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Animation

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Dragons



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 4/5


How to train your dragon Dreamworks 2010 Dean Deblois & Chris Sanders



. Harold est un jeune Viking habitant le village de Beurk,
en guerre constante contre les dragons. Mais Harold est loin d’avoir la stature
d’un Viking et rêve néanmoins de combattre le fléau… Il réussit à son insu à
abattre un dragon rarissime et à l’apprivoiser…



. Comme quoi la 3D n’est pas qu’un schmürtz inutile visant à
attirer le kikoo de base avec le dernier gadget « tro cool ». Dans ce
film, véritable fête pour les yeux, elle rajoute de l’épaisseur et de la
texture avec en prime des effets d’éclairage plus habituels dans des films
« live ». Par contre, l’histoire et les personnages sont un brin
sacrifiés : tout est extrêmement classique, voir déjà vu, avec l’habituel
enfant incompris voulant conquérir l’estime de son père, etc, etc… plus un
dragon au comportement assez félin, bien que leur relation ne soit pas que celle
d’un animal familier et son maître (on n’est pas dans
« Eragon »…) Pour qui ne le regarde pas avec les yeux de l’amour, tout
ceci peut sentir le réchauffé, mais l’ensemble assume parfaitement sans jamais
tomber dans la mièvrerie, comme un Disney de la grande époque. C’est surtout le
final extrêmement spectaculaire qui tire tout le film vers le haut et renvoie à
sa médiocrité celui de « Le choc des titans »… Certes, les séances de
vol sont un peu longuettes (mais il faut bien vendre le jeu vidéo…) et on
regrettera un clin d’œil aux jeux de rôles impromptu, mais pas de doutes, il
est difficile de s’ennuyer durant ce spectacle d’une beauté formelle à couper
le souffle. Même si le vieux blaireau écrivant ces lignes s’est régalé, il est
certain que l’amour qu’on aura pour ce film sera inversement proportionnel à
l’âge du spectateur… Le meilleur Dreamworks depuis « Kung Fu Panda » ? A noter qu'en vo, les Vikings (interprétés par Gerard Butler et Craig Ferguson) on l'accent Ecossais et Harold s'appelle "Hiccup" — Hoquet…




Kung Fu Panda 3



Etats-Unis d'Amérique   Chine  
Note : 2/5


Dreamworks 2016 Jennifer Yuh Nelson & Alessandro Carloni



Grâce au chi d’Oogway, le
terrible Kai s’échappe du monde des esprits avec pour but de capturer le chi
des derniers maîtres et dominer le monde. C’est alors que le véritable père de
Po apparaît (au grand dam de M. Ping) : il habite un village secret de
pandas. C’est là qu’il devra lui apprendre le secret du chi afin de vaincre Kai
et son armée de maîtres zombies. Mais les choses ne se passeront pas comme
prévu…



Un épisode qui commence plutôt
bien, mais souffre du défaut habituel qu’est le syndrome du scénario paresseux…
D’abord, Kai est un méchant générique en diable bien loin du Tai Lung du
premier, ensuite, de nombreux trous de scénarios entachent l’ensemble (tout le
monde semble trouver bien facilement ce village « secret »…) par
ailleurs assez prévisible. Le passage au village des pandas tourne au gentil-mignon
très disneyen jusqu’à un affrontement final se terminant sur une pirouette. Le
tout a la même qualité visuelle éblouissante ou chaque plan évoque un tableau,
mais on reste tout de même sur sa faim. Le succès très moyen du film, peut-être
dû aux cinq ans écoulés depuis le dernier épisode, fera peut-être abandonner
les trois suites supplémentaires annoncées par le studio, d’autant que vu la
conclusion de ce troisième, on ne voit quelle direction peut prendre la série
sans donner dans la redite…




Les aventures de Tintin : Le secret de la Licorne



Etats-Unis d'Amérique   Nouvelle-Zélande  
Note : 5/5


107mn The adventures of Tintin Paramount 2011 Steven Spielberg



Lorsqu’il trouve la maquette d’un galion dans une brocante, Tintin ignore qu’il
vient d’acquérir un objet convoité qui détient la clé du trésor de Rackham le
Rouge…

