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Arts martiaux

  Arts martiaux

Cage



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


UGC/Prism 1989 Lang Elliott, avec Lou Ferrigno, Reb Brown, Michael Dante, Matthias Hues…



Billy est un vétéran du Viet-nam rendu idiot par une blessure ; son ami Scott,
qu’il a sauvé, le prend sous son aile. Billy doit participer à un combat clandestin
pour payer le bar dont ils rêvent, mais refuse de remettre ça. Or deux
maffiosis endettés voient Billy en action et feront tout pour le convaincre de
combattre à nouveau…

Du film d’hommes très violent, avec plus de testostérone que de neurones en action
et assez nanaresque. Cela dit, sur un thème rebattu, le scénario offre des
retournements intéressants, même s’il s’agit encore une fois de casser du
jaune. L’esthétique fait très années 70 et le géant Matthias Hues tient un
petit rôle. Le tout a assez rapporté en cassette pour justifier une suite.




American Samurai



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Delta/Opening 1993 Sam Firstenberg, avec David Bradley, Mark Dacascos, John Fujioka…



 Andrew Collins a été adopté par un maître Japonais… Qui le juge plus digne que
Kenjiro, son vrai fils, de recevoir le sabre familial ! Kenjiro s'enfuit alors…
Des années plus tard, il figure dans des combats clandestins en Turquie. Andrew
part à sa recherche…

Firstenberg, l'homme qui usine des films de ce genre depuis l'incroyable (dans
tous les sens du terme) succès des "American Warrior", s'est tourné
vers le direct-vidéo… Celui-ci est notable par la présence du futur
« Crying Freeman » Dacascos. L'intrigue est classique et Bradley peu
charismatique, mais l'ensemble tient la route malgré des illogismes assez
gouleyants. Pour fans du genre.




Après la pluie



Japon  
Note : 3/5


Ame agaru DVDY 1999 Takashi Koizumi, avec Akira Terao, Yoshiko Miyazaki, Shiro Mifune…



Le ronin Ihei Misawa revient à son épouse Tayo et aux clients de son auberge.
Il empêche de jeunes gens de s’affronter, et ses dons d’escrimeur attirent
l’attention du seigneur local : celui-ci a besoin d’un nouveau maître
d’armes. Mais Ihei doit d’abord affronter trois combattants en duel amical…

Pour mémoire, car il ne s’agit pas vraiment d’un film de samouraï… même s’il
contient plusieurs affrontements impressionnants de réalisme ! Il s’agit
plutôt d’une « petite » histoire, un conte sans prétention qui
réussit à être lent sans être ennuyeux, minimaliste sans faire fauché,
atmosphérique sans en rajouter avec ces plans fixes typiques du cinoche japonais.
En tant qu’hommage à Kurosawa, employant un de ses acteurs habituels, cet
exercice de style est peut-être un poil appliqué, mais ses valeurs simples et
rafraîchissante peuvent séduire, loin du sturm und drang des extraordinaires épopées du maître. Un « petit »
film montrant de « petites » gens qui vaut bien des
« grands »…




Arahan



Corée du Sud  
Note : 2/5


Arahan Jangpung Daejakjeon StudioCanal 2004 Seung-Wan Ryu, avec Ryu Sang-beom, Youn So-Yi, Agn Sung-ki…



Le policier malchanceux et incompétent Sang-Hwan tombe par hasard une jeune
femme dotée de pouvoirs surnaturels. Elle le mènera à sept maîtres d’arts
martiaux (réduits à cinq) dont elle est la seule disciple, qui découvrent chez
Hwan un ki surpuissant. Un long entraînement sera fort utile lorsqu’un ancien
ennemi immémorial refera surface…

Drôle de film à gros budget, manifestement très inspiré du succès de Stephen
Chow, qui ne sait ce qu’il veut être et, donc, s’avère inférieur à la somme de
ces éléments. Le début attaque dans la comédie, Sang-Hwan étant le classique
débile geignard ni drôle ni sympathique que les maîtres semblent transformer en
homme façon Obélix : avec des baffes. L’ennui, c’est que bien trop de
temps lui est consacré là où le personnage féminin et même ces maîtres semblant
sortis de « Crazy Kung Fu » sont plus intéressants ; de plus, la
réalisation use et abuse des ralentis… Heureusement, au bout d’une heure très
inégale et l’introduction d’un méchant surnaturel aux intentions nébuleuses, le
film démarre pour de bon : la métamorphose de Seung-beom Ryu en combattant
est saisissante et l’ensemble offre enfin des scènes d’action impressionnantes,
dont un combat final tonitruant quoique un peu long… jusqu’à un finale
retombant dans la pantalonnade. Une ou deux scènes assez cruelles détonent
quelque peu au milieu de certains passages fort drôles (lorsque des
« maîtres » se prêtent au jeu télévisuel…) La bonne réalisation et
les qualités de production font passer la pilule, mais n’empêche, tout ceci
sent un peu le déjà vu…




Azumi 2



Japon  
Note : 1/5


108mn Azumi 2/ Azumi 2 : death or love TF1 2005 Shusuke Kaneko, avec Aya Ueto, Yuma Ishigaki, Chiaki Kurimaya…



Survivants du massacre, Azumi et Nagara continuent leur mission d’empêcher la
guerre au nom de leur maître. Azumi se trouve des alliés, mais la trahison bat
son plein…

Confier cette suite au réalisateur des trois « Gamera » récents (Et
d’un des segments de « Nécronomicon ») était prometteur, mais Kaneko
semble moins à l’aise avec le Chambara que les films de monstres. En fait,
l’histoire elle-même est particulièrement décousue, semblant sauter d’un combat
sanglant à un autre sans trop chercher la cohérence et s’arrêtant lorsque le
nombre requis de morts est arrivé — avec un retournement final pessimiste bien
venu. Au passage, on multiplie les adversaires pittoresques, dont un homme de
pierre sorti tout droit de « Ninja Scroll ». Ce n’est pas mauvais,
Aya Ueto reste excellente et Chiaki Kurimaya campe un personnage de traîtresse
intéressant, mais cette succession de massacres finit par lasser. Résultat, un
Chambara de série trahissant son origine de manga et qui ne change rien au
genre. À vous faire regretter les « Baby Cart »…




Backlash



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Backlash/ Terminator Woman Zénith 1992 Michel Qiri, avec Jerry Trimble, Karen Sheperd, Michel Qiri, Ashley Hayden…



 L’agent Jay Hadlin et sa coéquipière Julie A. Parrish escortent jusqu’en
Afrique un témoin, Marcelles : il vit un grand trafiquant d’or, Gatelee,
massacrer son associé, et son témoignage peut faire tomber le truand. Or
Gatelee est très puissant dans le pays… et leur épopée s’avérera vite
éprouvante face à une horde de tueurs !

Un thriller baston qui contient assez d’événements et de bagarres pour
contenter le spectateur peu exigeant. Cette réalisation est par ailleurs assez
anonyme et recèle pas mal de faux raccords sur les cascades, sans doute à cause
d’un budget qu’on imagine serré. L’interprétation est correcte et Karen Sheperd
ne manque pas d’allant face à un héros un peu pâlichon. Par contre, le décor africain
brille par son absence : dommage.




Bangkok Adrénaline



Thaïlande  
Note : 2/5


Bangkok Adrenaline M6 2009 Raimund Huber, avec Daniel O’Neill, Priya Suandokemai, Conan Stevens, Raimund Huber, Gwion Jacob Miles…



Quatre amis en vacances à Bangkok se laissent entraîner au jeu et se retrouvent
avec une dette considérable. Afin de la payer, ils décident de kidnapper Irene,
fille d’un millionaire local. Mais nos bras cassés comprennent vite que son
père ne veut pas forcément la récupérer…

Soyons net : ce mélange de comédie et d’arts martiaux n’est pas un bon
film, loin de là, et il est à craindre que bien des spectateurs ne tiennent pas
au-delà des dix premières minutes, découragés par l’aspect film de vacances
amateur de l’ensemble… Du moins jusqu’au premier combat, à la dixième
minute ! L’ennui, c’est qu’ensuite, il faudra supporter encore une longue
séquence façon « Bienvenue au cottage » nous enfermant avec des
personnages débiles, fades et clichéeux (une victime de rapt n’a rien de plus
pressant que d’insulter ses ravisseurs, c’est bien connu), avec des gags
parfois réussis (les cuistots), souvent du niveau Max Pecas jusqu’à ce que
l’action commence pour de bon. Et là, c’est un festival : à part un
affrontement en montage cut qui semble tourné par quelqu’un d’autre, il s’agit
surtout de laisser des artistes martiaux donner le meilleur d’eux-mêmes — y
compris une séance de catch — et le cascadeur Daniel O’Neill s’en donne à cœur
joie. Et puis, ce premier film quasi-amateur finit par atteindre un côté
foutraque ou on a l’impression que toute idée, aussi débile soit-elle, a été
rajoutée au scénar : une course-poursuite en alternance avec d’autres
actions semble durer au moins vingt-quatre heures, on a un passage (gratuit)
dans un garage tenu pas des nains, une plongée dans une boîte SM qui passait par
là, un protagoniste français cliché (nommé Jacques, bien sûr) semblant sorti
d’un « Banlieue 13 » qui ne cesse de se faire tuer et ressusciter,
des passages entiers dont on se demande d’où ils sortent… C’est n’importe quoi,
au sens premier du terme, mais à force, pour qui y est sensible, un certain
charme finit par ressortir de ce croisement improbable entre un film des
Charlots et une production Besson. Les autres passeront à la vitesse accélérée
en attendant ces extraordinaires combats filmés à l’asiatique, sans triche ni
fils. Pour public averti.




Bangkok Fighter



France   Thaïlande  
Note : 1/5


TF1 2011 Jean-Marc Minéo, avec John Foo, Caroline Ducey, Michaël Cohen, Aphiradi Pawaphutanon…



À
dix ans, Manit est laissé pour mort par les policiers ripoux qui ont tué son
père et sa mère. Une balle dans la tête lui ôte tout sentiment. Recueilli par
une infirmière, il est pris sous son aile par le chef du village qui lui
apprend les arts martiaux. Une fois adulte, sa route croise à nouveau celle des
tueurs, mais aussi celle de Clara, une journaliste. La vengeance est en marche…

On ne peut qu’être admiratif devant l’itinéraire de Jean-Marc Minéo, artiste
martial de haut niveau tourné vers le cinéma, son autre passion, comme acteur
puis réalisateur. Pour son premier long métrage après deux courts, il peut se
vanter d’avoir réalisé le plus thaïlandais des films français… Que l’histoire
bateau ne soit qu’un prétexte aux combats n’est guère un problème : le
même qualificatif peut s’appliquer à « Ong Bak ». Le problème tient
plutôt de l’emploigratuit et non systématique de l’Anglais alors que certain
personnages parlent effectivement Thaï, qui crée un décalage dont le film a du
mal à se remettre. Ensuite, la réalisation reste du niveau d’un direct vidéo
tourné en divX, avec des cadrages approximatifs qui font ressortir le côté
amateur de certains acteurs : on eût aimé que des plans fixes mettent en
avant les prouesses réelles des artistes martiaux, notamment lors de combats
complexes et inventifs en espace clos (un ascenseur !). Le tout introduit
un rien de délire, notamment avec un gang féminin, les « Hyènes », dont
un travesti, mais peut-être eut-il fallu aller un peu plus loin. On ne peut
nier l’évidente sincérité de l’œuvre, mais l’ensemble reste à l’état d’ébauche,
de bonnes intentions qui peinent à se matérialiser à l’écran. On s’étonnera de
voir la Caroline Ducey de « RomanceX » dans un film de genre !
Espérons que le prochain film de Minéo montrera plus de maturité…
Accessoirement, un crâne d’œuf de chez TF1 a cru intelligent de changer
« Bangkok Renaissance », titre de sa sortie météorique en salles, en
« Bangkok Fighter »…




Best of the Best



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Fox 1989 Bob Radler, avec Eric Roberts, James Earl Jones, Philip Rhee, John P. Ryan, Louise Fletcher…



Alexander Grady est sélectionné pour faire partie de l’école nationale de
karaté, malgré une blessure à l’épaule. Il est choisi avec quatre autres
combattants pour affronter l’équipe de Corée ; c’est le début d’un long
entraînement…

Une tentative de faire un film d’arts martiaux de série A, plus réaliste et
avec de vrais acteurs, ce qui pouvait étonner en ce début 90. Eric Roberts
impose son impressionnante présence, mais le reste du casting est valable. Bien
sûr, les sentiments restent Hollywoodiens et la psychologie limitée, plus
quelques scènes lacrymales assez grotesques, mais le souffle impressionnant du
combat final rattrappe l’ensemble. Dommage que le pan&scan ait castré au
niveau d’un téléfilm la mise en scène de ce film sorti en salles ! Mais les
amateurs seront satisfaits : l’ensemble est largement au niveau du premier
« kickboxer ».




Best of the Best 2



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Fox 1992 Robert Radler, avec Eric Roberts, Philip Rhee, Christopher Penn, Ralph Moeller…



Des années après… Travis participe à des combats clandestins au Coliseum, une
boîte pour yuppies. Lorsqu’il affronte le monstrueux Brakus, propriétaire du
Coliseum et combattant invaincu, il y perd la vie… Alex et Tommy Lee feront
tout pour découvrir la vérité.

On prend les mêmes et on recommence, sur le classique schéma classique des
combats clandestins, avec cette fois-ci un “méchant” particulièrement bestial.
Le film présente les mêmes qualités que le premier et, malgré ses
invraisemblances (cette opération « secrète » est bien peu discrète…)
ne pourra que plaire aux amateurs. Aussi chez Fox, mais là, le scope est
respecté ! Allez y comprendre quelque chose…  Pas de DVD, pour un zone 2, il faudra se tourner vers l’édition
anglaise…




Best of the Best 3



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Best of the Best 3 : No Turning Back Fox/Pathé 1994 Phillip Rhee, avec Phillip Rhee, Christopher McDonald, Gina Gershon, Mark Rolston, Dee Wallace Stone…



Tommy Lee rend visite à sa famille ; mais la communauté est infestée par une
bande de néo-nazis qui ont enlevé et tué un révérend noir. La lutte s’annonce
farouche…

Exit Eric Roberts… et retour du pan&scan pour ce troisième volet ! Comme
acteur, Phillip Rhee a les épaules assez solides pour tenir le film, mais sa
mise en scène mollassone est loin de valoir celle de Bob Radler. Il est
toujours sympathique de voir casser du facho, même de façon naïve, et le combat
final est assez spectaculaire, mais il manque un bon réalisateur pour que ce 3
soit à la hauteur des deux autres. Dommage. Gina Gershon ("Bound")
joue les utilités. Avec en prime un “making of” pas trop mal du catastrophique
"Broken arrow". Il existe un DVD, mais sans vostf




Best of the Best 4 : Le feu aux poudres



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Best of the Best 4 : Without warning Paramount 1998 Phillip Rhee, avec Phillip Rhee, Ernie Hudson, Tobin Bell, Art LaFleur, Sven Ole Thorsen…



Lors d'un hold-up sanglant, des gangsters Russes volent une disquette
permettant d'obtenir de la fausse monnaie parfaite. Or une de leurs employées
vole ladite disquette, qui tombe entre les mains du policier Tommy Lee…

Le plus faible de ce qui n'a plus rien d'une série : le personnage ressemble
aux héros peuplant n'importe quel direct-vidéo et n'a plus grand-chose à voir
avec celui des premiers, surtout lorsqu'on lui faxe une fille de six ans !
L'intrigue tient avec des câbles et les scènes d'action, souvent au ralenti,
sont plutôt mal réglées. Les figures classiques du genre en deviennent
caricaturales, tout comme les scènes spectaculaires à bases de maquettes
évidentes (ce qui passerait dans un film mieux fichu.). Dommage, Rhee garde son
charisme, mais devrait mieux l'employer. Avec Tobin Bell, futur héros des Saw"… La v.f. est nulle et la duplication
pan&scannée.




Bichunmoo



Corée du Sud  
Note : 3/5


117mn Asian Premiums 2000 Kim Young-Jun, avec Shin Hyun-Jun, Kim Hee-Sun, Jang Dong-Jik…




. Jibha est élevé par son oncle pour maîtriser l'art martial du Bichun, dont le secret se transmet aux membres de sa famille. Il rencontre Sullie, la fille d'un général Mongol et ils tombent amoureux, mais Sullie est envoyée épouser un puissant seigneur. Après l'assassinat de son oncle, Jinha est laissé pour mort. Dix années plus tard, il entame une vengeance implacable…
. Après le pesant "Musa", voilà une autre fresque historique qui mélange les figures classiques du cinéma d'arts martiaux avec une intrigue quasi-Shakespearienne. Pourquoi pas, d'autant que la réalisation est à la hauteur avec de très beaux plans évoquant les « wu xia pian » Hong Kongais. Mais le plus gros problème du film est l'absence de charisme de son protagoniste, tant en jeune bretteur qu'en sombre vengeur façon "The Crow" : du coup, même l'histoire d'amour n'a pas la force de celles de "Jiang Hu" ou même "Hero". L'intrigue en paraît aussi presque banale. Reste de très belles images et un film qui, somme toute, constitue un honorable spectacle.




Big Boss



Hong-Kong  
Note : 3/5


Hong Kong Tang shan da xiong René Château Vidéo/Metropolitan Filmexport 1971 Lo Wei, avec Bruce Lee, James Tien, Maria Yi, Hang Yin Chieh, Tony Liu…



 Cheng Cho Hwan arrive en Thaïlande pour rejoindre sa famille et trouver du
travail ; avant de partir, il a promis de ne plus se battre. Il travaille dans
une fabrique de glace, mais celle-ci cache en fait un trafic de drogue ! Cheng
devient l'idole des ouvriers en matant les brutes qui servent son patron ;
celui-ci le nomme contremaître dans l'espoir de le contrôler. Mais les deux
cousins de Cheng, qui ont découvert la vérité, sont assassinés par les brutes
du "Big Boss"…

Pour nos générations, le choc de voir pour la première fois Bruce Lee sur grand
écran, dans le contexte de l'époque, reste une forme de rêve. En 71, Lee est un
ex-enfant prodige acteur de comédies et mélos télévisés (!) passé à l’occident
pour, après de nombreux seconds rôles dans des séries TV (y compris
« L’homme de fer » !) devenenir célèbre pour le rôle de Kato
dans la série "Le frelon vert". Ecœuré d’avoir été évincé du
rôle-titre de la série « Kung Fu », il rentra à Hong Kong et signa un
contrat chez Golden Harvest pour un prix délirant, puis se vit confié au
réalisateur vétéran Lo Wei (remplaçant en cours de route Wu Chia Hsang), et
« Big Boss » (ex-"King of the Boxers") pulvérise le
box-office en Asie. C'est René Château qui l'a fait connaître en France, où il
trouve son public : d'abord les immigrés et la "racaille" de l'époque
fréquentant les doubles programmes, alors temples du cinoche populaire, pour
toucher un public plus vaste. On ne peut dire que ce film soit un chef d’œuvre,
et son scénario est bien mince, mais le changement est radical par rapport aux
films d'arts martiaux traditionnels grâce à aspect polar (énormément copié par
les productions de seconde zones ultérieures) et ses affrontements sombres et
violents relevant du combat de rue, bien loin de l’hiératisme hérité de l’opéra
de Pékin magnifié par un Chang Cheh. Une lente progression dramatique qui passe
la moitié du film sans qu’il ne lève le poing rend presque choquant le style explosif,
sec et sans fioritures de Lee, prolo et défenseur des prolos qui n'a rien d'un
noble chevalier ; arrogant, faillible et magnifique, il finit blessé, vengé,
mais emporté par la police : une légende est née… Un excellent travail de
remastering offre le film dans toute sa gloire, faisant oublier les cassettes
pan&scannées et les doublages ineptes. Plus de vingt ans après sa mort,
"Siu Lung" (Le petit dragon), à l'itinéraire ponctué de prouesses et
de souffrances physiques, continue de fasciner : combien de stars
Hollywoodiennes prémâchées pourront en dire autant une fois passée la date de
préemption ? Evincé par Lee pour son prochain film, « faiseur de
stars » autoproclamé, Lo Wei (qui, dit la légende, passait son temps à
dormir ou suivre des  courses de
chevaux durant ses tournages) se tournera vers un jeune  cascadeur prometteur, un certain Jackie
Chan…




Black Ninja



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


The Black Ninja ESI 2003 Clayton Prince, avec Clayton Prince, Carla Brothers, Nicki DeMatteo…



Parce que sa famille a été massacrée, l’avocat à succès Ali Maliq prend
l’identité du Black Ninja pour combattre les criminels qu’il défend au tribunal.
Il protège la doctoresse Tracey Allen, témoin gênant pour un caïd du crime…

Ce film à micro-budget tient plutôt du projet egotiste de son protagoniste (Le
générique « écrit et réalisé par Moi » est éloquent) et relève du
film de super-héros tant le scénario est calqué sur « Daredevil ».
L’ensemble est réalisé avec une ineptitude remarquable : d’abord, on peut
se demander pourquoi le Ninja combat ceux qu’il fait libèrer lui-même au
quotidien sous son identité d’avocat, puis l’ensemble est bavard et très mou.
Les amateurs de nanar apprécieront les coups répétés trois fois (soulignant le
peu de talent de l’acteur principal), des méchants grimaçants dont un Japonais
caricatural, le thème héroïque du Ninja et des intermèdes dessinés façon
vieille série TV. Curieusement, ce film-bonus (avec le nullard « Sakura
Killers » et sous d’autres incarnations ESI) est en vo et vostf
uniquement. La duplication est déplorable —  mais en scope — bien que celle d’origine ne doive pas être
brillante non plus…




Blood and Bone



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


2009 Ben Ramsey, avec Michael Jai White, Eamonn Walker, Nora Gaye, Dante Basco, Julian Sands…



.
Isaiah Bone sort de prison, s’installe dans une pension et met en action son
dessein : infiltrer un ring de combats clandestins avec l’aide de Pinball,
un demi-sel. Il s’agit pour lui d’honorer une promesse faite lors de son séjour
en prison… Sa cible est James, un truand surgi de la rue au code d’honneur
particulier, employé par un consortium où les enjeux sont plus importants…

.
Ce qui fait une bonne série B, c’est aussi l’adéquation entre les attentes du
spectateur et le divertissement proposé. Là, avec un film portant ce nom et la présence
de White, auréolé de l’inattendue réussite artistique de « Undisputed
II »,  sur le thème archi-usé
des tournois clandestins, on attend un film de combat teigneux et âpre… Et
c’est ce qu’on a, et plus encore. Dès l’extraordinaire baston qui ouvre le
film, suivi d’un clin d’œil à « Kung Fu », le ton est donné, et
l’ensemble ne baisse guère la tension. Les scènes de combat sont d’ailleurs
filmées à l’ancienne : pas de fils, pas de montage saccadé à donner la
nausée, Ramsey pose sa caméra et laisse d’authentiques artistes martiaux faire
ce qu’ils savent faire de mieux. Bonus appréciable : il y a un scénario,
avec des rebondissements parfois prévisibles ou capillotractés, parfois
surprenants, mais au moins, on cherche à faire rebondir l’intérêt, et il y a même
de vrais dialogues ! De même, si les personnages sont clichés (la mère de
famille noire revenue de tout mais digne, le vieil homme sorti d’un Spike Lee),
l’interprétation de qualité leur donne un corps inattendu. Donc, ce tout petit
film présente un soin et un respect du public dont bien des blockbusters bouffis
pourraient s’inspirer… Son principal handicap est d’arriver trop tard : à
la grande époque du testostérone-opéra, ce film serait sorti en salles entre
deux Seagal et Van Damme, aurait probablement fait un carton et établi White
comme une star. Maintenant, il faut se contenter des bacs de vidéo-clubs et
compter sur le bouche-à-oreille…




Blood and Bone



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Seven7 2009 Ben Ramsey, avec Michael Jai White, Eamonn Walker, Nora Gaye, Dante Basco, Julian Sands…



Isaiah Bone sort de prison, s’installe dans une pension et met en action son
dessein : infiltrer un ring de combats clandestins avec l’aide de Pinball,
un demi-sel. Il s’agit pour lui d’honorer une promesse faite lors de son séjour
en prison… Sa cible est James, un truand surgi de la rue au code d’honneur
particulier, employé par un consortium où les enjeux sont plus importants…

Ce qui fait une bonne série B, c’est aussi l’adéquation entre les attentes du
spectateur et le divertissement proposé. Là, avec un film portant ce nom et la
présence de White, auréolé de l’inattendue réussite artistique de
« Undisputed II »,  sur
le thème archi-usé des tournois clandestins, on attend un film de combat
teigneux et âpre… Et c’est ce qu’on a, et plus encore. Dès l’extraordinaire baston
qui ouvre le film, suivi d’un clin d’œil à « Kung Fu », le ton est
donné, et l’ensemble ne baisse guère la tension. Les scènes de combat sont
d’ailleurs filmées à l’ancienne : pas de fils, pas de montage saccadé à
donner la nausée, Ramsey pose sa caméra et laisse d’authentiques artistes
martiaux faire ce qu’ils savent faire de mieux. Bonus appréciable : il y a
un scénario, avec des rebondissements parfois prévisibles ou capillotractés,
parfois surprenants, mais au moins, on cherche à faire rebondir l’intérêt, et
il y a même de vrais dialogues ! De même, si les personnages sont clichés
(la mère de famille noire revenue de tout mais digne, le vieil homme sorti d’un
Spike Lee), l’interprétation de qualité leur donne un corps inattendu. Donc, ce
tout petit film présente un soin et un respect du public dont bien des
blockbusters bouffis pourraient s’inspirer… Son principal handicap est
d’arriver trop tard : à la grande époque du testostérone-opéra, ce film
serait sorti en salles entre deux Seagal et Van Damme, aurait probablement fait
un carton et établi White comme une star. Maintenant, il faut se contenter des
bacs de vidéo-clubs et compter sur le bouche-à-oreille…




Bloodfist 4 : l’épreuve



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Bloodfist 4 : Die Trying TF1 vidéo 1992 Paul Ziller, avec Don “The Dragon” Wilson, Liz Torres, Catya Sassoon, Amanda Wyss, Gary Daniels…



Danny Holt est un “Repo Man”chargé de récupérer des voitures lorsque les
traites sont impayées. Un jour, il tombe sur un os… Une voiture dont le
propriétaire massacre les employeurs de Danny pour la récupérer ! Ou plutôt les
chocolats restés dans le véhicule, qui cachent des détonateurs nucléaires (!).
FBI et CIA s’entremêlent sur l’affaire, mais Danny veut juste récupérer sa
fille prise en otage…

Nouvel avatar de cette série produite par Roger “Je flaire le pognon” Corman
commencée en 89, lorsque les kickboxers décérébrés faisaient un tabac en
vidéo-clubs. Péripéties surannées, combats, budget limité, rôles féminins
sacrifiés (Une bonne samaritaine et une tueuse-cuir)… Les combats arrivent
comme les coïts dans un film X, au moment où on les attend. Gary Daniels, qui
fera carrière solo ensuite, joue un petit rôle. Pas de DVD, ou aloes en import
anglais, mais on s’en passe fort bien.




Bloodfist II



Etats-Unis d'Amérique   Philippines  
Note : 0/5


Grenadine 1990 Andy Blumenthal, avec Don « The Dragon » Wilson, Rina Reyes, Joe Mari Avellana, Maurice Smith…



Jake Raye se rend à Manille suite à l’appel au secours d’un ami, mais il est
capturé : sur son île privé, un M. Lu organise un tournoi clandestin où
des artistes martiaux affrontent ses hommes. Il s’agit d’un test grandeur
nature pour des stéroïdes expérimentales…

« Bloodfist » ayant assez rapporté en drive-in pour justifier une
suite, Corman s’y met l’année d’après… Même si le « Jake Ryan » de ce
film n’a pas grand-chose à voir avec celui du premier, à part le nom !
C’est le genre de film où notre héros ne peut faire deux pas sans que des
inconnus ne commencent à cogner pour des raisons que la raison, etc… Et pour
les deux tiers suivant, le film devient une énième décalque de « Opération
Dragon » ! Au moins, les combats sont nombreux et avec d’authentiques
artistes martiaux (aux, hem, dons d’acteurs limités), mais si mal filmés qu’on
perd au change. Corman réussira à pondre sept suites (!), chacunes avec Don
Wilson… interprétant d’autres personnages !




Bloodmoon



Etats-Unis d'Amérique   Hong-Kong  
Note : 3/5


Antartic 1997 Tony Leung Siu Hung, avec Gary Daniels, Chuck Jeffreys, Daren Shalavi, Frank Gorshin…



A Los Angeles, un inconnu tue en combat singulier des champions du combat de
différentes disciplines ; il nargue la police en leur laissant des messages
informatiques. Deux policiers spécialistes en arts martiaux sont chargés de
démasquer le tueur…

Que voilà une bonne surprise dans le genre du thriller-baston, ici mélangé au
psycho à la « Seven » (La même idée animait “Dans les griffes du
tigre”). Les qualités de production, mise en scène et photographie, sont plutôt
du standard Hong Kong, c’est à dire cent fois supérieures aux sous-produits
américains. Quant aux combats, ils sont forts, spectaculaires et assez inventif
avec une nette influence de Jacky Chan. Dommage que quelques clichés du genre
“duo de flic” viennent parfois alourdir l’ensemble et que la personnalité du
tueur soit vite occultée, mais quoi qu’il en soit, ce film régalera les
amateurs d’arts martiaux.




Bloodsport



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Warner 1988 Newt Arnold, avec Jean-Claude Van Damme, Leah Ayres, Forest Whitaker, Bolo Yeung…



Frank Dux a été éduqué par Tanaka, son père adoptif, pour combattre au tournoi
clandestin le Kumité. Il déserte de l’armée pour participer à l’épreuve et se
rend à Hong Kong, mais deux policiers militaires sont sur sa piste…

Drôle de destin que ce film à petit budget, tiré d’une histoire réelle (le vrai
Dux servit de consultant), usiné alors que le cinéma d’arts martiaux était
moribond, et qui ne fut distribué qu’après que Van Damme lui-même, qui s’était
jusque là contenté de jouer les méchants dans l’obscur « Karate
Tiger », participe au montage. Peu après, Van Damme était une star
montante et tous les artistes martiaux imaginables tentaient leur chance à
Hollywood… Pourtant, le résultat — partiellement désavoué par Van Damme — se
contente d’aligner les clichés comme les perles, de l’itinéraire du héros digne
d’un Chang Cheh à la journaliste servant de repos du guerrier. La réalisation
est à peine digne d’un sous-produit Shaw Brothers, le début est d’une mollesse
soporifique, d’interminables flashes-back ralentissent encore plus l’action,
l’interprétation en dessous de tout, l’esthétique ultra-datée avec une
bande-son grotesque placée n’importe où… Mais l’ensemble se réveille lors des
scènes de combats, dont la finale avec le « colosse de Hong Kong »
Bolo Yeung qui n’avait pas changé depuis « Opération Dragon »
(difficile de croire qu’il avait 50 ans lors du tournage !). Il faut admettre
que cela suffisait à faire oublier la nullité de l’emballage… Même si on a vu
largement mieux depuis, ne serait-ce que dans « Kickboxer » C’est
écrit par Sheldon Lettich et Mark DiSalle, qui continuèrent de travailler avec
Van Damme. Par la suite, l’abominable « Black Eagle, l’arme absolue »
d’Eric Karson fut distribué à la va-vite pour profiter de la gloire subite de
Van Damme…




Bloodsport 3



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


TF1 1997 Alan Mehrez, avec Daniel Bernhard, John Rhys-Davies, James Hong, Philip Tan…



Alex Cardo a renoncé au combat. Or un caïd local, Duvalier, compte le faire
figurer dans son prochain Kumite… Il fait tuer Sun pour lui forcer la main.
Qualifié d'office, Alex apprend que Duvalier s'est trouvé un nouveau caïd
surnommé La Bête. Il décide donc de s'entraîner pour gagner le Kumite et
court-circuiter les plans de Duvalier…

La série retombe à cause d'un scénario repompant servilement les figures
imposées depuis "Kickboxer" et des qualités de productio en baissen.
Les guerriers du Kumite évoquent de plus en plus les personnages d'un jeu genre
"Street Fighter"… L'histoire est racontée par Cardo à son fils, tout
comme Sun narrait la précédente. Bof. Pour acharnés du genre uniquement.




