, jusqu'à reprendre le
même final. Les acteurs ont l'air de se demander ce qu'ils fichent là ; dommage
pour Berenger, qui mérite tellement mieux… Vu le budget réduit (9 millions de
dollars), les acrobaties sont assez limitées. La présence de Casper van Dien
est décidément un fort indice de nanaritude : là, il est extraordinairement
mauvais… Bref, de la chair à vidéo-club insipide aussi laide que sa jaquette.




Cyclone



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Cinetel Films/Act’C 1987 Fred Olen Ray, avec Heather Thomas, Jeffrey Combs, Ashley Ferrare, Martine Beswick, Martin Landau…



.
L'ami de Teri, Rick, travaille sur le prototype d'une super-moto, le Cyclone ;
mais il est assassiné. Teri apprend qu'il travaillait pour le gouvernement,
mais une bande d'espions industriels est prête à tout pour mettre la main sur
le prototype…

.
D'un mongoloïsme abyssal, ce nanar mèle action et p'tite pépées — très habillée
pour raison de "tout public" avec quelques noms pour attirer le
chaland. Doté d'un budget correct (pour Ray !), sans aucun débordement, ce film
titille sans vergogne l'ado boutonneux et se traîne en attendant l'arrivée
tardive du "Cyclone" en question. Votre petit frère féru de
"Hollywood Nights" aimera peut-être. Soldé sous diverses
dénominations, y compris couplé à d’autres films.




D'Artagnan



Allemagne   Luxembourg   Royaume-Uni   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


The Musketeer M6 2001 Peter Hyams, avec Justin Chambers, Tim Roth, Mena Suvari, Stephen Rea, Catherine Deneuve…



.
D'Artagnan arrive à Paris pour venger son père, tué par le diabolique Fèbre,
âme damnée de Cardinal de Richelieu. Or les mousquetaires sont dépassés par les
gardes du Cardinal…

.
Difficile de croire qu'on ait pu mettre 40 millions de dollars dans un scénario
aussi anémique avec pour résultat un téléfilm surdimensionné qui semble tourné
dans des décors étriqués !  On a
mis l'accent sur de bien improbables combats repompés sur les "Il était
une fois en Chine" (dont la fameuse scène des échelles que Hyams a bien du
mal à filmer…), mais le script ne vaut pas mieux, ressortant une histoire de
vengeance à deux balles du type « Tou a toué mon père ». Evoluant
dans des décors de carton-pâte, D'Artagnan semble doué de prescience et sait à
l'avance tout ce que vont faire ses adversaires. Les comédiens n'ont pas l'air
de s'intéresser à ce qui leur reste de personnages et l’affrontement final est
carrément ennuyeux. A fuir ! Mieux vaut revoir l'énergique "Trois
Mousquetaires" de Stephen Herek…

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.
D'Artagnan arrive à Paris pour venger son père, tué par le diabolique Fèbre,
âme damnée de Cardinal de Richelieu. Or les mousquetaires sont dépassés par les
gardes du Cardinal…



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Difficile de croire qu'on ait pu mettre 40 millions de dollars dans un scénario
aussi anémique avec pour résultat un téléfilm surdimensionné qui semble tourné
dans des décors étriqués !  On a
mis l'accent sur de bien improbables combats repompés sur les "Il était
une fois en Chine" (dont la fameuse scène des échelles que Hyams a bien du
mal à filmer…), mais le script ne vaut pas mieux, ressortant une histoire de
vengeance à deux balles du type « Tou a toué mon père ». Evoluant
dans des décors de carton-pâte, D'Artagnan semble doué de prescience et sait à
l'avance tout ce que vont faire ses adversaires. Les comédiens n'ont pas l'air
de s'intéresser à ce qui leur reste de personnages et l’affrontement final est
carrément ennuyeux. A fuir ! Mieux vaut revoir l'énergique "Trois
Mousquetaires" de Stephen Herek…




Danger zone



Etats-Unis d'Amérique   Canada   Afrique du Sud  
Note : 2/5


TF1/Lancaster 1997 Allan Eastman, avec Billy Zane, Robert Downey Jr, Lisa Collins, Ron Silver, Cary Hiroyuki-Tagawa…



.
Au Zambèze, l’ingénieur Rick Morgan est accusé d’avoir introduit des containers
de déchets toxiques ayant causé des centaines de morts. Or c’est un ami à lui
qui s’en est chargé avant d’être abattu par les mercenaires de Chang. Un an
plus tard, le diplomate Maurice Dupont lui propose de retourner au Zambèze pour
se laver des accusations qui pèsent sur lui. Mais Chang est toujours là…

.
Un honnête petit film d’aventures par un spécialiste de la série télé qui
détone dans le marasme du genre en vidéo. L’intrigue est correcte malgré
quelques “trous”, l’interprétation correcte et la vision de l’Afrique change
des daubes colonialistes à la “Congo”. La mise en scène et l’interprétation
sont irréprochables ; le final sur un train vaut bien un “Broken arrow” friqué.
Malheureusement, un Pan&scan omniprésent et une v.f. déplorable gâchent le
plaisir de vision, ce que le DVD, sans doute sorti pour surfer sur le grand retour de Robert Downey Jr, ne corrige pas. Quand les distributeurs
feront-ils leur boulot correctement ?




Danger Zone III



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Danger Zone III : Steel Horse War ESI 1990 Douglas Bronco, avec Jason Williams, Robert Random, Barne Subkoski, Juanita Ranney…



Lorsque Reaper, chef d’un gang de motards, est libéré par ses hommes, il part à
la recherche d’un trésor confédéré en pièces d’or. Mais son vieil ennemi Wade
Olsen se lance à sa recherche…

Troisième épisode d’une série consacrée aux mêmes personnages dont les deux
premiers se sont perdus en route (rien à voir avec le « Danger Zone »
avec Billy Zane), ce film relève plutôt du western avec des motos à la place
des chevaux, avec même un duel — et le tout se déroule manifestement dans un
univers ou la police n’existe pas… Malgré une interprétation parfois
approximative (Jason Williams est surtout connu pour « Flesh
Gordon » !), une réalisation qui a vingt ans de retard, un scénario
écrit au fil de la plume où des personnages des épisodes précédents
apparaissent sans rime ni raison, des dialogues apocalyptiques peu aidés par
une vf peu inspirée, il passe parfois un peu de la poésie rugueuse de la série
B qui fait regretter de ne pas voir le tout dans un drive-in, sa destination
naturelle ! Et en un détour inhabituel, toute l’histoire est en fait une
BD (horriblement mal dessinée…) lue par un enfant, introduisant un gag final
bien plus inspiré que tout ce qui l’a précédé, pavant la voie pour le dernier
épisode de la série. Pour amateurs pervers…




Danny the Dog



France   Royaume-Uni   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Danny the Dog/Unleashed Europacorp 2005 Louis Leterrier, avec Jet Li, Bob Hoskins, Morgan Freeman, Kerry Condon…



.
Elevé comme un chien, Danny est un combattant hors pair à la botte du caïd Bart
qui l’engage dans des tournois clandestins. Mais un jour, une rencontre avec
Sam, un accordeur de pianos, réveille son humanité. Un accident provoqué par un
rival de Bart permet à Danny de rejoindre Sam et sa nièce Victoria, qui le
prennent sous leur aile. Mais Danny le chien pourra-t-il échapper à l’engrenage
de la violence ?

.
Un film qui tranche largement sur la soupe que sert Europacorps. Pour une fois,
il y a une histoire, aussi basique soit-elle, et Leterrier joue intelligemment
du décor de Glasgow en utilisant des tonalités bleu-grises associées au
Royaume-Uni. L’histoire n’est pas qu’un prétexte à bastons sans queue ni tête,
même si les combats sont bien présents : Li utilise là un style plus brut
de combat de rue que ses acrobaties habituelles. Un Li qui n’a jamais été
meilleur, réussissant à faire passer des émotions via le masque impassible de
Danny, tandis que Bob Hopkins est excellent en truand flamboyant : on
soupçonne une soilide direction d’acteurs. Même la nouvelle venue Kerry Condon
s’en sort fort bien. Pas un grand film , loin de là, mais une production
de qualité, sans frime ni démagogie, qui a remporté un succès correct. Puisse
Besson en prendre de la graine… Leterrier se fera connaître dans le monde avec « Hulk »
et « Le choc des titans », confirmant sa patte d’honnête artisan.




Dans les griffes du dragon rouge



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Showdown in Little Tokyo Warner 1991 Mark Lester, avec Dolph Lundgren, Brandon Lee, Tia Carrere, Cary-Hiroyuki Tagawa…



Kenner est blanc élevé au Japon, Johnny Takama est un japonais né aux USA, mais
tous deux sont policiers et experts en arts martiaux ; deux équipiers faits
pour s’entendre… Il leur faudra affronter le chef Yakusa Yoshida, qui compte
inonder les Etats-Unis d’une nouvelle drogue. Et Kenner reconnaît en lui
l’homme qui a assassiné ses parents !

Difficile de nos jours de croire que ce film connut une distribution en salles
tant il ressemble à un direct-vidéo ! Mais le testostérone-opéra avait encore le vent en poupe… Et Brandon Lee faisait son premier film américain avec
le Suédois Lundgren. A sa sortie, le résultat fut critiqué pour sa violence
gratuite poussée au max et son érotisme tout aussi gratuit, mais c’est
peut-être ce qui en fait son charme de nos jours ! Les deux flics semblent
n’avoir à répondre à personne (Lundgren tue 9 hommes de mains dans une maison
qu’il investit au mépris de toute légalité), le scénario, délicieusement absurde, est épuré au possible
avec un déluge de clichés et de dialogues bêtes à manger du foin, Tia Carrère sembler préparer son rôle de
« Wayne’s World » (où elle interprète aussi une chanteuse), Lundgren a des dons de combattant défiant toute les lois de la nature et seul
l’éternel Tagawa s’amuse à jouer un méchant grimaçant. Vétéran de
« Commando », Lester filme le tout avec un professionalisme sans
faille et un rythme effrené. Certains glosent encore sur le côté homoérotique
du résultat, mais on remarquera surtout l'esthétique fin 80 bien datée ! Entre nanar et film d’action, l’ensemble a tout d’un plaisir
coupable qu’on apprécie sans trop savoir pourquoi. Après un remontage et pas mal de discussions,Warner opta pour une distribution limitée ; chez nous, on ne le sortit qu’en
vidéo dans une abominable version pan&scannée et en vf, mais le dévédé
restaure le format et la vostf, réhaussant largement le film !




Daredevil



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Fox 2003 Mark Steven Johnson, avec Ben Affleck, Jennifer Garner, Michael Clarke Duncan, Colin Farrell…



.
Aveugle depuis l'enfance, l'avocat des pauvres Matt Murdock a développé de
façon phénoménale ses autres sens. Au fait des failles du système judiciaire,
il rend la justice de nuit, sous l'uniforme de Daredevil. Sa rencontre avec
Elektra, épouse d'un armateur Grec, le poussera à revoir ses priorités. Mais il
se mettra aussi sur le chemin du Caïd, un terrifiant chef mafieux qui dirige
toute les affaires malhonnêtes du secteur…

.
Curieux mélange de bonnes choses et de ratages, ce film à double face laisse
perplexe. Avoir choisi une optique ouvertement adulte est intéréssante, mais
alors pourquoi pomper à ce point le premier Batman, (jusqu'au personnage du
reporter !), « The Crow » et l'inévitable « Matrix » ?
Rendre une sorte de vision à Murdock donne de jolies scènes, mais pourquoi
l'avoir rendu somme toute assez banal au point que seul son pseudo et ses
adversaires le rattachent à la bande dessinée ? Les fans de celle-ci
pardonneront mal le fait d'avoir minimisé à ce point le rôle d'Elektra,
personnage phare au point d'avoir eu sa série parallèle, ici une simple fille à
papa sans personnalité (leur première rencontre virant au pugilat est
d'ailleurs assez grotesque.) Plus encore, le fait de transformer DD en
justicier à la Bronson, n'hésitant pas à tuer de sang-froid et censé être absous
par un revirement de conscience final, renforce ce sentiment de banalité du
personnage qui manque singulièrement de panache. Les détracteurs d'Affleck
trouveront de l'eau à leur moulin… On ne s'ennuie pas trop, le film étant assez
court et bien rythmé, et les apparitions de Colin Farrel en tueur surdoué sont
amusantes, mais ce n'est que du cinéma de consommation courante qu'on oublie dès
le générique. Dommage, on a l'impression qu'il y avait là les prémices d'un bon
film… La prochaine fois peut-être ?




Dark Touch



France   Suède   Irlande  
Note : 1/5


KMBO 2013 Marina de Van, avec Missy Keating, Marcella Plunkett, Padraic Delaney, Charlotte Flyvholm…



Abusée par ses parents, la jeune Niamh finit par user de ses pouvoirs
télékinétiques pour les tuer. Un acte qui passe pour un double meurtre commis
par des inconnus, d’autant que nul ne veut croire la fillette lorsqu’elle
prétend que la maison les a attaqués… Elle est recueillie par les Galin, mais
pourra-t-elle surmonter ses traumatismes ?

On avait perdu De Van après l’échec au box-office de l’intriguant et original
« Ne te retourne pas », mais là, on se perd en conjecture tant ce
film ressemble peu à ce qu’elle nous avait habitués. Etait-ce une tentative de
faire un projet « commercial » ? En effet, si la filiation avec
« Carrie » s’impose, le déroulement du scénario passe peu ou prou par
les mêmes cases (en oubliant le remake infantilisant et son virage idéologique
à 90° sur l’œuvre originale, faisant de Carrie une bête de foire venant
déranger une gentille petite école propre sur elle faite de gens NORMAUX.) Mais
le tout est constamment assis entre deux chaises. Pas de mystère, on sait dès
le départ ce qui est arrivés aux parents de Niamh (parfois rebaptisée Neve),
même si les abus sont heureusement suggérés, et les scènes (très) sanglantes,
pourtant rares, semblent venir d’un autre film. Par la suite, on comprend la
paranoïa naissante de la fillette, et la scène d’une fête dont elle a une
vision déformée est éloquente, mais il semble incroyable que le monde des adultes
soit dans un déni total et absolu, même face à une fillette qui semble passer
sa vie à pousser des hurlements… Le tout jusqu’à un final qui semble contredire
ce qui s’est passé précédemment, passant brutalement en mode « enfance
maléfique » alors que bien des pistes sont peu ou mal explorées. On en
vient à se demander ce qu’a voulu dire la réalisatrice, qui a l’habitude de
mettre du sens dans son œuvre. Que maltraiter des enfants, c’est mal ? On
doute qu’il s’agisse de la bonne vieille morale hollywoodienne comme quoi un
orphelin, c’est forcément le MAL venu pervertir une bonne p’tite famille de
préférence aisée (« Esther » étant l’exemple le plus récent). On
retrouve la réalisation soignée typique de la réalisatrice et surtout une
excellente interprétation, notamment de la jeune Missy Keating dans un rôle peu
évident. L’impression qui domine est que la réalisatrice, à l’univers
pourtant intensément personnel, a voulu chausser les souliers d’une autre, pour
raisons de production ou d’opportunisme. Dommage…




De l’or pour les braves



Etats-Unis d'Amérique   -- Choix d'un pays --  
Note : 3/5


138mn Kelly’s Heroes Warner 1970 Brian G. Hutton, avec Clint Eastwood, Telly Savalas, Don Pickles, Carrol O’Conner, Donald Sutherland, Gavin McLeod, Hal Buckley, Harry Dean Stanton…



Vers la fin de la seconde guerre mondiale, le soldat Kelly apprend l’existence
d’un trésor caché par les nazis dans la banque d’un village français. Il n’a
guère de mal à convaincre ses supérieurs, plus un sergent excentrique et son
équipe de  tanks Shermans, de
tenter de se l’approprier. Mais le danger vient tant des alliés que de
l’ennemi…

Les films « de guerre » étaient les films d’action des années 60 et
70… Mais en pleine guerre du Vietnam, tout le monde avait la guerre en horreur
et la seule façon de traiter le sujet était de la démystifier. Remplaçant Don
Siegel, Brian G. Hutton s’était rôdé sur le trépidant « Quand les aigles
attaquent » et donne à Eastwood, alors l’acteur qui montait après son
retour aux USA, le premier rôle. D’où ce film picaresque où la guerre est
déglorifiée à travers une structure qui doit davantage au western, où la quête
d’un trésor caché était un prétexte courant ! Dans ce décor, les
« valeureux » GI pensent surtout à piller ce qu’ils peuvent, la
structure de commandement s’est délitée et les « tirs amis » font des
ravages faute de coordination… Une vision qui eut davantage convenu à un
western-spaghetti et qui peine à trouver son équilibre, d’autant qu’il y a
quelques longueurs, mais l’interprétation est de premier ordre (et Sutherland
savoureux au possible en sergent échappé d’un asile), les qualités de
production impressionnantes, les scènes d’action trépidantes — pour l’époque —
et le tout se laisse voir avec plaisir. Dire que l’ensemble est basée sur une
histoire vraie, ou d’ailleurs, des GI et des soldats allemands dénazifiées
s’unirent pour mettre la main sur l’or ! Guettez Harry Dean Stanton dans
un petit rôle !




Death Race 2



Afrique du Sud  
Note : 1/5


Universal 2010 Roel Reiné, avec Luke Goss, Lauren Cohan, Sean Bean, Danny Trejo, Ving Rhames, Robin Shou…



.
Carl Lucas est aux ordres du caïd Markus Kane, mais après un braquage qui
tourne mal, il est envoyé au pénitencier privé de Terminal Island. Là, le
directeur et September Jones, une reporter sans scrupules, organisent un
reality-show où des condamnés se battent à mort. Lorsqu’elle force Lucas à y
participer, l’émission vire en émeute… mais obtient un audimat record !
Jones décide de passer à la vitesse supérieure en organisant des courses de
voitures… Et Markus Kane cherche à faire assassiner son ex-homme de main pour
s’assurer de son silence…

.
Apparemment, après le relatif succès du premier, les « hordes de
fan » rêvaient d’apprendre l’origine de « Frankenstein », plat
retraitage du rôle de Carradine dans « La course à la mort de l’an
2000 », n’est-ce pas ? C’est du moins ce que tentent de faire croire
les producteurs… Résultat, comme dans toutes prequel, on sait que quel que soit
son héroïsme (et encore, à part son code de l’honneur, Lucas est et reste un
criminel), le personnage finira brûlé et réincarné en masque de fer taciturne,
contrairement à tous les tropes du genre qui veulent que le héros soit
victorieux au final. Le résultat n’est pas franchement mauvais, on sent qu’on y
a mis le minimum syndical et au moins, il se passe des choses… Luke Goss et son
visage de beau gosse marqué est convaincant, quelques seconds rôles sont
savoureux (Lauren Cohan donne plus de vie à son personnage qu’il n’en mérite)
et l’ensemble n’ennuie jamais, mais reste un actioner très générique qui, à
part lors d’un clin d’œil final marrant, ne s’élève jamais au niveau de la
routine. La faute à un de ces éternels montage foireux qui gâche l’impact des
combats et des scènes d’action (même Robin Shou n’arrive pas à élever le
niveau) avec des effets de ralentis qui ont vingt ans de retard et une photo
assez terne. Uniquement s’il n’y a rien d’autre au vidéo-club… Dire que, dans
une autre vie, Luke Goss fut la moitié du Boy’s bands Bros, qui connut la
gloire pendant environ cinq minutes !




Death Race, course à la mort



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne   Royaume-Uni  
Note : 3/5


Death Race Universal 2008 Paul W. Anderson, avec Jason Statham, Joan Allen, Tyrese Gibson, Ian MacShane…



.
Excellente idée des studios que de mettre en branle un remake pour ne garder
que le titre ! Exit le commentaire social frondeur de l’original (il y a
juste quelques sous-entendus concernant la situation, plus le prologue où
l’usine de Jensen est évacuée par la police), en avant pour du gros film
d’action décérébré et fier de l’être… qui du coup, s’avère bien plus regardable
que d’autres productions du même acabit. Certes, le scénario est un simple
retraitage de clichés (du film de prison, du film de combats clandestins…) avec
des personnages réduits à leur fonction minimale, mais au moins, l’ensemble
bouge à une telle vitesse qu’on n’a pas le temps de s’ennuyer. D’une violence
parfois caricaturale, le récit s’appuie sur un monde sans héros et sans
beaucoup de codes moraux (Le personnage de Statham n’est pas très
recommandable), uniquement régi par la loi du plus fort. Et oui, on a droit à
l’apparition au ralenti des blondasses de service sur fonds de R&B
d’ascenseur, comme dans une pub pour shampooing… Le tout est bien sûr un simple
décor pour cette série de courses qui, si elles évoquent un jeu vidéo (et on
comptera les emprunts directs à « Mad Max »), sont plus excitantes
qu’elles ne devraient l’être grâce à un montage serré, loin des découpages
heurtés illisibles et cache-misère, qui rend le tout compréhensible. On peut
comparer ce film à un « Doomsday » : là où celui-ci noyait le
poisson en se contentant de citer ses influences sans se soucier de logique,
cette « course à la mort » assoit juste ce qu’il faut son contexte,
certes avec des ficelles grosses comme des câbles, pour que contrat soit rempli.
Le tout, bien sûr, dans le cadre d’un gros film d’action décérébré, qui n’a
d’ailleurs guère motivé les foules échaudées malgré son budget assez mesuré (45
millions de dollars). Mais on présume que qui louera ce film, bien plus réussi
que tous les « Fast and furious » du monde, ne recherche pas vraiment
du Bergman… En ce sens, il en devient presque recommandable. Tout est dans le
presque…




Demain ne meurt jamais



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 3/5


114mn Tomorrow Never Dies MGM 1997 Roger Spottiswoode, avec Pierce Brosnan, Jonathan Pryce, Michelle Yeoh, Teri Hatcher, Otto Götz, Joe Don Baker, Vincent Schiavelli, Judi Dench, Desmond Llewelyn, Samantha Bond…



Le
magnat de la presse Elliot Carver a toujours les informations avant tout le
monde… quitte à les provoquer ! Il provoque un incident diplomatique entre
la Chine et l’Angleterre. Bond mène l’enquête, mais se heurte à une agente
chinoise…

La formule Bond est désormais figée, et chaque dévioation de la norme est
impitoyablement sanctionnée par les fans. Donc, il s’agit bien d’aller d’une
cascade à une autre, chacune se devant de faire plus fort que la précédente (« Goldeneye »
ayant placé la barre très haut), et le vétéran Spottiswoode s’entend à faire
parler la poudre. Concession à l’actualité, Pryce — qui semble bien s’amuser — campe
un méchant évoquant Rupert Murdoch, et quelques piques sont amusantes (surtout
au vu du scandale ultérieur), mais l’honneur est sauf, il dispose d’un de ces
hommes de main blond et froid qui font partie du canon. Pas de doutes, on en a
pour son argent. Pas plus, mais pas moins non plus…




Dernier recours



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Last Man Standing Warner 1996 Walter Hill, avec Bruce Willis, Christopher Walken, Bruce Dern, Alexandra Powers…



.
Dans les années 30. Un voyageur, John Smith, arrive à Jericho et est attaqué
par des brutes… Il sent le bon plan : en effet, deux familles se partagent la
petite ville : les Strozzi et les Doyle sont en pleine guerre pour diriger
le trafic d’alcool. Smith jouera des deux tableaux pour gagner un gros paquet
d’argent, jusqu’à ce qu’une femme s’en mèle…

.
Une enième version de “Yojimbo”, le Kurosawa qui a inspiré « Pour une
poignée de dollars » ou, pour une fois, les scénaristes originels sont
crédités. Le décor des années 30 ne sert pas à grand-chose, tant le film est
Westernien dans l’âme — ce qui est ironique, puisque « Yojimbo »
était très inspiré de « La Moisson Rouge » de Dashiell Hammett !
Malgré une mise en scène très pro et une photographie superbe, le film n’est
qu’une accumulation de scènes d’ultraviolence et de fusillades modernes
(traduire : pompées sur John Woo) qui n’ont rien de bien excitant. Les cadavres
s’empilent sans rime ni raison et les commentaires très « film noir »
de Willis ne réhaussent pas le niveau, renforçant l’impression de la
bande-annonce d’un jeu sur Playstation. Cette idiotie friquée (67 millions de
dollars !), à la photographie délavée, est un des pires bides de Willis, avant
le succès salvateur du "5e elément".




Desperado 2, il était une fois au Mexique



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Once upon a time in Mexico Columbia Tristar 2003 Robert Rodriguez, avec Antonio Banderas, Johnny Depp, Salma Hayek, Mickey Rourke, Eva Mendes, Danny Trejo, Ruben Blades, Cheech Marin…



.
El Mariachi est en exil après la mort de Carolina et leur fille, tuée par les
hommes du général Marquez… Lorsqu’un agent de la CIA nommé Sands le fait sortir
de sa retraite pour qu’il déjoue un complot visant à tuer le président pour le
remplacer par un seigneur des cartels… Mais une agente du FBI pas si
incorruptible que ça entre dans la danse…

.
Un film qui semblait arriver juste à temps pour clôturer les années 90
cinématographiques, y compris pour Rodriguez lui-même… Il est sûr que les films
de la trilogie ne sont pas à voir pour leur scénario, et celui-ci s’oublie très
vite : comme Leone dont il s’inspire, Rodriguez joue sur les mythes
(inutile de dire que le flash-back d’ouverture présentant les deux antagoniste
est peu crédible avec sa guitare/fusil à pompe : comme le dit Cheech Marin
qui narre l’histoire, celle-ci a dû être embellie en cours de route !) et
cherche davantage la scène marquante ou le détail qui fait mouche, le tout
emballé avec une joie de filmer telle qu’elle ne peut être que communicative.
Du coup, ce déferlement de violence qui pourrait être écœurant à la longue est
impossible à prendre tout à fait au sérieux, ce qui est l’intention du
réalisateur (dommage que la suggestion que El Mariachi pourrait être un spectre
vengeur, ce qui expliquerait son invulnérabilité, ne soit pas vraiment traitée)
Les références au western-spaghetti tendance révolutionnaire ne sont jamais
trop appuyée, et que dire de ce casting de rêve pour fan de série B !
C’est bruyant, absurde et flamboyant, mais tellement fier de l’être que ça fait
du bien. Bref, un résultat qui fait attendre avec impatience le
« Machete » du même Rodriguez, prévu pour bientôt…




Detention



Canada  
Note : 0/5


Metropolitan Filmexport 2003 Sidney J. Furie, avec Dolph Lundgren, Alex Karzis, Corey Servier…



.
Suite à une mission ratée, Sam Decker quitte l’armée pour devenir prof dans une
zone difficile.Pour son dernier jour, il se retrouve à jouer les surveillants
pour les heures de colle. C’est alors qu’un gang armé investit le lycée…

.
Un nouveau ratage à l’actif de Lundgren. Le scénario n’est qu’un énième repompage
de « Piège de Cristal » (ou de la série des « Substitute »)
et les méchants à la dégaine d’un groupe de punk-hardcore (et, bien sûr,
étrangers) sont caricaturaux au possible et incapables de toucher leur cible,
même en mitraillant pendant des heures. Et comment se fait-il que personne
n’entende les coups de feu, sinon lorsque le scénario le décide ? A
éviter.




Deux doigts sur la gâchette



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Gunmen Gaumont/Columbia/RCA 1994 Deran Sarafian, avec Christophe Lambert, Mario Van Peebles, Denis Leary, Patrick Stewart, Kadeem Hardison…



.
Carlo Savigno a dérobé 400 millions de dollars à un caïd de la drogue avant de
se faire descendre. Le flic des narcotiques Cole Parker fait évader son frère
Dani, mais le DEA refuse de le seconder, bien qu’il connaisse le nom du bateau
servant de planque. C’est en solo qu’il cherchera Dani et affrontera les séides
du trafiquant…

.
Un film assez mal fichu, nettement influencé par le western-spaghetti, mais
sympathique de par son je-m’en-foutisme même : la continuité est malmenée, on
trouve un bar rap en pleine jungle, les personnages ne cessent de se croiser…
ce serait bordélique et sympathique à condition d’accepter le duo Van
Peebles/Lambert (Plus un Leary, acteur trop sous-estimé s’il en est, excellent)
si la duplication  vidéon’était pas
pan&scannée jusqu’au trognon : tir heureusement rectifié en DVD.
Serafian fera plus fort avec “Terminal velocity”. Ecrit par Stephen Sommers, le
futur réalisateur de « La momie » ! A noter que le titre français
confond allègrement « détente » et « gâchette »…




Deux Frères



France   Royaume-Uni  
Note : 1/5


Fox Pathé Europa 2004 Jean-Jacques Annaud, avec Guy Pearce, Jean-Claude Dreyfuss, Philippine Leroy-Beaulieu, Oanh Nguyen, Moussa Maaskri, Rufus…



. Deux jeunes frères tigres sont séparés. L’un est emmené par le
chasseur Aidan McRory qui a tué leur père pour sauver un coolie. Mais McRory
est arrêté pour trafic de statues et le jeune félin finit dans un cirque sous
le nom de Koumal. A son retour, McRory entreprends de débarrasser la région de
ses tigres ; le second félin est recueilli par le fils d’un diplomate français
qui le baptise Sangha. Le hasard les réunira pour un combat de tigres…

. Jean-Jacques Annaud est toujours aussi bon réalisateur, notamment
pour filmer les animaux, et personne ne pourra nier les qualités techniques —
montage et photo ont d’ailleurs été nominés aux Césars — de l’ensemble avec de
jolis détails visuels. Mais pourquoi les mettre au service d’un scénario assez
primaire et manipulateur qui copie des thèmes purement Disneyiens (quitte à
prendre des libertés avec les mœurs des tigres, mais on en a vu
d’autres !) et assez rétros… Pour virer presque au nanar lors de la scène
de retrouvailles. La musique n’est pas en reste, soulignant inutilement à peu
près tous les (gros) câbles. De plus, les personnages sont schématiques en
diable, à part peut-être celui du gouverneur Thaïlandais interprété par Oanh
Nguyen. Le génial Rufus joue un second rôle, tout comme l’excellent Moussa
Maaskri (« Requiem »), forcément voué à finir en haut de l’affiche un
jour s’il y a une justice en ce bas-monde. Bref, le public ciblé est celui des
moins de dix ans ; il leur est réservé. Les adultes se contenteront de la
beauté des bêtes et des paysages…




Diamond Dogs



   Canada  
Note : 0/5


Seven7 2007 Shimon Dotan (Samuel Dolhasca), avec Dolph Lundgren, Yu nan, William Shriver…



. Xander Ronson, un ancien Béret
vert égaré en Mongolie suite à un emploi ayant mal tourné, se retrouve criblé
de dettes ; il accepte d’assurer la sécurité de Chambers, un milliardaire
à la recherche d’une tapisserie Bouddhiste, le Tangka…

. Il semblerait que Lundgren prenne la voie directe de
Steven Seagal avec ses derniers films… Une production troublée (Lundgren a
réalisé lui-même l’essentiel du film) n’explique pas un scénario fatigué qui se
contente du minimum syndical et où il ne se passe pas grand-chose, enfin, à
moins que voir des gens crapahuter dans le désert soit le souffle de
l’aventure… Mal joué à l’exception de Lundgren qui semble bien s’amuser,
atrocement mal réalisé avec des scènes d’action tournées n’importe comment,
l’ensemble ne mérite guère qu’on y consacre 90mn de son temps… Quant au titre,
il est parfaitement aléatoire, puisqu’il n’y a dans l’histoire pas l’ombre d’un
diamant, pas la queue d’un chien et pas plus de David Bowie !




Die Hard 4, retour en enfer



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 3/5


130mn Live free or die hard Fox 2007 Len Wiseman, avec Bruce Willis, Justin Long, Timothy Olyphant, Maggie Q…



. John McClane est appelé pour
intercepter Matt Farrell, un hacker, après l’assassinat de sept de ses
collègues. Mais il tombe sur des tueurs venus abattre le jeune homme et s’en
sort de justesse ! Une organisation terroriste semble disposée à employer
internet pour couper le système informatique des USA, laissant le pays exposé…

. Un film qui a fait couler de
l’encre auprès des fans, surtout lorsque Len Wiseman, réalisateur des
calamiteux « Underworld », fut embauché. Il lui fut surtout reproché
d’être moins hardcore que ses prédécesseurs, puisque ce fut le premier à être
classé « interdit aux moins de 13 ans » aux USA. Le résultat est loin
d’être la catastrophe annoncée grâce à un récit impeccablement structuré, ce
qui est la marque de fabrique des « Die Hard », enchaînant séquences
d’action haletante et moments purement scénaristiques. C’est pourquoi, malgré
quelques faiblesses (l’intervention de Miss McClane), l’ensemble constitue un
« blockbuster » honorable, surclassant largement des insultes au
spectateur comme « Bad boys 2 ». Par contre, l’excès n’est pas
toujours une qualité, et l’apport des CGI nuit parfois au réalisme de certaines
séquences un peu, hem, excessives. Mais ce serait bouder son plaisir, n’en déplaise
aux partisans du « c’était mieux avant », si ce film ne renouvelle
rien et s’avère le moins bon de la tétralogie, il ne crache pas sur sa
franchise comme certaines exhumations douteuses. C’est déjà beaucoup…




Direct Action



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 1/5


Seven7 2005 Sidney J. Furie, avec Dolph Lundgren, Polly Shannon, Donald Burda…



. Le policier Frank Gannon fait
partie d’une unité d’élite de la police de L.A., mais découvre que ses
coééquipiers sont corrompus… Lorsqu’il décide de les dénoncer, il se retrouve
isolé et ne peut compter que sur sa nouvelle partenaire. D’autant que ses
collègues préparent un gros coup…

. Du direct-vidéo standard, un
des quatre (!) qu’emballa Lundgren cette année-là. Mais pas un des pires :
Sidney J. Furie connaît son affaire et emballe un maximum d’action, avec de
nombreux combats au couteau. Lundgren lui-même a beau avoir la quarantaine bien
tassée, ses combats n’ont rien de déshonorant et, s’il reste monolithique, il
semble dans une forme éblouissante. Il est dommage que l’ensemble fasse un peu
fauché… Rien qui sorte du tout-venant donc, mais pas une arnaque non plus, les
90mn d’action décérébrée promises sont là.




DOA, Dead or Alive



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne   Royaume-Uni  
Note : 0/5


TF1 2006 Corey Yuen, avec Jaime Pressly, Devon Aoki, Holly Valence, Kane Kosugi, Eric Roberts…



.
Des combattants du monde entier sont invités au DOA, un tournoi top-secret
localisé sur une île. Mais cette année, les combattants sont implantés de
nanopuces…

.
Enième adaptation d’un jeu vidéo et millionième repompage de « Opération
dragon », ce film aurait peut-être pu attirer du public… Dix ans plus tôt,
en tant que suite de « Mortal Kombat » ! L’ennui, c’est
qu’aujourd’hui, l’ensemble paraît bien daté et cet érotisme à deux balles pour
ado que la simple vision d’un maillot serré suffit à terrasser pue le mépris…
On pourrait pardonner si les combats étaient à la hauteur, mais il est visible
qu’on s’est plus soucié de prendre des top-modèles (et le, hem, jeu d’actrices,
ou absence d’icelui, qui va avec) que des combattants, à l’exception du
catcheur de service : les fils et les CGI dominent donc, ôtant tout
réalisme aux affrontements. A la place, on a droit à des développements aussi
clichés que chaotiques insérés à la serpette dans un montage abracadabrantesque
qui tente de compenser l’absence de scénario ou de personnages en faisant en
sorte qu’il se passe quelque chose, n’importe quoi mais quelque chose (avec une
emphase sur le « n’importe quoi »). Quand à la réalisation, elle
oscille entre « Drôles de dames » (déjà datée donc), le clip pour MTV
et la pub pour gel-douche (ce combat sous une de ces pluies comme on en voit qu’au
cinéma…).  Quant à l’humour,
l’apparition-clin d’œil de Robin Shou est le plus réussi, et on passera sur
ENCORE un personnage de noir hâbleur… Résultat, ce film peu onéreux s’est
planté dans les grandes largeurs au point de finir ici et là en direct vidéo ou
à la télévision. Bref, même dans le style bourrin décérébré, il y a nettement
mieux…




Domino



Etats-Unis d'Amérique   France  
Note : 0/5


127mn Metropolitan 2005 Tony Scott, avec Keira Knightley, Mickey Rourke, Edgar Ramirez, Christopher Walken, Delroy Lindo…



.
Riche fille d’un acteur célèbre, Domino Harvey rejoint par désœuvrement un
groupe de chasseurs de prime dirigée par le légendaire Ed Mosbey. Mais vu leurs
succès, une équipe de télévision les embauche pour un reality-show ! S’y
mèle un braquage de camion de convoyeurs convoité par la mafia et les acteurs
d’une ancienne sére TV…

.
Décidément l’ultime film de la génération MTV : poussant plus loin le
style du déplaisant « Man on fire », tout aussi agressif et
prétentieux à la fois, avec une image atteinte d’hépatite terminale (que des
tons jaunes et vert appliqués à la truelle) Scott utilise à peu près tous les
effets possibles et imaginables en repompant tout ce qui bouge (Stone,
Tarantino, Soderbergh…) pour secouer constamment le spectateur, faute de
développer autre chose que du bruit. Malgré cette prétendue « histoire
vraie » (abandonnée dès le générique), inutile de chercher la moindre
crédibilité : pour être chasseuse de prime, il suffit d’avoir la chique et
la clope constamment rivée au bec, de prendre des poses de dure et d’être prêt
à amadouer un criminel armé en proposant un « lap-dance » (non, je
n’invente rien !) avant de se livrer à des actes de brutalité gratuite
censés être top-giga-cool-attitude qui enverraient n’importe qui en prison dans
la vraie vie. Ce délire où il semblerait qu’il faille se passer quelque chose à
chaque instant, quitte à triturer inutilement la chronologie, puis à en faire
trop pour meubler un récit fondamentalement creux, finit par lasser, d’autant
que le scénario est strictement incompréhensible. Ce gros budget (50 millions
de dollars) a d’ailleurs fait un bide sanglant, ce qui a poussé Scott à surtout
ne rien changer de sa façon de faire. Le plus étonnant est encore de retrouver
la musique du grand Tom Waits, qui a un petit rôle, que l’habituel néo-métal
tonitruant.




Dommage Collatéral



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Collateral Damage Pathé !/Studio Canal 2002 Andrew Davis, avec Arnold Schwarzenneger, Francesca Neri, Cliff Curtis, Elias Koteas, John Leguizamo, John Tuturro…



.
Lorsque la fils et la femme du pompier Gordy Brewer trouvent la mort dans un
attentat commis par le terroriste Colombien El Lobo, il se rend sur place pour
chercher vengeance…

.
Un thème digne d’un antépénultième direct-vidéo avec Steven Seagal ou Lorenzo
Lamas qui tient uniquement grâce à la réalisation du vétéran Andrew Davis… même
si le résultat est loin d’être conforme à sa vision, et également désavoué par
Stan Goff, un célèbre vétéran du Vietnam et activiste antibelliqueux qui servit
de conseiller technique. Dans les interviews bonus, Davis dit avoir voulu faire
un film sur la folie des hommes et le fait que la vengeance engendre la
vengeance… et le thème est vaguement abordé par moments, notamment avec le rôle
ambigu de la CIA et le passif accordé au terroriste, plus le fait, probablement
peu innocent, que Schwarzou n’utilise jamais d’arme à feu (Davis choisit un
pompier en tant que quelqu’un qui sauve des vies au lieu d’en prendre).
L’ennui, c’est que le 11 septembre passa par là, et que la production, effrayée
par les possibles répercussions, fit retourner des scènes entières pour
atténuer la vision bien plus sombre du métrage originel, jetant même à la
poubelle des scènes jugées « pas assez patriotiques » !
Résultat, un film standard qui semble utiliser la bonne vieille morale :
lorsque les dommages collatéraux sont américains, c’est grave, lorsqu’ils sont
des métèques (comme dans la scène où la CIA massacre un village), c’est la vie.
Edifiant dans notre monde bien moins naïf qu’avant l’Irak, qui a popularisé le
terme de « dommage collatéral » avec d’autres implications… Reste un
testostérone opéra extrêmement banal gonflé aux dollars (85 millions le bout !),
avec une « résolution » finale très bateau, aussi peu crédible que le
tout-venant du genre (comme toujours, en Colombie, la police n’existe pas), qui
ne tient que par la réalisation au cordeau de Davis et une interprétation plus
nuancée qu’à l’habitude de Schwarzie, et qui n’a pas vraiment motivé les
spectateurs. On présume qu’il faudrait juger sur un hypothétique
« director’s cut », mais si celui-ci devait voir le jour, ce serait
probablement fait. Sale affaire… A l’époque, certains avaient vu en ce film le
dernier de son genre, mais Hollywood et les séries TV devaient les détromper.




Double dragon



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Double Dragon/Double Dragon : The movie TF1 1994 Réal : James Yukich, avec Mark Dacascos, Scott Wolf, Robert Patrick, Alyssa Milano…



.
Los Angeles, 2007. La ville a été détruite par un tremblement de terre. Les
deux frères Billy et Jimmy Lee détiennent les deux parties d’un médaillon censé
détenir un immense pouvoir. Or Koga Shuko, un mégalomane qui compte dominer la
ville. Aidés par une policière de choc, ils affronteront ses nombreux hommes de
main…

.
Pour la petite histoire, le film s’est royalement planté aux USA et ne dut sa
distribution tardive en France qu’à la notoriété soudaine de Dacascos après
« Crying Freeman ». Normal : ce mélange de SF et d’arts martiaux est
nul et bête à pleurer, courant après le fantôme de Jacky Chan dans l’humour
pénible, clichéeux, irritant (Scott Wolf est à baffer du début à la fin) et
totalement démago dans sa volonté de racoler les ados friands de jeux vidéos,
ce qui deviendra systématique quelques années plus tard. Bref : à dégager !




Downdraft



Canada   Ex Tchécoslovaquie  
Note : 2/5


Elephant 1996 Michael Mazo, avec Vincent Spano, Kate Vernon, Paul Koslo…



.
A Mount Wheather, le professeur Stewart Lagrange dispose d’un bunker souterrain
régi par un puissant ordinateur nommé Minotaure. Mais le site devient obsolète…
Lorsqu’on menace de le fermer, Lagrange se rebiffe et menace de déclencher une
frappe nucléaire. Un ancien militaire, Jack Brenner, est tiré de prison pour
l’arrêter. Or la base est imprenable ! De plus, l’opération est confiée à
un général psychopathe…

.
Un téléfilm qui a au moins l’avantage d’un scénar riche en péripéties ! La
plus intéressante reste l’adjonction d’un élément SF en la personne d’un cyborg
tueur, plus un ennemi extérieur en la présence d’un général psychopathe. Par
contre, la mise en scène reste très classique. Dur de croire que Vincent
Spano fut un des acteurs espoir de… 1983, après le génial « Rusty James » !
A voir un soir d’indulgence, entre fanatiques du genre…




Dr. No



Royaume-Uni  
Note : 2/5


111mn Metro Goldwyn Mayer 1962 Terence Young, avec Sean Connery, Ursula Andress, Joseph Wiseman, Jack Lord, Bernard Lee, Lois Maxwell…



Le
MI6 convoque son agent James Bond : l’agent secret John Strangways a
disparu alors qu’il enquêtait sur des interférences avec les fusées de Capa
Canaveral. Il est envoyé à Kingston, Jamaïque, pour retrouver l’agent de la CIA
Felix Leiter, ce qui ne va pas sans mal… Ils retrouvent le guide de Strangways
et apprennent que l’agent s’intéressait à des dépôts de minéraux, et notamment
sur l’île privée du Dr No…
Il
est difficile de croire à quel point un genre aussi thématiquement pauvre que
l’espionnage a pu tenir en haleine deux ou trois générations… Reflet d’un monde
manichéen ou l’asiatique était fourbe, le russe brutal, l'ennemi bien défini et la CIA (ou le MI6
pour le très British Fleming) sauvait le monde « libre » chaque
matin. D’où ce film, qui n’innove guère sur le schéma classique : savant
fou ou assimilé, bagarres caricaturales, Bond girl, tentatives d’assassinat absurdes
(ici une tarentule) jusqu’au final tonitruant. Ceux qui le le regardent pas
avec les yeux de l’amour s’étonneront du temps que met l’intrigue, débutant par
un prologue surréaliste prometteur, pour en venir au but ; quant à
l’histoire elle est d’une simplicité biblique, sans déluge d’explosions, et la
mise en scène de Young taillée au cordeau, sans effets psychédéliques en vogue
à l’époque, ce qui en fait un favori des fans. L’élément central est bien sûr
l’interprétation de Connery, seule chose qui distingue son agent des zillions
d’autres qui suivirent, et la présence d’Ursula Andress, plus une direction
artistique démentant le budget plus que réduit. Inutile de dire que les aspects
les plus sombres du personnage de Fleming passent à l’as pour être repris dans
« Casino Royale »… Désavoué par Fleming et par les pontes de la MGM, persuadés
de tenir un bide, le film fit un carton et lança une des plus fameuses
franchises de l’histoire, jusqu’au personnage de Bond qui fut repris par
d’autres auteurs après la mort de Fleming en 1964. Le reste appartient à
l’histoire…




Dragon from Russia



Hong-Kong  
Note : 0/5


Gong chang fei long Pathé ! 1990 Clarence Yiu-leung Fok, avec Sam Hui, Maggie Cheung, Nina Li chi, Carrie Ng, Loletta Lee…



Yao est un artiste amnésique que la société des 800 dragons a enlevé, puis
entraîné pour en faire un assassin impitoyable. Mais au cours d’une de ses
missions, son amie d’avant le reconnaît…

Cette adaptation très libre de « Crying freeman » prouve qu’il ne
faut pas laisser un producteur tripatouiller un film contre l’avis de son
créateur, puisqu’une bonne heure de métrage fut coupé… Le résultat est
complètement incohérent, avec un nombre de personnages mal différenciés, des
méchants d’opérette, un récit s’arrêtant pour une demi-heure d’entraînement aux
arts martiaux venant d’un autre film, du slapstick à la Jackie Chan
complètement ratés… On peut regretter les libertés face à l’œuvre originelle,
mais là ! Erreur de casting de taille atomique, Sam Hui, pourtant très à
l’aise dans les « Mister Boo » et « Mad Mission », est incapable
de porter le film et la grande Maggie Cheung reste cantonnée aux rôles de
copines du héros qu’elle jouait dans sa jeunesse dans des séries B médiocres.
Même les scènes d’action à base de fils ne sont pas crédibles pour un sou. Pas
grand-chose à sauver…




Drive



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


TF1 1998 Steve Wang, avec Mark Dacascos, Kadeem Hardison, John Pyper-Ferguson, Brittany Murphy…



.
Toby Wong arrive en clandestin à San Francisco… ou l'attend un comité d'accueil
! Ex-flic de Hong Kong, Wong fut implanté d'une puce expérimentale accumulant
l'énergie et décuplant ses forces. 
Il prend involontairement en otage Malik Brody, musicien raté ; ils
s'entendent pour que Malik l'emmène à L.A., ou une compagnie est disposée à
acheter la puce. Mais Hong Kong envoie un autre cyborg plus avancé pour qu'il
se lance aux trousses de Toby…

.
Enfin une série B réussie ! L'ensemble est classique, inspiré d'"Universal
Soldier" et quelques autres, mêlant des éléments de SF, de comédie et
d'arts martiaux dans un scénar qui fait flèche de tout bois. Steve Wang
(responsable des deux "Guyver", déjà assez délirants) parsème son
film d'idées ou personnages excentriques (l'hotelière foldingue) et, surtout,
maintient un rythme effrené. Surtout, les cascades sont à la hauteur et du
niveau d'un film de Hong Kong, entre John Woo (avec un énième remake de la
scène du garage de "A toute épreuve") et Jacky Chan, mais pour une
fois, on a l'impression que la prod' a compris ce qui fait le charme des séries
B de Hong Kong, jusqu'au final en clin d'œil à "Black Mask".
L'ensemble force la sympathie de par son ton décontracté, ce qui est rare, et
une bonne humeur communicative. Sorti en salles dans quelques pays. Il existe
un « director’s cut » de 117 minutes !




Driven



Etats-Unis d'Amérique   Canada   Australie  
Note : 1/5


112mn Warner 2001 Renny Harlin, avec Sylvester Stallone, Burt Reynolds, Kip Pardue, Gina Gershon, Til Schweiger…



.
Carl Henry, l'entraîneur du jeune espoir de la course automobile Jimmy Bly,
apelle le vétéran Joe Tonto pour qu'il le prenne sous son aile…

.
On sait qu'attendre des films sur le milieu des courses automobiles et, en
général, le sort que leur réserve le box-office… Ce machin de 72 millions de
budget n'a fait qu'un passage en roue libre sur les écrans. Les courses, point
d'orgue du film, sont filmées à la Michael Bay et donc illisibles, ponctuée de
rock tonitruant. Le scénario tente de conférer une épaisseur psychologique aux
protagonistes et de montrer ce monde sous un jour différent, mais retombe dans
le cliché inévitable de l'amitié virile en refusant le manichéisme (encore que
le champion à abattre soit Allemand…), mais se tire dans le pied par un montage
trop brutal qui empêche de vraiment s'intéresser aux personnages. Pour les fans
du sous-genre, s'il y en a… On espère que Renny Harlin redeviendra un jour le
cinéaste pêchu de « Cliffhanger » ou même le sous-estimé « Peur
Bleue »…




Drop zone



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Gaumont 1994 John Badham, avec Wesley Snipes, Gary Busey, Nancy Butler, Grace Zabriskie…



.
Les frères flics Terry et Pete Nessip sont chargés de convoyer un génie de
l’informatique capricieux, Leedy, qui doit témoigner dans un procès. Or l’avion
est détourné par un commando au nom du “Comité de l’Ordre Nouveau”. Une
explosion se produit et Terry est tué dans la bagarre. Les terroristes sont
portés disparus ainsi que Leedy, mais Pete est persuadé qu’ils ont sauté en
parachute. En effet, les “terroristes” sont de vulgaires truands menés par un
ancien agent du DEA et ont un plan bien précis nécessitant les talents de Leedy.
Pete, lui, enquête dans le milieu des parachutistes…

. “Point Break” rencontre “Terminal Velocity” avec un
final inspiré de l’incontournable “Piège de cristal”, le tout avec un budget
(45 millions de dollars) supérieur à tous ces prédécesseurs ! Les scénaristes
se sont contentés de faire fonctionner la photocopieuse dans ce film dont toute
imagination est bannie d’office. Badham emballe ça avec la technique d’un vieux
pro qui en a vu d’autre et rend le “produit” presque consommable, tout en se
contentant du minimum syndical. On s’étonne de retrouver Grace Zabriskie,
égérie de David Lynch, dans un petit rôle. Le rôle de Nessip fut écrit à l’origine
pour Steven Seagal qui préféra « Piège à haute vitesse ». Produit de
pur routine donc qui peut facilement s’éviter…




El Mariachi



Mexique   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 5/5


Gaumont 1993 Robert Rodriguez, avec Carlos Gallardo, Consuelo Gomez, Jaime de Hoyos…



.
El Mariachi est un musicien itinérant, comme l’étaient ses ancètres avant lui.
Il arrive dans une petite ville du Mexique pour y trouver du travail, mais la
concurrence est rude ! Néanmoins, une tenancière de bar, Domino, s’intéresse à
son cas. Mais El Mariachi n’est pas le seul étranger un ville : arrive aussi
un  tueur implacable envoyé
descendre le gros ponte local qui l’avait livré à la police… d’où un quiproquo
sanglant !



.
Voici LE petit bijou indépendant, sorti la même année que « Reservoir Dogs »,
qui marqua des années 90 en mal de sang neuf. En fait, “El mariachi” est au
polar ce qu’”Evil dead” fut au film d’horreur : une somme et un aboutissement
en forme de renaissance. Et pourtant, ce tout, tout petit budget filmé au
Mexique et destiné à la vidéo témoigne de traces indéniables d’amateurisme : on
est loin des plans léchés et creux des super-giga-productions sans âmes. Mais
ce côté fauché est transcendé par l’inventivité constante de Robert
Rodriguez  Sa caméra virevolte et
s’envole, quitte à laisser ici et là des crissements de pneus et cadres des
personnages fonctionnels (Le joueur de clavier éléctronique) et fiers de
l’être. Viennent s’y greffer toutes sortes d’éléments insolites, comme les
rêves du Mariachi ou le regard insondable du pit-bull de Domino, témoignant
d’une imagination sans bornes. Voilà de l’authentique cinéma, inventif et
passionné, avec une excellent interprétation de Carlos Gallardo en “naïf” et de
Consuelo Gomez en femme fatale. Il y a là-dedans du film noir, du dessin animé,
de la comédie, du romantisme, du western-spaghetti, du Mad Max (Le clin d’œil
final) et, surtout, de la personnalité à revendre. Et pour une fois, un
personnage Mexicain ne jouait pas un dealer ou un homme de main à l’espérance
de vie limitée… Par la suite, l’absence de moyens servirait surtout à cacher le
manque d’idées…




En sursis



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Cradle 2 the Grave Warner 2003 Andrew Bartkowiak, avec Jet Li, DMX, Kelly Hu, Mark Dacascos…



.
Tony Fait commet un braquage audacieux qui lui permet de mettre la main sur un lot de diamants noirs.
Un agent Taiwanais, Su, est à leurs trousses, mais un troisième intervenant
redoutable entre en piste et enlève la fille de Fait. Les deux hommes vont
devoir s’allier…

.
Décidément Joel Silver continue d’exploiter cette sorte de nouvelle
« Blaxploitation », ou plutôt « minoritexploitation »
puisqu’on y mêle asiatiques et noirs. La recette est simple : des
gangsters, une esthétique clipée pleine de luxe et de grosses bagnoles, du rap
et des bagarres, le tout avec un budget moyen (25 millions de dollars) et voilà
un produit qui ne peut que rembourser sa mise. Le film suit servilement la formule
sans trop se soucier de vraisemblance, et on passera sur l’apologie d’un
« bon » truand (agissant sans armes et qui aime sa chtite fifille…).
Une ou deux petites idées traînent (ce caïd dans une prison dorée, un vague
argument science-fictionnel vers la fin), mais on ne sort pas d’un cadre
formaté et prévisible en diable, à peine supérieur à un téléfilm pour
« Hollywood Nights ». Accessoirement, le casting de Dacascos
résulterait d’un sondage sur le site de Jet Li, demandant aux fans qui ils
aimeraient le voir affronter ! Si ce n’est pas de l’interactivité…




En territoire ennemi



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Behind enemy lines Fox 2001 John Moore, avec Owen Wilson, Gene Hackmann, Joaquim De Almeida, David Keith…



.
Envoyé en mission de reconnaissance au-dessus de la Bosnie, l'aviateur Chris
Burnett surprend des mouvements de troupe en zone démilitarisée. il est abattu
et son coéquipier assassiné par une bande de rebelles ! Le voilà perdu en
territoire ennemi et pourchassé tandis que son amiral cherche à monter une
mission de sauvetage…



.
Du testostérone-opéra plus militariste que violent par un ex-réalisateur de
séries TV qui a dû voir plus d'une fois le "Soldat Ryan"… Le
scénario, tiré d'un épisode réel, reste néanmoins basique en diable rappelant
le "Bat 21" plus ancien (dont le héros était interprété par… Gene
Hackmann !) jusqu'à un massacre final digne d'un "Rambo" :
Vietnamiens, Allemands, Bosniaques, Irakiens, l'ennemi change mais continue de
vouloir la peau des bons p'tits gars d'chez-nous et de vilains politiciens qui
ne pensent qu’à les  trahir, et Hollywood
pour en faire un film de propagande…En une scène quasi-nanaresque, on s'y
aperçoit que les bosniaques sont presque humains, puisqu'ils boivent du Coca et
écoutent Presley et le rap US…  A
part les hics du scénario qui se ménage des facilités ahurissantes (les bosniaques
se faisant sauter sur leurs propres mines…) et le schématisme irritant des
personnages (Wilson désobéit aux ordres et provoque la mort de son coéquipier,
mais cela ne semble déranger personne), il reste quelques jolies scènes et un
bon usage du décor naturel. C'est un peu mince, ce qui explique le relatif insuccès
du film en salles chez nous — mais l'époque n'était guère propice aux films
belliqueux… ce qui n’empêche qu’il a donné une série de direct-DVD ! Le
vrai pilote dont s’inspire le film, le capitaine Scott O’Grady, fit un procès
en diffamation à la Fox.