Spielberg attendit des années pour avoir la technologie nécessaire pour mettre
en scène les aventures du célèbre reporter, et au vu du résultat, on ne peut
que s’en féliciter… et se rappeler qu’il y a trente ans, Spielberg était le
maître du film de distraction intelligemment conçu. Le script mêle habilement
« Le crabe au pinces d’or » et « Le secret de la licorne »
avec des clins d’œil jamais intrusif à la série et des personnages fidèles à
eux-mêmes (l’hilarant développement des Dupondt pourchassant un pickpocket
insaisissable, Un Milou fidèle à la BD et ses difficultés de communiquer avec
les humains alors qu’il a souvent une longueur d’avance.). C’est drôle, bien fait,
donne le sourire, fait passer le souffle de la grande aventure, et s’il reste
quelques trous (que faisait ce modèle dans une brocante au moment précis où
Tintin le trouve — quelques secondes avant ses autres poursuivants ? Et
d’ailleurs, quel était le rôle de l’homme abattu devant chez Tintin ?),
les récits d’Hergé n’étaient pas des modèles de logique non plus… Evidemment,
on peut regretter que la tentation de la grande scène d’action soit toujours
présente, où on s’attend presque à voir Tintin chausser le chapeau et manier le
fouet comme Indiana Jones, là où Hergé préférait le décor et les personnages,
mais lesdites scènes restent lisibles et avec assez de trouvailles visuelles
pour susciter l’enthousiasme. Malgré une tripotée de prix et encore plus de
nominations, le film fut un relatif insuccès aux USA où Tintin reste méconnu et
fut nettement conçu pour rapporter à l’étranger, ce qu’il fit. Malheureusement,
il va falloir attendre 2016 pour le prochain épisode !




Les Minions



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Minions Universal 2015 Pierre Coffin & Kyle Balda



Les minions ont précédé l’homme,
mais ont toujours eu besoin de servir un maître, de préférence maléfique. Ils
se sont réfugiés dans une caverne du grand Nord, mais il leur manque quelque
chose… Kevin, Stuart et Bob décident de partir chercher leur maître à venir et
tombent dans le monde de 1968…

En-dehors de l’évidence
commerciale du projet (jusqu’au dégoût, diront certains, tant les minions ont
été déclinés sous toutes les sauces en produits dérivés), il n’était pas
évident d’utiliser les seconds couteaux de l’excellent « Moi, moche et
méchant », et leur sabir bien particulier, en solo, comme les cartoons qui
tiennent sur un format court, mais s’effondrent en long métrage. Le début
retraçant l’origine de ces personnages gaffeurs et attachants est très drôle et
la suite ne démérite pas en présentant une parodie réussie de 1968, y compris
une bande musicale évidente mais bien vue, avec des clins d’œil que les adultes
apprécieront. L’ennui, c’est que les créateurs sont tombés à court d’idées à
mi-chemin, et le film ne se remet pas d’un basculement subit dans un grand
n’importe quoi qui vire à la frénésie, allant d’un coup de théâtre (Bob roi
d’Angleterre ! Un Kevin géant !) à un autre en une fuite en avant qui
gâche la bonne impression initiale. Du coup, le charme et la candeur qui
donnaient à penser qu’il s’agissait d’autre chose qu’un simple support de
merchandising sont remis à mal. En principe, la conclusion dément toute
possibilité de « Minions 2 », mais vu le carton du film, tout est
possible…




L’âge de glace : les lois de l’univers



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Ice Age : Collision course Fox 2016 Michael Thurmeier & Galen Tan Chu



Lorsque
Scrat, toujours à la poursuite de son gland, découvre une soucoupe volante
perdue, il déclenche une série de catastrophes qui enverront un astéroïde vers
la Terre, menaçant de la détruire…



Misère ! Ce dernier opus de la série semble destiné à être un enterrement
de première classe. Les trois premiers avaient des scénarios simples permettant
d’y greffer toute sorte de détails cocasses, mais là, outre le fait que la
continuité n’est pas respectée (des personnages du 4 disparaissent purement et
simplement au profit d’autres sortis de nulle part), on mêle la trame
apocalyptique bien lâche aux affres matrimoniaux des personnages, la quête de Sid
d’un amour impossible, des prédateurs peu convaincants, une communauté hippie…
n’en jetez plus ! On a l’impression qu’on a balancé à la va-vite des idées
rejetées des autres films sur une vague trame. Or trop c’est trop, surtout
qu’alors que l’apocalypse est proche, Manny prend le temps de se rapprocher de
son futur gendre en une scène dégoulinante de niaiserie… Inutile de dire que
tout ceci est résolu d’une façon peu convaincante jusqu’à l’obligatoire tour de
chant final, ici particulièrement immonde. Quand aux gags, si certains
concernant Scrat arrachent un rare sourire, c’est du déjà vu, déjà lu, déjà bu
qui ennuie vite. On en vient à craindre le pire pour un nouvel avatar de Shrek,
prévu pour 2019. Au moins, le relatif insuccès de ce film mettra fin aux
derniers outrages que subissent les personnages qui ont bercé une génération…




Planète 51



Espagne   Royaume-Uni   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 4/5