Bloodsport 4 : The Dark Kumite



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Bloodsport : the dark kumité/Bloodsport 4 : The Final Chapter Gaumont Columbia Tristar 1999 Elvis Restaino, avec Daniel Bernhardt, Lisa Stothard, Michael Krawic, Stefanos Miltsakakis…



 L'agent John Keller abat deux policiers pour pouvoir descendre un truand. Il
est alors envoyé dans un pénitencier d'où disparaissent des détenus… Bien sûr,
il s'agit d'une tentative d'infiltration suite à un coup monté. Là, il découvre
une organisation de combats clandestins… qui sert de façade pour recruter des
combattants pour un nouveau kumite organisé par le tout-puissant Justin César !

Une fausse suite qui n'a rien à voir avec les deux films précédents avec
Bernhardt, puisqu'il y joue un personnage différent ! Le scénario repompe
"Coups pour coups" avec un budget réduit à sa plus simple expression,
puisque l'enceinte du kumite est plus petite que votre salle à manger.  L'essentiel des combats est rassemblé
sur la dernière demi-heure, où s'affiche un guerrier noir (dans le rôle de Bolo
Yeung ?) au physique impressionnant. La duplication façon vidéo foireuse,
pan&scannée en diable — contrairement aux précédents — achève l'ensemble
qui affiche un électroencéphalogramme plat. Mieux vaut revoir n'importe quel
vieux Chang Cheh. Miltsakakis est un habitué des films de ce genre, puisqu’il a
joué dans quatre Van Damme !




Bloodsport II



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Bloodsport 2 : The Next Kumite TF1 1996 Alan Mehrez, avec Daniel Bernhardt, Pat Morita, Don Gibb, James Hong…



L'aventurier Alex Cardo tente de voler un sabre ancestral à un grand ponte
Thaïlandais, mais est arrêté par la police… Il se retrouve dans une prison aux
détenus particulièrement hostiles. C'est là qu'il rencontre le maître Sun qui
lui enseigne son art de la Main de fer. Vu ses dons de combattant, on propose à
Alex de faire part à un nouveau Kumite pour gagner sa liberté…

Une quasi-décalque du premier film… Assez tardive, puisque l'original date de
1988 ! Daniel Bernhardt est plus impressionnant par ses qualités physiques que
son jeu d'acteur… Par contre, l'ensemble témoigne de bonnes qualités de
production et les combats sont plutôt bien réglés. Comme le genre ne se
distingue pas par son originalité, ce film en devient plutôt recommandable…




Book of Swords



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Elephant 2005 Peter Allen, avec Ho Sung Pak, Taimak, Kevin Ula Christie…



Le policier de Chicago Lang se réfugie dans une lamasserie après avoir vu
abattre son frère et son coéquipier en mission. Trois ans plus tard, il revient
pour se venger, mais découvre que ses adversaires sont à la recherche d’un
livre sacré protégé par des moines du chaos…

Un tout petit budget (1 million de dollars) dont l’intrigue semble sortir tout
droit d’un « Hollywood Night » des années 90 ! Policier vengeur,
méchant unidimentionnel, c’est du déjà vu… Avec la particularité d’employer des
acteurs ayant servi pour les jeux vidéo « Mortal Kombat », auxquels on
fait souvent des clins d’œil. On se rabattra sur une photographie faisant plus
« riche » qu’elle ne devrait et, surtout, des combats variés et assez
trépidants. Pour fans du genre…




Born, l’héritier des hommes de bronze



Taiwan  
Note : 1/5


Tie nu fu hu Bach films 1974 Tien Han (Chen Chih-Kuand), avec Wong fei Lung, Wang Kuan Hsiung, Ko Jan Pang, Chiu Tsang…



Born Chen, héritier des secrets des hommes de bronze, décide de faire appliquer
sa propre loi sur sa région. Lorsque son maître est tué, il lance une vedetta
contre les présumés coupables. Mais son goût de la violence ne
l’entraînera-t-il pas trop loin ?

Au moins, si l’amateur veut des combats, il y en a  à la pelle, variant parfois les locations, dont un
affrontement sur une carriole en marche. L’ennui, c’est qu’il ne semble pas y
avoir grand-chose d’autre… Ce qui sert de scénario semble fait uniquement pour
mener à des affrontements de niveau correct, mais ce qui reste d’histoire est
incohérente, peu aidée par une vf qui ne semble pas avoir grand rapport avec ce
qui se déroule. Le refus de la vengeance introduit un élément inhabituel, mais
est particulièrement mal gérée avec sa leçon de morale finale caricaturale.
Bof…




Boxers (Muay Thaï Chaiya)



Thaïlande  
Note : 4/5


Chaiya Wild Side 2007 Kongkiat Khomsiri, avec Akara Amarttakayul, Sangtong Ket-u-tong, Sonthaya Chitmanee…



1972. Dans leur village de pêcheurs du sud de la Thaïlande, les amis Pao, Piak
et Samor rêvent d’un avenir en ville… ils s’entraînent au Chaiya, un style de
combat local. Lorsque leur école ferme, ils décident de tenter leur chance à
Bangkok. Mais pendant que Pao fait un itinéraire exemplaire, Piak est relégué
aux combats clandestins et, en compagnie de Samor, tombe peu à peu sous la
coupe de criminels…

« Ong Bak » a redonné du lustre au Muay Thaï, trop souvent assimilé à
sa réputation de violence crasse proche du combat de rue. Pas de telles
acrobaties dans ce film — il faut le dire, tout le monde n’est pas Tony
Jaa ! — qui semble marqué de l’influence thématique de John Woo, tant
cette descente aux enfers de trois amis (et les flashes-back) évoque « Une
balle dans la tête ». La trame du film est donc excessivement familière,
mais le parti-pris de réalisme est constant dans tout le film, montrant les
bas-fonds d’une Bangkok éloignée des clichés touristiques. Du coup, la mise en
scène peut déplaire, mais il faut reconnaître qu’elle colle à son sujet, et si
les combats dirigés par un vétéran de « Bang rajang » illustrent bien
les formes de cet art méconnu, ils ne donnent jamais dans l’excès et s’avèrent
parfois douloureux (le classique affrontement final, qui dégénère en boucherie
parallèlement à la vengeance d’un des personnages). Les trois personnages sont
bien différenciés et on prend le temps de s’identifier à chacun d’entre eux et
à ressentir leur tragédie personnelle, mais le film dont l’action se déroule
sur 10 ans adopte une structure de saga qui nuit peut-être à son
efficacité : l’intrigue se fait parfois tortueuse, avec des intermèdes
romantiques un peu sirupeux et un nombre excessif de personnages. Néanmoins, un
film attachant malgré ses quelques faiblesses et à découvrir, ne serait-ce que
pour le frisson de l’exotisme, tant il est imprégné de culture Thaï. Wild Side
a sorti le film sans passer par les salles, mais le DVD est typique de la
qualité Wild Side : duplication remarquable, doublage plus que correct et
des docus exclusifs qui donnent vraiment envie de découvrir cet art
martial !




Brave



Thaïlande  
Note : 2/5


Thaïlande 2007 Thanapon Maliwan & Afdlin Shauki, avec Michael B., Afdlin Shauki, Supaksorn Chaimongkol…



Bee cambriole une banque pour récupérer les données informatiques de ses
clients. Or il agit au nom d’un gang criminel qui a kidnappé son père… il
s’aperçoit que le gang n’a nullement l’intention de les laisser en vie…

Drôle de film, évidemment conçu pour profiter de l’aura de « Ong
Bak » (il semblerait que tous les cascadeurs ayant travaillé sur ce film
aient reçu un contrat pour finir vedette dans leur propre véhicule, comme à
l’époque de « Bloodsport »), mais qui mêle comédie, polar et arts
martiaux sans parvenir à trouver son ton propre. La scène d’ouverture, où un B.
en costard s’introduit dans une banque dont tous les employés sont artistes
martiaux (?) donne à penser à une comédie à la Jackie Chan, influence évidente
dans certains combats — dont le classique dans un immeuble en construction —
mais il y a trop de scènes de fusillade… et, surtout, un scénario trop complexe
pour sa structure vacillante, impliquant le meurtre de la sœur des deux frères
et une conspiration interne à la banque, le tout raconté par flashes-back pas
toujours évident, d’où des scènes ralentissant une action linéaire où on finit
par ne plus savoir qui est quoi. Le règlement de comptes final est plutôt
réussi, offrant un bon quart d’heure de baston… mais gâché par un retournement
final cousu de fil blanc, plus une image finale moralisatrice en diable. A
boire et à manger donc, mais il était prévisible que le succès de « Ong
bak » engendre ses ersatzes. On verra certainement pire… en tout cas, il
ne faut pas se laisser duper par la bande-annonce promettant de l’action
non-stop !




Cage 2



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Cage II : Arena of Death Delta 1994 Lang Elliott, avec Lou Ferrigno, Reb Brown, James Shigeta, Shannon Lee…



Monsieur Yin a survécu à la colère de Billy Thomas… Il le fait enlever pour
combattre dans des combats diffusés sur une chaîne cablée et le bourre
d’excitants. Scott, de son côté, se lance à la recherche de Billy. Aidé par un
maître japonais, il s’entraîne pour participer lui-même aux combats…

La routine reprend ses droits dans cette suite parfois un peu longuette.
L’intrigue classique dotée d’un poil d’humour  offre quelques beaux combats parfois très violents — bien
qu’il soit difficile de croire que le balourd Reb Brown soit un artiste
martial… la fin, décevante, est ouverte pour une éventuelle suite qui ne vint
pas. Bof.




Capital Punishment



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Capital Punishment/Kickbox Terminator Fox 1994 David Huey, avec Gary Daniels, David Carradine, Tadashi Yamashita, Ian Jaklin…



La ceinture noire James Thayer est arrêté par la police après un combat… Il
s’agit en fait d’agents du DEA menés par Branford. Celui-ci essaie d’empêcher
Kenji Nakata, ex-maître de Thayer, de commercialiser une drogue, le Fix, qui
provoque des mutations génétiques chez ses utilisateurs. Ils veulent que Thayer
affronte un champion et simule un accident mortel pour que son adversaire
puisse témoigner contre Nakata…

Film de production incertaine dans la mouvance du kickboxing, premier grand
rôle (si l’on peut dire) de Gary Daniels ; c’est fauché, bête, incohérent,
abominablement mal filmé avec d’ignobles faux raccords sur des explosions
piquées d’autres films et des cadrages hésitants, plus des combats incessants
et totalement gratuits comme dans une parodie des Nuls. Carradine apparaît cinq
minutes, au téléphone et dans un camion, ce qui dut lui coûter une matinée de
travail. A éviter, sinon dans le genre “incroyable mais vrai”.




Champions



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Fox Pathé Europa 1998 Peter Gathings Bunch, avec Louis Mandylor, Danny Trejo, Ken Shamrock, George « Buck » Flower…



William
Rockman s’est retiré des combats clandestins après avoir accidentellement tué
un adversaire. Mais son frère entend bien faire fortune sur le ring… Las, il se
fait tuer par « The King », recrue de l’organisateur véreux Max Brito
— et ancien adversaire de Rockman ! Il décide d’entrer dans l’enfer des
« combats ultimes » pour se venger…

Cet avatar tardif des direct-vidéo baston cherche à racoler le chaland avec
quelques champions de combats de gladiateurs et autres ultimate machin télévisuels…
Mais là, tout le monde semble avoir oublié un des plus grands principe du
genre : rien de pire qu’un film de genre qui n’assure même pas sa formule.
Celui-ci tente de donner un peu d’épaisseur aux personnages, mais vu l’aspect
pathétique du lot, on a l’impression qu’il tente de rattrapper son statut de
film de pure exploitation, malgré le nombre inhabituel de nudité (mais le
réalisateur vient de téléfilms érotiques…) ; de même, Mandylor (dont le
plus grand titre de gloire est son rôle dans « Le grand tournoi » de
Van Damme) tente de jouer le héros tourmenté sans avoir, hem, les dons
d’acteurs nécessaires pour avoir l’air autre chose que constipé. La
réalisation, ses tons brumeux et ses cadrages approximatifs est estampillées
années 90. Et que dire d’un retournement final ahurissant qui prive le
spectateur éberlué de l’affrontement vers lequel tendait tout le film ? À
oublier…




China Strike Force



Hong-Kong  
Note : 1/5


Lei tung zhan ying GCTHV 2000 Stanley Tong, avec Aaron Kwok, Leehom Wang, Norika Fujiwara, Mark Dacascos, Coolio…



Tony, le neveu du caïd du crime Ma, voudrait introduire de la drogue à Hong
Kong avec la complicité de Coolio (!), son partenaire de L.A. Il fait abattre
un lieutenant de Ma lors d'un défilé de mode, mais deux policiers, Alex et
Darren, sont témoins et tournent autour de Ma… Tout comme une policière japonaise
infiltrée dans la bande.

Tong fit merveille dans ses films avec Jackie Chan, mais là, il se retrouve
empêtré d'un scénario (?) aussi nullard que celui de "Roméo doit
mourir", tentant visiblement de ratisser un public aussi large que
possible à l’exportation. Les scènes "à faire" s'enchaînent sans
aucune logique (pourquoi cette course-poursuite sur les quais ?), une musique
de Prisunic rend grotesques les quelques moments se voulant émouvants, les
clichés s'enfilent comme des perles et le rôle caricatural de Coolio (sous son
nom !), lançant des clichés xénophobes, est aux limites du racisme. La seule
chose qui différencie ce film d'un Hollywood Night de bazar est bien sûr les
scènes d'action et les combats, plus ce déjà légendaire finale sur une plaque
de verre suspendue à des kilomètres au-dessus de Hong Kong et qui justifie à
lui seul une vision. Dommage qu'on n'ait pas jugé bon de mettre un film autour…
Certains passages raviront l'amateur de nanars.




Clementine



Corée du Sud   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Pathé !/Asian Stars 2004 Jim Doo-young, avec Jun Lee, Eun See-Woo, Kim Hye-Ri, Steven Seagal…



Kim est un ancien champion de Taekwondo qui tente d’élever seul sa fille,
Samrang. Après un passage dans la police, il se retrouve mêlé à des gangsters
organisant des tournois clandestins…

Soyons clair : la présence de Seagal sur la couverture est abusive,
puisqu’il doit être à l’écran cinq minutes à tout casser. Bon. Et le film, me
dites-vous ? Avec son schéma de base, il semblerait s’agir d’un film de
baston générique en diable, mettant en scène un acteur/artiste martial inconnu
hors de Corée — qui n’avait pas tourné depuis dix ans et n’a rien tourné
depuis ! —  mais on déchante
vite. C’est le genre de film où les scènes s’enchaînent sans rime ni raison,
défiant toute logique, qui s’avère vite plus un mélodrame lacrymal (les
personnages semblent ne jamais cesser de pleurnicher), souffrant du syndrome de
l’Enfant Choupinet™ avec son héroïne vite agaçante, et où des personnages
aparaissent et disparaissent sans rime ni raison. L’ensemble semble avoir été
tourné dans les années 80, avec sa photo granuleuse, avec un découpage et une
réalisation à la ramasse, truffée de zooms et de gros plans étouffants comme un
téléfilm pourri. Les rares combats sont filmés avec la même ineptitude et le
final, censé être le clou du film, est vite expédié ! Et lorsqu’on croit
avoir tout subi, la gamine revient donner une leçon de morale consensuello-cucufiante
de type « rien ne vaut la famille ». Second film de son réalisateur
qui n’a pas sévi depuis, et de l’avis général, le premier vendu à
l’international sous le titre « Live or die » (non, sans
blague ?) ne vaut pas mieux. Même Dionnet, habituellement fiable, a du mal
à présenter ce machin. Oh, et même le titre est inexplicable. Suite à des disputes
juridiques avec Seagal, ou plutôt la maison de production l’ayant sous contrat,
ce film est assez rare. On ne le regrettera pas…




Confessions of a pit fighter



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Confessions of a pit fighter/Freefighter Vidéodis 2005 Art Camacho, avec Hector Echavarria, Armand Assante, Ricardo Medina, James Russo, Flavor Flav, Gizelle D’Cole, Quinton « Rampage » Jackson, Robert Mianio…



Eddie Castillo sort de prison après avoir involontairement tué un homme lors
d’un combat clandestin. Il ignore que son petit frère David a suivi ses traces
et travaille  comme force de frappe
pour le caïd Argento. Lorsqu’un nouveau combattant brésilien surnommé Matador
tue David, Eddie remonte la piste…

On le voit, le scénario a la base de quelques zillions de direct-DVD avant lui…
On y rajoute vers la fin quelques détours philosophiques (notre bagarreur
découvrant la religion !) et personnages de roman noir (Gizelle D’Cole
proche d’une femme fatale), mais on doute que c’est ce que cherche le public et
le tout fait remplissage. Les affrontements sont rares, semblent se dérouler
devant une dizaine de spectateurs et, si Camacho est un directeur de combats
réputés, il ne sait les filmer : le tout relève plus de la bagarre de rue,
tourné en plans étriqués cache-misère plus la photographie laide et des
affèteries typiques du direct-vidéo. On image que le budget (2,5 millions de
dollars) servit à attirer quelques « noms », maios il n’y a là rien
qu’on ait vu ailleurs. Pas toujours en mieux…




Coq de combat



Hong-Kong   Japon  
Note : 1/5


Shamo Seven7 2007 Pou-Soi Cheang, avec Shawn Yue, Annie Liu, Francis Ng, Dylan Kuo, Masato…



Ryo Narushima est emprisonné pour le meurtre de ses parents. En prison, il
tombe sur un maître de karaté qui utilisa sa rage de façon positive. Libéré,
Ryo part à la recherche de sa sœur. Devenu gigolo, il compte participer à un
combat d’arts martiaux pour s’en sortir…

Cette adaptation d’un manga a causé pas mal de problèmes, de l’aveu même du
réalisateur (notamment en refusant de faire du héros un salaud intégral !).
Peut-être est-ce cela que le scénario est incompréhensible à force
d’ellipse ? On ne sait même pas pourquoi Ryu est libéré, les personnages
apparaissent et disparaissent au fur et à mesure, leurs motivations sont
insondables, des sautes peut-être volontaires (le combat final, tantôt dans une
salle vide, tantôt devant des spectateurs) compliquent le tout jusqu’à une
révélation finale qui se voit venir à des kilomètres. S’agit-il de
considérations commerciales, le film s’adressant à un jeune public ?
Pourtant, l’histoire s’élève un cran au-dessus du schéma à la
« Rocky » : le personnage de Ryu est au-delà de toute
rédemption, un véritable animal pour qui le combat est un simple moyen de
survie, une fin en soi, accompagné par tout un cortège de combats et de
souffrance, et même son professeur semble le mépriser ! Une expérience
originale qui, malheureusement, n’est pas menée jusqu’au bout, faute de
véritables enjeux. Dommage, au vu des qualités de production, on pouvait
attendre mieux…




Dans les griffes du tigre



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 3/5


Tiger Claws Fox Vidéo 1993 Kelly Makin, avec Cynthia Rothrock, Jalal Mehri, Bolo Yeung, Fern Figueidero…



Le prof d’arts martiaux “médiatique” Bill Pickel est assassiné par un inconnu !
Sa mort est semblable à celle d’un autre maître du Kendo : l’assassin a laissé
une griffure sur la joue des deux victimes. La policière Linda Masterson,
elle-même ceinture noire, est persuadée d’avoir affaire à un maître des arts
martiaux : les coups n’ont laissé aucune trace externe. On lui adjoint Tarek
Richards, un ex-flic des stups suspendu suite à une bavure provoquée par le
FBI. Celui-ci identifie le style Ku-Jo, dit des “Griffes du Tigre”, le plus
dangereux de tous…

Dans le domaine strict de la série B d’arts martiaux modernes, voici une bonne
surprise. Œuvre pour puriste, ce polar ne se contente pas d’aligner des combats
et des scènes à faire : l’intrigue tout entière est basée sur les arts martiaux
et la connaissance des styles traditionnels et introduit même une amorce de
discours sur leur abâtardisation médiatique. Le film présente quelques
techniques assez rares et des combats sobres et relativement inventifs. Le duo
de flics évite heureusement les clichés du genre et l’intrigue progresse assez
vite, réhaussée par le mystère que pose la personnalité du tueur psychopathe.
Le duel final clôt en beauté cette sympathique série B au budget pourtant
réduit. Par le futur réalisateur de « Mickey les yeux
bleus » !!!




Day of the Panther



Australie  
Note : 1/5


ESI 1987 Brian Trenchard-Smith, avec Edward John Stazak, John Stanton, James Richards, Michael Carman, Linda Megier…



Jason Blade suit les traces de son père et, en même temps que Linda rentrent
dans l’ordre de la Panthère, un ordre d’artistes martiaux spécialiste de
l’espionnage et l’infiltration… Devenus équipiers à Hong Kong, ils assistent au
meurtre d’un gangster qui risque de déclencher une nouvelle guerre des gangs.
Linda suit le coupable jusqu’à Perth, où elle est assassinée par les hommes de
Damien Zukor, un caïd de la pègre locale. Blade se rend à son tour à Perth et
tente d’infiltrer l’organisation de Zukor, mais la police locale voit d’un sale
œil son intervention…

Après l’excellent « Drive-in de l’enfer », Trenchard-Smith se
retrouve propulsé aux commandes d’un dyptique (une suite fut tournée dos à dos
et est annoncée avant le générique de fin) quatre jours avant le tournage suite
à la défection du réalisateur d’origine ! Il ne faut pas s’attendre à un
chef d’œuvre, mais le réalisateur fait bouger correctement son intrigue
générique au possible et fait la part belle au combat. Stazak est un artiste
martial potable et a l’occasion de le démontrer, mais malheureusement, il a le
charisme d’une huître et un jeu d’acteur aux abonnés absent… Pour amateurs de
films d’art martiaux estampillés années 80 uniquement !




Deadly Target



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Antartic 1994 Charla Driver, avec Gary Daniels, Ken Mac Leod, Byron Mann, Susan Byun…



.
L’inspecteur Charles Prince arrive de Hong Kong dans l’espoir d’arrêter et
extrader Chang, un membres des Triades comptant bien prendre le pouvoir sur les
vieux chefs de gang traditionnels. Mais la police locale le laisse échapper et
veut renvoyer Prince chez lui. L’inspecteur Jim Jenson se met de son
côté : recueilli par une Californienne d’origine Asiatique, Prince ne
s’arrêtera pas tant que Chang ne sera pas sous les verrous…

.
Même par les standards de PM Entertainment, ce polar-baston mixant arts
martiaux et fusillades (bien que vendu comme un pur « kung fu ») est
un véritable patchwork de clichés pompés à droite et à gauche dans des films
meilleurs (De « L’année du dragon » à l’explosion d’hélicoptère
finale). En fait, il n’y a qu’une vague trame sur laquelle greffer combats,
poursuites, explosions et fusillades commes les scènes de sexe dans un film
porno, plus un passage romantique histoire de meubler. Quant à la réalisation,
la seule d’une productrice de nombreuses œuvres comme celle-ci, elle est
particulièrement générique : on se contente de poser la caméra et de
laisser les combattants officier. Ce n’est même pas drôle à force d’être
mauvais, c’est juste mauvais…




Deadly Target



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Antartic 1994 Charla Driver, avec Gary Daniels, Ken Mac Leod, Byron Mann, Susan Byun…



L’inspecteur Charles Prince arrive de Hong Kong dans l’espoir d’arrêter et
extrader Chang, un membres des Triades comptant bien prendre le pouvoir sur les
vieux chefs de gang traditionnels. Mais la police locale le laisse échapper et
veut renvoyer Prince chez lui. L’inspecteur Jim Jenson se met de son
côté : recueilli par une Californienne d’origine Asiatique, Prince ne
s’arrêtera pas tant que Chang ne sera pas sous les verrous…

Même par les standards de PM Entertainment, ce polar-baston mixant arts
martiaux et fusillades (bien que vendu comme un pur « kung fu ») est
un véritable patchwork de clichés pompés à droite et à gauche dans des films
meilleurs (De « L’année du dragon » à l’éternelle explosion
d’hélicoptère finale). En fait, il n’y a qu’une vague trame sur laquelle
greffer combats, poursuites, explosions et fusillades commes les scènes de sexe
dans un film porno, plus un passage romantique histoire de meubler. Quant à la
réalisation, la seule d’une productrice de nombreuses œuvres comme celle-ci,
elle est particulièrement générique : on se contente de poser la caméra et
de laisser les acteurs officier. Ce n’est même pas drôle à force d’être
mauvais, c’est juste mauvais…




Double impact



Etats-Unis d'Amérique   Hong-Kong  
Note : 1/5


Delta/Metropolitan 1991 Sheldon Leittich, avec Jean-Claude Van Damme, Geoffrey Lewis, Alan Scarfe, Cory Everson, Bolo Yeung…



1966, Hong Kong. un couple est assassiné par la pègre locale. Leur ami Paul
Wagner parvient à sauver l’un de leurs fils, Frank. Plus de vingt ans plus
tard, Frank est devenu prof de gym; mais Wagner apprend que son frère jumeau
est toujours en vie et est devenu un caïd de la pègre. Les retrouvailles entre
deux frères que tout sépare seront plutôt houleuses, surtout lorsqu’une femme
s’interposera entre eux et leur vengeance…

Grosse déception, après l’excellent « Full contact », lui aussi mis
en scène par Leittich. L’idée du double rôle de Van Damme tourne court : l’un
des frères est plutôt doucereux, l’autre est mal embouché, fume le cigare et a
les cheveux gominés. C’est tout. Pour le reste, on a droit à une quantité
notable de combats, bagarres et fusillades de qualité inégale, mais on en
trouve plus dans n’importe quel polar de Hong Kong. Classiquement, le final —
assez réussi — verra la réconciliation des deux frères après l’holocauste de
quelques méchants jaunes. Et inutile de dire que tout ceci fait très daté… Bof.
Pour fans de Van Damme exclusivement, s’il en reste encore.




Dragon : l'histoire de Bruce Lee



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


115mn Dragon : the Bruce Lee story Universal 1993 Rob Cohen, avec Jason Scott Lee, Lauren Holly, Robert Wagner, Nancy Kwan…



Suite à une altercation avec un marin, le jeune Bruce Lee retrouve sa
nationalité Américaine, puisque son père l'envoie aux USA. Là, il sert de
plongeur et rencontre sa future épouse Linda qui l'incite à fonder une école de
kung fu…

Comme biographie du Petit Dragon, ce film jongle gaillardement avec la réalité
historique : Lee avait déjà fondé son école avant de rencontrer Linda, son
livre ne fut publié qu'après sa mort, il se blessa à l'entraînement et non en
combat, etc… Mais en tant que film, il bénéficie du savoir-faire de Rob Cohen
et de traiter de thèmes sympathiques : celui du racisme anti-asiatiques prend
même une pertinence nouvelle lorsqu'on voit le sort qu'Hollywood réserve
aujourd'hui aux maîtres de Hong Kong. Par contre, l'ensemble est parfois trop
elliptique dans son désir de réhabiliter Lee et souffre d'une musique
dégoulinante. De plus, Jason Scott Lee ne ressemble guère à Bruce Lee (mais qui
pourrait avoir son physique à part ?) et, plus grave, est loin d'avoir le
charisme requis, même s'il reprend les expressions du maître (Pour la petite
histoire, il était danseur et non artiste martial, et subit un entraînement
spécial pour le film — avec l'aide d'innombrables doublures…) Rob Cohen
apparaît dans le rôle de Robert Clouse, metteur en scène d' « Opération
Dragon ». 




Dragon Blanc



Hong-Kong  
Note : 1/5


Fei hap siu baak lung Columbia Tristar 2004 Wilson Yip, avec Cecilia Cheung, Francis Ng, Lei Liu…



Hei Feng, une jeune femme vaine et égocentrique change en s’amourachant du
prince Tia Yang. Elle reçoit de sa tante les pouvoirs du Dragon Blanc, mais
pour préserver sa beauté, elle se doit de voler aux riches et donner aux
pauvres. Un dangereux assassin aussi aveugle qu’indestructible, nommé Plume de
Poulet à cause de sa carte de visite, est envoyé tuer le prince et commence par
son prof de musique. Mais en affrontant l’assassin, Dragon Blanc se casse une
jambe et se retrouve prisonnière…


Il ne faut surtout pas louer ce film en pensant
tomber sur un wu xia pian :
les quelques scènes d’arts martiaux relèvent strictement de ce qu’on surnomme
« wire fu » et tient plus des câbles que des acteurs (ou leur
doublure), se déroulant dans les deux décors immuables que sont la ruelle et la
forêt de bambous. Il s’agit du genre typiquement Hong Kongais de la comédie
romantique de Noël (période des plus grosses entrées) à public jeune et, ici,
féminin peu regardant et, comme presque toujours, conçu pour mettre en valeur
une Britney Spears locale. Heureusement, Cecilia Cheung a déjà prouvé qu’elle
est une véritable actrice et trouve un bon contrepoint avec le vétéran Francis
Ng. Tant mieux, car l’histoire est bateau au possible, avec un deus ex machina
final particulièrement chevelu pour assurer le happy-end et, surtout, une bonne
partie de l’humour est basée sur des anachronisme pas très heureux : la
tante télécharge en haut débits ses pouvoirs (avec barre en bas
d’écran !!!), un concours de guitare traditionnelle vire façon concert de
rock avec ola du public et Ng parle d’un menu MacDonald… La réalisation, elle,
fait plutôt sandard télévisuel, faisant soupçonner un coup de pan&scan.
Bof. Il y a quelques scènes correctes, mais c’est léger




Dragon Eyes



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Sony 2012 John Hyams, avec Cung Le, Jean-Claude Van Damme, Johnny Holmes, Peter Weller…



A St Jude, les gangs de dealers font la loi… Jusqu’à ce qu’arrive Hong, un
mystérieux chinois maître en arts martiaux. Sortant de prison, il y a été intitié
par un autre prisonnier qui lui a demandé en échange de nettoyer le quartier,
ce qu’il fait en montant les gangs les uns contre les autres. Or le caïd local,
M. V, n’aime pas qu’on dérange ses affaires…

Curieux film, qui commence plutôt bien avec des valeurs de production correctes
pour le budget (3 millions de dollars)… qui retombe lors du premier combat qui,
une fois de plus, multiplie les angles — sans heureusement tomber dans
l’hystérie illisible — au lieu de laisser les artistes faire ce qu’ils savent
le mieux. L’histoire n’est jamais qu’un énième remake de « Yojimbo/Pour
une poignée de dollars » et y mêle un côté gang qui ne dépasse jamais la
caricature. Par contre, le montage heurté, sans véritables transitions d’une
scène à l’autre finit par rendre l’histoire assez confuse alors qu’elle est
pourtant d’une simplicité biblique. La réalisation multiplie les angles
biscornus et certaines scènes sont intéressantes, mais cache mal l’amateurisme
de l’interprétation souvent à peine digne d’un clip de rap de seconde
zone : dans un second rôle, Van Damme semble en pilotage automatique (mais
ses dons physiques sont toujours là), seul Peter Weller semble bien s’amuser et
cabotine à tout va. Bof. Il y a pire, mais il y a nettement mieux…




Dragon lord



Hong-Kong  
Note : 2/5


Long xia ye Delta/Metropolitan 1982 Jacky Chan, avec Jacky Chan, Sidney Yin, Wai-Man Chan…



Dragon est un jeune écervelé qui ne manque jamais une occasion pour partir
courir le guilledou avec son cousin Tiger ; il est aussi chef de l’équipe de
balle des Dragons, qu’il mène à la victoire. Tentant de récupérer un message
compromettant, Dragon tombe par hasard sur une bande de trafiquants d’objets du
patrimoine Chinois et l’un de leurs renégats qui refuse de voir disparaître
ainsi des trésors nationaux. Dragon devra affronter le chef du gang, un maître
en arts martiaux…

Suite à ses premiers succès, c’est avec ce film que Jacky Chan changea de style
: moins de kung fu traditionnel et beaucoup plus d’acrobaties. Ce fut aussi un
bide commercial, son premier, au tournage apocalyptique, comme il l'explique
dans sa bio : il n’y avait pas de scénario au début du tournage, etc. Chan
réalisateur n’était pas encore bien rôdé, et le film est plus une succession de
séquences reliées par un fil conducteur qu’un tout cohérent : certaines scènes
comiques sont d’une lourdeur assez pachydermique. Reste quelques passages démentiels
: la “pyramide humaine” du début, la scène où Chan est bloqué sur un toit que
transpercent des lances à chacun de ses mouvements, le combat final et une
séquence de football très parodique, puisque l’ensemble est commenté par un
Léon Zitrone asiatique et agrémenté de pom-pom girls… En tenue traditionnelle
chinoise ! Séquence qui, d’ailleurs, figure au Livre des Records pour
l’incroyable nombre de prises, plus de mille, qu’il fallut tourner. Malgré
tout, un Chan mineur, mais qui ne laissera pas ses fans sur leur faim.