En territoire ennemi 3 : Mission Colombie



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Behind Enemy Lines : Colombia Fox 2009 Tim Matheson, avec Joe Manganiello, Ken Anderson, Channon Roe, Keith David, Steven Bauer, Tim Matheson…



Un commando de SEALs est envoyé en Colombie pour espionner les FARC, mais sont
pris en embuscade et accusés d’un massacre. Il leur reste à s’innocenter…

Malgré sa nullité, le deuxième opus a assez rapporté pour justifier une suite
qui serait presque meilleure. Presque, car si on nous épargne les parlotes et
négociations du 2, il faut attendre une demi-heure pour qu’il se passe quelque
chose. La suite donne un film d’action ultra-basique, cocardier en diable
jusqu’à la « grande » révélation finale (il en faut bien une…) bien
capillotractée. On passe sur la vision de la Colombie limitée aux mêmes
stock-shots que « M. et Mme Smith », aux colombiens parlant avec
l’accent cubain, et au fait que vouloir venger sa famille, motivation
justifiant à peu près tout dans le testostérone-opéra, fait de vous un méchant
si vous êtes un sud-amériucain, bref, un métèque. Et on passe sur des dialogues
à base de jargon et d’acronymes inciompréhensibles, mais censé terrasser
d’admiration béate le spectateur… Bref, du tellement basique, même pour un
direct-DVD, qu’on ne peut le réserver qu’aux fans en manque de testostérone…




En territoire ennemi II



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Behind Enemy Lines : Axis of Evil Fox 2006 James Dodson, avec Nicholas Gonzales, Matt Bushell, Peter Coyote, Keith David…



.
Une équipe des SEALS est envoyée en mission en Corée du Nord afin de détruire
un site de missiles, mais la mission est annulée… alors que deux d’entre eux
ont déjà sauté ! Pendant que la guerre menace, les voilà perdus en
territoire ennemi…

.
Une suite qui n’a pas grand-chose à voir avec l’original… ne serait-ce que
parce qu’elle est située dans les années 70 ! Une tentative d’ancrer
l’histoire dans la réalité historique est bien venue et le tout commence
honnêtement, mais retombe vite dans le cliché du film de guerre (Le GI venant
d’avoir un enfant, le « bleu » voulant faire ses preuves…) et,
surtout, la réalisation use et abuse d’effets « flash » façon MTV
jusqu’à donner mal au crâne, au point qu’il est impossible de dire ce qui se
passe ! Dommage…




Enemies closer



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 2/5


Francetélévisions 2013 Peter Hyams, avec Tom Everett Scott, Jean-Claude Van Damme, Orlando Jones, Linzey Cocker…



. Henry, un ex-Marines devenu garde champêtre, voit
ressurgir le passé qu’il cherche à oublier en la présence du frère d’un soldat
mort sous ses ordres en Afghanistan. Mais sa soif de vengeance devra
attendre : un trafiquant de drogue nommé Xander est là pour récupérer une
cargaison de drogue jetée dans le lac…



. Ce qu’il manque à ce film, c’est un Scott Adkins,
au vu de sa prestation dans « Universal Soldier : le jour du
jugement ». Tom Everett Scott n’est guère connu pour ses rôles d’action et
fait figure d’erreur de casting, très nettement doublé lors des scènes
physiques. Par contre, Van Damme — à qui les rôles de méchant réussissent
depuis « Replicant » — semble bien s’amuser en psychopathe
excentrique (et végétalien !) cousin du Joker et, à 53 ans, reste capable
d’exploits physiques dont la plupart d’entre nous peuvent à peine rêver. Le
tout reste de la routine, avec un scénario se limitant à une suite
d’affrontements, et échoue à explorer la relation entre les deux ennemis
contraints de s’allier. Cela dit, pour un direct-DVD, c’est du cinoche de
consommation courante qui peut toucher le public visé. On y trouve ce qu’on y
recherche, pas plus, mais pas moins non plus.

Henry, un ex-Marines devenu garde champêtre, voit
ressurgir le passé qu’il cherche à oublier en la présence du frère d’un soldat
mort sous ses ordres en Afghanistan. Mais sa soif de vengeance devra
attendre : un trafiquant de drogue nommé Xander est là pour récupérer une
cargaison de drogue jetée dans le lac…



. Ce qu’il manque à ce film, c’est un Scott Adkins,
au vu de sa prestation dans « Universal Soldier : le jour du
jugement ». Tom Everett Scott n’est guère connu pour ses rôles d’action et
fait figure d’erreur de casting, très nettement doublé lors des scènes
physiques. Par contre, Van Damme — à qui les rôles de méchant réussissent
depuis « Replicant » — semble bien s’amuser en psychopathe
excentrique (et végétalien !) cousin du Joker et, à 53 ans, reste capable
d’exploits physiques dont la plupart d’entre nous peuvent à peine rêver. Le
tout reste de la routine, avec un scénario se limitant à une suite
d’affrontements, et échoue à explorer la relation entre les deux ennemis
contraints de s’allier. Cela dit, pour un direct-DVD, c’est du cinoche de
consommation courante qui peut toucher le public visé. On y trouve ce qu’on y
recherche, pas plus, mais pas moins non plus.




Ennemi d’état



-- Choix d'un pays --  
Note : 3/5


132mn Enemy of the State Touchstone Home Video 1998 Tony Scott, avec Will Smith, Gene Hackmann, Regina King, John Voight, Loren Dean, Gabriel Byrne…



.
L’avocat Robert Clayton Dean affronte le maffiosi Pinero et tombe sur une
cassette incriminant son client. Entre-temps, le sénateur Phil Hammersby est
assassiné suite à son refus d’entériner une directive limitant la sécurité
individuelle. Or un ornithologue a filmé accidentellement toute la scène et
contacte un journaliste. Il est aussitôt poursuivi et cache une disquette
représentant le meurtre dans le sac de Dean. L’organisation entreprend donc de
miner sa crédibilité pour que ses déclarations soient désavouées…

.
Après le catastrophique “ The Fan ”, Scottt revient à ce qui lui
convient : le thriller d’action sans subtilité. Pourtant, loin du
sous-“ Fugitif ” comme on en a tant vu, ce récit témoigne d’un
scénario assez fouillé et ménageant diverses surprises. L’aspect technologique
passe avant les flinguages/explosions classiques, d’autant plus effrayant que
toute ces technologies existent à peu de chose près ! Donc, on dépasse là
le simple thriller paranoïaque pour entrer dans un domaine plus grave. Smith
prouve qu’il peut jouer la comédie et Hackman fait le lien avec “ The
Conversation ” de Coppola (1974), dont ce film est presque un remake, en
tout cas un hommage. C’est un peu long, avec la mise en scène parfois excessive
de Scott, mais bouge et fonctionne bien. Attention, ce n’est pas un film
d’action au sens “ flinguage incessants ”. Sinon, dans les limites
imposées du blockbuster  (90
millions de dollars de budget), c’est une réussite. Les amateurs pourront
débattre sur le thème : est-ce un film « de gauche »  (Du
moins au sens américain du terme…). En tout cas, le meilleur (moins
mauvais ?) film de Scott depuis “ True Romance ”. 




Epidémie, American Ebola



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


The Paradise Virus Antartic 2004 Brian Trenchard-Smith, avec Lorenzo Lamas, Melody Thomas Scott, Ralf Moeller…



.
Pendant qu’une microbiologiste, Linda Fleming, et son fils prennent des vacances
sur une île paradisiaque, un virus transmis par des poules infectées ( !)
se répand dans l’île…

.
Qui peut avoir l’idée  de mettre
Lorenzo Lamas et Ealf Moeller dans un film sans l’ombre d’une baston ? Ce
n’est tout de même pas pour, ahem, leur performance d’acteurs ? Quant à Thomas
Scott, son personnage de snobinarde devient vite insupportable. Il ne se passe
rien, sinon des roucoulades entre le fifils et une indigène, jusqu’à ce que le
personnage de Rolf, gourou d’une secte locale, soit guéri par la prière (le
film serait-il financé par la scientologie ?) à temps pour la fiesta
finale sur la plage, ignorant le fait que quelques centaines de personnes sont
mortes, victimes du virus. Bref, le fonds du fonds. Si vous êtes coincé chez
vous avec une jambe cassée et qu’il ne passe rien d’autre à la télévision…
prenez plutôt un livre !




Epreuve mortelle



Canada  
Note : 1/5


Tough and Deadly Delta/Antartic 1995 Steve Cohen, avec Billy Blanks, Roddy Piper, Richard Norton, James Karen…



.
Le privé chasseur de primes Elmo Freech s’intéresse à un homme amené à
l’hôpital. Il s’agit d’un agent secret nommé Quicksilver, capturé en France et
amené à L.A. par un commando auquel il réussit à échapper. Mais il est devenu
amnésique…

.
Thriller-baston de base qui n’innove guère, ni dans le thème ni dans la mise en
scène, mais est assez rapide et ne manque pas d’humour. On retrouve les clichés
du privé fauché et des bagarres de saloon, mais le duo Blanks/Piper fonctionne
correctement. Du direct-vidéo de consommation courante, quoi. Blanks et Piper
se retrouveront dans “Back in action”, offrant sensiblement la même soupe,
l’humour en moins.




Etat de siège



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Enemy of my enemy/Diplomatic siege TF1 Vidéo/Trimark 1999 Gustavo Graef-Marino, avec Peter Weller, Daryl Hannah, Tom Berenger, Brion James…



.
L’informaticien Steve Parker est envoyé à l’ambassade de Bucarest pour
désamorcer une bombe nucléaire, mais des terroristes investissent l’ambassade…

.
Un sous-“ Piège de Cristal ” fort peu imaginatif, qui ne vaut guère
que par son casting. Curieusement, c’est un moyen budget (45 millions de
dollars !) à la distribution sabotée, sans doute au vu du résultat. C’est
assez mou, mais le pan&scan et une vf mal fichue, sans doute pris
directement à la source télévisuelle, n’aident guère… Du cinoche de série bas
de gamme pour “ Hollywood nights ” avec un casting de luxe.




Excessive force



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Delta/Metropolitan 1993 Jon Hess, avec Thomas Ian Griffith, Lance Henriksen, James Earl Jones, Charlotte Lewis, Tony Todd, Burt Young…



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Terry McCain, un policier du DEA, a réussi à s’infiltrer parmi des trafiquants
de drogue. Mais un “deal” tourne au massacre et une mallette contenant trois
millions de dollars disparaît. Pour tous, McCain l’a étouffé, et il se retrouve
entre la police et le truand de service, Sal DiMarco. Celui-ci fait assassiner
son coéquipier : une seule solution, riposter…

.
Scénario standard, mise en scène standard, action standard… ce film, second de
Thomas Ian Griffith, ne prend guère de risques. Bizarrement, il sortit en
salles au hasard de l’été 94 : on se demande pourquoi, alors qu’il ne se
distingue nullement des produits usinés pour la vidéo. Contrairement à “Force
brute”, les combats ont la part belle dans l’histoire et Thomas Ian Griffith,
tout de noir vêtu, impose une présence un peu différente des bagarreurs moyens
(il a aussi signé le scénario et coproduit le tout). De la routine, arrivée
juste au moment où « Piège de Cristal » avait enterré les héros
indestructibles des années 80…




Executive target



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Gaumont Columbia Tristar/Opening 1997 Joseph Mehri, avec Michael Madsen, Keith David, Angie Everhart, Roy Scheider, Matthias Hues…



.
Nick Adams, un pilote et cascadeur, est enlevé à son bus pénitentiaire par une
organisation criminelle ; il s’échappe, mais ils le retrouvent chez sa femme
Nadia. Nick est obligé de servir de chauffeur lors d’un casse et s’en sort
brillamment, mais ce n’est qu’un test pour leur plan ambitieux : le kidnapping
du président des USA !

.
Michael Madsen chez PM Entertainment ! Malgré ce casting inattendu pour l’époque,
il s’agit d’une mixture habituelle à Joseph Mehri avec des poursuites
infernales ponctuées de cascades impressionnantes… destinées à être retrouvées
dans d’autres productions maison ! C’est assez crétin, mais bien rythmé et
regardable un soir de grande fatigue intellectuelle. Titre TV : “ Pleins
feux sur le président ”.




Exit Speed



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Emylia 2006 Scott Ziehl, avec Desmond Harrington, Lea Thompson, Kelli Dawn Hancock, Julie Mond, Alice Greczyn, Fred Ward, Everertt Sifuentes…



.
A la veille de noël, un bus traversant le Texas est prit à partie par des
Nomades, un gang de motards criminels. Lorsqu’un d’entre eux est tué et que ses
complices crient vengeance, les passagers 
doivent se grouper pour survivre…

.
Curieuse entreprise, évidemment inspirée du « Assaut » de Carpenter,
mais qui y mêle des éléments de film-catastrophe et une horde de
« méchants » muets tout droit sortis d’un « Mad
Max » ! Mais le mélange fonctionne plutôt bien : d’abord, chaque
personnage a sa propre histoire, si bien que dès le départ ou presque, il est
difficile de dire qui va s’en sortir ou pas, et certaines morts en deviennent
franchement choquante. Ensuite, on évite certains clichés : si les Nomades
sont caricaturaux (et la façon dont un des personnages détient juste assez
d’infos sur eux relève du deus ex machina évident), on évite d’avoir un méchant
central monopolisant l’action, ce qui permet de se recentrer sur les assiégés. Résultat,
le parti pris de mettre des gens ordinaires en situation extraordinaire
fonctionne plutôt bien et il est facile de se prendre au jeu de ce western
moderne. Il est juste dommage que Fred Ward en MP recherchant une déserteuse
fasse pièce rajoutée. On en attendait pas autant de Scott Ziehl (« Roadhouse
II »), mais pour une série B en direct-vidéo, celle-ci est plutôt une
bonne pioche.




Expédition punitive



France   Espagne  
Note : 1/5


Othello, el comando negro Casa / Columbus/Magic Home Video 1982 Max H. Boulois, avec Tony Curtis, Max H. Boulois, Joanna Ferret…



.
Au Tibesti, ravagé par la guerre, se déclenche une épidémie. La doctoresse
Desdemona Fergusson s’y rend pour combattre le fléau et est placée sous la
protection du général Othello, flanqué de son ami et futur rival Iago…

.
Dès les noms et sans avoir vu le titre original, on flaire le coup, et le
générique confirme : il s’agit bien d’une adaptation d’Othello de Shakespeare à
la sauce guerrière ! Quand à la musique, elle est d’un certain Beethoven… une
œuvre de fou plutôt sympathique et précieuse pour les amateurs de trivial
pursuit (“Quel est le film qui adapte Othello avec Tony Curtis ?”). Mais,
production Eurociné oblige, le manque de moyens limite les intentions du
metteur en scène/interprète. A noter que la jaquette de chez Casa Vidéo annonce
“Tonis (!!) Curtis, et que le film est disponible chez Colombus sous le titre
fantaisiste de Mercenaire Fury (!!!). C’est beau, la vidéo… Pas de DVD en vue
pour l’instant.




Expendables 2 : Unité spéciale



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


The Expendables 2 Metropolitan 2012 Simon West, avec Sylvester Stallone, Jason Statham, Dolph Lundgren, Nan Yu, Jean-Claude Van Damme, Randy Couture, Liam Hemsworth, Scott Adkins, Jet Li, Arnold Schwarzenneger, Bruce Willis…



 L’équipe est réunie pour aller récupérer le contenu du coffre d’un avion abattu
en Bulgarie sous la supervision de Maggie, une envoyée de Chappelle… mais
l’affaire tourne mal et Bill, un tireur d’élite et petit jeune du groupe, est
tué par Vilain ( !) et sa hordes des Sangs, une secte sataniste. Son
but : récupérer quelques tonnes de plutonium dans une mine à l’aide du
plan contenu dans le coffre. Le but de Barney et ses hommes : venger
Billy…

Il faudra peut-être un jour expliquer que les années 80 ne reviendront pas… Car
tous les défauts du précédent opus sont suramplifiés après une scène d’action
Mad Maxienne qui eût été impressionnante à l’époque, mais donne aujourd’hui
l’impression de voir quelqu’un d’autre jouer à un jeu vidéo. Individuellement,
certains passages sont agréables, mais le scénario est à peine digne d’un
rogaton pour Seagal tourné dans une arrière-cour bulgare, pas crédible un seul
instant, avec des Deus Ex Machina énormes (l’apparition de Chuck Norris confine
au surréalisme — avec un jeu sur les fameux « memes » Norrissien
particulièrement pathétique) et des méchants génériques à qui on demande juste
d’aligner des hommes de mains par centaines à moissonner dans des fusillades
aussi excitantes que celles des testostérone-opéras pré-John Woo. Et que dire
d’un finale particulièrement grotesque ? Quant aux clins d’œil, ils sont
si appuyés (voire prévisibles : Un jeu sur le « I’ll be back »
d’Arnold, quelle inventivité !) qu’ils n’amuseront plus personne. De même,
toutes les scènes de liant offrent des dialogues assez affligeants, culminant
avec les perles de sagesse de Stallone. Comme dans le précédent, Statham et
Stallone sont mis en avant, bien que Dolph Lundgren semble s’amuser ; Van
Damme est un méchant honnête mais sans flamboyance et certains rôles sont
sacrifiés (Li disparaît au bout de dix minutes et Couture pourrait aussi bien être
excisé du métrage). Au moins, à 92 millions de dollars le bout, les valeurs de
production sont bonnes, mais West ne retrouve jamais cette étincelle de folie
qui faisait le charme de « Les ailes de l’enfer ». Mais le tout est
emballé pour les presques quadras déjà vieux jouant à leur belle jeunesse et au
public actuel qui préfèrerait crever plutôt que donner sa chance à un film un
rien novateur… Les extras sont excellents, avec un docu sur le film d’action de
l’époque remis en perspective, un autre sur les « vrais » mercenaires
(bien aseptisé…) et, cerise sur le gâteau, un module sur le doublage permettant
de mettre un visage sur toutes ces voix ! Et bien sûr, un trois est en
production (le nom de John Woo étant avancé, mais cela aura peut-être changé
lorsque vous lirez ces lignes)…




Expendables 3



Etats-Unis d'Amérique   France   Bulgarie  
Note : 1/5


126mn The Expendables 3 Metrpolitan 2014 Patrick Hugues, avec Sylvester Stallone, Jason Statham, Harrison Ford, Arnold Schwarzenneger, Mel Gibson, Wesley Snipes, Dolph Lundgren, Randy Couture, Terry Crews, Kelsey Grammer, Rondsa Rousey, Antonio Banderas…



Pour remplir une mission, Ross fait libérer Doc, un ancien comparse. Mais
l’opération tourne mal : la cible, qui s’avère être Stonebanks, une
vieille connaissance de Ross, s’en sort et blesse Caesar. Ross décide alors de
recruter du sang neuf pour compléter la mission, au grand dam de ses acolytes…

Lorsque tout échoue, prenez une nouvelle équipe : apparemment, les
scénaristes se sont inspirés de « Blade : Trinity »… Sauf que
les poetits jeunes, vite capturés, n’ont pas grand-chose à faire !
Apparemment, il était hors de question qu’ils fassent de l’ombre aux papys
flingueurs, dont un Banderas insupportable de cabotinage en caricature
d’Espagnol… Au moins, les clins d’œil lourdingue du 2 sont absents, mais on
reste face à un testostérone-opéra de base, bourrin en diable où on ne se
soucie guère des dommages collatéraux (les expendables exécutent une poignée de
gardiens qui, sommes toutes, ne faisaient que leur boulot rien que pour libérer
le personnage de Snipes…), ce qui nuit un peu à leur coolitude… Le tout
ressemble toujours aux tournées-nostalgie de ces anciennes rock-stars devenues
quinqua tentant désespérément de rejouer leur répertoire, le nouveau venu
Hugues (remplaçant John Woo, dit la rumeur) filmant de façon purement
fonctionnelle. La scène finale, où ils affrontent une petite armée dans un de
ces décors de décrépitudes de pays de l’est désormais bien courue (on se
croirait dans « Universal Soldier : Régénération »), pourrait
être enthousiasmante avec de belles casacades dans la lignée des Jason Bourne,
mais trop de bourrin tue le bourrin et les soldats semblent incapables de tirer
droit, au point de donner une impression de jeu vidéo où on dézingue des PNJ
par centaines sans impact émotionnel… Après Van Damme, Gibson tire plutôt bien
son épingle du jeu en méchant et semble bien s’amuser là où Stallone et
Lundgren ont surtout l’air d’avoir hâte d’en finir. On aurait tendance à dire
que nous aussi, bien que le tout soit trop mouvementé pour être ennuyeux, mais
un 4 est bien sûr prévu… Il faudrait quand même leur dire que les années 80 ne
reviendront pas…




Expendables, unité spéciale



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


The Expendables Metropolitan 2010 Sylvester Stallone, avec Sylvester Stallone, Jason Statham, Jet Li, Dolph Lundgren, Steve Austin, Mickey Rourke, Bruce Willis, Eric Roberts, Charisma Carpenter…



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Les « Expendables » sont une unité de mercenaires vieillissants menés
par Barney Ross. Ils se voient embauchés par Church, représentant de la CIA,
pour libérer une île sous la domination du général Garza. Mais un ancien de la
maison, James Munroe, entend employer l’île pour la culture du coca, et la CIA
n’aime pas la concurrence…

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Un film mille fois retardé et réécrit présenté comme un clin d’œil au
testostérone-opéra des années 80… qui n’arrive à n’être qu’un actioner comme la
Cannon en usinait à la chaîne à l'époque, sans chercher à apporter quoi que ce soit de
neuf, et qui, au final, donne un direct-vidéo gonflé aux dollars de plus avec
un scénario aux abonnés absents prévisible en diable. L’ensemble finit par
ressembler à l’énième tournée d’adieu de rock-stars finissantes, et cette manie
de réchauffer les vieilles soupes entre deux replâtrages de franchise finit par
lasser… Certains passages sont réussis, mais le systématisme des apparitions à
la « nudge nudge, wink wink » tourne au procédé, d’autant que seuls
Stallone et Statham sont un tant soit peu développés (Jet Li étant ici le grand
perdant dans un rôle inconsistant limité à deux ou trois vannes sur son besoin
d’argent). Et puis, comme dans « John Rambo », l’abus
d’ultra-violence et d’explosions corporelles sanguinolentes détone un peu dans
un film se voulant « fun »… Réalisation et direction artistique sont
anonymes au possible. Si on est loin d’une catastrophe genre « Predators »,
ce fantasme geek tourne un peu au pétard mouillé… ce qui ne l’empêche pas
d’avoir cartonné, justifiant une suite. Va-t-on voir le grand retour du film
d’action sévérement burné ? On ne retient pas vraiment son souffle… Nominé
aux razzies, le résultat ne mérite tout de même pas tant d’indignité, surtout à
côté de choses comme « Le choc des titans » ou « Sex and the
City 2 » !




Explosion imminente



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Ticker Metropolitan 2001 Albert Pyun, avec Tom Sizemore, Steven Seagal, Dennis Hopper, Jaime Pressly, Ice T, Peter Greene…



L'inspecteur Ray Nettles et l'expert en explosifs Frank
Glass traquent un terroriste qui dissémine ses bombes dans San Francisco afin
de faire libérer son complice…

La même année que son retour avec « Hors Limites »,
Seagal finissait chez Nu Image, alors grands fournisseurs de direct-vidéos ! En
fait, Tom Sizemore a autant de temps de présence que lui, ce qui ne fait
qu'enfoncer le clou : il est mille fois meilleur que Seagal. Pour le reste,
lorsque Albert Pyun lui-même désavoue le film, on est mal barrés… Nu Image a
coupé le financement au milieu du tournage, repris le produit (tourné en 12
jours !!!) pour en faire un film de Seagal, l’a caviardé de scènes
spectaculaires tiré d’autres films, remonté le tout à la truelle, malmené les
locations (San Francisco devenant Chicago et inversement) et fait refaire le
premier commentaire audio un peu trop sarcastique du réalisateur, ce qui
explique qu’il ne soit ni très présent, ni très enthousiaste sur celui qui
reste. L’ensemble donne un gloubi-boulga très années 90 aux personnages bien
trop nombreux, bourré de raccords hasardeux, où surnagent quelques bonnes idées
dans ce qui se pose comme un ersatz moins inspiré de « Speed »,
Hopper jouant à peu près le même rôle. Résultat, à part un carton au Japon et
un passage par les salles dans les quelques pays où Seagal restait une star,
l’ensemble a majoritairement fini en vidéo. C’est encore trop d’honneur… Après
une dernière chance dans les salles avec « Mission Alcatraz », Seagal
se contentera d’assurer le minimum syndical.




Exterminator



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


The Exterminator Delta/Intégral DVD 1980 James Glickenhaus, avec Robert Ginty, Christopher Georges, Samantha Eggar, Steve James…



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Michael Jefferson et John Eastland étaient amis au Vietnam et se retrouvent
dans la vie civile, ouvriers dans le Bronx. Mais un gang agresse et paralyse le
noir Jefferson, qui a contrecarré une tentative de vol : le blanc Eastland
ressort donc les armes et traque la racaille au Magnum 44. Tout ceci ne fait
pas l’affaire des politiciens qui lorgnent leur réélection : la CIA est envoyée
à la rescousse pour détruire ce justicier un peu trop populaire…

.
Là, l’idéologie du film de justicier n’a plus rien de déguisé : la racaille
doit payer (le titre français original, « Le droit de tuer », était
éloquent). Les rues deviennent le cadre d’un champ de bataille, ponctué
d’affrontements entre parties qui savent très bien ce qui est en jeu et
réagissent comme tel. Film de l’extrême-droite, il est aussi film de l’extrême, jusqu'à son esthétique crade,
et, surtout, d’une extraordinaire cruauté : Ginty abandonne des truands ligotés
à une horde de rats, passe un caïd de la mafia dans un hachoir à viande, voit
décapiter son ami dans un prégénérique ou le Vietnam est présenté comme un avant-poste
de l’enfer… Samantha Eggar joue le rôle d’une prostituée qui se fait torturer
au fer à souder par un bourgeois sadique. Méchant. Ginty est particulièrement
inexpressif, insignifiant au possible : il est l’homme de la rue, et reste
constamment cadré comme tel, et ne semble tirer aucune satisfaction de ses
massacres. L’excellent Steve James joue un de ses éternels second rôle, celui
de l’ami paralysé. Une curiosité pour amateurs (très) avertis qui s’amuseront
d’entendre Ginty énoncer le fameux « I’ll be back » bien avant
certain cyborg autrichien. A noter que le film, lourdement coupé pour son
exploitation en Angleterre, passa la censure intact pour le DVD de 2004,
puisque la violence était acceptable pour les standards actuels. O tempora, o
mores… Le DVD est en format respecté, mais en vf.




Exterminator 2



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


UGC/Film office 1984 Mark Buntzman, avec Robert Ginty, Mario Van Peebles, Deborah Geffner, John Turturro, Irwin Keyes…



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Lorsqu’on tue son amie, John Eastland l’Exterminateur reprend du service. Cette
fois-ci, c’est au lance-flammes qu’il s’occupera du gang de X désireux de
s’emparer de la rue. Pour s’armer, l’exterminateur prend un camion-poubelle
(!!!) qu’il transforme en char d’assaut. La racaille doit payer!

.
Quatre ans après le premier, ce film réalisa par son producteur tombe carrément
dans la semi-parodie à la façon des « justiciers dans la ville »
tardifs. L’excès est présent du début à la fin, tant dans l’allure du gang et
du scuptural X (Oh, Malcolm…), affublé d’une tenue à la Mad Max pour faire joli.
C’est bien le seul élément qui le soit dans ce film aux allures de bande
dessinée urbaine, par ailleurs assez mal fait et au scénar plus que basique
(mais apparemment, la version « de travail » fut tripatouillée par la
Cannon pour ressembler davantage à leur soupe habituelle et des scènes entières
furent refilmées).  Ginty semble
tuer pour oublier, comme d’autres boivent ! L’ensemble se distingue par ses seconds
rôles : on retrouve dans le rôle de X Mario Van Peebles, futur interprète de
Spike Lee, et aussi… John Turturro, future coqueluche des cinéphiles, en
figurant sans nom ! C’est ce qu’on appelle sortir du ruisseau… Encroyable mais
vrai, c’est sorti en salles. Pas de DVD en vue (il existerait juste une version
Allemande doublée), même en Anglo-Saxonie ou un groupe de fans de la Cannon a
tenté une pétition demandant sa diffusion avec quelques autres
« classiques ». Bon courage…




Extreme prejudice



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


104mn Delta Vidéo/Universal DVD 1987 Walter Hill, avec Nick Nolte, Powers Boothe, Michael Ironside, Maria Conchita Alonso, Rip Torn, Clancy Brown, William Forsythe, Lin Shaye…




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Jack Benteen, ex-footballeur, est devenu shérif de la petite ville de Benrey ;
en face, au Mexique, son ex-ami d'enfance Cash Bailey est devenu trafiquant…
Arrive en ville un commando bien entraîné sous les ordres d'un lieutenant
teigneux ; ceux-ci sont d'ex-soldats officiellement morts et travaillent pour
le bon droit malgré d'étranges méthodes…

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Un film souvent télévisé dans des versions plus ou moins respectées… c'est un
pur western moderne poussiéreux, au casting de rêve (Boothe et Ironside sont
géniaux) suivant une trame classique, mais qui a fait ses preuves et se termine
sur un hommage à "La horde sauvage". Nolte semble courir après le
fantôme de John Wayne… Le scénario correct et la mise en scène pêchue en font
un bon spectacle rythmé par la musique de Ry Cooder (tout comme "Sans
retour", du même Hill) : il n’y a là rien qu’on ait déjà vu ailleurs,
mais pas forcément aussi bien fait. Néanmoins, ce genre de « film d’hommes »
a tout de même un peu vieilli… Guettez la désormais très prolifique Lin Shaye
dans un rôle de figuration !





Face of terror



Etats-Unis d'Amérique   Espagne  
Note : 0/5


Columbia Tristar 2004 Bryan Goeres, avec Rick Schroder, Paulina Gàlvez, Eric Balfour, Abel Folk…



Sans nouvelle de sa sœur Faith, partie se faire mannequin en Espagne, le
policier Nick Harper débarque à Barcelone. Or le pays est sous la coupe d’un
terroriste frappant des intérêts américains. L’enquête mènera Nick dans le
monde de la photographie et la mode, mais aussi de la drogue…

Apparemment, les producteurs en avaient marre de traîner depuis vingt ans un
scénario conçu pour Seagal ou Van Damme, mais refusé de partout… C’est
l’ex-beau gosse télévisuel has-been (son heure de gloire remonte tout de même
au début 80…) Rick « Ricky » Schroder de s’y coller, ombre de
moustache en bataille : l’ennui, c’est que vu l’absence du poids d’une
star, c’est le côté générique du scénario qui prédomine, tant il enfile les
clichés comme des perles entre deux bastons gratuites, fusillades gratuites,
etc. Même le prologue est pompé à « Une journée en enfer » ! Le
personnage central n’est d’ailleurs pas des plus sympathiques, tabassant la
moitié de Barcelone lorsqu’on n’accède pas à ses exigences (mais ils
producteurs ont dû en être conscients, car il lui font soudain sauver un bébé
d’un incendie sans plus de raisons que le reste…) Eric Balfour, dernièrement vu
étripé dans le remake de « Massacre à la Tronçonneuse », joue les
méchants comme s’il cherchait à invoquer son Vincent Cassell intérieur, mais
son personnage n’a aucune consistance, ses façons de faire aussi douteuse (employer
des mannequins pour porter des bombes : parce qu’elles sont forcément
irréprochables ?) que ses mobiles (frapper les USA à Barcelone parce que
des israeliens ont tué sa famille ?) C’est trop générique et avec des
valeurs de production trop bonnes pour être un  nanar, juste du cinéma-bis qui a depuis longtemps passé sa
date de limite de consommation. Il faudra bien admettre un jour que les années
80 sont passées et qu’elles ne reviendront pas…




Fair game



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Warner 1995 Andrew Sipes, avec William Baldwin, Cindy Crawford, Christopher McDonald, Jenette Goldstein, Salma Hayek, Steven Berkoff…



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L’inspecteur Max Kilpatrick se charge de l’affaire d’une jeune avocate, Kate
McQuean, qui a échappé de peu aux balles d’un sniper. Elle est la cible d’un
commando russe opérant à partir d’un bateau et bénéficiant de gadgets
informatiques dernier cri. Lorsqu’ils attaquent leur planque secrète, Max
comprend qu’il doit se méfier même de ses collègues…

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Cette production Silver, conçue à l'origine pour Stallone (et adaptant une
seconde fois le roman de Paula Gosling qui donna « Cobra » avec…
Stallone), a connu un bide retentissant aux USA et dans le monde après de
multiples retournages et réécritures. Pourtant, il n’est pas plus mauvais que
la moyenne des grosse Hollywooderies de l’époque. On rejeta la faute sur Cindy
Crawford qui, pour son premier film, s’en tire plutôt bien (malgré des scènes
de nu particulièrement gratuites, même pour ce genre de production). L’ennui,
c’est que le scénario retraite une quantité incroyable de clichés et
d’invraisemblances (une fois de plus, les méchants sont d’une ineptitude rare)
pour meubler son heure et demie, et la logique est plus que malmenée (ce n’est
qu’au bout d’une heure et moulte fusillades que le policier demande à la
victime si elle a une idée de qui pourrait vouloir sa peau !) . Seule la
pèche de la mise en scène rend le spectacle agréable bien que sans originalité.
Du cinéma de consommation courante, quoi, ou du direct-vidéo gonflé. Oh, pour
ceux qui se demandaient ce qu’est devenue l’incroyable Marines d’ « Aliens »,
Jenette Goldstein joue ici une tueuse Russe.




Falcon, l'arme absolue



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Falcon Down Paramount 2000 Philip Roth, avec Dale Midkif, Judd Nelson, William Shatner, Jennifer Rubin…



.
Lors d'une expérience ratée, une mystérieuse arme détruit un chasseur de l'US
Navy et un 747… Le coéquipier de l'aviateur abattu, Hank, est accusé d'avoir
provoqué l'accident. Trois ans plus tard, il est rappelé par son ancien
supérieur : l'arme en question, le Falcon, existe toujours. Or des éléments
indélicats s'apprêtent à le vendre à la Chine ! Il s'agit de voler l'appareil
portant le Falcon pour pouvoir ensuite le détruire. Mais la mission prend des
détours inattendus…

.
Un petit film assez surprenant, ne serait-ce qu'à travers un développement
autour de technologies "extraterrestres"… qui, malheureusement, ne
mène nulle part. Il reste un film d'action certes classique, mais mieux fichu
que la moyenne malgré un fort quotient d’improbabilité, avec un scénario
ménageant des détours intéressants qui maintiennent l'attention et des effets
spéciaux parfois impressionnants pour un petit budget. Rien d'extraordinaire,
juste une honnête série B…




Fall out



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Fallout Pathé 1998 Rodney McDonald, avec Daniel Baldwin, Frank Zagarino, Teri Ann Line, Scott Valentine…



.
Une mission russo-américaine cache en fait des terroristes du Tadjikistan qui
s'emparent d'une station orbitale dirigeant des têtes nucléaires et prennent en
otage la Terre entière. Un ancien astronaute est appelé à la rescousse…

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Du direct-vidéo de base s'offrant du "méchant russe" comme à la
grande époque, commis par un tâcheron du genre. C'est mou, long et ennuyeux. A
éviter ! McDonald est un habitué du nanar en vidéo (« Sonic
Impact »…)




Family Man



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


115mn Metropolitan Filmexport 2000 Brett Ratner, avec Nicolas Cage, Téa Léoni, Don Cheadle, Jeremy Piven…



1987. Jack Campbell s'en va travailler à Londres pour un an, abandonnant son
amie Kate… 13 années plus tard, Jack l'a oubliée dans sa poursuite de l'argent.
Après qu'il ait empêché un braquage, il obtient d'entrevoir la vie qu'il aurait
menée s'il ne l'avait pas abandonnée…

Nouvelle resucée de la bonne vieille comédie réac et normative sous couvert de
« conte de Noël », avec bien moins de talent que chez Dickens et son
conte de Noël… Cette ode au travail/famille/patrie prévisible est correctement
menée par Ratner et bénéficie d'une photographie somptueuse, mais le personnage
de Cage est si déplaisant qu'il est difficile de s'y intéresser et, pour un
spectacle familial, l'approche semble trop « adulte ». De plus, la
métamorphose de Cage en médiocre et fier de l'être ne convaincra personne. On
connaît l’équation : avoir une carrière = mal, torcher des gniards = bien.
Sans aucun intérêt.




Fast and furious



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 2/5


The fast and the furious Universal 2001 Rob Cohen, avec Paul Walker, Vin Diesel, Michelle Rodriguez, Jordana Brewster, Rick Yune, Chad Lindberg, Matt Schulze, Ted Levine…



.
Le mécanicien Brian O’Conner cherche à entrer dans l’équipe de Dominic
« Dom » Toretto, grand champion des courses automobiles clandestines.
Mais O’Conner est un policier infiltré, à la recherche du gang de pirates de la
route qui attaque les camionneurs…

.
Vous avez aimé « Point Break » ? Parfait, vous retrouverez à peu
près les mêmes personnages ici, avec le même genre d’interactions, les courses
automobiles remplaçant le surf. Sinon, il s’agit du genre de films qui, à l’ère
de Corman (dont il reprend le titre d’une bande de 1955), aurait donné un petit
budget voué à remporter sa mise dans les drive-in ou avant un film plus
ambitieux… Ere MTV oblige, c’est reparti pour la frime bling-bling, caisse
voyantes et p’tites pépées se déroulant dans un monde parallèle où les gros et
les moches n’existent pas, histoire de devenir film-culte des Jackys abonnés à
« Tuning Mag » depuis qu’ils savent dire « vroum, vroum »…
Pourtant, Cohen est un pur artisan qui, au moins, n’a pas d’ambition autre
qu’emballer un produit correct. Contrairement à l’immonde « 60 secondes
chrono », il ne cherche ni à trop s’étaler ni à se montrer plus malin que
son matériau et utilise même des vrais coureurs comme figurants ; les
courses sont l’occasion d’effets jamais trop appuyés, de la première filmée façon
Star Wars aux effets vibrés/flous censés représenter la vitesse. Si Walker fait
un peu mou à côté d’un Vin Diesel explosant de charisme, rendant crédible son rôle
de chef de bande/légende vivante (Et Rodriguez toujours jouissive dans un statut
de dure à cuire qui lui va comme un gant), l’interprétation est tout à fait à
la hauteur. Outre sa filiation évidente avec « Point break », dont il
décalque les moments forts, le principal défaut du résultat tient de son côté
hétérodoxe, passant du polar burné aux film de courses pour diverger vers le
portrait de mœurs (Cohen appelle ça un « film de mode de vie »), même
si ces courses en CGI contredisent un rien le propos. Et si, dix ans plus tard,
ces fantasmes vroum-vroum font un peu d’un autre âge, le tout conclut en beauté
par une scène d’attaque de camion finale émulant presque l’inégalé « Mad Max
II ». A s’assumer comme un simple artisan, Cohen offre un film certes avec
plus de muscle que de cervelle, mais qui au moins, offre au cochon de payant ce
qu’il a payé pour voir. Guère plus, mais pas moins non plus… Cela suffisait-il
à justifier un tel carton, tant pour le film que sa v.o. ?




Fast and Furious 4



-- Choix d'un pays --  
Note : 1/5


Fast and Furious Universal 2009 Justin Lin, avec Vin Diesel, Paul Walker, Jordana Brewster, Michelle Rodriguez…



.
Dominic Toretto et Letty continuent leurs activités criminelles en République
Dominicaine, où ils attaquent des convois d’essence. Sentant la police se
rapprocher, Dom s’éloigne de Letty… Puis il apprend que celle-ci est morte
assassinée à Los Angeles. Sa vengeance le poussera à infiltrer le gang de
Braga, caïd de la drogue que personne n’a jamais vu. Il va à nouveau croiser la
route de Brian O’Conner, qui tente également de faire tomber Braga…

.
Le simple fait que cette suite et « Transformers 2 » aient été les
deux plus grands succès de l’été 2009 en dit long… Pour ceux qui suivent, les
événements de ce film se passent avant « Tokyo Drift », d’où la
résurrection d’un personnage (histoire de rattacher artificiellement cet opus à
la série ?) Question scénario, celui-ci est à peine digne d’un
direct-vidéo des années 90 et écrit sans le moindre soin de logique :
pourquoi un chauffeur de camions-citernes prendrait-il une route inadaptée à
son véhicule, sinon pour avoir une zoulie scène d’ouverture (réussie, rappelant
celle qui clôturait le premier opus. En fait, elle y ressemble même fort.
Depuis 2001, tout le monde a eu le temps d’oublier…) ? De même, il faut
admettre qu’un policier opérant à visage découvert puisse
« infiltrer » un gang sans que personne n’y trouve à redire ou que
des criminels recherchés puisse passer et repasser la frontière sans changer
d’apparence… Ou qu’une course illégale puisse avoir lieu en plein trafic (avec
un mépris absolu des « dommages collatéraux ») sans qu’un policier se
montre… Le tout jusqu’à un retournement final que le mongolien moyen voit venir
à cent coudées. Mais on est dans un univers de vidéo-clips, où on veut voir des
voitures tunées pour kéké, des explosions, des courses et des filles peu vêtues
au rôle limité au repos du guerrier apparaissant au ralenti. Alors pourquoi y
avoir greffé un « drame » peu convaincant ? Jamais Vin Diesel,
qui arbore le même air constipé du début à la fin, ne fait croire à sa volonté
de vengeance et les scènes d’amitié virile avec un grand « vit »
confinent au ridicule (le dialogue final évoque un souvenir ému de « Hot
Fuzz »…) Question vroum-vroum, outre la scène d’ouverture, on a une poursuite
à mi-chemin, plus la scène finale en CGI digne d’un jeu vidéo où les voitures
traversent des couloirs peu convaincants. C’est léger… Certes, on n’attend pas
du Spielberg d’un « Fast and Furious », et il faut reconnaître que le
rythme est assez rapide, mais là, le cœur de cible (puisqu’il s’agit plus de
marketing que de cinéma) semble blousé, et l’ensemble n’implique pas un seul
instant. On passera aussi sur l’argument de « ramener tous les acteurs du
premier » alors que Rodriguez disparaît du film après la scène
d’ouverture ! A réserver aux fin de soirées entre potes avec assez de
bière dans le frigo ou aux ados gavés de clips bling-bling déjà dépassés…
Diesel voulait tourner un 4 et un 5 dos à dos, selon une formule désormais bien
rôdée, mais Universal a refusé. Au vu du succès de ce film, ils doivent s’en
mordre les doigts…




Fast and Furious 5



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 4/5


125mn Fast Five/Fast and Furious 5 Universal . 2010 Justin Lin, avec Vin Diesel, Paul Walker, Jordana Brewster, Tyrese Gibson, Joaquim de Almeida, Sung Kan, Dwayne Johnson, Ludacris, Gal Gadot, Tego Calderon, Don Omar, Matt Schulze, Elsa Pataky…



Après avoir orchestré l’avasion de Dom, Brian et Mia rejoignent Schulze à Rio.
Celui-ci a un plan à proposer : le vol audacieux de voitures de collection
pour le compte d’un magnat Brésilien, Reyes. Mais le raid tourne au fiasco et
un homme de Reyes tue deux agents du FBI. Dom découvre vite que le but n’était
pas les voitures, mais ce que contenait l’une d’entre elles : une puce
contenant la comptabilité criminelle de Reyes. Ils décident donc de voler le
voleur afin de pouvoir prendre leur retraite, d’autant que Mia est enceinte.
Mais un agent spécial teigneux, Luke Hobbs, arrive à Rio pour traquer ceux qui
sont accusés à tort du meurtre des agents : Dom et Brian…

Quatre étoiles à un « Fast and Furious » ? Si certains de cette
série de testostérone-opéras pouvait constituer un plaisir coupable, on en
attendait plus grand-chose, sinon des gros fromages frimeurs rapportant
pavlovesquement au box-office. Le commentaire audio vend la mèche : cette
fois, on a aux commandes un vrai réalisateur qui a décidé de s’approprier la
série, de la faire évoluer et de prendre à bras le corps l’absurdité du
bouzin : certes, la moitié de ce qui s’y passe est impossible — de plonger
de 75m dans un lac sans mal à prendre une empreinte sur un bikini ( !) —
mais qu’importe, du moment que c’est distrayant et que le spectateur en a pour
son argent ? Une profession de foi qui force l’admiration face aux
oui-bwanas cyniques qui peuplent cette industrie : le choix de mettre la
pédale douce sur le bling-bling (la seule scène façon MTV semble être une
autoparodie) était risqué et s’est aliéné certains fans. L’ensemble commence
sur une série de scènes impressionnantes, dont une attaque de train très Mad
Max, suivie d’une scène à couper le souffle dans les Favelas (Lin semble être  tombé amoureux de Rio et la filme comme
jamais), suite à quoi le scénario bascule dans un film de casse. L’excellente
idée est d’ajouter deux antogonistes à nos braqueurs, un mafioso glacial
(Joaquim De Almeidero, excellent et suave au possible) et un policier (Dwayne
Johnson vénère au possible dans ce qui est peut-être son meilleur rôle)
histoire de varier les situations. Le nombre de personnages secondaires
pourrait rendre l’ensemble confus, mais chacun a assez d’identité pour qu’on ne
s’y perde guère (Elsa Pataky impressionne en laissant filtrer un maximum
d’iunformations en deux regards). Contrairement à certain cinéaste obsédé des
explosions friquées (suivez mon regard…), ce film ne cherche pas à cacher sa
vacuité derrière le bruit ; pas de CGI, les cascades sont faites « à
l’ancienne » et nul n’est besoin d’un montage hystérique pour dissimuler l’artifice ;et
si certaines scènes « psychologiques » sont un rien caricaturales,
elles ont l’avantage de ne pas se prendre au sérieux. Malgré un léger
ralentissement dans son deuxième tiers, le tout se conclut sur un déluge
d’action et une scène de casse-bagnoles homérique. Et au final, on se retrouve
stupéfait devant de loin le meilleur de la série et un des meilleurs
testostérone-opéra de ces dernières années. Vu la fin ouverte,on en vient
presque à attendre le sixième opus, prévu pour 2013, à condition que la vision
de Justin Lin reste intacte. Franchement, qui l’eut cru ?




Fast and Furious 7



Etats-Unis d'Amérique   Japon  
Note : 3/5


137mn Universal 2015 James Wan, avec Vin Diesel, Paul Walker, Dwayne Johnson, Jordana Brewster, Michelle Rodriguez, Jason Statham, Tyrese Gibson, Kurt Russell, Tony Jaa, Djimon Hounsou…



Toretto et sa « famille » se retrouvent face à un nouvel
ennemi : Deckard Shaw, frère d’Owen Shaw et désireux de le venger.
Lorsqu’il tue Han à Tokyo, Torretto trouve un nouvel allié : une agence
gouvernementale secrète désireuse de faire tomber Shaw…

Après un 6 décevant, on pouvait contester le choix de James Wan, plutôt
spécialiste du film d’horreur à moyen budget, pour diriger un blockbuster à 190
millions de dollars (Mais Lin déclina car la post-production du 7 fut entamée
lors du tournage de l’épisode précédent). Au final, le choix n’est pas si
mauvais : Wan applique à ce film ce qu’il a appliqué avec succès au fantastique :
une parfaite connaissance des recettes du genre et de la façon de les traiter
pour plaire tant aux nouveaux qu’aux connaisseurs ave une réelle sincérité et
un véritable amour dudit genre. Depuis que la « famille » (comptez le
nombre de fois où ce mot est prononcé…) est rentrée dans le rang, les FF se
rapprochent de plus en plus des « Mission Impossible », et un
déplacement gratuit à Dubai appelle les comparaisons. Là, il suffit d’un vague
McGuffin pour justifier l’ajout d’une nouvelle prouesse, mais contrairement à
ce que pourrait faire penser une scène d’ouverture particulièrement
capillotractée, le liant est assez soigné et les enjeux assez nets pour éviter
le décrochage. Le rapport aux voitures a changé, et une scène de course
MTV-rap-gros-plans-sur-maillots-de-bain semble faite pour assumer l’héritage
beauf-racoleur des origines de la série. Et on pourra gloser sur l’idée d’une
fraternité multiculturelle dépassant les frontières et l’ethnicité unie par des
fantasmes vroum-vroum (ce qui n’empêche pas les protagonistes de détruire avec
joie les véhicules en question) tout en restant fidèle aux
« vraies valeurs », ce qui, selont la moraline hollywoodienne,
se réduit à pondre des gniards, plus faire venir une ancienne vedette pour
apporter une caution c’était-mieux-avant indispensable à l’ère des
« Expendables » (Kurt Russell semble bien s’amuser). On pourra
également s’interroger sur l’hommage rendu à Paul Walker (sincérité ou cynisme
de studio ?), la clôture plus maligne qu’elle n’en a l’air de certains
arcs narratifs et sur le jour où ces fantasmes vroum-vroum rangeront
définitivement la série parmi les reliques du passé, mais toujours est-il que
sans émuler la réussite du 5, cet épisode offre au spectateur ce qu’il attend
avec une vraie volonté de bien faire qui manque à bien des blockbusters
cyniques. Le fait que cet opus ait explosé le box-office pour devenir LE carton
de 2015 et le quatrième plus grand succès de l’histoire du cinéma montre bien
que le public préférerait crever plutôt que donner sa chance à un produit
original, préfrérant les suites, remakes, etc…




Fast and Furious : Tokyo Drift



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 0/5


The fast and the furious : Tokyo Drift Universal 2006 Justin Lin, avec Lucas Black, Brandon Brendel, Nathalie Kelley…



.
Pour éviter la prison après un « run » de trop, Sean Boswell rejoint son
père, un militaire en poste à Tokyo. Il tente une nouvelle technique locale, le
« drift », mais détruit la voiture d’un yakusa et tombe sous sa
coupe…

.
Encore un chapitre de la saga vroum-vroum… Cette fois, plus de CGI, les
cascades furent réellement effectuées. Alors pourquoi sont-elles si peu
passionnantes ? Peut-être à cause d’un scénario à la progression évoquant
un film d’arts martiaux (l’apprentissage d’une technique permettant de vaincre
son adversaire) enfilant les clichés comme des perles, truffé d’invraisemblance
et, surtout, de plans inutiles : d’interminables mitraillages de visages
comme à une première d’Hollywood et des plans de téléfilm. Inutile de dire
qu’une fois de plus, les personnages féminins ne sont guère que de la viande… Par
contre, le clin d’œil final (quasi-improvisé) est amusant – et introduira un 4
boursouflé…




Fifty Fifty



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Antartic 1992 Charles Martin Smith, avec Peter Weller, Robert Hays, Charles Martin Smith, Ramona Rahman, Kay Tong Lim…



Les mercenaires Jake Wyer et Sam French sont perdus sur une île du Pacifique
Sud : obligés d’en partir en catastrophe, sont embauchés par un agent de
la C.I.A. pour abattre le dictateur de Tangara. Or ils se retrouvent trahis par
le gouvernement américain, qui a transigé avec le dictateur…



Aaaah, la Cannon, et sa volonté tenace de signer n’importe quel produit
comportant le nombre requis de fusillades et d’explosions… Ce script écrit par
les scénaristes de « Pale Rider » (!) traîna d’un bureau à l’autre,
étant conçu pour un véhicule pour Stallone et Eddie Murphy, puis Chuck Norris,
finit par se faire alors que la firme était en perte de vitesse et fut
distribué à la sauvette en salles, puis dans les bacs à soldes… Celui-ci n’est
pourtant pas le pire (il ferait figure d’un classique à côté d’un « Dans
les bras de l’enfer »), mais s’avère excessivement générique. Le problème
est la tentative d’ajouter une dose d’humour lourdingue : Hays a bien du
mal à être à la hauteur à côté de Weller et sa transition en héros d’action est
pénible lorsqu’il traîne derrière lui son rôle de « Y a-t-il un pilote
dans l’avion Seul le revirement ou nos héros se trouvent trahis pour
raison de realpolitik détone dans ce film d’aventure générique au possible qui,
au moins, se termine sur quelques scènes d’action correctes. Bof…




Fire and sword



Pologne  
Note : 3/5


125mn Ogniem & mieczem FIP 1999 Jerzy Hoffman, avec Daniel Olbrychski, Wiktor Zborowski, Isabella Scorupco, Aleksandr Domogarov…



Pologne, IXe siècle. Sous l’influence d’une courtisane, le roi Popiel assassine
un de ses fils et fait accuser l’autre pour prendre pour héritier le fils de sa
maîtresse. Pendant ce temps, un chevalier polonais et un chef cosaque tombent
amoureux de la même jeune femme, pourtant promise aux dieux. Ils vont mener la
rébellion contre le souverain malgré ses alliés vikings…

Adaptation du grand écrivain Henryk Sienkiewicz (« Quo Vadis »,
« Les chevaliers teutoniques »), cette épopée polonaise présente des
qualités visuelles et  narratives
indéniables, aidées par un des plus gros budgets du cinéma polonais. Or
difficile d’en juger à sa juste valeur : il s’agit d’un condensé
international pour les salles d’une mini-série de 3h, d’où certaines ellipses
parfois surprenantes. De plus, s’il y a une vo, elle n’est pas sous-titrée,
bien que la vf soit correcte. Il est sûr que l’ensemble ne peut rivaliser avec
les superproductions internationales, mais l’absence de foules en CGI pour de
la prise réelle donne au tout un côté cape et d’épée à l’ancienne loin d’être
désagréable. Ce roi plus ou moins fou a un côté Shakespearien qui rappellera
certains personnages du « Seigneur des Anneaux » (mais le film date
de deux ans auparavant !) et certains passages sont frappants (la
rencontre avec les Vikings) Et puis le frisson de l’exotisme passe avec la
dépiction de rites païens et même orgiaques ou un fantastique subtil devrait
plaire aux amateurs de fantasy. Si la violence des romans est un peu adoucie,
le tout reste à déconseiller aux très jeunes. A découvrir…




Fire Birds



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Pioneer 1990 David Green, avec Nicolas Cage, Tommy Lee Jones, Sean Young…



.
Le pilote Jake Preston voit détruire ses collègues Sud-Américains impliqués
dans la lutte anti-cartels par un appareil piloté par un tueur à gages. Il
rejoint une équipe pour maîtriser des hélicos dernier cri…

.
Un sous-« Top Gun » caricatural et propagandiste (qui s'ouvre sur une
citation de George Bush senior !) On peut rire sous cape en pensant au résultat
bien réel de cette "guerre" contre les cartels… De guerre, il n'y en
a pas et, pour un testostérone-opéra, celui-ci est bien bavard jusqu'à ce qu'on
décide enfin d'abattre le vilain du début. Fin du film. Entre-temps, beaucoup
de frime macho (combien de fois Cage répète-t-il "Je suis le meilleur"
?) et une romance peu crédible. Et ce machin est sorti en salles ! Nul doute
que les acteurs le rayeraient volontiers de leur carrière…




Fire on the amazon



Etats-Unis d'Amérique   Pérou  
Note : 1/5


UFG/Imatim 1993 Lluis Losa, avec Sandra Bullock, Craig Scheffer, Juan Fernandez…



.
Dans la jungle Amaonienne, un activiste nommé Santo tente d’empêcher la destruction
de la forêt… Mais il est assassiné. On trouve un coupable désigné, un indien du
nom de Djamori qui se pend dans sa cellule. Le photographe cynique O’Brien est
persuadé qu’il fut accusé à tort ; avec l’activiste Alyssa, ils vont au
cœur de l’Amazone chercher la vérité…

.
Opportuniste en diable, le producteur Roger Corman a sorti ce film en 1993,
trois ans après son tournage, pour jouer de la popularité naissante de Bullock
sortie de “ Demolition man ”, et en arguant d’une scène
“ érotique ” bien chaste. Question roublardise, la bande annonce est
pas mal, tentant de racoler le public des “ Predator ” comme celui
des sous-“ Rambo ”. Comme souvent, malgré la gravité du sujet,
l’ensemble emploie tous les poncifs de l’aventure facile… La mise en scène, châtrée
au pan&scan, est assez moyenne. Seule l’interprétation correcte et le
rythme sauvent de l’ennui, malgré des dialogues très nuls. On peut très bien
vivre sans… Juan Fernandez et son physique étrange jouera surtout des méchants
ou des seconds rôles dans d’innombrables séries B, mais apparaîtra aussi dans
les excellents “ Lucia et le sexe ” de Julio Medem et “ Parle
avec elle ” d’Almodovar !