Planet 51 TF1 2009 Jorge Blanco, Javier Abad, Marcos Martinez



. La planète 51, où la civilisation est ancrée dans les
années 50, vit dans le crainte d’une invasion extraterrestre… Jusqu’au jour où
l’astronaute Chuck Baker y débarque, persuadé que la planète est
inhabitée ! Pris pour la tête de pont d’une invasion, il va recevoir
l’aide de Lem, un jeune assistant au planetarium local, pour échapper au
général Grawl…

. Parfois, il suffit d’une bonne idée bien traitée pour
faire un film réussi. C’est le cas ici, où tout est traité comme l’inversion
d’un film d’invasion extraterrestre des années 50. C’est aussi là que
l’expression « film familial » prend tout son sens : certaines
références pop-culture risquent de passer au-dessus de la tête des plus jeunes,
mais il y a bien assez de moments hilarants pour compenser, avec une profusion
de détail, de la sonde spatiale anthropomorphe au chien à tête d’Alien — du nom
de Ripley !!! Plusieurs visions s’imposent pour ne pas louper ces détails
foisonnants. Sinon, le film suit un chemin relativement balisé, mais agréable
sans jamais tomber dans l’agitation brouillonne ni le racolage. Les figures
imposées sont bien là, mais traitées à chaque fois avec assez de fraîcheur et d’invention
pour ne pas virer au cliché (voir la confrontation finale avec le général et
ses troupes, hilarante) et sans s’attarder (l’obligatoire scène Disneyenne ou
Chuck réconforte Lem…). Certes, on pourra contester le fait qu’une planète d’extraterrestres
suive une évolution comparable aux années 50 (jusqu’à la musique!) ou la
logique derrière des pluies de pierre, mais qu’importe : si on est loin du
génie révolutionnaire d’un Pixar, voilà un véritable film de distraction pure
hautement recommandable.




Toy Story 3



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Disney 2010 Lee Unkrich



. Andy a désormais 17 ans et se prépare à partir au lycée.
Va-t-il abandonner ses amis ? Destinés au grenier et à une retraite bien
méritée, les jouets se retrouveront dans un centre pour enfants. Un eden qui va
se révéler être cauchemardesque…



. Curieux film, adulé du public qui en fit le plus gros
succès du film d’animation de tous les temps, qui se retrouve face à un
dilemme : le premier film remontant à 15 ans, quel public fallait-il
viser ? Les enfants, en ignorant le fait que les fans de la première heure
sont en âge d’avoir les leurs ou en jouant sur une nostalgie faisandée ?
Ce serait sous-estimer Pixar… Mais l’ennui, c’est qu’en dehors du thème de la
« perte de l’innocence », on se perd un peu dans cet opus assez
sombre. Certaines scènes angoissantes risquent de terroriser les plus petits
(mais comme le montre la scène du centre où les plus petits sont vus surtout
comme de petits monstres, le film n’est pas pour eux — plus pour lesdits fans
du premier jour dont une partie doit y être confrontée !) et
l’interminable course-poursuite finale, seule et unique tarte à la crème de
Pixar (même dans « Wall-E »), est assez prévisible malgré des visions
dantesques. Le tout se rachète par un finale tout en émotion sans mièvrerie
comme seul Pixar peut le faire : oui, l’enfance peut être un état de
grâce, mais il faut savoir passer à autre chose. C’est ce que fait ce film,
mais tout en restant un rien le cul entre deux chaises, quitte à noyer son
inventivité dans la nostalgie. S’il ne marquera pas le genre comme le premier
film, d’un pur côté visuel, celui-ci est à couper le souffle avec des textures
extraordinaires. Drôle de film pour une drôle d’époque, mais qui, au moins, ne
vole pas le spectateur…




Vice Versa



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 4/5


Disney/Pixar 2015 Pete Docter & Ronnie Del Carmen



Dans la tête de la jeune Riley, ses émotions sont des
personnages réels : Joie, Tristesse, Colère et Dégoût se partagent des
commandes dominées par Joie. Mais un déménagement va précipiter un grand
bouleversement dans ses émotions…

Le nouveau film du réalisateur de « Là-haut » a
partagé les foules malgré une critique quasi-unanime (Quoique, le même public a
préféré se masser voir « Jurassic World », sorti presque en même
temps…) Il faut dire que le parti-pris de dire des choses graves jugées
« adultes » sur l’enfance et le vieillissement sur un fonds de
course-poursuite effrénée dans des couleurs criardes peut mettre en
porte-à-faux, mais c’est un choix esthétique conscient et assumé, tirant
pleinement parti de son idée de base, jusqu’à une conclusion plus fine qu’elle
n’en a l’air. Contrairement à une partie des faiseurs profitant du nouvel âge
d’or du médium, Docter ne cède pas aux sirènes de la facilité et en paye le
prix, ou pas. A vous de voir…