Dragon Tiger Gate



Hong-Kong  
Note : 3/5


Lung fu moon Pathé (Asian stars) 2006 Wilson Yip, avec Donnie Yen, Nicholas Tse, Shawn Yue…



L’école de Kung Fu Dragon Tiger a toujours défendu les valeurs chevaleresque
des arts martiaux. Mais les deux enfants de son maître, Dragon Wong et Tiger
Wong, ont été séparés… Le hasard rassemble les deux frères qui entrent en
possession d’un médaillon appartenant à une organisation criminelle…

Une tentative de revivifier le film d’arts martiaux en adaptant un
« manhua » (ou manga de Hong Kong) a succès avec les acteurs du
moment. Et visuellement, le film touche au sublime : l’univers qu’il
invoque est indécis (Le passé ? l’avenir proche ?) et baigné de tons
chauds. Quand aux combats, Donnie Yen oblige (maquillé pour faire vingt ans de
moins que son véritable âge !), ils confinent au génie, usant toute les
variations possibles pour repousser les limites du combat. Mais là où le bât
blesse, c’est le scénario ! On sent qu’il tente de condenser de nombreuses
pages de BD, mais il s’avère confus, difficilement crédible et s’enlise dans
des scènes mélo un peu pesantes. Une romance entre la fille du gangster en chef
(qui semble peu belliqueux et surtout désireux de prendre sa retraite) est
évoquée mais jamais montrée ! De plus, le méchant final n’est introduit
que dans la dernière demi-heure, ou le film ne prétend même plus être autre
chose que des scènes assemblées au hasard. Dommage que ce film bourrin ne
puisse s’accepter en tant que tel. Les coups de pouce aux ados, avec ses
personnages très manga, sont aussi un peu trop évident. Mais il y a assez de
combats extraordinaires et de beauté visuelle pour justifier une vision.




Duel Sauvage



Hong-Kong  
Note : 3/5


Da jue dou Wild side 1971 Chang Cheh, avec Ti Lung, David Chiang, Ping Wang, Jeanette Yu Wei…



 A la mort de Lao Xin-Biang, le clan de Shen Tia-Long
se rend à son enterrement… Mais aussi pour le venger ! Tang Ren-jie, fils
adoptif de Tia-Long, sera obligé de s’exiler après avoit été accusé du meurtre
de son maître. Persécuté par le terrible Chang Nang et ses sbires, il décide de
régler ses comptes avec le gang de Liao Shou-yi…

Réalisé la même année que le génial « La rage
du Tigre », ce film offre un contexte différent des Wu xia pian
traditionnels de Cheh : là, on est en décor un rien plus moderne, avec
l’apparition de voitures, de trains et même d’armes à feu, et les décors
naturels prennent parfois le pas sur les studios de la Shaw Brothers et leur
côté carton pâte (qui rajoute au charme !) Ces héros imberbes au torse nu,
dont un Ti Lung au visage d’adolescent, permettront de gloser sur
l’homosexualité de Cheh (qui n’a jamais confirmé ni infirmé ces rumeurs de son
vivant), et l’essentiel des combats sanglants se fait au couteau. Et comme
toujours chez Cheh, la vengeance du héros passe par tout un cortège de
souffrances et d’humiliations. C’est un peu mélodramatique et l’intrigue
complexe est parfois décousue, mais on voit mieux l’influence de Chang Cheh sur
son assistant et disciple John Woo. Cette fois, le dévédé ne comprend qu’une
vostf.




Duelist



Corée du Sud  
Note : 1/5


Hyeongsa La fabrique de film 2005 Lee Myung-Se, avec Ji-won Ha, Sung-Kee Ahn, Dong-won Kang…



La Corée se retrouve inondée de fausse monnaie, menaçant sa stabilité.
L’inspectrice Namsoon et son partenaire Ahn tombent sur un inconnu masqué qui
pourrait être responsable. Pour Namsoon, cette recherche va tourner à
l’obsession…

Myung-se applique au Wu xia pian version Coréenne ce qu’il a appliqué au polar
avec « La trace du serpent » : beaucoup de visuel… Et peu de
substance ! L’intrigue l’intéresse si peu que seul un « carton »
donne le minimum d’information nécessaire, et malgré le talent des acteurs,
leurs personnages restent à peine développés et l’obsession de Namsoon – à qui
Ha Ji-Won fait tout pour donner corps – en devient peu crédible. De plus, les
scènes de comédie nuisent au ton général plus qu’autre chose (Y compris un
passage en accéléré qui rappelle plus Benny Hill que Jackie Chan…), sans
oublier que l’abus technique finit par lasser. Bref, le paquet a beau être
magnifique, le carton est vide…




Evil Cult



Hong-Kong  
Note : 2/5


Yi lian tu long ji zhi mo jiao jiao zhu Club TF1 1993 Wong Jing, avec Jet Li, Sharla Cheung, Samo Hung…



Les clans de Shaolin et Wu Tang se sont alliés
contre la secte Ming. Mais le jeune Mo Kei reçoit la Marque du Tigre, qui
l'empêche de se battre… Des années plus tard, il doit rompre l'enchantement en
apprenant la technique des Neuf Yangs…

Un Jet Li ou son personnage ne peut se battre ?
C'est là le principal paradoxe de ce film, sorti parallèlement à "The
Defender" (mais pas en DVD !) qui reprend bien des éléments de la série
des Wong Fei Hung, dont l'humour parfois un peu éléphantesque. De plus, le
scénario n'est pas vraiment d'une clarté confondante ! La fin ouverte est un
rien frustrante : il s'agissait de la première partie d'une trilogie inachevée.
Réservé à ceux qui sont déjà familier à l'univers bien particulier du wu xia
pian
fantastique…




Fight Night



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Rigged Seven7 2008 Jonathan Dillon, avec Rebecca Neuenswander, Chad Ortis, Kurt Hanover, John Wilson…



Michael
Dublin mène la vie d’un escroc à la petite semaine, mais lorsqu’une jeune femme
lui permet d’échapper à un tabassage en règle grâce à ses dons de combattante,
il y voit un moyen de gagner une fortune dans les circuits clandestins. La
convaincre ne sera pas facile et leur périple à travers les USA non plus…

Pour
mémoire, car il s’agit plus d’un film indépendant à petit budget prêt pour Sundance
qu’un vrai film d’arts martiaux, et d’ailleurs, les combats souffrent de l’habituel
montage hystérique (pourquoi prendre une vraie championne, alors ?). Ce
qui ne l’empêche pas de balancer tous les clichés du genre : les deux
personnages ont un lourd passé, Dublin a des motivations pures (racheter le
bateau de son popa !!!!) et le tout se finit sur un de ces combats de la
dernière chance typique. Le film pourrait fonctionner grâce à l’alchimie entre
ses deux acteurs principaux et un bon rythme, même si le fait de tout filmer en
plans rapprochés façon téléfilm en couleurs délavées finit par lasser, mais
leurs rapports évoluent peu au cours du métrage. Et le tout se conclut sur un
happy-end consensuel et peu convaincant (et contredisant ce qui s’est passé
précédemment) des fois qu’un requin de studio passe par là et embauche le réal
pour un énième blockbuster… Pas un mauvais film, mais à force d’hésiter entre
film de baston et drame sur deux aliénés se soutenant mutuellement, il ne
réussit sur aucun tableau. Regardable, mais en savant dans quoi on s’engage…




Fight Prison



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Hardcase and Fist Antartic 1989 Tony Zarindast, avec Ted Prior, Carter Wong, Maureen Lavette…



Le policier Bud McCall est envoyé en prison pour un crime qu’il n’a pas commis.
Réussissant à s’évader lors d’un transfert, il fait équipe avec Eddy Lee pour
laver son nom…

Pas vraiment un film d’arts martiaux, ce film « d’action » défie
toute description : il suffit de voir le nombre d’invraisemblances (le
fait que les méchants attaquent systématiquement Lee à coups de poing,
puisqu’un Asiatique de cinéma est forcément artiste martial, et Bud avec des
flingues) et l’ineptitude généralisée à l’œuvre dans ce film. On y emploie le
plus vieux truc du burlesque, ou un train s’interpose entre la voiture des bons
et des méchants, non pas une, mais deux fois, les faux raccords abondent (lors
d’une poursuite automobile, les protagonistes changent de véhicule…), les héros
déclenchent une bagarre dans un club de strip-tease parce que, et le tout se
finit sur la pire fusillade de l’histoire du cinéma où le héros descend 50
adversaires à découvert et sans recharger. Ce serait un nanar si
l’interprétation n’était pas en-dessous de tout et, surtout, si l’ensemble
n’était pas d’un ennui mortel. Au moins, c’est un exemple de ce qu’il ne faut
pas faire au cinéma ! Acteur, producteur, scénariste et réalisateur,
Zarindast (aussi responsable de l’immonde « Werewolf, le
loup-garou ») est un digne descendant d’Ed Wood… mais trop tard pour
amuser qui que ce soit !




Fighting



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Universal 2009 Dito Montiel, avec Channing Tatum, Terrence Howard, Zulay Velez, Altagracia Guzman…



Shawn MacArthur tente de survivre en vendant des contrefaçons dans les rues de
New York… Mais il est plus doué pour se battre et se fait remarquer par Harvey
Boarden, qui organise des combats clandestins. Harvey devient son parrain, mais
Shawn est plus intéressé par la belle Zulay, farouchement gardée par sa
grand-mère…

Pour mémoire, car ce film vendu comme un énième film de baston, genre le débile
« Never Back Down », mais qui n’est pas pas un — et d’ailleurs, les
combats sont filmés en caméra hystérique pour cacher l’absence de technique. Il
s’agit plutôt d’un drame mêlant une vision Scorcesienne de la rue à un
mélodrame à la « Rocky ». Tatum n’est pas Stallone, mais Howard
réussit à transcender son personnge pour en faire quelqu’un vivant dans un
monde dont il accepte les règles, même face à une mort certaine. Altagracia
Zulman vole éhontement les quelques scènes où elle apparaît. Comme les moment
intimistes sont plus réussis que les scènes de combat — bien qu’il n’y ait là
rien qu’on n’ait déjà vu ailleurs — jusqu’à un happy-end peu convaincant, on
sent que le réalisateur a voulu faire autre chose qu’un simple film de genre.
Qu’il y ait réussi ou non dépendra de la sensibilité de chacun…




Final Impact



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


CIAE 1992 Joseph Mehri & Stephen Smoke, avec Lorenzo Lamas, Kathleen Kinmont, Michael Worth, Jeff Langston…



Nick Taylor est un ex-champion du monde de kick-boxing marqué par son échec
final. Lorsqu’un jeune combattant, Danny Davis, débarque dans son club, Nick
décide de l’entraîner pour qu’il batte son ancien vainqueur…

Le simple nom de Lorenzo Lamas est déjà un renvoi au passé,soit les grandes
heure du direct-vidéo des années 90, et signale qu’il faut aussitôt revoir ses
exigences de spectateur à la baisse… Après avoir passé presque dix ans dans le
soap « Falcon Crest », faute d’une carrière à la Van Damme, l’ex-jeune
premier devait envahir les Hollywood Nights, grands consommateurs des
productions PM (Pépin-Mehri) Entertainment, producteurs de cette bluette. Rien
ne vaut les années 90, pas vrai ? Au vu d’une jaquette kitschissime, on
pourrait s’attendre à voir Lamas combattre, mais non : son personnage de
champion en déchéance qui semble avoir emprunté la garde-robe de Steven Seagal
est bardé de pathos et sert uniquement d’entraîneur à Michael Worth, qui s’en
sort correctement pour un débutant. À partir de là, on a tout l’itinéraire
classique jusqu’au combat final où il faut admettre qu’on peut devenir champion
du monde après un show pour dames de patronage… Dommage, car l’ensemble
avançait plutôt bien d’un combat à un autre (même si ceux-ci feront hurler les
puristes avec leur mélange de style !), mais le troisième tiers, virant au
mélo entre Lamas et Madame (Kathleen Kinmont étant alors son épouse à la ville
et émoulue de « Halloween 4 » et « Bride of
Reanimator » !) fera grincer des dents. Gary Daniels fait une brève
apparition. Stephen Smoke, scénariste et coréalisateur, se reconvertira comme
auteur de polars, puis de guides juridiques (!) Pour geeks nostalgiques des
« Hollywood Nights » uniquement…




Fire Girls



Chine  
Note : 1/5


Fire Girls/Twin Daggers Emylia 2008 Keun-Hou Chen, avec Rhett Giles, Coco Su, Veronica Berg, Joey Covington, Vasilios E.…



1935. Quatre assassins sont réunis par la millionnaire Kay Moi, qui leur pose
ses conditions : l’un d’entre eux doit assassiner sa sœur jumelle Sue,
responsable de la mort de leurs parents. Ils préfèrent tous tenter leurs
chances seuls plutôt que partager la récompense. Mais l’un d’entre eux,
« Prof », constate que sa proie n’est pas l’horrible mégère décrite
et va prendre sa défense…

Pas vraiment un film de kung fu, malgré ce que dit la jaquette — mais
l’illustration semble venir d’un autre film et le résumé déflore une des surprises
majeures du scénario ! — cet import de Chine, mais tourné en Anglais, est
plus un film d’aventures à l’ancienne avec une idée de base qui en vaut une
autre. L’ennui, c’est que dès le départ, il est net que la réalisation est à la
ramasse, mêlant une molesse de téléfilm à des effets à la mode, y compris des
accélérations inutiles, le tout géré un peu n’importe comment. L’interprétation
est assez médiocre — on sent les acteurs en roue libre —, les scènes de combat
participent de la même bouillie visuelle — et les cascadeurs ne ressemblent
même pas à ceux qu’ils doublent ! — et le scénario manque cruellement
d’inventivité jusqu’à une « révélation finale » incompréhensible,
avec moulte flash-backs pour tenter d’y mettre un peu de cohérence, mais qui
défie également toute logique… Un drôle de mélange donc, à qui on peut ajouter
un doublage anglais (l’ensemble ayant été tourné sans le son) approximatif —
mais vous avez peu de chances de l’entendre, comme le menu des règlages ne
fonctionne pas ! Heureusement, la vf est correcte. Une curiosité qui, pour
une fois, mériterait d’être refaite correctement !




Fireball



Thaïlande  
Note : 1/5


Ta chon/Fireball Metropolitan 2009 Thanakorn Pongsuwan, avec Preeti Barameeanat, Khanutra Chuchuaysuwan, 9 million Sam…



Au sortir de prison, Tai découvre son frère Tan dans le coma : celui-ci
était impliqué dans des tournois clandestins mêlant basket et arts martiaux
tenu par des caïds de la drogue locaux. Se faisant passer pour Tan, il rejoint
son équipe…

L’idée de mélanger basket et Muay Thaï pouvait être excitante sur le papier,
mais là, l’exécution laisse plutôt à désirer. Les informations sur les
personnages sont si minimales qu’on finit par ne plus savoir qui combat qui et
pourquoi, et l’ensemble ressemble plutôt à une suite de scènes vaguement
reliées par un point central (encore que, le thème de la vengeance est vite
oublié, si bien qu’on se demande pourquoi Tai va si loin.) Le jeu lui-même
tient plus du combat de gladiateur que du basket, et y insérer des armes est
mal justifié : qui irait prendre de tels risques ? Pour quel enjeu ?
Les passages montrant la vie sordide des protagonistes ne justifie pas tout et
en rajoute jusqu’à s’enfoncer dans le mélodrame de bas étage. Qu’on y ajoute
une direction artistique à la ramasse qui mêle image de téléfilm — mais qui
fait bon usage des décors naturels — et lance soudain une image pluvieuse à la
Matrix pour faire joli. Le pire est encore un de ces éternels montages
hystériques durant les affrontements, clou du film qui semblent plutôt bien
dirigés (et sont d’une brutalité extrême), mais gâchés par un réalisateur se
prenant pour Michael Bay. Au moins, le twist final est inattendu. Bof… Dommage,
il y avait du potentiel.




Fist Fighter II



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Final Round Antartic 1994 George Erschbamer, avec Lorenzo Lamas, Kathleen Quinlan, Anthony De Longis, Clark Johnson, Arne Olsen, Ian Jacklin…



Tyler Verdiccio est mécanicien moto, mais aussi ex-champion d’arts
martiaux…
Séduit par une cliente, il se retrouve dans un complexe industriel
surveillé
par des caméras pendant que des opérateurs parient sur leurs poulains.
Une
seule règle : tuer ou être tué…

On peut difficilement reprocher à un testostérone-opéra d’être
absurde, sans
aucune originalité et d’avoir des dialogues « dur à cuire » bêtes à
pleurer (qui font les délices des nanareux). Pourtant, ici, le
réalisateur des
« Snake eater » commet le plus grave des péchés : après un
premier combat réussi, il ne se passe pas grand-chose dans cet opus
inspiré
ouvertement de « Running Man ». Les personnages traînent dans un
décor unique en égrénant lesdits dialogues sans qu’il y ait la moindre
once de
tension, les exécutions parfois très sanglantes sont rapides et sans
véritables
combats et la dernière image se clôt en queue de poisson pas très
compréhensible. Dommage, les qualités de production étaient bonnes pour
un DTV
et la duplication correcte…




Fist of Fury



Hong-Kong  
Note : 2/5


Jie quan ying zhuan gong FIP 1979 To Lo Po, avec Ho Chung Tao (Bruce Li), Ku Feng, Michelle Yim…



 Après avoir démantelé un gang à Shangaï, Chen Chan rentre chez lui à Macao
retrouver sa mère et son fils. Mais des japonais ont vent de son arrivée et
veulent venger le chef qu’il a tué à Shangaï — quitte à la provoquer ou même le
faire accuser de meurtre…

Seconde suite à « La fureur de vaincre », ce film montre que la
recette commence à s’essoufler, malgré des qualités de production correcte.
Sans doute à bouts d’expédients, les producteurs ont rajouté un côté romance et
un poil d’humour éléphantesque (un sidekick genre rigolo-tête-à-claques) pour
pimenter ce qui n’est qu’un énième kung fu aux ficelles évidentes. Et pourtant,
l’ensemble se réveille lors d’un final épique sur fonds d’orage ou l’acteur
parvient presque à émuler son modèle en ange de la vengeance poussé à bout. Pas
vraiment mauvais (même la vf ne donne pas envie de se défoncer les tympans)
mais pas vraiment bon non plus… Egalement diffusé sous le titre « La
vengeance aux poings d’acier » chez Bach.




Fistpower



Hong-Kong  
Note : 2/5


Sang sei kuen chuk TF1/CTV 2000 Aman Chang, avec Chiu man-Cheuk, Anthony Wong, Gigi Lai…



Chau a élevé Dongdong, le fils de son ex-femme et d’un autre homme, comme le
sien. Mais voilà que le vrai père, Chiu Chung-tin, décide de le récupérer pour
l’emmener aux USA à cause de sombres histoires d’héritage ! Cheuk Li-Jen,
un agent de sécurité, croise sa route. Puis, à bout de ressources, Chau prend
en otage l’école Ching Yee pour retrouver son fils… Celle où se trouve le neveu
de Cheuk ! Ce dernier se rend à l’aéroport pour récupérer Dongdong, mais
il n’est qu’au commencement de ses peines…

Une série B qu’on pourrait croire bien moins récente tant elle évoque la fin
80/Début 90, notamment par son mélange comédie, polar et… Arts martiaux, bien
sûr. Normal, vu la présence de celui qui reprit le rôle de Wong Fei-Hung après
Jet Li ! On est loin des grandes heures du cinéma de Hong Kong, mais
l’ensemble commence plutôt bien pour lasser un brin lors d’une heure de combats
sans interruption et de plus en plus absurdes (on se demande de combien
d’hommes de main — y compris un commando cycliste ! — dispose le
méchant !). L’ennui, c’est que le réalisateur semble ne pas savoir filmer
les combats, multipliant les affèteries et le montage haché comme dans les
productions occidentales cache-misère. Un comble lorsqu’on bénificie d’artistes
martiaux de ce calibre ! Le finale, ou toute la famille Cheuk passe à
l’assaut, est typiquement Hong Kong. Le tout est plutôt à réserver aux
afficionados qui regretteront qu’e ce bon vieux Anthony Wong soit trop absent
de l’image…




Fists of iron



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Film Office 1994 Richard W. Munchkin, avec Michael Worth, Sam Jones, Eric Lee…



Le mécano Dale Hartwell voit mourir son meilleur ami lors d’un combat contre
Bragg, le champion d’un riche bookmaker organisateur de tournois clandestin. Il
se fait entraîner par deux ex-combattants afin de venger son ami…

Film de routine par le vétéran Munchkin ("Le cercle de feu » 1 et 2)
bourré de clichés, mais sauvé par un ton décontracté dont l’humour n’est pas
absent et des combats corrects. Le fin Michael Worth, qui débuta aux côtés de Lorenzo Lamas dans "Final Impact", change un peu des grosses
brutes de service et, pour une fois, la v.f. est correcte. Réservé néanmoins
aux inconditionnels du testostérone-opéra. 




Forces spéciales



Etats-Unis d'Amérique   Philippines  
Note : 0/5


Raw Force/Kung Fu Cannibals Delta 1982 Edward D. Murphy, avec Cameron Mitchell, Geoff Biney, Jillian Kessner…



Après un tournoi d’arts martiaux, les membres du club de karaté de Burbank
jouent les touristes dans les îles tropicales. Mais le maître d’une secte
locale prépare de noirs desseins… Pour sauver la victime d’un enlèvement, les
combattants se rendent dans les îles Warrior et affrontent les moines, mais
aussi une horde de morts-vivants réveillés par le gourou local !

Film de série Z d’année, origine et définition incertaine. Les karatekas fier à
bras font du tourisme façon club Med, entourés d’indigènes très pittoresques au
langage limité à “Oui, Bwana” (Ou presque). Le gourou de service veut conquérir
le monde, on ne sait pas trop pourquoi ni comment, mais ça fait toujours bien
sur son CV. Les moines aiment passer des jeunes filles au barbecue. Les
karatekas ont appris à se battre en voyant Peter Sellers et Kato dans “La
Panthère Rose”. Lorsqu’ils s’emparent d’un fusil, ils descendent les moines en
tirant à côté, histoire de faire original. Quand aux îles du titre, elles ne
sont que ça : des îles. Ah, oui, bien sûr, ça se passe dans les îles… Le
metteur en scène sait-il ce qu’est le mot “cadrage” ? Cameron Mitchell était-il
si fauché que ça ? Comment ceux qui ont doublé “ça” ont-ils fait pour ne pas
mourir de rire ? Vous le saurez si vous avez le courage masochiste de louer ce
film sorti en salles (!) et apparu sous diverses dénominations et divers
éditeurs.




Full contact



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Lionheart/ Wrong Bet/ A.W.O.L. Delta 1990 Sheldon Lettich, avec Jean-Claude Van Damme, Deborah Rennard, Harrison Page, Lisa Pelikan, Brian Thompson, Michel Qissi…



Lorsque son frère l’appelle depuis Los Angeles, le légionnaire Lyon Gaultier
déserte avec perte et fracas pour partir aux USA. Là, il découvre que son frère
est mort et entre dans le monde des combats clandestins, à la recherche des
responsables…

Inspiré du « bagarreur » de Charles Bronson, ce film se présente
comme un mélodrame populaire qui ne craint aucune outrance : le happy-end est
assez capillotracté, mais passe tout de même, et c’est ce qui fait son charme.
On insiste sur le contraste entre le sordide des combats organisés pour de
méprisables yuppies et la pureté des intentions de Van Damme qui prend ici
figure d’homme du peuple, image qu’il réutilisera à tort et à travers.
L’ambiance des combats rend très bien l’aspect incontrolable du bagarreur, dopé
à l’adrénaline. On peut juste regretter que l‘action se passe de nos jours :
situé dans les années 30, comme son modèle, il eut nettement gagné en
crédibilité. Quoi qu’il en soit, du bon cinéma populaire qui ramassa un joli
succès à sa sortie en salles.




Gladiator Cop



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 0/5


USA/Canada Gladiator Cop/The Swordsman 2 CnC/Antartic 1995 Nick Rotundo, avec Lorenzo Lamas, Claire Stansfield, James Hong…



On a volé l’épée d’Alexandre le Grand !
Celle-ci finit dans les mains d’un organisateur de combats à mort :
grâce
à elle, son poulain deviendra invincible. Mais Andrew Garrey, le
policier
chargé de l’enquête, fait d’étranges rêves. La réincarnation d’un ancien
adversaire d’Alexandre le Grand cherche celle du chef de guerre pour
prendre sa
revanche 2000 ans plus tard…

On connaît le principe : histoire de
rentabiliser un film, pourquoi ne pas en prendre des morceaux et des
chutes
pour monter un autre produit ? C’est fait, cette soi-disant suite du
« Maître d’armes » employant le même casting et… des scènes entières
de ce film ! Réalisé par l’ancien monteur du « Maître d’armes »,
l’ensemble s’avère étonnamment mou, et si toute l’histoire est dûment
absurde
(après 2000 ans, on pourrait penser que le méchant oublierait sa
vengeance… et
à quoi bon tuer la réincarnation d’Alexandre s’il se réincarne à
nouveau ?
On peut tenir longtemps comme ça…), mais pas tout à fait assez pour être
drôle : une scène d’amour entre un gladiateur et une culturiste aurait
pu
donner une orientation bizarroïde bienvenue. Les combats, utilisant
toute sorte
d’armes blanches, n’ont rien de particulier, sinon l’allure pittoresque
des
guerriers. Bref, rien qu’on ait déjà vu mille fois dans ce produit
abondamment
télévisé avant de finir en DVD de supermarché… et pan&scanné. Pour
sa seconde
réalisation, « Sword », Rotundo reprendra encore une fois la même
histoire
avec James Hong dans la même rôle !




Heatseeker



Etats-Unis d'Amérique   Philippines  
Note : 0/5


Delta 1995 Albert Pyun, avec Keith H. Cooke, Thom Matthews, Tina Cote, Gary Daniels…



Dans un univers futuriste où les combattants sont tous bioaltérés, le champion
du monde Chance O’Brien, le dernier à être 100% humain, est obligé de faire
partie d’un tournoi meurtrier pas Tung, un magnat de la cybernétique. Enjeu :
sa femme et entraîneur, Jo…

Du Pyun version téléfilm ultra-fauché, c’est à dire expéditif et sans grand
intérêt sur un canevas archi-rebattu. Keith Cooke est presque aussi
impressionnant que Gary Daniels — ici dans un inhabituel rôle de méchant — et
les combats sont parfois intéressants, mais c’est tout. Un peu d’humour tente
de pimenter la sauce, comme cette scène où le héros dépouillé par des voleurs
court nu dans les rues de Manille (Belle performance pour Cooke !), mais on
sent que ce n’est que pour tromper l’ennui né de la routine. A dégager.




Hero



Hong-Kong   Chine  
Note : 5/5


Ying xiong FEV 2002 Zhang Yimou, avec Jet Li, Maggie Cheung, Tony Yeung, Zhang Ziyi, Donnie Yen…



 Le roi Quin compte unifier la Chine pour pacifier enfin les royaumes et se
terre pour échapper à ses ennemis… Un guerrier sans nom est mis en sa
présence : il prétend avoir tué trois assassins, Ciel, Neige et Epée
brisée, qui avaient échoué à tuer le roi. Plutôt que d’employer ses arts
martiaux, il a exploité les faiblesses des trois guerriers ; il a leurs
sabres pour preuve de ses victoires. Au long d’un récit épique, Sans-nom
dévoilera la vérité… Ou celle-ci est-elle ailleurs ?

Déjà depuis « Epouses et concubines », Yimou a prouvé qu’il était un
esthète, mais là, il s’est surpassé : chaque plan, chaque couleur, chaque
son même (la bande-son est extraordinaire) de ce poème visuel est comme ciselé,
une série de tableaux d’une beauté formelle à couper le souffle, magnifiant
décors comme acteurs et s’arrêtant toujours un millimètre avant le maniérisme,
le sur-filmé. Un de ces films qui, en salles, redonne une idée de ce que peut
et doit être le cinéma en tant qu’art… Mais ce n’est pas un simple livre
d’images sublimes, car il y a là un vrai scénario : une série de vignettes
à la « Rashomon » dévoilent plusieurs versions de la vérité, et ce
dès le premier combat de Jet Li, se terminant sur une surprise de choc. Les
relations entre personnages sont tout ce qui empêche cette épopée d’avoir la
rigidité héritée des opéras de Pékin, et le scénario s’ingénie à trouver des
détails aussi réels qu’exotiques, parfois jamais vus (l’école de
calligraphie…), pour maintenir le spectateur en apesanteur. La révélation
finale attendue est bien là, mais se clôt sur une parabole qui rejoint tous les
thèmes explorés et réduit cette aventure à un duel verbal et philosophique :
par un détournement d’une parfaite logique, l’épopée devient intimiste, le sort
des assassins comptant moins que ces deux hommes face à face et la notion de
victoire, selon les principes zen, devenant diffuse. La morale finale — en
gros, que la fin justifie les moyens — est néanmoins ambiguë, surtout venant
d’une dictature comme la Chine… On est en droit d’y voir un exercice de style
d’un surdoué étalant sa science avec la certitude de toujours trouver le bon
plan, agaçant dans sa quasi-perfection même, mais pour qui goûte ses charmes,
ce film restera certainement comme un des meilleurs de 2002. Dommage que son
suivant, « Le secret des poignards volants », lui, se contentera
d’être un livre d’images… Pour la petite histoire, lorsque Miramax daigna présenter
le film aux USA après deux ans, il devint le premier film étranger non doublé à
filer directement N°1 en première semaine. Ce qui n’empêchera pas les crânes
d’œuf d’Hollywood d’imposer des remakes…




Honor



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Melimedias 2006 David Worth, avec Jason Barry, Roddy Piper, Russell Wong, Linda Park, Joanna Pacula, Don Frye…



Gabriel
revient de la guerre dans son ancien quartier pour constater que tout a changé :
son ancien ami Ray a pris la tête d’un gang qui contrôle la rue. Recueilli par
L.T. Tyrell, un ex-flic qui voit en lui son fils adoptif, Gabriel a eu sa dose
de combat, mais Ray tient à l’affronter. Quitte à harasser les proches de
Gabriel…

Il
est des films qui ont quelque chose qui fait que, quoi qu’il arrive, on ne
croit pas un seul instant à ce qui se passe sur l’écran. Outre les clichés sur « le
quartier », qui croit en un monde où il suffit de casser la figure à un caïd
pour prendre sa place et dominer les rues ? Et à quoi servent ces combats
exactement (parfois, plusieurs duels ont lieu simultanément) puisqu’il ne s’agit
pas de tournois clandestins ? De même, on ne croit pas un seul instant aux
nombreux conflits humains. Et il y en a : d’abord, Ray est censé avoir tué
le fils de L.T. Tyrell, mais celui ci veut l’aider ( ?), ensuite, Barry
tente de jouer les héros sombres et torturés sans grand succès (il faut dire
que s’il acceptait le combat — pourquoi Ray y tient tant, ça, le fait qu’il ait
lu le Bushido en prison semble tout expliquer — dès le départ et sauvait le
quartier des violences du gang, personne ne serait tué, mais il n’y aurait pas
de film). Il faut dire que l’usage d’une caméra DivX n’aide guère : bien
que bon acteur, Russell Wong n’est pas plus convaincant, et seul Roddy Piper
tient la route dans son rôle de vieux lion ! Dur lorsque votre film est
gavé de dialogues se voulant profonds énoncés avec le plus grand sérieux… Et
que dire des rares scènes de combat, filmées et montées n’importe comment,
Barry étant très visiblement doublé, pendant que du rap nullard beugle ?
Bref, un film mal foutu, mal pensé, doté d’une trame qui a vingt ans de retard,
mais qui ose se prendre très au sérieux. On se demande où sont passés les 6
millions de dollars de budget…




Il était une fois en Chine



Hong-Kong  
Note : 4/5


136mn Wong fei Hung StudioCanal 1991 Tsui Hark, avec Jet Li, Yuen Biao, Rosamund Kwan, Jacky Cheung, Kent Cheng…



La Chine connaît son ouverture vers le monde extérieur, annonciatrice de
changements dans une société figée… Le légendaire docteur et artiste martial
Wong Fei Hung en voit la preuve lorsque sa « treizième tante » Yi,
secrètement amoureuse de lui, revient des USA où elle s’est occidentalisée.
Mais des officiels corrompus aident des Américains à duper des Chinois pour
qu’ils aillent bâtir les voies ferrées…

A l’époque, le cinoche de Hong Kong restait un trésor limité à quelques
chercheurs-de-poils-sur-œuf hantant les soirées à thème de la Cinémathèque
(votre serviteur en faisant partie), et le carton de la sortie en DVD des deux
premiers de cette série (et pas dans les versions amputées de jusqu’à 30mn
— !!! — qui fleurirent en zone 1) marqua l’image du grand public sur les
films d’arts martiaux, alors relégués aux ghettos « karaté » des
double programmes, et permit probablement la redécouverte du meilleur de la
Shaw Brothers. Film d’arts martiaux certes, dès un générique d’anthologie,  mais inclus dans une trame historique
précise. Comme souvent, le scénario garde ce flou artistique typique des
productions Hong Kongaise de l’époque ou le public privilégiait l’action pour
l’action, et ce mélange d’arts martiaux, de comédie et d’aventure est à la fois
compliqué et bourrin, se permettant d’introduire un méchante à 50mn de métrage.
Mais il faut apprécier le soin pris à la reconstiutution d’une époque et de ne
pas avoir peur de faire de Fei Hong un benêt un rien psychorigide. La
réalisation a tout le souffle et l’esthétique des « Histoires de fantômes
Chinois » produits par Hark, et bien sûr, il y a Jet Li, image même de la
grâce, repoussant sans cesse les limites de l’impossible. La vision comme quoi
les « diables étrangers » sont des brutes sanguinaires — seul un
prêtre est épargné, si l’on peut dire — peut être considéré une revanche,
inversant l’image d’Epinal du Chinois fourbe et cruel ! Un classique, à sa
façon.