Firefox, l’arme absolue



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Firefox Warner 1982 Clint Eastwood, avec Clint Eastwood, Freddie Jones, David Huffman, Waren Clarke…



.
Les Russes ont créé un avion supersonique aussi fabuleux que top-secret, le
Firefox. Le gouvernement des USA envoie un pilote hanté par ses guerres passées
pour s’en emparer. Celui-ci s’infiltre en URSS et finira par trouver l’engin.
Mais la chasse soviétique est à ses trousses…

. On
sait qu’un film d’Eastwood est forcément génial par décrêt ministériel, puisque
Dieu a toujours raison, ce qui fait que ce naveton est soigneusement évité dans
les conversations de salon — et il ne mérite guère mieux. Tiré d’un
médiocre best-seller de Craig Thomas, ce film stupide et languissant la joue
patriotique pré-« Rambo » II et III, mais étire au maximum son sujet.
Quand aux séquences aériennes, elles étaient déjà médiocres à l’époque et n’ont
pas bien vieilli. Les bons Russes se sacrifient pour l’honneur du monde
libre (même s’ils commettent ce qui relève de la trahison, ce n’est pas grave,
c’est pour le BIEN), les méchants Russes grimacent, Eastwood a l’air de
s’ennuyer et la situation politique actuelle a rendue désuets ces films
d’agit-prop antirouge — à part peut-être pour les sociologues — ne valant à ce
navet même pas une étoile pour Eastwood. Et si on passait à autre chose ?




Firepower



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Prism 1994 Richard Pepin, avec Gary Daniels, Chad McQueen, Joseph Ruskin…



.
2007. Face à la criminalité, on a créé un quartier "hors-la-loi" où
vivent les Damnés. Deux policiers, Stedge et Braniff, capturent un meneur
surnommé "Swordsman", mais son gang le fait évader et ils regagnent
la zone interdite. Il est à la solde de Dreken, un caïd vendant un faux virus
anti-sida qui s'avère mortel. Stedge et Braniff s'infiltrent chez les Damnés et
tombent sur l'arène où Drexel organise des combats clandestins…

.
Un scénario bien torturé pour cet ersatz de "NY 1997", qui retombe
vite dans la tarte à la crème du tournoi clandestin. Les personnages de Daniels
et McQueen sont assez déplaisants, brutalisant tout ce qui bouge et tuant de
sang-froid, et McQueen est peu convainquant en artiste martial, surtout face à
son monstrueux adversaire (Jim Hellwig, un catcheur connu sous le pseudo
d'Ultimate Warrior) atiffé entre le hard-rockeux des années 80 et le clone Mad
Maxien. La fin accumule les faux raccords. Vu les nombreux patacaisses, on peut
considérer ce film comme un nanar, mais même en ce domaine, il y a mieux…




Firestorm



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


20th Century Fox 1998 Dean Semler, avec Howie Long, William Forsythe, Suzy Amis, Scott Glenn…



.
Lorsqu'un feu de forêt se déclare, les "paras du feu" de Jesse Graves
se déploient… mais on faiit aussi appel aux détenus du pénitencier du Wyoming
pour des tâches mineures. Or le dangereux criminel Randall Shaye en profite
pour lancer un plan d'évasion : il prend la place d'un détenu et s'échappe,
accompagné de trois autres captifs, sous l'identité de pompiers Canadiens. Mais
ils tombent sur une jeune ornithologue surprise par l'incendie ; puis Jesse
intervient…

.
Un honnête thriller d'action à moyen budget, un "Cliffhanger" croisé
au "Pic de Dante"… qui sort directement en vidéo ! Allez y comprendre
quelque chose… Peut-être que le footballeur Howie Long, qui tenait le meilleur
rôle de "Broken Arrow" avec sa dégaine presque caricaturale de ricain
nourri au pop-corn, n'est pas assez connu ? En tout cas, il compense en
enthousiasme un jeu limité, et ce testostérone-opéra ne manque ni de pèche, ni
de spectacle (tout feu tout flammes ?), avec une dose inhabituelle
d'invraisemblances rigolotes. Le scénario est certes d'un clacissisme effréné, et
d’ailleurs maintes fois repompé par la suite, mais une bonne mise en scène fait
passer les outrances. Les effets spéciaux numériques ne sont pas toujours très
convaincants, moins que les bonnes vieilles techniques… A voir sourire aux
lèvres, avec une bière en main et le son à donf. Les "coulisses du
tournage" offertes sont un publireportage classique, mais un poil plus
intéressant que la moyenne, avec une sympathique apologie des "héros du
quotidien" que sont les vrais combattants du feu.




Flight of the Intruder



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


115mn Paramount 1991 John Milius, avec Brad Johnson, Danny Glover, Willem Dafoe, Tom Sizemore, Rosanna Arquette, Ving Rhames…



.
1972. Le pilote Jake Grafton a du mal à se remettre de la mort de son copilote,
tué par une balle Vietnamienne. Il devient équipier de Cole, un pilote légendaire…

.
Pour mémoire, car il s’agit autant d’un mélodrame militariste sur les joies de
l’escadron qu’un film d’action… Et qui a fait un flop mémorable. Cela se
comprend : l’histoire prend tant de détours qu’elle en devient
incompréhensible. L’idée intéressante de base — la frustration de Grafton face
aux missions inutile — est vite oubliée lorsqu’on en vient à la mission de
Cole, les personnages sont inconsistant (Glover ne cesse de retourner sa veste)
et le tout se finit sur une scène « héroïque » implausible et
sirupeuse jusqu’à l’écœurement. Et bien sûr, on a droit à ENCORE une bagarre de
bar et Arquette gâchée en vague intérêt romantique vite oublié, lui aussi.
Reste de belles scènes de vol. Pour militaires nostalgiques et amateurs
d’avions…




Flying dagger



Hong-Kong  
Note : 2/5


Hong Kong Chen jing dao yu Fei Tian Mao AKvidéo 1993 Chu Yen-Ping, avec Tony Ka Fai Leung, Maggie Cheung, Jacky Cheung, Sharla Cheung, Gloria Yip, Cheung-yang Yuen, Pei-Pei Cheng, Hung Lieh Chen, Pauline Chan…



Un maître-voleur, Renard à neuf queues, est accusé d’avoir tué une femme et
dérobé une précieuse lettre. Deux duos de chasseurs de prime rivaux réunis par
le hasard s’allient pour affronter Renard et sa femme Chatte volante pour
toucher la rançon…

Drôle de film, mélange de wu xia pian fantastique et de comédie kung-fu, écrit
par le tâcheron Wong Jing (douze scénarios en 93 !!!) qui n’a pas vraiment
dû se casser la nénette… Le scénario nn’est guère qu’un prétexte à une
pantalonnade passablement hystérique mêlant des personnages surnaturels aux
pouvoirs bien mal définis, des gags scatos (Renard terrasse ses adversaires par
la force de son pet…), d’effets de cartoon (un personnage s’enfonce dans le sol
suite à une chute), d’enjeux à peine dessinés (on ignore ce que cette lettre a
de si important) et de rencontres avec des personnages plus loufoques les uns
que les autres. Le tout avec une esthétique datée qui marque l’influence de son
modèle, la série des « Histoires de fantômes chinois » et son
empreinte indélibile sur le cinoche populaire hong kongais et sa pénétration en
occident. C’est aussi un catalogue de nouvelles et vieilles gloires du
genre : Leung (un an après « L’amant » !!!) fait ce qu’il
peut, Maggie Cheung (Oui, celle de « In the mood for love »)
cabotine, le vétéran Lo Lieh fait une apparition dans le rôle du bien nommé
Meurs d’un coup (Les noms sont particulièrement délirants), etc… Un joyeux
délire qui en fait souvent un peu trop, mais qui est à conseiller surtout aux
afficionados du genre. On eût aimé une vostf, encore que la vf soit presque
correcte pour un direct-DVD.




force de frappe



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


American Ninja 4 : The Annihilation Delta 1990 Cedric Sunstrom, avec David Bradley, Michael Dudikoff, James Booth, Dwayne Alexandre…



.
Le Colonel Malgrew, un sadique commandant une bande de ninjas rénégats, a
trouvé refuge auprès d’un Cheik arabe ; ceux-ci ont mis au point une arme
nucléaire dont ils projettent de se servir pour rayer New York de la carte ! Un
premier commando d’intervention est décimé, mais il reste quatre prisonniers
que Malgrew menace d’exécuter. Joe Armstrong, devenu un prof pacifiste, refuse
de s’impliquer ; mais lorsque le nouveau commando est arrêté, il va les
délivrer avec l’aide de Tamba, un opposant au régime, et sa troupe bigarrée…

.
Quatrième opus d’une série bien fatiguée tentant de mêler les interprètes des
tomes 1 et 2 et du 3. Le scénario donne dans la routine et la mise en scène
fonctionnelle multiplie les faux raccords. Un peu de démago pour flatter le
beauf ricain moyen et des ninjas dont, comme dans le 3, on ne comprend pas trop
quelle menace ils peuvent représenter, puisqu’ils semblent attendre gentiment
de se faire démolir. Dudikoff garde un certain charisme ; malheureusement, il
n’apparaît qu’à la moitié du métrage ! Seule originalité, l’incursion de la
troupe d’opposants très Mad Maxienne ! Il y a assez d’action pour que les
amateurs peu regardants n’aient pas envie de zapper, mais les autres feraient
mieux de s’abstenir. DVD à trouver épisodiquement dans les bacs des supermarchés
à prix plancher…




Force de frappe 2



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


American Ninja V Delta/Barucq 1992 Bobby Gene Leonard, avec David Bradley, Anne Dupont, Pat Morita…



.
Un scientifique vient de créer un insecticide, le ZB12, qui à forte dose peut
servir de gaz innervant. Or le commanditaire, Block, entend le livrer au
général Vénézuelien Zubino… Pour s’assurer de la coopération du savant, Block
envoie son homme de main, le ninja Viper, capturer sa fille Lisa. Là, il se
heurte à Joe Kastle, un maître d’arts martiaux flanqué de Hiro, jeune fils de
son propre maître Tetsu. Ils suivent le ravisseur jusqu’au Vénézuela où Joe est
arrêté et accusé d’espionnage. Hiro le libère, mais ce n’est que le début de
leur périple…

.
Encore un délire de numérotation, après le faux “American warrior 2”, dans
cette série aventuro-martiale qui en a vu d’autres (à l’origine, le film devait
s’appeler « American Dragon », ce qui explique pourquoi le personnage
de Bradley porte un nom différent). Cette fois-ci, on s’enlise dans le
grotesque avec l’intrusion d’un gamin et de Pat Morita qui est tombé bien bas,
plus un humour assez pesant. Le ninja en chef apparaît et disparaît dans un
nuage de fumée et porte une tenue extravagante comme dans les nanars signés
Godfrey Ho, ce qui fait basculer l’ensemble de la série B au Z. Quand à la
soupe mystico-cucufiante que l’on évoque, elle ferait rigoler même David
Carradine. La violence réduite au minimum donne l’impression que la série
cherche à se recentrer vers un public familial ; c’est raté. A fuir.




Force spéciale



Canada  
Note : 1/5


The Ultimate Weapon Antartic 1998 Jon Cassar, avec Hulk Hogan, Carl Marotte, Cynthia Preston, Lynne Adams, Daniel Pilon…



Le mercenaire Cutter est envoyé libérer une cache d’armes avant que des soldats
de l’ONU ne s’en emparent, mais ces derniers sont en fait des membres de l’IRA.
Contre toute attente, Cutter détruit le stock, mais s’attire les foudres de ses
commanditaires, des trafiquants d’arme. C’est le moment que choisit Cutter pour
renouer avec sa famille et sa fille, devenue strip-teaseuse…

Du
testostérone-opéra à l’ancienne qui, en 1998, surfait sur les ultimes gouttes de
la vague… Loin de l’odyssée Vietnamienne promise par la jaquette, il s’agit
plutôt d’un sous-« Commando » avec quelques références directes au
film de Mark Lester, avec ses bagarres et ses méchants génériques au possible. La
quarantaine bien tassée, Hulk Hogan devrait avoir passé l’âge, et s’il a
toujours le physique, il n’a pas l’air très concerné — mais il a toujours été
plus doué pour la comédie que les rôles « sérieux ». Il y a le nombre
syndical de dialogues débiles, de coups de feu (mais pas de méga-mitrailleuses
à la Rambo) et de cascades pour faire passer 90mn avec un film aussi standard
que son titre, uniquement conçu pour gonfler les bacs soldes des vidéo-clubs.
Mais est-ce bien raisonnable ?




Forces spéciales



France  
Note : 1/5


StudioCanal 2011 Stéphane Rybojad, avec Diane Kruger, Djimon Hounsou, Benoît Magimel, Denis Ménochet, Tchéky Karyo…



Lorsque la journaliste Elsa est enlevée par un
chef taliban, la machine de guerre se met en branle pour la libérer. Mais si la
tâche est facile, le retour l’est beaucoup moins…



Pour le kritik salonnard, un film américain a le
droit d’être militariste, cocardier, colonialiste, voire raciste (genre « Le
royaume ») sans qu’il trouve à y redire. On se doute que le jugement n’est
pas le même pour un film français (même si on peut difficilement l’accuser des
deux derniers péchés…) Mais pourtant, si on a envie de le défendre par
principe, les défauts se font vite jour : on a affaire à un film de guerre
ultra-générique où les personnages sont sacrifiés devant la débauche de moyens
techniques. Les talibans sont traités comme des nazis dans les vieux films (pas
qu’il y ait tant de différence…), de simples silhouettes uniquement là pour être
moissonnées avec le lot habituel d’invraisemblances (nos troufions sont en panne
de radio mais jamais de balles…) Du coup, bien que chaque mort soit traitée
comme la fin du monde avec forces larmes, le spectateur n’éprouve rien pour ces
personnages ayant à peine plus de corps qu’un héros de jeu vidéo. On a l’impression
que Rybojad s’amuse bien à imiter — et plutôt bien vu la qualité technique —
ses références en oubliant un peu le spectateur. Dommage. Par contre, le film a
particulièrement bien marché à l’exportation. Allez comprendre…




Frères de guerre



Etats-Unis d'Amérique  
Note :


Going Back/Under heavy fire Antartic 2001 Sidney J. Furie, avec Casper Van Dien, Jaimz Woolvett, Bobby Osea, Carré Otis, Kenneth Johnson, Martin Kove…



. 1968. Suite à une erreur
du Capitaine Ramsey, un bataillon de l’armée US est bombardé par l’artillerie.
De nos jours, les vétérans reviennent sur les les lieux à l’occasion d’une
émission télévisée, et Ramsey les rejoint plus tard. Ses hommes revoient alors
la guerre qu’ils ont vécue sous ses ordres et la raison de leur animosité actuelle
envers l’ex-capitaine. Mais la vérité sera plus absurde encore…

. Plus un mélodrame sur le
thème « quelle connerie la guerre » qu’un véritable film d’action,
montrant le Vietnam comme une absurde boucherie. Des vérités toujours bonnes à
rappeler, et ce film montre la vérité de la fraîche et joyeuse, mais l’ensemble
ne cache pas son origine télévisuelle et n’évite pas l’écueuil du larmoyant,
desservi par une musique emphatique et un déluge de ralentis. La fin est un peu
trop mélodramatique pour convaincre. De bonnes intentions donc, mais le
résultat n’est pas à la hauteur ; et puis, dans tous ces films sur ce
thème, c’est toujours le Viet qui est le plus méchant et les Marines restent
des héros. Plutôt pour amateurs de téléfilms. La version Antartic est en vf
pan&scannée, mais repasse parfois en panavision !




From Paris with love



France  
Note : 0/5


EuropaCorp 2010 Philippe Morel, avec Jonathan Rhys Meyer, John Travolta, Kasia Smutmak, Richard Durden…



.James Reese est un apprenti-espion employé à l’ambassade
Américaine. Une mission inattendue l’envoie réceptionner Charlie Wax, un agent
spécial chargé de défaire un réseau de trafic de drogue. Ou des terroristes. Ou
quelque chose.

. Alors là, non ! Il y a tout de même des limites au
cynisme consistant à prendre le spectateur pour un débile. On pouvait admettre
les invraisemblances de « Taken » parce qu’au moins, le film était
relativement distrayant. Les vingt premières minutes pouvaient faire illusion,
mais dès que Travolta en mode « chihuaha cocaïnomane » apparaît, tout
s’effondre. Son personnage est un beauf brutal, raciste, gueulard, qui résoud
toute situation « secrète » en tirant dans le tas (en CGI, on ne
voudrait tout de même pas que les acteurs d’aujourd’hui se fatiguent), et c’est
censé être un personnage positif ??? D’habitude, un tel caractère montre
par la suite son côté agréable, mais là, non, il reste en mode « hooligan
lâché dans un stade de foot ». Un clin d’œil à « Pulp Fiction »
est particulièrement éloquent : il est toujours dangereux de citer un film
qu’on préfèrerait revoir plutôt que celui qu’on nous inflige… De raison à tout
ceci, il n’y en a pas, ou plutôt les MacGuffins qu’on ne daigne même pas
expliquer ne cessent de changer, le simple but étant de dézinguer un maximum de
comparses façon jeu vidéo — des comparses qui, comme par hasard, sont tous ethniques
(traduction : pas blancs). De là à penser qu’on cherche surtout à flatter
les bas instincts du spectateur… quitte à s’aliéner le public de base des
productions EuropaCorp ! Le comble est atteint lors d’un final d’une
bêtise à pleurer après que le film ait viré sans prévenir au classique
« l’homme qui a vu l’homme qui a vu la bombe ». De plus, la dernière
image contredit le peu de travail effectué sur le personnage du pauvre Jonathan
Rhys-Meyer ! Bref, une grosse daube à l’idéologie puante — le pire étant que
c’est sans doute involontaire — qui ne pourra réjouir qu’une poignée de skins
fafs entre deux ventrées de Kro. Comme quoi il y a une justice, ce machin
friqué (52 millions de dollars pour ça !) a connu le sort qu’il
méritait : il s’est vautré comme une bouse au box-office. A vomir !




Full Contact



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Lionheart/ Wrong Bet/ A.W.O.L. Delta/Seven7 1990 Sheldon Lettich, avec Jean-Claude Van Damme, Deborah Rennard, Harrison Page, Brian Thompson, Michel Quissi, Billy Blanks…



.
Lorsque son frère l’appelle depuis Los Angeles, le légionnaire Lyon Gaultier
déserte avec perte et fracas pour partir aux USA. Là, il découvre que son frère
est mort et entre dans le monde des combats clandestins, à la recherche des
responsables…

.
Inspiré du « Bagarreur » de Walter Hill avec Charles Bronson, ce
petit budget (6 millions de dollars) se présente comme un mélodrame populaire
qui ne craint aucune outrance: le happy-end est assez tiré par les cheveux,
mais passe tout de même, et c’est ce qui fait son charme. On insiste sur le
contraste entre le sordide des combats organisés pour de méprisables yuppies et
la pureté des intentions de Van Damme qui prend ici figure d’homme du peuple.
L’ambiance des combats rend très bien l’aspect incontrolâble du bagarreur, dopé
à l’adrénaline : une pointe de réalisme bienvenue. On peut juste regretter que
l‘action se passe de nos jours : situé dans les années 30, comme son modèle, il
eut nettement gagné en crédibilité. Quoi qu’il en soit, du bon cinéma populaire
qui ramassa un gros succès — mérité — à sa sortie en salles, mais a peut-être
un brin vieilli. Par contre, la photo de l’affiche n’illustre en rien le film !
On reconnaîtra au passage de nombreux seconds couteaux du genre : Billy
Blanks, Michel Qissi, Jeff Speakman, Eric Karson… Il existe de nombreuses
versions plus ou moins caviardées de ce film, mais la française est la plus
complète.




Furia à Bahia pour OSS 117



France   Italie  
Note : 1/5


Gaumont 1965 André Hunebelle, avec Frederick Stafford, Mylène Demongeot, Raymond Pellegrin…



 OSS 117 est envoyé à Rio de Janeiro suite à d'étranges attentats terroristes : une mystérieuse drogue transforme
des gens ordinaires en tueurs…

Rien n’a plus vieilli que l’espionnage de papa, son exotisme d’opérette et ses
scénarios interchangeable, au point qu’on se demande comment ce genre put
connaître un tel engouement… Même si le succès d’un Jason Bourne a remis les
mêmes recettes au goût du jour ! Malgré un scénario minimaliste, cette
troisième aventure cinématographique n’innove guère, jusqu’à sa conclusion avec
une traditionnelle organisation secrète bla bla bla… Le vétéran Hunebelle
soigne ses cadrages et une ou deux scènes, comme un combat au lance-flammes
impressionnant, fonctionnent toujours. Forest n’est pas un acteur (mais
certains second rôles rivalisent d’inexpressivité), mais au moins est plus
physique que Kevin Matthews. Aujourd’hui, il est intéressant de voir à quel
point le début de ce film a inspiré le premier OSS 117 d’Hazanavicius qui imité
à succès les cadrages Hunnebelliens… Avec une délicieuse et candide
présentation par Michèle Demongeot et des actualités d’époque très, hem,
d’époque…




Furtif



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


115mn Stealth TF1 2005 Rob Cohen, avec Josh Lucas, Jessica Biel, Jamie Foxx, Joe Morton, Sam Sheppard…



.
Dans un futur proche, Ben, Kara et Henry forment l’élite des pilotes à qui l’on
confie des avions furtifs dernier cri. Un quatrième mousquetaire vient se
joindre à l’équipe : EDI, un appareil « intelligent » mû par un
ordinateur quantique. Mais dès la première mission, l’intelligence artificielle
commence à prendre un peu trop d’initiatives qui dérapent lorsqu’il est frappé
par la foudre (!). Un bogue qui pourrait déclencher une guerre mondiale…

.
Un film qui pourrait être signé Michael Bay, Cohen appartenant à la même école
bling-bling. Donc, que sera l’élite des pilotes de l’avenir ? Il s’agira
d’aller dans toute sorte d’endroits du monde pour faire péter des cibles
« terroristes » (parce qu’on vous le dit) à coups de bombes
nucléaires au mépris des droits internationaux, des dommages collatéraux (un
village entier massacré engendre environ une seconde de regrets) et du bon
sens, sans état d’âmes malgré le nombre de victimes (tous des métèques ) et de
discuter de secrets militaires devant des tiers (dont on présume qu’ils « ne
parlent pas Anglais ». Crédible. Enfin, c’est des métèques.) tout en
désobéissant constamment aux ordres dans un déluge de bruit et d’images
saccadées. Parfois, on accepte la suspension de crédibilité, mais là, il s’agit
de l’annihiler comme une des cibles en question ! On sacrifie au passage toute
tentative de créer des personnages, toute logique, toute finesse scénaristique
en repompant à tout va « Top gun », « 2001 » et tout ce qui
traîne, jusqu’au cliché final de la mission de récupération d’un pilote !
Entre deux explosions, on a droit a des dialogues d’une ineptitude rare et des
scènes à faire hurler ou pleurer (l’intelligence artificielle se mettant à
télécharger des musiques sur internet — je n’invente rien !). La seule
raison de voir ce film reste les scènes de vol et les explosions, BEAUCOUP
d’explosions, mais au moins, correctement filmées, et une scène finale plus
intéressante que ce qui a précédé. Il eut peut-être fallu mettre un film autour.
Résultat : ce bouzin de 130 millions de dollars a eu une distribution
discrète (parfois directement en vidéo !) et restera un des bides les plus
sanglants de l’histoire du cinéma. Comme quoi le public ne se trompe pas
toujours… Peut-être le scénario aurait-il dû suivre sa propre morale et compter
un peu moins sur des machines et un peu plus sur l’humain… Difficile de croire
que le scénariste W.D. Richter est celui des « Aventures de Jack
Burton » et réalisateur du culte « Buckaroo Banzaï » ! A
noter que le tournage dans un site naturel protégé dut être interrompu, les
producteurs ayant falsifié les autorisations. La classe…




Game of Death



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Seven7 2010 Giorgio Serafini, avec Wesley Snipes, Zoe Bell, Aunjaue Ellis, Gary Daniels, Robert Davi, Quinn Duffy, Ernie Hudson, Ho-sung Pak…



Marcus Jones est un mercenaire à la solde de la CIA infiltré en temps que garde
du corps auprès de Frank Smith, un homme d’affaires véreux. Ils sont en route
pour un deal lucratif lorsqu’ils sont attaqués par un commando… Smith faisant
une crise cardiaque au mauvais moment, Marcus réussit à le mener à l’hôpital.
Mais le commando constitué de ses anciens associés espère boucler le deal et
repartir avec l’argent…

Difficile de croire que ce film devait être réalisé par Abel Ferrara, le
metteur en scène italien Serafini étant appelé au dernier moment !
L’ensemble est on ne peut plus traditionnel, mais qu’attendre d’un
direct-vidéo ? Le récit commence de façon classique, le film étant raconté
en confession par Marcus à un prêtre, avec tout ce qu’on a l’habitude
d’attendre d’un testostérone–opéra générique pour prendre peu à peu de la
vitesse : on passe de fusillades sans éclairs à des affrontements secs et
brutaux ou Snipes montre enfin ses extraordinaires dons physiques (même si on
ne peut en dire autant de son jeu d’acteur : il semble surtout penser à la
peine de prison pour fraude fiscale qu’il fera juste après — et tous les
acteurs sauf lui sont dans le making-of de pure promotion !) Zoe Bell,
teigneuse en diable, et Daniels font un duo de méchants corrects, et on sent la
patte du vétéran Simon Rhee derrière les corégraphies de combat. Il est dommage
que le réalisateur, sans user des montages cuts illisibles, noie certaines scènes
d’effets clipés vieillis (ces noir et blanc intempestifs) et que la violence finisse
par devenir caricaturale tant les méchants massacrent du dommage collatéral
sans sourciller (du coup, le fait que Daniels épargne Snipes alors qu’il le
tient dans sa ligne de mire relève du Deus ex machina). Une fois qu’il a pris
sa vitesse de croisière, l’ensemble s’avère bien rythmé et, à 82mn, le bout, bien
dégraissé jusqu’à un combat final nullement étiré. Juste du DTV pour samedi
soir dégoulinant de testostérone, pour peu qu’on cherche une alternative aux arnaques
Seagaliennes… Les autres peuvent passer leur chemin.




Games of Rome, les jeux de l’empire



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 0/5


Amazons and gladiators Elephant 2001 Zachary Weintraub, avec Nichole Hiltz, Patrick Bergin, Jennifer Rubin, Richard Norton…



Toute petite, Serena a vu ses parents et les siens
assassinés sur ordre du général Crassius, exilé de Rome. Plus tard, devenue
danseuse, elle rejoint les amazones sans renoncer à sa vengeance…



On passera sur le titre plus qu’opportuniste
racolant les consommateurs de séries téloches… et ceux-ci ne seront pas
dépaysés, avec une histoire suivant le modèle Conan/Xenia/Gladiator de la vengeance
antique. Mais avant d’en arriver là, le tout est affreusement bavard et pauvre
en combats — qui, lorsqu’ils daignent arriver, sont filmés avec les afféteries
de caméra cache-misère habituelle. Un comble lorsqu’on a sous la main Richard
Norton, en forme éblouissante malgré ses 50 ans ! Inutile de dire que dans
ce pré-moyen âge, tout le monde est propre comme un sou neuf et impeccablement
peigné, et que l’arène est de la taille d’un timbre-poste… Mal joué, mal filmé,
le pire est que lorsqu’on en vient poussivement au finale, celui-ci est assez
mou. Ça peut s’éviter, même si Elephant nous gratifie d’une vostf…




Gaumont Columbia Tristar



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Gaumont Columbia Tristar 1995 Robert Rodriguez, avec Antonio Banderas, Salma Hayek, Joaquim De Almeida, Quentin Tarantino, Steve Buscemi, Danny Trejo, Carlos Gallardo…



.
Le Mariachi vient porter secours à un ami, mais se heurte au trafiquant Bucho,
qui tient la ville en coupe réglée…



.
Tous n’ont pas accroché à ce remake du premier film de Rodriguez, « El
Mariachi », cette fois-ci doté d’un budget confortable (quoique limité :
7 millions de dollars). Pourtant, cette pelloche presque dépourvu de scénario
contient assez de séquences fortes pour retenir l’attention. D’un look très
Hollywoodien, parfois clipesque, l’ensemble se permet néanmoins un grain de
folie (Le “duel” entre Banderas et son ultime adversaire, tous deux à court de
balles) qui culminera dans la fusillade finale. Et puis, Salma Hayek est si
belle…. Le résultat, qui a fait un carton à l’époque, a tout de même pris un
coup de vieux, faute à certains plans devenus clichés.




Gen-X Cops



Hong-Kong  
Note : 2/5


113mn Dak ging san yan lui M6 Vidéo 1999 Benny Chan, avec Nicholas Tsee, Stephen Fung, Sam Lee, Daniel Wu…



.
Chan, un flic anticonformiste, constate l’inefficacité de la police locale pour
faire face au crime organisé. Il entraîne donc trois jeunes audacieux afin
qu’ils infiltrent la pègre et retrouvent une cargaison de carburant pour fusées
menées par un Japonais flamboyant. Mais ils doivent aussi faire face à
l’hostilité d’une partie de leurs propres collègues…

.
Hong kong se met au film de djeunz afin de lancer ses nouvelles stars ! Le
but de ce film bénéficiant de la caution de Jackie Chan, qui fait une brève
apparition, est éloquent. Tout comme les jeunes Yakuzas des films Japonais, ces
néo-flics sont branchés jusqu’au ridicule et il n’y a rien de bien nouveau sous
le ciel du film d’action. Le prolifique Benny Chan (« Big Bullet »,
« New Police Story » et « Who am I ? », un des rares
Jackie Chan étonamment inédit chez nous) emballe le tout avec son style
énergique, au montage rapide, mais pas hystérique, contrairement aux standards
US. Le tout donne un film de consommation courante, agréable à voir et
éminemment oubliable.




Genghis Khan, la légende d’un conquérant



Mongolie   Russie   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


122mn Tayna Chingis Khaana FIP 2009 Andrei Borissov, avec Eduard Ondar, Orgil Makhaan, Susanna Orzhak…



L’histoire de temudjin, un enfant destiné à devenir le chef de sa tribu, mais
qui deviendra Gengis Khan…

Les hasards font que ce film fut usiné en même tant que « Mongol »…
qui lui est supérieur et tout point. La faute au choix de tourner à l’aide de
caméras digitales qui donnent cette photographie typée film de vacances qui
enlève aussitôt toute crédibilité et fait ressortir une interprétation parfois
approximative . Du coup, le tout donne l’impression d’une de ces
recréations historiques dont la télévision a le secret. Pourtant, il y a du
budget, avec de nombreuses batailles (dont celle qui termine le film) ou le
sang coule à flot et de mangnifique décors naturels… Mais des cadrages certes
soignés, mais un peu toujours les mêmes donnent une impression de monotonie au
cours de ces deux longues heures. Pour amateurs de fiction historique
uniquement…




Gladiator



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 4/5


149mn Universal/Columbia Tristar/Dreamworks 2000 Ridley Scott, avec Russell Crowe, Joaquin Phœenix, Richard Harris, Connie Nielsen, Oliver Reed, Derek Jacobi, David Hemming…



.
Au faîte de l'empire Romain, l'empereur Marc-Aurèle continue sa campagne contre
les barbares… Après une victoire sur les Germains, le Général Maximus aspire à
rentrer chez lui. Mais Marc-Aurèle se fait vieux et trouve son fils Commodus
peu apte à devenir César… Commodus y voit une trahison et tue son père. Maximus
est condamné à mort, mais réussit à échapper à ses assassins. Lorsqu'il
retourne à sa demeure, blessé et épuisé, Commodus a fait raser sa demeure et
tuer sa famille. Le général déchu est enlevé par des esclavagistes qui font de
lui un gladiateur. Pour se concilier le peuple, Commodus, en conflit avec le
Sénat, lance les jeux du irque…

. Etonnant : Scott bénéficiant d'un budget colossal
pour l’époque — 103 millions de dollars — pour ressusciter le peplum, genre
qu'on croyait résolu et limités aux vannes des fans de "Y'a-t-il un pilote
dans l'avion ?". Mais tous les éléments ont été mis pour faire un succès
de ce film de l'été. D'abord, il y a dans le scénario quelques neurones en plus
que dans le blockbuster décervelé (même si la vérité historique est oubliée :
il s'agit bien d'une fiction.) Si l'histoire de cette vengeance est simple, on
y ajoute des dialogues vaguement Shakespeariens, une légère parabole sur le
pouvoir et le voyeurisme plus un "méchant" très ambigu, un
psychopathe retors excellemment campé par Joaquin Phœnix, décidément un des
meilleurs acteurs de sa génération. Le casting n'oublie pas d'appeler des
gloires anciennes, dont Derek Jacobi, qui fut Claudius dans un téléfilm célèbre
: tout est bon pour se concilier les critiques soucieux d'étaler leur culture…
Crowe a tout le charisme et la noirceur de son personnage et enfin, la
réalisation de Scott a l'ampleur et le souffle nécessaire, de la bataille du
départ aux scènes du Colisée reconstitué en images de synthèse, malgré quelques
effets (ralentis/accélérés…) tendance qui risquent de mal vieillir. On pourra
disserter sur les scènes de combat très violentes : souci de réalisme, voire
d'écœurement face à ces boucheries, ou voyeurisme ? Au moins, on se situe dans
un contexte fictif, contrairement à l'écœurant "La chute du Faucon
Noir". Enfin, voilà un film qui offre un spectacle Hollywoodien tel qu'il
devrait l'être, avec de vraies qualités de production et respectant un minimum
l'intelligence du spectateur. Bien sûr, il y manque tout de même un cœur ou une
âme… Le dernier film d’Oliver Reed avant son décès pas excès d’alcool en cours
de tournage, obligeant à avoir recours à des effets visuels façon « The Crow ».
Mel Gibson refusa le rôle de Maximus.




Gladiator



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


The Gladiator Highlight Vidéo 1986 Réal : Abel Ferrara, avec Ken Wahl, Nancy Allen, Robert Culp…



.
Pour leur première sortie en voiture, les frères Jeff et Rick Benton n’ont pas
de chance : ils croisent la route d’un fou en voiture noire qui provoque des
accidents à l’insu de tous. Rick devient peu à peu obsédé par ce décès et les
nombreux chauffards qu’il rencontre. Poussé par sa haine, il équipe sa
camionnette de renforts d’acier et d’un harpon et part en chasse. Mais son
personnage, surnommé le Gladiateur, est des plus controversés. Sur le point de
se rendre, Rick croise la voiture de l’assassin…

.
Un téléfilm signé par Abel Ferrara qui n’avait pas la réputation qu’il a
aujourd’hui. La mise en scène n’a rien de bien personnel, Ferrara se pliant au
moule télévisuel, mais le scénario est correct, l’action relativement rapide
pour un téléfilm et le virage à 90° final bien plaisant : le Gladiateur arrête
et démolit à moitié  l’auto d’un chauffard…
qui transporte une femme prète à accoucher ! C’est peut-être ce brouillage
entre bien et mal — sommes toutes, le gladiateur a peut-être les mêmes
motivations que celui qu’il pourchasse et risque de créer des émules encore
plus dangereux — inhabituel a la télévision qui attira le réalisateur ? Le
charisme d’un Ken Wahl, acteur trop oublié ici plus sobre que jamais compte
aussi pas mal. Un film honnête donc, regardable selon les canons télévisuels,
mais qui décevra ceux qui attendent l’originalité du Ferrara de la grande
époque… La version Highlight Vidéo a conservé le tirage TV du film, diffusé
sous le titre débile de MEURTRIERS SAUVAGES (!) ; la duplication est correcte.
Par contre, pas de DVD en vue.




Goemon, the Freedom Fighter



Japon  
Note : 3/5


Goemon 128mn TF1 2009 Kazuaki Kiriya, avec Yosuke Egushi, Takao Osawa, Riyoko Hirosue, Gori…



.
1582, Japon. En ces temps troublés, le seigneur de guerre Oda Nobunaga est
assassiné et son bras droit, Toyotomi Hideyoshi, prend sa place. Goemon
Ishikawa, un Robin des Bois local, entre en possession d’une mystérieuse boîte
et se retrouve poursuivi par Saizo, un ancien ami d’enfance, et un ninja de
légende employé par un seigneur désireux de prendre la place de Hideyoshi.
Cette innocente boîte pourrait sceller le destin du pays tout entier…

.
Le retour du réalisateur de « Casshern » avec cette immense fresque
historique traitant de personnages et de situations plus ou moins réels !
L’ennui, c’est qu’une fois de plus, le style est préféré à la substance :
on a affaire à un hybride d’anime et de jeux vidéo, abandonnant toute
prétention à la réalité, tant dans les exploits des personnages que l’usage
systématiques de CGI. Pour peu qu’on s’y laisse prendre, on découvrira une
histoire complexe, parfois difficile à suivre avec son usage de flashes-back
intrusifs, qui devrait ravir les spécialistes du Japon avec ses
nombreux seconds couteaux sortis tout droit des livres d’histoire. L’ennui, c’est
que malgré une bonne interprétation, les personnages restent schématiques et,
surtout, le côté irréaliste de l’ensemble fait que pas un instant on ne tremble
pour notre héros qui semble se jouer de toutes les situations — d’où une
conclusion d’autant plus surprenante. Le soin apporté à la production transparaît
à chaque instant et, si on passe sur ce style hybride un brin frimeur qui donne
parfois l’impression de regarder quelqu’un d’autre jouer à un jeu vidéo coloré,
le spectacle est plutôt agréable, bien plus cohérent dans ses excès que « Casshern ».
A noter, le résumé pour le moins énigmatique de la jaquette…




Gojoe, le pont vers l’enfer



Japon  
Note : 3/5


Gojo reisenki : Gojoe Wild Side (Asian stars) 200 Sogo Ishii, avec Tadanobu Asanao, Masatoshi Nagase, Ryu Daisuke…



.
1180. Le déclin de l’aristocratie japonaise provoque une guerre entre les Heike
et les Genji. Autour d’un pont menant à Kyoto, une main mystérieuse massacre par
milliers les guerriers Heike. S’agit-il vraiment d’un démon ? Benkei, un ancien
guerrier devenu moine Bouddhiste, rompt son vœu : il espère tuer le démon
et atteindre ainsi l’illumination, comme lui a promis le dieu Alcantha, et vole
pour cela une épée censée être magique. Mais les « démons » ont des
visages bien humains, ceux de trois guerriers presque invincibles menés par
Shano, un prince ayant perdu sa famille durant la guerre civile…

.
Un « chambara » historique impressionnant de virtuosité qui se veut
au confluent de plusieurs styles — et qui, avec 300 morts à l’écran, est le
film japonais le plus sanglant jamais tourné ! Le début est vraiment
impressionnnt, montrant des soldats terrifiés massacrés dans des jets de sang
par un adversaire invisible qui s’avèrera bien humain. Par contre, ce n’est pas
un film d’action à 100%, loin du côté manga qu’à pris le genre récemment :
au contraire, une fois établi l’antagonisme entre les deux adversaires, le
scénario ralentit le temps de fouiller leur passé et leurs véritables
motivations. Une construction louable, surtout qu’elle débouche sur un finale
impressionnant, mais baignée de mysticisme au point d’en être parfois un peu
hermétique ! De même, les scènes de bataille en caméra heurtée peuvent
sembler confuses : on est loin de la maîtrise des « Baby Cart ».
Néanmoins, l’excellence de l’interprétation et de la mise en scène offrant des
moments d’une grande beauté formelle (rappelant parfois « Jiang Hu »
de Ronnie Yu) emportent l’adhésion. Un film pour public averti donc, ou une
tentative de donner un coup de jeune à un genre qui s’essoufle quelque peu (son
producteur est celui des « Ringu »…) sans faire appel à la basse
démagogie. Pourvu qu’Asian star nous prépare encore des découvertes de cette
qualité… Bien qu’il s’agisse ici de la version internationale du film, raccourcie
de 40 minutes !




Golden child



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


The Golden Child Paramount 1986 Michael Ritchie, avec Eddie Murphy, Charlotte Lewis, Charles Dance, Victor Wong, Randall “Tex” Cobb…



.
On a kidnappé l’enfant sacré du Tibet! L’élu choisi pour le retrouver s’avère
être un détective privé spécialisé dans la chasse aux enfants disparus.
Quelques manifestations surnaturelles le convaincront de partir pour le Tibet,
où l’attendent bien des épreuves…

.
Un film d’aventures post-”aventuriers de l’arche perdue” traditionnel sur
lequel on a greffé Eddie Murphy. Le mélange prend particulièrement mal, et
reste constamment en porte à faux ; les tics de Murphy, mis hors contexte,
prennent un caractère routinier peu flatteur. Peut-être parce que le scénario
d’origine était conçu comme un film sérieux pour Mel Gibson ? Les effets
spéciaux sont assez décevants, jusqu’à un final des plus convenus. Selon la
bonne vieille morale Hollywoodienne, les étrangers sont tous des barbares
arriérés aux rites stupides et l’enfant sacré Tibétain devient un parfait petit
gosse de L.A., casquette de base-ball comprise. La mauvaise réputation de ce
film est donc parfaitement justifiée. On peut éviter. John Carpenter refusa de
le réaliser, ce qu’on comprend en voyant le génial « Les aventures de Jack
Burton »…




Goldeneye



Royaume-Uni   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


130mn 130mn MGM 1995 Martin Campbell, avec Pierce Brosnan, Sean Bean, Famke Jannsen, Izabella Scorupco, Joe Don Baker, Judi Dench, Robbie Coltrane, Tchéky Karyo, Desmond llewelynn, Samantha Bond…



James Bond échoue à empêcher le vol du Tigre, un hélicoptère expérimental
français. Lorsqu’une station de communication russe est détruite, il apparaît
qu’un apparatchik tente de réactiver un système de défense qu’on croyait
oublié, le GoldenEye, visant à détruire les systèmes de communications mondiaux.
Bond doit retrouver la seule survivante de l’explosion…

Six ans d’interminables litigations après « Permis de tuer », revoilà
Bond, paré pour aborder les années 90 après que Dalton ait fait oublier le papy
libidineux de Moore. Brosnan est ici le choix idéal, réussissant à être
British, suave, mais convaincant lors des scènes d’action sans pour autant être
un surhomme, et cette fois, certains dialogues sont conçus pour lui donner un peu
plus d’épaisseur. Judi Dench apparaît dans un rôle aussi court que frappant et
Sean Bean, eh bien, c’est Sean Bean, tandis que Famke Jennsen joue une tueuse
sadique tout en, hem, excès. Mais c’est là que le bât blesse : prologue
tonitruant, complot visant à dominer le monde (en apparence), méchants russes,
tout y est, même la scène où le méchant bavard™, alors qu’il tient nos héros,
invente un moyen absurde de les tuer afin que Bond puisse s’échapper. Un poil
d’humour plutôt bienvenu allège la donne et l’ensemble regorge de morceaux de
bravoure, allant jusqu’à détruire la moitié de Moscou à coups de char d’assaut,
avec en prime le plaisir des effets spéciaux « à l’ancienne », sans
CGI, et le rythme est impeccable. Donc, on y trouve ce qu’on vient y chercher,
pas plus, mais pas moins. Résultat : un carton qui en fit le plus gros
succès de la série depuis « Moonraker ».




Goldfinger



Royaume-Uni  
Note : 3/5


110mn MGM 1964 Guy Hamilton, avec Sean Connery, Gert Fröbe, Honor Blackman, Shirley Eaton, Bernard Lee, Lois Maxwell, Harold Sakata…



.
James Bond est envoyé sur la piste d’Auric Goldfinger, un nabab obsédé par
l’or. Mais Bond retrouve la femme qui l’a trahi morte sous une une couche de
peinture dorée… en compagnie d’agents chinois et de sa complice Pussy Galore,
Goldfinger met sur pieds un plan audacieux visant Fort Knox, la réserve d’or

.
Que tout ceci a vieilli ! L’espionnage sous la forme Bondienne est un
genre appartenant au passé et, vu sa production pléthorique durant la guerre
froide, au niveau moyen désastreux. Mais en 1964, ce troisième Bond au ton
novateur connut un succès phénoménal. Aujourd’hui, l’ensemble peut sembler lent
et bavard, mais on y retrouve une bonne partie des côtés iconiques de la série :
la chanson de générique qui fut un méga-tube, le début des gadgets, les
méchants flamboyants (et leurs assistants, ici « oddjobs » et son
chapeau-arme bien aimé des fans), un peu plus d’humour et, bien sûr, un rejet
de tout ce qui peut ressembler à de la logique (Goldfinger expliquant son plan
à des maffiosi, démontration pléthorique à l’appui, avant de les
exécuter ???). Connery ajoute une touche de décontraction à son personnage
sans encore être une auto-parodie assumée, mais à ce don pour devenir
réellement convaincant lors des scènes d’action, avec son regard d’acier qui n’appartient
qu’à lui. Il est certain que bien des éléments ont été tant copiés (la première
apparition d’un rayon laser à l’écran !) qu’ils sont désormais clichés, voire
soumis à la pléthore de parodies plus ou moins réussies, mais cette plongée
rétro est loin d’être désagréable…




Guerrier d’élite



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


One tough bastard/One man’s justice TF1/Live entertainment 1995 Kurt Wimmer, avec Brian Bosworth, Bruce Payne, Jeff Kober, M.C. Hammer…



.
Lorsqu’un truand, Marcus, assassine la femme et la fille— témoins d’un
assassinat —  du sergent John
North, lui-même blessé, sa vie bascule et il ne pense qu’à se venger. Or Marcus
est sous la protection du flic du FBI ripou Karl Sarak, à la recherche d’armes
révolutionnaires volées par des déserteurs de l’armée. North va s’acocquiner
avec un gamin des rues…

.
La présence de Brian Bosworth (Nouvelle star du film d’action américain, dit la
jaquette) implique un film couillu. Et si celui-ci est parfois très violent, il
se distingue par la description d’un univers noir et morne où des gamins
s’entretuent et où la vie ne vaut pas une dose de came. C’est ce qui fait la
différence avec d’autres testostérone-opéras,car on reste constamment dans la
routine du genre. Bruce Payne reconstitue tel quel son rôle de « Passager
57 ». Par le futur réalisateur de « Equilibrium », qui aurait
été viré en cours de route et remplacé par le producteur Kurt Anderson pour
terminer le film !




Hard justice



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Delta/Lancaster 1995 Greg Yaitanes, avec David Bradley, Yuji Okumoto, Charles Napier, Vernon Welles…



.
Traumatisé après avoir causé la mort d’une innocente, le policier Nick Adams
accepte une mission périlleuse : s’infiltrer dans une prison. Or le précédent
agent a été assassiné…

.
Pour ce direct-vidéo de luxe, Nu Image ressort cette bonne vieille mixture du
polar d’action, principalement à base de bagarres et d’explosions, mais avec un
budget plus important, ce qui en fit le plus gros succès commercial de la boîte, distribué en salles par New Line dans certains pays. L’intro très spectaculaire calque un passage entier de
“A toute épreuve” (La jaquette copiant sans sourciller l’affiche de « The
Killer » !) et le scénario repompe vaguement celui de “Coups pour
coups” : bref, on ne donne pas dans l’originalité. Mais la mise en scène
dynamique et soignée fait passer agréablement la pilule, dessinant une galerie
de trognes cassées digne d’un western-spaghetti. Pas de génie, mais pas
d’escroquerie non plus, puisque le spectateur aura ce qui est promis sur la
jaquette : un petit thriller d’action spectaculaire à souhait. Excellente
duplication. Le réalisateur, alors âgé de 23 ans (!), se spécialisera ensuite dans les séries télévisées au
point que sa filmographie ressemble à un who’s who des plus prestigieuses !
(« Les experts », « Prison Break », « Lost », « Heroes »…) Aurait été télévisé sous le titre "Justice Maximum".




Haute pression



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Under Pressure/The Cruel Deep/Escape under pressure FIP/Buena Vista 2000 Jean Pellerin, avec Rob Lowe, Craig Wasson, Larissa Miller…



.
John Spencer part en Grèce pour retrouver sa femme Chloé, qui est lasse de ses
absences répétées. Or un commando de tueurs mené par Elgin Drake ne tarde pas à
investir le ferry qui les amène à Lesbos. Son but : une statuette
d’Artémis, véritable trésor issu d’un lointain passé, que Drake a retrouvé sur
l’île de Lesbos et qui fut confisqué par les autorités. Mais suite à une
fusillade, le navire coule peu à peu…

.
Une situation déjà vue, mais pas trop mal menée, avec des valeurs de production
tout à fait correcte. Tous les clichés d’usage sont là (jusqu’au méchant
forcément Européen), mais l’ensemble, rondement emballé, ne tourne pas trop mal
avec ce qu’il faut d’invraisemblances drôlatiques (d’où sort le sous-marin dont
dispose le méchant en chef ?). A noter que Chloé, jouée par Larissa
Miller, est une héroïne fort active qui n ‘hésite pas à faire le coup de
feu… Par contre, la fin est un peu précipitée. Les assoifés de film d’aventure
pas trop regardants peuvent y jeter un œil distrait.




Haute sécurité



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


115mn Lock Up GCR /Gaumont TF1 1989 , avec Sylvester Stallone, Donald Sutherland, Darlanne Fleugel, John Amos, Tom Sizemore, Danny Trejo…



.
Le mécanicien Franck Leone échoue en prison pour une broutille. Il ne demande
qu’à purger sa peine, mais le voilà transféré dans un pénitencier haute
sécurité. Le directeur de l’établissement entend bien lui faire payer son
soulèvement passé et n’épargnera aucune injustice…

.
Un mélodrame carcéral qui n’échappe pas aux clichés du genre, avec un Stallone
encaissant les injustices comme si les premières minutes de “Rambo” étaient
étirées en long métrage. Malgré un déluge de clichés, Flynn mène bien sa barque
grâce à un certain réalisme (de vrais prisonniers servirent d’extras) et un
brin d’émotion distillée là où il faut. Rien d’indispensable, mais une honnête
série B gonflée où Stallone est assez convaincant. Malheureusement, le
pan&scan et une duplication médiocre gâchent le plaisir… Défauts
heureusements corrigés sur le DVD.