Il était une fois en Chine II : La secte du Lotus Blanc



Hong-Kong  
Note : 4/5


Hong Kong 113mn Wong Fei Hung II – Nam yi dong ji keung StudioCanal 1992 Tsui Hark, avec Jet Li, Rosamund Kwan, Donnie Yen, Siu Chung Mok, David Chiang…



Fei Hung se rend à Canton pour donner une démonstration de médecine auprès de
docteurs étrangers et s’adapte peu à peu à la présence occidentale… Mais une
cabale de fanatiques, la Secte du Lotus Blanc menée par un mystérieux gourou, a
juré de chasser les envahisseurs par la force. Après un raid meurtrier sur
l’ambassade, Fei-Hung décide de mettre un terme à leur croisade meurtrière…

Même carton pour ce film moins ouvertement xénophobe que le premier (à se
demander si l’acceptation progressive par Fei-Hung des « diables
étrangers » n’était pas une progression voulue), qui à part un amusant
passage ou Fei Hung démontre les bienfaits de l’acupuncture (prélude à une
reconnaissance mutuelle ?) n’est qu’une immense scène d’action du début à
la fin. Faut-il dire que Li est impérial ? Il était dur de faire
aussi bien que la légendaire et moulte fois copiée scène des échelles du
premier opus, mais le choix de l’incroyable Donnie Yen s’imposait pour un face
à face d’anthologie. Comme à chaque fois, l’intrigue est parfois difficile à
suivre, mais il faut accepter de débrancher son cerveau pour apprécier ce
déferlement rapide, mais jamais frénétique d’images. Du vrai, du bon cinoche
populaire.




Immortal combat



Etats-Unis d'Amérique   Philippines  
Note : 1/5


Immortal Combat/ Resort to Kill Delta 1994 Daniel A. Neira, avec Roddy Piper, Sonny Chiba, Meg Foster, Tommy « Tony » Lister…



Lors d’une descente dans une soirée “spéciale”, le policier Keller perd une
agente infiltrée et reconnaît le “Tueur à la signature”, un psychopathe qu’il a
traqué autrefois. Son enquête le mène dans une île des Caraïbes où il rencontre
une journaliste acharnée. Une femme, Foster, organise des combats clandestins
et a trouvé moyen, grâce au savoir des Incas, de rendre immortel le tueur…

Un nanar, un vrai ! Un scénario mongoloïde qui mélange un peu tout en dépit de
la logique (Une organisation ultra-secrète qui place son logo sur des briquets
et des brochures ne le restera pas longtemps…), des dialogues crétins, une
romance casse-pied, de l’humour raté… Quelques grands moments, le cabotinage du
tueur évoquant plutôt un Chippendale, la méchante qui se prend pour Linda
Fiorentino et Sonny Chiba, qui a passé l’âge (Mais reste impressionnant),
reprenant une tenue de ninja fantaisiste. Pour public averti. Incroyable mais
vrai, ce film est sorti en salles aux USA, enfin, dans le circuit des
drive-ins.




Indian Ninja



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Inferno/Operation Cobra Pathé/PFC 1997 Fred Olen Ray, avec Don "The Dragon" Wilson, Evan Lurie, Rick Hill, Dipti Bhatnagar…



Le policier Kyle Dixon voit son coéquipier abattu par l'homme qu'il
pourchassait, Davaad. Dixon part en Inde pour retrouver le tueur, à la solde de
Grayson, un trafiquant qu'il affrontera à l'aide d'un policier local…

Le décor hindou ne réchauffe guère cette soupe indigeste à base de clichés et
d'action mollassone. Lurie campe un "méchant" bestial à souhait et
les personnages féminins ne sont là que pour le repos du guerrier. Bof. C'est
bien le pape du Z Fred Olen Ray qui tient les manettes et non Rodney McDonald,
comme le prétend la jaquette. Le dévédé US de chez New Concorde comprend un commentaire
particulièrement candide de Fred Olen Ray, qui usine du petit budget à haute
dose (Parfois 6 films par an !) depuis 1977. Recommandé à ceux qui
s’intéressent au cinéma-bis !




Ip Man 2, le retour du grand maître



Hong-Kong   Chine  
Note : 3/5


Yip Man 2 Metropolitan 2010 Wilson Yip, avec Donnie Yen, Lynn Hung, Simon Yam, Sammo Hung, Darren Shahlavi…



Après la Seconde Guerre Mondiale, Ip Man s’est installé à Hong Kong pour ouvrir
une école de Wing Chun. Mais les maîtres d’arts martiaux locaux en prennent
ombrage et lui rappelle qu’il doit tous les battre chacun leur tour. Tous
s’unissent lorsqu’un boxeur anglais insulte les arts martiaux chinois…

Il était à craindre que la qualité du premier film ne soit pas là… Ne serait-ce
que le plus intéréssant, soit la vision de ce maître dépréciant son propre art
pour en comprendre finalement le sens ! Le tout commence comme un film
d’arts martiaux très standard avec juste des valeurs de production supérieures
à la moyenne et, bien sûr, des combats éblouissant, plus le plaisir de revoir
Sammo Hung dans autre chose qu’une pantalonnade télévisuelle. Le dernier tiers
se gâte en offrant un méchant d’opérette et agitant un peu trop la fibre patriotique,
voire nationaliste. Cela reste supérieur à la drouille de vidéo-club basique,
mais on est loin du premier… Le « méchant » Darren Shahlavi est en
réalité un grand amateur d’arts martiaux et suivit même un séminaire mené par
Donnie Yen en personne !




Ip Man, la légende du grand maître



Hong-Kong   Chine  
Note : 5/5


Yip Man Metropolitan 2008 Wilson Yip, avec Donnie Yen, Simon Yam, Ka Tung Lam, Lynn Heung, Hiroyuki Ikeuchi…



1935. Yip Man est un maître d’arts martiaux modeste qui se préoccupe davantage
de sa femme, qui n’apprécie guère ses prouesses, et son fils. Mais d’autres
maîtres ne cessent de vouloir le défier, et il doit refuser des disciples. Tout
change lors de l’occupation japonaise qui le voit contraint de travailler aux
mines. Or les Japonais, sous les ordres du général Miura, offrent aux habitants
de servir de sparring-partners à leurs soldats, et des brigands pillent les
rares ressources. Poussé à bout, Yip Man va découvrir le véritable sens des
arts martiaux…

Après un « Flashpoint » contemporain particulièrement velu, on
pouvait craindre que le duo Yip/Yen se perde dans cet énième biopic dont le
sujet a déjà inspiré « La fureur de vaincre » et « Le maître
d’armes «  (avec Jet Li). Et en résultat, on se retrouve avec un des
meilleurs films d’arts martiaux de ce début de siècle et un classique
instantané. Si l’histoire est traditionnelle, on ne cesse de trouver des voies détournées
pour éveiller l’intérêt : le maître du Wing chun non-violent et auto-dépréciateur
du début (apportant quelques touches d’humour bien venu) évoque Jet Li en Wong
Fei-Hung, et Yen semble même pasticher son jeu d’acteur très lisse. Au bout du
premier tiers, tout change : la tonalité devient sombre et, poussé à bout,
Yen redevient Yen, un ange de vengeance et de justice indestructible. Au fur et
à mesure que le vrai sens des arts martiaux se fait à jour, le style de combat
devient sec, brutal, sans fioritures. Car faut-il préciser que les combats sont
un régal, aidés par une réalisation très atmosphérique, taillée au cordeau,
géométrique même (voir l’utilisation du ring cerclé d’inquiétantes ombres où
officient les karatékas). Bien sûr, on échappe de peu à l’odyssée nationaliste,
mais le prolifique



Ikeuchi
(déjà vu dans « Charisma » de Kyochi Kurosawa), qui fait bien moins
que ses trente ans, campe un méchant non dépourvu de noblesse (le rôle de
caricature étant dévolu à son homme de main). Un très beau film qui a pris bien
des libertés avec la réalité de l’homme qui entraîna Bruce Lee (un photomontage
explique son histoire au générique de fin), mais tranche nettement avec les
épopées guerrières qui ont fleuri ces dernières années… Un des rares films
asiatiques à figurer dans le très ethocentré « top 250 » du site imdb.




Ip Man, la légende est née



Hong-Kong  
Note : 3/5


Yip Man chinchyun France Télévisions/Seven7 2010 Herman Yau, avec To Yu-Hang, Siu-Wong Fan, Sammo Hung Kan-bo, Fan Siu-Wong, Rose Chan, Suet Lam, Yuen Biao…



Le
jeune Ip Man croit tout savoir du Wing Chun lorsqu’il part dans une école
occidentale, mais un vieux maître lui apprend un nouveau style. Ce qui déplaît
souverainement à son père et maître ! L’arrivée d’espions japonais, un
triangle romantique compliqueront les choses jusqu’à une révélation concernant Ip
Tin Chi le demi-frère d’Ip Man…

Comme quoi il n’y a pas qu’Hollywood pour concocter des franchises lucratives…
Mais là, on peut difficilement s’en plaindre, tant le souci de respecter la
continuité est évidente. Bien sûr, difficile de remplacer Donnie Yen, mais le
choix de Yu-Hang To est judicieux : non seulement c’est un authentique
champion d’arts martiaux aux prouesses éblouissantes (malgré quelques fils de
ci de là), mais il ressemble étonnamment à Yen et réussit une vraie performance
d’acteur en prenant les manières du Yip incarné par Yen. Le prolifique Herman
Yau est également un bon choix, faisant avancer l’histoire de façon fluide en
gérant les nombreux intervenants, et si les méchants restent des « diables
étrangers », on nous épargne les discours nationalistes : du coup, on
aimerait qu’une partie de la production du réalisateur de l’étrange
« Ebola Syndrome » soit plus diffusée chez nous… De plus, le tout
revient à l’essence même du genre avec ses discussions sur les différents
styles et des combats « à l’ancienne » ou on laisse de vrais artistes
martiaux faire ce qu’ils font de mieux. On regrettera une révélation finale un
rien capillotractée, mais sinon, si le tout reste classique dans le fond, on
peut difficilement trouver mieux dans la masse de « biopics » venus
d’Asie… Le vieux maître enseignant son art est… le fils du véritable Ip Man, alors
âgé de plus de quatre-vingts ans !




Ironheart



Etats-Unis d'Amérique   Corée du Sud  
Note : 0/5


Delta 1992 Robert Clouse, avec Britton K. Lee, Richard Norton, Bolo Yeung…



.
Le coéquipier du policier et artiste martal John Kim, muté à Détroit, est
assassiné par les hommes de Milverstead, qui se livre à la traite des blanches
grâce à son night-club. Kim entreprend de le venger…

.
Décidément, Robert Clouse persiste dans l'absence de talent : clichéeux,
douteux et peu crédible (enquêtant dans un immeuble de 50 étages, le héros
découvre en un clin d’œil le bon dossier…) ce film se traîne de scène "à
faire" en longueurs inutiles. Le pan&scan achève le tout. Bolo Yeung,
présenté comme la vedette, joue un de ses rôles habituels de méchant cruel. Ce
champion de culturisme de Hong Kong fut lancé par "Opération Dragon"
du même Clouse. Vu la nullité des autres films de ce réalisateur, on peut se
poser la question de la vraie paternité du film… Celui-ci, son dernier, semble
avoir disparu du radar !




Jusqu’à la mort



Afrique du Sud  
Note : 3/5


To the Death Delta 1993 James Roodt, avec John Barrett, Michel Qissi Robert Whitehead…



Rick Quinn, le champion de kickboxing, prend sa retraite au grand dam de son
challenger, le brutal Denard. L’épouse de Quinn est tuée dans l’explosion de sa
voiture… Trois mois plus tard, celui-ci n’est plus qu’une épave et croit Denard
coupable. Il est emprisonné suite à une bagarre ; un nommé Le Braque paie sa
caution et lui propose de combattre pour lui…

Une tentative de dépasser quelque peu les clichés du sous-Van Damme en
fouillant un peu plus les personnages et grâce à un scénario relativement bien
goupillé. Les combats sont filmés en plans serrés et de façon relativement
crue. De par son physique anodin et la sobriété de son jeu, l’acteur assure
face à l’interprétation paroxysmique du truand Le Braque et le toujours
inquiétant Michel Qissi. Du coup, le combat final en prend une intensité
supérieure à la moyenne. Pas un grand film, mais une intéressante série B,
conçue pour le cinéma et non la vidéo. Roodt réalisera plus tard "Cry :
The Beloved Country"… Mais aussi l’immonde « Dracula
3000 » !




Justice de sang



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Out for Blood ESI/Grenadine 1992 Richard W. Munchkin, avec Don « The Dragon » Wilson, Shari Shattuck, Michael Delano, Ron Steelman…



L’avocat John Deker interrompt un deal de drogue, ce qui lui vaut d’être laissé
pour mort alors que les criminels abattent sa femme. Mais il ne se rappelle pas
de leurs visages… Sorti de l’hôpital, il subit l’entraînement d’un vieux maître
afin de rendre justice…

Une histoire de vengeance ultra-classique repompant « Echec et
mort », ultérieur de deux ans, avec tous les tics esthétiques des
productions PM, ses ralentis, ses fonds bleutés et son image luisante :
inutile de dire que tout ceci est bien daté ! On ne regarde pas un
polar-baston pour sa vraisemblance, mais tout de même : l’avatar
« karaté man » de Wilson opère à visage découvert mais nul ne
l’identifie, on rajoute des scènes-Ikéa entre deux bastons molles, le méchant
en chef ressemble à un extra refusé pour clip country et le tout se finit par
des « révélations » qui étirent encore plus la crédibilité. On n’a
même pas cet esprit « trop » à la Andy Sidaris pour plaire au
nanareux, le tout est strictement de routine. Bof…




Kamui, le ninja solitaire



Japon  
Note : 1/5


120mn Kamui gaiden Sony 2009 Yoichi Sai, avec Ken’ichi Matsuyama, Koyuki, Kaoru Kobayashi…



Né orphelin, rejeté de tous, Kamui devint un jour un puissant ninja… Mais il
rejeta la violence pour s’enfuir. Recherché par ses anciens camarades de clan,
il échoue dans un village de pêcheurs où il croit trouver la paix. Mais son
passé se rappelle à son souvenir…

Adaptation
d’un manga des années 60 déjà traduit en série anime, ce film prouve la
difficulté de passer d’un médium à l’autre… Tout semble fait pour que ceux qui
ne sont pas familier avec l’univers de la BD soient perdus, et ce n’est pas un
narrateur commentant l’action et les « coups » spéciaux du personnage
(éternel marronnier des scénaristes incompétents) qui y change grand-chose. Qui
plus est, l’usage constant de CGI jusque dans les moments les plus incongrus
(des requins sauteurs semblant venir d’un rogaton du sci-fi channel) fait
souvent sortir de l’histoire qui ménage quelques rebondissements (mal
exploités) souvent capillotractés… Et pourtant, malgré ses circonvolutions et
sa narration cahotique, une fois mise à plat, l’histoire est des plus simples.
Par contre, pour un film de ninja, les affrontements sont rares et pas
spécialement bien filmés, et des scènes de cruauté envers animaux (amis des
chevaux, passez votre chemin) font tiquer… Bof.




Karaté Kid II



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 4/5


113mn The Karate Kid II Gaumont Columbia Tristar 1986 John G. Avildsen, avec Ralph Macchio, Pat Morita, Yuji Okumoto, Danny Kamekona, Tamlyn Tomita…



Lorsque M. Miyagi est appelé à Okinawa pour veiller sur son père mourant,
Daniel décide de l’accompagner. Mais un ancien ami de Miyagi, devenu son ennemi
pour raisons sentimentales, l’attend de pied ferme…


Pour mémoire, car cette fois, l’aspect arts martiaux
est secondaire. L’intrigue est surtout basée sur divers problèmes moraux,
lorsque la philosophie pacifiste est mise en question, à travers des rapports
humains plus complexes qu’il n’en a l’air et l’expérience exotique de Daniel.
On pardonnera des méchants un brin cliché et on sourira en voyant que si le
prologue clôt l’histoire du premier opus, la façon dont on justifie l’absence
de Randee Heller et Elizabeth Shue est un rien capillotractée… N’empêche, une
belle réussite. Le premier rôle de la ravissante Tamlyn Tomita qui fera
carrière uniquement au petit écran.




Karaté Kid III



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


112mn The Karate Kid III Gaumont Columbia Tristar 1989 John G. Avildesn, avec Ralph Macchio, Pat Morita, Robyn Lively, Thomas Ian Griffith, Martin Kove…



. Après sa défaite, la carrière de Kreese va à vau l’eau… Mais son employeur, l’homme d’affaires Terry Silver, entend bien faire rendre gorge à Daniel et Miyagi, de retour du Japon. Il va envoyer des brutes forcer Daniel à s’inscrire pour le prochain tournoi. Mais ce n’est qu’un début…
. LE film de trop… Déjà, l’ensemble est censé se passer dans la continuité du 1, et à presque 30 ans, Macchio peut difficilement jouer les ados, et l’alchimie avec Morita passe désormais mal : Miyagi fait plus vieux têtu que grand sage, et le scénario s’ingénie à casser la dynamique qui faisait tout le charme de la série. Il faut aussi composer avec des méchants ricanants d’opérette, le pauvre Thomas Ian Griffith en tête (on imagine que son personnage est bourré de cocaïne et réagit en accord, mais ce fut impensable dans un film grand public…). Du coup, la thématique n’évolue guère, voire régresse, et lorsque arrive le grand tournoi, on en vient à se désintéresser du sort de Daniel… Le film de trop donc, ce qui n’empêchera pas d’usiner une « Karaté kidette » en jupons…




Karaté Kid, le moment de vérité



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 4/5


126mn The Karate Kid Gaumont Columbia Tristar 1984 John G. Avildsen, avec Ralph Macchio, Pat Morita, Elizabeth Shue, William Zabka, Randee Heller, Martin Kove…



Fraîchement arrivé en Californie, Daniel Larusso devient vite la cible de
brutes épaisses venant du dojo de John Kreese. Daniel découvre que le gardien
de son immeuble, M. Miyagi, est karatéka. La revanche se tiendra lors d’une
compétition…

Pour mémoire, ce classique des années 80 que certains considèrent hors genre.
Pourtant, quoi de plus classique que le schéma du professeur aidant un
« petit scarabée » à se préparer à une confrontation où s’affrontent
deux visions des arts martiaux ? Alors, certes, les acteurs ne sont pas de
vrais karatekas (Zabka était catcheur !), mais les matches de boxe des
« Rocky » ne sont pas des modèles de réalisme… (Avildsen dut se
rappeler des « Rocky » en introduisant une notion sociale à peine
esquissée) Ce qui fait la différence est un vrai travail sur les personnages
dont on découvre peu à peu la personnalité, jusqu’aux traits parfois agaçants
de l’adolescence, qui transcende les appels du pied constants au jeune public,
le genre « pour ados » étant alors florissant alors qu’on découvrait
la puissance de ce nouveau secteur. De plus, à l’époque, faire découvrir des
pans d’une culture inconnue était un bol d’air pur comparé aux « périls
jaunes » des années 90 et de la grande peur du fourbe nippon s’implantant
dans l’économie mondiale. L’alchimie évidente entre Macchio et Morita fait
passer le côté générique du scénario, notamment en montrant Miyagi aussi apte à
se défendre par des mots posés que ses poings, et pour une fois, l’humour sonne
juste. Et puis, à l’époque, les « vrais » films d’arts martiaux
étaient alors relégués aux tréfonds du circuit « karaté »… Résultat,
un carton, malgré une mise en scène basique, et la création de deux icônes,
bien que ni Macchio, ni Morita ne capitalisèrent vraiment sur ce succès, quitte
à finir dans les tréfonds du téléfilm ou du Z. Et bien sûr, il y eut un remake…
Curieusement, ce film fait l’objet d’une campagne de dénigrement, généralement
chez ceux qui préfèrent les personnages pensant avec leurs poings, ou ne
supportent pas de voir un « jaune » vaincre des blancs…




Karaté King



Hong-Kong   Taiwan  
Note : 1/5


Hao Ke FIP 1973 Chin-Cheng Yan, avec Szu Shih, Han Chin, Yuen Yi, Fei Lung…



La bande des trois 8 boas dérobe le plan d’un trésor dans la résidence
impériale… Ils conviennent de se séparer pour se réunir trois ans plus tard.
Mais l’un d’entre eux finit en prison et se confie à son compagnon de cellule
qui, une fois libéré, part à la recherche des autres parties du plan…

Difficile de juger de ce film présenté en version partiellement tronquée, tirée
d’une VHS chancelante et affublée d’une prise sonore défaillante (sans rien
dire de la vf…). Mais il ne s’agit pas du meilleur du genre : intrigue,
mise en scène, tout sent le déjà-vu, les scènes de combat sont primaires et, au
dernier tiers, on fait intervenir des méchants japonais parce qu’il en fallait
obligatoirement dans une production de l’époque. Bof…




Karate Tiger



Etats-Unis d'Amérique   Hong-Kong  
Note : 0/5


No retreat, no surrender Metropolitan 1986 Corey Yuen, avec Kurt McKinney, J.W. Fails, Jean-Claude Van Damme, Timothy D. Baker…



Jason Stillwell est le fils d’un professeur de karaté qui est obligé de
déménager par des truands Russes. Pour retrouver son honneur, il recevra des
cours de l’esprit de Bruce Lee en personne…

Comme les « Karaté kid » avaient cartonné, quelqu’un décida de faire
un équivalent avec quelques situations dignes d’un sitcom pour ados, et comme
Van Damme venait de cartonner avec « Bloodsport », on le balança en
gros sur l’affiche alors qu’il n’apparaît que dans deux scènes. Reste une série
de scènes tournées sans grand souçi de cohérences, avec une esthétique eighties
regroupant tout ce qu’il y a de pire, des enjeux particulièrement fluctuants
(un intérêt romantique est balancé dans l’intrigue arbitrairement pour en
ressortir sans plus d’intérêt) et tous les stéréotypes possibles, de l’ado noir
hâbleur offrant une ou deux scènes de breakdance (en étant doublé par un
cascadeur manifestement bien blanc…) au gros lard qui est méchant… parce qu’il
est méchant. Inutile de dire que le Bruce Lee de service (un acteur
Coréen !) ressemble fort peu au petit dragon… Pour son premier film,
McKinney s’en sort correctement et comme il fut effectivement un artiste
martial, au moins, quelques scènes de combat (dont la finale, qui fera rigoler
tous ceux qui connaissent les règles d’un tournoi d’arts martiaux…) sont
correctes. Mais la réalisation à la ramasse (Corey Yuen — oui, le coréalisateur
des « Transporteurs » — avait fait et fera mieux ensuite), l’image
immonde, le montage à la tronçonneuse et un doublage atroce relègue ce film aux
fins de soirées nanar… Comme on était en pleines années 80, l’ensemble engendra
une série de quatre suites (!).




Kickbox Gladiator



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Ragin' Cajun/Loner Initial, série Full Contact 1987 William Byron Hillman, avec David Heavener, Sam Bottoms, Samantha Eggar, Benny "The Jet" Urquidez…



Cage est un combattant du ring qui souffre de retours en arrière de sa période
au Viet-Nam. Il choisit de ne plus combattre. Dans un foyer, il sympathise avec
un autre vétéran, Legs, souffrant d'agoraphobie. Il rejoint ensuite une amie
chanteuse de country. Mais son patron entends bien le faire remonter sur le
ring à tout prix et lui a trouvé un adversaire, un certain Docteur Lamort…

Un incroyable mélange de mélodrame et de structure de film d'arts martiaux ou
le premier prends le pas sur le second, au prix d’interminables séquences
country souparde ; mais la pseudo-star visait surtout un public sudiste des
drive-in… Samantha Eggar fait une brève apparition. C'est très mièvre et assez
bavard, bref, très crétin. Et en panavision respectée, malgré la duplication
médiocre d'Initial ! Pas de DVD en vue…




Kickboxer



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Fox/TF1 1988 David Worth, avec Jean-Claude Van Damme, Dennis Alexio, Rochelle Ashana, Michel Qissi…



Kurt Sloane sert d’entraîneur à son frère Eric, champion de boxe Thaï. Tous
deux se rendent en Thaïlande pour participer à une compétition paralégale
dominée par le monstrueux Tong Po. Et Eric ne fait pas long feu : il finira
paralysé à vie après un combat transformé en boucherie. Kurt décide de le
venger et se lance en quête d’un maître …

Après le très médiocre « Bloodsport » et son succès inattendu, voici
à peu près la même histoire, mais cette fois ci mieux faite et confiée à un
véritable metteur en scène… et qui a fait un carton vu son budget modéré (1,5
millions de dollars). Le scénario copie des zillions d’autres films de même
acabit et mets à nouveau en présence le fourbe jaune face au “bon” occidental.
Des combats aux scènes de liant, malgré quelques faux pas lorsqu’il s’agit de
susciter un peu d’émotion avec l’énorme beauf qu’est Eric, tout est assez
soigné, ne manque pas d’humour et maintient constamment l’attention jusqu’au
traditionnel final… avec le même méchant de « Bloodsport », ami et
entraîneur de Van Damme à la ville, ici accidentellement mis au générique sous
le nom de son personnage de Tong Po ! En ce début 1990, les kickboxers
commençaient à envahir les rayons des vidéo-clubs, y compris dans d’inévitables
suites…




Kickboxer - la rédemption



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Kickboxer V American Vidéo 1995 Kristine Peterson, avec Mark Dacascos, James Ryan, Geoff Meed, Robert Whitehead…



Une organisation sud-africaine dirigée par un ex-champion, Mygale, veut prendre
la tête du monde du kickboxing. Quiconque refuse de les rejoindre risque la
mort… tout comme un ami de l’instructeur Matt Reeves du nom de David Sloan !
Reeves part en Afrique du Sud avec l’intention de détruire l’organisation, mais
celle-ci contrôle le pays…

Cinquième et dernier avatar d’une série fatiguée, qui vire cette fois-ci à
l’aventure sous la direction d’une tâcheronne élevée à l’école Corman.
L’ensemble est assez rapide pour ne pas être ennuyeux, bien que les clichés
abondent. Le principal intérêt est bien sûr Dacascos et ses prouesses physiques
et des combats bien réglés. De la série B aux chromes bien rouillés, abîmée au
pan&scan.




Kickboxer 2



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Kickboxer 2 : The Road Back Antarès Travelling/Kings Road 1991 Albert Pyun, avec Sasha Mitchell, Peter Boyle, Cary-Hiroyuki Tagawa, Michel Qissi…



David Sloan est le frère de Kurt et Eric, mais refuse tout combat, préférant se
limiter à l’entraînement. Mais un organisateur véreux, Maciah, le force à
combattre. Sloan vainc son champion, mais les hommes de Maciah le tabassent et
incendient son gymnase, tuant un enfant. David est recueilli par Xian Chow,
entraîneur de Kurt, qui veut le voir vaincre l’indéboulonnable Tong Po, que
Maciah fait venir aux USA…
Un scénario-prétexte pour ce film sorti fugitivement
en salles (même chez nous !), mais qui ne se différencie guère des masses
de kickboxers décérébrés lancés à l’assaut des vidéo-clubs. Van Damme ayant
décliné pour tourner « Double Impact »,on le remplce par Sasha
Mitchell qui n’a pas un poil de charisme, et la liaison avec le premier film
est bien artificielle ; ce qui n’empêchera pas la série de continuer. De plus,
la duplication médiocre et pan&scannée ne réhausse guère une mise en scène
routinière abusant de ralentis assez gonflants. Le scénariste David Goyer
passera ensuite à des choses telles que “ Blade ”, “ Les maîtres
du monde ” et, plus étonnant encore, “ Dark City ” 




Kickboxing Angels



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Kickangel/Angelfist Prism 1993 Ciro H. Santiago, avec Catya Sassoon, Michael Shaner, Melissa Moore, Roland Dantes, Ken Metcalfe…



À
Manille, un groupe terroriste nomme les Brigades Noires assassine un diplomate
américain en pleine négociations. Présente pour un tournoi d’arts martiaux,
Christie photographie l’agression, mais elle est assassinée dans sa chambre
d’hôtel. Sa sœur, policière à Los Angeles, vient mener l’enquête et choisit de
participer au championnat. Or une menbre des Brigades Noires l’a infiltré…

Difficile de juger un film avec une duplication tout en couleurs baveuses et
une vf insipide, mais on sent bien l’intention de Roger Corman, ici
producteur : mêler arts martiaux et érotisme pour ados boutonneux en
espérant rapporter un max en vidéo. Avec ses faux seins en béton et ses lèvres
surdimensionnées, très visiblement doublée pour ses cabrioles,  l’ex-mannequin Sassoon fait caricature
de sex-symbol MTVsé des années 90… Si le contrat est rempli niveau érotisme
puéril, les nudités gratuites abondant, les combats ressemblent plus à des
crépages de chignons qu’à du karaté… Quant à l’autre intrigue relative aux
Brigades Noires, elle a bien du mal à se greffer au reste. Bof…




Kickfighter



Etats-Unis d'Amérique   France  
Note : 0/5


Night of the Warrior TF1 Vidéo 1991 Rafal Zielinski, avec Lorenzo Lamas, Kathleen Kinmont, Arlene Dahl…



Le combattant Miles pratique des jeux clandestins pour payer son emprunt visant
à acheter une boîte de strip-tease. Mais Miles refuse de continuer, au grand
dam des organisateurs

Un « Hollywood Nights » classique avec Lorenzo “Le rebelle” Lamas,
pourvu d’une Harley et de cheveux courts. C’est assez mou, et même les fans de
kickboxing seront déçus par l’aspect romantico-cucul de l’ensemble et la
laideur de l’image. Ecrit par Thomas Ian Griffith, futur acteur de films bien meilleurs, et réalisé par un spécialiste de la comédie lourdingue. 