Haute tension



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Strategic Command TF1 1997 Rick Jacobson, avec Michael Dudikoff, Paul Winfield, Richard Norton, Amanda Wyss…



.
Une bande de terroristes s’empare d’un produit hyper-toxique, puis détourne
l’avion du président des USA ety menace de le faire exploser au-dessus de Los
Angeles. le spécialiste Rick Harden se joint au commando chargé d’investir
l’avion…

.
« Ultime décision » ayant remporté un grand succès aux USA, la
photocopieuse tourne à nouveau à donf… Dudikoff repart casser du terroriste
après « Nuclear alert » au scénario similaire version sous-marine. Les
invraisemblances abondent (on tire beaucoup dans cet avion censé être
pressurisé…), les clichés aussi, plus des scènes manifestement tirées d’autres
films, mais la mise en scène est assez nerveuse. Néanmoins, la parenté avec son
modéle est trop évidente…




Haute trahison



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


CIA II : Target Alexa TF1 Vidéo 1993 Lorenzo Lamas, avec Lorenzo Lamas, Kathleen Quinmont, John Savage, Pamela Dixon…



.
Mark Graver n'arrive pas à oublier Alexa… Il est envoyé escorter un module
nucléaire, mais Ralph Straker, le chef d'une bande de mercenaires, investit le
camp et s'en empare. Or le système est inutile sans la puce qui permet de
l'activer. Entre-temps, Alexa est mêlée à un braquage et tue l'un des
agresseurs, ce qui permet à Graver de le retrouver. Menacée de prison pour
meurtre, Alexa accepte de travailler pour la CIA. Elle est chargée d'infiltrer
le Q.G. de Kluge, un terroriste international qui a mis la main sur la puce…

.
Système nucléaire en goguette, tueuse impitoyable, méchants caricaturaux,
déluge de tons bleutés, trahisons à gogo… Ce film ne cherche pas l'originalité
— mais ce n'est pas ce qu'on recherche a priori dans ce type de films, version moderne
du produit de drive-in. Laissant le premier rôle à madame (Kathleen Quimont,
son épouse à la ville), Lamas réalisateur s'est plié au moule PM — avec
quelques faux raccords pour rester dans le ton — et l'ensemble est dans une
honnête moyenne. Cela dit, il y a bien mieux dans le genre « Hollywood
night »… mais bien pire aussi !




Haute trahison



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


103mn Shadow Conspiracy Film Office 1997 George Pan Cosmatos, avec Charlie Sheen, Donald Sutherland, Linda Hamilton, Ben Gazzara, Stephen Lang…



.
Après le massacre de son unité de surveillance, le seul rescapé, Yuri Pochenko
tente de prévenir Bobby Bishop, le jeune conseiller-prodige de la Maison
Blanche ; mais il est assassiné. Traqué, Bobby se tourne vers la journaliste
Amanda Givens, qui dispose d’éléments sur un complot secret. Y aurait-il un
rapport avec le discours du Président qui veut prendre des mesures impopulaires
?

.
Le “Broken Arrow” de la Maison Blanche ! Ce film stupide témoigne d’une
auto-satisfaction irritante alors qu’il ressasse les clichés les plus éculés du
thriller parano post-« X-Files ». On comprend tout de suite que
Sutherland est à la tête du complot de service (ne râlez pas, vous l’auriez
deviné au bout de dix minutes.) et le tout, bien sûr, vise à tuer le président
dans une Maison Blanche où on entre comme dans un moulin… Le passage où un
assassinat est enregistré dans des archives informatiques « top
secret » avec le nom du commanditaire fera grincer des dents le spectateur
le plus blasé ! Charlie Sheen est victime d’une erreur de casting (Alec
Baldwin ou Harrison Ford devaient être déjà pris) et les “morceaux de bravoure”
irritent vite, y compris une poursuite repompée de « Diva »
( !!!). Bide justifié à sa sortie, ce gros fromage à 45 millions de
dollars le bout ne mérite que la trappe.




Hawk



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 1/5


Hawke’s Revenge/Hawk’s vengeance TF1 Vidéo 1997 Marc F. Voizard, avec Gary Daniels, Jayne Heitmeier, Georgia Chang, Cass Magda…



.
Lorsque son demi-frère est assassiné, le lieutenant des SAS Anglais Eric Kelly
vient à Los Angeles. pour l’enterrement. Le policier a été tué par un skinhead
de la bande des Crânes manipulée par un caïd local…

.
Polar-baston classique, avec les figures imposées du genre, mais au ton assez
décontracté à l’image de Gary Daniels, toujours aussi efficace pour les
combats. Quelques idées visuelles et un peu d’humour (deux tueurs à gage à la
Laurel et Hardy et leurs déguisements) compensent la médiocrité de la mise en
scène. La compagnie de production, Cinepix, devait devenir la plus prestigieuse
Lion’s Gate (La série des « Saw »)




Hell Ride



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


TF1 2008 Larry Bishop, avec Larry Bishop, Eric Balfour, Michael Madsen, Dennis Hopper, David Carradine, Leonor Varela…



.
En 1976, ils ont tué sa mère. De nos jours, c’est l’heure du règlement de
comptes entre motards…

.
C’est bien tout ce qu’on peut tirer de ce scénario incompréhensible où des
membres de gangs qui se ressemblent tous (et sont tous bien trop âgés pour
leurs rôles) se tirent dessus pour des raisons que la raison, etc. Le summum
était atteint lorsque le personnage de Madsen tue deux gangsters tout en
épargnant un troisième. Pourquoi ? On s’en fiche, puisqu’à force de
flashes-back et d’ellipses, on ne sait plus qui est qui. L’ensemble pourrait
être sympathiquement foutraque si de toute évidence, ce n’était pas un montage
à la gloire de l’ego du réalisateur/acteur/producteur qui ne manque jamais une
occasion de se faire mousser, oubliant au passage ses petits copains en roue
libre, tant leurs rôles sont clichés. Au passage, pour plaire au chef
(Tarantino, producteur), il pique tous ses tics qui étaient déjà usés à la fin
des années 90, y compris la fameuse explosion en fond de « Reservoir
dogs », vue des millions de fois jusque dans des clips. Résultat, cette
épopée du nombril noyée sous les images solarisées ennuie vite, tant son
agitation cache mal la vacuité et la vulgarité du propos (une scène à minettes
est à peine digne d’un clip de rap de seconde zone.) On s’y ennuie autant que
dans « Boulevard de la mort »… Résultat, une sortie en DVD histoire
d’exploiter à fond la caution Tarantinienne. On doute que ça suffise…




Hercule



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Hercules Paramount 2014 Brett Ratner, avec Dwayne Johnson, Ian McShane, John Hurt, Rufus Sewell, Aksel Hennie, Ingrid Bolso Berdal, Joseph Fiennes…



Après le meurtre brutal de sa famille dont il fut accusé, Hercule est devenu
mercenaire, jouant de sa réputation pour obtenir des contrats avec son équipe.
Il est chargé par le roi Cotys d’affronter un général renégat en échange de son
poids en or, mais les choses ne se passeront pas comme prévu…

Gros bide pour ce fromage à 100 millions le bout : est-ce parce qu’au
final, le consternant manque d’ambition du scénario évoque un téléfilm du syfy
Channel ou parce que personne ne voulait voir deux films sortis LA MEME ANNEE
consacrés au personnage ? Il y avait là un semblant d’idée, celle de
démythifier le personnage en remettant en question le merveilleux (les
« centaures » promis étant de simples cavaliers, etc), mais au final,
on pense surtout à une manœuvre comme celles, très actuelles, consistant à
déboulonner les idoles en nivelant par le bas… Comme si Hollywood voulait nier
de toutes ses forces les mythes fondateurs de sociétés entières, mais qu’elle
n’a pas créés. Pire, les scènes fantastiques que promettait la bande annonce
sont condensées au début… et font partie du récit d’un sous-fifre, leur
véracité étant contestée par la suite (Les visuels du générique de fin
entretenant encore plus la confusion, comme si tout le monde s’en fichait…).
Vous avez dit tromperie sur la marchandise ? Débarrassé de son aura de
demi-dieu tourmenté, Hercule n’est plus qu’un gros bras générique de plus
évoluant dans un monde ou, comme dans les séries TV, tout est à l’aune du
référent actuel (puisque le passé, l’avenir, tout ressemblera forcément à
aujourd’hui…) et qui n’a pour désir que le seul horizon indépassable promis au
héros hollywoodien : cocooner en famille. Le scénario se limite à quelques
batailles pas toujours lisibles jusqu’à un retournement très couru, voire les
clichés les plus éculés du dictionnaire (qui doutait un seul instant que le
seul mercenaire quittant le groupe reviendra pour le finale ?) Les moments
intimistes étant déplorables de banalité, on se venge sur une interprétation
meilleure que le mérite le matériau : Johnson est moins impressionnant que
dans les « Fast and furious », mais Ian MacShane semble bien
s’amuser, Aksel Hennie est impressionnant dans un rôle muet, Rufus Sewell
quitte pour une fois les rôles de méchant — mais on passera sur Joseph Fiennes
qui semble sous l’emprise de substances illicites, sans doute pour faire
oublier l’immonde perruque dont on l’a affublé. La photographie élégante, y
compris dans les scènes nocturnes, et la direction artistique font qu’au moins,
le film est agréable à regarder. Bref, de la drouille de studio sous forme de
direct-DVD de luxe, qui si tout n’est pas à jeter, a du mal à justifier sa
propre existence…




Hercule et Sherlock



France  
Note : 1/5


TF1 1996 Jeannot Szwarc, avec Christophe Lambert, Richard Anconina, Philippine Leroy Beaulieu, Roland Blanche…



Antoine Morand prend livraison sur le port de Marseille d’une caisse de fausse
monnaie… Mais est pris dans une rafle des stups ! Ses séides Vincent Lemercier
et Bruno Golito tentent de récupérer la caisse, mais elle est perdue au fond
d’un entrepôt. Seule solution : kidnapper Hercule et Sherlock, deux
chiens-prodige qu’on a dressé à retrouver la fausse monnaie…

Le nom de Jeannot Szwarc fait plutôt fuir : il suffit de voir comme sa mise en
scène mollassone a massacré « la vengeance d’une blonde ». Là, c’est
plutôt côté scénario que cela pêche, car les situations sont assez rebattues,
bien que l’usage de la corruption méridionale sur le mode de la farce soit une
bonne idée. Lambert et Leroy Beaulieu sont parfait, mais le personnage
d’Anconina est irritant. Les deux stars du film sont bien sûr les chiens, qui
volent la vedette à tout ce qui bouge par leur expressivité. Bref, une comédie
pas désagréable mais sans relief, réservée aux fans de 30 millions d’amis.




Héros de feu



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Chain of Command Prism 1994 David Worth, avec Michael Dudikoff, Todd Curtis, Keren Tishman, R. Lee Ermey…



Ex-militaire devenu employé d’une compagnie pétrolière au Qumir, Merrill Ross
voit des terroristes envahir sa raffinerie et tuer ses collègues… Le coup de
main fait partie du plan d’un front de libération local pour prendre les
ressortissants américains en otage et prendre le pays, mais les services
secrets s’en mêlent…

Réalisé alors que la Cannon était proche de la fin, ce film aurait eu une
production troublée, ce qui explique peut-être son côté chaotique ? Il y a
des sautes d’humeur étranges, Dudikoff passe de fugitif à héros moissonnant des
dizaines d’hommes de main dans des fusillades pas très passionnantes, certaines
répliques semblent improvisées et des personnages apparaissent et disparaissent
sans qu’on sache comment ils sont arrivés là. Par contre, conçu pour les
salles, le tout échappe au look « direct-vidéo/téléfilm » avec même une
jolie photographie, et Worth et Dudikoff, largement devenu un acteur depuis les
« American Ninja », font ce qu’ils peuvent pour éviter le naufrage…
et y arriveraient si le montage, qui semble tenter de compenser le peu de
matériau tourné, n’était pas souvent mou. Résultat, le tout finit sur une
étagère pour être distribué en vidéo deux ans plus tard. Bof. Puisqu’il paraît
qu’il existe des nostalgiques de la Cannon, ce film leur est réservé. Les
autres peuvent passer leur chemin. Vf uniquement, mais étonnamment correcte.




Héros de guerre



Hong-Kong     
Note : 2/5


124mn Ji jie hao Seven7 2007 Feng Xiaogang, avec Zhang Hanyu, Deng Chao, Yuan Wenkiang, Hu Jun…



.
1948. Le capitaine Guzidi, dit « vieux Gu », est envoyé défendre la
rive sur de la rivière Wen contre un ennemi supérieur en nombre. Seul
survivant, il a oublié une partie des circonstances du massacre et la
bureaucratie remet ses dires en question. Il se battra jusqu’au bout pour que
le sacrifice de ses hommes soit reconnu…

.
Gros succès dans son pays pour cette saga patriotique inspirée d’un fait réel
(le vrai Gu est mort en 1987) qui, pour une fois, montre la guerre côté
communiste — et réussit à parler d’héroïsme individuel sans tomber dans
l’agit-prop. L’ennui, c’est que des thèmes à la réalisation calquée sur l’inévitable
« Soldat Ryan », il n’y a rien de vraiment original dans cette saga
d’un homme seul contre tous. Pire, la première heure démarre en plein massacre
et ne cherche même pas à humaniser cette série de visages casqués et maculés de
boue, rendant son cortège d’horreurs extrêmement violent et réaliste (encore
que certains soldats soient d’une résistance toute Hollywoodienne…) assez peu
immersif. Du coup, les qualités de production semblent un peu gâchées… Au début
de la seconde heure, le récit prend un autre tour avec la quête rédemptrice de
Gu, permettant à Zhang Hayu de réellement habiter son rôle (enfin…), mais il
est à redouter qu’il soit trop tard pour l’Occidental moyen. Résultat, du fait
de sa structure, le film est surtout à réserver soit aux inconditionnels du
film de guerre… ou aux curieux pour les nombreux détails exotiques (la présence
d’ « instructeurs politiques », les rémunérations des familles
de héros de guerre…) Oh, et c’est certainement le film le plus béatement
militariste depuis « La princesse du désert »…




Héros solitaire



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 3/5


Lone Hero Pathé/Disco service 2002 Ken Sanzel, avec Sean Patrick Flannery, Lou Diamond Phillips, Robert Forster, Tanya Allen…



.
John Gray travaille comme cow-boy dans le spectacle du far-west d'une ville
attraction… Mais un jour, deux motards piquent la caisse du bar local. John les
retrouve et les arrête… avec son revolver à blanc ! Mais le chef du gang, Bart,
appelle ses collègues qui tuent les policiers du coin. John devra les affronter
avec l'aide d'un ami tireur d'élite…



.
Un western moderne, complet jusqu'au duel final, fortement inspiré de "Le
train sifflera trois fois" ! Le résultat aurait pu être un nanar, comme le
donne à penser la jaquette, mais la réalisation de Sanzel, déjà responsable du
pêchu "Scarred City", donne du rythme et un humour plus subtil que
prévu à ce testostérone-opéra. Si les "méchants" ne sont que des
caricatures, Lou Diamond Philips semble bien s'amuser pour son premier rôle
négatif (très réussi) et Flannery et Forster donnent un peu de corps à leurs
personnages. Le scénario emprunte de çi de là (notamment un clin d'œil à
"Piège de Cristal"'), mais maintient l'attention. Bref, là où on
pourrait croire à un nanar, on a un honnête spectacle sans prétention, mais
très rythmé, bien que les scènes d’action soient un peu molles. Dommage que la
copie soit pan&scannée, le film semblait conçu pour les salles, bien qu'il
fut distribué en TV et vidéo. Si vous êtes en manque de fusillades et de héros
sévèrement burnés, il y a pire…




Hidalgo, les aventuriers du désert



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


130mn Hidalgo Buena Vista 2004 Joe Johnston, avec Viggo Mortensen, Omar Sharif, Zuleikha Robinson, Louise Lombard, Saïd Taghmaoui, C. Thomas Howell…



.
1890. Frank Hopkins, un champion de courses d’endurance sur son mustang
Hidalgo, assiste au massacre d’Indiens à Wounded Knee. Désormais brisé, il
sombre dans l’alcool et se voit embauché au spectacle itinérant de Buffalo
Bill. Mais un émissaire du Sheik Ryad lui propose un nouveau défi :
prouver la valeur d’Hidalgo en prenant part à une course à travers le désert…



.
Ce film « basé sur une histoire vraie » ne l’est guère, puisque la
course fut inventée de toutes pièces et le film multiplie les illogismes (on
parle sans cesse de l’Irak, qui fut constitué des décennies plus tard…) Il
serait facile de limiter le film à une caricature néo-colonialiste où un bon
cow-boy va donner une leçon à de vilains arabes, et c’est en effet le cœur du
film ; mais il souffre aussi d’un scénar débilitant qui empile les
péripéties sans même chercher à les relier entre eux, se contente de
personnages clichés et les affuble trop souvent de dialogues mongoloïdes. Le
personnage de Mortensen est si cliché qu’il ne peut lui donner la moindre
épaisseur, là où Omar Sharif explose de charisme. La réalisation de Johnston
est imperturbable malgré des CGI inutiles (Une tempête de sable, un vol de
sauterelles, des guépards agressifs) et une ou deux scènes réussissent à
trouver un certain souffle, plus le charisme d’un impressionnant guerrier au
physique de Masaï. Bof. Uniquement pour fans de hippisme…




Hitman



Etats-Unis d'Amérique   France  
Note : 2/5


Fox 2007 Xavier Gens, avec Timothy Oliphant, Dougray Scott, Olga Kurylenko, Robert Keppner…



.
L’Agent 47 est un assassin froid et implacable membre d’une organisation
criminelle… Il est envoyé en Russie assassiner le président Belicoff, mais bien
qu’il l’ait abattu sans l’ombre d’un doute, Belicoff apparaît en public peu
après ! Il apparaît vite qu’il a été dupé…

.
Les hasards de la distribution firent que le second film de Gens fut distribué
avant le séminal « Frontière(s) »… et a gagné une réputation flatteuse,
du moins pour une adaptation de jeu vidéo. L’ennui, c’est qu’il s’agit d’une
production Fox, studio déterminer à massacrer tout projet intéressant… Et les
producteurs se sont empressés de caviarder le film de scènes retouchées par un
tâcheron quelconque histoire de le faire ressembler à un Jason Bourne et que
les « sauts » sont assez évidents : le combat au sabre, remplaçant
la scène préférée du réalisateur (!) a très nettement une photographie et un
montage détonant sur le reste. Dommage, car la mise en scène de Gens — ou ce
qu’il en reste — donne au tout une élégance que sont loin de proposer les
« blockbusters » vulgos qui encombrent les écrans ; de même, sa
narration est relativement fluide autour d’un scénario classique mais sans
failles majeures qui ne se contente pas d’accumuler des scènes d’action.
Difficile d’y voir l’apologie d’une violence nihiliste : l’agent 47 est
tout aussi inhumain que son nom et semble totalement dépourvu d’émotions. La
Fox ayant shunté le flou artistique que le scénario originel laissait planer
sur les origines du protagoniste, devant servir de fil conducteur à une suite
prévue, les crânes d’œuf du studio ont réussi à tuer toute possibilité de
franchise lucrative, le film ayant fort bien marché pour son budget réduit.
Bien joué… Etant donné qu’il ne s’agit pas vraiment d’un sommet du cinéma, on
ne peut espérer un « director’s cut » que par curiosité…




Hitman, tueur à gages



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Logan’s War : Bound by Honor EDV 1998 Michael Preece, avec Eddie Cibrian, Chuch Norris, Joe Spano, Jeff Kober…



.
Logan Fallon avait dix ans lorsque ses parents ont été assassinés par le
gangster Sal Mercado, que menacait son juge de père. Il est recueilli par son
oncle Jake : apprenant qu’il fut champion d’arts martiaux, Logan lui
demande de l’entraîner. Après un passage par l’armée pour devenir un homme, un
vrai, Logan s’infiltre dans l’entourage de Sal…

.
Un titre bien mensonger pour ce téléfilm : est-ce pour entretenir la
confusion avec le bien meilleur « Hitman » de 1991, également avec
Norris ? Presque sexagénaire, celui-ci est encore capable d’effectuer des
mouvements impressionnants. Pour le reste, il n’est qu’un second rôle qui,
outre son entraînement, est là pour énoncer des perles de sagesse à hurler de
rire. Sinon, c’est assez routinier, mais d’une naïveté et d’un cocardisme béat
(du genre « à la guerre — laquelle, ça, mystère — on devient un homme, mon
fils ». Ah que ouais !) avec des maffiosi de caricature menés par le
très occupé Jeff Kober, habitué à jouer les méchants télévisuels. Les gamins de
douze ans fans du Texas Ranger, dont ce film est quasiment un spin-off
reprenant un des réalisateurs et plusieurs acteurs de la série, risqueront de
trouver ça « trop cool » ; pour les adultes, ce sont les
indécrottables du nanar qui risquent de se régaler…




Homefront



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Wild Side 2013 Gary Fleder, avec Jason Statham, James Franco, Izabela Vidovic, Kate Bosworth, Marcus Hester, Clancy Brown, Winona Ryder…



L’agent du FBI Phil Broker infiltra un gang de motards dealers, mais
l’arrestation se solda par la mort du fils du chef. Sept ans plus tard, après
avoir démissionné, Phil élève sa fille en tentant d’oublier la mort de sa
femme. Mais il tombe sur un caïd de la drogue local…

Un vieux scénario moisi de Stallone, conçu pour être un nouvel épîsode de la
saga Rambo, oublié puis repris tel quel sans prendre la peine de changer le
titre, qui n’a rien à voir avec le résultat. Est-ce pour cela que la tout
évoque un direct-vidéo des années 90 gonflé pour correspondre à la vogue du
« c’était mieux avant » ? On ne regarde pas un
testostérone-opéra pour sa logique, mais là, les trous sont trop nombreux pour
être énumérés… De plus, Franco est loin d’être crédible en méchant
ultra-générique, et le surestimé Fleder est loin du Walter Hill de « Du plomb
dans la tête », pas si éloigné dans l’esprit, filmant trop
propre pour coller à l’esprit série B. Si on veut juste voir Statham distribuer
des coups de tatane, cela peut se voir. Sinon…




Hors de portée



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 1/5


Out of reach Columbia Tristar 2004 Po-Chih Leong, avec Steven Seagal, Ida Nowakowska, Matt Schulze…



. William Ray Lansing, un
ex-agent de la CIA devenu garde forestier dans un parc protégé, est le
correspondant d’une jeune Polonaise de 14 ans, Irena Morawska. Jusqu’au jour où
Irena est enlevée par une organisation cherchant à exploiter les adolescentes
sans défense. William se rend en Pologne à la rechercher de la vérité —
déclenchant une série d’assassinats…

. Le réalisateur de
« La sagesse des crocodiles » réduit à usiner du Seagal ! Il
faut bien payer son loyer… Quoique Po-Chi Long donne au film un cachet absent
des précédentes Seagaleries, ce qui en fait le meilleur depuis un bon moment,
sans que ce soit particulièrement glorieux. Sinon, le scénario semble tiré d’un
générateur automatique : un ex-agent secret à la retraite, une
fille/épouse/sœur enlevée, des méchants de caricature et forcément étrangers,
une action située dans un pays ou la police est quasiment inexistante (et
apparemment, les hôpitaux non plus, puisque Seagal juge bon d’opérer lui-même —
et dans quelles conditions d’hygiène ! — la femme-flic blessée.) Pour les
amateurs, Seagal fait à nouveau ses propres cascades, mais la plupart des
assassinats sont hors champ. Et savez-vous qu’en Pologne, tout le monde parle
Anglais avec un terrible accent ?




Human Timebomb



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Nu Image 1996 Mark Roper, avec Brian Genesse, J. Cynthia Brooks, Joe Lara…



L’agent du FBI Jim Carter
réussit à faire arrêter Pablo Arnaz, un trafiquant de matériel high-tech, mais
celui-ci va être libéré pour être échangé contre le frère d’une autre agente,
Gina. Mais l’affaire tourne mal : capturé, Carter est traité avec des
puces faisant de lui un combattant de l’armée privée du colonel Price, qui veut
gâcher un accord américano-cubain tout proche en attaquant le palais
présidentiel…

Encore du film d’action
ultra-générique sur un postulat pompé à « Universal Soldier », y
compris les flashes-back arrivant aux moments les plus incongrus. L’ensemble
commence comme un nanar de première bourre, Genesse ressembklant à une
caricature de héros d’action, puis s’enlise dans une intrigue à la fois
simpliste et filandreuse ponctuée de scènes d’action banale à pleurer. Bof…




Hunt to kill



Canada  
Note : 0/5


eOne 2010 Keoni Waxman, avec Steve Austin, Eric Roberts, Gary Daniels, Matie Avgeropoulos…



L’agent de frontière Jim
Rhodes et sa fille sont pris en otage par des braqueurs ; il devra leur
servir de guide jusqu’à la frontière…

La jaquette évoque un
direct-vidéo pourri des années 90. Et à l’intérieur, ben c’est pareil, pompant
« Rambo » et « Cliffhanger » avec aux manettes le
réalisateur de plusieurs Seagaleries particulièrement immondes. Le, hem, jeu
d’acteur de Steve Austin ferait passer Chuck Norris pour Robert De Niro. Eric
Roberts, second au générique, apparaît trois minutes pour un prologue qui n’a
pas grand-chose à voir avec la suite. A fuir !




Hypersonic



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Zylo 2002 Phillip J. Roth, avec Antonio Sabato Jr., Adam Baldwin, Alex Jolig, Amanda Reyne…



. Grant Irvine est un
pilote dont la réputation est défaite par un accident en cours d’un
ravitaillement — et surtout Chris Bannon, responsable de la diffusion télévisée
de la course, ment pour l’accabler. Des années plus tard, Bannon revient
chercher Irvine pourt servir de ravitailleur lors d’une nouvelle course. Irvine
a un intérêt personnel dans cette course : son propre frère doit y
participer…

. On se demande pourquoi
sortir tardivement un téléfilm qui a souvent fini sur les chaînes du câble, ou
il s’est fait une réputation calamiteuse… Le fait que l’histoire soit
prévisible en diable ne justifie pas un scénario incohérent bourré de trous et
d’erreurs flagrantes en géographie (la façon dont on passe d’un point à l’autre
du globe en un clin d’œil) ou en avionnite élémentaire, un montage déficient,
une prise de son à peine digne d’une vidéo amateur de YouTube, plus le
classique méchant Russe caricatural. Quant aux avions proprement dit, ils ne
cessent de voler en formation serrée — au mépris des consignes de sécurité les
plus élémentaires — mais comme il s’agit de CGI particulièrements laids… Une
horreur, quoi.




Hypertension



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Crank Sony 2006 Mark Neveldine & Brian Taylor, avec Jason Statham, Amy Smart, Efren Ramirez, Jose Pablo Cantillo, Dwight Yoakam…



. Chev Chelios est un
truand qui se réveille un beau matin… pour apprendre que son rival Ricky Verona
l’a empoisonné ! Sur les conseils de son docteur, il apprend qu’il n’a
qu’un seul moyen de rester en vie : rester dopé à l’adrénaline. Il se
lance donc à la recherche de son assassin…

. A priori un petit film
semblant voué à finir directement en DVD… qui a fait un certain bruit par son
style étonnant digne d’un jeu vidéo façon GTA sous speed. Si la trame classique
évoque « Mort à l’arrivée » (un personnage condamné par un poison
lent enquêtant sur son propre meurtre) , l’excès règne en maître :
Chelios est un anti-héros heureux de l’être qui, dans un autre film, jouerait
le méchant de service, la vulgarité et la gratuité règnent en maître et les
réalisateurs ne se refusent rien, pas même de faire un des rares films d’action
de ces dix dernières années sans une seule explosion ! Résultat : ce
tout petit budget a (relativement) cartonné, attirant un public de geek qui se
rua en masse sur le DVD. Le débat reste ouvert, mais c’est sûr que si certaines
scènes sont mémorables, cet exercice de style l’est beaucoup moins :
enlevons le bling-bling et le montage hystérique, et l’ensemble n’a pas plus de
substance que le testostérone-opéra moyen et frôle la parodie sans oser jouer
le jeu à fond. Mais dans un univers dominé par les Tony Scott et les Michael
Bay de ce monde, voir Statham piquer une moto de police en robe d’hôpital sans
se départir de son air teigneux, ça fait toujours du bien…




Hypertension 2



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Crank : High Voltage Sony 2009 Mark Neveldine & Brian Taylor, avec Jason Statham, Amy Smart, Dwight Yoakam, Bai Ling, David Carradine…



. Chev Chelios, plus mort
que vif, est immédiatement enlevé par des gangsters. Il doit servir de banque
d’organes portative pour les Triades… après un réveil inopiné où il se découvre
muni d’un cœur artificiel provisoire, il se lance à la recherche du vrai,
promis à un gangster centenaire… mais ledit cœur artificilel doit être rechargé
régulièrement.

. Il est représentatif que
les réalisateurs, épuisés par le tournage d’ « Ultimate Game »,
ne voulaient pas faire ce film, mais le premier avait rapporté un max en DVD…
Projet mercenaire donc où on en rajoute encore sur le premier : une trame
identique avec juste un gimmick différent, plus de vulgarité, plus
d’invraisemblance, des clins d’œil parfois trop appuyés, des personnages du
premier revenant systématiquement (même les morts !)… L’ennui, c’est que
la mayonnaise ne prend plus et que les deux réalisateurs finissent par
ressembler à un vieil oncle qui tient à raconter une autre vanne salace alors que plus personne ne rit depuis
longtemps. Quand à la réalisation, parfois inventive, ces plans uniformément
saccadés finissent par tourner au procédé. Au fond, le film est mieux résumé
par son plan final montrant bien qu’on se fout du spectateur. Plaira peut-être
à une poignée de geeks fans du premier, mais les autres ne regretteront pas que
ce machin opportuniste soit sorti directement en DVD…




Icebreaker



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Act’up 1999 David Giancola, avec Sean Astin, Bruce Campbell, Suzanne Turner, Stacy Keach…



Un avion contenant du plutonium volé en Russie s’écrase non loin de la station
de ski de Kellington… Lorsque le terroriste Greig prend la station en otage
pour récupérer sa cargaison, c’est à l’employé Matt Foster de tenter de sauver
la situation et celle qu’il aime…

Le téléfilm pourri, énième version, celui-ci étant télévisé sous le nom de
« La montagne en otage »… Le début est particulièrement incohérent,
seul Campbell semble s’amuser en méchant aux motivations nébuleuses, Sean Astin
passe de nullard à superman capable de vaincre des combattants surentraînés en
un clin d’œil (tout comme un sidekick comique insupportable) et la fin offre
des rebondissements de plus en plus improbable (et une héroïne empotée  qui se contente de hurler, incapable de
se sauver sans l’assistance du héros…) avec un nombre incroyable de faux
raccord ou le ciel ne cesse d’être bleu, puis nuageux. Rien à sauver…
Ironiquement, un carton final incite à se renseigner sur des vacances à la
véritable station de ski de Kellington !




Icône



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Icon/Frederick Forsyth’s Icon M6 2005 Charles Martin Smith, avec Patrick Swayze, Patrick Bergin, Michael York, Monika Peterson, Ben Cross, Jeff Fahey…



.
Lorsqu’un attentat fait plusieurs morts à Moscou, on réveille l’ex-agent
spécialiste de l’Union Soviétique Jason Monk. En effet, il a jadis affronté un
des candidats à l’élection présidentielle, Igor Komarov, ex-membre du KGB
devenu magnat de l’industrie pharmaceutique. Allié à ses homologues Russes,
Monk découvre vite le vrai et sinistre programme de Komarov…

.
Une adaptation de Frederick Forsyth, un des derniers grands de l’espionnage
« à l’ancienne ». Il ne reste pas grand’chose du roman, et l’ensemble
ne s’embarasse ni de vraisemblance au travers d’une intrigue un rien chaotique
qui ne recule devant aucun cliché. Par contre, le vétéran Martin Smith emballe
le tout avec brio, rendant certaines scènes plus prenantes qu’elles ne
devraient l’être (l’inévitable poursuite…). Et au moins, certains passages sont
réellement tourné en Russie et à Moscou, ce qui lui rajoute le charme de
l’exotisme, même si Sofia la remplace pendant le reste du mètrage… Avec aussi
quelques piques sur la politique occidentales. Cela dit, on peut attendre un
passage TV.




Il était une fois la légion



Royaume-Uni  
Note : 1/5


March or die ITV studios 1977 Dick Richards, avec Gene Hackmann, Terence Hill, Catherine Deneuve, Max Von Sydow, Ian Holm, Rufus, Jack O’Halloran…



Dans les années 20, le commandant William Foster
de la légion étrangère est envoyé au Maroc protéger le site de recherches
archéologiques du Dr François Marneau. Mais les insurgés du chef de guerre El
Krim rejettent toujours l’occupation française, même si les deux hommes s’estiment…



Pour ce qui est vendu comme un film de guerre, il
y a bien peu de guerre… Le tout se rapproche plutôt d’un mélodrame hollywoodien
à la « Tant qu’il y aura des hommes », sauf que le scénario bancal semble
incapable de s’en tenir à une direction, balançant toute sorte d’éléments sans
les développer. A tel point qu’on se demande ce que cette pauvre Deneuve vient
faire là-dedans tant son rôle est anecdotique ! Et on passera sur le fait
que ces légionnaires passent leur temps à agir d’une façon qui, dans la
réalité, leur vaudrait la cour martiale… On peut se rabattre sur le casting,
mais il semble en roue libre : venu de la comédie, Hill est toujours aussi
charismatique dans un rôle gouailleur évoquant Belmondo, mais semble mal
dirigé, Hackmann ne se foule guère, Ian Holm semble une erreur de casting et même
le génial Rufus est gâché. Pas vraiment un navet, plutôt une série disparate de
sous-récits qui ne se nouent jamais jusqu’à l’obligatoire grande scène finale.
Faut-il préciser que les antimilitaristes peuvent s’abstenir ?
Contrairement à ce qu’on présume souvent, le personnage d’un géant russe n’est
pas interprété par Richard Kiel, mais par l’ex-boxeur Jack O’Halloran… qui lui
rend presque vingt centimètres !




Il faut sauver le soldat Ryan



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 5/5


163mn Saving Private Ryan Paramount 1998 Steven Spielberg, avec Tom Hanks, Edward Burns, Matt Damon, Vin Diesel, Tom Sizemore…



.
Le capitaine Miller survit au "Jour le plus long"… Mais l'armée lui
confie une mission de représentation publique : le soldat Ryan vient de perdre
ses trois frères au front et doit donc être rapatrié. Mais Ryan fut parachuté
en territoire ennemi ! Miller et un commando de 7 hommes part à sa
recherche dans l'enfer de la guerre…

.
On a probablement tout dit sur ce film de tous les superlatifs qui a opté de
montrer le vrai visage de la guerre, loin des "frappes chirurgicales"
et des délires médiatiques. C'est un Spielberg en état de grâce qui a réalisé
ce bijou où tout sonne juste et tout fait vrai. Hanks est absolument
extraordinaire, et c'est par son regard que l'on découvre la folie meurtrière
des hommes. Contrairement à l'immonde "La chute du faucon noir", la
violence n'est jamais putassière — au contraire, des vétérans ont félicité
Spielberg de ne rien avoir édulcoré — et de nombreuses images, tel un
"corps à corps" assez abominable, resteront dans les mémoires. On
pardonnera quelques longueurs et un finale un rien mélodramatique pour profiter
d'une œuvre forte, dont on sort à bout de souffle, avec en tête la fameuse
phrase : "quelle connerie la guerre"…




Ìn Hell



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


In Hell/The Savage Metropolitan 2003 Ringo Lam, avec Jean-Claude Van Damme, Lawrence Taylor, Marnie Alton…



.
Kyle LeBlanc, ingénieur Américain en poste à Moscou, voit la justice locale
acquitter le violeur et meurtrier de son épouse et l’abat lui-même… Il est
envoyé dans une prison dominée par la Mafia, où gardiens et prisonniers sont
complices pour organiser des combats clandestins. Forcé à se battre, Kyle va
perdre peu à peu toute humanité…

.
Drôle de ratage qui mélange les pires clichés du film de prison avec une
certaine recherche intellectuelle dans ce qui ressemble au prototype de « Danny
the Dog ». On tente laborieusement de développer une thématique sur le
pouvoir… qui n’a pas grand-chose à voir dans un film de baston avec Van Damme
et fut mieux traité dans « La solitude du coureur de fonds » ou
« Ghosts of the Civil Dead ». Pour les fans, Van Damme prend un style
relevant plus du combat de rues (logique dans ce contexte) et Ringo Lam, revenu
de tout, filme avec un détachement imperturbable de vieux pro. Pour public peu exigeant.




Independance Day : Resurgence



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


120 min Fox 2016 Roland Emmerich, avec Jeff Goldblum, Liam Hemsworth, Jessie T. Usher, Sela Ward, William Fichtner, Brent Spiner, Charlotte Gainsbourg, Vivica A. Fox…



Vingt ans après l’invasion de 1996, la Terre est
unifiée, pacifiée et a fait de grands progrès techniques grâce aux technologies
extraterrestres. C’est alors qu’un gigantesque vaisseau arrive… Le salut
viendra d’un autre vaisseau extraterrestre d’abord considéré hostile…



D’après la pub, Devlin fut embauché après le
succès du premier pour écrire une suite, mais y renonça faute d’idées, idées
qui vinrent opportunément des années plus tard. Disons plutôt que Fox, désolé
d’avoir perdu la franchise Star Wars et ses brouzouffes, a regardé dans ses
poubelles et trouvé un moyen de recréer une nouvelle franchise… Car là, on sent
que tout a été fait sans obligation de résultat. Comme avec le 1, le début
ferait presque illusion : l’idée d’une Terre unifiée face à la menace
commune est intéressante science-fictionnellement parlant et les visuels
tiennent la route. L’émerveillement face au gigantisme des, ou plutôt du
vaisseau, fonctionne sur le modèle du premier (encore que, les défenses terriennes
qu’on nous a dûment présenté sont soudain aux abonnés absents), mais
évidemment, tout part en sucette, la faute à une histoire à la narration
cahotique qui se contente de sauter d’une scène à l’autre sans construction ni
logique. Un combat aérien pompé du premier mène à l’intérieur d’un vaisseau,
puis se clôt, comme ça, sans qu’on en sache plus.  Le besoin de ramener la plupart des personnages du 1 et d’en
introduire de nouveaux (Charlotte Gainsbourg, qui ne sert à rien, Viveca A. Fox
évacuée après trois minutes de présence, seul Deobia Opare tire son épingle du
jeu en machine à tuer des extraterrestres) complique la donne, étirant la
crédibilité jusqu’à l’absurde (Okun dans le coma depuis 20 ans sans la moindre
séquelle, Judd Hirsch ayant son arc narratif sans intérêt et sans son fils
alors que leurs échanges donnaient un rien de vie au premier) Pire, on nous
présente des situations potentiellement plus intéressantes que ce qui est à l’écran,
comme la longue guerre contre les extraterrestres survivants en Afrique qui
mériterait son propre film ! Et lorsqu’on croit toucher le fond, on introduit
un groupe de chtits n’enfants qui passaient par là ! Et le tout se clôt
sur une reine extraterrestre qui a jugé bon de finir en première ligne, mais au
visuel calqué sur la créature finale de « Alien vs Predator ». Enfin,
pour une superprod, on a l’impression que les 2/3 du film ont été montés par un
crâne d’œuf de la Fox voulant expérimenter avec son logiciel tout neuf. Et le
happy-end est de rigueur (est-ce déflorer ?), puisque somme toutes, on ne
va pas laisser la destruction de la moitié de l’humanité gâcher son plaisir.
Bien sûr, sans faire un carton mondial, le tout a été fortement profitable en
première semaine avant que le bouche à oreilles ne s’installe, tel un film
d’horreur à deux balles. Pour l’instant, le 3 promis (dont on se demande qui
sera les antagonistes, la civilisation ayant apparemment été éradiquée avec sa
reine) n’est qu’en développement. Qu’il y reste…




Indestructible



Etats-Unis d'Amérique   Aruba  
Note : 2/5


Unstoppable/Nine Lives Metropolitan 2004 David Carson, avec Wesley Snipes, Jacqueline Obradors, Stuart Wilson…



.
Dean Cage est un vétéran de la guerre de Bosnie en cours de rééducation. Par
pure malchance, il est pris pour un autre agent de la CIA enquêtant sur le vol
d’un sérum hallucinogène.  Or le
groupe qui l’a dérobé lui injecte le sérum ! Sujet à des hallucinations où
il revit les heures noires de la guerre, Caine et son amie Amy Knight, agent de
police, ont six heures pour trouver l’antidote…

.
Difficile de croire qu’après le succès des « Blade », Snipes se
retrouve rélégué à ce direct vidéo, au budget inférieur aux Seagaleries
habituelles (15 millions de dollars) et réalisé par un vétéran de séries
TV ! Par contre, pour qui se contente d’un petit film d’action bien
troussé,  celui-ci tient la
route : les qualités de production sont à la hauteur, l’atmosphère
assez prenante et le rythme enlevé. Le principal défaut est le scénario qui, à
côté de ces bons points, offre des moments assez absurdes, notamment par la
conduite débile des « méchants » si ineptes qu’on peut se demander
comment ils ont pu aller si loin dans leur complot. Agréablement vu, vite
oublié : c’est déjà ça.




Indiana Jones et la dernière croisade



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 5/5


127mn Indiana Jones and the Last Crusade Paramount 1989 Steven Spielberg, avec Harrison Ford, Sean Connery, Denholm Elliot, River Phœnix, Alison Doody, John Rhys-Davies…



. 1912. Le jeune Jones
gagne ses galons d’aventurier et se fait un premier ennemi… Qu’il retrouve en
1938 pour s’affronter pour la possession du même artefact. Une découverte
archéologique envoie Jones en quête du Graal qui serait un moyen d’obtenir la
vie éternelle. Et son propre père a disparu en entreprenant cette même
recherche ! Première étape : Venise, où il affronte les gardiens du Graal…

. Un troisième opus qui
remonte largement le niveau, au point que certains (dont son
réalisateur !) le disent meilleur que le premier. Le principe de donner
une origine à la carrière d’Indy est amusante, et si le début fonctionne comme
un James Bond (comptant 9 acteurs ayant figuré dans un Bond ou un
autre !), tout décolle avec l’arrivée d’un Sean Connery drôle au possible
en Jones père. L’alchimie entre les deux acteurs fait l’essentiel du charme du
film qui gagne une structure de travelogue plus proche du premier au lieu du
décor unique du « Temple Maudit ». Avec une mise en scène allègre, un
régal qui n’a pas pris une ride. A noter que la République de Hatay a bien
existé de 1938 à 1939, durant l’époque où se déroule cette fiction, avant
d’être rattachée à la Turquie !




Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


117mn Indiana Jones and the Kingdom of the crystal Skull Paramount 2008 Steven Spielberg, avec Harrison Ford, Cate Blanchett, Shia LaBeouf, Karen Allen, Ray Winstone, John Hurt…



.
Dans les annes 50… Henry Jones se retrouve impliqué dans un complot Soviétique
visant à récupérerun artefact logé dans le hangar 51 : un crâne de
cristal aux pouvoirs surprenants. A la recherche d’un vieil ami, assisté par un
jeune rocker, il poursuivra les méchants Russes jusqu’en Amazone…

.
Spielberg l’avait dit à l’avance : les fans de la première heure
« n’aimeraient pas ce film ». Lucidité ou aveu d’impuissance ?
Il était évident qu’à moins d’un miracle, le résultat ne pouvait que décevoir
une bonne partie de son public potentiel. Et pourtant, le canon est
respecté : on a droit à des méchants très « pulp », de grosses
scènes d’action et de poursuite, un Harrison Ford dans une forme éblouissante…
Le seul bonus étant l’intéressante idée de situer l’action dans les années 50,
même si les vannes sur l’âge de Jones deviennent vite lassantes (et pourtant,
c’était une demande de Ford lui-même, mais là, on a l’impression d’être dans
« Die Hard 4 » !). L’ennui, c’est qu’on a rien de vraiment plus
qu’une série d’aventures colorées, utilisant toutes les ficelles déjà connues
(oui, Jones a toujours peur des serpents…) plus un clin d’œil à
« Rencontres du Troisième type ». Et puis, même dans l’univers
d’Indiana, la crédibilité est tout de même malmenée : l’épisode du frigo
du prologue est resté en travers de la gorge de plus d’un spectateur… De même,
l’extrême fin pourra faire grincer des dents ceux qui se souviennent de
l’anti-héros qu’était l’Indy originel — tout comme l’abus de CGI parfois
indignes d’une telle production. Faute de tension, on se retrouve face à ce qui
n’est jamais qu’un produit consensuel qui semble ignorer les 20 ans qui le
séparent du précédent opus. On se demande bien ce qu’eut été le résultat si
Spielberg s’en était tenu au scénario de Frank Darabont, censé être excellent,
mais refusé par Lucas sans raisons valables. Le film fut distribué en salles
dans une version classique décevante et une version numérique éblouissante.




Indiana Jones et le temple maudit



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


118mn Indiana Jones and the Temple of Doom Paramount 1984 Steven Spielberg, avec Harrison Ford, Kate Capshaw, Keye Luke, Amrish Puri…



. Shangaï, 1935. Jones
échappe de peu à la mort suite à un marché hasardeux. Il échoue en Inde, ou les
indigènes lui demandent d’aller à Pankot où le mal menace le pays. En effet, le
possesseur du palais a volé le Shivalinga, la pierre protectrice du village, et
Jones doit leur ramener. Ils s’apercevront vite que le Temple est le siège
d’une résurgence du culte Thug…

.
Déception que cette suite d’un classique, au budget à peine supérieur — et la
première suite d’un de ses films jamais tournée par Spielberg. Ses détracteurs
lui reprochent souvent sa violence excessive, bien qu’elle ne soit pas
supérieure au premier, peut-être juste plus visible. Il y a bien d’autre
problèmes à considérer : d’abord, le gamin « sidekick » est un cliché
ethnocentriste indigne d’un tel film. Ensuite, le décor unique enlève de
l’aspect travelogue du premier permettant de varier les morceaux de bravoure.
L’humour ethnique à deux balles est particulièrement facile (la scène du
dîner…), certains considérant ce film comme le plus ouvertement raciste des
années 80. Et surtout, autant le personnage de Karen Allen du premier était
véritablement fort, autant celui de la malheureuse Kate Capshaw (pour son
second film seulement !) est relégué à la cagole vociférante auquel aucun
cliché n’est épargné et évidemment vouée au repos du guerrier. De plus, on a
l’impression que le mix héros/antihéros du premier est abandonné pour faire de
Jones un personnage monolithique vraiment tiré des sérial, bien que la fin se
permette un clin d’œil au premier. Enfin, la poursuite en wagonnets finale
(pourtant prévue dans un script du premier film) prend aujourd’hui l’allure
d’une attraction de Disneyland… Pas que l’ensemble soit vraiment nul, non, mais
on dirait plutôt une adaptation directe d’un vieux serial (xénophobie incluse)
là où le premier transcendait le matériau de base. A voir dans le même
coffret ! Le troisième opus remontera largement le niveau… Sharon Stone
était le premier choix pour le rôle de Willie Scott. Amrish Puri, le « méchant »
du film révéré en Inde (ou le film reste interdit pour racisme), est mort en
2004. Repose en paix…




Inferno



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Inferno/Coyote Moon/Desert Heat Metropolitan 1999 Danny Mulroon (John G. Avildsen), avec Jean-Claude Van Damme, Danny Trejo, Gabrielle Kilpatrick, Pat Morita, Vincent Schiavelli, Larry Drake, Jaime Pressly…



.
Eddie Lomax, un ex-soldat suicidaire, va rejoindre son ami indien Johnny
lorsqu'une panne de moteur le livre à trois frères brutaux. Laissé pour mort,
il se vengera en dressant contre eux les Hell's locaux et les trois frères,
dont le père dirige le trafic de drogue local…

.
Du polar redneck qui ressemble à "Roadhouse" (pour lequel on se
demandait pourquoi Patrick Swayze avait le haut de l'affiche au lieu de Van
Damme, la boucle est bouclée) qui s'avère un énième remake avoué de
"Yojimbo", qui donna aussi "Pour une poignée de dollars".
Le fait qu'Avildsen ait semi-renié ce moyen budget (24 millions) et qu'il soit
sorti en vidéo n'est pas bon présage… Pourtant, l'ensemble est un poil mieux
que le direct-vidéo moyen. D'abord, la mise en scène est réussie, notamment
lors des quelques scènes d'action. Puis surtout, l'ensemble délire joyeusement
en présentant une galerie de personnages frappadingues introduisant une dose
d'humour ravigotant (La fin est assez hilarante), sans oublier de jouer sur les
stéréotypes. Moins délirant que "Double team", ce tout petit film
sans envergure en devient presque attachant… Pour curieux pervers ou public
habituel de Van Damme




Inglorious basterds



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 3/5


153mn Universal 2009 Quentin Tarantino, avec Brad Pitt, Christophe Waltz, Mélanie Laurent, Eli Roth, Diane Kruger…



.
Les « Basterds » sont un groupe de soldats Américais juifs envoyés
tuer un maximum de nazis. Leur route croise celle de Shoshanna Dreyfus, une
juive ayant échappé de justesse au colonel SS Landa et reconvertie en patrone
de cinéma. Lorsque des dignitaires nazis entendent réquisitionner son cinéma
pour projeter un film de propagande, elle décide de brûler le cinéma et les
spectateurs, dont Hitler en personne.

.
Que ce film n’a pas fait couler comme encre ! Après le désastre de
« Boulevard de la mort », Tarantino avait beaucoup à faire pardonner…
Résultat, son plus gros budget devint également son plus gros succès au
box-office et un record de nominations à divers prix, dont un oscar de la mise
en scène. On retrouve la méthode Tarantino de prendre une trame assez simple où
viennent se greffer plusieurs histoires avec des moments évoquant parfois du
théâtre filmé (la scène du bistrot) et, bien sûr, des déluges de dialogues.
Mais contrairement à « Boulevard », il n’y a là pas la moindre
prétention au réalisme : le seul décor de ce film est un univers de
fiction peuplé de personnages plus grand que nature et où Tarantino suit les
conventions — un retrouve un héros, un méchant et une fille, chacun avec un
seul trait de caractère — pour mieux les dynamiter et atomiser toute notion de
réalisme : dans cette optique, qui pourrait s’offusquer qu’il
« réécrive l’histoire » (ce que des années de films de guerre propagandistes
n’ont cessé de faire !) Le fait de prendre des points de vue multiple
permet de créer un patchwork plus intéressant que le trop monolithique
« Boulevard » qui coinçait le spectateur sans échappatoire avec des
personnages sans intérêt. La réalisation, elle, offre des cadrages absolument
somptueux avec une photographie qui ne l’est pas moins, et inutile de dire que
l’interprétation est parfaite, Pitt en tête dans le rôle d’une caricature de
redneck. N’empêche qu’à deux heures trente, l’ensemble se traîne parfois,
n’évite pas la complaisance, bâcle certains passages et, à force de montrer une
violence extrême considérée comme une sorte de jeu vidéo, on peut se retrouver
face à un dilemme moral ambigu que la fin ne risque pas de résoudre :
peut-on faire preuve d’un tel sadisme simplement parce que l’ennemi est considéré
comme « méchant » ? Ce qui pourrait amener à des parallèles
désagréables que Tarantino n’avait certainement pas souhaité… N’empêche :
s’il reste des scories, Tarantino est bien de retour. Ironie du sort, c’est
Christophe Waltz, quasiment inconnu hors de son pays malgré plus de trente ans
de carrière, qui a remporté plusieurs prix d’interprétation bien mérités, dont
celui de Cannes !




Insaisissable



France   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


115mn Now you see me M6 2013 Louis Leterrier, avec Jesse Eisenberg, Woody Harrelson, Isla Fisher, Dave Franco, Mélanie Laurent, Morgan Freeman, Michael Caine…



Quatre magiciens sont réunis par un mystérieux commanditaire pour un mystérieux
dessein. Mais lorsque, dans le cours de leur premier spectacle vsous le nom
commun de « 4 cavaliers », ils dévalisent une banque parisienne pour
distribuer l’argent au public, le FBI et interpol s’intéressent à leur cas… Ils
s’adressent également à Thaddeus, un enquêteur qui s’est fait la spécialité de
dénoncer les charlatans. Mais dans le monde de l’illusion, rien n’est tel qu’il
paraît…

Un film qu’il ne faut pas juger sur sa bande-annonce très plate…Au moins, le
point de départ change un peu des scénarios prémâchés que Hollywood crache à
répétition, basant tout le suspense sur le véritable but des prouesses de ces
« 4 cavaliers » plus que sur des explosions et fusillades à
répétition. Bien sûr, l’ensemble nécessite une certaine suspension de
crédibilité, comme tous les récits présentant un complot d’une complexité
incroyable, basé sur une préparation sans le moindre grain de sable, quitte à
laisser sur le côté certains spectateurs face à ce déferlement de révélations
pas toujours crédibles… Mais pour qui reste jusqu’au bout, Leterrier filme le
tout comme un bon artisan, avec un sens du rythme certain, et rend fluide son
sujet alanbiqué, aidé par des comédiens pleinement investis dans l’entreprise.
Certes, c’est totalement vain, fonctionne à l’esbroufe… Mais ne peut-on dire
autant de n’importe quel spectacle de magie ?




Instinct to kill



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Metropolitan 2001 Gustavo Graef-Marino, avec Mark Dacascos, Missy Crider, Tim Abell, Kadeem Hardisson…



.
Tess Beckett découvre que son mari de peu, le policier Jim Beckett, est en fait
un psychopathe sadique recherché ! Son coéquipier Lance Difford arrive à
temps pour sauver Tess, mais quelque temps après, Jim s’évade et se lance en
quête de son épouse. Elle se tourne vers un instructeur pour apprendre à se
défendre…

.
Un direct-vidéo de plus adaptant un roman de Lisa Gardner qui, au moins,
bénéficie d’un bon rythme et d’un « méchant » crédible. C’est bien le
seul avantage, tant la réalisation est bâclée : le début est incohérent,
les combats affreusement mal filmés, l’idée d’un psychopathe as du déguisement
est bonne mais les maquillages ne convaincraient personne, et on enquille les
scènes à faire (ENCORE une bagarre de bar !) jusqu’à un final prévisible.
Bof…




Into the Sun



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Trimark 1992 Fritz Kiersch, avec Anthony Michael Hall, Michael Paré, Deborah Moore, Linden Ashby…



.
Lorsque l’acteur Tom Slade veut rejoindre une compagnie de pilotes de l’U.S.
Air Force, on lui adjoint le Capitaine Paul « Shotgun » Watkins.
Slade subit un début d’entraînement, mais à leur première sortie, l’acteur et
le pilote se font descendre et se retrouvent perdus en plein désert…

.
Quelqu’un a dû voir « La manière forte » avec James Woods et Michael J.
Fox et décider de mêler le tout à une histoire genre « Top Gun » (ou
plutôt « Aigle de fer », soit un ersatz d’ersatz). L’ennui, c’est que
l’alchimie entre Hall et Paré est proche du zéro absolu ! Reste surtout des
péripéties bateau tirant vers la comédie avec une réalisation anémique
desservie par une musique de sitcom. Le troisième tiers en forme d’aventure à
deux balles est bien peu crédible (quel crétin hydrocéphale irait violer l’espace
aérien d’un pays hostile en y entraînant une célébrité ?) et présente une
fois de plus de grands méchants arabes génériques, forcément brutaux, arrièrés
et bons à être « rayés de la carte » (sic) relevant du pur stéréotype
raciste (on espère que la ressemblance du méchant en chef avec feu Yasser
Arafat n’est qu’un hasard…) Incroyable mais vrai, cette daube est sortie en
salles aux USA, mais a fait un bide sanglant. Il y a une justice… Inutile de
dire que la vf est en dessous de tout.




Into the Sun



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Columbia Tristar 2005 Mink, avec Steven Seagal, Matthew Davis, Takao Osawa…



.
Un politicien Tokyoite controversé est assassiné. Travis Hunter, de la CIA, est
envoyé sur l’affaire et découvre une collusion entre les Tongs Chinois et les
Yakuza Japonais. Il devra affronter un jeune caïd psychopathe…

.
Visiblement, les créateurs de ce genre de choses ne font même plus semblant de
faire un film. Il s’agit là uniquement d’assembler une série de scène
extrêmement bavardes (voire le grand moment romantique où les acteurs semblent
plus gênés qu’autre chose !) ponctuées de fusillades sans queue ni tête.
Takao Osawa interprète un gangster psychopathe comme on en a vu des milliers,
notamment à Hong Kong. Quant à Seagal, son personnage provoque indirectement la
mort de son partenaire sans qu’il semble s’en soucier… Comme l’image sent
souvent la vidéo, voire l’amateurisme, on se demande bien où sont passés les 16
millions de dollars du budget ! Le seul point positif est une vision
crédible et « sentie » du Japon, où vécut longtemps Seagal non loin
des lieux du tournage. Le reste est à jeter… Outre le scénario, Seagal s’est
aussi fendu de la musique du générique, 
qu’il chante en personne !!!




Invasion USA



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


UGC/MGM Fox Pathé 1985 Joseph Zito, avec Chuck Norris, Richard Lynch, Melissa Prophet…



.
Une invasion de terroristes communistes menée par un vilain colonel Russe nommé
Rostov débarque en Floride ! L’ennemi juré de Rostov est Matt Hunter, un agent
de la CIA en retraite en Floride, où il élève des crocodiles… Lorsque Rostov
détruit sa maison et tue son meilleur ami, Hunter part en chasse pour sauver
les petits enfants et les autres des griffes des méchants…

.
Golan-Globus dans toute leur gloire à travers cet incroyable film, témoin d’une
ère révolue, où l’excès est de rigueur, et dans tous les compartiments : les
terroristes débarquent en piétinant sur leur passage deux malheureux amoureux,
Norris renvoie aux méchants la bombe qu’ils ont posé sur un car d’enfants
(applaudissements dans la salle ?), et le général — formidable Richard Lynch, —
est vaporisé au bazooka. C’est ringard et bête à pleurer, avec des scènes
totalement gratuites (Rostov et un dealer) et semble fait pour devenir une
parodie des “Inconnus” mais le montage serré et une réalisation laborieuse,
mais honnête rendent le tout quand même assez rigolo. Norris a coscénarisé ce
machin qui, pour lui, est un véritable message aux enfants de l’Amérique. C’est
ça, Chuck. Couché, mon petit. Whoopi Goldberg (!) était le premier choix pour
le rôle de Melissa Prophet — qui n’a pas grand’chose à faire, sinon être là et
enguirlander tout le monde — mais Zito en décida autrement. Fut un temps la
vidéo MGM la plus vendue après « Autant en emporte le vent » aux
USA !!! Une ère révolue, on vous dit. Dur de croire que ce film sortit en
salles… Souvent télévisé en son temps.




Invincible



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 3/5


Undisputed Imatim 2002 Walter Hill, avec Wesley Snipes, Ving Rhames, Peter Falk, Michael Rooker…



.
Monroe Hutchen, un champion de boxe, purge sa peine à Sweetwater après le
meurtre de l'amant de sa compagne. George "Iceman" Chambers, lui, est
le champion actuel des poids lourds, mais "tombe" pour une accusation
de viol et se retrouve lui aussi à Sweetwater. Or l'ancien caïd vieillissant
Mendy Ripstein, fou de boxe, y est incarcéré… Germe en lui une idée folle : un
affrontement entre les deux hommes. Monroe devient le champion des prisonniers…

.
Passons sur la jaquette laide et ce titre idiot : certes, le scénario de ce
film est bateau, employant un thème mille fois utilisé dans d'innombrables
direct-vidéo de prison. Mais Walter Hill, qu'on avait trop vite enterré,
dynamite l'ensemble grâce à une réalisation suintante d'adrénaline et un effet
expérimental (Pas de générique et les noms des personnages apparaissent avec la
description de leur crime.) Autre point fort, l'interprétation : si on a
plaisir à retrouver Peter Falk dans un rôle à sa (dé)mesure, tous les acteurs,
du premier au dernier, sont excellents. On évite aussi les facilités : Rhames et
Snipes, explosants de charisme, ont chacun leur zone d'ombres et aucun n'est
vraiment traité comme un "bon", chacun ayant leur propre logique (On
dit que Snipes refusa une scène visant à rendre son personnage plus
"sympathique".) Du coup, avec des personnages aussi bien dessinés, le
combat final prend un relief qu'on n'avait pas vu depuis les meilleurs
"Rocky" — et s'avère d'ailleurs plus crédible techniquement. Bref,
encore un "petit" film qui n'a pas peur de faire la nique aux "grands",
et qu'on aurait tort de négliger, ne serait-ce que pour son interprétation et
son aspect soigné jusqu'au moindre détail. Certains pourraient en prendre de la
graine… Par contre, la vf est en dessous de tout.




Island of fire



Hong-Kong   Taiwan   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Huo shao dao TF1 Vidéo/Seven7/Metropolitan 1990 Chu Yin-Ping, avec Tony Leung Kar-Fai, Sammo Hung, Andy Lau, Jackie Chan, Jimmy Wang Yu…



L’inspecteur Huang Wei, de retour de mission, voit abattre sous ses yeux son
maître spirituel, le chef de la police. Et l’assassin est tué par l’explosion
de sa voiture. L’enquête prouve que celui-ci, Ah Hua, était censé être mort sur
la chaise électrique deux ans plus tôt ! Wei s’infiltre dans la prison où il
fut exécuté…

A la sortie du film en direct-vidéo, on rattrapait péniblement le retard,
puisque ce film vint avant « Double dragon » et « Police story
3 » ! Surprise de taille, Jacky Chan (qui n’arrive qu’au début du deuxième
acte !) y partage la vedette avec une brochette d’excellents acteurs Hong
Kongais, en faisant un casting de rêve (Oui, c’est le Tony Leung de
« L’amant » !) ; mais de là à mettre Chan en tête
d’affiche. Pour la petite histoire, Chan fut poussé à jouer dans ce film par
Wang Yu, légende vivante du « Kung fu » des années 70 et producteur
du film. Le résultat est curieux, partant d’une trame policière pour diverger
sur plusieurs aventures personnelles avant de revenir au thème central qu’on
croyait oublié ! Certaines scènes d’humour assez, hem, éléphantesque dénote
dans cet univers très noir. Le final offre un délire John Wooesque très noir
qui montre une nouvelle fois l’influence de “Nikita” sur le cinéma asiatique.
Etonnant, mais une mise en scène serrée, peut-être due à l’extrême rapidité du
tournage, maintient le liant et l’ensemble, quoique bourré de clichés, est fort
agréable de par son côté « cinoche de quartier » rétro, prêt à toute
les outrances pour plaire. On apprécie le scope respecté, moins le doublage
très moyen (seule la version Metropolitan a une vostf). Peut-être pas le
meilleur point de départ pour qui veut découvrir pourquoi Chan est une des plus
grandes vedettes mondiales, mais les amateurs du style Hong Kong apprécieront à
condition de ne pas s’attendre à un Jackie Chan standard. A noter d’étranges
ressemblances avec le « Coups pour coups » de Van Damme, tourné
cependant la même année !  La
version Taiwanaise fait 30 minutes ( !) de plus.




Jack Reacher



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


130mn Paramount 2012 Christopher McQuarrie, avec Tom Cruise, Rosamund Pike, Werner Herzog, Davix Oyelowo, Richard Jenkins, Robert Duvall…



Un
mystérieux sniper abat cinq personnes apparemment au hasard. On trouve un
coupable, James Mark Barr, un ancien tireur d’élite de l’armée, mais celui-ci
donne pour seule indication « Trouvez Jack Reacher », puis il tombe
dans le coma suite à une bagarre entre prisonniers. Le Reacher en question est
un fantôme, un ancien policier militaire qui a littéralement disparu. Voyant
les images du crime à la télévision, Reacher décide de se mettre à la
disposition de la police ainsi que de l’avocate Helen Rodin, mandatée pour
défendre Barr…

Tiré d’une série littéraire à succès elle-même très inspirée des
testostérone-opéra des années 80, ce film a fait grincer des dents à cause du
choix de Tom Cruise, à la gloire quelque peu ternie, pour le rôle titre :
Reacher est décrit comme un géant de près de 120 kilos… Mais il n’y a pas que
la stature : mégalo de la star oblige, Reacher est un de ces surhommes qui
semble tout savoir à l’avance, être indestructible et avoir réponse à tout
(sauf qu’il se fait avoir comme un débutant par deux bras cassés en cours de
route…), énonçant chacune de ses sentences comme s’il s’agissait d’une vérité
absolue censée pétrifier le spectateur et doté de tous les droits de la justice
la plus expéditive, bref, il devient vite plus antipathique qu’autre chose…
Quant au scénario, il est à la fois très bourrin et confus, comme si on prenait
pour acquis que tout le monde avait lu le roman. Mais le tout semble ne pas
savoir ce qu’il veut être : un film d’action rétro sans les affèteries à
la mode (la réalisation est parfois inspirée), un thriller paranoïaque ou un
simple moment de mégalo pour sa star. L’ensemble est donc confus, chaotique, peinant
à atteindre ses deux heures, affligé de dialogues ampoulés se voulant plus
malin qu’ils ne le sont énoncés avec une gravité caricaturale, d’où surnagent
de bons moments fugitifs et l’interprétation impressionnante quoique brève de
Werner Herzog en méchant. Bof… Mais avec un budget mesuré (60 Millions de
dollars), le tout a rapporté assez de brouzouffes pour justifier une suite. Vu
le bouche à oreilles, pas sûr que ce soit une si bonne idée…




Jacquou le Croquant



France  
Note : 1/5


143mn Fox Pathé Europa 2007 Laurent Boutonnat, avec Léo Legrand, Gaspard Ulliel, Jocelyn Quivrin, Albert Dupontel, Tchéky Karyo, Olivier Gourmet…



.
1815. Lorsque le Comte de Nansac provoque la mort de son père, son fils Jacquou
jure de se venger. Devenu adulte, et malgré son amitié pour la fille de
Nansac,  il provoquera une révolte…

.
Le retour de Laurent Boutonnat, Pygmalion du phénomène Mylène Farmer, revient
au grand écran après l’incompréhensible bide de « Giorgino » pour une
immense fresque tirée d’un classique littéraire… ou pas. Les ambiances de
certains clips de Farmer devenus des classiques (et pas qu’en France) a bien du
mal à passer. On s’en doute, l’image est soignée, mais si léchée qu’elle en
devient caricaturale : après un début hivernal, le film plonge dans des
tons « estivaux » noyant l’image sous des tons dorés très pub.
L’interprétation est inégale : d’abord Gaspard Uriel (Notre Hannibal à
tous) fait ce qu’il peut, mais n’arrive pas à impressionner autant que Léo
Legrand en Jacquou jeune, promis à une belle carrière. Mais comme aucun soin
n’est apporté aux personnages et, on s’en doute, à la direction d’acteur, ceux-ci
sont en roue libre : si certains s’en tirent, comme l’inusable Tchéky
Karyo ou Olivier Gourmet en curé truculent, ou Quivrin qui semble apprécier de
jouer un méchant, d’autres comme Dupontel sont carrément à côté de la plaque
(un comble !) ou trop théâtraux. Malgré la longueur excessive de certaines
scènes (le bal, la conclusion interminable et son ultime plan à la
« Seigneur des Anneaux » !), l’ensemble occulte certains
passages (comment Jacquou devient-il chef de la révolte ?). Faute de se
sentir impliqué à ce qui se passe à l’écran, on a davantage l’impression d’une
de ces mini-séries dont la télévision a le secret, quitte à passer sur
certaines scènes pourtant réussies (les discussions entre Karyo, Ulliel et Gourmet,
l’affrontement final) gâchées par des scènes évoquant des pubs (Le jugement
final « cassé » par la vision incongrue d’un chien filmé à la
« Royal Canin » !) Grosse déception donc pour ce film  très attendu, qui pêche surtout par sa
vacuité narrative. Pour spectateurs peu exigeants…




Jamais plus jamais



Royaume-Uni   Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 2/5


134mn Never say never again Paramount 1983 Irvin Kershner, avec Sean Connery, Klaus Maria Brandauer, Barbara Carrera, Max Von Sydow, Kim Basinger, Rowan Atkinson…



VLorsque S.P.EC.T.R.E. dérobe deux bombes nucléaires pour faire chanter le monde
entier, à James Bond d’intervenir, même si celui-ci subit une pénible remise en
forme…

En 1983, on fit des gorges chaudes sur une « guerre des Bond »,
puisque Connery et Moore (avec « Octopussy ») revenaient tous deux au
rôle-titre… Il ne faut pas chercher de scénario dans ce vague remake de
« Opération Tonnerre » — scénario qui subit des réécritures
constantes en cours de tournage — plutôt attendre les scènes à faire (plongée,
requin, poursuite à gadgets) maniées avec un talent évident par Kershner frais
émoulu de « L’empire contre-attaque ». 53 ans ou pas, Connery reste
en forme et convainc dans son rôle emblématique, jusqu’aux touches d’humour
mieux maniées que chez Moore. Pour une fois, les second rôles sont
soignés : Brandauer donne une nuance inattendue à son Largo, Carrera est
savoureuse en psychopathe aux tenues extravagantes (et trouve une fin
mémorable), Basinger dans un de ses premiers rôles importants semble
malheureusement ne pas avoir grand-chose à faire, sinon être belle, ce qu’elle
fait très bien. En gros, on illustre la formule sans chercher à la transcender,
mais Connery ou pas, Bond semblait décidément une relique du passé vouée à
subir le même sort que les chemises psychédéliques et les vinyles de prog-rock
— à moins d’une remise à niveau totale, qui fut particulièrement réussie. La
fin devait présenter une apparition-gag de Roger Moore, mais malgré l’insistance
des deux stars, amis dans la vraie vie, le studio refusa d’en démordre.
Dommage…




Jason Bourne : l’héritage



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


135mn The Bourne legacy Universal 2012 Tony Gilroy, avec Jeremy Renner, Rachel Weisz, Edward Norton, Scott Glenn, Stacy Keach…



Les révélations de Jason Bourne ont des effets secondaires : paniqués, les
responsables d’un programme visant à créer des agents chimiquement
« améliorés » décident d’y mettre fin — en éliminant ses sujets. En
mission d’entraînement en Alaska, Alex Cross échappe à la mort, mais il lui
reste à retrouver des pilules nécessaires à sa sortie. Or le Programme cherche
également à éliminer les docteurs qui les ont créées…

La série des Jason Bourne n’a jamais brillé par la limpidité de ses récits,
mais là… Il faut tout de même attendre une heure avant d’avoir un commencement
d’idées de ce que sont les enjeux ! En guise d’expositions, on a des
hommes dans une pièce échangeant des dialogues incompréhensibles bourrés de
jargon pour faire intelligent, plus des rappels constants à Jason Bourne (qu’on
ne voit qu’en photo) pour rappeler qu’on est dans le même univers. Alors oui,
il se passe des choses parfois intéressantes (le combat avec un loup est bien
senti) et la caméra-Parkinson est moins de sortie, mais on aimerait parfois
comprendre ce qui se passe ! Une course-poursuite interminable plus tard
(menée par un policier dont on ignorera toujours pourquoi un tel acharnement)
et le film se clôt arbitrairement en que de poisson pour laisser la place à la
suite. Bref, on a mis dans un shaker les éléments de la série et secoué, quitte
à tout mélanger… Dommage, car les scènes indépendantes sont loin d’être
inintéressantes, mais à force de les mettre bout à bout sans chercher à les
relier entre elles, ça finit par se voir…




Jeux de guerre



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


115mn Patriot Games Paramount 1992 Phillip Noyce, avec Harrison Ford, Anne Archer, Patrick Bergin, Sean Bean, Samuel L. Jackson, Thora Birch, James Earl Jones, Richard Harris…



.
En vacances à Londres, Jack Ryan, en retraite de la C.I.A., assiste par hasard
à un attentat de l’IRA et intervient, tuant le terroriste Paddy Miller. Son
frère Sean est capturé, mais n’a qu’une idée en tête : venger Paddy. Ses
complices, des dissidents de l’IRA, le font évader. Sean menace alors la
famille de Ryan. Celui-ci devra faire appel à ses anciens collègues…

. Continuation de la série cocardière tirée des romans
de Clancy, désavouée par l’auteur. Cette fois-ci, c’est tout l’arsenal
Irlandais qui est convoqué, jusqu’à un pastiche de musique Celtique. Comment
les Irlandais de Clannad, qui ont signé la musique, ont-ils pu apporter leur
caution à un film aussi xénophobe ? Sinon, le spectacle reste regardable, mais
il y a assez de trous dans la trame pour y faire passer un TGV : Ryan, simple
bureaucrate, affronte des terroristes surentraînés, ceux-ci s’entretuent, tout
le dispositif de la CIA est mobilisé pour une affaire personnelle… Quant à
l’aspect “familial”, il devient un peu pesant, Anne Archer restant l’épouse
Reaganienne modèle, soumise jusqu’à l’écœurement et enceinte — mais capable d’assommer
un terroriste, tout de même… et le tout se conclut sur l’inévitable grande
scène spectaculaire de service. Restent quelques jolies scènes d’action pour un
spectacle parfois irritant, mais regardable d’un œil distrait




John Rambo



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 2/5


USA/Allemagne Rambo Seven7 2008 Sylvester Stallone, avec Sylvester Stallone, Julie Benz, Matthew Marsden…



.
John Rambo vivote à la frontière Thaïlandaise, où il conduit un bateau sur la
rivière. Or un jour, des missionnaires veulent qu’il les emmène en Birmanie
toute proche, aux mains d’une junte sanguinaire. Il doit les sauver de
l’équipage d’une vedette… 15 jours plus tard, un envoyé de l’église vient le
trouver pour lui demander de véhiculer des mercenaires chargés de sauver les
missionnaires, enlevés par la junte ! Une mission qui deviendra vite
personnelle…

. Les vieilles franchises ont la vie dure… Auréolé du
succès de « Rocky Balboa », Stallone reprend une de ses autres
figures iconiques… Et, pour une fois, passe à la réalisation, ce qu’il fait
fort bien sur un budget moyen (50 millions de dollars), mélangeant une texture
proche du travail de Cosmatos sur le 2 avec un réalisme crasseux proche des
origines. Il y aurait bien des choses à dire sur un personnage opposé de Rocky
(s’il l’emporte à la fin, il ne connaît jamais cette victoire qui est l’apogée du
boxeur) en notre ère cynique, surtout pour un personnage a connu un
retournement idéologique surprenant après le succès du premier opus et qui,
lorsqu’on l’avait quitté, luttait contre les méchants Russes aux côtés de ces
braves talibans ! La structure choisie est ici fort proche des trois temps
du second, avec un personnage qui est ici plus une présence qu’un acteur,
limitant heureusement au maximum ses perles de sagesse. L’ennemi est générique
au possible, une bande d’Etrangers occupés à massacrer des villageois avec tant
d’assiduité qu’on se demande comment le pays n’est pas déserté. Stallone aurait
pu choisir la voie du testostérone-opéra avec juste assez de variante pour
satisfaire, à la « Die Hard 4 », mais là, c’est le niveau de violence
sadique qui gène, dépassant tous les « torture porn » et à faire
passer « Apocalyptico » pour « Peter Pan » : corps
explosant, égorgements à main nue, enfants exécutés, tout y passe. Ce qui
pourrait être pertinent dans une vraie thématique nihiliste montrant la réalité
de l’horreur face à sa représentation fantasmée (l’apparition des mercenaires
ouvrait des possibilités intéressantes) si Rambo n’était pas traité comme un
Superman apparaissant là où il faut au bon moment, comme par magie, pour
dispenser une « justice » expéditive. Ce qui aurait davantage convenu
à une violence ludique et caricaturale digne des deux précédents qu’à une
recherche de réalisme… Le plan final est en ce sens ironique en diable et fait
un pont avec le film original. Le fait que Stallone ait étudié la possibilité
d’un cinquième opus pour y renoncer après vision du premier montage en dit
long… résultat un film bancal qui n’arrive à être ni un testostérone-opéra jouissif,
ni une vraie réflexion sur le personnage. Dommage… Le film a d’ailleurs reçu un
accueil correct, sans plus. A noter, dans les flashes-back, un bout de la fin
d’origine de « Rambo » où Trautman l’abat




Johnny Mad Dog



France   Belgique   Liberia  
Note : 4/5


TF1 2008 Jean-Stéphane Sauvaire, avec Christophe Minie, Dagbeth Tweh, Prince Doblah…



.
Au Libéria, un groupe d’enfants enrôlés de force chez les rebelles luttent
contre un ennemi intangible…



. Pour mémoire, car cette entreprise courageuse,
adaptée d’un roman qui n’a pas pulvérisé les records de vente et de photos de
la réalité d’une sale guerre bien réelle, remet une fois de plus en question la
frontière entre documentaire et film de genre. On le sait, les
« conseillers » du film, enfants-soldats eux-mêmes, ont fini par
interpréter leurs propres rôles ou presque sur les lieux mêmes des combats —
avec la bénédiction du gouvernement libérien. Si l’action ne manque pas, c’est
surtout la triste vision d’enfants manipulés par des adultes donnant plutôt
l’impression de jouer à la guerre contre un ennemi à peine visible (pas de
véritables bataille rangée contre une armée hostile et organisée, uniquement
des décors désolés et des innocents) dans un décor chaotique où se succèdent
des visages fermés. Pour un premier long-métrage, Sauvaire offre une mise en
scène d’une grande beauté, avec des qualités de production saisissante et des
cadrages parfois magnifiques. Du coup, face à un fromage gentillet de
consommation courante genre « Blood Diamond », le film a les défauts
de ses qualités : il n’y a pas de véritable scénario, plutôt une
succession de scènes livrées brutes de décoffrage, et le réalisateur, en
refusant toute ellipse, fut accusé de glorifier ce qu’il dénonçait.
N’empêche : sincère jusque dans son refus de juger ou d’offrir une morale
finale, ce film mérite largement une vision — à condition de savoir dans quoi
on s’engage. Le documentaire sur le tournage est tout aussi saisissant,
notamment sur la vraie signification du film pour ses interprètes.




Jungle ground



Canada  
Note : 2/5


Gaumont/New Tone 1995 Don Allas, avec Roddy Piper, Torri Higginson, Peter Williams, Rachel Wilson…



.
Cité Noire est un ghetto au cœur de la ville dominé par le gang des Rockers,
dont le but officiel est de virer les dealers du quartier. Le lieutenant
Cornell tente d’infiltrer le terrain, mais est capturé. Le chef des Rockers,
Odin, lui donne jusqu’à l’aube pour se présenter chez sa fiancée et sauver
leurs deux vies. C’est le début d’une longue traque…

.
Gros battage lors de la sortie en vidéo de cette série B qui ne vaut ni plus,
ni moins que le produit PM moyen. Le scénario mélange “Les guerriers de la
nuit” et “New York 1997” et souffre d’un pan&scan castrateur et d’une vf
molassonne, mais le rythme de l’ensemble fait qu’il est difficile de s’y
ennuyer. Donc, plutôt pas mal dans son créneau même si le distributeur aurait
pu soigner la duplication. Rien de vital, juste une série B employant
honnêtement des chemins déjà empruntés…




Jungle warriors



Allemagne   Mexique  
Note : 0/5


Euer Weg führt durch die Hölle GCR 1984 Ernest Ritter Von Theumer, avec Nina Van Pallandt, Paul L. Smith, John Vernon, Alex Cord, Woody Strode, Marjoe Gotner …



.
Un avion empli de top-modéles s’écrase dans la jungle et tombe sur une bande de
méchants guerilleros trafiquants de drogue. Le pilote de l’avion est tué en
tentant de les défendre et elles sont amenées au caïd local assisté de sa sœur
sadique. Les modéles subiront les derniers outrages, mais leur revanche,
incluant un camion blindé, sera à la hauteur…

.
Une série Z sortie en salles ( !) avec une étonnante distribution à
l’époque, lorsque le film d’action était à son apogée. Malgré un générique
regroupant un nombre incroyable de “gueules” de la série B, c’est plutôt raté.
Surtout, le metteur en scène professe une évidente complaisance dans les
humiliations subies par ses héroines (viol collectif compris) qui tue tout
aspect sympathique… Le final avec son vieux bus transformé en char d’assaut est
assez rigolo, mais la mise en scène est trop molle pour générer un intérêt
quelconque. A dégager. Dennis Hopper devait figurer dans le film, mais se fit
arrêter par la police locale, drogué jusqu’à l’os, et fut remplacé par Marjoe
Gotner. Theumer, producteur du film, dut prendre les rènes lorsque Billy Fine,
le réalisateur d’origine, fut viré à son tour. Pas de DVD en vue.




K19, le piège des profondeurs



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni   Allemagne  
Note : 2/5


132mn K19 : the Widowmaker Paramount 2002 Katryn Bigelow, avec Harrison Ford, Liam Neeson, Mali Finn, Peter Sarsgaard…



.
Le K-19 est un sous-marin nucléaire confié au capitaine Alexei Vostrikov. Or le
bateau semble maudit et a causé la perte de plusieurs ouvriers… Le responsable,
Mikhail Polenin, juge le sous-marin impropre à la navigation, mais il est
néanmoins envoyé en exercice…

.
A côté de l'intimiste "Le poids de l'eau", Bigelow fait aussi son
retour avec cette méga-production (100 millions de dollars !), Hollywoodienne
jusqu'à la caricature. De la musique martiale aux grand angles et moments
mélodramatiques, tout semble fait pour nous rappeler qu'on est dans une fiction
militaire, voire militariste en diable, et passons sur les accents Russes
caricaturaux ! Cela dit, l'ensemble est assez soigné malgré quelques effets
infographiques indignes d'une telle production, sans ces approximations que se
permettent bien d'autres films. L'excellence de l'interprétation fait passer la
pilule, même si elle est dure à avaler au bout de deux heures et quelques, et
on est en droit de le trouver ennuyeux comme les pierres. A vous de voir… Les
survivants du véritable K-19 n’ont guère apprécié la version Hollywoodienne d’eux-même
et de leurs camarades défunts…




Kickboxer, la force de frappe



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Back to Even/The Debt Prism 1998 Rod Hewitt, avec Lorenzo Lamas, Michael Paré, Herb Mitchell, Angela Jones…



Mitch est un expert en imprimerie qui voit ressurgir son ancien collègue bookmaker
Boyle. Celui-ci prétend qu’il lui doit 20 000 dollars suite à une dette de jeu…
Boyle se charge également d’écouler de la fausse monnaie pour le compte de la
mafia. Mitch propose de lui récupérer les planches volées pour émettre lui-même
sa monnaie ; mais il découvre que Boyle l’a trompé…

Pour mémoire, car le seul kickboxer du film est sur la jaquette ! Lamas y
joue un imprimeur falot, à la garde-robe douteuse, embringué dans une vague
histoire mafieuse. S’il ne s’en tire pas si mal et Paré tout aussi
honorablement, l’ensemble reste très clichéeux, mou, ennuyeux, mélo, mal joué,
et avec une vf foireuse qui enterre le tout. A éviter !




Kill Speed



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Sony 2010 Kim Bass, avec Andrew Keegan, Brandon Quinn, Natalia Cigluiti, Nick Carter…



Trois jeunes pilotes d’avions dernier cri
financent leur mode de vie flamboyant en convoyant de la drogue pour un caïd
mexicain. Mais ils sont sur la ligne de mire de la police, qui envoie une
agente infiltrée séduire l’un d’entre eux. Afin d’être blanchis, ils devront
infiltrer la demeure de leur patron pour libérer l’agent qu’il détient en
otage…



Manifestement vendu comme une version aérienne de
« Fast and Furious », ce direct-vidéo tente de rivaliser dans la
vulgarité : bling-bling, pétasses façon clip de MTV, musique tonitruante, dialogues
gol, glorification du fric, images solarisées et effets de montage à la Tony
Scott, tout y est avec en prime des sautes dramatiques maladroites. Le
retournement soudain vers le film d’action très années 80 est particulièrement
peu crédible et l’humour éléphantesque plaqué passe mal. Le pire, c’est qu’il y
a des moyens investis dans ce pastis, les scènes de vol étant souvent des
prises réelles à la place de CGI, ceux-ci prenant le relais de façon assez
discrète lors des scènes trop dangereuses. La fin appelle l’éternelle suite qui
ne verra jamais le jour. Ça peut s’éviter… vf uniquement.




Killer Elite



Etats-Unis d'Amérique   Australie  
Note : 2/5


111mn TF1 2011 Gary McKendry, avec Jason Statham, Clive Owen, Robert DeNiro, Dominic Purcell, Aden Young, Yvonne Strahowski…



Danny est un ancien tueur à gages qui a raccroché… mais est obligé de reprendre
du service lorsque Hunter, son mentor, est fait prisonnier : il accepta la
mission d’un Cheik désireux de venger la mort de ses fils, assassinés par des
SAS lors de la guerre d’Oman, mais Hunter tenta de s’enfuir avec l’argent. A
Danny de remplir la mission avec une contrainte : les assassinats doivent
passer pour des accidents…

Un film qui n’a rien à voir avec le film de Peckinpah du même nom, mais est
adapté d’un « document » à la véracité largement controversée… Le
succès de « Expendables » a dû donner des idées, puisque le film,
situé dans les années 80, s’inspire de cette période avec juste un coda cynique
typique de notre époque. Autant dire qu’il n’y a pas de place pour des détails
tels que des vrais personnages… Résultat, comme dans bien trop de films du
genre, on se retrouve face à des gens dont on se moque commetant des actes
dépourvus de toute résonance émotionnelle. C’est la loi du genre, me
direz-vous, et si ce gros fromage a un scénario pas plus mal fichu qu’un autre,
le débutant McKendry, qui n’a à son actif qu’un court métrage ( !) n’a pas
les reins assez solide pour tenir son métrage : l’action est souvent
confuse et les transitions pas très heureuse, d’où des cassures de rythme et
des éléments pas assez mis en valeur, notamment l’engrenage ingénieux menant
aux morts « accidentelles ». Du coup, l’ensemble n’est que vaguement distrayant
alors qu’il aurait pu être bien meilleur. Résultat, ce bidule à 70 millions de
dollars le bout s’est planté au point de sortir directement en DVD dans
certains pays. A croire qu’il n’y a pas de formule magique…




Kingdom of war, le royaume des guerriers



Chine   Hong-Kong  
Note : 1/5


Jiang Shan mei ren Wild Side 2008 (Tony) Ching Siu-Tung, avec Kelly Chen, Guo Xiaodong, Donnie Yen, Leon Lai, Zenghai Kou…



.
Au IIe siècle avant JC, la Chine est ravagée par la guerre… Blessé lors d’une
bataille, le roi Yan Xiang-tian désigne pour lui succéder un roturier, le
général Murong Xhue-hu. Or son neveu Yan Hu-ba, prétendant direct au trône,
achève son oncle — en vain, puisque son choix est confirmé. Comme le vœu royal
entraîne bien des dissensions, Xhue-hu propose un compromis : la princesse
Yan Feier montera sur le trône à sa place. Celle-ci doit subir un entraînement
militaire sous la férule du général, mais Hu-ba ne renonce pas à faire
assassiner la princesse. Celle-ci est recueillie par Duan, un apiculteur
solitaire au passé trouble…

.
Le nom de Ching Siu-Tung ne peut qu’éveiller une lueur de passion dans l’œil de
ceux qui ont suivi l’âge d’or (du moins chez nous) du cinéma asiatique, puisque
ses « Histoires de fantômes chinois » furent parmi les premiers
imports de Hong Kong à nous parvenir en dehors du circuit des double
programmes. Ce film s’annonce comme une épopée guerrière à la « Les
seigneurs de la guerre » et commence fort, entre scène de bataille et
intrigues de palais Shakespearienne menés au train d’enfer typique du cinoche
de Hong Kong… Pour s’arrêter subitement lorsque la princesse est recueuillie
par un solitaire dont on se doute que les discours pacifistes cachent quelque
chose. Le tout précédé d’une scène à faire sursauter sur son fauteuil (les
hordes d’assassins s’ingénient à bien viser pour tomber dans les pièges tendus
par Duan en prévision du jour où une princesse blessée passerait par là) et, là
où Kelly Chen était plutôt attachante, elle devient le cliché de la gamine
gâtée face à un référent zen joué par un Leon Lai en faisant des tonnes en
jeune premier romantique (lui qui fut excellent dans « Trois histoires de
l’au-delà » !). Et cela dure, avec d’interminables leçons de morale
pacifiste et sur le retour à la nature digne d’un épisode des Bisounours !
A moment donné, le réalisateur se rappelle qu’il doit faire un film
d’aventures, même s’il sous-emploie Donnie Yen et ses dons d’artiste martiaux,
et tricote un finale ou ledit Yen affronte une armée à lui tout seul… Mais avec
un montage haché qui gâche le tout. Et on termine sur l’exaltation du sacrifice
menant à une paix honorable. Bref, l’ensemble ressemble plutôt à un soap-opéra
télévisuel transformé par des valeurs de production de série A à la morale
tellement martelée qu’elle en devient maladroite, comme une de ces
Hollywooderies tiraillée entre X producteurs si bien qu’elles n’en savent plus
quel film elles ont l’ambition d’être. Décevant…




L'affaire CIA



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni   Roumanie  
Note : 0


Shadow Man Columbia Tristar 2006 Michael Keusch, avec Steven Seagal, Eva Pope, Imelda Stauton…



.
L’ex-agent de la CIA Jack Foster descend à Bucarest avec sa fille pour
l’anniversaire de la mort de sa femme. Mais la fillette est enlevée alors que
son beau-père est tuée par l’explosion de sa voiture. Celui-ci s’était emparé
d’un virus dangereux et un gang Russe veut s’en emparer. S’y mêlent des truands
locaux, une police corrompue et la CIA elle-même…

.
Toujours la même soupe Seagalienne, avec un scénario cliché abracadabrant bourré
de trous (co-écrit par le maître, pourquoi laisser d’autres en profiter là
où on peut augmenter son chèque sans se fouler ?) des méchants
caricaturaux, un tournage en Europe, une réalisation façon film de vacances
(par l’auteur allemand du catastrophique « Autoroute Racer »), une
photographie baveuse aux éclairages indigents… Là, au moins, l’ensemble est
tellement poussé qu’on s’approche de la parodie involontaire : invincible,
Seagal détruit la moitié de Bucarest (plus un hélico au pistolet !) et
massacre à la pelle sans être inquiété à aucun moment. Il est à noter que pour
une fois, il ne laisse pas un cascadeur faire ses combats à sa place, mais agit
lui-même. C’est bien la seule indication que quelqu’un a voulu tourner quelque
chose qui ressemble à un film… Keusch est responsable des deux Seagal suivants.
On ne change pas une équipe qui perd…




L'affaire Van Haken



Etats-Unis d'Amérique   Pologne  
Note : 0/5


The Foreigner Columbia Tristar 2003 Michael Oblowitz, avec Steven Seagal, Max Ryan, Sherman Augustus…



.
L'ex-barbouze Jonathan Cold, réfugié à Paris, est chargé de transporter un
colis à un nommé Van Aken (Et non Van Haken !!!!!!), mais la livraison vire en
massacre. Qui, de M. ou Mme Van Aken, tire les ficelles ? En Pologne, Cold
devra affronter Dubois, un tueur sans scrupule, et des hommes de la CIA…



.
Ce Seagal fut diffusé en vidéo alors même que le minable "Opération
Alcatraz", pourtant de 2002, sortait en salles : allez comprendre ! En
tout cas, cela ne s'arrange pas : ce pseudo-thriller défie toute logique dans
les méandres d'un scénario absurde, où des tueurs caricaturaux abattent à peu
près n'importe qui en plein jour sans être inquiété et où Seagal sème des colis explosifs au hasard des fois qu'un méchant tomberait dessus. Les combats sont rares et
filmés en plans serrés cache-misère et sans doute interprétés par une doublure.
Le personnage de Seagal reste un tueur froid et déplaisant (qui immole par le
feu un comparse et le laisse brûler vif…), ce qui n’attire pas la sympathie.
Cerise sur le gâteau, le finale est très abrupt et décevant (pour qui tient
jusque là). Max Ryan tirerait presque le film par le haut si son personnage
avait le moindre intérêt, quant à la réalisation, elle se complaît dans des
effets mode. Rien à sauver.




L'arme suprême



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Intent to Kill TF1 1992 Réal : Charles T. Kanganis, avec Traci Lords, Scott Paterson, Yaphet Kotto…



.
Le couple de policiers Al et Vicki Stewart détruisent une cargaison de drogue
suite à une embuscade visant le dealer Salvador, qui réussit à s’échapper. Or
Vicki est la seule à pouvoir identifier les trafiquants. Elle rompt avec Al,
qui la trompe honteusement, pendant que Salvador met Los Angeles à feu et à
sang…

.
Une production PM assez violente et avec son quota de flinguage, d’explosions
et d’érotisme puéril (mais Lords reste habillée…), mais aussi quelques
longueurs.  Traci Lords incarne une “femme fatale” de choc, qui
tabasse des violeurs et donne des cours de self-défense féminine ; du coup, les
hommes sont tous des machos frimeurs… Ce qui n’empêche que c’est l’arrogance et
la bêtise de notre héroïne qui provoquent la mort de ses coéquipiers sans même
qu’elle semble s’en rendre compte ! C’est bien la seule différence de ce
produit ultra-formaté pour alimenter les direct-vidéo. Sinon : une honnête
routine pour public peu regardant amateur des “Hollywood Nights”. Réédité en
DVD de supermarché avec une jaquette… d’où Lords est absente !




L'art de la guerre



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 3/5


The Art of war 20th Century Fox 2000 Christian Duguay, avec Wesley Snipes, Anne Archer, Michael Biehn, Maurie Chaykin, Donald Sutherland, Cary Hiroyuki-Tagawa…



. Une
cargaison de réfugiés venant de Hong Kong est retrouvée morte dans un port ; or
ceux-ci étaient sous la responsabilité de l'ONU. L'ambassadeur de Chine Wu, qui
négocie un traité de libre-échange, est-il lié à l'affaire ? Mais lors de la
cérémonie d'ouverture, menée par le milliardaire David Chan « Le Donald
Trump de l’Orient », il est assassiné par un commando. Et Neil Shaw, un
agent secret affilié à l’ONU, est accusé du meurtre… Apparemment, quelqu'un
compte retourner les techniques de Shaw et sa supérieure Eleanor pour faire
échouer l'accord Sino-Américain. Mais qui peut bien y gagner ? Est-ce lié avec
l’intrusion de Shaw chez Chan six mois plus tôt ?

.
Un film d'espionnage high-tech qui lorgne autant vers James Bond (l'ouverture)
que "Mission Impossible" (Shaw/Snipes voit son équipe décimée).
Inutile que l'originalité n'est pas le premier souci du scénariste, qui a aussi
signé le script de "Meurtre à le maison blanche". Pourtant, après un
début d'un clacissisme absolu, l'ensemble prent sa vitesse de croisière jusqu'à
un finale intéressant, plein de pèche et de trahisons entrecroisées. Une
honnête série B, quoi. Pas plus, mais pas moins non plus… A engendré deux suites en direct-vidéo.




L'aube rouge



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


114mn Red Dawn MGM 1984 John Milius, avec Patrick Swayze, Charlie Sheen, C. Thomas Howell, Lea Thompson, Ben Johnson, Harry Dean Stanton, Powers Booth, Jennifer Grey…



.
Un beau matin, des parachutistes descendent sur une petite ville… C'est le
début de l'invasion des grands méchants communistes, Russes et Cubains. Un
petit groupe de jeunes prennent le maquis et, après une échaufourrée, entrent
dans la résistance…

.
Il y a plusieurs façon de prendre ce film, qui figura au Guiness comme montrant
le plus grand nombre d'actes de violence de l’histoire du cinéma. D'abord, la
menace des grands méchants rouges fait rire, outre son côté daté : ils semblent
débarquer sans que personne ne les voie (Les USA n'ont pas de radars ni d’aviation
?) et quelques bon p'tits gars d'cheu-nous massacrent par centaines des soldats
professionnels et entraînés. En fait, il s'agit d'une parfaite expression de
l'ère Reagan et de la mentalité "survivaliste" de l'extrême-droite US
: fétichisme de l'arme à feu et de la chasse, machisme d'opérette,
glorification d'un esprit "guerrier" (bien que la voix off sur la "victoire" finale ait été rajoutée par le studio pour contrebalancer une fin plutôt sombre)… Rien d'étonnant venant de
Milius, qui se définit comme "Fasciste Zen" (Et encore moins
crédible, son affirmation comme quoi le film dénoncerait la "futilité de
la guerre…") Sinon, malgré son absurdité, l'ensemble est plutôt bien fait
et bien filmé, et lla brochette d'acteurs impliqués est éloquente en soi. Presque un documentaire sur une époque révolue plus qu'une
fiction. Le livret du DVD, très intéressant, remet les choses en perspective.
Faut-il préciser qu'un tel film version Européenne eût été brûlé en place
publique ? Incroyable mais vrai, un remake devrait débarquer prochainement !




L'échange



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


131mn Proof of Life Pathé 2000 Taylor Hackford, avec Meg Ryan, Russell Crowe, David Morse, David Caruso…



.
L'ingénieur Peter Bowman est en Amérique du Sud pour construire un barrage
lorsqu'il est pris dans une rafle d'un mouvement de guerilla. Il est kidnappé,
mais suite à une OPA, sa compagnie ne peut plus l'assurer ni payer sa rançon…
L'envoyé des assurances, le spécialiste en négociation Terry Thorne, décide
d'aider malgré tout Alice Bowman, l'épouse de Peter, alors que la situation
politique devient explosive…

.
Ce thriller à gros budget (65 millions de dollars !) n'a pas vraiment marché :
est-ce à cause d'une affiche peu attirante ou d'un sujet rebattu ? Pourtant,
Hackford est un artisan plus qu'un tâcheron et donne à sa réalisation une
élégance et un rythme bienvenu. Comme il s'agit d'une histoire vraie, on prend
le temps de donner une véritable dimension aux personnages et à la situation
politique. L'interprétation est un peu en retrait, Crowe semblant moyennement à
l'aise et Meg Ryan refesant son numéro d'éplorée ; par contre, David Morse
crève l'écran dans le rôle de Bowman et les seconds rôles sont bien choisis.
Dommage que la fin donne dans une scène d'action plus à sa place dans un
"véhicule" pour Schwarzenneger avec quelques clichés du genre. En
tout cas, une belle démonstration de maîtrise cinématographique et un spêctacle
plus qu'honnête.




L'homme au masque d'or



France  
Note : 3/5


Pathé 1990 Eric Duret, avec Jean Reno, Marlee Matlin, Marc Duret…



.
Au Mexique, le père Gaetano est prêt à tout pour les orphelins qu'il abrite.
C'est pourquoi il officie comme catcheur 
sous le nom de "El Padre"…

.
Loin de la "superproduction internationale" annoncée par la jaquette,
voilà plutôt un petit film sympathique tourné par Reno entre "Le grand
bleu" et « Nikita ». Il est ici excellent et cette histoire
(vraie ?) ressemble à un hommage aux films de catcheurs Mexicains genre Santo.
Sympathique, sans prétention, c'est à voir pour les amateurs de Reno — ou du
second rôle Marc Duret…




L'homme au masque de fer



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni   France  
Note : 4/5


The man in the iron mask 1998 Randall Wallace, avec Leonardo DiCaprio, John Malkovitch, Gabriel Byrne, Gérard Depardieu, Jeremy Irons, Judith Godrèche, Anne Parillaud…



.
Le jeune roi Louis XIV est bien controversé, et ses sujets affamés se
révoltent. Il charge Aramis de lutter contre la rébellion des Jacobins… or
Aramis, devenu prêtre, est à leur tête ! Pour poursuivre une passion
adolescente, Louis fait tuer à la guerre contre les Hollandais le fils d'Athos.
Aramis dévoile alors son plan : libérer Philippe, le frère secret de Louis,
pour qu'il prenne la place du roi…



.
Le génial Alexandre Dumas lui-même reconnaissait avoir violé l'Histoire pour lui faire de
beaux enfants, alors qui boudera son plaisir ? Car ce film, premier du
scénariste de "Braveheart", est une réussite : rapide, évocateur,
parfaitement maîtrisé, il joue d'un budget très moyen (35 millions de dollars
faisant pardonner quelques décors caoutchouteux) pour ses intentions et d'une
incroyable brochette d'acteurs, dont la trop rare Anne Parillaud, et dominé par
un Malkovitch extraordinaire. Dommage que le rôle de Depardieu en Porthos
dépressif soit caricatural, comme en une  concession au "comique ethnique", et qu'il y ait
une ou deux outrances vers la fin, car l'ensemble est riche, aventureux et
réussi, bref, du cinéma pour faire rêver et qui y réussit parfaitement, qui
méritait plus qu'un succès d'estime en salles. A l’époque, DiCaprio n’était pas
encore débarrassé du syndrôme Titanic et restait un « beau gosse pour
minettes » quel que soit son talent… Il est juste dommage que l’ensemble
soit un brin trop long et se perde dans des méandres inutiles. Simple scorie
pour un excellent divertissement.




L'homme de Hong Kong



Hong-Kong   Australie  
Note : 2/5


The man from Hong Kong/Zhi dao huang long René Château 1975 Brian Trenchard-Smith, avec Jimmy Wang Yu, George Lazenby, Ros Spiers, Rebecca Gilling…



.
Le policier Fang Sing Leng, de la Brigade Spéciale de Hong Kong, est envoyé à
Sidney pour extrader un prisonnier, mais celui-ci est abattu par un sniper… les
pistes mènent à Wilton, un caïd local. Suivi de près par deux policiers, Bob
Taylor et Mauri Cross, Leng aura bien du mal à trouver de quoi inculper le
tout-puissant Wilton, spécialiste en arts martiaux…

.
Une des tentatives d'internationalisation de la firme Hong Kongaise Golden
Harvest, après le cocasse "Les sept vampires d'or", ce film retente
la mixture d'aventures et d'arts martiaux qui a tant réussi avec
"Opération Dragon" en embauchant la superstar locale Wang Yu, le
Boxeur Manchot en personne, plus l’ex-James Bond d’un jour George Lazenby !
Pas contre, on se conforme aux clichés des séries Z Hong Kongaise post-Bruce
Lee : le héros est antipathique, apparemment indestructible et cruel car sûr de
son bon droit, et le jeu ambigu sur les stéréotypes raciaux (y compris la
"garce" blanche — qui, pour une fois, ne le trahit pas — et les
clichés sur les Chinois souvent corroborés) est vite pénible. Le
"scénario" est un prétexte pour accumuler bagarres interminables,
poursuites, etc… sur un fil conducteur ténu. L'ensemble est réalisé avec des
qualités de série A et la mise en scène très dynamique de Brian
Trenchard-Smith, ce qui, avec l'excellente duplication, rend le tout regardable
un soir de fatigue intellectuelle. C'est toujours mieux que la moyenne des
"direct vidéo" d'action usinés de nos jours… Les fans remarqueront un
très, très jeune Samo Hung (22 ans !) dans le rôle du prisonnier du début,
plus Hugh Keays-Byrne, futur méchant de « Mad Max » (Et Grunchlik
dans la série TV Farscape) ! A l’époque, l'insupportable thème musical
réussit à escalader les hit-parade mondiaux ! Pas de DVD en vue.




L'homme du président



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


The President’s Man Westar 2000 Eric Norris & Michael Preece, avec Chuck Norris, Dylan Neal, Jennifer Tung, Soon-Tek Oh…



Sous ses allures de paisible professeur, Joshua McCord est « l’homme du
président », celui auquel on fait appel lorsqu’on a besoin d’un homme de
confiance — par exemple lorsqu’il faut libérer la première dame d’un groupe
terroriste. Cherchant un remplaçant, McCord s’arrête sur le Sergent Deke
Slater, mais celui-ci est en prison…

Un téléfilm ressemblant fort à un pilote de série TV, mélangeant plusieurs
bases du testostérone-opéra (enlèvement, trafiquants colombiens, récit
d’origine…) pour un résultat qui pique à tous les rateliers du genre version
années 80, musique tonitruante compris. On a même droit à une séance de torture
à la « Rambo »… Le tout est d’une débilité flagrante dans sa volonté
de rassembler tous les clichés du dictionnaire (gageons que l’assassin de
l’épouse du héros refera surface…) A soixante ans, Norris reste d’une forme
éblouissante, mais son, hem, jeu d’acteur n’a guère progressé et Dylan Neal ne
remonte guère le niveau avec ses poses « viriles ». Comme c’est
plutôt bien rythmé, on ne s’ennuie pas, mais c’est uniquement pour les
complétistes du genre.




L'honneur d'un soldat



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


The Base M6 Vidéo/T.C.F. 1999 Mark L. Lester, avec Mark Dacascos, Tim Abell, Paula Trickey…



.
Une unité d'élite est envoyée capturer Santos, un trafiquant de drogue, mais se
fait décimer ; Santos lui-même est abattu par son lieutenant. Or il y a eu une
fuite au sein de l'armée même… Le survivant du commando, John Murphy, est
envoyé dans une base militaire où un précédent "informateur" fut tué.
Il constate vite que le sergent Gammon coordine le trafic d'hommes et de drogue
le long de la frontière…

.
Lester, metteur en scène de "Commando" reconverti dans le direct
vidéo, n'est pas un tendre, et ce film employant un thème classique du polar
contient la dose habituelle de violence sadique… et d'idéologie douteuse ! Il
apparaît que les Latinos sont des abrutis à massacrer sans scrupule et que
tuer, c'est pas bien, mais tolérable lorsqu'on est un soldat. Idem pour la
tarte à la crème de l'infiltré qui sympathise avec l'ennemi — douteux lorsqu'il
s'agit d'un meurtrier de sang froid additionné d'un dealer de drogue !
L'ensemble évoque le bien meilleur "Extreme Justice", lui aussi
ouvertement facho. La mise en scène fait oublier les invraisemblances, mais M6
a formaté l'ensemble pour la TV et, bien sûr, le tout est pan&scanné.pan&scanné
joyeusement. Pour public peu exigeant, sur l'originalité comme l'idéologie.




L'invasion des piranhas



France   Italie   Brésil  
Note : 0/5


Killer Fish agguato sul fondo/Killer Fish Fox Vidéo/Aventi 1979 Anthony M. Dawson (Antonio Margheriti), avec Lee Majors, Karen Black, Margaux Hemingway, Marisa Berenson, James Franciscus…



.
Robert Lasky dirige un commando de braqueurs qui a réussi un vol audacieux. Or
les diamants finissent accidentellement dans un lac… infesté de piranhas !

.
Un des grands ratages de Margheriti au tournage assez rock n'roll : ils avaient
les vedettes, le budget (réduit), l'équipe et le décor, alors quelqu'un a pondu
un vague scénar en deux temps trois mouvements… Et à ce stade, tout le monde
n’avait qu’une idée, en finir le plus vite possible. Le spécialiste des
maquettes qu'est Margheriti (qui montra ses talents sur le "2001" de
Kubrick, si, si !) se défoule vers la fin, avec un raz-de-marée étonnant, mais
avant, eh bien, il ne se passe pas grand-chose, sinon une balade dans un club
med local… A ranger à côté du ringardissime "Alligator" de Sergio
Martino. Si la cassette (faussement estampillée "horreur") est
épuisée, ce film est souvent télévisé dans une version impeccable, sans doute
celle reprise par Aventi ! Dire que votre serviteur l'a vu en salles…




L'ombre du passé



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Merchant of Death TF1 Vidéo 1997 Yossi Wein, avec Michael Paré, Linda Hoffman, Anthony Fridjhon…



.
Jim Rendall a vu ses parents assassinés sous ses yeux. 25 ans plus tard, il est
devenu policier à Portland ; mais avant d'être abattu, son coéquipier lui donne
des éléments qui permettront à Randall de dévoiler les coulisses du meurtre,
une sombre magouille politique…

.
Le scénar de ce polar ressemble à un copié/collé de scènes clichéeuses
disparates reliées sans logique apparente (L'éternel personnage féminin de la
psy parachuté pour servir d'otage, puis de repos du guerrier, les tueurs
employant toute sorte de détours au lieu de s'en prendre directement au héros…)
et pimentées de scènes d'explosions et de fusillades/massacres très John Woo.
Parlons-en, d'ailleurs, car ces scènes d'action sont réellement
impressionnantes et dignes d'une superproduction, aidées par une bonne
réalisation et une duplication en format respecté. Le manque de charisme de
Paré, un développement longuet après une scène d’ouverture prometteuse et le
côté caricatural des situations gâche ce qui aurait pu donner une bonne série
B. Pour public peu exigeant, avide d'action plus que d'intelligence. Pas de DVD
en vue.