Kiltro



Chili  
Note : 3/5


M6 2006 Ernesto Diaz Espinoza, avec Marko Zaror, Caterina Jadresic, Miguel Angel De Luca, Man Soo Yoon…



Zamir est un membre d’une bande de « racailles » version Chiléenne,
les Kiltros, qui n’admirent que sa brutalité. Or il est éperdument amoureux de
Kim, la fille d’un professeur d’arts martiaux coréen. Lorsque celui-ci est tué
par Max Kalba, un artiste martial revenu d’exil, qui fut responsable de la mort
de son père, Zamir doit trouver un maître pour l’entraîner…

Le premier film d’arts martiaux chilien ! Ce simple fait devrait lui
assurer une place au panthéon, mais la comparaison avec « Ong Bak »
est prématurée : ce n’est pas ce film qui va changer la vision du film
d’arts martiaux, et il n’en a d’ailleurs pas la prétention. Amis d’enfance,
réalisateur et acteur se sont manifestement fait plaisir avec ce tout petit
budget, hommage au genre et aux Western-Spaghetti qui ne recule pas devant le
kitsch (des décors TRES visibles, un peu comme dans « Le petit
Poucet ».) Le film assume totalement son côté hommage et, pour cela,
choisit une trame traditionnelle et assez simple ; Miguel Angel De Luca
(dans son premier et unique rôle, incroyable !) incarne d’ailleurs un des
plus beaux méchants récents, charismatique et qui semble capable de terrasser
son adversaire d’un simple coup d’œil… On peut difficilement en dire autant de
Zaror qui est plus un artiste martial au physique imposant qu’un acteur !
Mais il passe avec aisance d’un style de combat de rue à un art plus raffiné
pour un combat final qui évoque le délire de « La rage du
Tigre » ! Et on a également un respect évident des arts martiaux per
se comme itinéraire fondamentalement personnel. Dommage également que le choix
de caméras vidéo donne un côté film de vacances amélioré, notamment avec ses
jets de sang en CGI très visibles. Du coup, avec une bonne louche d’humour, le
résultat évoque plus le fameux « Tongan ninja » en moins comique.
Sympathique…




King of the kickboxers



Etats-Unis d'Amérique   Hong-Kong  
Note : 0/5


Fox 1991 Lucas Lowe, avec Loren Avedon, Richard Jaeckel, Don Stroud, Billy Blanks, Ken Foree…



Le super-flic Jake Donahue est envoyé en Thaïlande pour infiltrer un gang
spécialisé dans les snuff-movies où s’affrontent des combattants réellements
tués lors des duels. Il se retrouvera face au monstrueux Khan, qui tua son
frère dix ans auparavant…

Un sous-« kickboxer » de base, crétin, nationaliste et macho, au
héros bravache et arrogant assez déplaisant (A moins d’y voir un charme
nanaresque…). Billy Blanks cabotine dans un rôle de méchant, même si son triple
coup de pied est impressionnant — mais l’entraînement visant à le vaincre est
décalqué sur « la rage du tigre ». Dommage, à l’époque, il était rare
de se tourner vers les vrais spécialistes en arts martiaux asiatiques capables
de faire dix fois plus pour dix fois moins (Voire la réalisation des
combats : peu de coupes et les belligérants sont souvent vus en pied pour
rendre les mouvements plus spectaculaires). On peut éviter…




Kung Fu Boxer



Hong-Kong  
Note : 1/5


Da can quan Bach Films 1979 Lee Chiau, avec Chin Tung (Cliff Lok Kam Tung), Yueh Hua, Choi Wang, Ma Chin Ku…



Lung Chin-feng, un jeune adepte du kung fu un peu trop caractériel, se fait
humilier par un vieil homme et sa jeune fille. Il prend donc le vieillard comme
maître, bien qu’il soit souffrant. Mais deux frères le recherchent pour se
venger…

Une
production bien routinière qui sent le petit budget vite torché, fait et
interprété par des vieux briscards du genre à une époque où il s’essouflait
nettement… Succès de Jackie Chan oblige, on tente également de s’adonner à
l’humour pouet-pouet sans trop de bonheur, renforcé par des dialogues ou on a
l’impression que les doubleurs se sont lâchés…. Par contre, l’ensemble est
quasiment une heure d’entraînement ponctuée de combats jusqu’à un affrontement
final de vingt minutes ! Lesdits combats sont d’ailleurs variés, par des
vieux briscards sachant ce qu’ils font, et les deux maîtres sont assez
folklo : l’un est un bossu affligé d’une perruque à tonsure, l’autre
semble Parkinsonien ! A réserver aux fans du genre, d’autant que la copie
n’est pas de première fraîcheur (on n’ose imaginer à quoi elle ressemblait
avant la restauration !)




L'irrésistible



Hong-Kong  
Note : 0/5


Quan jing René Château/Metropolitan 1978 Lo Wei, avec Jacky Chan, James Tien, Shek Kin, Yuen Biao…



Chan est un élève dissipé de l'école de Shaolin lorsqu'un voleur masqué s'y
introduit pour voler un livre sacré contenant la technique des "sept
poings". Une seule technique permettait de la surpasser, mais elle est
oubliée depuis longtemps… Un météore s'abat sur le temple et libère cinq
esprits facétieux…

Une comédie assez débile, désavouée par Chan et plus ou moins Lo Wei lui-même.
L'humour du "créateur" de Bruce Lee vole désespérément au niveau des
pâquerettes et certaines scènes sont étirées à n'en plus finir. Le
"météore" est une sorte de feu de bengale et les fantômes des mimes
teint en blanc avec des perruques rouges… Le tout se termine par le
traditionnel duel. Un film sorti tardivement, faute de convaincre les
distributeurs. On les comprend.




La 36ème chambre de Shaolin



Hong-Kong  
Note : 4/5


Shao Lin sans hi liu fang Wild Side 1978 Liu Chia-Lang, avec Liu Chia-hui, Hoi San Lee, Liu Chia-yung, Lo Lieh…



La
Chine est sous l’occupation mandchoue… Après le massacre de sa famille, le
jeune San Te rejoint tant bien que mal le temple de Shaolin pour apprendre le
kung fu. Il va connaître un itinéraire physique et spirituel culminant dans
cette fameuse 36ème chambre…

Ce
qui fut considéré comme des « films de jaunes » cantonnés aux
doubles-programmes « karaté » — appellation insultante en soi pour
des œuvres majoritairement chinoises — où les kritiks ne traînaient jamais
leurs Weston, voilà que les meilleurs du genre sont réestimés et connaissent
des éditions pléthoriques comme ce coffret de la « trilogie de la 36ème
chambre de Shaolin » dont les afficionados pouvaient à peine rêver aux
heures héroïques. Eclipsé par Chang Cheh, Liu Chia-Lang peut rejoindre le
panthéon des plus grands grâce à ce film. L’intrigue n’y est pas qu’un prétexte
à multiplier les combats : le contexte historique de l’occupation reste
important en Chine, et l’évolution du personnage passe aussi par la sagesse
Bouddhiste jusqu’à une révélation finale logique. Artiste martial lui-même,
Chia-Lang trouve en Liu Chia-hui un alter ego idéal : moins flamboyant
qu’un Bruce Lee ou un David Chiang, avec son physique maigrichon, il incarne
aussi bien un jeune naïf qu’un sage guerrier et offre des prouesses physiques
impressionnantes magnifiées par un Shawscope bien employé. Alors bien sûr, on
peut trouver cette philosophie naïve et ces moines échangeant des aphorismes un
brin caricaturaux pour peu qu’on le regarde avec des yeux d’occidental
(forcément supérieur, n’est-ce pas…), mais cette fausse naïveté fait partie du
charme. Un classique qui remporta un succès phénoménal pour l’époque. Les
suppléments sont à déguster, un sourire béat aux lèvres, en remerciant Wild
Side de leur tour de force…




La fureur de vaincre



Hong-Kong  
Note : 3/5


Jing Wu Men René Château/DVDY 1972 Lo Wei, avec Bruce Lee, Nora Miao, James Tien,Maria Yi…



Shangaï, 1930. Chan Jun retourne à son ancienne
école d'arts martiaux pour se marier, mais son maître, Ho Yuan Chia, vient de
mourir. Or la ville est sous l'occupation japonaise, qui impose de nombreuses
avanies aux Chinois. Chan sent que la mort de Ho a quelque chose de suspect et
enquête vers l'école de karaté de Mr Suzuki…

Second film de Lee, second carton, qui fit de lui la première star mondiale du
tiers-monde. Vu sa mort prématurée, le titre français en forme de clin d'œil à
James Dean prend une allure prophétique… Lee adopte une stature pleinement
héroïque, celle d'un Robin des Bois vengeur dont l'atour nationaliste fera
ricaner ceux qui admirent les grands défenseurs de l'Amérique cassant du jaune…
le charisme Lee explose, la mise en scène (abandonnée par Lo Wei, davantage
préoccupé par son ego et sa passion du jeu, et reprise par Lee) décolle et le
plan final s'inspire de "Butch Cassidy et le Kid" pour mieux
stigmatiser la légende. Lee inaugure d'ailleurs ses nunchakus et, plus que dans
« Big Boss », ses non moins fameux "cris" tant caricaturés
et, d'ailleurs, un brin caricaturaux… Pour la petite histoire, un Jackie Chan
invisible réalise une des cascades du film.




La fureur du dragon



Hong-Kong  
Note : 4/5


Meng Long Guo Jiang René Château/DVDY/Metropolitan-SevenSept 1972 Bruce Lee, avec Bruce Lee, Nora Miao, Chung-Hsin HuangBob Wall, Chuck Norris…



Tang Leung (Bruce Lee en v.f. !) arrive à Rome depuis les "Nouveaux
Territoires" (les bas fonds de Hong Kong) pour protéger un restaurant
menacé par la mafia. Sa tenancière en a hérité à la mort de maître Hang ; un
groupe de karatekas est chargé de le défendre, mais Tong leur prouve la
supériorité du kung fu chinois et rosse les racketteurs, au grand dam de leur
Big Boss…

Après le succès de "La fureur de Vaincre", Lee, qui a déjà marqué de
son empreinte les années 70, contre-attaque… En faisant quelque chose de
différent, moins violent et avec une touche d’exotisme et un certain second
degré ; résultat : son plus gros succès à Hong Kong et peut-être son
aboutissement artistique. Le scénario, qu'il a écrit, n'est pas vraiment neuf,
mais le décor romain est agréable. Lee s'amuse avec son image à travers
quelques scènes humoristiques, son personnage étant prolo au point d'être buté
et pudibond au possible (Jackie Chan s'en serait-il inspiré ?) tout en
stigmatisant le nationalisme mal placé de "La fureur de vaincre".
Lors d'un combat au nunchaku, sa marque de fabrique, superbement orchestré, Lee
est un des rares combattant du cinéma à exsuder une impression de force
invincible, presque surnaturelle. Néanmoins, le point d'orgue est bien sûr le
combat final au Capitole avec Chuck Norris, alors un authentique champion de
karaté qui n'était pas encore acteur (Deux ans plus tard, il rejouera un
méchant dans "Massacre à San Francisco" de Lo Wei, qu’il désavouera
plus tard) : certainement un des combats d'arts martiaux les plus réaliste
jamais filmé (incluant même une séance d'échauffement en temps réel). Bob
Baker, garde du corps de Lee dans la vraie vie, joue un rôle de méchant qu'il
développera dans "Opération Dragon ». Metropolitan offre une édition
remasterisée avec quelques scènes imparfaites, mais qui fait oublier les
cassettes pan&scannées et les vf (bien que le film fut entièrement sonorisé
en post-synchro)… Bien qu’en Italie, tout le monde parle Anglais ! Avec
une intro du séminal Tsui Hark.




La fureur du juste



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


The Octagon Delta 1980 Eric Karson, avec Chuck Norris, Karen Carlson, Lee Van Cleef, Art Hindle, Jack Carter…



Scott James, champion d’arts martiaux, est témoin d’une exécution mené par… des
ninjas ! Il croit reconnaître là des manœuvres de son frère de sang renégat,
Sekura, qu’il n’a pas vu depuis l’enfance. Et en effet, celui-ci entraîne des
mercenaires à l’art raffiné de l’assassinat… Scott James tombe sur une
mystérieuse héritière menacée par les tueurs, puis tentera d’infiltrer leur
forteresse…

Un film d’action un peu confus, où les personnages ne sont pas très clairement
définis, et assez peu crédible, mais néanmoins très regardable. Délicieusement
daté dans son esthétique, le tout utilise à fond le folklore ninja, et
totalement au premier degré : mais à l’époque, cela restait une nouveauté…
L’aventure prend le pas sur les arts martiaux qui ne sont sollicités qu’au
final, avec un très beau combat contre le maître ninja qui, à lui tout seul,
justifie une vision. Rien d’extraordinaire, juste une honnête série B pour
après-midi pluvieux au fumet nanaresque certain.




La fureur du maître du kung fu



Taiwan  
Note : 1/5


Du Jia He Editions du film retrouvé 1979 Wu Man Cheung, avec Lily Li, Lo Lieh, Miao Tien, Barry Chan…



Une jeune fille est témoin du massacre de sa famille par quatre dangereux
bandits. Recueillie par un maître d’arts martiaux qui lui transmet son savoir,
elle se voue à défendre les plus faibles. Mais les quatre bandits sont toujours
en activité. L’heure de la vengeance a sonné…

Curieux film qui a réussi à attirer deux vedettes hong kongaise, la très
demandée Lily Li (qui tournera neuf — !!! — films en 1979 !) et le
reconnaissable entre tous Lo Lieh. S’il est difficile de juger ce film qui
semble tiré d’une VHS fatiguée, avec l’habituel doublage catastrophique, on
peut dire que le même soin n’a pas été apporté au scénario : très bourrin,
il se contente d’une structure de vengeance des plus classiques avec un peu
trop de parlotes inutiles pour être honnête. Pourtant, le réalisateur, dont ce
sera le dernier film, soigne ses décors atmosphériques où les classiques
plaines cèdent la place à des cascades ou des montagnes hantées de brume — mais
introduit des faux raccords surprenants. Rien d’honteux, juste un film de kung
fu aussi générique que son titre, à réserver aux complétistes du genre.




La hyène intrépide



Hong-Kong   Corée du Sud  
Note : 3/5


1979 Jacky Chan, avec Jacky Chan, James Tien, Kuen Li… Hsiao chuan yi chiao René Château/Seven7-Metropolitan Filmexport



Chan a juré à son grand-père et maître de ne jamais dévoiler ses secrets de
kung fu. Mais il accepte un poste de professeur dans une école…
Malheureusement, il attire vers son grand-père un vieil ennemi, un criminel
dernier des Hsin-yi. Un vieil homme excentrique se chargera de le prendre en
main et lui apprendra des techniques inédites qui seront bien utiles pour
venger son grand-père…

Le scénario est peut-être standard, mais Chan fait la différence en faisant
exploser son style burlesque : déguisements, cabrioles invraisemblables, tout
lui est bon. Les valeurs de production sont largement supérieures aux mornes
productions Lo Wei de jadis. Chan poussa jusqu'à inventer un style de combat
"émotionnel" pour l’affrontement final, réellement impressionnant. Ce
film sortit en salles chez nous avec une distribution inhabituelle pour un
“karaté” : est-ce à cause de son gigantesque succès à Hong Kong ? Connut une
fausse suite avec « Le cri de la hyène », en fait un ignoble
tripatouillage de chutes et de scènes additionnelles tournées avec un sosie de
Chan (!), le tout monté tant bien que mal par Lo Wei après le départ de la star
qui ne supportait plus le despotisme du réalisateur !




La légende du Dragon Rouge



Hong-Kong  
Note : 3/5


Hong Xiguan : zhi shoolin wu zu Hachette Filipacchi Films 1994 Wong Jin, avec Jet Li, Yau Shuk Ching, Tse Miu…



Le moine de Shaolin Kwun revient à son village… Mais
les Mandchous l’ont rasé ! En plus du fils de Kwun, seul a survécu le
traître Yong Li, qui a livré les siens aux Mandchous. Kwun le laisse pour
morts… Sept années plus tard, Kwun a éduqué son fils aux arts de Shaolin. Mais
leur Maître tatoue sur son dos un fragment de la carte donnant accès au trésor
de Shaolin, qu’il partage avec trois autres moines ! Le gouverneur est
avide de s’en emparer. Et revient Yong Li, défiguré, mais soigné par une
sorcière qui l’a rendu invulnérable !

Les films de HK continuent de nous arriver des
années après qu’ils soient vraiment novateurs… Wong Jin est un des artisans
tâcherons les plus prolifiques de Hong Kong (jusqu’à quatre films par
an !) et emballe ses sujets avec compétence (dans le meilleur des cas…),
mais sans originalité ni état d’âme. Cette histoire, où une voleuse et sa mère
jouent les obligatoires rôles comiques, n’a rien de bien original et repompe
même une scène du début des “ Baby Cart ” Japonais ! Sa seule
touche est de présenter des combattants en culotte courte. Cela dit, pour qui
veut de l’action rapide et des combats impressionnants dignes du talent de Jet
Li, le film ne décevra pas les afficionados…




La main de fer



Hong-Kong  
Note : 4/5


Tian xia di yi quan René Château/Wildside 1973 Chang-hwa jeong, avec Lo Lieh, James Nam, Wang Ping…



Chow Chi Hou, un jeune étudiant, rêve de gagner le tournoi d'arts martiaux de
Chine… L'école rivale Meng lui envoie un concurrent qu'il défait : son maître
reconnaissant lui apprend le style de la Main de Fer. Mais il devra vaincre les
trois tueurs japonais envoyés par Meng avant d'entrer au tournoi…

Un des films fondateurs du genre : distribué de façon agressive dans le monde
par Warner — y compris aux USA — c'est chronologiquement le premier et un des plus
grands succès commerciaux hong kongais avant Bruce Lee. Si l'on conserve une trame
classique, le film surprit par sa violence et bénéficie d'un rythme et d'une
mise en scène hors pair magnifiée par le scope. Comme chez Chang Cheh, le
personnage doit passer par une phase d’humiliation et de souffrance physique
avant de finir par triompher. Deux ans plus tard, le superbe "La Rage du
Tigre" changerait à son tour le film "de sabre". A l'heure ou
l'on redécouvre les anciens classiques, ce film bénéficie d’un DVD à copie
impeccable ! En 2012, le réalisateur fut honoré du Star Award pour son œuvre à
l’occasion du festival du cinéma asiatique de New York.




La mante religieuse



Hong-Kong  
Note : 3/5


Tang Lang Fil à film (série Shaw Brothers) 1978 Liu Chia Lang, avec David Chiang, Lily Li, Huang Hsing-hsin…



L'officier de l'empire Wei Feng est envoyé comme espion chez les Tien, une
famille soupçonnée de trahison contre l'empire. Wei y trouve un  poste en tant que professeur de
littérature auprès de la fille aînée de la famille, une jeune effrontée. Or
ceux-ci tombent amoureux, mais Wei finit par être démasqué…

Un wu xia pian traditionnel qui plaira aux amateurs de films d'arts martiaux
"classiques". Ce n'est pas "La rage du Tigre", même si le
scénario emploie la trame habituelle du récit de vengeance, mais David Chiang
est toujours aussi chevaleresque et le film plutôt réussi avec une réalisation
classieuse. Ça se laisse chercher, la cassette ayant été abondamment diffusée…




La rage du tigre



Hong-Kong  
Note : 4/5


1971 Chang Cheh, avec David Chiang, Ti Lung, Ching Li, Ku Feng… Xin du bi dao René Château/Seven7



Un bretteur bravache, Lei Li, est accusé d’avoir attaqué un convoi. Il accepte
de se soumettre au jugement de Dieu version chinoise en affrontant Maître Lung,
autre guerrier réputé. Li est vaincu et doit se couper le bras ; il trouve
ensuite une place de modeste serveur dans une auberge. Là, il fait la rencontre
d’un bretteur, Chin Chung, qui surveille de près les activités de Lung. Chung
sauve la jeune amie de Li, et ils deviennent amis. Lorsque Chung est victime
d’un piège tendu par Lung, Li reprendra son épée et partira seul à l’assaut du
fort…

Ce classique des arts martiaux comprend une scène d’anthologie, le final où Li
affronte seul, sur un pont, une véritable armée. Sinon, l’ensemble se présente
un peu comme un Western (d’où le nom un peu condescendant de “Soja-Western”
données aux grandes fresques épiques chinoises, alors en pleine découverte): il
en utilise les ressorts à base d’amitié, de trahison et de grands sentiments,
sans oublier le culte du héros dont l’itinéraire passe par l’humiliation. David
Chiang campe un bretteur d’une classe et d’une noblesse impressionnante, le
reste du casting étant de très haut niveau. Enfin, le scénario tient debout
malgré les outrances inhérentes à ce genre de productions, et la mise en scène
ne manque pas de panache. Rien à dire, voilà un film idéal pour découvrir un
genre dont il est l’un des fleurons. Il resta au catalogue de René Château
depuis près d’une dizaine d’années, signe que le public ne s’y était pas
trompé, avant de triompher en DVD. Il ressortit même dans les salles d’art et
essais en 2005 après quelques passages triomphaux à la Cinémathèque ! Le
décor légendaire du pont finit sous les bulldozers lorsque la Shaw Brothers ferma
ses studios…




La vengeance aux poings d'acier



Hong-Kong  
Note : 2/5


Jie quan ying zhuan gong Bach 1979 To Lo Po, avec Ho Chung Tao (Bruce Li), Ku Feng, Michelle Yim…



Après avoir démantelé un gang à Shangaï, Chen Chan rentre chez lui à Macao
retrouver sa mère et son fils. Mais des japonais ont vent de son arrivée et
veulent venger le chef qu’il a tué à Shangaï — quitte à la provoquer ou même le
faire accuser de meurtre…

Seconde suite à « La fureur de vaincre », ce film montre que la
recette commence à s’essoufler, malgré des qualités de production correcte.
Sans doute à bouts d’expédients, les producteurs ont rajouté un côté romance et
un poil d’humour éléphantesque (un sidekick genre rigolo-tête-à-claques) pour
pimenter ce qui n’est qu’un énième kung fu aux ficelles évidentes. Et pourtant,
l’ensemble se réveille lors d’un final épique sur fonds d’orage ou l’acteur
parvient presque à émuler son modèle en ange de la vengeance poussé à bout. Pas
vraiment mauvais (même la vf ne donne pas envie de se défoncer les tympans)
mais pas vraiment bon non plus… Egalement diffusé sous le titre « Fist of Fury » chez FIP.




La vipère du karaté



Taiwan  
Note : 0/5


Che mo nu da nao do shi Bach Films 1974 Hui Keung & Tyrone Hsu Tin Wing, avec Yu-Na Hsu, Peter Yang Kwan, Paul Wei Ping Ao…



Trois promeneurs découvrent en forêt une jeune femme muette avec une chevelure
de serpents. Ils décident de la ramener à leur patron qui tente de la dresser…

Pas beaucoup de karaté pour cet import taïwanais qui relève plutôt d’une
créature de légende — la femme à chevelure de serpent — à laquelle plusieurs
films furent consacrés mêlé au thème des « Tarzannes » alors à la
mode. De scénario, il n’y a point : on ne sait même pas quel est
exactement le plan de ce méchant d’opérette et le tout est plutôt une comédie
pas drôle où notre héroïne cabotine outrageusement en cherchant à échapper à
des hommes de main. On rajoute un judoka et un karatéka sortis de nulle part
pour faire joli et justifier d’avoir l’inusable Tien hsiang-lun en invité, bien
que le résultat ne soit pas un film d’arts martiaux. Et le tout se clôt de la
façon la plus abrupte possible. Même pour les amateurs de curiosa (ou d’humour
pouet-pouet), c’est dur à avaler…




Le bras de la vengeance



Hong-Kong  
Note : 4/5


Duk bei do wong Wild Side 1969 Chang Cheh, avec Jimmy Wang Yu, Chiao Chiao, Tien Feng, David Chiang, Ti Lung…



Le bretteur manchot Fang Gang a pris sa retraite, mais se voit proposer
d’assister à un tournoi d’arts martiaux. Il refuse, ayant abandonné le combat,
mais découvrira vite qu’il n’a pas le choix… Car un château regroupant huit
maîtres d’arts martiaux fait la loi dans la région. Les tyrans ont concocté un
faux tournoi, point de départ d’un plan diabolique visant à se débarrasser de
ses rivaux possibles en les forçant à se couper le bras !

Cette suite directe du succès phénoménal « Un seul bras les tua
tous », toujours avec le hiératique Wang Yu, est loin d’être un simple
produit d’exploitation et offre une série quasi-ininterrompue de scènes
d’action, de combats et d’embuscades où Chang Cheh et ses chorégraphes ont
affiné leur art. Malgré une galerie de guerriers pittoresques aux noms
évocateurs (« Dragon Venimeux », « Bras de singe »,
« La dame aux mille mains »…) évoquant parfois une bande dessinée,
voire un jeu vidéo, l’ensemble est très sanglant et assez noir : le Fang
Gang de Wang Yu est un est l’archétype du guerrier meurtri n’aspirant qu’à
trouver la paix auprès de son épouse, passant son temps à réfléchir sur
l’inanité de la violence ou des honneurs entre deux effusions de sang et rejetant
au final sa propre médaille d’honneur (Scéne qui inspirera certain
« Inspecteur Harry »…) On voit l’influence évidente sur les futurs
western-spaghetti ! Cela dit, du premier usage des fameux câbles à son
inventivité constante lors des combats (une scène inspirera directement
« Tigre et Dragon »), plus le générique inspiré des James Bond où
chaque « démon » exhibe ses armes de prédilection, copiée à n’en plus
finir, l’ensemble était carrément révolutionnaire à son époque ! Bref, la
résultat accuse certes son âge (décors déjà vus et une certaine pompe
mélodramatique héritée de l’opéra de Pékin), mais reste en avance sur son
temps. Cheh clôturera sa trilogie du bretteur manchot avec le formidable
« La rage du tigre » où David Chiang prendra la place de Wang
Yu ! Un témoignage sur une ère perdue du cinéma qui n’a rien perdu de son
potentiel exotique. Vf uniquement, mais au moins, elle reste correcte.




Le cercle de fer



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


The Silent Flute/Circle of Iron initial 1978 Richard Moore, avec David Carradine, Eli Wallach, Jeff Cooper, Roddy McDowall…



Cord, un guerrier, gagne un tournoi d’arts martiaux, mais est disqualifié.
Ulcéré, il suit Morton, le “vainqueur”, à la recherche de Zetan, un maître en
arts martiaux détenteur du Livre de la Sagesse. Au cours de son voyage
initiatique, il rencontrera un flûtiste aveugle maître des arts martiaux et
bien d’autres périls…

Le scénario a beau être cosigné par Bruce Lee et James Coburn ( !), voilà
un nanar, un vrai et un sympathique ! L’aspect mystico-bouddhiste vient
directement de l’esprit “Kung Fu” , d’où la présence de Carradine dans un
triple rôle. Le héros poupin (Jeff Cooper, venu de la série TV) jette là-dessus
un regard amusé tout en faisant de son mieux pour tenir face aux hommes-singes,
hommes-panthères et cavaliers qui lui tombent dessus. En fait, ce film somme toute
original dans son mélange fantasy/arts martiaux (Le décor fait tantôt
arabisant, tantôt grec) est exécuté avec une évidente bonne volonté, et
l’humour n’y est pas qu’involontaire. La “mode” bouddhiste actuelle fait qu’il
mériterait d’être réestimé. Une curiosa.




Le cercle de feu



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Ring of fire Partner & Partner/ESI 1990 Richard W. Munchkin, avec Don "The Dragon" Wilson, Maria Ford, Vince Murdocco, Eric Lee, Gary Daniels…



A Chinatown, deux bandes s'affrontent dans des combats clandestins… Johnny Woo
s'est sorti du ghetto pour devenir docteur ; son frère, par contre, suit ce
circuit. Mais lorsqu'il croise Julie Marshall, c'est le coup de foudre. Or
Brad, son ami brutal, est le champion du ring…

Avec son second film, Munchkin s'instaure en spécialiste du genre : ce
film-vidéo (Production PM, les pourvoyeurs de "Hollywood Night") est
plus recherché que la moyenne, avec une histoire à la "West Side
Story" sympa même si l'histoire d'amour est (volontairement ?)  mélo à souhait plus une dose d'humour
bienvenue (le combattant poivrot, la mère "Chinoise"de Wilson digne
de la proverbiale mère juive…). Le personnage de Johnny Woo (sans commentaire…)
est intéressant, puisque selon la tradition Chinoise, il ne se bat que poussé à
bout, et l'ensemble développe pour de bon son thème anti-raciste (Même si Don
"The Dragon" Wilson est d'origine Japonaise et non Chinoise !!!!).
Durant les combats, les coups ratent visiblement leur cible de trente bons
centimètres — on est pas chez Jackie Chan ! — mais la présentation
d'entraînements originaux compense. Une réussite mineure dans un genre (très)
mineur.




Le cercle de feu 3



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Ring of fire 3/Lion Strike ESI 1995 Rick Jacobson & Jacobsen Hart, avec Don « The Dragon » Wilson, Bobbie Phillips, Chris Nelson Norris, Michael Delano, Michael Jai White…



Assistant à un accident, le docteur Johnny Woo tente de sauver la victime… il
ignore qu’il s’agit du seul survivant d’un gang ayant volé une disquette
précieuse pour le consortium internation de gangsters qui a provoqué
l’accident. Prenant par erreur le sac du mort ( !) Johnny Woo se retrouve
en possession du précieux document. Les gangsters vont le poursuivre jusqu’au
refuge de montagne où il prend des vacances avec son fils…

Le simple nom de PM Entertainment date un film, le replaçant dans le cadre des
« Hollywood Nights » du samedi soir… Cet avatar tardif ne cherche
même plus à faire illusion : il est net qu’il est entièrement bâti autour
des habituelles cascades et explosions destinées à resservir dans d’autres
films, enquillées cette fois de façon bien arbitraire (la scène de prologue qui
n’a rien à voir avec le film, mais glisse un autre classique des Hollywood
Nights : une explosion d’hélicoptère !) L’histoire marche à la
va-comme-je-te-pousse sans trop souci de vraisemblance avec des
« méchants » caricaturaux apparaissant au moment ad hoc pour une
baston, et une romance peu engageante. Pire, la moitié du temps, les combats
sont remplacés par des fusillades peu excitantes alors que Wilson, malgré sa
quarantaine, reste en pleine forme. Ça peut s’éviter, ou alors en tant que
nanar… Michael Jai White, brièvement présent dans le premier opus, joue un des
braqueurs du début.




Le cercle de feu II : L'affrontement



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Ring of fire II : Blood and steel Partner & Partner/ESI 1993 Richard W. Munchkin, avec Don "The Dragon" Wilson, Maria Ford, Ian Jacklin, Evan Lurie…



Le docteur Johnny Woo prépare son mariage, mais lui et sa future épouse, Julie,
se trouvent pris dans un braquage… Et elle est blessée dans la fusillade. L'un
des braqueurs est touché en tentant de s'échapper et finit à l'hôpital de
Johnny. Mais lorsque ses collègues et son frère Kalin tentent de le faire
échapper, Johnny provoque sa mort… Par contre, les truands enlèvent Julie !
Pour la retrouver, Johnny plonge dans un univers situé sous la ville, peuplé d'étranges
habitants, et cherche Kalin et son séide, le monstrueux Prédateur… qui
l'attendent dans une arène improvisée…

Cette suite gagne un certain intérêt de par un aspect presque fantastique,
entre "The Warriors" et "New York 1997". On plonge dans l'étrange
lorsque cinq échappés de "Mad Max 2" investissent un hôpital ! Le
décor des souterrains permet de réutiliser plusieurs fois le même décor,
mini-budget oblige (2 millions de dollars !), mais aussi un certain ton
onirique, volontaire ou non. Plus cette "sale gueule" de Ian Jacklin
et quelques habitués des productions PM. Ceux qui recherchent surtout les
combats à outrance seront servis ; mais rien à voir avec les films de Jet Li…




Le feu de la vengeance



Japon  
Note : 1/5


Hoero ! Tekken Scherzo 1982 Norifumi Suzuki, avec Henry Sanada, Sue Shimi, Sonny Chiba, Abdullah the Butcher…



Joji, un cow-boy japonais ( !), apprend de son père agonisant qu’il n’est
pas son fils, mais fut enlevé à sa vraie famille. Il retourne au Japon pour
apprendre que son frère jumeau a été assassiné. Il devra affronter un caïd de
la drogue mégalomane adorateur d’Hitler…

Drôle de film, sélectionné par Christophe Gans dans la série “ Les
classiques des arts martiaux ” ; pourtant, celui-ci s’aventure plutôt
sur la voie du nanar fièrement affirmé… Les clichés d’usage sont sollicités,
dont le combat sur un bus, plus des scènes d’humour ou carrément pantalonesque
(le début autour d’une piscine, la “ chasse ” par une bande de ninjas
discrets comme la violette) qui évoquent plus “ Dumb and dumber ” et
contrastent avec le reste du propos. Le budget correct et une solide mise en
scène par un vétéran des « pink movies » font passer la pilule, même
si on aurait préféré une option ouvertement parodique. Les “ murs ”
de studio se gondolent lorsqu’on les frappe, un géant noir apparaît sur un
thème musical évoquant Godzilla, un sosie de Bogart erre dans un bar nommé
« Casablanca », un cinoche de Hong Kong présente l’affiche de
“ La terreur des Zombies ” et l’histoire semble inspirée de
« Hamlet » (!!!). Pour amateurs de curiosités. Ressorti en cassette
de supermarché, mais sous quel titre ? Pas de DVD en vue…




Le flic de Honk Kong



Hong-Kong  
Note : 1/5


Fuk sing go jiu TF1 1985 Sammo Hung, avec Jackie Chan, Yuen Biao, Samo Hung, Richard Ng, Sibelle Hu, Eric Tsang…



Ricky et Muscles, deux policier hong kongais, pourchassent un criminel au
Japon. Mais ils sont attaqués par des ninjas qui enlèvent Ricky ! Il fait
alors appel à ses anciens amis de l’orphelinat pour le retrouver. Ceux-ci ne
sont pas très chauds à l’idée d’œuvrer pour la police, mais une belle
inspectrice les convaincra…

Un film qui commence très fort par une poursuite comme Chan a le secret !
L’ennui, c’est que par la suite, Chan disparaît du métrage qui fait place à une
comédie débile et lourdingue où le quintet lorgne la ravissante Sibelle Hu. Et
cela dure, dure, jusqu’à la dernière demi-heure qui voit le retour de Chan et
une série de combats originaux, dont l’un dans un train fantôme, ou
l’affrontement entre Hu et une culturiste Japonaise impressionnante. Passez
l’heure de « comédie » et profitez d’un film de 40 minutes… La vf est
en-dessous de tout et il n’y a même pas de vostf, même dans la version
Metropolitan !




Le jeu de la mort



Etats-Unis d'Amérique   Hong-Kong  
Note : 0/5


Game of Death Metropolitan 1978 Robert Clouse, Sammo Hung Kam-Bo, Bruce Lee, avec Bruce Lee, Colleen Camp, Kim Tai Jong (Tai Kung Chim), Bill Yuen (Yuen Biao), Dean Jagger, Gig Young, Robert Wall, Kareem Abdul-Jabbar…



Billy est une jeune vedette en proie à la mafia. Pour leur échapper, une seule
solution : feindre sa mort pour mieux se venger…

Au moins, Metropolitan a l’honnêteté d’annoncer la couleur sur le 4e :
après avoir vu d’innombrables clones du petit dragon profiter de sa renommée,
Golden Harvest décidé d’utiliser les premières bobines pour le film que Lee
voulait tourner avant d’être appelé pour « Opération Dragon ». On se
tourna alors vers Clouse, réalisateur dudit « Opération Dragon » qui
enchaînait les bides pour apporter un minimum de caution à l’entreprise, bien
que de nombreuses vedettes refusèrent de participer à cette exploitation crasse
(lorsque Bruce Le — !!! — refuse le rôle vedette car pas assez respectueux
de l’héritage de Lee, on se doute qu’il y a un os dans le potage… Norris,
présent par la grâce des stock-shots de « La fureur du dragon »,
menaça également la firme d’un procès.) N’empêche : à une ère d’avant
internet, les spéculations sur le fait que la star était encore vivante
allèrent bon train… Le résultat est assez pitoyable : les stock-shots de
Lee sont montés à la truelle et les combats, assurés par un Yuen Biao qui
mérite mieux, n’ont rien à voir avec le style explosif du maître. Le pire est
encore que ce scénario basique est assez ennuyeux, le tout se composant de
parlotes interminables : il faut attendre 50mn pour un premier combat
digne de ce nom entre le vétéran Robert Wade, tué dans « La fureur du
dragon » et « Opération Dragon », et ce bon vieux Sammo Hung ici
bien jeune. Quant aux images d’archive de l’enterrement du vrai Lee, on dépasse
les bornes du cynisme… On a également droit à un affrontement entre bécanes
pétaradantes bien seventies qui sera mille fois plagié bien qu’il ne soit pas
très passionnant. Débarassé du contenu philosophique que voulait lui donner Lee
dans le projet initial, le finale a un certain côté absurde (les trois maîtres
attendant dans leurs étages respectifs déserts que quelqu’un vienne les
affronter ?), et pourtant, soudain, ce navet prend soudain une dimension
supérieure, jusqu’au légendaire affrontement avec l’immense basketteur Kareem
Abdul-Jabbar. L’icônique combinaison jaune est de la partie malgré une
conclusion expéditive. Tout ceci prend une dimension douloureuse : Lee
réalisateur se cherchant encore, voulant mêler cinoche populaire et une
certaine moelle philosophique, on se demande ce qu’il aurait pu nous offrir si
le destin n’en avait décidé autrement… Quant à la mort du « Billy »
fictif, elle devient amèrement ironique en sachant qu’un certain Brandon Lee,
fils de lui aussi en pleine ascension, périt de la même façon dans la vraie
vie… Et bien sûr, ce produit de basse exploitation a cartonné, engandrant même
une suite (!)




Le jeune tigre



Hong-Kong  
Note : 0/5


Nu jing cha Metropolitan 1973 Mu Chu, avec Charlie Chin Hsiang-li, Chun Cheung Lam, Jackie Chan…



Une policière recherche une femme disparue à Hong Kong, mais lorsqu'elle laisse
sa pochette dans un taxi, Chen, son chauffeur doit affronter un gang mené par
une femme…

Encore une tentative de gagner des sous sur le dos du spectateur… Chan joue ici
un méchant (!) dans un rôle secondaire et avec une horrible verrue en pleine
joue ! A part ça, le film se perd dans le tout-venant de la production de
l'époque, alternant méchants caricaturaux, tenues très "années 70",
combats et poursuite en voiture sans rime ni raison, malgré un héros un peu
plus charismatique que la moyenne. Plus une leçon de moralle totalement
incongrue. Une boîte vidéo US osa le sortir sous le nom "Rumble in Hong
Kong" après le succès de "Jackie Chan dans le Bronx"
("Rumble in the Bronx")




Le magnifique



Hong-Kong  
Note : 1/5


She hao ba bu Metropolitan Filmexport 1978 Chen Chi-Hwa, avec Jackie Chan, Noa Miao, Gam Ching Lam…



Les maîtres de Shaolin ont développé la technique du "snake" et du
"crane" (En Français dans le texte !), qu'ils notent dans un livre
confié à maître Lin. Puis les huit maîtres disparaissent mystérieusement et le
livre est volé… Un an plus tard, Su Ying, un aventurier, doit lutter pour
rester en sa possession…

Un Chan sous la férule de Lo Wei, ici producteur, mais où il interprète un
personnage moins sombre que dans les sous-Bruce Lee de l’époque et doté
d'humour. Un détail infinitésimal qui n'intéressera que les fans, car ce film
n'est somme toute qu'une succession de combats au fil conducteur assez lâche, à
part un final à la Agatha Christie où il faut démasquer un assassin parmi une
assemblée. L'ensemble se distingue assez mal du tout-venant de la production
locale de l'époque, usinée à la chaîne, mais la bonne entente entre Chi-Hwa et
Chan donne un peu de bonhomie au projet, plus un ou deux effets de réalisation
réussis. Pour les inconditionnels ou nostalgiques de la grande époque du double
programme… Le DVD n'offre qu'une vf, mais moins calamiteuse qu'à l'habitude.




Le maître d’armes



Chine   Etats-Unis d'Amérique   Hong-Kong  
Note : 3/5


Huo Yuan Jua Universal 2006 Ronny Yu, avec Jet Li, Li Sun, Shido Nakamura…



Huo Yuan Jia s’entraîne depuis son enfance avec pour but de devenir le champion de sa ville de Tianjin. Mais sa gloire lui monte à la tête : négligeant les conseils de son père, il ouvre une école et accepte des disciples. Lorsque son arrogance lui coûte cher, il effectuera un voyage initiatique qui l’amènera à comprendre le vrai sens des arts martiaux…
Un Jet Li réalisé par Ronny Yu avec l’aide de l’inusable Yuen Woo Pin ne peut qu’allècher l’amateur… En effet, ce film historique à l’image somptueuse revient aux sources mêmes du film d’arts martiaux : fini les vols au bout d’un fil, on en revient à un hymne puriste aux arts martiaux, lorsque le corps devient lui-même idéogramme. On suit aussi le schéma préféré de Chang Cheh, celui où le héros pèche par arrogance et connaît l’humiliation et le doute pour revenir en force. Comme dans « La fureur du dragon », Huo devient l’emblème d’un pays occupé et bafoué, affrontant les représentants de l’étranger (dont le monstrueux catcheur Nathan Jones) partageant son esprit sportif. Si le message n’est pas xénophobe, plutôt un esprit des arts martiaux, on regrette néanmoins qu’il soit martelé sans grande subtilité et que la fin tombe dans le larmoyant ; de plus, Li n’a malheureusement pas les talents d’acteur pour interpréter la chute de son personnage. N‘empêche, voilà un vrai film d’arts martiaux moderne et d’une grande beauté… La version hong kongaise fait plus de deux heures et comprend une apparition de Michelle Yeoh.




Le masque infernal contre la panthère du kung fu



Taiwan  
Note : 0/5


Hu tu da xia sang e ban Bach 1978 Chan Jun Leung, avec Yueh hua, Elsa Yeung Wai San, Sun Chia LinYueh hua, Elsa Yeung Wai San, Sun Chia Lin…



Deux groupes de jeunes artistes martiales se disputent la défense d’un village.
Leur enquête sur la disparition de l’épouse d’un notable les mènera dans un
bordel, puis à affronter le terrible homme au masque…

Bach continue de racler le fond de l’enfer des doubles programmes… Malgré son
titre (en principe LES panthères), ce n’est pas vraiment un film d’arts
martiaux, plutôt une comédie assez pitoyable réalisée par un Max Pecas local,
tout en grimaces et gags pitoyables ponctués d’effets sonores pouet-pouet. Ce
qu’il y a d’histoire n’est pas très cohérent jusqu’au finale à la Scooby-Doo ou
tout le monde se démasque et propose un pitoyable méchant ricanant caricatural…
dont on ne sait trop ce qu’on lui reproche exactement ! Qu’on y ajoute un
doublage ou des gens annônnent leur texte sans doute lu sur un carton et on se
dit que ce film oublié aurait pu le rester…




Le matraqueur des rues



Canada  
Note : 1/5


Last Man Standing/Circleman Grenadine 1987 Damian Lee, avec Vernon Welles, Michael Copeman, William Sanderson, Franco Columbu…



Roo est un boxeur qui devient un peu trop âgé pour monter sur le ring, avec
pour seul ami un ancien combattant devenu fou à force de prendre des coups…
C’est compter sans un organisateur véreux peinant à trouver de la chair
fraîche…

Pour mémoire, ce qui se veut plus un mélodrame à la « Rocky », un
homme brisé cherchant à prouver qu’il existe, qu’un film de combats. Ceux-ci
sont d’ailleurs très réduits, avec une cage minimaliste, ce qui leur donne un
certain réalisme brutal. L’ancien adversaire de « Mad Max » ne s’en
tire pas trop mal et l’ensemble a un certain cachet prolo fièrement assumé.
Mais il est difficile d’en juger avec une duplication immonde tirée d’une
cassette bien fatiguée et avec un doublage en-dessous de tout (avec des voix
très, hem, viriles). Pour une fois que quelqu’un faisait un effort…




Le nouveau justicier de Shangaï



Hong-Kong  
Note : 2/5


Chou lian huan WildSide 1972 Chang Cheh & Hsueh Li-Pao, avec Chen Kuan-Tai, Li Ching, Wong Chung, Tien Ching…



En 1922, la rue de Sima, à Shangaï, fut le théâtre du meurtre de Ma Yong-Zhen.
Plus tard, la frappe locale Chou Lian-Huan s’attire les foudres d’un gangster
en le plumant aux cartes, puis en convoitant ouvertement sa femme. Mais son
père est le boss des Triades locales et n’apprécie pas de voir humilier son
fils ! Leur affrontement est l’occasion pour un nouveau caïd de se créer
un territoire…

Une semi-suite du « Justicier de Shangaï » avec à peu près la même
équipe, mais qui, bien sûr, est loin d’offrir le même attrait : le tout
sent le réchauffé et les décors de la Shaw Brother sont déjà bien familiers.
Chen Kuan-Tai campe un des héros habituels de Chang Cheh, un fier à bras qui
paye son arrogance à travers tout un chemin de croix. Ici, la Shaw Brothers
tente de moderniser son arsenal : dans ce Shangaï de l’après-guerre,
certains portent le costard-cravate à l’occidentale et le héros conduit une
moto, plus une bande originale très seventies. Les combats, plus basés sur
l’efficacité crédible que le spectaculaire, sont le point fort de cette
œuvrette qui suit les grands films de Chang Cheh, notamment « La rage du
tigre » de 71. Le fameux metteur en scène devait réaliser ou co-réaliser
huit (!) films en 72 ! Avec en prime un Bolo Yeung bien jeune un an avant
« Opération Dragon ».




Le poing de la vengeance



Hong-Kong  
Note : 2/5


Long quan Metropolitan Filmexport 1979 Lo Wei, avec Jackie Chan, Nora Biao, James Tien…



Un guerrier errant, Li, tue maître King en un combat déloyal ; en fait, il veut
venger une liaison que King eut avec sa propre épouse. Il va ensuite ouvrir sa
propre école… Or sa femme se pend en apprenant sa traîtrise !  Entre-temps, la bande des Wings pille
la région et tue les paysans locaux. King a chargé son élève Yung de le venger,
et celui-ci, accompagné de l'épouse et la fille de son maître, se lance en
quête du meurtrier. Or Li s'est repenti et coupé la jambe en pénitence !
Abattu, Yung choisit de rejoindre les Wings…

Une collaboration Lo Wei/Chan plutôt meilleure que les autres. Bien que
complexe, le scénario est linéaire, compréhensible et correctement construit et
les personnages mieux dessinés que le tout-venant de l'époque. Bien sûr, Chan
n'est toujours pas très à l'aise dans un rôle tourmenté qu'un Bruce Lee aurait
interprété à merveilles et on s’étonnera du sérieux de l’ensemble, mais on est
tout de même un cran au-dessus de la chair à double programmes de base.
Pourtant, les distributeurs Chinois snobèrent le film qui ne sortit qu'après
les premiers grands succès de Chan…




Le pouvoir de vaincre



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


The Power Within Antartic 1995 Art Camacho, avec Ted Jan Roberts, Karen Valentine, P.J. Soles, Keith Cooga, William Zabka…



Stan Dryer est un ado dont le seul problème est d’inviter une fille au bal de
son école… Sa vie change le jour où il aide un vieux Chinois maître en arts
martiaux menacé par des tueurs. Avant de mourir, le maître lui donne une bague
magique qui fait de lui un combattant émérite. Mais elle est convoitée par
Raymond Vonn, un trafiquant d’art déjà en possession d’une bague jumelle. Une
fois réunies, les deux bijoux lui donneront la puissance ultime…

Suite au succès des « Karaté Kid », les ados spécialistes en arts
martiaux n’ont guère chômé dans le domaine du direct-vidéo… Première
réalisation du cascadeur Art Camacho pour PM Entertainment, ce film de routine
(adapté d’un roman !) pimente un peu le schéma en y rajoutant une dose de
fantastique et Ted Jan Roberts est plutôt convaincant. L’idée d’inclure les
studios Universal dans l’histoire change un peu des décors habituels, bien que
virant un peu au publireportage. L’intrigue avance à un rythme correct sans les
clichés habituels des productions PM (juste un accident de voiture inutile),
même si les afficionados regretteront le peu de combats. Par contre, les
méchants (Dont Zabka, venu tout droit des deux premiers « Karaté Kid »)
sont rigoureusement standards dans le style « mouah-ha-ha ». Don
« The Dragon » Wilson fait une brève apparition pour expliquer
l’esprit des arts martiaux. Rien d’extraordinaire, mais un « Hollywood
nights » honorable…




Le prix du sang



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Street Warrior Zylo 2008 David Jackson, avec Max Martini, Nick Chinlund, Jane Park Smith…



Jack Campbell revient d’Irak pour apprendre que son frère a été plongé dans le coma
après avoir pris part à des combats clandestins. Il va tenter d’infiltrer le
ring…

Encore ce vieux scénario fatigué et retraité à l’infini depuis les années 90…
Donc, sachant qu’on ne prendra pas ce DVD pour son originalité, quoi
d’autre ? D’abord, le vétéran Martini n’a pas l’air très convaincu et n’a
guère de présence physique. Ensuite, l’également vétéran de zillions de
téléfilms et séries Jackson s’en tire bien pour les scènes dramatiques, mais
use d’un montage cut cache-misère pour les combats qui offrent à peine le
minimum syndical (et pourquoi ce titre alors qu’ils se déroulent dans une cave
étriquée sans un poil de decorum ?) Les derniers Michael Jai White ont
prouvé qu’on pouvait encore tirer quelque chose de ce sous-genre, raison de plus
de ne pas se contenter de tels rogatons… Le film, en vf uniquement, est sous
son titre télévisuel : « Le prix du sang ».




Le protecteur



Hong-Kong   Corée du Sud  
Note : 2/5


Dian zhi gong fu gan chian chan Metropolitan 1978 Chen Chi-Hwa, avec Jackie Chan, James Tien, Lung Chung-ehr, Dean Shek…



Un vagabond, Chan, rêve de devenir un maître du kung fu… Suite à un concours de
circonstances, il est pris pour un héros combattant au fouet, abattu par un
bandit. Puis il tue par accident le garde d'une sorcière et finit par se
trouver un maître excentrique. Celui-ci l'envoie protéger un convoi chargé
d'herbes médicinales précieuses…

Le premier Jackie Chan ouvertement burlesque, qui ne fut distribué par la
maison de production de Lo Wei qu'après ses premiers succès. Le prégénérique
lui-même, au lieu de montrer les capacités du héros à la façon des vieux Shaw
Brothers, est un pastiche de différents styles classiques… Tout n'est pas
excessivement fin et le scénario n'est pas d'une grande cohérence, mais cela peut
se laisser regarder…




Le roi du kung-fu



Hong-Kong   Corée du Sud  
Note : 4/5


Dop bey kuan wan René Château Vidéo 1971 Wang Yu, avec Wang Yu, Hsi Tang, Sau Leung…



Suite à une querelle entre la bande du Crochet et les élèves de maître Hang
Tui, le chef de la bande, le trafiquant d'opium Chao, demande réparation.
Malgré sa traîtrise, Chao est vaincu, mais il embauche des mercenaires de toute
origine pour se venger. Hang Tui et ses élèves sont tués et Tien Lung, à
l'origine de la querelle, perd un bras. Il devra entreprendre un long et
douloureux entraînement pour venger ses frères…

Un classique où Wang Yu devint une vedette en créant ce personnage de boxeur
manchot cher à Chang Cheh, sublimé dans le génial "La Rage du Tigre".
Ce film est juste un cran en-dessous à cause d'une direction de combats plus approximative
et d'une mise en scène très dynamique, mais sans le souffle épique de Cheh. On
y trouve les thèmes classiques, dont la mystique de l'entraînement et la
comparaison de divers styles d'arts martiaux cher à Wang Yu. Quelques touches
d'humour et un certain délire (Les facéties d'un Yogi, un "méchant"
impressionnant aux canines de vampires) préfigure le délire du "Bras armé
de Wang Yu contre la guillotine volante" et ajoute un second degré qui
plaira aux spécialistes de jeux vidéos. Qui dit René Château dit duplication
soignée (présentant le titre de la sortie en salles : "Le roi du kung-fu
attaque") et, cette fois-ci, la v.f. est très correcte. Par contre, la
musique "occidentale", parfois repompée de ci de là, introduit un certain
décalage… C'est à voir, au degré que l'on souhaitera. Pas de DVD pour
l’instant.




Le royaume interdit



Chine   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


The Forbidden Kingdom TF1 2008 Ron Minkoff, avec Michael Angarano, Jackie Chan, Jet Li, Collin Chou, Bing Bing Li, Yifei Liu…



Jason Tripitikas est un ado passionné de films d’arts martiaux sans pour autant
les pratiquer… Il est l’ami du vieux marchand M. Hop, mais lorsque des brutes
s’introduisent chez lui pour le dévaliser, Jason tombe en possession d’un
ancien bâton… Et se retrouve projeté dans la Chine antique ! Le bâton est
celui du Roi-Singe, emprisonné traîtreusement par un chef de guerre
immortel ; selon la prophétie, un étranger redonnera le bâton au Roi-Singe
et le libérera. Avec l’aide de deux maîtres, Lu Yan et un moine silencieux, il
va se lancer dans l’aventure…

On pourrait croire que ce film à la réputation calamiteuse se contenterait
d’avancer la présence de Jet Li et Jackie Chan (qui, tous deux, commencent à
être un peu, hem, âgés pour ce genre de choses), mais le scénario originel de
John Fusco établit ses crédits en employant un maximum de références à la
culture Chinoise, du Roi-Singe à l’Hirondelle d’Or (avec un clin d’œil à King
Hu qui passera par-dessus la tête d’une partie du public) en passant par la
sorcière aux cheveux blancs animés (« Jiang hu » est cité), il ne
manque plus que Wong Fei-Hong… L’ennui, c’est que cinq (!) réécriteurs
syndiqués sont passés par-dessus, certains alors que le tournage était en
cours, selon les habitudes les plus caricaturales des studios. Résultat,
l’hommage voulu par Fusco s’effondre devant une volonté d’américaniser
(traduire : adapter au public MTV) le tout : le prologue façon
« Karaté Kid » est d’une banalité à pleurer et on retombe dans des
situations où un looser bien blanc est envoyé sauver la Chine ancienne en
devenant maître du Kung Fu en une semaine, Chine ancienne ou, par un artifice
jamais invoqué, tout le monde parle anglais et où on revisite des décors
naturels vu dans mille autres productions en un territoire de carte postales.
Chan et Li rejouent des personnages qu’ils ont joué des milliers de fois (Chan
— ou ses doublures, diront les mauvaises langues — reprenant son boxeur ivrogne
et Li évoquant fort certain Fei-Hong). Bref, au moins, si certaines scènes font
frémir, on n’a pas le temps de s’ennuyer et les affrontements sont nombreux et
variés (Yuen Woo-Ping étant une fois de plus de la partie), de la bataille de
taverne au combat entre Li et Chan (point vendeur du film) avec pas mal
d’effets numériques pour d’autres séquences : rien d’original ni de
mémorable, mais pas le minimum syndical non plus. Dans ce salmigondis inégal et
tripatouillé jusqu’au bout, il réussit néanmoins à ressortir des bouts de
l’hommage sincère que devait être le film à l’origine, seule chose qui pourra
justifier une vision pour les vrais amateurs puristes du genre. Mais la tête de
cible est évidemment les ados partageant leur temps entre MTV, les jeux vidéos
de baston et leurs DVD usés de « Matrix ». Quoique, c’est aussi cette
cible qui a permis récemment la redécouverte et réhabilitation des classiques
de Chang Cheh et consorts…




Le sang du guerrier



Corée du Sud  
Note : 0/5


124mn Bool-kkott-cheo-reom na-bi-cheo-reom Elephant 2009 Kim Yong-gyun, avec Soo Ae, Cho Seung-woo, Baek Jae-Jin…



La future reine de Corée tombe sur un ancien mercenaire, Moon-Myoung, qui en
tombe amoureux. Or le futur roi en prend ombrage et avertit notre Roméo… Mais
pendant que des tensions avec la Chine et la Russie apparaissent, Moon-Myoung
réussit à infiltrer la garde royale…

Pour mémoire, puisque l’affiche donne à penser à un chambara version coréenne
ou une de ses grandes fresques asiatiques comme on en voit souvent. Il s’agit
plutôt d’un gloubi-boulga mélangeant personnages historiques (la reine
Ja-young, figure révérée en Corée) et situations réelles avec une bonne dose de
fiction. Après un prologue alléchant mais qui n’a aucune incidence sur l’action,
l’ensemble tourne vite au mélodrame, avec des choix esthétiques plus ou moins
heureux (une photographie étrange, des cadrages ultra-serrés de téléfilm),
ponctué de combats irréalistes en CGI à la façon d’un jeu vidéo. Quand à
l’aspect politique, son insistance à présenter une fois de plus les japonais
comme des méchants d’opérette finit par devenir douteux… Les deux acteurs
principaux font ce qu’ils veulent, mais l’inanité des dialogues joue en leur
défaveur. Lorsqu’arrive la fin mélodramatique et prévisible, le spectateur
risque d’avoir décroché depuis longtemps…




Le secret des poignards volants



Chine   Hong-Kong  
Note : 2/5


114mn Shi mian mai fu Universal 2004 Zhang Yimou, avec Zhang Ziyi, Takeshi Kaneshiro, Andy Lau…



En l’an 859, la dynastie Tang s’essoufle et un groupe de rebelles très
populaires, la Maison des Poignards Volants, menace son autorité. La belle Mei
tente de tuer le représentant
de l’Empereur, mais se fait capturer. Elle est sauvée par le capitaine Leo qui
tente de la ramener à sa compagnie. Mais Leo est en fait un espion de
l’Empereur chargé de retrouver le mystérieux chef des Poignards Volants…

Après
« Hero », on attendait beaucoup de Zhang Yimou, et sur un plan
purement visuel, ce film baigné de teintes automnales et filmé presque
entièrement en extérieur ne déçoit pas. L’ennui, c’est que le scénario,
visiblement calqué sur les wu xia pian de la grande époque, déçoit un
peu : trop long, trop linéaire, avec des rebondissements pas toujours
convaincants et, surtout, aucune véritable exposition des personnages sans
épaisseur. Ce n’est pas « Musa », mais il est clair que Zhimou s’est
plus intéressé à empiler de jolies scènes brillamment composées que du fonds de
ce film (Encore que, l’abus de passages où un objet est lancé au spectateur ou
pris en plein vol, comme dans un film en 3D, finit par lasser.) Un coup pour
rien ? Le film est dédié à la grande Anita Mui, malheureusement décédée
d’un cancer avant d’avoir pu tourner son rôle…




Legendary Assassin



Hong-Kong  
Note : 1/5


Long nga Metropolitan 2008 Cung Chi Li (Nicky Li) & Wu Jing (Jacky Wu), avec Wu Jing (Jacky Wu), Celina Jade, Lam Suet, Sammy Leung…



Un inconnu assassine un célèbre caïd dont il emporte
la tête. Son épouse lance des tueurs à ses trousses… Mais l’assassin, Bo se
retrouve coincé sur une île alors qu’un ouragan s’annonce. Il sympathise avec
Hiu, une femme-flic, qu’il sauve de trois bandits…

Depuis les années 90, Jacky Wu peine à devenir le
nouveau Jet Li… Et ce n’est pas ce drôle de film qui va lui valoir une
reconnaissance internationale. Non pas qu’il y soit mauvais, malgré un certain
manque de charisme, mais à courir plusieurs lièvres à la fois, ce film n’en
atteint aucun. Wu est un artiste martial renommé, mais ici, un usage trop
important de fils et un montage à la truelle gâchent le potentier. Le finale
utilise la case classique où le héros se bat contre un nombre invraisemblable
d’adversaires (et, bien sûr, pas un seul ne pense à se munir d’une arme à feu),
mais cette scène crépusculaire sous la pluie fait un peu trop
« Matrix » du pauvre pour convaincre. Reste la romance où la
débutante Celina Jade fait ce qu’elle peut sans toutefois convaincre et des
détours vers la comédie passablement pénibles (les policiers se comportent
comme des collégiens et un flic nommé Tarzan ( !) est passablement
irritant). Qu’on y ajoute des personnages de carton-pâte (le seul trait
marquant de Bo est son appétit, gag récurrent répété jusqu’à l’indigestion) Au
résultat, une série B médiocre qui semble s’ingénier à gâcher tout son
potentiel. Dommage…




Les 13 fils du Dragon d’or



Hong-Kong  
Note : 3/5


Sap saam tai bo/Shaolin Masters Fil à Film, série Shaw Brothers 1970 Chang Cheh, avec David Chiang, Lily Li, Ti Lung, Bolo Yeung…



Le général Meng assiège la citadelle de Li Ke-Yung. Parmi ses treize fils, le
héros Tsung Chao est choisi pour le combattre et le vainc. Mais tout à sa
victoire, il humilie l’ambassadeur de Sing Ling. Entre-temps, les 13 fils de Li
Ke-Yung se dirigent vers la capitale de Changan assiégée par les rebelles. Ils
remportent la victoire, mais l’ambassadeur n’a pas oublié son camouflet et
envenime les rivalités entre les 13 frères…

Un kung fu d’aventures en costumes classiques qui est loin d’être le
meilleur Chang Cheh, mais devrait plaire aux amateurs de grande aventure tant
les péripéties s’y bousculent. Cheh donne toujours un souffle épique à cette
bande populaire bourrée de rebondissements, de coups de main et d’assaut avec
des centaines de figurants, finissant sur un règlement de compte familial
Shakespearien. David Chiang y reprend son habituel personnage de bretteur
arrogant voué aux pires sévices (ici un écartèlement assez atroce) qui fit
merveille dans « La rage du tigre ». Un Bolo Yeung bien mince campe
l’un des frères, des années avant « Opération Dragon » et « Bloodsport »…
Le final est un festival de combats parfois sanglants, dont un évoquant le
légendaire pont de « La rage du tigre ». Par contre, il faut se
cogner un doublage ignoble affligeant les protagonistes d’un accent chinois à
vomir. Et comme toujours, la version occidentale est amputée de 20mn par
rapport à la Chinoise…




Les 14 Amazones



Hong-Kong  
Note : 4/5


123mn Chi si nu ying hao Wild side 1972 Cheng Kang, avec Lily Ho, Lo lieh, Lisa Lu, Yuen Biao, Bolo Yeung…



Les troupes Mongoles envahissent la Chine de l’ère Sun… Le général Yang Tsun
Pao meurt héroïquement avec ses hommes, mais envoie porter la nouvelle de sa
défaite à sa veuve, Mu Kuei ying. Avec les 14 tantes éduquées au combat à la
lance, qui leur est propre, et le seul mâle de la famille, elle décide de
monter leur propre troupe…

Enfin, les anciens classiques de la Shaw Brothers voient le jour dans des
éditions dignes de ce nom et non des DVD à deux balles… Le début 70 marque
l’apogée de la firme de Hong Kong, et ses films remportent un grand succès.
Superproduction à gros budget au tournage chaotique, ce film est une des
grandes réussites de la firme, même s’il est moins connu qu’un « La rage
du Tigre ». Basé sur une réalité historique solide, l’ensemble se base sur
les valeurs traditionnelles d’héroïsme et de famille chère à toute épopée.
Spectaculaire à souhait (l’inondation finale), bourré de rebondissements, très
sanglant, l’ensemble ne perd cependant guère de temps à épaissir ses
personnages, et on les voit tomber sans trop les reconnaître (Le seul garçon du
lot est d’ailleurs joué par… Une fille, ce qui saute aux yeux !) !
N’empêche, ce spectacle en donne pour son argent et reste le témoin d’un art du
cinéma exotique et gentiment désuet. Avec un jeune Yuen Biao et l’inusable Bolo
Yeung en barbare à peine reconnaissable. L’histoire de la famille Yang,
défenseurs du pays, fut souvent traitée à l’écran. Le célèbre Ching siu-Tsung,
directeur de combats réputé et réalisateur de « Histoire de fantômes
Chinois », fait ici ses débuts : logique, Cheng Kang est son père !
À noter l’excellence du transfert Wild side.