La bataille de la montagne du tigre



Chine  
Note : 2/5


141mn Zhi qu weihu shan Metropolitan 2014 Tsui Hark, avec Zhan Hanyu, Tony Leung Ka Fai, Kenny Lin…



Chine, 1946. Un bandit, Hawk, est sur le point de s’emparer d’une province
entière. Un bataillon de l’Armée de Libération décide de l’empêcher d’obtenir
le pouvoir. L’officier Yang est chargé d’infilter la forteresse…

Dur de voir Hark l’iconoclaste chargé de réaliser une épopée commémorative plus
ou moins prpagandiste pour l’édification du peuple chinois… Cette fresque ne
manque pas de qualités de production et s’avère un peu plus compréhensible que
ces œuvres qui partent du principe que tout le monde connaît l’histoire
décrite, mais du coup, elle en reste un rien mollassone : l’essentiel du
métrage est consacré à la préparation de l’assaut, ce qui fait que malgré de
belles séquences (dont une attaque de tigre en CGI peut-être pas
indispensable), on est constamment au bord de l’ennui… Dans le rôle de Hawk
(oui, les doubleurs ont trouvé intelligents de donner des noms anglais à des
personnages chinois…), Tony Leung Ka fai interprète un mécxhant mémorable
flanqué d’un faucon dressé, mais qui semble plutôt venir d’un « Il était
une fois en Chine », ce qui nuit au réalisme ! Rien de déshonorant,
mais comme beaucoup de ces fresques, ce beau livre d’images sonne un peu creux…




La bête de guerre



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 4/5


The Beast/The Beast of war Columbia Tristar 1988 Kevin Reynolds, avec Jason Patric, Gorge Dzundza, Steven Bauer, Stephen Baldwin…



.
En 1981, un groupe de tankistes Russes détruit un village de façon
particulièrement sauvage, mais un des chars se trouve séparés du convoi… Un
groupe de moudjahidins assoifé de vengeance se lance à leur poursuite. Mais les
soldats sont à la merci d’un chef brutal et proche de la folie…

.
Un film victime des querelles de studio : il fut produit juste avant que
David Puttnam, le PDG de la Columbia, ne saute, et le suivant ne sut qu’en
faire. C’était le début de la mentalité « bockbuster » allant dans le
sens d’une crétinisation accrue, et un film s’ouvrant sur une citation de
Kipling avec plein d’étrangers pas d’chez nous parlant dans leur langue était
sûr de faire un bide (qu’ils disent). Résultat, il fut à peine distribué, ce
qui ne l’a pas empêché de se faire une réputation flatteuse, proche du
film-culte. Dès le départ très brutal avec la destruction du village et les
plans insistants sur les « dommages collatéraux », on sait qu’on aura
affaire à du cinéma sans concession qui relève plus du drame psychlogique que
du film de guerre pur et dur. Si l’on ne peut que comprendre le désir de
vengeance des Afghans, on finit par se prendre aux malheurs des Russes
condamnés par leur commandant manifestement psychopathe qui semble considérer
son char plus important que ses hommes. Une double tension qui imprègne le film
de façon quasiment électrique. Pas de manichéisme, les Afghans ne sont pas non
plus des enfants de chœur. Il serait criminel d’en dire plus, tant le scénario
multiplie les rebondissements inattendus au point de rendre l’issue totalement
imprévisible. Bien sûr, aujourd’hui, le film en devient amer : prendre des
Russes est facile, mais on doute qu’on traite un jour avec la même âpreté ces
bons libérateurs Occidentaux tout aussi méprisants des « dommages
collatéraux »… Plus anti-belliqueux qu’anti-militariste, le film va à
contre courant du retour en vogue actuel de la fraîche et joyeuse. C’est à voir
avant qu’il ne soit interdit…




La chevauchée de feu



Australie  
Note : 1/5


The Lighthorsemen Cinecom 1987 Simon Wincer, avec Peter Phelps, Nick Waters, John Larkin…



.
1917. En Palestine, la cavalerie légère Australienne lutte contre l’armée
Germano-Turque. Il leur revient de prendre la ville de Bersheeba, une
importante réserve d’eau…

.
La firme RKO renaquit de ses cendres dans les années 80 pour produire quelques
films (dont l’oublié « La cage aux poules » qui prédatait la mode des
adaptations filmiques de comédies musicales et l’oublié « Police
frontière »)… Qui, tous, ont fait un bide ! Il est difficile de juger
ce film, par le réalisateur de « Harlequin », conçu pour respirer en
cinémascope… Et réduit de moitié par le pan&scan, même en DVD. En tout cas,
le public visé est clair : les amateurs de chevaux, tant ils sont filmés
amoureusement. Le reste ? Un de ces films à la John Ford à la gloire de la
cavalerie (inutile de dire que l’ensemble est d’un militarisme béat) qui semble
bâti autour de l’incroyable charge finale (enfin, ce qu’il en reste après ce
rabotage en règles.) Sinon, ça discute ferme, montrant les hommes échangeant
des vannes entre deux discours sur le thème « Les australiens sont les
meilleurs » et des généraux commentant la situation. Pas un cliché ne nous
est épargné, jusqu’au soldat tombant amoureux de son infirmière… Il faudrait
une version respectée pour se faire une véritable idée, enfin, si l’on aime les
chevaux et les épopées militaristes.




La chute de la Maison Blanche



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


119mn Olympus has fallen M6 2013 Antoine Fuqua, avec Gerald Butler, Aaron Eckhart, Rick Yune, Morgan Freeman, Dylan McDermott, Finley Jacobsen, Angela Bassett, Melissa Leo, Radha Mitchell, Cole Hauser, Robert Forster, Ashley Judd…



Lorsqu’une attaque terroriste s’en prend à la Maison Blanche lors de la visite
du premier ministe sud-coréen, le président et son équipe se retrouvent captifs
dans le bunker sous le bâtiment. Mike Manning, un garde présidentiel, seul
survivant de l’assaut, est le seul à pouvoir sauver la situation…

« Die hard à la Maison Blanche » serait un titre plus approprié, tant
l’ensemble s’inspire de la série — quitte à repomper carrément certaines scènes
du « Piège de Cristal » original, dont la plus emblématique ! Le
début est assez prenant bien que Butler semble jouer les hommes invisibles au
milieu d’assaillants — mais si on conte les invraisemblances, on se trompe de
film. D’ailleurs, il est bien facile de prendre la Maison Blanche… — et la
suite suit le schéma bien connu des MacLane, Butler prenant plutôt le côté
indestructible d’un Schwarzenneger. Certaines scènes comme le revirement
soudain d’un traître font grogner et les nombreux combats pourrait être mieux
filmés. Inutile de dire que le tout de clôt sur l’indispensable discours
cocardier avec lever du drapeau… Il faut reconnaître que Fuqua, pas toujours
inspiré, tire le meilleur parti d’un budget limité vu ce qui est montré à
l’écran, mais on ne peut faire grand-chose d’un scénario si foireux. Hormis la
première scène d’invasion impressionnante, passé seize ans, ou à moins de
prévoir son petit drapeau US  à
agiter pour la fin, c’est du déjà vu, déjà lu, déjà bu. Le fait que le bouzin
est tenté de prendre de vitesse le « White House Down » d’Emmerich
témoigne surtout du manque d’imaginbation des studios prompts à se tirer la
bourre sans trop se soucier du résultat. Curieusement, ce film portant la bannière
étoilée jusqu’au fond du slip connut sa première sortie nationale en France, où
il n’a pas vraiment cartonné. Il faut croire qu’Hollywood a tout de même besoin
de l’argent de ces métèques inférieurs ?




La chute de Londres



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni   Bulgarie  
Note : 0/5


London has Fallen M6 2016 Babak Najafi, avec Gerard Butler, Aaron Eckhard, Radha Mitchell, Morgan Freeman, Angela Basset, Robert Forster, Melissa Leo…



Lorsque le premier ministre britannique meurt d’un
infarctus, les plus grands chefs d’état se rendent à Londres pour ses
funérailles. C’est l’occasion pour un trafiquant d’armes international désireux
de venger sa fille, tuée par une frappe de drone, de lancer une opération de
grande envergure sur la cité. A Mike Manning de jouer…



Au moins, ce film a l’avantage de faire réévaluer
le premier opus, pourtant traité dans cette suitecomme s’il n’avait jamais
existé, puisqu’il n’est jamais fait mention de ce qui s’y est déroulé… Si on
passe sur le portrait évidemment caricatural des chefs d’état étrangers, le
début présage bien avec des valeurs de production impressionnantes. Tout
se gâte par quelques explosions numériques à peine digne d’un jeu vidéo suivi d’un
massacre générique… Les péripéties sont ultra-courues et traitées de façon
routinière, san s le moindre impact sur le spectateur, et le mobile du méchant
est si faible qu’on attend un rebondissement à la « Piège de cristal »…
en vain, le film se clôturant sur une scène d’action façon jeu vidéo aussi inintéressante
que ce qui l’a précédé. Le personnage de Butler n’a plus son côté laconique et
se montre plutôt sadique (son expression lorsqu’il charcute au couteau ou
torture des hommes de main…) et mal embouché. Et on fait apparaître des acteurs
pour des rôles que n’importe qui aurait pu tenir, de Basset dont la mort est
particulièrement ridicule en mode mélo que Forster qui doit avoir deux lignes
et trois hochements de tête. Même avec des attentes revues à la baisse, le tout
est décevant. Le temps en fera peut-être un nanar acceptable…




La chute du Faucon Noir



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


138mn Black Hawk Down Gaumont Columbia Tristar 2002 Ridley Scott, avec Josh Hartnett, Tom Sizemore, Ewan McGregor, Eric Bana…



.
En Somalie, la dictature brutale du général Aidid provoque un véritable
génocide… Ses hommes prennent les soldats des Nations Unies pour cible. Un
commando des Delta Force lance une opération pour capturer deux de ses
lieutenants, mais ils sont vite repérés… L'un des hélicoptères, puis un second,
sont abattus. Les soldats se retrouvent pris au piège en terrain hostile…

.
Malgré un délire critique servile, ce film n'a pas vraiment cassé la baraque en
France, où le public perdait tout goût pour les épopées tacata-boum boum… Ce
qui n'a empêché de faire couler beaucoup d'encre. Militariste ou
antimilitariste ? Pro ou anti-interventionniste ? Contre la guerre ou
glorifiant les valeurs belliqueuses ? On peut épiloguer sans fin en
décortiquant chaque séquence… mais il est sûr que ces séquences interminables
de fusillades sanglantes où des simples silhouettes ne cessent de tomber, comme
dans un jeu vidéo, finissent par créér un sentiment d'écœurement mêlé à la
fascination tant le public est littéralement obligé de voir la situation du
point de vue des bélligérants… Américains, bien sûr. Ce qui est difficile
lorsque les personnages ne sont que des fantoches pas plus vivants que les
hordes sans visage qu'ils abattent, et dont la mort n'a aucun impact
contrairement au "carnage" de treize soldats (Blancs, bien sûr)
traité comme une tragédie. On ne demandait pas un exposé politique, mais
fallait-il montrer les Somaliens dans l'ensemble comme des brutes sanguinaires
bonnes à être fauchées par dizaines comme dans le premier Chuck Norris venu ?
Evidemment, on passe sous silence le fait qu'il s'agisse en réalité d'un des
pires fiascos militaires de l'histoire, tant Hollywood s’acharne à réécrire
cette même histoire. Bref, à force de vouloir ne "pas" être, le film
finit par n'être qu'une succession de carnages et de scènes à faire (le soldat
blessé, le nouvel assaut, les retours au Q.G.…) qui gênerait pêut-être moins si
le tout ne se  voulait pas tiré
d'une histoire vraie. Les qualités du film plongent dans une atmosphère
étrange, onirique presque, renforcée par un choix de couleurs étranges et
inhabituelles. Mais en fait, à part les détails techniques, cela reste du
déjà-vu : "Il faut sauver le soldat Ryan" avait offert des combats
réalistes, "Heat" plongeait en pleine fusillade, et le final de
"La Horde sauvage" était tout aussi sanguinaire. Somme toute, il ne
s'agit que d'un film de guerre assez banal déguisé en réflexion, une auberge
espagnole où l'antimilitariste comme le faf raciste convaincu peuvent trouver
matière (encore que le commentaire audio de Bruckenheimer se situe dans la
seconde catégorie, ce qui n’a guère ému nos kritiks), bien long et parfois
prétentieux. Normal pour une superproduction de 95 millions de dollars produite
par ce même Bruckenheimer, plus un marchant de soupe marketing qu'un
philanthrope (le film devait être réalisé par Simon West, qui préféra
"Tomb Raider"…) Peut-être est-il voué à retomber dans l'oubli, ce qui
vaut meux que mille débats sur la prétendue "signification" d'un film
qui n'en a qu'une : rapporter un max et en fiche plein la vue tout en flattant
les bas instincts racistes, du style « on montre, mais attention, on
condamne »… Tirons la chasse.




La cible dans l’œil



Italie  
Note : 3/5


L’occhio selvaggio Proserpine 1967 Paolo Cavara, avec Gabriele Tinti, Philippe Leroy, Luciana Angolillo…



.
Un cinéaste réputé et son équipe parcourent le globe à la recherche de
bizarreries…

.
Malgré son casting bourré de second couteaux du bis et une jaquette explosive,
ce film d’aventures relève plutôt de la “ nouvelle vague ” bien
digérée. Magnifiquement filmé, il se consacre à une réflexion sur l’image à
travers un thème d’actualité à l’époque, celui de ses documentaires à
sensations initiées par le succès de “ Mondo Cane ”. Le film aurait raté le premier prix du festival de Moscou en 1967, où il fut ovationné, à cause de protestations cubaines sur la façon dont la guerre du Vietnam est dépeinte. Paolo Cavara,
décédé en 82, se lancera par la suite dans le giallo avec le réputé “ La
tarentule au ventre noir ” et “ E tante paura ”. C’est à voir à
titre de curiosité, a condition de mettre la main sur la cassette.




La cible du dragon



Etats-Unis d'Amérique   Irlande  
Note : 0/5


Bloodfist VIII : Trained to Kill TF1 Vidéo 1996 Rick Jackobson, avec Don “The dragon” Wilson, Jillian Mc Whirter, John Patrick White…



Rick Cowan est un paisible prof de maths vivant en mauvaise entente avec son
fils éloigné Chris… Jusqu’au jour où des tueurs s’introduisent chez lui ! Rick
était en fait un ancien de la CIA. Son ex-patron lui propose de reprendre du
service pour découvrir qui veut sa peau. Or ses anciens associés ont été
assassinés à leur tour… Il leur faudra se réfugier en Irlande pour découvrir la
vérité.

Après le docteur Woo, le Dragon en prof de maths (!!!) C’est bien la seule
surprise de ce film, en fait le huitième de la série des
« Bloodfist ». Là, les armes ont le pas sur les arts martiaux,
évolution oblige, mais la soupe est toujours aussi réchauffée. On a droit à une
visite de l’Irlande façon guide touristique, avec bien sûr des flics obtus et
arrogants. On peut éviter. Déjà exsangue, la série s’arrêta là, à l’exception
d’un « Bloodfist 2050 » de 2005… Sans Don « The Dragon »
Wilson !




La cité interdite



   Hong-Kong  
Note : 3/5


114mn Man cheng jin dai huang jin jia M6 2006 Zhang Yimou, avec Gong Li, Chow-Yun Fat, Jay Chou…



.
Sous la dynastie Tang, l’empereur de Chine Ping vient de rentrer au palais
impérial pour retrouver l’impératrice Phénix. Celle-ci est atteinte d’anémie,
mais les remèdes que lui fait prendre son époux sont empoisonnés ! Alors
que s’annonce la grande fête des Chrysanthèmes, elle prépare son propre
complot…

.
Le titre d’origine, « le secret de la fleur dorée », fut écarté au
profit d’une appellation plus neutre. En effet, ce palais chatoyants aux
rituels rigides semble être un personnage à part entière de l’histoire, tant
Yimou le filme amoureusement. Or Yimou aime la belle image, on le sait depuis
l’extraordinaire « Hero » ; et la critique unanime a assez
souligné cet aspect esthétique impressionnant… mais parfois au détriment de
l’histoire, comme dans « Le secret des poignards volants » ! Ce
film se situe à la croisée des chemins avec une histoire Shakespearienne en
diable (la scène d’ouverture rappelle d’ailleurs le « Beaucoup de bruit
pour rien » de Branagh) de complots touts azimuts, de famille déchirée par
la haine, d’héritage et d’enfants bâtards qui, une fois débrouillée, s’avère
relativement simple. Mais la façon dont elle se déroule est plus importante, avec
de nombreux non-dits, tel cet affrontement à l’épée entre Chow-Yun fat et son
fils où les arts martiaux servent à tester qui peut être un adversaire
potentiel et lui transmettre un avertissement ; crucial dans une société
où il importe de sauver la face. Si l’esthétique est superbe, on sera moins
enthousiaste sur les scènes de combats un peu trop parfaites, composées comme
des ballets, qui évoquent étrangement « Le seigneur des Anneaux »
avec ses travellings aériens ; le plus étrange étant encore que les
soldats bien réels de Yimou font moins vrai que les orques digitaux de Jackson !
Un drôle de contraste avec une histoire plus intimistes que celles de ses wu
xia pian précédents, d’autant que l’interprétation est de premier ordre,
faisant passer à la perfection toutes ces nuances ; si Gong Li n’a plus
rien à prouver, Chow Yun Fat démontre qu’il peut éviter de jouer les utilités
dans des gros fromages Hollywoodien et qu’il n’a plus besoin pour cela de
manier un pistolet dans chaque main. Mais n’empêche, à la fin du film, ce qui
domine reste l’impression d’avoir feuilleté un beau livre d’images sans grande
substance. Yimou fait-il des films « pour l’exportation et les
festivals » ? Peut-être, mais au moins, il le fait sans flatter
l’Occident dans le sens du poil et offre une bonne dose d’exotisme. Mais trop,
c’est trop, et un surcroît de maniérisme finit par noyer le propos… Espérons
qu’il saura nous surprendre à nouveau.




La dernière légion



Royaume-Uni   Italie   France   Tunisie  
Note : 3/5


The Last Legion TF1 2007 Doug Lefler, avec Colin Firth, Thomas Brodie-Sangster, Ben Kingsley, Aishwarya Rai, Peter Mullan, Kevin McKidd…



Le centurion Aurelius est chargé de la protection du nouveau César, soit le
jeune Romulus âgé de douze ans. Mais les armées goths du chef de guerre Odoacer
envahissent Rome, les obligeant à fuir. Aidé par le mage Ambrosinus, Aurelius
et Romulus trouvent la mythique épée de César, qui leur permettrait de
reprendre le pouvoir. Le sénat s’étant rallié aux envahisseurs, le groupe
fidèle à l’empereur décide de gagner la Bretagne à la recherche de la mythique
légion perdue. Or un vieil ennemi d’Ambrosinus les y attend, décidé à s’emparer
de l’épée…

Un vrai film d’aventures à l’ancienne qui risque de passer inaperçu parmi toute
les odyssées télévisuelles à deux balles inondant le marché… Pourtant,
celui-ci n’est pas sans qualité, bougeant à toute allure d’une péripétie à une
autre, préférant le réalisme aux CGIs avec juste ce qu’il faut de travail sur
les personnages pour les rendre attachants (accessit pour l’ex-Miss Monde
Aishwarya Rai, aussi vue dans "Devdas", qui ne se contente pas d’être belle, mais est plus que
convaincante en combattante sans tomber dans les anachronisme genre kung-fu) et
des méchants assez réussis. Du coup, l’obligatoire bataille finale en devient
plus prenante qu’elle ne devrait, surtout que si le réalisateur utilise fort
bien ses superbes décors, le manque de moyens se fait évident… Curieusement,
malgré un début un peu laborieux, le film semble trop court pour l’histoire
qu’il raconte, avec des ellipses parfois surprenante, y compris dans
l’évolution des personnages, qui rendent d’autant plus méritoire un montage
d’une clarté limpide. Quant au personnage de Kingsley, magicien sans magie, il
se contente de jouer les chœurs antiques sans vraiment prendre part à
l’action ! Reste un moment de cinoche dont les passages passionnants — et
il y en a — et l’ambition donnent à penser qu’il aurait pu être nettement
meilleur et offrir une fresque de la taille d’un « Gladiator ». Mais
tel quel, pour qui veut se faire un film d’aventure à l’ancienne, c’est un bon
choix.




La légende de Zorro



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


129mn The Legend of Zorro Studio Canal+ 2005 Martin Campbell, avec Antonio Banderas, Catherine Zeta-Jones, Rufus Sewell, Adrian Alonso, Nick Chinlund…



.
Alejandro De La Vega est partagé entre ses obligations familiales et son rôle
de justicier… si bien qu’Elena finit par le quitter pour fréquenter un
diplomate français. Mais pour déjouer un complot menaçant la Californie, Zorro
trouvera une aide inattendue : celle de son fils…

.
Le premier film était un bol d’air pur, un véritable retour à l’aventure à
l’ancienne, pleine de charme, d’héroïsme et d’humour. Quelqu’un a jugé bon de
transformer cette suite en une sorte d’affaire de famille avec l’inévitable
gamin . On aurait dû lerur dire qu’ils faisaient un Zorro, pas « Spy
Kids »… Le personnage d’Elena souffre le plus, soudain transformé en épouse
irritante voulant que son mari raccroche pour s’occuper de son fils Joaquin.
Joaquin d’ailleurs, qui témoigne déjà des aptitudes physiques de son père (c’est
dans les gènes ?) et, bien que malin, a tendance à se fourrer dans les
ennuis ; malin, mais pas au point de reconnaître son père sous un vague
masque… Adrian Alonso interprète son rôle avec plus d’enthousiasme qu’il ne le
mérite, quant à Banderas et Zeta-Jones, ils font ce qu’ils peuvent avec un
script d’une pauverté affligeante. On commence à croire que le scénario est aux
abonnés absents lorsqu’on nous présente enfin un embryon d’intrigue avec une
conspiration menée par de méchants Européens voulant nuire à l’Amérique, comme tous
ces gens-là. Malgré le côté générique, c’est là que le film suscite un brin
d’intérêt en plongeant directement dans la bande dessinée. Rufus Sewell compose
un de ces méchants suaves dont il a le secret, mais Nick Chinlund semble
s’amuser à composer un uber-méchant grimaçant semblant invoquer l’esprit de
Danny Trejo. Alonso et lui sont probablement les meilleurs atouts du
film ! Quant aux scènes spectaculaires, elles sont réussies… Autant que
rares, jusqu’à cette vieille scie qu’est l’assaut d’un train en marche. Bref,
un film trop long, trop confus, trop démago, trop trop, qui noie ses quelques qualités
dans une soupe vaguement consensuelle, comme si Campbell était téléguidé par
ses producteurs (ce qui n’est jamais une bonne chose). Il y a pire et quelques
séquences sont jouissives, mais c’est tout de même une déception ;
d’ailleurs, le film est loin d’avoir remporté le succès du premier…




La loi du désert



Italie   Allemagne  
Note : 1/5


300mn Il principe dil deserto Bamboofilms 1991 Duccio Tessari, avec Rutger Hauer, Elliot Gould, Carol Alt, Omar Sharif, Brett Halsey, Kabir Bedy…



Le fils de la millionnaire américaine Cristine Sanders, Robert, est enlevé par
son père Moulay Ben Zair qui l’emmène au Maroc. Là, ils retrouvent son
grand-père, l’émir de la tribu Ben Zaïr : Robert est appelé à prendre sa
place en tant qu’hériter. Et il témoigne de dons certains… Carol embauche Tom
Burton, un ex de la CIA devenu mercenaire, pour retrouver son fils…

Une production « Servio Berlusconi Communications » (!) qui souffre
bien du syndrôme mini-série : l’ensemble est assez mou et, malgré sa
jaquette, comporte une dose syndicale de scènes d’action. Ce qui défie de la
norme est une certaine ambiguïté morale : pas de délires racistes à la
« Jamais sans ma fille », le fils semble plutôt content de son sort,
les arabes sont vus comme des humains (et Omar Sharif est toujours aussi
impérial) un brin empesés dans leurs traditions, mais respectueux, si bien
qu’on se demande qui exactement sont les méchants dans l’affaire, puisque les
mercenaires tirent à tout va ! Au moins, quelqu’un évoque à moment donné
la responsabilité de la mère ayant provoqué un massacre pour récupérer son
fils. Mais on retombe vite dans les figures fatiguées de l’aventure exotique,
voire du film d’espionnage de papa, avec un méchant caricatural tiré d’un chapeau,
jusqu’à l’assaut westernien final et quelques développements peu captivants
remplissant l’épilogue. La morale finale se veut respectueuse, mais pose tout
de même que chacun doit rester à sa place… La musique très pouet-pouet
ressemble à des fonds de tiroirs conçus pour d’autres films. Il existe une
version de 110 mn sous le titre « Beyond Justice » visant à passer
pour un véhicule standart de Hauser. En excisant des dialogues et des plans
inutiles, elle est peut-être meilleure ?




La machine à tuer



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Project Kill Prism 1976 William Girdler, avec Leslie Nielsen, Gary Lockwood, Nancy Kwan, Vic Diaz…



.
Le Projet Kill est un projet de la C.I.A. visant à fabriquer de super-soldats
afin de défendre le président des tentatives d’assassinat. Mais John Trevor,
chef du projet, le voit dévié de ses fonctions initiales purement défensives ;
écœuré, il décide de s’enfuir. Et, soudain sevré des drogues que prenaient les
membres du projet, Trevor voit sa santé et sa raison décliner alors qu’on le
pourchasse à Manille…

.
Le metteur en scène du « Faiseur d’épouvantes » dans le monde des
espions ! qui plus est d’un espionnage “noir” concrétisé par une fin
pessimiste. Cela dit, le film est monstrueusement bavard et se traîne à n’en
plus finir. On en a vite marre des discussions sans fin entre Lassiter,
l’attachée d’ambassade et le chef de la police, et les rares scènes d’action
sont des plus molassonnes. Les quelques combats entre des protagonistes
visiblement peu entraînés font sourire à l’ère des Van Damme et Jet Lee. Leslie
Nielsen, dans le rôle “sérieux” de Lassiter, étonnera ceux qui ne le
connaissent que dans ses comédies de plus en plus fatiguées, mais cela ne
suffit pas à justifier la vision de ce pensum à la duplication (Prism Vision,
filiale d’Initial, gros fournisseur de cassettes de supermarché) plus que
médiocre. Pas de DVD en vue.




La mémoire dans la peau (1988)



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


181mn The Bourne Identity Warner 1988 Roger Young, avec Richard Chamberlain, Jacklyn Smith, Donald Moffat, Denholm Elliot, Anthony Quayle…



. Un inconnu criblé de balles est récupéré en pleine
mer par un vieux docteur… Il s’avère amnésique, mais ses réflexes indiquent un
entraînement militaire. Un numéro implanté dans sa jambe l’envoie à une banque
Zurichoise : là, il découvre son nom, Jason Bourne, et un nom codé,
Treadstone 71. Pendant ce temps, les recherches s’intensifient pour retrouver
le terroriste international Carlos…

. Une version télévisuelle bien datée, mais beaucoup
plus proche du roman de Ludlum : au moins, le thème du problème d’identité
de Bourne est véritablement traité, et l’articulation du récit autour de Carlos
(terroriste bien réel, pour les plus jeunes) donne un enjeu qui manque un peu à
la version film — limitée, il faut dire, par le format temps. Le scénario n’est
pas toujours crédible, mais comme tout bon film d’espionnage, cela fait partie
du jeu ! Chamberlain n’est peut-être pas le choix idéal pour Bourne, mais
a au moins l’âge requis ; par contre, le succès du mélo « Les oiseaux
se cachent pour mourir » entraîne quelques scènes violoneuses déplacées
(la musique n’est d’ailleurs pas très réussie.) La mise en scène du vétéran
Young est plus tonique que bien des réalisations télévisuelles de l’époque. A
redécouvrir, surtout en une version impeccable, en vostf et format
respecté !




La mémoire dans la peau (2002)



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne   Ex Tchécoslovaquie  
Note : 3/5


114m The Bourne indentity Gaumont Columbia Tristar 2002 Don Liman, avec Matt Damon, Franka Potente, Brian Cox, Clive Owen…



.
Un inconnu amnésique nommé Jason Bourne est découvert en pleine mer par des
pêcheurs… Un traceur donnant un numéro de banque est retiré de sa hanche.  À partir de là, il va devoir
redécouvrir sa propre identité et se découvre des dons de combattant. Mais la
CIA s’intéresse de près à son cas… Ainsi que d’un leader Africain gênant,
Wombosi, qui menace d’exposer la CIA !

.
Enorme succès inattendu pour cette adaptation du roman de Ludlum déjà revu à la
moulinette télevisuelle, évitant malheureusement la fin quasi-métaphysique du texe
originel. Matt Damon est certe un peu jeune pour interpréter Jason Bourne mais
il s’aquitte fort bien de son rôle. La mise en scène, par contre, est
excellente, tant par ses impressionnantes qualités de production qui lui
valurent de nombreux prix purement techniques — y compris pour les cascades —
que son ton évoquant les films d’espionnage à l’ancienne : on pense au
regretté John Frankenheimer, qui savait si bien employer des décors Européens.
Par contre, le personnage de Bourne et le dilemme posé par son statut
d’assassin n’est jamais vraiment traité, donnant un côté superficiel à
l’ensemble qui préfère se concentrer sur la chasse à l’homme et ses figures
imposées. De plus, la conclusion est un rien décevante. Bref, un bon spectacle
bien fait, mais rien de plus. Quoique, ce n’est déjà pas mal ! Les
évènements du 11 septembre ont bouleversé le tournage, amenant à filmer
d’autres scènes. Le DVD « édition spéciale » montre un début et une
fin alternative. Ludlum lui-même mourut alors que le film était en préproduction ;
qu’à cela ne tienne, dans la lignée des James Bond, un mercenaire — en
l’occurrence Eric Van Lustbader, pas vraiment une épée — se chargea de
reprendre le personnage pour d’autres aventures littéraires. Le DVD inclut un
docu post-mortem assez intéressant. Celui sur le travail sonore ( !) est
assez informatif et inhabituel !




La mort dans la peau



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 3/5


The Bourne supremacy Universal 2004 Paul Greengrass, avec Matt Damon, Brian Cox, Joan Allen, Tomas Arana…



. Jason Bourne se retrouver
à Goa, en Inde, où il tente d’oublier son passé. Mais il échappe de peu à une
tentative d’assassinat qui coûte la vie de sa compagne. Il ignore que des
empreintes l’impliquent dans un double meurtre à Berlin au cours d’une manœuvre
de la CIA relative à un magnat du pétrole Russe. Bourne est alors repéré à
Naples, où il vient de débarquer. Il retrouve la trace de Pamela Landy,
l’agente de la CIA lancée à sa recherche qui lui apprend ce qu’on lui reproche.
Une fois de plus, la clé de l’affaire réside dans son passé… Où il devra puiser
pour s’innocenter.

. « La mémoire dans la
peau » ayant remporté un succès inattendu et comme la saga littéraire de
Jason Bourne s’est étendue à d’autres volumes, une suite s’imposait… Or ce film
retrouve le charme du thriller à l’ancienne, grâce à une réalisation froide et
behavioriste (malgré les inévitables effets saccadés), sans parlotes inutiles,
qui évoque les vieux Frankenheimer ou Schlesinger, et où le monde de
l’espionnage n’est pas vraiment reluisant. L’histoire est classique et non
dépourvue de trous (Bourne semble vivre de l’air du temps…), mais ce ton
particulier maintient l’intérêt. De plus, l’essentiel des gadgets qu’utilise
Damon sont disponibles dans toute boutique spécialisée et le réalisateur a
volontairement proscrit tout effet infographique. Du coup, ce gros budget (75
millions de dollars, comme le premier, mais qui a rapporté plus) garde un ton
de série B à l’ancienne assez roboratif. Par le réalisateur (anglais) de
« Bloody Sunday »




La nuit du jugement



Etats-Unis d'Amérique   Japon  
Note : 4/5


110mn Judgement Night Universal 1993 Stephen Hopkins, avec Emilio Estevez, Cuba Gooding Jr, Stephen Dorff, Jeremy Piven, Denis Leary…



.
Quatres copains partent en virée dans un monumental camping-car pour voir un
match de boxe : les frères Johnny et Frank, Mike et Double-lame. Quittant la
voie express embouteillée, ils se retrouvent perdus dans les quartiers sordides
de Chicago, hantés d’ombres inquiétantes… jusqu’à ce que, par accident, le van
renverse un inconnu. Ils deviendront la cible d’un gang dirigé par le
monstrueux Fallon…



.
Pour certains films, ont peut encore comprendre qu’il n’y ait pas eu de sorties
en salles, mais là, cela relève du scandale pur et simple ! il s’agit d’un
thriller au postulat classique, mais magnifiquement filmé, extrêmement bien
interprété (Un accessit pour Denis Leary dans le rôle du tueur), et en plus
bourré de petites piques sur la paranoïa urbaine et la mentalité de ces
petits-bourgeois de héros confrontés à une réalité peu rassurante et, surtout,
à eux-mêmes. Seul défaut : à 1h47 de durée, le film est un peu trop long et, si
le montage reste nerveux à souhait, on peut décrocher légèrement : avec 10
minutes de moins, l’ensemble serait tout aussi intense mais aussi percutant.
Une des révélations vidéos de l’année 1994, à voir de toute urgence ! Pour le
DVD, il faudra se tourner vers l’import. La b.o. mêlant rockers et rappeurs
œuvrant ensemble avait dix ans d’avance sur son temps…




La proie



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


The Hunted Universal 1995 J.F. Lawton, avec Christophe Lambert, John Lone, Joan Chen, Yoshio Harada…



.
Un soir, à Nagoya, au Japon, l’informaticien Paul Racine séduit la belle Kirina…
Mais celle-ci est assassinée par un maître Ninja. Or Racine, voit le visage de
l’assassin. Cible d’une véritable armée, il est désormais l’homme à abattre…

.
Un Thriller que « Crying Freeman » rendit obsolète : tous les clichés
sont sollicités avec mollesse jusqu’à un final interminable. Au moins, le film
tente d’être un tant soit peu réaliste avec ses ninjas qui n’ont rien des
pantins à super-pouvoirs des bandes de Godfrey Ho, mais c’est bien tout. Seul
un massacre gratuit dans le TGV Japonais vaut éventuellement le détour, tout
comme l’interprétation de Yoshio Harada ; le reste, sorti en salle, est des
plus soporifique. Pâ Bon ! (Comme on dit au Japon). La sublime Joan Chen est
assassinée après trois minutes de présence, ce qui est inconvenant. Par le
scénariste de « Pretty Woman » !




La recrue



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


115mn The recruit Touchstone 2003 Roger Donaldson, avec Al Pacino, Colin Farrell, Bridget Monayan, Gabriel Macht…



.
Le jeune génie de l'informatique James Clayton est abordé par un recruteur de
la CIA, Walter Burke. Expert en jeux psychologiques, celui-ci l'attire en
prétendant avoir connu son père, un agent mystérieusement disparu au Pérou.
James est envoyé au camp d'entraînement de la CIA et subit toutes sortes de
manipulations. Dans cet univers, rien n'est tel qu'il y paraît…

.
Le grand retour de l'espionnage auquel il ne manque que les vilains rouges !
Cette histoire est somme toute assez classique fonctionne par retournements de
situation, parfois prévisibles, parfois moins. Par contre, la fin s'enlise dans
le cliché à peine crédible (notamment les attributions de Burke, qui semble
avoir tous les pouvoirs.) C'est regardable grâce à l'interprétation et le
rythme, mais n'est jamais qu'un film "de série"…




La rivière sauvage



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


The River Wild Universal 1994 Curtis Hanson, avec Meryl Streep, Joseph Mazello, Kevin Bacon, David Strathaim…



.
Gail Hartman, son fils Roarke et son mari Tom partent pour descendre en radeau
une rivière réputée du Montana. Ils croisent trois jeunes gens sympathiques
menés par Wade. Deux d’entre eux, Wade et Terry, se retrouvent coincés par la
défection de leur guide : Gail accepte de les piloter. Mais la conduite de Wade
devient peu à peu inquiétante. Et la radio annonce un braquage sanglant dans
une banque toute proche…

.
Hollywood redécouvre le “survival” à la « Délivrance » avec un budget
confortable (45 millions de dollars). Mais bien sûr, il s’agit d’un spectacle
familial, et la violence y est aseptisée à l’extrême. Résultat, on enfile des
clichés comme des perles sans véritable suspense, puisqu’on sait que la famille
s’en sortira 1) indemne et 2) ressoudée, chien compris ! (contrairement à
aujourd’hui, ou le but du jeu est l’élimination du père au nom d’une faute
quelconque) Meryl Streep en mère courage aérobiquée est étonamment sobre pour
un de ses seuls rôles d’action et l’interprétation de premier ordre, Kevin
Bacon peaufinant son personnage de méchant. Mais le véritable intérêt réside dans
la rivière elle-même,véritable héroïne du film et magnifiée par la mise en
scène de Hanson. Donc, pour public naïf ou familial et amateurs de rafting et
de belle montagne. Pour la fraîcheur et l’invention, il faudra chercher
ailleurs.




La traque infernale



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Bounty Tracker Fox Vidéo 1992 Kurt Anderson, avec Lorenzo Lamas, Matthias Hues, Cyndi Pass, Eric Mansker…



Paul Damone est une cible humaine : en vérifiant les comptes de la société
Gildex, il découvrit qu’un truand en col blanc, Luis Sarazin, s’en servait pour
blanchir de l’argent sale. Sarazin envoie un commando dirigé par Erik Gauss et
son assistante Jewels qui massacre les collègues de Tom et détruit ses
fichiers. Tom réussit à s’échapper et contacte son frère Johnny, chasseur de
primes réputé…

Déluge de meurtres, tueur assisté d’une jeune femme sadique, mise en scène à la
Cameron/Mc Tiernan, musique martiale… Tous les arguments du polar sévérement
burnés se retrouvent dans cette production routinière, quoique assez rapide
pour soutenir l’attention. Le personnage de Damone risque d’étonner votre
petite sœur fan du héros télévisuel de LE REBELLE et consorts, puisqu’il est
plutôt du genre mal embouché, voire pas fréquentable ! Il ne s’humanise guère
qu’à la fréquentation de trois gamins du ghetto mûs par le même désir de
vengeance. Le final, dans un casse automobile, est plutôt pêchu. Du
direct-vidéo de base, quoi.




La vengeance dans la peau



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 3/5


115mn The Bourne Ultimatum Universal 2007 Paul Greengrass, avec Matt Damon, Julia Stiles, Scott Glenn, David Straitham, Joan Allen, Albert Finney…



Après son coup d’éclat à Moscou, Jason Bourne — toujours en quête de son
identité — trouve la trace d’un journaliste ayant enquêté sur le désormais
défunt programme Treadstone. Mais Blackbriar, la nouvelle agence née sur les
cendres de Treadstone, est toujours à ses trousses…

Toujours du film d’action kinétique, reprenant là où le précédent se terminait…
dans tous les sens du terme, puisqu’il reprend exactement le même style.
L’inoxydable Bourne en quête d’un McGuffin — sa propre identité — continue de
passer par magie d’un pays à l’autre (traités d’ailleurs sans l’aspect
touristique ou irréaliste des Hollywooderies de base) et à courir tel un
bip-bip devant les agents qu’on lui envoie. Une formule qui pourrait être
lassante, mais le film n’a d’autre solution que de courir et courir encore… Et
y arrive fort bien : loin du glamour Bondien, le film se déroule dans une
hyper-réalité bardée d’appareils technologiques, et cette fuite en avant
constante finit par engluer le spectateur dans son tourbillon. L’idée de faire
de Bourne un amnésique prend ici une dimension d’hypertextualité : certes,
on nous demande de s’intéresser aux faits et gestes d’un personnage dont on
ignore tout… Mais qui est dans la même situation ! Damon rend étrangement
crédible son personnage, même si les autres relèvent des opérateurs de série
TV. Le style solarisé et le montage hystérique pourraient être une purge, mais
on n’est pas chez Michael Bay : pour qui adhère au principe, il rajoute à
ce réalisme très Frankenheimerien de l’ensemble. Enfin, il ne reste plus qu’à
obtenir des séances de poursuites encore plus virtuoses que les précédentes, et
sans trop en révéler, certaines dépassent tout ce qu’on a vu jusqu’à présent au
cinéma, et ce sans recours aux CGI. On en ressort avec un léger vertige, mais
aussi sans pouvoir résumer exactement ce qu’on a vu se dérouler a l’écran, ce
qui est à la fois la faiblesse et la force du résultat (car si on réfléchit un
brin, l’ensemble est cousu de fil blanc.) Bref, malgré une vague critique des
excès paralégaux actuels sous couvert de lutte antiterroriste, il s’agit avant
tout d’un gros film d’action décérébré, mais où s’applique le principe
Shadock : il vaut mieux utiliser son intelligence sur des conneries que sa
connerie sur des choses intelligentes. De temps en temps, cela fait du bien…
Espérons juste qu’après cette fin en beauté, Universal ne cèdera pas à la
tentation d’exploiter le filon avec un retour du héros. Il sera bien dur de
recréer une telle alchimie…




Lancelot, le premier chevalier



-- Choix d'un pays --  
Note : 0/5


131mn First Knight TF1 1994 Jerry Zucker, avec Richard Gere, Sean Connery, Julia Ormond, Ben Cross, Lian Cunningham, John Gielgud…



.
La belle Guenièvre est promise au roi Arthur qui doit sauver son royaume du
terrible prince Malagant. En chemin, elle est sauvée d’une embuscade par
Lancelot, un spadassin itinérant. Le roi l’introduit à la cour de Camelot…

.
La table ronde version Hollywood : une catastrophe absolue qui n’est même pas
un nanar. Les combats à l’épée sont grotesques, Gere évoque plutôt un cow-boy
d’opérette et Camelot un décor en carton-pâte de Disneyland. En plus, le seul
mauvais rôle de Sean Connery, habitué à se sortir honorablement des pires
désastres ! Le fond du fond.




Largo Winch



France  
Note : 3/5


Wild Side 2008 Jérome Salle, avec Tomer Sisley, Kristin Scott Thomas, Miki Manojlovic, Mélanie Thierry, Gilbert Melki…



A Hong Kong, le magnat Nerio Winch est assassiné… Les marchés financiers
réagissent aussitôt et un concurrent veut s’emparer de W, la firme de Winch. Or
Nerio avait truqué les cartes : à l’insu de tous, il avait adopté un
enfant Bosniaque, Largo, qui devient de fait son hériter ! Celui-ci
croupit cependant dans une prison brésilienne après avoir été piègé par une
conquête ayant posé de la drogue chez lui. Mais il devient vite l’homme à
abattre…

Après les romans de Van Hamme, la BD à succès et une série TV, c’est au grand
écran de s’emparer du « milliardaire en jeans » : pourquoi pas,
l’entreprise était alléchante… et le résultat ne démérite pas trop.
L’interprétation remarquée de Tomer Sisley dans son premier grand rôle est un
atout maître : son personnage n’est pas un tueur indestructible à la Jason
Bourne, ni un anti-héros, mais un mélange des deux, un aventurier faisant un
atout de son caractère imprévisible et qui échappe au stéréotype du beau
gosse ; on peut aussi y voir un vrai héros cosmopolite de par ses
origines, multiethnique parlant plusieurs langues. Par contre, à force de vouloir
foncer dans le tas, l’histoire aux nombreux flashes-back est parfois confuse et
surtout, le style reste visiblement très influencé par la série des Jason
Bourne. Pas entièrement réussi donc, mais mérite un détour.




Largo Winch II



France   Belgique   Allemagne  
Note : 3/5


118mn Pathé ! 2011 Jérôme Salle, avec Tomer Sisley, Sharon Stone, Ulrich Tukur, Olivier Barthélémy, Napakpapha Nakprasitte, Laurent Terzieff, Nicolas Vaude, Nirut Sirichanya…



Le jour même où il s’apprête à vendre son groupe aux profits humanitaires,
Largo Winch est accusé de crime contre l’humanité : une procureure du TPI
l’accuse d’avoir participé au massacre d’un village de Birmanie trois ans plus
tôt. Alors que l’action Winch chute, Largo envoie son majordome retrouver
Simon, qu’il libéra des rebelles birmans et capable de l’innocenter. Mais la
femme qu’il a aimé en Birmanie devient vite un enjeu…

Toujours du film d’action à l’ancienne, doté cette fois-ci d’un vrai scénario
plutôt bien charpenté qui n’est pas qu’un faire-valoir aux scènes d’action. Et
pourtant, celles-ci ne manquent pas, dès une ouverture tonitruante digne des
Jason Bourne, plus une scène de combat sèche et brutale, sans artifices, qu’on
croirait sortie d’un « Ong Bak » ! Salle livre un produit certe
formaté, mais où le cocktail action/psychologie/humour (un Nicolas Vaude
savoureux) fonctionne sans prendre le spectateur pour un imbécile et aborde des
thèmes graves. Et quiconque reprochera à l’ensemble de ne pas être
excessivement crédible ou d’employer pas mal de grosses ficelles se trompe de
film ! On pourra regretter un abus de caméra à la main, tarte à la crème
du cinoche actuel (même si le tout reste heureusement lisible), une Stone un
brin à côté de la plaque (alors qu’une partie de la publicité, curieusement,
fut bâtie sur sa présence) et quelques clins d’œil inutiles, mais ce film n’a
d’autre but que celui, exorbitant, de distraire et y parvient à la perfection,
avec humilité et même une certaine sincérité. A l’heure des blockbusters usinés
à la truelle, que demander de plus ? Pour une fois, même la critique a
soutenu l’entreprise. On en vient à espérer un tome 3 !




Last Platoon



Italie   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Angel Hill : l’ultima missione/Angel Hill/Last Platoon Azuro 1988 Paul D. Robinson (Ignazio Dolce), avec Richard Hatch, Donald Pleasance, Mark Laurel, Milene Thy-Sanh…



.
Au Vietnam, le sergent Chet Costa réussit une mission de sauvetage d’un
capitaine retenu prisonnier. Mais sa mission meurtrière semble inutile, et son
épouse Mai Ling le quitte avant qu’il ne découvre qu’elle est recherchée pour espionnage.
Trop bagarreur, Costa est envoyé en mission rédemptrice par son supérieur, le
colonel B. Abrams : faire sauter un pont crucial à l’acheminement des
fournitures vers Ho-Chi Min. Il se compose une équipe de repris de justice…

.
Le Bis Italien finissant ne s’est pas contenté de sous-Rambo ou Mad Max, mais
se lança aussi dans le film de guerre vietnamien, en général avec une ou deux
vedettes finissantes (Ici le commandant Appolo de « Galactica », qui
s’acquitte honnêtement de son rôle, et un Pleasence bien fatigué), le tout
visant le public des derniers double programmes et autres « Cinémas de
quartiers » (diffusé sous le titre : « Dernière Mission », et
oui, votre serviteur l’a vu en salles). Si les scénarii sont retraitables, le
tout se distingue par un nihilisme bien latin hérité du
western-spaghetti : ici, il n’y a pas un personnage sympathique, la guerre
est une absurde boucherie et tout happy-end est hors de question. Une curiosa
réalisée par un vieux routier. Le DVD de hall de gare, en format semi-respecté,
est particulièrement chiche, puisqu’il n’y a même pas de menu !




Le 5e commandement



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


The Fifth Commandment ColumbiaTristar 2008 Jesse V. Johnson, avec Rick Yune, Bookem Woodbine, Keith David, Dania Ramirez…



.
Tout petit, Chance a vu ses parents abattus par des truands… Il est recueilli
par le privé Max Templeton, dit le jazzman, qui se reconvertit dans la musique
et l’alcool. Plus tard, il retrouve son demi-frère perdu, Miles, devenu garde
du corps d’Angel, une chanteuse sans succès. Or celle-ci est la cible d’un
couple de tueurs surnommés « Dommage » et « Collatéral »…

.
Du testostérone-opéra comme dans les années 90 par le réalisateur de « Pit
Fighter » ! Nul doute qu’à l’époque, Rick Yune, vu dans "Fast and Furious" et "Meurs un autre jour", eut pu se faire une
place au milieu des Don « The Dragon » Wilson ou Olivier Grüner.
L’intrigue, signée du même, est à la fois complexe et simple avec ce qu’il faut
de bons sentiments et de rebondissements gentiment prévisibles, plus deux
méchants pittoresques à souhait. On ne peut en dire autant de la réalisation
déficiente (par un spécialiste des cascades — et terminée par Yune en
personne), qui mêle rythme saccadée et cadrages approximatifs, plus une
photographie assez laide. Ce film fut conçu pour les salles !




Le baiser mortel du dragon



France   Etats-Unis d'Amérique  
Note :


Kiss of the Dragon Europa 2001 Chris Nahon, avec Jet Li, Tcheky Karyo, Bridget Fonda, Max Ryan…



.
Le super-flic Pékinois Lui Ciu Jian arrive à Paris pour assurer la protection
de Soong, un homme d'affaires sous la surveillance de l'inspecteur Richard. Or
une prostituée tue Soong… Et l'opération est commanditée par Richard ! Jian
fait un bouc émissaire idéal, mais il s'échappe avec une vidéo prouvant la
culpabilité de Richard. C'est le début d'une longue traque…

.
Les films d’Europa, la firme de Luc Besson, brillent rarement par leur
scénario, préférant jouer sur l'action et les coups de tatane ; mais là, ce
script est certainement un des plus abracadabrant qui soit ! On tire dans le
tas au vu et au su de tout le monde et les personnages de Jet Li et Bridget
Fonda se retrouvent par une coïncidence que Ponson du Terrail n'eut point
renié. Et pourtant, comparé au pitoyable "Yamazaki", ce film
fonctionne grâce à une réalisation survitaminée et une excellente utilisation
des acteurs : Jet Li (également cosnéariste) et son masque impassible, Tchéky
Karyo dans un rôle évoquant celui de "Dobermann" (et dont la fin
émule presque celle que lui réservait Jan Kounen), Bridget Fonda telle qu'en
elle-même en prostituée malgré elle… Les combats sont aussi gratuits que
nombreux et bien faits, Corey Yuen oblige, beaucoup plus réalistes que dans "Roméo doit mourir" avec un usage modéré des fameux "fils". Pas de doutes, dans le genre
"posez votre cerveau à l'entrée et reprenez-le en passant", c'est
contrat rempli.




Le commando des tigres noirs



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Good guys wear black Prism 1978 Ted Post, avec Chuck Norris, Anne Archer, James Franiscus, Lloyd Haynes, Dana Andrews, Soon-Tek Oh…



 Ex-membre d’une organisation paramilitaire, les Tigres Noirs, John T. Booker
s’est reconverti comme professeur et coureur automobile. Mais il est forcé d’agir
lorsque ses anciens camarades d’armes périssent les uns après les autres…

 Troisième film de Norris en tête d’affiche, ce DVD a subi les derniers
outrages : vf immonde, image semblant tirée d’une VHS et brouillée pendant
le premier tiers du film… Difficile de survivre à un tel traitement ! Mais
ce qui reste n’est pas très engageant : si la scène d’assaut du début est
générique mais regardable, l’ensemble est construit à la va-comme-je-te-pousse
et bourré de parlotes interminables. L’esthétique téléfilm années 70, tout en
moustache et lunettes-miroir, par le réalisateur de « Magnum Force »
(Norris retrouvera un autre réalisateur d’un « Inspecteur Harry » en
la personne de James Fargo, pour « L’exécuteur de Hong Kong »),
rajoute au côté très daté de l’ensemble. Bof… A moins de vouloir voir Norris en
prof d’histoire (!) délivrer une tirade anti-guerre du Vietnam…




Le convoyeur



France  
Note : 3/5


Canal+ 2004 Nicolas Boukhrief, avec Albert Dupontel, François Berléand, Jean Dujardin, Claude Perron, Aude Atika…



.
Alexandre Demarre se présente à la société de transports de fonds Vigilante. Or
la boîte, en plein dépôt de bilan, végète en attendant son rachat — et a connu
un nombre record d’attaques… Mais qui est vraiment l’énigmatique Alexandre, qui
habite une chambre d’hôtel ?

.
Un film boudé par le public : peut-être par son choix de ne pas usiner du
testostérone-opéra comme les productions Europacorp ? Car l’ensemble est
loin d’un « Nid de guêpes » (aussi réussi que soit ce dernier) et
recherche plus le réalisme sur la vie quotidienne des convoyeurs de fonds que l’esbroufe.
Nicolas Boukhrief (un des fondateurs de la mythique revue Starfix avec
Christophe Gans, excusez du peu !) trouve un ton à part, entre le cinéma
social d’un Ken Loach et la tradition française du polar à l’ancienne tout en
trouvant un ton inédit pour les quelques scènes d’action. La fin est du plus
beau noir… Dupontel, toujours en forme, prouve qu’il pourrait devenir un héros
d’action (mais il a peut-être mieux à faire ?) et l’interprétation est de
grande qualité. Pas un chef d’œuvre, encore que Boukhrief puisse nous en
préparer un dans l’avenir , mais un exemple probant de cinéma mutant, à
conseiller à qui aime sortir des sentiers battus, et présentant Dujardin dans
un rôle sérieux inhabituel.