Les 36 poings vengeurs de Shaolin



Hong-Kong  
Note : 0/5


Shan chi liu mi xing quan Bach 1977 Chen Chi-Hua, avec Leung Siu-Hung, Michelle Yim, Lau Chan, Cheng Chian…



 Chang
veut apprendre les arts martiaux afin de venger ses parents, tués par une bande
de brutes ; mais au temple Shaolin, il n’a droit qu’aux corvées… Il se trouvera
un vieux maître ivrogne qui lui donnera un enseignement accéléré…

Bach continue de fouiller les poubelles de l’exploitation des salles de
quartier… Au moins, la présenjtation est honnête : Jackie Chan s’est contenté
de diriger les combats et d’apparaître dans le prégénérique. Or aux USA, il
figurait de façon prominente sur la jaquette ! Difficile de juger d’un
film partiellement pan&scanné, affublé d’un doublage immonde ou un
narrateur ( !) commente constamment l’action… Le point de départ est d’une
banalité à pleurer, le tout se développe de façon chaotique entre comédie
décérébrée et combats compétents mais peu inspirés. Bof…




Les arts martiaux de Shaolin



Chine   Hong-Kong  
Note : 3/5


Martial arts of Shaolin/Nan bei Shao Lin HK Vidéo 1986 Liu Chia-Lang, avec Jet Li, Quingfu Pan, Hai Yu…



Un moine brillant du temple de Shaolin Nord est censé assassiner un despote
local lors d'une célébration, mais d'autres assassins du côté sud s'en mêlent…
et tous échouent ! L'un des assassins est une femme, liée à Li, assassin du
Nord…

Ce film est passé sur Arte, donnant à tous les amateurs une occasion de le
découvrir… même s'il ne s'agit pas du meilleur choix pour ceux qui considèrent
que ce genre de fims ne montre que des chinetoques qui se tapent dessus en
braillant des trucs incompréhensibles. En effet, l'essentiel du métrage est
consacré aux performances physiques de Li et consorts, de quoi écœurer le
pratiquant. L'humour est au standard et le reste aussi. Si vous voulez
convaincre le non-initié, mieux vaut lui passer le premier "Il était une
fois en Chine". Ce qui ne veut pas dire que ce film soit mauvais, loin de
là, mais destiné à ceux déjà acquis à la cause…




Les deux frères justiciers



Hong-Kong  
Note : 2/5


Xing mu zig u huo jao FIP 1979 Tung Cho « Joe » Cheung, avec Wei Tung, Philippe Ko, Fat Chung, Hoi Sang Lee, Sammo Hung Kam-Bo…



Après avoir vaincu un voleur, deux frères boxeurs au style différent se
disputent sur qui a le meilleur style. Chacun d’entre eux ouvre sa propre
école, mais un riche marchand en quête d’un maître pour ses fils :
incapable de les départager, il suggère d’en placer un dans chaque école !
Au bout de deux ans, un combat décidera qui est le meilleur enseignant.
Parallèlement, le jeune Ching tente de définir son propre style, mais s’enrôle
dans les deux écoles à la fois ! Lorsque les frères s’en aperçoivent, il
doit se tourner vers un vigneron qui le convainc d’apprendre plusieurs styles…

DVD minimaliste pour ce film jadis diffusé sous le nom générique de
« L’incroyable maître du kung fu ». Est-ce pour entretenir la
confusion qu’on ne joue même pas sur la présence de Sammo Hung ? Toujours
est-il que l’ensemble est tiré de la cassette pan&scannée (mais moins
massacrée que certains) avec une vf… hum. Une fois de plus, le contraste avec
les productions occidentales est frappante : ici, les combats sont
impeccablements chorégraphiés (entre autre par Yuen Biao, de la bande des
« frères » de Jackie Chan) avec une insistance sur les différents
styles, ici même adaptés à la personnalité de chacun ! L’ennui, c’est que
l’ère était au mix kung fu et comédie (la même année, Chan triomphait avec
« La hyène intrépide) et que l’humour est assez éléphantesque ponctué par
des musiques pouet-pouet ou n’ayant carrément rien à voir avec l’action !
Dommage, car ce film qui présente plus d’une ressemblance avec les Chan,
jusqu’à l’apparence du héros (influence ? C’est pourtant cette même année
que Chan connut la consécration !) est plutôt sympathique, avec un
scénario basique mais correcte et un combat final éblouissant. Mais c’est à
réserver aux inconditionnels du genre.




Les disciples de la 36ème chambre de Shaolin



Hong-Kong  
Note : 3/5


Pi li shi jie Wild Side 1985 Liu Chian-liang, avec Hou Hsiao, Liu Chia-hui, Lily Li…



Fong Sai-yuk est un étudiant indiscipliné qui se pique de kung fu, que sa mère
lui a enseigné. Mais il s’attire la colère d’un dignitaire mandchou de passage…
Fong et ses deux frères rejoignent le monastère de Shaolin. Mais son arrogance
lui coûtera cher…

Bien des années se sont écoulées depuis le premier de la trilogie, Jackie Chan
est passé par là et neuf films plus tard, Liu Chian-liang, qui se remet mal de
l’échec de ses « 8 diagrammes de Shaolin » endeuillé par la mort
prématurée du légendaire acteur Alexander Fu Sheng, peine à se renouveler… Du
coup, si ce film est distrayant avec une palette de couleurs éblouissants, il
n’a plus rien d’original — même par rapport au second opus très ambitieux. Hsiao
a perfectionné son personnage de jeune turc, l’époque a changé — d’où la touche
féminine apporté par Lily Li — et malgré la gageure de présenter un personnage
semblant nier la réalité au point de s’allier brièvement avec l‘adversaire mandchou,
l’ensemble semblait daté à sa sortie même. De plus, les combats sont plus
classiques, moins basés sur des techniques acrobatiques. Pas un mauvais film,
loin de là, juste un film d’arts martiaux routinier avec la touche de chasse
Liu Chia-lang en plus. La même année, Shaw Brothers, minée par des échecs
successifs, fermait ses portes et une page d’histoire se terminait (dans ses
mémoires, Jackie Chan raconte comment des décors aussi iconiques que le pont de
« La rage du tigre » finirent sous les bulldozers…) C’est avec Chan
que Liu Chia-lang devait faire son retour avec l’ébouriffant « Combats de
maîtres ». Le coffret Wild Side se clôt sur un docu de 1980 ( !),
« Citizen Shaw », étrangement naïf : les producteurs semblent
découvrir que le cinéma est aussi une industrie…




Les griffes d'acier



Hong-Kong  
Note : 2/5


Wong Fei-Hung chi tet gai dau neung gung Metropolitan 1993 v, avec Jet Li, Sharla Cheung, Gordon Lui…



Face au nombre croissant de ses élèves, le docteur
Wong Fei-Hung doit déménager. Or il se retrouve dans un local… Jouxtant un
bordel ! Qui plus est, il doit affronter une redoutable secte responsable
d'enlèvements de jeune fille — et ayant de nombreux appuis dans la région…

La série révolutionnaire des "Il était une fois
en Chine" s'essouffle un peu au point que les films deviennent
interchangeables… Le scénar mélange les thèmes de plusieurs autres opus, incluant
une "danse du lion", avec juste quelques variations, dont un clin
d'œil final au "Drunken Master" de Jackie Chan lors de
l'impressionnant combat final. Ce n'est pas mauvais, loin de là, et les
affrontements sont toujours aussi bien faits, mais laisse une impression de
réchauffé…




Les seigneurs de Bangkok



Hong-Kong   Taiwan  
Note : 0/5


Da di shuang ying Monarch 1973 Chen Hung-man & Philip Chalong, avec Kao Yuan, Chen Sing, Tien Geng, Jeanette Yu Wei…



Cheng rentre à Bangkok pour y retrouver ses parents, mais ceux-ci affrontent
une bande de voleurs. Tout va se compliquer lorsque Cheng et son frère se
brouillent pour les beaux yeux d’une femme…

Encore de la chair à double programmes connue sous divers titres :
« Les frères karaté à Bangkok » (!), « Frères vengeurs du
karaté », « 5 gars à Bangkok »…Celui-ci méritait d’être
oublié : scénario aux abonnés absent, image hideuse, cadrages
approximatifs… Les scènes de combat sont rares et relèvent plutôt du combat de
rues, mais on pimente le métrage de scènes inutiles très seventies : l’obligatoire
balade touristique, un combat de coqs, une démonstration de danse… La duplication
hideuse parachève le tout. Et une fois de plus, ni le générique de jaquette
(attribuant la réalisation à Bruce Li !), ni les photos tirés de films
plus récents, ni le résumé parlant de samouraïs ( ?) n’ont le moindre
rapport avec le film…




Les sept grands maîtres de Shaolin



Hong-Kong  
Note : 1/5


FIP/Buena Vista 1978 Joseph Kuo, avec Yuet Sang Chin, Lee Yi Min, Jack Long, Corey Yuen…



Shang Huang est un maître incontesté des arts martiaux… Sauf que les maîtres du
Sud refusent d’accepter sa suprématie. Il devra donc les affronter un par un au
cours d’un long voyage. Or le premier Maître qu’il vainc est assassiné et Shang
Huang accusé du meurtre… En cours de route, il se retrouve affublé d’un nouveau
disciple maladroit, Xiao Nyu, en fait le fils du maître assassiné désireux de
le venger, mais ignorant les soupçons qui pèsent sur Shang Huang !

De la chair à cinoches de quartier de base qui se caractérise par un scénario
rocambolesque au possible : s’y greffe un personnage comique à la Jackie
Chan, un mystérieux adversaire recherchant les secrets transmis par le maître
du héros, un « bras cassé » devenant un maître par l’entraînement…
Presque une compilation des thèmes du genre qui reviennent pour relancer
arbitrairement l’action (le meurtre initial est quasiment oublié jusqu’au
final) dans un déluhge de zooms. L’ensemble compte surtout sur une série de
combats rapprochés et son rythme endiablé pour convaincre l’amateur peu
regardant. Avec en prime une duplication sur pellicule scratchée et une vf où
on ne cesse de parler de « karaté » pour donner l’illusion d’être
dans un double programme de la grande époque, le DVD ne contenant pas de vostf.
L’ensemble est aux limites du nanar et ne contentera que les convertis au
genre…




L’arène



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Raze Wild Side 2013 Josh C. Waller, avec Zoe Bell, Rachel Nichols, Tracie Thorns, Rebecca Marshall, Doug Jones, Sherilyn Fenn…



Des femmes choisies pour leurs dons au combat sont enlevées et forcées de se
battre sous peine de voir mourir leurs êtres chers, le tout pour le plaisir
d’une mystérieuse organisation. Sabrina ira-t-elle jusqu’au bout ?

Un film difficile à catégoriser, mêlant « Battle Royale » (jusqu’à la
psychopathe participant aux jeux pour le pied) et « Hostel » (toute
une organisation autour des combats) et des zillions de séries Z sur les
combats clandestins. Et le début fait illusion, avec un soin évident dans la
réalisation, loin des direct-vidéos tremblotants. Par la suite, les combats
s’avèrent d’une brutalité redoutable et le sang gicle à flot, enlevant une
partie des connotations ambigues que pourrait avoir le tout (mais on pourrait
prétendre que les combats de MMA télévisés vendent la même soupe en réel, mise
à mort en moins, sans avoir besoin d’une coûteuse organisation secrète !)
et l’interprétation est à la hauteur ; de plus, le tout ménage quelques
surprises ou ce ne sont pas les personnages les plus évidents qui y restent.
Mais une certaine frustration finit par s’installer : on n’en saura guère
plus sur les deux farfelus aux citations historiques dirigeant le tout ni sur
la nature de l’organisation qui devient vite un des clichés récents du genre,
tant dans le thriller que l’horreur (« Skull »). On s’enlise dans la
routine jusqu’à un dernier tiers décevant : le combat tant attendu est
vite bouclé et l’inévitable vengeance finale ultra-violente, outre qu’elle est
peu vraisemblable, est soit trop exagérée, soit trop sage. Un bilan mitigé
donc, même si pour son premier long métrage, Waller montre des promesses. Mais
le tout est surtout la consécration de la cascadeuse néo-zélandaise Zoe Bell
(doublure pour « Xena » et d’Uma Thurman dans « Kill Bill ») :
outre un certain don d’acteur, bien loin d’une Cynthia Rothrock inexpressive,
elle a cette crédibilité dans l’action et la violence qu’ont les ténors du
genre et donne vraiment l’impression de pouvoir enrouler n’importe qui autour
de son petit doigt sans même transpirer. (On rêve d’un affrontement avec cette
chère brute de Donnie Yen…) Il sera intéressant de suivre sa carrière, elle qui
pour l’instant se contenta de jouer les utilités, notamment dans
« Oblivion ». Une star est née ?




L’empreinte du tigre



Canada  
Note : 0/5


Tiger Claws II Antartic 1996 J. Stephen Maunder, avec Jalal Mehri, Cynthia Rothrock, Bolo Yeung, Evan Lurie, Ong Soo Han…



Un chef des triades, Dai Lo Fu, fait évader Chong le
tueur aux griffes de tigre, afin qu’il participe à un tournoi célébrant le
nouveau siècle chinois. Parallèlement, Tarek Richards et Linda Masterson sont
sur la piste de Victor, un trafiquant d’armes en affaires avec Dai Lo Fu…

« Dans les griffes du tigre » était plutôt
une bonne surprise dans le morne monde du direct-vidéo, et offrait au moins ce
qu’on était en droit d’en attendre. Cette suite tournée par le scénariste du
premier en est loin… d’abord, impossible de situer dans le temps l’action du
film : des années semblent s’écouler et pourtant Chong n’a pas été
jugé ; et quelle idée d’en faire subitement un « bon » ? Le
début n’est qu’un médiocre polar façon Hollywood Nights avec son quotient
syndical de fusillades et de cascades, les combats n’intervenant que dans la
dernière demi-heure ou, bien sûr, nos héros font une tentative d’infiltration
aussitôt démasquée ! Les combats, à la logique passablement malmenée,
impliquent de vrais artistes martiaux, mais sont si mal filmés et dans un décor
de carton-pâte qu’ils en perdent tout impact jusqu’à un développement
fantastique qui tourne vite court. Qu’on y ajoute des acteurs pas vraiment
concernés (seul Evan Lurie est plutôt bon) et on peut aisément s’en passer…




L’épée de la vengeance



Hong-Kong  
Note : 0/5


Yi fu dang guan/The Invicible Sword Scherzo 1971 Hsu Tseng-Hung, avec Wang Yu, Hsu Feng…



Lors d’une guerre civile, un général est fait
prisonnier et son escorte décimés. Seul Lung Yu Feng, un bretteur loyal, survit
et est recueilli par une troupe de baladins. Il fera tout pour libérer le
général…

Un wu xia pian poussiéreux, pourtant tourné la même année que le classique “La rage
du tigre”. Le scénario est bien sage, voire mièvre lors des roucoulades des
héros, et inspirera d’ailleurs le western spaghetti “La colline des Bottes”.
Seule la conclusion, d’un pessimisme étonnant, relève la sauce après
l’obligatoire massacre final. Une v.f. ratée achève ce film bien sage, loin des
excès ultérieurs, qui souffre peut-être de la proximité avec le chef d’œuvre de
Chang Cheh… Hsu Feng (et non Hsu Fung, comme il est dit sur la jaquette)
accédera à la gloire avec les films de King Hu “A touch of Zen” et “Raining in
the Mountain”.




L’honneur du dragon



Thaïlande  
Note : 2/5


Tom-Yum Goog TF1 2005 Prachya Pinkaew, avec Tony Jaa, Petchtai Wongkamlao, Xing Jing, Johnny Nguyen…



Comme son père avant lui, Kham a pour meilleur ami un éléphant et son petit.
Mais lorsque des gangsters l’enlèvent, Kham devra aller jusqu’à Sidney dans
l’espoir de le récupérer et, avec l’aide du policier Mark, affronter un gang
mené par le transexuel Madame Rose avec pour local un restaurant Thaïlandais…

Il est dommage qu’on ait eu droit à une version raccourcie de vingt minutes de
ce film, selon la détestable habitude des distributeur US, les Wenstein, grands
destructeurs devant l’éternel. Comme si ces films de métèques avaient besoin de
leurs coups de ciseaux salvateurs… Dommage, car le résultat est incohérent au
possible : le premier combat intervient sans qu’on sache trop comment Jaa
en est arrivé là et de nombreuses ellipses parsèment le récit pourtant simple,
même s’il s’y mèle une guerre des gangs semblant venir d’un autre histoire.
Dommage, car si la trame est similaire à celle de « Ong bak » avec un
éléphant à la place d’une statue, le résultat prouve que Pinkaew, réalisateur
de ce premier film, a gagné en maturité : le début, imprégné de mysticisme
et d’une poésie relative aux rapports fusionnels entre l’homme et l’animal,
plonge aussitôt dans l’exotisme. De plus, les combats sont plus variés, Jaa
affrontant pluieurs adversaires à la hauteur, des motos de cross et des
véliplanchistes; le plus beau passage était celui — également très mal introduit
— dans un petit monastère où feu et eau s’entremêlent et où Jaa, dans la
tradition de Bruce Lee, affronte un capoeirista, un sabreur et un monstrueux
catcheur en devant adapter son style au leur pour l’emporter : une
séquence digne d’un final trépidant, mais suivi par un extraordinaire
plan-séquence final (clin d’œil à « Old Boy » ?) au cours
d’une dernière demi-heure mouvementée émulant largement « Kill Bill
1 ». Bref, tout ceci donne envie de voir un « director’s cut »…
absente des versions Françaises, même la ressortie de 2009, disponible sur le
double disque « Collector’s edition » en région 1 ! Au fait, le
titre original « Tom-Yun Goong » désigne à la fois un plat de
nouilles Thaïlandaise et le restaurant servant de base aux gangsters.




L’intrépide du karaté



Taiwan  
Note : 0/5


Quiang zhong geng you qiang zhong shou Bach films 1974 Dan Fan, avec Wei Ho Tu, Charlie Chin, Yuen San Wong…



Le jeune Koi Lah fut témoin d’une opération de trafic de drogue mené par le
caïd local et devient l’homme à abattre. La seule solution sera de remonter
jusqu’au chef de l’organisation…

Bach continue de fouiller les poubelles des « karatés » à deux balles
dont l’Asie inondait les double programme, profitant de la soudaine popularité
du genre dans les années 70… Ce polar n’a quasiment pas de scénario, on emploie
toute une esthétique seventies très datée, avec des ralentis de caricature, une
scène de motos pétaradantes gratuite, des méchants d’opérette et une continuité
malmenée. Quant aux rares combats, ils relèvent plutôt de la baston de rue. Des
musiques pompées ailleurs — principalement à « Shaft » et même
« Mission impossible » ! — rappellent qu’il s’agit d’un
sous-produit… A moins d’être fan de ce genre d’esthétique, on peut
difficilement éviter de s’ennuyer ferme ! Dans les années 70, Wei Ho Tu
réussit à tourner jusqu’à cinq films par an ! A noter un résumé écrit sur
un coin de table avec un superbe « karatékats » ( !!!!!!!!!)




Manhattan Samouraï



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Lesser of three evils/Fist of the Warrior Condor 2007 Wayne Kennedy, avec Ho-Sung Pak, Peter Greene, Roger Guenveur Smith, Robin Paul, Brian Thompson, Antonio Fargas…



Lee Choe est un assassin au service de la pègre, mais un caïd, John Lowe, tente
de le faire tuer. Ils ne réussissent qu’à assassiner sa fiancée, le poussant à
chercher vengeance. Or Lowe charge un flic teigneux de le retrouver…

Lorsqu’un film indépendant a dormi trois ans sur une étagère pour être acheté
par Lionsgate, mais que des tripatouillages de studio et un retitrage ont fini
en procès, ce n’est jamais bon signe… Le problème de ce film est son marketing
en film d’arts martiaux alors qu’il s’agit plutôt d’une histoire de vengeance
extrêmement proche de « The crow », certains plans relevant de la
décalque. Par contre, si Ho Sung Pak est censé être le Brandon Lee du film, le
métrage est plutôt consacré à Guenvuer Smith passablement bon en policier à
problèmes et aux intrigues internes (passablement incompréhensibles : que
vient faire une livraison de drogue servant de MacGuffin mal employé ?)
entre mafiosis, certains apparaissant et disparaissant sans raison,  et quelques retournements avec les
inévitables flashes-back provoqueront plus d’un grattement de tête. Le pire est
encore le finale qui shunte l’affrontement qui, logiquement, doit être le clou
du film ! La direction artistique inexistante trahit le côté petit budget
sans tomber dans le « guérilla ». On peut se demander ce qui reste du
métrage originel, mais l’ensemble donne l’impression d’un gloubi-boulga ou des
ingrédients pas plus mauvais qu’autre chose sont lancés au petit bonheur la
chance pour atteindre le temps de métrage voulu…




Marco Polo, le guerrier de Koublay Khan



Hong-Kong   Taiwan  
Note : 3/5


Mak ko po lo Fil à film 1976 Chang Cheh, avec Alexander Fu-sheng, Shih Szu, Richard Harrison, Philip Kwok…



Marco Polo est accueilli à la cour de Koublay Khan, le tyran mongol dont les
troupes occupent la Chine ; mais à l’issue d’un tournoi d’arts martiaux,
il assiste à une tentative d’assassinat… L’empereur pourchasse les rebelles,
aussi six frères et leur maître se réfugient dans une ferme où, à l’insu de
tous, ils poursuivent leur entraînement…

Un film d’aventure épique où brille Alexander Fu-Sheng, qui serait devenu une
méga-star du cinéma Hong Kongais s’il n’était pas mort prématurément. Il impose
un personnage de jeune loup différent de l’aura chevaleresque d’un David
Chiang. Un bon Chang Cheh qui ne manque pas de souffle, avec un Richard
Harrison pas encore tombé dans les abîmes de la série Z. Souvent réédité dans
des collections bon marché sous le nom “ Le guerrier de Koublay
Khan ”, et peut-être en DVD quelque part…




Merantau



Indonésie  
Note : 2/5


WE Prod 2009 Gareth Evans, avec Iko Uwais, Sisca Jessica, Alex Abbad, Christine Hakim, Yusuf Aulia…



Yuda est un combattant de Sikat, un art martial indonésien qu’il rêve
d’enseigner, mais chaque combattant doit accomplir un « Merantau »,
un voyage initiatique préfigurant le passage à l’âge adulte. Le voilà parti pour
Djakarta… Où il tombe sur Astri, une danseuse promise à d’immondes trafiquants
d’esclaves. Lorsqu’il la défend, il attire l’attention des malfrats étrangers
gouvernant le trafic…

Un film qui a partagé la communauté : simple ersatz d’ « Ong
bak » ou révélation ? Comme souvent, la vérité est ailleurs :
d’abord, le scénario ne s’embarasse guère de subtilités, les bons et les
méchants sont définis sans nuances, les motivations schématiques et on se
contente d’additionner les bastons. Pire, le thème du Merantau se perd
vite : peut-être parce que la version internationale est tronquée au
profit de l’indonésienne de 134mn, développant surtout la vie de Yuda dans son
village ? (Au temps pour l’exotisme, pourtant un des centres d’intérêt de
ce type de film et partie intégrante du succès d’ « Ong Bak »…)
L’interprétation est relativement pro et, pour son premier film, Iko Uwais s’en
tire plutôt bien. Les combats sont nombreux, sans montage cache-misère, bien réglés,
mais à quelques exceptions, sans ce sens de quasi-émerveillement des prouesses
de l’envahissant « Ong Bak » : il s’agit de bastons de rue,
point final, seul un duel dans un ascenseur élevant le niveau (mais donnant
lieu à une scène un peu trop mélodramatique sur le sacrifice du héros, ou
est-ce une question culturelle ?) Enfin, l’aspect documentaire et caméra à
l’épaule a les avantages de ses inconvénients —la version WE est exemplaire —
mais Evans, pour également son premier film, glisse de ci de là des plans
inventifs en diable et de vraies idées de mise en scène. Reste à savoir si son
prochain essai, le très médiatisé « The Raid », toujours avec Uwais,
transformera l’essai… En attendant, ce film s’adresse plutôt aux fans du genre
désireux de découvrir le Silat. L’absence d’histoire et les nombreux clichés
risquent de rebuter les non-initiés…




Mirage Man



Chili  
Note : 1/5


M6 2007 Ernesto Diaz Espinoza, avec Marko Zaror, Maria Elena Swett, Ariel Metaluna…



Marco perd ses parents dans un accident qui a laissé son frère dans le coma et
travaille comme videur dans un club borgne. Le jour où il chasse deux
cambrioleurs, il décide de tirer profit de ses dons d’artiste martial pour
devenir un super-héros…

On aimerait apprécier ce film par les réalisateurs de l’étrange
« Kiltro », mais… Pour le côté positif, Marko Zaror reste un
excellent combattant… mais ses dons sont bien mal mis en valeur : il n’a
jamais d’adversaires dignes de ce nom et s’il n’y a pas de montage cut, la
réalisation très plate, faisant très amateur, ne les met nullement en valeur.
Qui pis est, s’il est bon artiste martial, on ne peut en dire autant de ses
dons d’acteur : il eut été plus intéressant de le rendre muet, piste qui
n’est pas explorée alors qu’il n’a que deux lignes de dialogue ! De plus,
le thème du super-héros sans pouvoirs a été déjà bien exploité et la
progression dramatique (pas très dramatique vu le montage mou en diable) le menant
à affronter un réseau pédophile est sans surprise. Certains scènes sont
réussies (le jeu sur le costume…), mais l’un dans l’autre, on a l’impression
que tout le monde s’est désintéressé du résultat… Le prochain film du duo
Zaror-Espinoza, « Mandrill », remontera peut-être le niveau ?




Mission Ninja



Suède   Royaume-Uni  
Note : 0/5


The Ninja Mission Initial 1984 Mats Helge, avec Krzysztof Kolberger, Hanna Pola, Bo F. Munthe, Mats Helge…



Une bande de ninjas vont délivrer un savant des griffes du KGB, détenu dans une
forteresse isolée…

Tout ce qu’il faut pour rater un film d’action : acteurs nuls, montage mou,
scènes d’action (?) constipées, scénario inexistant… Le ninja est assimilé à un
espion maniant davantage la mitraillette que ses poings — un comble ! — et lève
la patte rarement et sans grande ardeur. Cette production réussit à être aussi
nulle que les films de Godfrey Ho. Est-ce pour cela qu’elle s’est bien vendue
de par le monde ? (Incroyable mais vrai, c’est sorti en salles chez nous !)
La vidéo (série Kickboxing) a un générique fantaisiste, mais on commence à
avoir l’habitude.




Muay Thaï Assassin, le sang du dragon



Thaïlande  
Note : 0/5


Puen Hode Elephant 1996 Prapon Petchinn & Panna Rittikrai, avec Jai Janmultree, Panna Rittikrai, Thunyaluk Rarchatha, Panom Worawit (Tony Jaa)…



Après une fusillade, un policier revient à son village natal où vit toujours
son père inspecteur de police et sa sœur. Mais les survivants du gang le
cherchent…

Là, question arnaque, on atteint le sommet : ni le titre, ni l’image ne correspondent
(Jaa intervient au bout d’une heure de métrage !), quand au résumé de la
jaquette, il est complètement inventé ! En réalité, ce machin fauché, à la
photographie délavée, commence par une scène digne d’un des plus mauvais polar
de Hong Kong des années 90 étirée au possible. Ensuite, comme il faut meubler,
la suite improvise de la comédie décérébrée à faire passer les Charlots pour de
l’intellectualisme primaire tournée par un émule de Max Pecas bourré à la
bière. Le tout repart dans la dernière demi-heure avec un duel où Jaa semble se
retenir : pas d’inventivité, des persos sur un rocher comme dans un
Godfrey Ho qui ressemble plutôt à des essais de tournage vite monté. Mais le
spectateur attiré par la promesse d’une épopée d’arts martiaux sera tombé
endormi depuis longtemps. Bref, non seulement c’est un navet immonde, mais on
fait tout pour tromper sur la marchandise. La classe… La version US ne fait pas
mieux, donnant croire à un polar urbain à la John Woo !




Never Back Down, ne jamais reculer



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


110mn Never Back Down M6 2008 Jeff Wadlow, avec Sean Faris, Djimon Hounsou, Amber Heard…



Traumatisé par la mort de son père, Jake Tyler doit subir le déménagement de sa
famille en Floride. Malgré ses dons de combattants, il est humilié par Ryan
MacCarthy, le caïd local. Il va trouver un entraîneur, Roqua, pour affiner ses
capacités avant l’affrontement final…

Et c’est reparti pour du testostérone-opéra comme dans les années 80 par
le réalisateur du faux slasher « Cry Wolf » ! Faute de Van Damme
ou d’Olivier Grüner, on se rabat sur un pâle ersatz de Tom Cruise venu des
séries TV (bien sûr…) interprétant un personnage peu sympathique. À partir de
là, les clichés s’enfilent, avec des perles de sagesse déjà vieilles lorsque
Seagal était encore mince et une quantité invraisemblable de clichés, dont
l’indispensable cagole servant de trophée humain. Étonnant qu’un studio ait
misé 21 millions de dollars sur un tel scénario et l’ait conçu pour les
salles ! Résultat, le film fait tout son possible pour flatter dans le
sens du poil le public MTV : dans cette esthétique soleil, grosses
bagnoles et bogosses/cagoles oxygénées sans un poil de graisse, on s’attend constamment
à voir débarquer un DJ, et on use et abuse des nouvelles technologie (quoi qui
se passe, il y a quelqu’un pour tout filmer sur son portable, plus en un souci
de démagogie éhontée que d’intertextualité.) Résultat, l’ensemble est plus à
conseiller aux nostalgiques du testostérone-opéra, ceux qui gardent un poster
de Chuck Norris sur leur mur, et aux indécrottables du nanar. Mais le film sera
sans doute plus drôle dans dix ans, lorsqu’il commencera à dater…




Ninja



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Metropolitan 2009 Isaac Florentine, avec Scott Adkins, Tsuyoshi Ihara, Mika Hijii, Togo Igawa…



.
Orphelin, Casey est recueilli par un dojo formant des ninjas sous la direction
de maître Sensei. Or il est en rivalité avec Masayuki, qui se considère comme
son héritier légitime. Lorsque ce dernier tente de tuer Casey, le sensei le
chasse de l’école… trois ans plus tard, devenu un assassin respecté œuvrant
pour une organisation secrète d’industriels nommée le Cercle, Masayuki revient
réclamer son héritage : le Yoroi Bitsu, des armes immémoriales faisant
partie de l’héritage ninja. Sensei envoie Casey et sa fille à New York pour
mettre le Yoroi Bitsu en lieu sûr…

.
Nu Image tente-t-il de surfer sur la vague de « Ninja Assassin »
produit la même année ? Probable, d’autant que les récits sortis tout
droit du « scénario de film d’arts martiaux pour les nuls » sont fort
similaires… et renvoient directement aux films de ninjas des années 80 ! Si
l’histoire prévisible est joyeusement absurde (vu qu’il a à sa disposition une
armure ninja façon « Batman » assez photogénique et semble s’en tirer
plutôt bien, on se demande pourquoi Masayuki vient récupérer le Mac Guffin de
service… Et d’ailleurs, à quoi sert exactement ce dojo si ceux qu’ils forment
ne font rien de leur entraînement ? De quoi vivent-ils ?) avec des
méchants pour le moins générique, frôlant parfois le nanar (Ce « cercle »
évoquant des Francs-Maçons qui n’est là que pour fournir de la chair à coups de
tatanes), il est net que contrairement au film autrement plus friqué de Mac
Teighe, de véritables artistes martiaux sont à l’œuvre. Certes, Scott Adkins —
mélange de Ben Affleck et Ben Stiller déjà vu dans « Stag Night » où
il ne se battait guère — a les dons d’acteurs d’une huître, mais ses cabrioles
sont impressionnantes et le seraient sans doute plus si la réalisation
n’abusait pas des ralentis… un rythme allègre avec un clin d’œil à
« Terminator » au passage et quelques idées font passer la pilule.
Pas de doutes, si on veut louer un film nommé « Ninja », celui-ci
offre au moins ce qu’il promet et s’avère curieusement sympathique dans sa
volonté d’en offrir pour son argent avec des moyens limités. C’est déjà pas
mal…




Ninja



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Metropolitan 2009 Isaac Fiorentine, avec Scott Adkins, Tsuyoshi Ihara, Mika Hijii, Togo Igawa…



Orphelin, Casey est recueilli par un dojo formant des ninjas sous la direction
de maître Sensei. Or il est en rivalité avec Masayuki, qui se considère comme
son héritier légitime. Lorsque ce dernier tente de tuer Casey, le sensei le
chasse de l’école… trois ans plus tard, devenu un assassin respecté œuvrant
pour une organisation secrète d’industriels nommée le Cercle, Masayuki revient
réclamer son héritage : le Yoroi Bitsu, des armes immémoriales faisant
partie de l’héritage ninja. Sensei envoie Casey et sa fille à New York pour
mettre le Yoroi Bitsu en lieu sûr…

Nu Image tente-t-il de surfer sur la vague du minable « Ninja
Assassin » produit la même année ? Probable, d’autant que les récits
sortis tout droit du « scénario de film d’arts martiaux pour les
nuls » sont fort similaires… et renvoient directement aux films de ninjas
des années 80 ! Si l’histoire prévisible est joyeusement absurde (vu qu’il
a à sa disposition une armure ninja façon « Batman » assez photogénique
et semble s’en tirer plutôt bien, on se demande pourquoi Masayuki vient
récupérer le Mac Guffin de service… Et d’ailleurs, à quoi sert exactement ce
dojo si ceux qu’ils forment ne font rien de leur entraînement ? De quoi
vivent-ils ?) avec des méchants pour le moins générique, frôlant parfois
le nanar (Ce « cercle » évoquant des Francs-Maçons qui n’est là que
pour fournir de la chair à coups de tatanes), il est net que contrairement au
film autrement plus friqué de Mac Teighe, de véritables artistes martiaux sont
à l’œuvre. Certes, Scott Adkins — mélange de Ben Affleck et Ben Stiller déjà vu
dans « Stag Night » où il ne se battait guère — a les dons d’acteurs
d’une huître, mais ses cabrioles sont impressionnantes et le seraient sans
doute plus si la réalisation n’abusait pas des ralentis… un rythme allègre avec
un clin d’œil à « Terminator » au passage et quelques idées font
passer la pilule. Pas de doutes, si on veut louer un film nommé
« Ninja », celui-ci offre au moins ce qu’il promet et s’avère curieusement
sympathique dans sa volonté d’en offrir pour son argent avec des moyens limités
— spécialité du réalisateur Isaac Fiorentine. C’est déjà pas mal… Scénaroisé
par le vétéran du bis Boaz Davidson, réalisateur de comédies, de séries Z et du
film d’horreur « Hospital massacre » — et producteur de séries A commes « John
Rambo » ou « Conan » !