Le dernier château



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


126mn The Last Castle Dreamworks 2001 Rod Lurie, avec Robert Redford, James Gandolfini, Mark Ruffalo, Delroy Lindo, Robin Wright Penn…



.
Condamné en cour martiale, le général Eugene Irwin est envoyé au
"château", une prison militaire remplie de criminels violents dirigée
par l'impitoyable colonel Winter… Dès son premier jour, suite à une bagarre
plus ou moins provoquée, l'un des détenus est abattu par les gardiens et les
prisonniers subissent des punitions injustes. Irwin finit par gagner l'estime
des prisonniers, au grand dam de Winter. Peu à peu, Irwin en vint à demander le
renvoi de Winter, quitte à provoquer pour cela une révolte…

.
De la grosse Hollywooderie surfriquée (60 millions de dollars) principalement
basée sur la manipulation militaristo-patriotique pour faire tenir ses deux
heures bien longues. Le personnage de Redford a tout du héros 100% pur porc et
finit par être antipathique à force d'être infaillible. L'ensemble est
manichéen en diable, souvent prévisible et bourré de trous et d'illogismes (le
personnage de la fille d’Irwin, interprétée par Robin Wright Penn, apparaît et disparaît
de l’histoire sans aucune raisons). On a déjà vu toutes ces valeurs viriles
défendues de façon moins caricaturales. Quant aux scènes spectaculaires
promises, elles se cantonnent à la dernière demi-heure le début étant surtout
un drame consacré à lagloire et la grandeur du métier de soldat. Par contre,
l'interprétation est impeccable. Pour fans de Redford (toujours dans une forme
éblouissante) de films de prison et de militarisme béat aux couleurs de l'Oncle
Sam… A force de trop prendre le spectateur dans le sens du poil (croyait-il) ce
film finit par se planter dans les grandes largeurs, y compris au box-office.
On en tirera les conséquences que l'on veut…




Le dernier des dragons



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Bridge of Dragons Pathé 1999 Isaac Florentine, avec Dolph Lundgren, Rachel Shane, Cary-Hiroyuki Tagawa, Gary Hudson…



.
Dans un pays indéterminé… la princesse Halo doit épouser le général Ruechang,
mais elle apprend que celui-ci a tué son père pour s'emparer du pouvoir et décide
de s'échapper. Ruechang envoie à ses trousses Warchyld, son guerrier d'élite.
La princesse rejoint alors la rebéllion…

.
Curieux film dont on ne sait trop où il se passe — en Asie ? Mais la majorité
des acteurs sont blancs ! — ni en quelle époque, tant on pense parfois à un
post-atomique à la Mad Max. Cette BD très violente, parfois un peu gratuitement,
suit le schéma du "Scorpion Rouge", Lundgren jouant presque le même
rôle de guerrier indestructible — même si sa rebéllion est moins convaincante —
et multiplie les invraisemblances (Lundgren prend une balle dans l'estomac qui
semble oubliée quelques heures plus tard…) ; quant à la prévisible romance,
elle est assez neu-neu. Tagawa joue une fois de plus le vilain jaune grimaçant,
rôle où l'a éternellement relégué le stéréotypage Hollywoodien. Quelques
mouvements de caméras emphatiques et la scène finale rapprochent l'ensemble de
la nanaritude tandis que certains clins d'œil à l'univers du jeu vidéo ne sont probablement pas fortuits. Cela dit, à côté des catastrophiques "Stormcatcher" ou
"Le dernier templier" de Lundgren, l'ensemble est presque regardable
dans son créneau grâce à son bon rythme — mais uniquement s'il n'y a rien
d'autre…




Le dernier rempart



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


The last stand Metropolitan 2013 Kil Jee-Won, avec Arnold Schwarzenneger, Forest Whitaker, Eduardo Noriega, Peter Stromare, Johnny Knoxville, Luis Guzman, Jaimie Alexander, Rodrigo Santoro…



L’ex-policier du DEA Ray Owens pensait trouver la paix en devenant shériff de
la paisible petite ville de Sumerton. Mais Cortez, un caïd mexicain de la
drogue vient de s’évader et tente de regagner le Mexique dans une voiture
surpuissante. Il semblerait que sa route passe par Sumerton, ou une bande de
tueurs vient rôder…

Le réalisateur du traumatisant « J’ai vu le diable » orchestrant le
retour à l’écran du « Terminator » ! Mais il est évident que
selon la norme hollywoodienne, il s’est uniquement plié aux desiderata des
producteurs pour livrer un produit qui ne cache pas son influence westernienne,
« Rio Bravo » en tête. Evidemment, on ne va pas chercher la
crédibilité : apparemment, la police tente d’arrêter Cortez (un Noriega
qui a bien changé depuis l’ère Amenabar, mais semble bien s’amuser) sans penser
à crever les pneus de sa bagnole qui fonctionne à l’air du temps, puisqu’il
semble ne jamais refaire le plein, bref, le plan d’évasion le plus débile qui
soit… Par contre, loin d’un immonde « Die Hard belle journée pour
mourir », on prend au moins le temps d’installer la situation et les
personnages, même s’ils restent schématiques, et certains dialogues sont
douloureux à entendre, mais le casting donne plus au matériau qu’il ne le
mérite. Au moins, la dernière demi-heure donne son comptant d’action à l’ancienne
et, signe des temps par rapport au testostérone-opéra des années 80, Owens
n’est pas un cyborg et prend autant de coups et de souffrances qu’un McLane.
Mais la qualité du film est aussi son défaut : le tout se veut un pur
actioner sans second degré ni tendance post-moderne, limitant heureusement les
répliques qui tuent et les allusions à l’âge du héros. On finirait par
approuver cette démarche humble malgré les défauts s’il n’y avait pas cette
complaisance dans la violence ou les corps sont mutilés et explosés par tous
les moyens (sans tomber dans les excès d’un « John Rambo ») sans que
personne s’en offusque, au contraire, et ou même les vieilles dame gardent un
fusil à portée de la main pour descendre le premier méchant venu comme dans un
rêve humide de la NRA. C’est ce qui empêche le résultat d’être un plaisir
coupable version « c’était mieux avant » comme « Du plomb dans
la tête », pas si éloigné dans l’esprit. Résultat, le public a boudé le
film qui n’a même pas remboursé son budget pourtant mesuré au vu de ce qui est
à l’écran (30 millions de dollars). D’où peut-être « Evasion »
mélangeant les stars fanées Stallone et Schwarzy pour un autre trip passéiste…




Le dernier samaritain



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


The last boy-scout Warner 1991 Tony Scott, avec Bruce Willis, Damon Wayans, Chelsea Fields, Noble Willingham, Halle Berry…



.
Le privé sur le retour Joe Hallenbeck, ex-agent de la CIA, est chargé par son
vieil ami Mike de protéger une strip-teaseuse, Cory. Mais ce cher Mike cocufie
Joe avant d’exploser avec sa voiture ! Quand à Cory, elle est vite assassinée
au cours d’une fusillade. Hallenbeck est rejoint par l’ami de Cory, Jimmy Dix,
ex-star du football. Il découvre vite que Cory faisait chanter le grand parrain
du football, acocquiné avec un sénateur marron qui provoqua la chute de
Hallenbeck. Celui-ci profite de l’occasion pour régler ses compte…

.
Tony Scott est loin d’avoir le talent de son frère Ridley. Là, les ficelles des
productions Joel Silver, à base de dialogues machos et orduriers, de violence
caricaturale (souvent mysogine) et de spectacle à tout prix, commencent à virer
aux câbles et, venant après des cartons comme “piège de cristal” et sa suite,
deviennent irritants. La trame est à l’image de son prégénérique où un joueur
de foot pressuré descend au Magnum l’équipe adverse avant de se suicider :
impressionnant et tout à fait gratuit. Certaines scènes avec Willis montrent
qu’il caricature son personnage de dur, mais la parodie n’est pas assez
poussée, ou trop pour un film “sérieux”, et tombe à plat. En résulte une énorme
pièce montée assez symptomatique des excès d’un certain cinéma qui sera si
joliment parodié dans l’excellent “Last action hero”. Drôle de film pour une
drôle d’époque.




Le dernier viking



Danemark   Suède   Estonie  
Note : 1/5


Den Sidste Viking Grenadine 1997 Jesper W. Nielsen, avec Holger Thaarup, René Hansen, Moa Lagercrantz…



Harald est le fils du chef d’un village viking, mais le roi Grimnir veut faitre
confisquer leurs bateaux. Or le village résiste et tente de rejoindre la
rébellion, malgré une répression imminente. Il s’agit alors de convaincre un
ex-esclave de construire un dernier bateau

Difficile de juger cet importe nordique, film de cinéma qui nous est présenté
en vf (pénible vu son identité forte) et pa&scanné jusqu’au trognon,
démentant le « spectacle grandiose » promis par la jaquette… Reste
une œuvre qui préfère la « petite » histoire à la grande épopée
guerrière, montrant l’importance des bateaux dans une culture de nomades
sillonnant les mers. Par contre, on ne sait trop quel public est visé :
l’ensemble se veut familial, mais contient des scènes un peu trop effrayantes
pour les plus jeunes (l’une d’entre elles évoquant « Les Vikings » de
Richard Fleisher) et un méchant charismatique plutôt réussi. Mais une fois de
plus, la vf gâche le dépaysement. Dommage…




Le dernier vol



France  
Note : 0/5


Gaumont 2009 Karim Dridi, avec Marion Cotillard, Guillaume Canet, Guillaume Marquet…



.
Durant les années 30… L’aviatrice et aventurière Marie Vallières de Beaumont
part à la recherche de son amour égaré lors d’une traversée aérienne du Sahara.
Sa route croise celle du Méhariste Antoine Chauvet, ami des Touaregs, en
conflit avec son supérieur qui désire les mater…

.
Jusque-là, Karim Dridi ne s’était guère raté depuis le fracassant
« Pigalle »… Mais là, on se perd en conjectures sur cette adaptation
d’un roman qu’on espère meilleur. Pour un film étiqueté
« aventures », il ne se passe quasiment rien et ce qui sert
d’intrigue s’effiloche à force de vouloir ressembler au « Patient
Anglais » ou à « Fort Saganne ». Pire, la fin change de braquet
en nous promettant une scène d’attaque… qui est shuntée au prix d’un voyage
inutile dans le désert, lequel se termine en queue de poisson sur une image
frustrante ! Tout ceci ferait un drame correct si les personnages avaient
un peu de corps, mais il n’en est rien, et les quelques dialogues visant un
poil de psychologie s’effondre dans le cliché. Quant à la vision du
colonialisme, elle se limite à quelques stéréotypes de « Dupont-Lajoie ».
Reste des paysages magnifiés par la caméra (mais une photographie très HD — ou
est-ce le DVD ? — n’aide guère) et une musique sublime mêlant oud et
violons. C’est mince pour un film dont, à l’image de sa quête, on se demande
pourquoi il existe…




Le dieu alligator



Italie  
Note : 1/5


Il fiume del grande caïmano CAA 1979 Sergio Martino, avec Barbara Bach, Claudio Cassinelli, Mel Ferrer, Romano Puppo…



Un hôtel ultra-moderne en
plein Afrique fait les affaires de la tribu des Kuma, mais les indigènes
invoquent leur dieu, un alligator géant, pour les débarrasser des intrus…

Plus un film d’aventures à
l’ancienne qu’un film d’horreur (Comme « La montagne du dieu
cannibale » du même Martino), puisque les séquences de croque proprement
dites sont rares. L’ensemble reprend tout de même le postulat bien usé des
« Dents de la mer » avec ici le propriétaite du Club Med de service
pour vouloir dissimuler les exactions du croco de service… Il faut tout de même
se fader un long film de vacances en compagnie de touristes débiles avant que
l’action commence, et Martino tente par tous les moyens de cacher le côté
caoutchouteux de son monstre (contrairement aux « Killer Crocodile »
où il était montré dans toute sa gloire) A noter le peu de constance de la
tribu indigène : d’abord contents de voir débarquer la civilisation, ils
conspirent pour éliminer les touristes… puis se réjouissent de la destruction
de leur dieu ! Faudrait savoir… Un grand classique de M6 sous son titre
originel « Le grand alligator », cette pelloche montrant gravement
son âge est à réserver aux derniers nostalgiques du bis italien. Il n’y a qu’une
vf, mais étonamment bonne.




Le fantôme du bengale



Etats-Unis d'Amérique   Australie  
Note : 1/5


The Phantom CIC/Paramount 1996 Simon Wincer, avec Billy Zane, Kristy Swanson, Treat Williams, James Remar, Catherine Zeta-Jones, Patrick McGoohan, Cary-Hiroyuki Tagawa…



.
Depuis 400 ans, le Fantôme du Bengale protège son île de Bengalla… le titre se
transmet de père en fils. Il devra affronter le gangster New Yorkais Xander
Drax qui s’est procuré le Crâne d’Or de Touganda via son lieutenant Quill,
meurtrier du précédent Fantôme. S’il récupére les Trois Crânes de Touganda, son
pouvoir sera incommensurable. Le Fantôme, secondé de la journaliste Diana
Palmer, tente de contrecarrer ses plans…



.
A l’actif de ce film dont le projet remonte à 1988 (Joe Dante était de la
partie !), une imagerie rétro-années 3O qui, mieux que le pâle “Shadow”, fait
passer un certain charme désuet, aidée par un travail visuel remarquable. Malheureusement, l’ensemble est très aseptisé
pour mériter le titre de spectacle familial, repompe “Les aventuriers de l’arche
perdue” jusqu’à la décalque (la scène d’ouverture, une pousuite camion/cheval)
et il est difficile de prendre au sérieux le collant violet de Billy Zane, qui
calque son jeu sur celui de Keaton dans “Batman”. Un échec commercial sanglant
aux USA coupa net l’idée d’une série. Le regrettera-t-on ?




Le fugitif



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


130mn The Fugitive Warner 1993 Andrew Davis, avec Harrison Ford, Tommy Lee Jones, Sela Ward, Julianne Moore, Joe Pantoliano, Jeroen Krabbe…



.
Le docteur Richard Kimble est accusé du meurtre brutal de sa femme ; or il nie
et prétend avoir croisé et affronté l’assassin, un mystérieux manchot. Les
preuves s’accumulent contre Kimble, qui est condamné à mort. Mais, alors qu’il
est transféré au pénitencier, une tentative d’évasion finit en drame : le
bus est réduit en miettes par un train. En cavale, Kimble se retrouve poursuivi
par un flic aussi tenace que lui, l’US Marshal Samuel Gerard. Il ne lui reste
plus qu’une chose à faire : trouver le vrai coupable, le fameux manchot…

.
Un thriller Hollywoodien type reprenant la figure Hitchcockienne du faux
coupable, une grosse machine règlée au millimètre faite pour plaire et qui y
arrive assez bien pourvu qu’on accepte de jouer le jeu, et qui engendra des
zllions de copies à gros ou petit budget. Si les ficelles sont visibles, il n’y
a là pas de véritables anicroches majeures, en tout cas rien pour hérisser le
cinéphile : l’ensemble se tient grâce au métier d’Andrew Davis et à un montage
extrêmement serré (compensant le fait que le scénario n’était pas terminé au
début du tournage, ce qui fait qu’une bonne partie des dialogues et certaines
scènes furent improvisés !) et offre une conclusion pratique, mais
satisfaisante. Rien qu’on ait déjà vu ailleurs depuis que le cinéma usine des
courses-poursuite où un suspect échappe à toute les forces de police, mais
l’efficacité prime et fait de cette mécanique un bon divertissement. Deux
heures de délassement qui plairont tant à votre petit frère qu’à votre vieille
maman. C’est adapté de la série télévisée des années 60 du même nom, mais il
faut vraiment le savoir. C’est également LE film qui lança la carrière de
Julianne Moore. A noter, un générique de 14 minutes !




Le gardien du manuscrit sacré



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Bulletproof Monk Fox 2002 Paul Hunter, avec Chow-Yun Fat, Sean William Scott, James King…



.
Tibet, années 40… Un moine sans nom est nommé détenteur d'un manuscrit sacré et
échappe à un commando de nazis désireux de s'en emparer. De nos jours… Le moine
croise Kar, un voleur à la petite semaine ; mais, contre toute attente,
celui-ci remplit une des prophéties désignant son successeur ! Or le colonel
nazi n'a pas renoncé à s'emparer du manuscrit, aidé désormais par sa petite
fille…

.
Un film réalisé par un clipeux basé sur une obscure BD et aussi peu inspiré que son titre français,
sorti en catamini au creux de l'été. L'optique est "tout public" et
on compte sur Sean William Scott pour attirer les ados : c'est raté, malgré son
charisme, il n'est pas à sa place et Chow-Yun Fat semble regretter l'ère où il
était la classe incarnée… Le scénar ménage bien des trous (on ne sait pas
exactement l'effet de ce fameux manuscrit, et d'ailleurs, s'il est si
dangereux, pourquoi ne l'a-t-on pas détruit ? Et qu'est devenu celui qui a
découvert la formule ? Qu'est venu faire le Moine aux USA ? Etc…), et on dirait
plutôt un direct-vidéo. Et pourtant, ce machin a coûté plus de 50 millions de
dollars ! Avec "Le talisman" et "Tomb Raider 2", ce fut le
troisième film aus scénarii interchangeables sortis l'été 2003, et avec les
mêmes défauts de scénario. On vit une époque formidable.




Le grand tournoi



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


The Quest UGC 1996 Jean-Claude Van Damme, avec Jean-Claude Van Damme, Roger Moore, James Remar, Janet Gunn, Abdel Qissi…



.
1925. Charles Dubois est le mentor d’une bande d’enfants des rues. Poursuivi
par la police, il échoue sur un cargo en partance pour l’orient. Traité en
esclave, il est libèré par le pirate Lord Dobbs… qui le vend à une tribu Thaï !
Dubois participe à des combats clandestins, jusqu’au jour où sa route croise à
nouveau celle de Lord Dobbs. Celui-ci lui propose de participer en son nom au
Ghang-Gheng, le tournoi ultime…

.
A l’époque, on attendait Van Damme au tournant du désastreux ”Mort subite”.
Choisissant la forme du film d’aventures à l’ancienne plus que mâtiné d’arts
martiaux, basé sur les mémoires de Frank Dux, il offre un scénario bien
charpenté, un ton sympathique et une imagerie des plus luxueuses, surtout au vu
du budget plus que raisonnable (30 millions de dollars). Quand au tournoi
final, il est assez réussi : le principe d'exposer différents styles de combats
est très bien illustré, et certains duels réellement impressionnants. Malgré
quelques clichés Van Dammiens habituels, notamment l’Américanisme béat,
l’ensemble s’avère être une bonne surprise. Les amateurs d’aventures comme
d’arts martiaux ne devraient pas être déçus.




Le guerrier du Mékong



Etats-Unis d'Amérique   Philippines  
Note : 1/5


Beyond the call of duty Imperial/Initial 1992 Ciro H. Santiago, avec Jan-Michael Vincent, Jillian McWirther, Ed Lottimer…



. A la fin de la guerre du Vietnam, un commandant de vedette
doit évacuer le héros Len Jordan et un groupe de nonnes escortant des
orphelins. Une jeune photographe se joint à leur périple…

. Une jaquette évoquant plutôt une parodie genre
"Hot Shots" et la présence du légumineux Jan-Michael Vincent en
combattant d'élite (!) laissent présager un nanar de la plus belle eau ; et il
faut voir les roucoulades entre un Vincent absent et une héroïne qui fait de
son mieux ! Pourtant, Ciro H. Santiago, qui a emballé des zillions de produits
semblables pour Corman et d'autres, filme l'ensemble de façon imperturbable. On
y trouve certes les habituels massacres et explosions (parfois piquées d'un
autre film) et les faux-raccords dûs aux petits budgets, mais il y a au moins
une certaine pèche, notamment lors du finale avant un retournement cynique à
souhait. Cela se regarde d’un œil distrait (enfin, à condition de mettre la
main dessus), mais le pan&scan est passé par là…




Le jaguar



France  
Note : 3/5


Gaumont Columbia Tristar 1996 Francis Veber, avec Jean Reno, Patrick Bruel, Patricia Velasquez, Danny Trejo…



.
Wanu, un indien d’Amazonie accompagné de son interprète, croise dans un
ascenseur Perrin, un joueur malchanceux. Or Wanu semble se prendre d’affection
pour Perrin, qu’il considère comme “l’élu”. Et lorsque Wanu tombe victime d’une
crise cardiaque, pas de doutes: quelqu’un lui a volé son âme et seul l’élu peut
la retrouver ! Perrin, poursuivi par des truands, accepte de partir en
Amazonie, où il se heurtera à un caïd local teigneux…

.
« la chèvre » était une réussite de comédie poétique réalisée alors
que le cinéma français entamait ses heures les plus noires. Drôle d’idée que
d’en faire une suite aujourd’hui, avec des personnages qui n’ont que les noms
de commun avec le duo Richard/Depardieu (Mais François Pignon est un nom
partagé par tous les personnages de Veber, jusqu’au légendaire « Dîner de
cons » !) ! Néanmoins, « le jaguar » est un honnête film
populaire difficile à catégoriser, puisque aventure, comédie et fantastique
(Perrin possédé par Wanu/Le Jaguar du titre) s’y mêlent gaillardement. Reno est
impérial, Bruel parfait en antihéros lâche et déplaisant, Patricia Velasquez
belle à se damner et Danny Trejo (une des plus belles “sales gueules” du cinéma
qu’on ne présente plus) est un méchant parfait. On regrettera un démarrage un
peu laborieux, mais l’ensemble, techniquement très soigné, est un très bon film
populaire qui l’assume parfaitement et l’assurance d’un bon moment.




Le jeu du tueur



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Deadly Weapon CBS Fox 1989 Michael Miner, avec Rodney Eastman, Susan Blu, Kim Walker, Walter Koenig…



.
Zeke Robinson est un mal-aimé de tous qui s’imagine être un visiteur de
l’espace. Puis un jour, un train accidenté lâche sa cargaison, dont une arme
thermique surpuissante… Zeke la découvre et est amené à tuer son beau-père qui
le menaçait. C’est l’heure du règlement de comptes…

.
Charles Band producteur s’auto-plagie, puisque ce film est un semi-remake du
rigolo nanar « Rayon laser » (et fut conçu comme sa suite avant la
chute d’Empire), moins ses extra-terrestres puisque l’origine de l’arme est
bien terre à terre. Le film se complaît dans le cliché, voire le mélo, mais
touche parfois la cible émotionnelle jusqu’à sa fin tragique. Plutôt à réserver
aux amateurs de téléfilms. Plus ou moins disparu des radars, à moins qu’une chaîne
cablée…




Le justicier d’acier



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Steel Warner 1997 Kenneth Johnson, avec Shaquille O’Neal, Annabet Gish, Richard Roundtree, Judd Nelson, Roger Glover, Charles Napier…



.
Le soldat John Henry Irons quitte l’armée après un accident lors des tests d’armes
futuristes : son amie Sparky en reste paralysée. Mais un autre militaire
s’empare des armes et fonde un gang qui écume L.A. Irons engage Sparky,
spécialiste des ordinateurs, et son oncle Joe pour se forger la personnalité de
l’Homme d’Acier, revêtu d’une armure aux multiples gadgets…

.
Kenneth Johnson connaît ses “comics”, puisqu’il réalisa plusieurs épisodes
télévisuels de Hulk, et « Steel » est un personnage DC dérivé de
Superman qui connut sa propre série. O’Neal joue de son charisme dans cette
sympathique série B au budget réduit (16 millions de dollars). L’ensemble est
très soft question violence, avec un message anti-armes à feu évident, et peut
se voir en famille, ce qui peut faire un brin vieillot face aux adaptations « adultes »
récentes. C’est ce côté bon enfant et la sympathie des personnages — accessit à
Annabet Gish dans un rôle peu facile — qui fait l’intérêt du film et fait
accepter un scénario rempli de clichés et de clins d’œil un peu trop appuyés.
Néanmoins, cette bande naïve a un certain charme, à déguster un soir
d’indulgence. Apparemment, ce véhicule pour O’Neal souffrit de l’échec de l’immonde
« Kazaam »… Pas de DVD en vue.




Le livre de la jungle : Le film



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


The Jungle book Pathé 1994 Stephen Sommers, avec Jason Scott Lee, Lena Headley, Cary Elwes, Sam Neill, John Cleese…



.
Perdu en pleine nature, le jeune Mowgli est recueilli par des animaux de la
jungle… Quinze ans plus tard, il découvre une cité perdue où réside un trésor.
Il retrouve Kittu, son amie d'enfance, mais se heurte à un officier Anglais
agressif, Boone… Sans oublier son ennemi, le tigre Shere Khan…



.
Cette première grosse production de Stephen "La Momie" Sommers a
laissé bien des doutes sur sa pertinence… Si ce n'est pas un naveton genre
"Tarzan et la cité de l'or", c'est bien grâce à l'énergie que Sommers
insuffle à ce film d'aventures à l'ancienne au budget moyen. Le décor d'une
Inde colonisée est beaucoup plus présent, mais Jason Scott Lee manque toujours
autant de charisme. Lorsque le film prend un détour vers « Indiana Jones »,
certaines scènes violentes peuvent surprendre dans un spectacle a priori
familial. Reste un honnête film pour samedi après-midi pluvieux qui se laisse
voir et s’oublie aussitôt.




Le maître de guerre



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


130mn Heartbreak Ridge Warner 1986 Clint Eastwood, avec Clint Eastwood, Mario Van Pebbles, Marsha Mason, Everett McGill, Moses Gunn…



 Le Sergent des Marines Tom Highway est chargé d’iinstruire un peloton de jeunes
soldats avant de prendre sa retraite. Mais ses méthodes ne sont pas du goût de
tous…

Pour mémoire, ce film considéré comme un des pires d’Eastwood avec
« Firefox » (bien qu’il soit moins ennuyeux). On pourrait plutôt
parler d’œuvre de propagande tant tous les clichés poilus du film militariste
sont là : le personnage d’Eastwood est un ex-héros médaillé, il semble
aussi invincible que Superman même face à des adversaires plus jeunes et plus
baraqués, on pleurniche sur sa belle jeunesse le moment venu, on approche son
ex-épouse-éloignée, Eastwood le rebelle a pour antagoniste un sergent rigoriste
(qu’il humilie d’une façon relevant du Deus Ex Machina), les jeunes Marines
sont des clichés ambulant du type « bons p’tits gars de chez nous »
(pauvre Mario Van Pebbles, indécemment jeune, obligé de jouer tous les clichés
ethniques du noir hâbleur), et bien sûr, il y aura toujours quelques métèques à
abattre dans un finale cocardier jusqu’à la caricature (et manquant
singulièrement d’ambition, on dirait plus une expédition de boy-scouts)
histoire de devenir des hommes, des vrais, façon jeu vidéo. Et que penser des
dialogues orduriers gratuits, traduits d’une façon assez surréaliste ?
Bref, un gros nanar qui finit par tourner à la parodie involontaire du film
militariste réac, promouvant la discipline et le sacrifice avant tout, tout en
se moquant de la crédibilité la plus élémentaire et, bien sûr, avec les
sous-entendus homoérotiques (ah, ces jeunes hommes aux torses nus luisants de
sueur) générateurs de ricanements un peu crispés. Eastwood tente de mêler son
côté dur à cuire avec sa personae de dinosaure qu’il perfectionnera par la
suite… Et échoue sur les deux plans. Il est significatif de voir que les
Marines ont désavoué ce film… mais une étude de 2004 montre qu’il a servi
d’outil de recrutement assez efficace. C’était peut-être le but du jeu. A
conseiller uniquement aux nostalgiques des chambrées…




Le médaillon



Hong-Kong   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


The Medallion M6 2003 Gordon Chan, avec Jackie Chan, Lee Evans, Clare Folani, Julian Sands, John Rhys-Davies, Anthony Wong…



.
A Hong Kong, l’inspecteur Eddie Yang, travaillant avec Interpol, suit le caïd
Irlandais Snakehead et sauve un enfant de ses griffes. Mais Snakehead s’acharne
jusqu’à ce qu’il réussise à s’emparer de ce même enfant nommé Jai. Yang le suit
jusqu’au bateau qui les emmènera en Irlande, mais se noie en lui sauvant la
vie. Jai utilise alors son médaillon qui ressuscite Yang en le dotant de
pouvoirs surhumains. Snakehead est en quête de l’immortalité que peut procurer
cet artefact magique…

.
Le cinéma de Hong Kong ne gagne rien à trop vouloir s’occidentaliser :
malgré son budget confortable (42 millions de dollars), ce film s’avère presque
aussi mauvais que « Le costume ». L’idée de base vaut ce qu’elle
vaut, mais l’ensemble est affublé d’un début très bateau et, surtout, marqué
par un personnage « comique » assez pénible (un policier d’Interpol).
Pourtant, l’idée de mêler fantastique et aventure n’était pas mauvaise, mais
malgré quelques scènes correctes, notamment tout ce qui touche aux cascades
dirigées par le vétéran Sammo Hung, et l’alchimie entre Chan et Forlani, le
tout reste bien bateau. Pour fans inconditionnels uniquement. Le DVD offre un
nouveau docu et une fin « alternative » qui m’a semblé parfaitement
similaire à la non-alternative…




Le monde ne suffit pas



Royaume-Uni   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


128mn The World is not enough MGM 1999 Michael Apted, avec Pierce Brosnan, Sophie Marceau, Denise Richards, Robert Carlyle, Judi Dench, Robbie Coltrane, Desmond Llewelyn, John Cleese, Samantha Bond…



.
Bond récupère d’un banquier véreux une somme appartenant au financier Robert
King, mais l’argent est piégé et explose. King construisait un pipe-line à
travers l’Azerbaïdjan, projet menacé par diverses factions… Bond s’attache à la
fille et héritière du magnat, Elektra King. Or celle-ci a déjà été capturée par
un terroriste, Viktor Zokas, alias Renard, qui suite à une blessure, ignore la
douleur…

.
Que dire de ce film, sinon que c’est un Bond ? Doté d’un budget gonflé
(135 millions de dollars… en 1999), il offre le comptant de scènes d’action
relié par un fil… assez lâche, Apted semblant plus intéressé par passer d’une
scène à grand spectacle à une autre qu’à relier le point A au point B. S’il y a
évolution, elle est à chercher du côté des « Bond Girl » qui ne sont
plus de simples blondasses (Marceau est excellente, tout en démence suggérée,
et on peut considérer le Razzie remporté par Denise Richards bien peu mérité —
dans l’univers Bondien, même une ingénieur atomiste se doit d’être canon) et un
méchant plus complexe, moins caricatural qu’à l’habitude, dont on aimerait
presque qu’il ait plus de présence ! Brosnan campe un Bond froid et
calculateur qui fait oublier le papy espion de Roger Moore, et visiblement,
tous les acteurs ont donné le meilleur d’eux-même. C’est du spectacle de
l’instant, dont il ne restera que quelques moments poignants dont le départ
définitif de Desmond Llewelyn ou l’incroyable performance de Judi Dench. Un
Bond de cuvée honorable, même si on n’y trouve guère plus que ce qu’on vient y
chercher.




Le ninja blanc



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


American Ninja 2 : The Confrontation Warner 1987 Sam Firstenberg, avec Michael Dudikoff, Steve James, Michelle Botes, Larry Poindexter…



Deux G.I. cantonnés aux Philippines, Joe Armstrong et Curtis Jackson, sont
envoyés pour enquêter sur la disparition d’autres soldats et affrontent un gang
de Ninjas… qui sont en fait les émissaires d’un méchant dénommé le Lion,
désireux de créer une armée de super-guerriers.

La série avec Dudikoff tombe bien bas avec cet opus sorti directement en vidéo
dans plusieurs pays, bien que la série ait inexplicablement cartonné chez nous.
Les combats sont particulièrement mauvais et n’arrivent même pas à la cheville
de la pire sous-production de Hong Kong. Le début évoque un film de vacances, c’est
mou au possible (on pense à un film d’espionnage de série Z des années 70), les
G.I. démolissent les prétendus “surhommes” (Passons sur l’idée fumeuse d’un
« gène ninja ») avec une telle facilité que tout le propos du film en
devient inepte et le tout fait très fauché. La duplication tirée d’une VHS
délavée avec une vf immonde achève le travail. Rappelons que le film sorti sous
le titre « American warrior 2 » (voire ce titre) n’est pas la suite
directe du premier, contrairement à celui-ci !




Le pacificateur



-- Choix d'un pays --  
Note : 1/5


124mn The Peacemaker Paramount 1997 Mimi Leder, avec George Clooney, Nicole Kidman, Marcel Iures…



.
Un train transportant des têtes nucléaires en Russie est attaqué… et détruit.
Mais l’une des bombes est détournée vers l’ex-Yougoslavie. Une bureaucrate de
la Maison Blanche et un as des Forces Spéciales tentent de la localiser : le
pitoyable terroriste Dusan Gavrich, dont la femme fut abattue par une balle
perdue à Sarajevo, veut venger les victimes innocentes de l’indifférence du
monde occidental. Et comment négocier avec un terroriste qui ne demande rien ?

.
Premier film de Mimi Leder — une femme à Hollywood ! — ce gros budget est un drôle de mélange entre
grotesque Hollywoodien et sensibilité. Grotesque, les personnages du frimeur
Clooney et de l’oie blanche Kidman, qui traverse toute les péripéties sans
défaire son brushing (Difficile de croire que c’est bien l’actrice de
« Les autres » !), plus certains plans archi-rebattus et de
l’ésthétisme gratuit (Le ballet des viseurs-lasers dans le train du début, joli
et inutile) avec un de ces finales cliché à coup de course-poursuite vue et
revue, même à l’époque. Pourtant, le personnage de Iures et cette vision du
traumatisme Yougoslave introduisent une dimension inhabituelle dans le genre,
tout comme l’utilisation du décor Est-Européen. Drôle de film donc, finalement
un peu creux, et qui aurait pu être largement meilleur. Le tout premier film
distribué par Dreamworks. Leder signera ensuite l’abominable « Deep
Impact ».




Le patriote



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


The patriot Touchstone 1998 Dean Semler, avec Steven Seagal, L.Q. Jones, Gailard Sartain, Camilla Belle…



.
Le professeur Wesley McLaren s’est reconverti en médecin de campagne dans une
petite ville du Montana, mais la CIA tente à nouveau de le recruter… Puis une
milice paramilitaire répand une arme biologique dans la ville…

.
Lâché par Warner, Seagal finit là où il aurait dû commencer : en direct
vidéo (de luxe, le film ayant tout de même coûté 25 millions de dollars !)
Il s’agit là surtout de reprendre les thèmes écolos clichéeux et lourdingues
qu’on retrouvait dans “ Terrain Miné ” assaisonné de
réactionnariat : les Indiens sont tous des sages, rien ne vaut les remèdes
traditionnels, le progrès c’est pas beau, vive le décor Western (Au fait, le
perso de Seagal déclare partager les idées du milicien facho !) le tout
énoncé par l’éternel Homme Providentiel apparemment omniscient. Le comble du
ridicule est atteint lorsqu’on soigne le virus à l’aide… De fleurs des
champs ! ! !  Ici,
le prêchi-prêcha prend le devant sur l’action, à tel point que le massacre
final en devient incongru et peu justifié. Le metteur en scène tente d’insuffler
un certain rythme à l’ensemble, mais à l’impossible nul n’est tenu… Télévisé
(sur le câble) sous le titre de « Piège à haut risque » (!)




Le prix du sang



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 0/5


Driven to Kill Universal 2009 Jeff King, avec Steven Seagal, Laura Mennell, Mike Dopud, Dan Payne…



.
Ruslan Drachev est un ex-mafieux Russe reconverti dans l’écriture de polars.
Lorsque sa fille est sur le point de se marier au fils d’un autre mafieux
Russe, il se rend à New York pour assister au mariage. Mais le soir avant la
cérémonie, un commando tue son épouse divorcée et envoie sa fille à l’hôpital…
Ruslan reprend les armes pour chercher les coupables…

.
Seagal tentant un accent Russe ! C’est bien la seule originalité de ce
scénario de vengeance le plus banal qui soit. L’enquête en marabout d’ficelle
n’est qu’un prétexte à mettre un maximum de fusillades et de bastons tournées
serré pour qu’on ne voit pas les doubleurs de Seagal, toujours aussi joufflu,
et la façon dont on arrive du point A au point B est parfois confuse. La
réalisation est strictement niveau téléfilm (au moins, on nous épargne cette
horrible photo brunâtre enlaidissant les derniers Seagal) avec quelques petites
idées donnant à penser que le réalisateur s’est réveillé sur certaines scènes.
Ce n’est pas assez inepte pour être vraiment drôle, et il n’y a là vraiment
rien qu’on n’ait vu mille fois, en mieux.




Le projet Mosaïc



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


The Mosaic Project/Infernal Soldiers Pathé 1994 John Sjogren, avec Jon Tabler, Ben Marley, Julie Strain, Colleen Coffey, Joe Estevez, Robert Z'dar…



. Les
ados Jeff et Ken tombent accidentellement sur une cassette qui, en fait,
contient des microprocesseurs dérobés à un caïd du crime, Keller. Ils appellent
le numéro sur la cassette et se retrouvent pris pour deux agents ! On leur
implante la puce qui leur permet de parler plusieurs langues, maîtriser les
arts martiaux, etc… Envoyés en Suisse, ils sont catapultés dans leur première
mission : démanteler un trafc d'armes…

.
Un direct-vidéo qui évoque fortement un pilote de série TV ! Si on passe
l'absurdité du point de départ — que l'organisation ne reconnaisse pas ses
propres espions et qu'on puisse devenir artiste martial sans préparation
physique — ce n'est pas le pire du genre, notamment grâce à une bonne dose de
second degré. Par contre, les quelques combats sont mal règlés et la fin peu
convaincante. pour public peu exigeant, féru de "Hollywood Nights"…




Le proviseur



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


The Principal GCR, Gaumont Columbia Tristar 1987 Christopher Cain, avec James Belushi, Louis Gossett Jr, Rae Dawn Chong, Esai Morales…



.
Rick Latimer est un enseignant peu orthodoxe qui a du mal à se remettre de son
divorce. Il est nommé au collège de Brandel : un trou à rats situé dans un
quartier mal famé et mis sous coupe réglée par les gangs. Le trafiquant et chef
de gang Victor Duncan est le véritable maître de l’établissement dont il est
l’élève ! Entre les deux, l’affrontement sera d’abord psychologique, Rick
recevant l’appui de certains élèves opprimés par le gang. Mais Duncan ne
l’entend pas de cette oreille…

.
Une idée de base assez intéréssante (quoique pompée sur « Class
1984 » et avant la série des « Proviseurs ») donne lieu à un
film assez moyen. James Belushi, pris encore une fois à contre-emploi dans son
premier rôle non comique (Et on a ENCORE une de ces bagarres de bistrot de
cinéma pour assurer sa crédibilité…), n’est que moyennement convaincant et le
parti-pris de réduire la violence à son minimum n’est pas soutenu par le
scénario : le proviseur se sort des situations difficiles d’une façon par trop
artificielle. Et comme toujours, ce qui sépare les « bons » des
« mauvais » semble être la couleur de la peau… Malgré l’excellente
interprétation de Lou Gossett Jr. et une bonne mise en scène de Christopher
Cain, on reste quelque peu sur sa faim.




Le réveil du volcan



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Volcano : fire on the mountain Sidonis 1997 Graeme Campbell, avec Dan Cortese, Cynthia Gibb, Brian Kerwin…



Le scientifique Peter Slater tente de convaincre son supérieur et les résidents
de la petite ville d’Angels Falls qu’un volcan est sur le point d’entrer en
éruption…

Un téléfilm qui réussit à être mieux que le navet véhicule de Tommy Lee Jones
et ses 90 millions de dollars de budget ! Certes, les situations et les
personnages restent du niveau télévisuel, mais l'ensemble fonctionne et se suit
d'un œil distrait. Pas de génie, mais pas de prétention ni d'arnaque. Les
amateurs de films-catastrophe peuvent y jeter un œil. Télévisé sous le titre « Le
réveil du volcan ».




Le Roi Arthur



Etats-Unis d'Amérique   Irlande   Royaume-Uni  
Note : 3/5


126mn King Arthur Buena Vista 2004 Antoine Fuqua, avec Clive Owen, Keira Knightley, Stellan Skarsgard, Ioan Gruffoid, Ray Winston, Til Schweiger…



.
Au cinquième siècle, la Bretagne est coupée en deux par le Mur d’Hadrien. Au
Sud, le peuple Guère commandé par Merlin tente de regagner sa terre conquise.
Mais Rome, assiègée, décide de se retirer de Bretagne, quitte à la livrer à
l’invasion Saxonne. Arthur et ses hommes, des Sarmates, au dernier jour de leur
service militaire au nom de Rome, sont envoyés sauver le filleul du Pape — une
mission des plus dangereuses ! Mais ce Marius n’est qu’un vulgaire tyran.
Face à l’invasion Saxonne, Arthur choisit de se mettre du côté du peuple
opprimé par les Romains. Jusqu’à ce que Merlin lui propose une alliance contre
les Saxons : les Guèdes ont besoin d’un leader dans la bataille à venir,
qui scellera l’avenir de l’Angleterre…

.
Un film peu engageant, massacré par les critiques, boudé par le public… Mais
qui mérite bien mieux. Certes, l’affiche opportuniste donnait à penser à un
erstaz du « Seigneur des Anneaux », et la réalisation exploite à fond
les plans Jacksoniens (tout comme la musique d’ailleurs) ; certes, le
mélange Bruckenheimer/Fuqua faisait peur d’avance ; certes, la vérité
historique est plus que malmenée et les anachronismes abondent. Mais pour tout
ce qu’il doit à Peter Jackson, ce film fonctionne, employant le même réalisme
cradingue, grâce à un scénario digne de ce nom et une interprétation hors pair
(Avec un Ray Winston éblouissant). Oserais-je, la scène du combat sur la glace
vaut presque certaines scènes de la déjà légendaire trilogie Jacksonienne.
Donc, pour qui arrive à transcender cette influence directe, un spectacle de
qualité, même s’il ne fera pas oublier « Excalibur » ! Il existe
un « director’s cut » de 142mn, plus violent mais également plus
fouillé question récit.




Le royaume



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 1/5


The Kingdom Universal 2007 Peter Berg, avec Jamie Foxx, Chris Cooper, Jennifer Garner, Jason Bateman, Ashraf Barhom…



.
Suite à un assaut terroriste à Ryad, en Arabie Saoudite, une équipe du FBI
menée par Ronald Fleury est chargée de mener l’enquête. Mais des mesures de
sécurité draconiennes les empêchent de progresser. Mais grâce aux efforts du
sergent local Al Hazi, ils identifient le coupable, un terroriste Saoudien…

.
Au prologue, on se doute que le scénario tentait de dire quelque chose de profond…
pour l’oublier aussitôt vite afin de donner ce qui n’est qu’un épisode de
« Les experts » en Arabie Saoudite et, surtout, un gâchis de bons
acteurs ! En effet, les personnages n’ont aucune épaisseur — le fait de
montrer que Fleury est un gentil pôpa est censé suffire — qui se comportent
comme des clichés d’Américains à l’étranger, prompts à l’insulte, refusant de
reconnaître les spécificités locales et rétif à tout contact avec les vilains
Etrangers. Bien sûr, comme toujours, ils finissent par sympathiser avec leur
contact (Ashraf Barhom, remarquable et curieusement, le seul personnage
vraiment développé)… Puisqu’il connaît des séries US alors qu’ils ne
s’intéressent nullement à ce qui se passe autour d’eux ! Variante moderne
du « oui, Bwana » dans notre époque ethnocentriste… On a l’impression
que l’ensemble fut bâti autour de sa scène d’ouverture et de fin, toutes deux
réellement impressionnantes, si pour la finale, on accepte le style
« guérilla urbaine » qui pourra évoquer certains jeux vidéo, avec du
remplissage entre les deux sans éviter les clichés (on se doute du sort qui
attend Al Hazi, à moins de n’avoir jamais vu un film d’action…). Seule la
conclusion particulièrement amère pose le constat : la violence répond à
la violence en une chaîne sans fin, gommant les notions de « bien »
et de « mal » en la même folie meurtrière. On eut aimé que le film
traite davantage ce thème au lieu de titiller les bas instincts xénophobes.




Le Saint



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


116mn The Saint Paramount 1997 Phillip Noyce, avec Val Kilmer, Elisabet Shue, Rad Serbedzija…



.
Un orphelin s’échappe d’une institution catholique… Plus tard, il devient Simon
Templar, un aventurier mercenaire aux multiples déguisements. Un leader
réactionnaire Soviétique lui demande de voler une formule de fusion à froid
développée par la scientifique Emma Russell. Mais celle-ci touche le cœur de
Simon… et lorsque la formule s’avère invalide, tous deux se retrouvent en
cavale dans un Moscou mourant de froid…

. Comme
pour « Mission Impossible », on peut questionner la filiation avec un
héros préexistant, celui de Leslie Charteris. L’ensemble est un film d’aventure
romantique vaguement rétro, voire Hitchcockien qui commence plutôt bien, avec
les transformations à vue de Kilmer, puis tombe vite dans le cliché et les
invraisemblances. Seule la mise en scène pêchue de Noyce et les superbes décors
Moscovites retiennent l’attention, mais les multiples fins sont redondantes,
réduisant l’ensemble au niveau de pilote de luxe pour série TV, regardable et
oubliable. Comme l’aventure prend le pas sur la violence, ce peut faire un
spectacle familial convenable… Qui n’a pas remporté le succès escompté. Ecrite
par Jonathan Hensleigh, futur réalisateur du « Punisher » avec
Thiomas Jane. Le personnage fut également interprété par Roger Moore dans une
série télévisée des années 60.




Le sanctuaire



Royaume-Uni   Etats-Unis d'Amérique   Irlande  
Note : 1/5


The Hallow FranceTVtélévision 2015 Corin Hardy, avec Joseph Mawle, Bojana Novakovic, Michael McElhatton…



Adam, Clare Hichens et leur bébé Finn s’installent
en Irlande, où Adam doit préparer la découpe de la forêt locale. Sauf que
celle-ci est hantée par des créatures du folklore irlandais qui n’apprécient
guère qu’on empiète sur leur territoire. Et ils ont l’habitude de voler les enfants…



Pour son premier long métrage, Hardy réalisateur n’a
pas démérité : beaux cadrages, belles visions de la nature irlandaise sans
tomber dans la carte postale, photographie somptueuse… Reste, comme toujoiurs,
l’histoire, au point de départ banal à pleurer qui semble sorti de « le
scénario fantastique pour les nuls ». Un bébé et un Brave Toutou™ pour les
enjeux, le Voisin Inquiétant™, le policier venant délivrer un poil d’exposition
avant de disparaître… On a d’ailleurs l’impression que des pans du métrage sont
restés sur la table de montage : quasiment aucune interaction avec des
voisins forcément arrièrés, le travail d’Adam est à peine évoqué… On n’oublie
pas les invraisemblances habituelles : les créatures attaquent la maison,
mais disparaissent dès que les personnages sortent pour s’enfoncer dans la
forêt… Seule l’idée de possession est un rien neuve. Ce n’est pas nul, les
monstres sont plutôt originaux, mais cette impression de déjà vu (« Les
chiens de paille », « La nurse », « Evil Dead »
passent par là) fait qu’on ne se passionne guère pour ce qui se passe à
l’écran. A réserver pour la fin de soirée, lorsqu’on est plus très regardant…




Le sang des templiers



Royaume-Uni   Allemagne   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


121mn Ironclad Metropolitan 2011 Jonathan English, avec James Purefoy, Brian Cox, Paul Giamatti, Kate Mara, Derek Jacobi, Jason Flemyng, Charles Dance…



1215. Les barons anglais ont réussi à imposer la magna carta au roi Jean, mais
quelques mois plus tard, celui-ci les trahit en assemblant une armée mercenaire
sur les côtes. Un groupe de rebelles à la tyrannie royale se barricade dans le
château de Rochester, passage obligé de l’armée…

On ne peut reprocher à ce film de manquer d’ambition : probablement sur
les talons du « Robin des bois » de Scott (mais avacec une centaine
de millions de moins en budget), il offre un véritable souffle épique, une
reconstitution d’un Moyen-âge loin des visions aseptisées, assez de
testostérone pour satisfaire les fans de « 300 » et des dialogues
travaillés parfois réminescents de Shakespeare. Et pourtant, on ne fait pas
plus simple que cette histoire de constitution d’une équipe souvent
réminescente des « 7 samouraïs » et leurs avatars ; et comme il
faut remplir 121mn, on y ajoute quelques ramifications inutiles comme un aspect
romantique un rien surajouté. Mais ce qui distingue également ce film, c’est sa
complaisance dans la violence : membres tranchés, jets de sang
(numériques, toujours aussi moches), crânes écrasés, rien ne nous est épargné,
si bien que, à l’instar de « Gladiator », malgré les valeurs
héroïques développées, on n’a aucune envie de vivre en ce monde ! Le
réalisme est imposé lors de ces combats où on a vraiment l’impression de voir
des combattants s’affronter jusqu’à la mort et non des acteurs syndiqués se
taper dessus sans déranger leur coupe de cheveux — ce qui est malheureusement
gâché par cette caméra-Parkinson qui gâche les meilleurs spectacles…
L’interprétation à elle seule justifie une vision, chaque acteur (et quels
acteurs il est vrai…) faisant oublier qu’il interprète un personnage, d’un
Jason Flemyng habité, un Brian Cox en Gimli paillard et Giamatti offrant une
variation toute shakespearienne du détesté roi Jean évoquant Richard III. Comme
la vérité historique est pour le moins malmenée, l’ensemble pourrait satisfaire
aussi bien les amateurs d’heroic-fantasy… A boire et à manger donc, mais mieux
vaut voir le film tel qu’il est : un actioner ultra-bourrin gavé de
testostérone et d’hémoglobine cachant son côté opportuniste derrière une
sincérité, une bonne volonté évidente. Il faut croire que cela a marché,
puisqu’une suite est prévue…




Le sang du diamant



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


The Cutter Metropolitan 2005 Bill Tannen, avec Chuck Norris, Joanna Pacula, Daniel Bernhard, Bernie Koppel…



.
Un homme de main s’empare de deux diamants d’une valeur inestimables découverts
par des archéologues, qu’il massacre tous. Il fait appel à Isaac Teller, un
tailleur de pierres rescapé des camps, pour l’enlever et  lui confier les diamants… Quitte à menacer
la vie de sa fille Elizabeth, elle-même tailleuse. Celle-ci fait appel au privé
de choc John Shepherd pour retrouver Isaac…

.
Un projet qui mit dix ans à se faire ( !) et connut de nombreuses
réécritures au gré des stars et des producteurs… Pour finir chez Nu Image,
grand fournisseur de téléfilms. Le tout donne un testostérone-opéra construit
façon années 80, genre « Sale temps pour un flic » avec son lot de
chair à canon (le méchant en chef Daniel Bernhard est lui-même rescapé de la
vague post-« Kickboxer » !) et une intrigue très linéaire.
Quelques développement sur les coupes de diamant sont intéressantes, mais on
n’est pas là pour s’instruire… Pour ses 65 ans, Norris est plutôt en forme et,
si son (ahem) jeu d’acteur ne s’est guère affiné, il ne tombe pas dans la
déchéance façon Seagal. Dommage que la mise en scène très plate, entrecoupés de
flashes façon série TV, fasse regretter Andrew Davis. Et puis on imagine cette
histoire de privé dur à cuire amassant les cadavres dans un décor rétro (les
relations avec la police font très « Mickey Spillane »…) Mais la
publicité emphatique a ciblé les fans du Texas Ranger, et ils ne devraient pas
être trop déçus.




Le scorpion rouge



Etats-Unis d'Amérique   Afrique du Sud   Namibie  
Note : 3/5


Red Scorpion Delta/Baruck films 1989 Joseph Zito, avec Dolph Lundgren, Emmet Walsh, Brion James, Carmen Argenziano…



.
Un Spetznaz soviétique, Nikolaï Rachenko, est envoyé tuer le leader
anti-communiste d’un petit pays africain. Il s’infiltre chez les rebelles, mais
est démasqué. Renvoyé aux siens, il est abandonné dans le désert, où les
bushmen le sauvent. C’est aux côtés des africains spoliés et avec l’aide d’un
journaliste américain qu’il va attaquer la base des soviétiques…

.
Une série B d’aventure des plus honorables malgré sa production troublée. Le
message, bien que lourdement antisoviétique, est plutôt pacifiste, montrant un
aspect peu souvent illustré de la colonisation de l’Afrique par les joyeux
duettistes USA/ URSS ; seul Emmet Walsh joue le “bon” américain journaliste de
service. Cela dit, ce « Scorpion rouge » est loin d’une thèse et
offre ce qu’il faut d’action, d’explosions, de fusillades et de bagarres pour
tenir la route avec, en prime, un poil d’ambition dans le scénario (qui rappelle
curieusement « Avatar »… mais aussi « L’homme de guerre »,
également avec Lundgren !). Zito exploite au mieux les paysages africains
sans tomber dans le style Club Med, et Lundgren, malgré un registre
d’expressions limité, est tout à fait convenable. A noter que les bushmen sont
bel et bien des locaux et non des acteurs professionnels.Un bon petit film,
dans son genre limité, qui fit un carton notable en Angleterre et en DVD —
assez pour justifier une suite malheureuse… 




Le scorpion rouge 2



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 0/5


Red Scorpion 2 Film office /Fil à film 1993 Michael Kennedy, avec Matt McColm, John Savage, Jennifer Rubin, Michael Ironside…



.
Le politicien Kendrick dirige un réseau néo-nazi ; ses nervis provoquent un
carnage dans un night-club, puis il vole la “lance du destin” qui perça le
flanc de Jésus. Son organisation se lance dans une série d’attentats. Un
commando d’élite est formé pour le contrer…

.
Cette ”suite” n’a rigoureusement rien à voir avec l’original : c’est un tout
petit film qui sent le “direct vidéo” (par le metteur en scène du mauvais
« Talons of the eagle »), violent et mal fichu (micros dans le champ,
faux raccords…) Même pour le plaisir de voir casser du facho, c’est mince. La
v.f. foireuse achève le tableau.




Le secret de la pyramide



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Young Sherlock Holmes Paramount 1985 Barry Levinson, avec Nicholas Roxe, Alex Cox, Sophie Ward, Anthony Higgins, Roger Ashton-Griffiths…



Londres, 1870. Un assassin utilise une sarbacane pour empoisonner des notables
succombant à de terribles hallucinations. Dans un collège de Londres, un
nouveau venu nommé John Watson partage sa chambre avec un certain Sherlock
Holmes. Mais les morts mystérieuses se rapprochent de l’école, et Holmes décide
de s’en mêler, au grand dam de l’inspecteur Lestrade…

Holmes est, comme James Bond ou Arsène Lupin, un nom qui évoque presque une
époque en lui-même ; mais décidément, dans les années 80, les héros, du
temps passé n’avaient pas la cote, étiquetés comme « poussiérieux »
pour un public rêvant torses huilés et mitrailleuses ou archéologue
virevoltant… D’où l’échec commercial de ce film, pourtant partie de la série
qui nous donnera, entre autres, « Les Goonies ». Le film porte une
double empreinte, celle de Spielberg (un clin d’œil à « E.T. », un
côté Indiana Jones au final) et de Chris Colombus, toujours là pour ajouter une
dose d’émerveillement — et il est clair qu’il se souviendra de cette aventure
lorsqu’il imaginera l’école des sorciers d’un certain Harry Potter… British en
diable, interprétation tout à fait correcte en sus, l’ensemble se distingue des
récits « canons » et a l’honnêteté de le prévenir dans le carton
prégénérique, mais reste d’une fidélité absolue à l’esprit, expliquant au
passage quelques traits holmésiens, jusqu’à une des premières scènes
postgénériques de l’histoire (restez jusqu’au bout !). L’intrigue à base
de meurtres alambiqués et de société secrète est classique, mais il est dommage
que les effets spéciaux (dont LE tout premier CGI du cinéma) fassent un peu
gratuits et, bien sûr, datés. Il reste quelques trous dans l’histoire, le
coupable est facile à démasquer, le finale est un brin emphatique, mais
l’ensemble reste tout aussi distrayant que les gros fromages de Guy Ritchie. Il
est dommage que la volonté évidente d’en faire une franchise ait été tuée dans
l’œuf… Une ressortie aussi opportuniste que bienvenue en 2010 remit ce film sur
le radar en prélude au DVD. On ne le regrettera pas…




Le secret du rapport Quiller



Royaume-Uni   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


The Quiller memorandum PVB 1966 Michael Anderson, avec George Segal, Alec Guiness, George Sandfers, Senta Berger, Max Von Sydow…



Après l’assassinat d’un agent secret, Quiller est envoyé à Berlin, où un réseau
néo-nazi est à l’origine de l’assassinat. Mais si le MI6 veut savoir où se
trouve leur repaire, les tueurs en ont autant à leur service…

Lorsque Harold Pinter scénariste se lance dans l’espionnage à papa d’après le
premier roman d’Adam Hall, qui a toujours cherché un peu plus loin que les
clones de Ian Fleming, le résultat ne ressemblera guère à un James Bond… Et en
effet, à travers les tropes du genre qui commençait à trouver sa définition,
c’est tout un carrousel de personnages empesés dans leurs rôles respectifs qu’on
nous présente, limités à tourner en rond comme ce message codé ridicule
revenant en laït-motiv  ou le thème
musical d’un John Barry évitant la facilité. On est loin dans super-agents sûrs
de leur fait, plus proche du traitement ultérieur d’un John Le Carré : au
fond, chacun des bords n’a d’autre but que de détruire l’autre, vivant ainsi en
circuit fermé (comme beaucoup des films du genre « sérieux » où les
espions semblent n’avoir d’autre but que de se piéger entre eux, ce qui rend
leur fonction superfétatoire !) Mais cet exercice intellectuel finit par
sonner un peu creux, l’action avançant surtout par dialogues et le côté
répétitif de ces échanges générant un certain ennui jusqu’à une belle scène de
suspense final stylisée et un coda doux-amer. L’exotisme est également absent,
la ville de Berlin n’étant qu’un décor. Résultat, cette variation sur le genre
finit par tomber dans les travers du genre dans ce qu’il a de plus classique.
L’époque, transitoire alors que l’espionnage gagnait peu à peu sur le film de
guerre, ne s’y prêtait peut-être pas ?




Le Sicilien



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


146mn The Sicilian StudioCanal 1987 Michael Cimino, avec Christophe Lambert, Terence Stamp, Joss Ackland, Johhn Turturro, Barbara Sukowa…



.
Salvatore Giuliano tue un carabinier en tentant de voler du grain pour donner
aux pauvres. Blessé, il guérit pour devenir un Robin des Bois Sicilien…

.
Un film qui fut un échec sanglant, à la réputation calamiteuse… Assez
justifiée ! Cette adaptation d’un roman de Puzo (En fait relié au
« Parrain » par la présence d’un jeune Corléone dans un passage
expurgé du film) n’est qu’une série de scènes assemblées de bric et de broc,
avec de longs discours entre des personnages dont on daigne à peine nous donner
l’identité. Aucune tension dramatique, aucun flux narratif, plus bien sûr
d’importants coups de canif à la réalité historique. Avec une brève apparition
de Michael Wincott en caporal.




Le solitaire



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


The White Raven Pathé 1998 Andrew Stevens, avec Ron Silver, Joanna Pacula, Roy Scheider…



Le journaliste Tully Winsor s'est retiré du monde après avoir remporté le
Pulitzer. Mais un ex-nazi détenu à Prague veut absolument le rencontrer lui.
Une riche dame du nom de Rotschild (!) l'enjoint à s'y rendre : il apprendra
peut-être l'endroit où se trouve le Solitaire, un diamant qui appartenait à sa
famille. Mais un flic polonais coriace est sur la piste du dimant…

Un téléfilm pour le câble qui s'avère bien décevant. Une scène résume
l'ensemble, celle ou Silver — peu crédible en homme d'action — échappe à ses
poursuivants en se cachant derrière un mur… Alors qu'ils sont à un mètre de lui
! Personnages et situations sont cousus de fil blanc et l'intrigue est menée au
fil de la plume. Bref, c'est n'importe quoi même pas drôle. On espère que le
roman de Michael Blodgett ("Captain Blood"), qu'il a lui-même adapté
(s'auto-trahir, le comble !), est meilleur. A fuir !




Le Talisman



Hong-Kong   Chine   Taiwan   Japon  
Note : 1/5


The Touch/Tian man chan qi Pathé 2002 Peter Pau, avec Michelle Yeoh, Ben Chaplin, Richard Roxburg…



Eric dérobe un talisman pour le compte du riche et sans scrupules Kurt… Mais on
lui revole aussitôt ! Il se réfugie chez son ex, Yin ; or le talisman mène au
Shakira, un lieu sacré où repose d'importantes reliques… Dont la famille de
Yin, acrobates de père en fils, sont les gardiens. Lorsque Karl s'empare à
nouveau du talisman, c'est le début d'une longue poursuite…

Une tentative évidente (et avouée) de faire un film Hong Kongais en visant
l'exportation… Ce qui est toujours un mauvais plan : "Tigre et
dragon" a fonctionné justement grâce à son identité. Résultat, le scénario
est dérivatif en diable (Avec "Tomb Raider 2" et "Le gardien du
manuscrit sacré", trois films sur le même thème sortirent en 2 semaines…) et
il faut accepter de voire jusqu'au moine Bouddhiste de service parler anglais…
Cela dit, l'ensemble se laisse voir grâce à Yeoh et un certain rythme, plus des
touches d'humour bien venues. Ce qui ne fait pas oublier certaines performances
d'acteur au-dessous de tout (dont Chaplin), un scénario hésitant (L'enjeu de
l'histoire est vite oublié) et un final en CGI très jeu vidéo. Décidément, à
courtiser l'occident, le cinéma de Hong Kong n'en finit pas de perdre son âme…
Pour public peu exigeant.




Le territoire des loups



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


117mn The grey Metropolitan 2011 Joe Carnahan, avec Liam Neeson, Frank Grillo, Delmot Mulroney, Joe Anderson, Nonso Anozie…



Lorsque leur avion s’écrase en plein Alaska, les survivants, de simples
ouvriers, vont devoir survivre avec l’aide de John Ottway, un sniper dépressif
depuis la mort de sa femme. Mais ils sont en plein territoire des loups…

Un film qui a pour le moins partagé les spectateurs et critiques, en partie à
cause d’une bande annonce donnant à croire à un film d’action non-stop. Or
cette histoire d’homme contre la nature, tirée d’un court roman, lorgne plutôt
du côté de Hemingway. Si on prend le film comme une allégorie philosophique, le
fait que le comportement des loups, présence omniprésente évoquant plutôt les
tueurs d’ « Assaut », n’ait rien de réaliste (tout comme pas mal
de détails pratiques) n’a guère d’importance. Une allégorie plutôt déprimante
d’ailleurs, voyant en l’homme un être seul soumis à des forces qui le
dépassent, où la lutte en elle-même est une fin en soi plus importante que le
résultat de cette lutte. L’interprétation rajoute à ce thème : les
personnages sonnent juste, et du coup, la mort des protagonistes n’est pas
qu’une convention et atteint un certain impact émotionnel. Il est juste dommage
que pas mal de clichés du survival, y compris la bagarre inopportune entre mâles
alpha, adjoint aux invrausemblance, gâche un peu le résultat jusqu’à une
conclusion qui, une fois de plus, a partagé. L’idéal est encore de se faire sa
propre idée…




Le trafiquant d’armes



Canada   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


The Gunrunner Prism Leisure 1989 Nardo Castillo, avec Kevin Costner, Sara Botsford, Paul Soles…



1926. Ted Beaubien rentre de Chine dans sa
Montréal natale avec pour but d’établir un trafic d’armes permettant
l’émergence de la révolution rouge. Or son frère préfère le plus lucratif
trafic d’alcool vers les USA en pleine prohibition. Sa rencontre avec Maud
Ryan, une directrice de night-club, rapprochera Ted des armes, mais
l’entraînera dans un jeu dangereux…



Tourné en 1983, ce film fut diffusé à la sauvette
pour profiter du succès de Costner (écorné l’année suivante par le calamiteux
« Revenge ») Difficile d’en juger avec une duplication tirée d’une
VHS bien fatiguée, sautes d’image comprise, mais l’histoire elle-même est à la
fois ambitieuse dans sa recréation d’une époque et cahotique, avec des
transitions peu claires d’une scène à l’autre. Et comme les motivations du
personnage changent au tout au tout après une révélation surgie de nulle part
vers la fin, on se perd sur cette nébuleuse vengeance. Bref, le tout mérite
amplement sa réputation calamiteuse…




Le train de la mort



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni   Croatie  
Note : 1/5


Alistair MacLean’s Death Train TF1 1992 David S. Jackson, avec Pierce Brosnan, Alexandra Paul,Ted Levine, Christopher Lee…



Un groupe de terroristes détourne un train et prend en otage l’équipage. Or le
train contient une bombe ! Un commando est envoyé par la cellule antiterroriste
des USA…

Un thriller qui préfigure les « piège à grande vitesse »… mais n’est
guère meilleur. L’ensemble commence correctement, mais s’enlise vite dans des
situations répétitives. Pierce Brosnan semble se préparer à incarner James
Bond. Titre TV (Entre autres) : “ Commando Express ”.




Le transporteur



Etats-Unis d'Amérique   France  
Note : 3/5


The Transporter Europacorp 2002 Louis Leterrier, avec Jason Statham, Shu Qi, François Berléand, Rick Young…



Franck, ex-soldat retiré sur la Côte d'Azur, est un chauffeur et convoyeur qui
survit par une série de règles inflexibles. Pourtant, il brise la première en
ouvrant le "colis" qu’il doit livrer, une jeune Chinoise. Puis son
employeur brise à son tour les règles en tentant de le tuer ! C'est l'heure de
la revanche et de briser un trafic de réfugiés…

Les productions Besson ne brillent pas par leur originalité : là, il s'agit
d'une variante sur le thème de "Léon" avec des courses-poursuites et
des scènes d'art martiaux, bref, tout ce qu'il faut pour caresser le public
dans le sens du poil. Un procédé simpliste, utilisé pour "Le baiser mortel
du dragon",  mais qui peut
fonctionner s'il est bien utilisé… Comme c'est le cas, contrairement à
l'immonde "Team Riders". Le charismatique Jason Statham est un héros
plus que convaincant dans un rôle à la Van Damme et François Berléand toujours
agréable. Les scènes d'action spectaculaires fonctionnent bien et la mise en
scène, quoique offrant toujours cette image un peu trop lèchée, ne manque pas
de tonus. En fait, Corey Yuen en seconde équipe oblige, on pense souvent à un
film de Hong Kong : Donnie Yen ou Jet Li y auraient été à leur place. Le film
n'a pas rencontré un énorme succès : peut-être parce que le public était
échaudé par les nullités précitées ? Mais vu son budget réduit (21 millions de
dollars), il a rapporté assez pour justifier ses suites. Fortement conseillé
aux fans du genre…




Le transporteur 2



Etats-Unis d'Amérique   France  
Note : 3/5


The Transporter 2 EuropaCorp 2005 Louis Leterrier, avec Jason Statham, Alessandro Gassman, Kate Nauta, Amber Valetta, Matthew Modine…



Frank Martin a raccroché et sert aujourd’hui de chauffeur à la famille
Billings, dont le père est un politicien influent de Miami. Mais lorsque leur
fils est kidnappé, Frank se retrouve entre le marteau et l’enclume…

C’est reparti à cent à l’heure dans le spectacle pour le spectacle… Là, on ne
recherche même plus la crédibilité, les cascades sont de plus en plus
impossibles, comme si l’on voulait battre Michael Bay sur son propre terrain
(Mais avec un cinquième du budget : 32 millions de dollars !) et le
scénario se contente d’une immense course-poursuite. Sauf que Leterrier ne cède
pas à la facilité du montage hystérique ou au clin d’œil Bondien et, à 1h20 de
métrage, on n’a guère le temps de respirer… Indestructible, inébranlable,
Statham traverse le tout sans sourciller avec toujours assez de charisme pour faire
passer les excès. On regrettera des filtres polarisants trop systématiques, des
clichés parfois un peu gros (La traditionnelle tueuse sexy et glaciale),
quelques scories d’interprétation et de CGI, mais pas de doutes, on en a pour
son argent. La fin laisse présager un 3, inévitable vu le carton que fit le
film aux USA. . Apparemment, il n’existe pas de « version censurée »
comme le laisse croire la jaquette…




Le transporteur 3



France   Royaume-Uni   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


The Transporter 3 Europacorp 2008 Olivier Megaton, avec Jason Statham, Natalya Rudakova, François Berléand, Robert Knepper, Jeroen Krabbe…



Un ami de Frank Martin est tué en échouant à remplir sa mission, transpoter un
« colis » jusqu’à Bucarest. Frank est obligé de jouer le transporteur
une fois de plus et se trouve affublé de Valentina, la fille d’un gros ponte
Ukrainien. Il s’aperçoit vite qu’elle est elle-même le colis, objet de chantage
d’une organisation de pollueurs…

Là, on commence à fatiguer… surtout parce que la série commence à vouloir
prendre une direction plus ambitieuse au lieu d’assumer fièrement son aspect
bédé, comme le faisait Leterrier. Et on se retrouve avec des scènes grotesques
visant à « humaniser » le personnage avec un aspect romantique
particulièrement raté : l’interprétation tant décriée de la débutante
Natalya Rudakova n’est pas seule à blâmer, son personnage devient vite
désagréable, à tel point qu’on se demande comment qui que ce soit (a fortiori
le spectateur) peut s’y intéresser. Et, à 104 minutes, 15 de plus que les
Leterrier, l’ensemble est bien trop long ! Du coup, les invraisemblances
de l’histoire n’en ressortent que davantage (une bonne partie du scénario
serait passé à la trappe si le personnage de Valentina n’attendait pas des
heures pour dire ce qu’elle sait) et on s’ennuie ferme entre deux cascades…
bien rares ! De plus, si Megaton évite les caméras tournoyantes
migrainogènes à la mode actuellement, les scènes sont coupées trop rapidement,
comme s’il s’agissait de saboter le travail des cascadeurs… Tout n’est pas
mauvais, les « méchants » sont dûment odieux et le final spectaculaire
à souhait, mais justement, c’est en prenant trop le temps de respirer que
l’ensemble brûle ses cartouches. Comme quoi, même faire des
« blockbuster » décérébrés nécessite un certain talent…




Le trésor de la déesse lune



Etats-Unis d'Amérique   Mexique  
Note : 1/5


Treasure of the moon goddess Lange Vidéo 1987 Joseph Louis Agraz (José Luis Garcia Agraz), avec Asher Brauner, Linnea Quigley, Don Calfa…



A San Pedro, une jeune chanteuse et son manager véreux, Harold, arrivent pour
remplir un contrat… Or Lu ressemble à la représentation de la Déesse Lune qui,
pour les Indiens, détient un fabuleux trésor. Elle est donc kidnappée et menée
à la tribu en question… Aidé d’un aventurier, Harold tente de la retrouver…

Une série B d’aventures à l’ancienne fortement teinté d’humour un peu débile, à
la Fred Olen Ray, d’ailleurs entièrement racontée en flash-back. Le scénario
est assez prévisible, mais maintient une bonne humeur constante,
malheureusement gâché par une mise en scène mollassone. La fin évoque une
suite, à la façon des “ Aventuriers du diamant Vert ” qui venait de casser
la baraque, mais qui ne s’est jamais matérialisée. Pour public peu regardant.
Cassette abondamment soldée. Pas de DVD…




Le trésor de San Lucas



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Down Twisted Warner Home Vidéo 1986 Albert Pyun, avec Carey Lowell, Charles Rocket, Trudi Dochtermann, Courteney Cox, Nicolas Guest…



Un milliardaire envoie une équipe de six mercenaire à San Lucas, en Amérique du
Sud, pour y récupérer une relique sacrée, mais l’affaire échoue… La colocataire
d’une membre de la bande est enlevée par erreur ; puis tous retournent à
San Lucas. Mais d’autres factions s’en mêlent…

.Un film d’aventures à l’ancienne au
scénar complexe, voire trop, puisque tout le monde semble trahir tout le monde,
et à l’action soutenue. Bien sûr, il ne faut pas être regardant sur la
crédibilité… Mais l’intérêt limité du film, sorti en salles, se perd dans une
cassette pan&scannée et mal doublée. Les fans remarqueront l’apparition de
Courteney Cox à ses début. C’est bien le principal intérêt de cette cassette,
pas encore disponible en DVD.




Le trône de feu



Italie   Espagne   Allemagne  
Note : 1/5


Il Trono di Fuoco/ Der Hexentoter von Blackmoor American Vidéo/ESI 1969 Jésus Franco, avec Christopher Lee, Maria Schell, Margaret Lee, Dennis Price, Howard Vernon…



Un inquisiteur, Lord George Jeffreys, fait condamner une jeune femme pour
sorcellerie; mais sa sœur a une liaison avec le fils du juge cruel, aidé d’un
homme de main sadique qui menace les deux amants…
Ce mélodrame historique sur fond de chasse aux
sorcières est assez soft selon les critères du réalisateur. Lee, qui avait
incarné Dracula pour Jesus Franco la même année (dans « Les nuits de
Dracula », la seule adaptation vraiment fidèle au roman de Stoker, on ne
le dira jamais assez) et Fu Manchu précédemment, joue l’inquisiteur avec un
certain panache. Cette petite pelloche est de qualité équivalente aux
nombreuses productions similaires de l’époque, tant américaines qu’européennes,
souvent plus friquées. Mais le genre lui-même a pris un sacré coup de vieux…
Sorti en dévédé sous le nom THE BLOODY JUDGE




Le vol du Phénix



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Flight of the Phœnix Fox 2004 John Moore, avec Dennis Quaid, Giovanni Ribisi, Tyrese Gibson, Miranda Otto, Hugh Laurie…



Un avion piloté par le capitaine Towns s’écrase en plein désert de Gobi. Plutôt
que d’attendre d’improbable secours, ils décident de bâtir un nouvel avion avec
les restes de l’épave…

Le remake inutile, nouvel épisode ! Le public a boudé ce film d’aventures
« à l’ancienne » qui, malgré un budget mesuré selon les critères
actuels (45 millions de dollars), a fait un flop, au point de sortir parfois
directement en vidéo. Il faut dire qu’on se demande quel public exactement est
visé… Les personnages sont inssignifiants, malgré un solide casting, et les
acteurs semblent en roue libre, bien qu’ils fassent de leur mieux pour rendre
leurs personnages vivants. Faute de péripéties, on rajoute des nomades
forcément méchants qui ne font que passer. La réalisation va du meilleur au
pire avec des plans gratuits et prétentieux. Il y a pire, mais voilà un de ces
films dont on se demande pourquoi ils existent…




Légionnaire



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


TF1 Vidéo 1998 Peter McDonald, avec Jean-Claude Van Damme, Ana Sofrenovic, Adewale Akinnouye-Agbaje, Steven Berkoff…



. 1924.
Pour avoir refusé de perdre un match, le boxeur Alain Lefèvre est poursuivi par
la mafia Marseillaise et tue le fils d’un caïd. Pour s’en sortir, il s’engage dans
la légion et échoue au Maroc, face à un chef rebelle. Or ses ennemis retrouvent
sa trace…

.
Après un prologue particulièrement gonflant, mix entre ceux de “ Coups
pour coups ” et “ Le grand tournoi ”, le film prend sa vitesse
de croisière jusqu’à un final assez impressionnant. Si les invraisemblances et
les clichés d’usage sont bien là, on sent un souci de respectabilité dans ce
film volontairement “ à l’ancienne ” : Van Damme s’y castagne
peu et tente une fois de plus d’effectuer une véritable performance d’acteur,
ce qui n’est pas encore convaincant, mais laissons-lui le mérite d’essayer.
C’est surtout la caméra de Peter McDonald qui force l’attention, donnant toute
sa valeur aux paysages superbes, aidée par une magnifique photographie. Après
l’échec commercial du ravageur “ Piège à Hong Kong ”, ce retournement
n’a pas vraiment triomphé en salles…




Les aigles d’acier



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Tactical Assaut MSD 1998 Mark Griffiths, avec Robert Patrick, Rutger Hauer, Isabel Glasser…



Stationné au Kosovo où il mène une unité aérienne, le colonel Lee Banning voit
revenir une vieille connaissance : le colonel « Doc » Holiday,
revenu de six ans comme prisonnier de guerre. Or c’est Banning, alors son
coéquipier, qui l’empêcha d’abattre un avion civil au-dessus de l’Irak… Et
Holiday entend bien prendre sa revanche, quitte à menacer l’épouse de Banning…

Un direct-vidéo qui n’est pas qu’un énième sous-« Top Gun », mais y mêle un
suspense domestique à la « Liaison fatale ». L’ennui, c’est que
l’ensemble est à la fois trop ambitieux et trop bavard : les scènes
d’action utilisant des stock-shots sont répétitives, faute de moyens, et le
suspense est prévisible au possible jusqu’à un finale à rallonge… se terminant
de façon particulièrement abrupte. Inutile de dire qu’on n’y croit pas une
seule seconde, de la, hem, corpulence de Hauer (et des cheveux bien trop longs
pour un soldat !) jusqu’à cette base où personne ne pense à garder les
armes et les chars d’assaut. Bref, on s’ennuie ferme… Curieusement, il y a une
vostf.




Les ailes de l'enfer



Etats-Unis d'Amérique  
Note :


115mn Con-air Touchstone 1997 Simon West, avec Nicolas Cage, John Cusak, John Malkovich, Ving Rhames, Steve Buscemi, Danny Trejo, Dave Chappelle, Colm Meaney, Rachel Ticotin…



Cameron, un Ranger d’élite, tue un homme involontairement dans une rixe : il
est condamné à 8 ans de prison. Le jour de sa libération, il embarque dans lun avion qui assure le transport des détenus dangereux… or celui-ci
est rempli de dangereux tueurs, dont le pire de tous : Cyrus le Virus, un
psychopathe froid et méthodique. Lorsque celui-ci lance un plan d’évasion
machiavélique, Cameron se retrouve entre le marteau et l’enclume… 

Chez nous, ce testostérone-opéra a souffert de la désaffection du public pour
le genre ; dommage, car c’est une (relative) réussite dans le genre série B
gonflée. Trépidant à souhait, le film se base sur un vrai scénar assez bien
ficelé qui prend à bras le corps sa propre absurdité et non une accumulation de
scènes d’action — bien que celles-ci ne manquent pas. De plus, on convoque une
armada des plus belles “gueules” actuelles et d’acteurs de série B, dont les
incroyables Danny Trejo et Ving Rhames, plus un Malkovich impressionnant et un
Buscemi dans un rôle intéréssant de pédophile touché par la rédemption ;
et malgré le nombre de personnages, West maintient le tout parfaitement
lisible, chacun restant dans son personnage du début à la fin. La mise en scène
est un peu emphatique (Bruckenheimer demanda expressément au débutant West de
s’inspirer de son poulain Michael Bay – et il fit mieux en l’occurence) mais
reste dans une bonne moyenne, et le générique de fin démontre que tout ceci
n’est heureusement pas à prendre trop au sérieux ! Bien fichu, bien monté,
bien interprété, débile et fier de l’être, joliment spectaculaire : du bon travail
d’OS pour faire passer un soir de pluie. C’est du gras, du lourd, comme un
kebab de coin de rue, mais des fois, ça fait du bien ! Il existe une
version « étendue » de 123mn.




Les âmes vagabondes



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


125mn The Host Metropolitan 2013 Andrew Niccol, avec Saoirse Ronan, Diane Kruger, Max Irons, William Hurt…



Dans le futur, des extraterrestres parasites ont pris possession des corps des
humains… Melanie Stryder est possédée à son tour, mais son esprit n’est pas
détruit et communique avec son parasite. Elle réussit à convaincre son hôte de
partir à la recherche de ceux qu’elle aime…

Le réalisateur de « Gattaca » chez Meyer ? (En l’occurrence un
petit roman de SF publié au début de la folie « Twilight ») Alléchant
en principe, mais là, c’est Meyer qui a gagné, ou plutôt ce que les producteurs
en ont tiré. On ne croit pas un instant en cette histoire d’E.T. qu’ont
reconnaît à leurs yeux luisants (personne n’a la moindre notion
d’anatomie ?), soucieux de l’environnement mais roulant dans de grosses
bagnoles (peintes en couleur réfléchissante pour des raisons que la raison,
etc…) Le pire, c’est que tout ce qui asseyait le monde du roman est shunté au
prix de scènes sans iincidence sur l’action (celle de l’hôpital) dans des
décors étriqués (le camp des réfugiés semble se contenter de trois couloirs) et
sans l’ombre d’une tension ou d’un suspense. Et bien sûr, vient un triangle
amoureux particulièrement plaqué, plus au final LA grande scène d’action hollywoodienne
détonant complètement sur ce qui l’a précédé. Le pire, c’est que le tout n’a
aucun rythme, aucune tension et s’avère vite d’un ennui redoutable. Au vu du
budget réduit (40 millions de dollars), encore une tentative cynique de faire
cracher l’argent de leur goûter aux ados Twilightisés… Et ça n’a pas marché, un
bouche à oreille désastreux ayant coulé l’entreprise. Il y a parfois une
justice…




Les anges de la mort



Hong-Kong   Corée du Sud  
Note : 2/5


1977 Réal : Pao Hsueh-Li & Hun Choi, avec Yen Nan-Hsi, Shaw Yin-Yin, Dana, Evelyne Kraft… Qiao tan nu jiao wa/Deadly Angels Fil à film



.
Le truand monsieur Su dirige un fructueux trafic de diamants depuis Hong Kong,
convoyé par des jeunes femmes qui cachent les gemmes… dans des soutien-gorges
spécialement conçus ! Les passeuses sont assassinées après usage par un tueur
maniaque du couteau. Les polices asiatiques envoient deux jeunes agentes, une
Japonaise et une Coréenne, bientôt rejointes par une Occidentale et une
Chinoise. Un club mal famé sert de Q.G. au gang…

.
Un film à part de la soupe Shaw Brothers habituelle, cherchant manifestement à surfer sur le succès de "Charlie et ses drôles de dames". Les inspectrices de charme
et de choc sont très charmantes (On retrouve Evelyne Kraft, la Tarzane blonde
du nanareux « Le colosse de Hong Kong ») et affrontent d’innombrables
comparses au prix des péripéties habituelles : combats à mains nues,
explosions, poursuites… L’esthétique et les couleurs restent typiquement
“Shawscope”, tout comme la mise en scène fonctionnelle et les constantes des
productions à la chaîne  chinoises
: sadisme (Une victime est étouffée par la mousse d’un extincteur !), nudités
féminines étrangement pudibondes, méchants ricanants aux innombrables
comparses, plus quelques touches d’humour. Et puis, cette idée des
soutien-gorges truqués… En scope respecté, pas de dévédé pour l’instant, mais la cassette fut abondamment diffusée.




Les aventuriers de l’Arche Perdue



-- Choix d'un pays --  
Note : 5/5


115mn Raiders of the Lost Ark Paramount 1981 Steven Spielberg, avec Harrison Ford, Karen Allen, Paul Freeman, Ronald Lacey, John Rhys-Davies, Denholm Elliott, Alfred Molina…



. 1936. L’armée US embauche l’aventurier et
archéologue Indiana Jones pour enquêter sur les activités Allemandes. Passioné
d’occultisme, Hitler a dépéché des émissaires pour retrouver l’arche d’alliance
et profiter de son pouvoir. Mais Jones sait ou trouver un indice : chez
Marion Ravenwood, fille d’un archéologue, dont le médaillon est la première
pièce du puzzle. C’est le début d’une longue course-poursuite contre l’inquisiteur nazi Todt et Belloq, l’ennemi juré de Jones…

. Que dire de ce classique
qui fut un des dévédés les plus attendus de tous les temps ? Il est vrai
que ce projet, refusé par tous les studios, accepté de justesse par Paramount,
conçu comme une série B et qui finit numéro un du box-office de 1981, a
engendré une descendance incroyable, des films aux jeux vidéos (« Tomb
Raider »…) Pourtant, l’ambition était d’émuler les vieux
« sérials »… En éliminant les temps morts : rien que le premier
quart d’heure serait le point d’orgue de bien des films habituels ! Et
même aujourd’hui, ce film reste un bonheur fonçant comme un TGV à l’humour
omniprésent, offrant un héros pas toujours si reluisant que ça. Bien des
visions, de l’apparence de Ford (Une copie de son chapeau fut mise dans le
commerce) en passant par des scènes d’anthologie à l’image finale ironique,
sont devenus des archétypes de la culture populaire. On peut rappeler que le
rôle de Jones fut proposé à Tom Selleck, et que Jacques Dutronc fur pressenti
pour Bellocq ! Mais de nombreux sites et historiques regorgent de détails
(pas toujours avec une grande précision d’ailleurs…). En tout cas, un film à
voir et revoir. Attention, aujourd’hui comme hier, ce spectacle reste très
violent et, comme tel, est à déconseiller aux tout petits.




Les aventuriers du bout du monde



Etats-Unis d'Amérique     
Note : 0/5


High Road to China UGC film Office 1983 Réal : Brian G. Hutton, avec Tom Selleck, Bess Armstrong, Brian Blessed, Jack Weston…



.
En 1920, la jeune et jolie Eve Tozer se lance à la recherche de son père, un
grand voyageur détenu en Extrême-Orient. Elle tombe sur Patrick O’Malley, un
pilote fier à bras et gros buveur. Leur périple les mènera en Afghanistan, au
milieu de tribus hostiles, puis en Chine…

. Une aventure romantique d’après un roman de Jon
Cleary qui se veut du Jules Vernes modernisé, mais n’est que du Barbara
Cartland revu et corrigé. Brian G. Hutton n’est pas Zemeckis, qui fit
fonctionner la formule dans « A la poursuite du diamant vert », et
jamais l’on ne tremble pour les héros : le tout se veut humoristique et léger,
cela n’est qu’idiot, clichéeux et mollasson, aidé par un montage anémique.
Quand à la façon de filmer des biplans en vol, Corman le faisait mille fois
mieux avec mille fois moins de moyen dans son « Baron rouge ». Un
film à oublier, et que tout le monde a d’ailleurs déjà oublié, puisque le seul dévédé zone 1 est épuisé. Incroyable mais
vrai, après ce film, le réalisateur surtout connu pour « Quand les aigles
attaquent » abandonna le cinéma pour se faire… plombier. Ça ne s’invente
pas…




Les canons de Navarone



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 4/5


158mn The Guns of Navarone Columbia TrisTar 1961 Jack Lee Thompson ( & Alexander Mackendrick), avec Gregory Peck, David Niven, Anthony Quinn, Stanley Baker, Anthony Quayle, Irene Papas…



1943. Une batterie de canons sur l’île de Navarone empêche de secourir deux
mille soldats alliés coincés sur une autre île grecque. Un commando est chargé
d’aller les saboter…

Un classique, incroyablement novateur, ne serait-ce que pour son côté
ouvertement anti-belliqueux. Bien sûr, il y a ce casting de rêve, mais aussi un
scénario bourré d’enjeux très nets, d’une vraie dynamique de groupe et de
rebondissements incessants. La réalisation de Thompson — bien avant qu’il ne
sombre dans les Bronsoneries à répétition — est également magnifique jusqu’à un
finale assez majestueux. Maintes fois imité, le film de commando devenant un
sous-genre en soi, mais rarement égalé… A noter que, contrairement à ce que prétend
le prologue, le film comme le roman sont des œuvres de fiction : l’île de Navarone
n’existe même pas !




Les casseurs



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Breaker ! Breaker ! Initial /ESI/Intégral 1977 Don Hulette, avec Chuck Norris, George Murdock, Terry O’Connor, Jack Nance…



 J.D. Dawes, un routier armé de sa CB part à la recherche de son jeune frère
Billy ; celui-ci est séquestré par les habitants d’une ville corrompue sous
la coupe d’un juge tyrannique, spécialisée dans le racket des voyageurs. Mais
on ne rigole pas avec les routiers…
Une série B vieillie, fauchée, moche et mal foutue,
mais qui a le mérite d’introduire pour la première fois Carlos Ray, alias Chuck
Norris, dans son premier grand rôle ! Ex-champion  de karaté, il fit ses premières armes dans “La fureur du
dragon” en 1973, où il affrontait Bruce Lee dans les ruines du Colisée, et se
fit entraîneur attitré de stars comme James Coburn ou Steve Mc Queen avant de
devenir un symbole de l’ère Reagan — à laquelle il ne survivra guère, sinon via
une reconversion télévisuelle qui permettra à votre petit frère de découvrir le
(ta-dah !) « Walker Texas Ranger ». Il tournera trois (!)
long-métrages en 1979 et n’arrêtera plus. Et ce film ? Bof. L’ensemble est
amateur au possible, suit un schéma westernien déjà éculé à l’époque et semble se
dérouler dans une attraction à touristes recréant l’Ouest sauvage plus que dans
un vrai village. Ces histoires de CB font quasiment préhistorique à l’ère des
Blackberry… Le compositeur Don Hulette tourne le tout platement avec des effets
de ralenti très 70, et s’avère incapable de donner un quelconque lustre aux rares
combats filmés et montés n’importe comment. Avec Jack Nance, héros de
« Eraserhead » la même année et qui apparut dans presque tous les
films de David Lynch (sauf « « Elephant Man ») avant sa mort en
1996, « Lost Highway » étant posthume ! Réédité à prix plancher
par Initial en cassette sous le titre : TRUCKS, le titre de sortie en salles et
sur certaines cassettes étant « Les casseurs », et en dévédé par ESI,
puis Intégral




Les chevaliers du ciel



France  
Note : 1/5


Pathé 2005 Gérard Pirès, avec Clovis Cornillac, Benoît Magimel, Géraldine Pailhas, Philippe Torreton…



.
Un Mirage 2000 s’échappe du show aérien de Farnsborough… Les pilotes d’élite
Marchelli et Vallois le prennent en chasse, mais lorsque l’avion les attaque,
Marchelli l’abat ; or il s’agissait d’une simple simulation ! Du
moins est-ce ce qu’on déclare pour mettre à pied Marchelli. Car un plan bien
plus sinistre se dessine…

.
Tout d’abord, ce qui justifie lla note : oui, les séquences aériennes sont
magnifiques, du jamais vu au cinéma, y compris dans « Furtif »,
puisqu’il n’y a pas d’effets informatiques. Voilà. Il est juste dommage qu’on
ait oublié de mettre un film autour. Les personnages sont clichés et sans aucun
rapport avec la BD, et seul l’increvable Cornillac travaille dur pour donner
une personnalité à son pilote et faire fonctionner certaines touches d’humour.
Ensuite, le scénario est d’une complexité inutile pour se terminer en queue de
poisson, comme s’il manquait une bobine : rien sur la nature des
« méchants » ou les motivations d’un des personnages… Le néant. Bref,
Pirès a réussi à faire un film tout aussi abracadabrant que « Top
gun » ! il n’y a d’ailleurs qu’aux USA que le film a à peu près plu. Sale
affaire…




Les chroniques d’Erzebeth : le royaume assailli



Hongrie   Slovaquie   Royaume-Uni  
Note : 1/5


141mn Bathory Condor 2008 Juraj Jakubisko, avec Anna Friel, Karel Roden, Vincent Regan, Hans Matheson, Franco Nero, Deanna Jakubiskovà-Horvàthovà…



.
Un film ambitieux qui propose de « rétablir la vérité » sur la
fameuse comtesse Bathory, bien connue des amateurs de légendes vampiriques et
considérée comme une des premières tueuses en série. Là, le réalisateur entend
démontrer qu’elle fut avant tout victime d’un complot. L’ennui, c’est que pour
ce faire, il ne se gêne pas pour rajouter des inventions à tout va : le
peintre italien qui se révèle être le légendaire Caravaggio n’est jamais allé
en Hongrie, les deux moines utilisent des accessoires qui semblent sorti d’un
« Monty Python » (des patins à roulette en bois !!!!!!) et le
film ne cesse de changer de ton, introduisant des intrigues de soap-opera à des
scènes qui ne servent nullement une narration confuse au possible qui semble ne
pas savoir quelle histoire elle veut raconter : un drame intimiste, un
polar médiéval, une épopée guerrière, un mélo ou un film d’horreur. Des scènes
tragiques sont traitées de façon neutre, un aspect familial est contrebalancé
par des scènes de violence et de nudité, et lorsqu’on en vient à l’élément
central — Bathory est-elle coupable ? — les éléments sont présentés de
façon si disjointe qu’on ne sait si la comtesse est empoisonnée, victime de sa
lignée, d’un complot (une scène d’un surréalisme bien vu la montre assassinant
brutalement une servante sous les yeux impassibles de musiciens de
salon !) Pire, pour un film prétendant réhabiliter un personnage
historique, l’histoire en fait le jouet de forces qui la dépassent et, au
final, une victime de sa propre faiblesse (et qui fait condamner ses servantes
à une mort atroce sans dire un mot en leur faveur), et l’interprétation d’Anna
Friel est à l’avenant. Résultat, malgré de belles scènes, l’ensemble dérive
faute de point d’ancrage et ses côtés soap-opéra ennuient vite. Dommage, le
potentiel était là, avec notamment une très belle utilisation des décors…




Les chroniques d’Erzebeth : le royaume assailli



Royaume-Uni   Slovaquie   Hongrie  
Note : 1/5


141mn Bathory Condor 2008 Juraj Jakubisko, avec Anna Friel, Karel Roden, Vincent Regan, Hans Matheson, Franco Nero, Deanna Jakubiskovà-Horvàthovà…



Erzebeth Bathory est mariée enfant à Ferenc Nadàsdy, mais la puissante Hongrie
mène une guerre incessante contre l’empire ottoman, et Ferenc est en première
ligne… Or Erzebeth plaît au Comte Thurzo, qui complotera contre elle avec
l’aide involontaire d’un peintre Italien…

Un film ambitieux qui propose de « rétablir la vérité » sur la
fameuse comtesse Bathory, bien connue des amateurs de légendes vampiriques et
considérée comme une des premières tueuses en série. Là, le réalisateur entend
démontrer qu’elle fut avant tout victime d’un complot. L’ennui, c’est que pour
ce faire, il ne se gêne pas pour rajouter des inventions à tout va : le
peintre italien qui se révèle être le légendaire Caravaggio n’est jamais allé
en Hongrie, les deux moines utilisent des accessoires qui semblent sorti d’un
« Monty Python » (des patins à roulette en bois !!!!!!) et le
film ne cesse de changer de ton, introduisant des intrigues de soap-opera à des
scènes qui ne servent nullement une narration confuse au possible qui semble ne
pas savoir quelle histoire elle veut raconter : un drame intimiste, un
polar médiéval, une épopée guerrière, un mélo ou un film d’horreur. Des scènes
tragiques sont traitées de façon neutre, un aspect familial est contrebalancé
par des scènes de violence et de nudité, et lorsqu’on en vient à l’élément
central — Bathory est-elle coupable ? — les éléments sont présentés de
façon si disjointe qu’on ne sait si la comtesse est empoisonnée, victime de sa
lignée, d’un complot (une scène d’un surréalisme bien vu la montre assassinant
brutalement une servante sous les yeux impassibles de musiciens de
salon !) Pire, pour un film prétendant réhabiliter un personnage
historique, l’histoire en fait le jouet de forces qui la dépassent et, au
final, une victime de sa propre faiblesse (et qui fait condamner ses servantes
à une mort atroce sans dire un mot en leur faveur), et l’interprétation d’Anna
Friel est à l’avenant. Résultat, malgré de belles scènes, l’ensemble dérive
faute de point d’ancrage et ses côtés soap-opéra ennuient vite. Dommage, le
potentiel était là, avec notamment une très belle utilisation des décors…




Les Condamnés



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


113mn The Condemned Metropolitan 2007 Scott Wiper, avec Steve Austin, Vinnie Jones, Robert Mammone, Tory Musset…



.
Un producteur millionnaire prépare un reality-show diffusé sur internet d’un
genre nouveau : dix condamnés à mort sont isolés sur une île déserte et
doivent s’entretuer. Le dernier debout aura la vie sauve, et le tout sera
diffusé en direct. Le jeu peut commencer…

.
Décidément, les films produits ou ici coproduits par la WWE pour mettre en valeur
des stars du catch n’ont pas de chance : après « The Marine »
(John Cena) et « See no evil » (Kane), c’est au tour de ce film de
faire un bide avec cette fois-ci Steve « Stone Cold » (!) Austin. La
plupart lui ont reproché sa prise de position dénonçant sans ambiguité — et de
façon peu subtile — ce genre de violence et le rapport du spectateur à cette
« société du spectacle », accusant la production de dénigrer ce
qu’elle vend avec ce film d’action assez brutal, mais le débat est faussé :
le film lui-même n’est qu’une FICTION là où le spectacle-dans-le-spectacle est
censé présenter des meurtres et des viols (heureusement hors champ) bien réels.
Si on en vient à ne plus faire la différence et considérer que les spectateurs
de films d’action en sont incapables, le problème est plus grave… On a
également reproché plus justement son aspect dérivatif, et il est vrai que si
l’inspiration majeure est « Battle Royale », on retrouve beaucoup
d’éléments déjà vus ailleurs. Mais l’efficacité est là, grâce à un bon rythme,
quelques répliques réussies et suffisamment d’éléments pour relancer l’action,
même si certains développements sont prévisibles. La mise en scène de Scott
Wiper (le méconnu « A better way to die ») fait parfois un peu
reality-show, justement, avec ces éternelles caméras Parkinson assez
irritantes. Par contre, c’est un peu longuet et, vers la fin, retombe dans les
clichés du film d’action de base. Rien d’extraordinaire, juste un
testostérone-opéra de routine qui, pourtant, semble avoir hérissé plus d’un
commentateur…




Les croisés



Italie   Allemagne  
Note : 2/5


180mn Crocati Gaumont Columbia Tristar 2001 Dominique Othenin-Girard, avec Alessandro Gassman, Johannes Bandrupt, Thure Riefenstein, Barbora Bobulova, Franco Nero, Armin Mueller-Stahl…



A
la fin du XIème siècle, le pape Urbain II annonce une nouvelle croisade pour
libérer Jérusalem. Trois amis idéaliste se font donc croisés, mais ils vont
découvrir une réalité bien différente. Lorsqu’ils attaquent un village par
erreur et que leurs dirigeants n’ont que rapine en tête, les amis vont suivre
des chemins différents…

Au cas où quelqu’un se demandait où est passé le réalisateur de « Halloween
5 », il tourne des sagas historiques pour la RAI… Ce long téléfilm
prédatant de quatre ans le « Kingdom of Heaven » de Ridley Scott
offre une vision réaliste des croisades, vues comme une immense boucherie
fortement lucrative pour qui sait manipuler les foules. La vision de la
religion organisée (plus que la foi) comme un simple moyen de contrôle de
foules fanatisées rappelle également « Agora ». L’ennui, c’est que le
syndrome téléfilm a frappé… les relations entre personnages sentent le
soap-opéra, les cadrages étriqués empêchent de profiter des décors naturels,
les rares scènes de bataille font fauché au possible et l’ensemble se conclut
de façon un peu trop parfaite. Donc, le message est sympa, l’exécution beaucoup
moins…




Les damnés de Lang Mei



Etats-Unis d'Amérique   Philippines  
Note : 1/5


Last Stand at Lang Mei/Eye of the eagle 3 GCR 1990 Ciro H. Santiago, avec Steve Kanally, Ken Wright, Peter Nelson…



.
Après un coup de main, le général Verdun doit tuer un officier félon en
légitime défense et se fait arrêter. A sa place, on envoie à Lang Mei un jeune
officier incompétent. Or l'ennemi se prépare à attaquer, et personne n'écoute
Verdun qui demande à ce qu'on envoie du renfort. Aidés de quelques paysans, les
soldats devront faire face à l'ennemi…

.
Rejeton tardif du film de guerre Vietnamien, celui-ci dispose d'un scénario un
poil plus fouillé que la moyenne et s'inspirerait d'un épisode réel. Mais vu
les qualités de production moyennes, ont retombe vite dans la routine des
explosions et massacres divers. Une fois de plus, les Vietcongs avancent à
découvert pour se faire aligner au lieu d'employer leurs fameuses techniques de
dissimulation… C'est toujours mieux que les trois "Mission finale"
mis bout à bout, mais bon.




Les diables de la mer



Espagne  
Note : 0/5


Los diablos del mar Warner 1982 Juan Piquer Simon, avec Ian Sera, Paty Shepard, Frank Brana, Aldo Sambrell…



Le redoutable pirate Van
Hassel s’empare d’un bateau qu’il coule, mais six jeunes passagers se sont
échappés dans une chaloupe. Ils sont recueillis par un baleinier, mais lorsque
le capitaine de celui-ci est tué en pleine chasse, il donne le commandement à
l’un d’entre eux, Mark. Lorsque le bateau s’échoue, ils vont devoir affronter
des marchands d’esclave et le redoutable Van Hassel…

Vague adaptation d’un roman de
Verne (« Un capitaine de 15 ans »), contrairement à son « Voyage
au centre de la Terre », Piquer Simon s’est contenté du nom et du point de
départ… L’ensemble ressemble à un film des années 30 égaré 50 ans plus tard,
avec ses sables mouvants, ses fourmis carnivores, ses crocodiles (des
stock-shots), ses tribus africaines et ses pirates… Sauf que le tout est
effectivement filmé comme une bande des années 30 alors que certain Indiana
Jones était déjà passé par là ! La réalisation molle et statique et une
interprétation parfois approximative enl $ève tout possible charme rétro.
Simon a réalisé des nanars distrayants, mais là, c’est l’ennui qui prédomine.
Le DVD a une version anglaise (non sous-titrée)… doublée, le film ayant été
tourné en espagnol !




Les femmes de l’ombre



France  
Note : 2/5


115mn TF1 2008 Jean-Paul Salomé, avec Sophie Marceau, Julie Depardieu, Marie Gilain, Déborah François, Moritz Bleibtreu, Maya Sansa, Robin Renucci…



1944. La résistante Louise rejoint Londres après la mort de son mari. Or son
frère lui confie une mission : composer un commando de quatre femmes pour
aller libérer un géologue blessé détenu par les nazis. Celui-ci détient des
informations risquant de compromettre le débarquement. Mais ce n’est que le
début de la mission…

Cette variante de « l’armée des ombres » (qui, veut la légende, a été
conçue pour l’exportation, et le film a été distribué — en salles ou en DVD —
dans le monde entier) semble considérer qu’avoir des femmes résistantes pour
protagoniste suffit à faire nouveau… On a donc droit à à peu près tous les
clichés du film de guerre avec une variante : les mentalités ayant évolué,
les Allemands ne sont pas que des brutes juste bons à être exécutés avec
sadisme, genre « Inglorious basterds ». Ce qui n’empêche que le
scénario accumule les rebondissements et les détours avec une interprétation
faisant presque oublier des personnages un rien schématiques. Et puis, rien que
voir Sophie Marceau en tueuse froide… Mais il faut composer avec la réalisation
de Jean-Paul Salomé, au palmarès peu reluisant (« Les braqueuses », « Belphégor »…),
qui s’il évite les effets à la mode, oublie d’injecter un peu de nerf dans tout
ça et livre au final un téléfilm de luxe malgré les moyens alloués. La critique
a pourtant été assez indulgente envers ce film au goût « 70 » très
prononcé. Ceci expliquant cela, sachant qu’en ce siècle naissant, il faut
forcément regarder dans le rétro pour être reconnu ?




Les fils du vent



France   Espagne   Royaume-Uni  
Note : 0/5


Pathé 2004 Julien Seri, avec les Yamasaki, Elodie Yung, Santi Dudaros…



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Bangkok. Wong, chef de la triade des Dragons Rouges, est la cible de voleurs,
Kien et Tsu, qui dérobent une idole symbole de son pouvoir. Parallèlement, une
partie des athlètes urbains du groupe Yamasaki se rend à Bangkok pour
s’entraîner, mais se heurtent au duo infernal… Commandité par Kitano, le
beau-frère de Wong ! Les Français vont faire échouer l’enlèvement du fils
de Wong…



.
Second film des Yamasakis, par le scénariste de l’ignoblement démago premier
opus…  Si sa réalisation n’a rien
de honteux, l’histoire est définitivement du n’importe quoi, mêlant des récits
sans rapports les uns avec les autres avec un brin de mysticisme à deux balles.
Il serait trop long de noter toutes les invraisemblances, ne serait-ce que la
rencontre entre les Yamasaki et le duo du départ, complètement
artificielle ! Le ton veut retrouver l’esprit des films d’arts martiaux à
l’ancienne dépourvus de fils et de CGI, ce qui serait sympathique… Si on ne se
contentait pas de dialogues ineptes déclamés avec emphase. On ne peut reprocher
à ces athlètes de ne pas être des acteurs de premier rang, mais on pourrait au
moins daigner leur offrir quelque chose qui ressemble à un scénario… Seri fera
mieux avec « Scorpion ».




Les guerriers de l’empire céleste



   Hong-Kong  
Note : 3/5


115mn Tian di ying xiong Columbia Tristar 2003 He Ping, avec Kiichi Nakai, Xueqi Wang, Jiang Wen…



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Au 8e Siècle, la Chine de la dynastie Tang affronte les turcs le
long de la route de la soie. Lan Xi est un Japonais au service de l’Empereur,
mais lors d’une ultime mission, il refuse de tuer des femmes et des enfants et
prend le maquis. Un autre envoyé de l’empereur est envoyé le tuer, mais tous
deux devront faire équipe pour protéger une caravane menacée par le bandit Turc
An. Une caravane qui s’avère défendre un trésor…

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Un film qui souffre de trop grandes similarités avec le Coréen « Musa, la
princesse du désert », qui sortit au cinéma : certes, tous deux
s’inspirent de « La forteresse cachée » de Kurosawa, mais là, les
similitudes sont flagrantes ! Cela dit, la Chine l’emporte sur la Corée,
car ce film évite la prétention pseudo-patriotique de « Musa ». Les
qualités de productions sont éblouissantes, la recréation historique réaliste
(pas de sauts en apesanteur…) — bien qu’un historien puisse avoir quelques
réserves sur le portrait des Turcs — et l’interprétation de qualité. L’histoire
est moins difficile à suivre que certains films de HK, mais il est dommage que
la réalisation marque un peu le pas, gardant certains tics actuels (les
batailles en plan trop serrés, les sempiternels ralentis) bien que le montage
soit serré, et l’aspect fantastique fait un peu rajouté. Pas un chef d’œuvre,
mais un bon film pour l’amateur de wu xia pian ou simplement d’aventure épique.
A noter l’excellence de la duplication sonore.




Les héros de l’apocalypse



Italie  
Note : 2/5


L’ultimo Cacciatore Grenadine 1980 Antonio Margheriti, avec David Warbeck, Tisa Farrow, John Steiner, Tony King, Bobby Rhodes…



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Durant le guerre du Vietnam, le commandant Heney Morris est traumatisé par le
suicide de son meilleur ami… Il est envoyé faire taire une radio pirate
vietcong diffusant des messages de propagande…

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Premier film bis transalpin sur la guerre du Vietnam — mais pas le dernier —
celui-ci fut conçu comme une de ces suites non officielles dont les italiens
ont le secret à… « Voyage au bout de l’enfer » ! L’inspiration
est plus à chercher de ce côté ou de « Apocalypse Now » (avec même un
ersatz de la « Chevauchée des Walkyries ») que de
« Rambo ». Et l’ensemble, doué d’un plus gros budget qu’à l’habitude,
donne un traitement bien différent des bandes revanchardes et démagos de la
Cannon. Dès les premières images, le ton désabusé évoque le
Western-spaghetti : les GI ne sont pas des héros, le personnage central
semble souffrir de ce qu’on appellerait aujourd’hui le stress post-traumatique,
les soldats en sont réduits à des jeux sadiques, voire au viol pur et simple,
lorsqu’ils ne s’entretuent pas entre eux (les déserteurs « victimes de la
propagande »), les cages des prisonniers sont infestées de rats agressifs,
bref, la guerre, c’est l’enfer, avec des scènes sanglantes dignes d’un Fulci en
prime, et inutile d’espérer un happy-end… C’est ce qui a fait la réputation de
ce film de guerre par ailleurs très conventionnel malgré une solide
interprétation du vétéran Warbeck, avec son scénario timbre-poste égrénant les
horreurs de façon un rien arbitraire jusqu’à un twist final doux-amer. Toute la
crudité fascinante du bis italien visant le public des doubles programmes, là
où votre serviteur a vu ce film sur grand écran, lorsqu’il était titré
« Héros d’apocalypse »…




Les kamikazes de l’arnaque



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Fast Getaway Fox Vidéo 1991 Spiro Razatos, avec Corey Haim, Cynthia Rothrock, Leo Rossi, Ken Lerner…



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Lilly, Tony, Sam et son fils Nelson forment une équipe de braqueurs de choc.
Après un casse spectaculaire, Lilly est jalouse de l’influence de Nelson : Tony
et Lilly partent de leur côté. Sam et Nelson pillent une poste abritant les
gains du loto, mais leur évasion est mouvementée ; un dernier casse leur sera
fatal, car Lilly les a dénoncés ! Mais Sam n’a pas dit son dernier mot…

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Road-movie humoristique où l’on retrouve l’habituelle apologie des têtes
brulées vaguement patriotes, vaguement macho, se riant de la police. C’est
aussi crédible qu’un épisode de « Starsky et Hutch » et à peu près
aussi substantiel. Par contre, les scènes de poursuite sont dans une bonne
moyenne et l’ensemble tient à peu près la route (Oh, pardon !). Pour public
indulgent et amateurs exclusifs de casse-bagnoles. Chez Fox Vidéo, le
Pan&Scan a sévi… La suite du film, qui présente les mêmes acteurs et les
mêmes qualités, est disponible sous le titre « ultime cavale » chez
Free Dolphin.




Les larmes du soleil



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


120mn Tears of the Sun Columbia Tristar 2003 Antoine Fuqua, avec Bruce Willis, Monica Belluci, Cole Hauser, Tom Skerrit…



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Le Nigeria s’embrase suite à l’assassinat de la famille présidentielle… Le
lieutenant Waters et ses hommes sont envoyés pour évacuer les ressortissants
Américains, dont le docteur Lena Kendricks. Mais celle-ci refuse d’abandonner
ses patients. Lorsque le reste de la mission est exécuté par des rebelles,
c’est le début d’un long exode…

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Précédé d’une réputation calamiteuse, ce testostérone-opéra s’avère plutôt un
mélodrame militaire et militariste… Le réalisateur ne lésine devant rien pour
pousser les boutons émotionnels avec la subtilité d’une frappe
chirurgicale : les méchants sont des brutes sanguinaires (ce qui justifie
leur exécution sommaire), les victimes ne cessent de pleurnicher, les braves
militaires sont efficaces mais humains et Willis s’auto-caricature. De plus, on
s’enquiquine ferme… Ça ne serait qu’un mauvais film de plus s’il n’était pas
basé sur une triste réalité qui, elle, ne mobilise pas plus les foules… Il
existe un director’s cut de 142mn.




Les mercenaires de l’apocalypse



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Jungle Assaut Fil à Film 1989 David A. Prior, avec William Smith, William Zipp, Ted Prior…



.
Le général Mitchell récupère deux de ses hommes, Becker et Kelly, à qui la
démobilisation n’a pas réussi. La fille du général, Helen Mitchell, a rejoint
en guise de journaliste une troupe de vilains rebelles d’Amérique centrale
dirigés par la dangereuse Rosa Garcia, qui massacrent les soldats américains
pour le compte des Russes. Kelly et Becker arrivent sur les lieux et sont faits
prisonniers ; Kelly s’échappe et Helen découvre que les chefs révolutionnaires
sont en fait au service des Russes, qui les envoient détruire l’ambassade US…



. Une
des innombrables productions A.I.P. livrées au duo Prior/Winters, usinant des
films de propagande belliqueuse et raciste. Les sales métèques tuent de braves
américains comme dans une parodie des Nuls : parce qu’ils sont Méchants (et
l’action se situe dans un pays d’Amérique du Sud communiste qui n’est pas Cuba,
cherchez l’erreur). La jungle ressemble au bois de Vincennes, le camp des
rebelles est limité à trois cahutes non gardées… A la fin, l’un des héros se
bat contre ses poursuivants à la Rambo et on explose la révolutionnaire au
bazooka comme Chuck Norris dans « invasion USA », ce qui ne remonte
pas le niveau. Même la chanson du générique est nulle. Aussi diffusé par Cobra
Vidéo sous le titre « Commandos dans la jungle ». Pas de DVD…




Les mines du Roi Salomon



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 3/5