Ninja Dragon



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Magic Kid Fravidis 1993 Joseph Mehri, avec Ted Jan Roberts, Stephen Furst, Shonda Whipple, Don « The Dragon » Wilson…



L’apprenti
ninja Kevin, fan de Don « The Dragon » Wilson, et sa sœur Megan sont
envoyés à Los Angeles chez leur oncle, un impresario. Hélas, celui-ci est
criblé de dettes et la cible de maffiosi…

On pourrait croire que quelqu’un chez PM a vu « Sidekicks » et décidé
de copier avec leur vedette locale. Mais non : le résultat est un film de
vacances composé de placements de produits pour tout le folklore Los Angelais
(dont un restau, une boîte et le Universal Tour) ou de temps en temps, des
méchants génériques sortent d’un chapeau pour justifier des scènes de baston si
molles qu’on se demande s’il s’agit bien du Mehri tâcheron compétent de ses
autres films. Les deux gamins sont irritants, passant pour des ados colériques
faisant caprice sur caprice (et jouent comme des pieds, accessoirement), Furst
cabotine, le happy-end est cousu de fil blanc et la vf immonde achève le tout.
Incroyable mais vrai, il y eut une suite ! Ted Jan Roberts a disparu après
un dernier rôle… dans « Harvey Milk » !




Ninja Fury



Hong-Kong  
Note : 0/5


Ninja Thunderbolt/To catch a Ninja/Ninja & the thief Delta 1985 Godfrey Ho, avec Richard Harrison, Wang Tao, Randy To…



Un Ninja, Li Chieh, est chargé de voler un objet précieux appartenant au caïd
de Hong Kong, Jackal Chan. Une inspectrice d’assurance et un inspecteur tenace
se lancent à la recherche du voleur. Celui-ci est l’amant de la fille de Chan
qui compte bien s’en débarrasser en douceur…

Du Godfrey Ho, donc monté à partir de chutes récupérées à droite et à gauche et
nul au-delà de toute expression. Ce sous-produit présente un poil d’érotisme en
plus et une scène assez rigolarde ou des Ninjas en goguette sur rollers affrontent
le héros qui circule dans une espèce de voiture microscopique ! Seul moment de
délire d’un film bien sage sorti chez Delta. Par contre, la version Initial
(série Full Contact N°4) retitrée LA RAGE DE NINJA ( !) délire sec dans sa
fiche technique : la mise en scène est attribuée à David Alexander et un petit
malin a rajouté dans la liste des acteurs Jet Li et Yuen Biao ! La duplication
est de plus immonde. Pas de DVD.




Ninja Instinct



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


For Hire/Lethal Ninja Partner & Partner 1991 Stefan Rudnicki, avec David Heavener, Kamar, Chance Michael Corbitt, Linda Cox…



Un gang brutal terrorise Chinatown… Lorsqu'ils tuent un policier, intervient
J.D. Makay, un mercenaire qui, pour un million de dollars, accepte de
débarrasser la ville du gang — manipulé par un maffioso, Carmine…

On
admirera le titre… Heavener, le grand romantique qui nous offrit "Outlaw
Force", continue de se prendre pour un Eastwood bis dans ce mélange
invraisemblable où des pantins s'agitent dans trois décors de "rues"
sentant bon le balsa. Pas de véritable scénario, juste une accumulation de clichés
et de scènes parfois incompréhensibles pour obtenir les 90mn réglementaires de
métrage. C'est très mauvais et clôturé par une chansonnette particulièrement
pathétique. Mais comme le disent nos amis de Nanarland, le pire n'est jamais décevant…




Ninja Invasion



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Lethal Ninja Prism 1993 Yossi Wein, avec Ross Kettle, Norman Coombes, David Webb, Karyn Hill…



Une mission scientifique étudiant les eaux d’un lac est massacrée par des
ninjas, à l’exception de la scientifique en chef, détenue par leur chef. Or son
mari est un artiste martial ancien agent de la CIA. Accompagné d’un ami, il se
rend en Afrique pour retrouver la disparue…

Déjà, quand on prend pour modèle les « American ninja », on est mal
barrés : le duo de, hem, stars ressemble trop à Michael Dudikoff et Steve
James pour que ce soit un hasard – et ils ne sont même pas ninjas !
S’ouvrant sur une prédiction de Nostradamus pour faire joli, ce film semble
écrit au fil de la plume pour profiter des décors : des personnages
apparaissent et disparaissent sans rime ni raison, il n’y a aucune logique aux
actes des personnages (Arrivant dans leur hôtel — le même où est détenue
l’épouse du héros !!!!! — notre brave protagoniste décroche le téléphone
et demande « où est ma femme ? » à Dieu sait qui !!!), les
méchants semblent prédire les moindres gestes des héros mais échouent
néanmoins, quand aux ninjas, ce sont les plus incompétents de l’histoire — bien
qu’ils aient plusieurs fois l’occasion de tuer les héros sans le faire —  à tel point qu’on se demande pourquoi
leur avoir fait endosser le traditionnel costume. Même la scène des ninjas en
patins à roulette ( !) est trop sage pour amuser. Et on nous inflige même
une bluette très années 80 pour rallonger le message. Le pire, c’est qu’il y a
un minimum de budget dans tout ça, et l’ensemble faisait peut-être vaguement
illusion en 1993, mais c’est trop long, trop mou, trop daté pour convaincre, à
part peut-être deux ou trois indécrottables du nanar. La présentation Prism est
tout aussi absurde, avec le résumé du redoutable « Sakura Killers »,
une fiche technique surréaliste et des photos d’autres films !




Ninja Kids



Taiwan  
Note : 3/5


Gui Mian Ren Zhe Bach Films 1982 Joseph Kuo (Chi Hao Ko), avec Alexander Lo, Sheng chiang, Feng Lu, Mark Long…



Le clan ninja des I-ho est sous la férule de l’impitoyable maître Yutakawa. Or
un jour, un bébé destiné à devenir leur chef, nommé Tsia Ho Ku, leur échappe
durant un massacre… Devenu adulte, Tsia Ho apprend le kung fu sous la férule de
son maître tout en travaillant comme videur au bordel local. Mais son tatouage
permet de l’identifier… Lorsque les ninjas tuent son maître, Tsia Ho trouve un
nouveau mentor aveugle, mais il ignore qu’il est dirigé par la princesse
Mariko, sa mère laissée pour morte, et qui entend bien se venger du clan.

Un joyeux délire très bis, sorti en double programme sous le titre
« Masque d’acier contre ninja » ( !), qui ressemble à un film de
Godfrey Ho, Ninjas multicolores à la clé, qui serait compréhensible et
correctement filmé. L’intrigue est à la fois bourrine et complexe, avec pas mal
de personnages, mais reste lisible et, surtout, l’action est menée à cent à
l’heure : l’exposition est limitée et c’est combats et scènes
d’entraînement à outrance jusqu’au classique finale. Si l’ensemble fait très
années 70, avec ses scènes théâtrales ponctuées de notes musicals façon opéra
de Pékin, quelques touches notamment d’humour (heureusement limitées) prouvent
que commençait l’ère Jackie Chan tandis que d’autres scènes (l’arrachage
d’yeux) relèvent des grandes heures de la Shaw Brothers. Tourné quelques années
plus tôt, c’eût été un classique mineur ; là, il s’agit juste d’un bon
film bis assumant parfaitement son absurdité et d’une sincérité désarmante.
Dommage que la version « restaurée » garde sa vf d’époque et soit
partiellement pan&scannée…




Ninja terminator



Hong-Kong   Canada   Royaume-Uni  
Note : 0/5


Delta 1984 Godfrey Ho, avec Richard Harrison, Maria Francesca, Philip Ko…



Des ninjas, bons et mauvais, s’affrontent pour la possession des trois morceaux
d’une statuette sacrée, détentrice de la puissance mystique des Ninjas.

Ce naveton est une bonne occasion pour préciser que la combinaison de Godfrey
Ho et Richard Harrison sont deux excellentes raisons pour fuir un film. Ceux-ci
se sont consacrés à une série intarissables de ninjas de tout poil. Mal
réalisés, mal montés, faits en dépit du bon sens avec une image hideuse,
souvent fabriqués à partir de bouts de films inachevés, piquant allègrement des
musiques d’ailleurs (Ici Jean-Michel Jarre, Pink Floyd et Tangerine
Dream !), ces sous-produit alimentant jadis les double programmes font du
ninja une espèce de pantin grotesque qui s’agite dans tous les sens, virevolte,
change de tenue en plein vol (Si, si…), se pare de rouge, de blanc, de
n’importe quoi. Parfois, on trouve des scènes “érotiques” principalement basées
sur le viol et assez gerbatoires. Bref, on peut à la rigueur en voir un par
curiosité — n’importe lequel — mais vous êtes prévenus : c’est nul au delà de
toute expression. Certains considèrent Godfrey Ho comme le « Ed Wood
asiatique », mais on peut y voir un compliment excessif…




No exit



Canada  
Note : 0/5


No Exit/Fatal Combat UFG 1995 Damian Lee, avec Jeff Wincott, Phillip Jarret, Richard Fitzpatrick…



Depuis le cercle polaire, une chaîne de TV très select diffuse des combats à
morts pour une clientèle de riches abonnés. Le professeur d’arts martiaux
non-violent John Stoneman se fait remarquer en défendant son épouse contre
quatre voyous : le directeur de la chaîne le fait enlever. Mais Stoneman refuse
le combat…

Film de baston ultra-fauché (quasiment aucun décor), très bavard, doté de
ralentis inutiles et d’un scénario à gros câbles. Il n’aurait droit qu’à un
renvoi si l’ensemble n’était pas prétentieux avec ses discours moralisateurs
sur la-violence-c’est-pas-beau-et-pis-c’est-la-faute-du-fric-et-des-médias. Sur
la bande, le film est dénommé “ultime combat”. Pour son passage sur TF1 ou M6 ?




Ong Bak 2, la naissance du dragon



Thaïlande  
Note : 1/5


Ong Bak 2 Europacorp 2008 Panna Rittikrai & Tony Jaa, avec Tony Jaa, Sarunyu Wongkrachang, Primorata Dejudom…



1431. Au royaume du Siam, le seigneur Rajasena cherche à étendre les limites de
son domaine. Ses soldats massacrent la famille du jeune prince Tien, qui
échappe de peu à une tentative d’enlèvement. Recueilli par des bandits qui
voient son potentiel, il devient un artiste martial accompli. L’heure de la
vengeance a sonné…

Une suite universellement décriée, même sans d’incroyables rumeurs de production
troublée et de caprices de star digne d’un Tom Cruise pour Jaa, dont une crise
de nerfs télévisée en direct… D’autant que la connection avec le premier opus
est pour le moins ténue ! Il faut dire que le basculement du personnage
même de Jaa, passant de brave gars naïf venu récupérer son bien à celle de
vengeur impitoyable enlève une partie du côté bon enfant, tandis que le tout
est souvent filmé avec une certaine pompe mélodramatique, ralentis et musique
tonitruante à l’appui. Résultat, le spectateur est constamment déconnecté de
l’action, tant on a l’impression de voir une bande promotionnelle démontrant
les talents de son acteur plus qu’une véritable narration. La scène ou Jaa
court sur des éléphants — sans trucages — est du jamais vu au cinéma, mais ne
sert à rien et s’avère si mal introduite qu’elle perd tout son potentiel
d’émerveillement — contrairement au premier « Ong Bak », où elle
serait devenue un moment d’anthologie. Résultat, ces bastons incessantes contre
des personnages sans aucun développement ni fil narratif ponctuées du
craquement des os finissent par lasser… De plus, la fin « ouverte »
sur un troisième opus tourné dos à dos enlève tout impact à ce qui devrait être
le moment-clé du film. Dommage, il y avait là de quoi faire un nouveau classique
du genre, et certains passages donnent à rêver de ce que le résultat aurait pu
être, surtout maintenant que les standards ne cessent d’être rabaissés à coups
de CGI. En un développement ahurissant, après le bide sanglant
d’ « Ong Bak 3 », Jaa aurait renoncé au cinéma pour se faire
moine bouddhiste !




Ong-bak



Thaïlande  
Note : 4/5


Ong-bak/Ong-bak : Muay Thai Warrior Europacorp 2003 Prachya Pinkaew, avec Tony Jaa (Phanom Yeerum), Mum Jokmok, Pumwazree Yookamol…



Le village de Nong Pradu prépare une
cérémonie d’habillage de leur Bhoudda, préliminaire à la fête d’Ong-bak qui n’a
lieu que tous les 24 ans. Mais un homme de la ville, Don, dérobe la tête du
bouddha Ong-Bak ! Le jeune Ting, spécialiste en Muay-Thaï, la boxe
Thailandaise, se porte volontaire pour partir la récupérer. Le voilà parti pour
Bangkok… Il y retrouve Ham Lae, ancien du village devenu demi-sel en ville, et
qui lui fait découvrir par accident l’univers des combats clandestins…

On n’attendait pas vraiment une nouvelle génération du genre, et
pourtant ! Après un triomphe en Asie, ce film s’est offert le luxe de
frôler le million d’entrées chez nous. Un succès mérité : si l’histoire
suit les schémas établis du genre, s’inspirant à la fois des films de Bruce Lee
et Jackie Chan, le résultat évite soigneusement les obstacles dans lesquelles
s’engouffraient les sous-Kickboxers décérébrés des années 90. Si la boxe Thaï
telle qu’on la (mé)connaît n’est pourtant pas réputée pour son esthétisme,
l’incroyable Tony Jaa — ex-cascadeur, comme Jackie Chan, et doublure de Robin
Shou sur « Mortal Kombat 2 » — témoigne d’une telle grâce féline
mêlée de précision que ce style qu’on croyait voué au combat de rues devient
esthétique : une belle réussite. Certes, Jaa ne gagnera pas un Oscar de
l’interprétation de sitôt, mais nous offre d’invraisemblables acrobaties qu’on
croyait réservé au Chan de la grande époque ! La réalisation du nouveau
venu Pinkaew est assez étonnante : elle mélange un côté léché, avec une
photographie somptueuse, avec une certaine crudité typique au genre, n’hésitant
pas à montrer selon trois angles les plus belles scènes ou d’utiliser des
techniques qu’on croyait surannées (Ces ralentis… Pour une fois bien employés)
Du début, avec un jeu assez cruel, au finale spectaculaire, l’ensemble reste
parfaitement maîtrisé et laisse rêveur quant à l’avenir qui s’ouvre au
réalisateur et à son acteur. Déjà un classique, truffé de notes humoristiques
sympathiques (En regardant certains graffiti, on retrouvera les noms de
Spielberg et Besson…), ce que l’affiche originelle affichait fièrement !
Pour une fois, le making-of du dévédé commenté par le personnel du film est
plutôt intéressant. Europacorp a bien retouché la musique (pas trop gênant,
sauf l’horrible morceau de générique), mais n’a pas coupé le film,
contrairement à une rumeur répandue (confondant avec « Shaolin
Soccer » ou aux films charcutés par les distributeurs US ?) Par
contre, la vf est douteuse…




Only the strong



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Metropolitan 1993 Sheldon Lettich, avec Mark Dacascos, Stacey Travis, Geoffrey Lewis…



Louis Stevens est un G.I. cantonné au Brésil où il a appris la Capoeira, art de
défense typiquement brésilien. Après son service, il revient à Miami et au
collège de Lincoln, où il a passé son enfance. Mais celui-ci est désormais
livré aux gangs et à la délinquance… Louis propose un système de gymnastique
basé sur la Capoeira et réussit à gagner la confiance des ados. Mais il entre
en conflit avec un caïd local, Oliveira…

Un film sympathique au titre assez mensonger, mais qui développe des valeurs
plutôt sympa : le courage, le respect de soi… On y montre les arts martiaux (au
sens large) sous un angle pédagogique, comme une façon de s’affirmer, de nier
la fatalité sociale : au final, les élèves de Dacascos, issus d’un collège
digne de « Class 1984 » (qui a exactement le message inverse)
passeront tous leur diplôme, événement plus important que la baston
précédente ! En plus de personnages nettement plus développés que la
moyenne, l’ensemble développe aussi un certain anti-racisme, prêchant la
miscégénation (même musicale : le mix entre chinga et rap usinée par un des
ados est assez symbolique). Alors complètement inconnue, la Capoeira, comme la
plupart des arts martiaux nés du tiers-monde, est la forme ultime de cette  vision, puisque étant un art d’esclave
déguisé en danse pour éviter les représailles. L’aspect purement action du film
semble plaqué sur cette thématique, et dans les dernières images, le dernier
mot est aux Brésiliens… 
Accessoirement, cette pure série B — sortie en salles l’espace d’un été
deux ans après le tournage pour profiter du succès de « Crying
Freeman » — est bien réalisée, montée et photographiée, et témoigne d’une
sincérité évidente qui fait passer les clichés inhérents au genre. Du coup, le
film étant devenu semi-culte (puisqu’à ce jour, il reste le seul consacré à la
Capoeira), Metropolitan a sorti le grand jeu avec une édition
« collector » bourrée de suppléments, tant sur le film — on a droit à
un entraînement complet de Dacascos qui intéressera les rats de salles de gym —
que la Capoeira, avec un docu narré par… Vincent Cassell !




Opération Dragon



Etats-Unis d'Amérique   Hong-Kong  
Note : 3/5


Operation Dragon Warner 1973 Robert Clouse, avec Bruce Lee, John Saxon, Jim Kelly, Ahna Capri, Kien Shih, Bob Wall, Angela Mao…



Lee est un des meilleurs combattants de son monastère, mais un moine, Han, a
bafoué leurs valeurs : son île sert de repaire au trafic d’opium et à la
prostitution. Lee accepte de profiter d’un tournoi d’arts martiaux pour
infiltrer les lieux…

Malgré les pitoyables tentatives de la Hammer de surfer sur la vogue des arts
martiaux des années 70 (le pitoyable « La légende des 7 vampires
d’or »), c’est l’énorme succ ès de ce film qui marquera la vraie
rencontre entre l’Est et l’Ouest. En fait, comme beaucoup de classiques, son
principal défaut est d’avoir été copié des zillions de fois… Pourtant, en
termes d’arts martiaux, ce film reste inégalé, avec le style inimitable de Lee,
incarnation du corps comme instrument ultime, mais aussi l’impressionnant Jim
Kelly et des apparitions fugaces : un Sammo Heung bien jeune, Bolo Yeung
(le futur méchant de « Blood sport ») et même Jacky Chan ! Bien
sûr, l’ensemble est assez putassier avec son trio (un asiatique, un noir issu
de la « blaxploitation » et Saxon – très visiblement doublé pour les
combats - pour quelques touches d’humour) et s’inspire des James Bond qui
cartonnaient alors. Pour qui ne le regarde pas avec les yeux de l’amour, la
réalisation est parfois hésitante (on se demande ce que les passages restés
légendaires doivent à Lee, au vu de la filmo de Robert Clouse) et l’esthétique
très datée. C’est aussi un film de pur exploitation célébrant la revanche de
Lee, qui choisit de faire carrière à Hong Kong après avoir été évincé de façon
infecte du projet « Kung Fu », et d’une certaine façon, de ce qu’on
n’appellait pas encore les « minorités », mais qui se massaient voir
ses films. On le sait, Lee mourut avant de voir le film monté… Celui-ci nous a
toujours été présenté dans la version complète de 98mn et non celle US de 95.
Par contre, le film fur tourné sans le son et donc doublé ensuite : c’est
une des rares fois où on gagne à regarder la vf plutôt qu’un doublage anglais
horripilant !




Pit Fighter



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Regent 2005 Jesse Johnson, avec Dominique Vendenberg, Steven Bauer, Stana Katic…



Laissé pour mort, Jack est sauvé par la Marietta, la Mafia locale d’un pays
d’Amérique du Sud. Amnésique, il se découvre un don de combattant qui lui
permettra de rembourser ses frais de santé. Mais il reste hanté par le souvenir
fugitif d’une femme, Marianne…

Le thème des combats clandestins — ici légaux — n’est pas nouveau, mais
celui-ci se distingue par ses qualités de production pour un direct-vidéo à
tout petit budget (600 000 dollars). Vendenberg est crédible et charismatique,
tant en dangereux combattant qu’en homme en quête de rédemption. Les combats —
parfois très violents — sont crédibles et bien filmés (cascadeur, le
réalisateur est aussi ceinture noire), avec un côté routinier dans le
déroulement des opérations instauré dès le première image. De plus, le décor sud
américain change agréablement. Tout n’est pas parfait : la symbolique
religieuse est un peu lourde, la révélation du passé n’est pas très claire et
le finale ou Vendenberg affronte une petite armée à la Rambo n’est pas crédible
pour un sou. Et puis, il y a la vf… Mais en tout cas, cette tentative de sortir
des sentiers battus est louable.




Prière pour un tueur



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Pray for death Initial 1985 Gordon Hessler, avec Sho Kosugi, James Booth, Donna Kei Benz…



Un ninja, Akira, s’est exilé du japon suite à une ténébreuse affaire, et tente
d’oublier le passé aux Etats-Unis, où il dirige un restaurant. Mais son chemin
croise celui d’un gang de malfrats qui utilise un entrepôt proche de son
restaurant. Il va se retrouver pris entre deux feux lorsqu’une vendetta
opposera le chef du gang à son adjoint, l’ignoble Limehouse…

Le grand retour de Gordon Hessler, réalisateur d’estimables séries B. Ce
véhicule pour Sho Kosugi se distingue, d’abord par la nervosité de sa mise en
scène, ensuite par sa cruauté, parfaitement incarnée par James Booth : malsain,
onctueux, il rassure une jeune femme avant de l‘exécuter d’une rafale de
mitraillette et est certainement l’un des “vilains” les plus ignobles de ce
côté-ci de Fu Manchu !  Méchant
tout comme le regard que porte Kosugi l’immigré sur la société américaine
“idéale”, apportant une dimension sociale assez rare dans ce genre. Hessler a
parfaitement réussi son adaptation à la série B d’action et livre là un des
meilleurs “films de Ninja”, dont les limites sont celles du genre elles-mêmes.
James Booth est aussi l’auteur du scénario ! Pas de DVD, malheureusement.




Princess Blade



Japon  
Note : 1/5


Shurayuki Hime Asian Premiums 2001 Kazuo Koike, avec Yumiko Shaku, Hideaki Ito, Yoichi Numata…



Dans un futur proche, Yuki est la dernière des Takemikazuchi, une longue lignée
d’assassins. Mais elle apprend d’un maître que le chef de la guilde a jadis tué
sa mère ! Elle doit s’enfuir et est recueillie par un membre de
l’organisation terroriste qu’ils doivent combattre…

Curieux film adapté d’un manga de l’auteur des « Baby Cart » déjà
adapté en 1973. Malgré une histoire assez simple, le film semble décousu, et
après une première demi-heure engageante, se perd dans des ramifications
inutiles : l’intrigue avec la secte de rebelles terroristes semble plaquée
— et on ne connaîtra jamais leurs motivations — et quelques éléments futuristes
tombent à plat. Les combats sont bien faits, mais il est très visible que
Shaku, bonne actrice par ailleurs, est doublée… Un film mi-figue, mi-raisin
donc à la fin ouverte sur une suite. Peut plaire aux fans de
« Versus ».




Rage of honor



Etats-Unis d'Amérique   Argentine  
Note : 2/5


Delta 1986 Gordon Hessler, avec Sho Kosugi, Lewis Van Bergen, Gerry Gibson…



Shiro, un policier japonais, et son équipier Ray interceptent une livraison de
drogue. Les trafiquants tuent Ray, trahi par quelqu’un de son bureau, et Shiro
entreprend de le venger. C’est à Singapour qu’il retrouve la trace de
l’assassin, un dealer sadique…

Après le réussi "Prière pour un tueur", le duo Hessler/Kosugi
récidive avec ce film moins léché, entièrement basé sur les combats, où un
Kosugi invulnérable ou presque dézingue des zillions d’adversaires à l’aide
d’armes spéciales. C’est de l’honnête routine jusqu’à un dernier quart d’heure
dopé à l’adrénaline et un affrontement final détonant, où Hessler retrouve la
violence paroxysmique de “prière…” A préférer aux direct-vidéos habituels. Tant
qu’à faire… Pas de DVD, par contre, bien que la cassette soit en scope
respecté.




Raging Phœnix



Thaïlande  
Note : 3/5


112mn Deu suay doo TF1 2009 Rashane Limtrakul, avec Jeeja Yanin, Patrick Tang, Sompong Leartvimolkasame, Boonprasayrit Salangam, Nui Sandang…



Ressassant ses malheurs, la jeune dépressive Deu est sur le moint d’être
enlevée par des inconnus lorsqu’un 
inconnu, Sanim, s’interpose… Il est le chef d’une équipe pratiquant un
art martial typique de l’homme ivre et ont pour ennemi le gang des Jaguar, qui
enlève des jeunes femmes dans un but mystérieux…

Drôle de film, qui déconcerte en son début jusqu’à ce qu’on s’aperçoive qu’il y
a bien une histoire, aussi ténue soit-elle. L’ensemble montre des personnages
tous plus frappadingues les uns que les autres (qui se font appeler
« pigshit », « dogshit » et « bullshit » !)
qui semblent habiter un bâtiment en ruines (le film ne se veut guère réaliste,
oubliant toute notion de lieu et de quotidien, puisque les personnages semblent
vivre de l’air du temps !) et l’ensemble mêle de véritables idées (la
véritable raison pour laquelle les Jaguar veulent mettre la main sur Deu
introduit un élément fantastique poétique… ou ridicule, selon le spectateur) et
lorsqu’on en vient à l’affrontement final, il se déroule dans un repaire
souterrain évoquant plutôt « Le seigneur des anneaux » ! On
tiendrait là un nanar de luxe sans l’évidente sincérité de l’ensemble, réalisé
avec une maîtrise étonnante, et l’interprétation au-dessus de la moyenne, Jeeja
Yanin donnant tout le charme requis à son personnage (difficile de croire que
ce n’est que son deuxième film !). Et que dire des combats ! Mêlant
les styles, n’hésitant pas à rajouter des éléments de breakdance ou de ballet,
ils atteignent parfois une folie digne des meilleurs Donnie Yen sans, bien sûr,
l’ombre d’un CGI ou d’un montage cut. C’est un peu trop long et la conclusion
est ambiguë, mais c’est une curiosa à conseiller à ceux que l’illustration très
« Ong Bak » attirera… ou pas, les choix esthétique de l’ensemble
ayant rebuté certains spectateurs. A vous de voir…




Rapid Fire



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Fox 1992 Dwight Little, avec Brandon Lee, Powers Boothe, Nick Mancuso, Kate Hodge…



Jake Lo est un rescapé de Tien An Men, où est mort son père, émigré aux USA. Témoin
d’un meurtre, il se retrouve pris entre deux gangs criminels. Mais Mace Ryan,
l’agent du FBI qui l’épaule, est prêt à le trahir pour parvenir à coincer sa
cible…

On peut se demander ce qu’aurait donné ce film si, conformément au vœu de
Brandon Lee, il avait été dirigé par John Woo ; mais la Fox préférait un
film basé sur les arts martiaux plus que le style Woo… Ce qui est étonnant,
puisque les fusillades ne manquent pas ! Dans le genre « polar-baston
des années 90 », cet effort est loin d’être parmi les pires. Si l’ensemble
n’innove guère avec ses méchants passablement génériques et son scénario
prétexte, au moins, le spectateur est respecté : les scènes d’action sont
trépidantes et variées avec un parfum série B roboratif. Lee campe un
personnage différent des gros bras de service, même si on sent que son rôle
n’est pas conçu pour déployer ses talents d’acteur, et si Little n’a pas
inventé la poudre, il sait au moins la faire parler. Deux ans plus tard, la
carrière de Lee se terminait tragiquement alors qu’il se faisait définitivement
un prénom…




Red Shadow



Japon  
Note : 1/5


Red Shadow : Akakage GCTHV 2001 Hiroyuki Nakano, avec Masanobu Ando, Megumi Okina, Kumiko Aso…



Deux jeunes hommes et une jeune femme sont éduqués pour être ninjas et
remplissent diverses missions afin d’éviter la guerre…

Comme que il n’y a pas que Hollywood pour retraiter ses franchises : ce
film  est inspiré d’un manga des
années 60 qui donna une série TV dont il s’agit d’un produit dérivé tardif
histoire de vendre des chanteurs de J-Pop retraités dans le cinéma. Pourtant,
le résultat n’est pas à jeter : certes, il ne faut pas s’attendre à un
film de ninjas, les combats sont rares et peu impressionnants (et nos trois
aventuriers ne semblent pas particulièrement doués…), l’ensemble lorgnant
plutôt la comédie gentiment neu-neu à la Jackie Chan. De même, le récit abonde
en anachronismes volontaires, notamment une musique techno qu’on appréciera ou
pas ! Enfin, certains décors sentent le carton-pâte et le chef-op noie
toute scène nocturne de tons bleus peu crédibles… L’ennui, c’est qu’à force
d’empiler des scènes éparses en tentant d’en faire un film, l’ensemble perd
toute cohérence, un détour tragique inattendu à la 40e minute semble
bien vite oublié, le tout jusqu’à une fin ouverte un peu brutale.  Du coup, ce film foutraque où chaque
minute semble s’ingénier à nier ce qui a été établi avant est à réserver aux
amateurs de curiosa. On est loin de purges genre « Ninja Assassin »,
mais aussi de la référence « Azumi »…




Red Trousers



Hong-Kong   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Elephant (collection Asian Fever) 2003 Robin Shou, avec Robin Shou, Sammo Hung, Beatrice Chia, Keith Cooke, Hakim Alston, Lau Kar-Leung Sifu (Liu Chia-Lang)…



.
Un coup d’œil derrière la caméra célébrant le travail des cascadeurs Hong
Kongais…

.
Un curieux film hybride, où une histoire fictive — un court kung fu contemporain
fantastique — sert de prétexte à un docu sur les cascadeurs de Hong Kong et
leurs exploits, mais aussi l’école de l’opéra de Pékin, ses prodiges, mais
aussi sa dureté d’un autre âge proche de l’abus d’enfants (Jackie Chan en
traitait également dans sa passionnante autobiographie, malheureusement
inédite). Dommage, car on ne peut vraiment profiter du film-dans-le-film,
constamment cassé par les séquences documentaires, et qui prend du temps sur ledit
docu. Comme réalisateur, Shou n’est pas vraiment une flèche et certains
cadrages sont ratés au possible, mais la passion fait la différence. Et puis,
rien que pour voir interviewé le légendaire Liu Chia-Lang (Oui, celui de la
« 36ème chambre de Shaolin, alors septuagénaire), tout fan du
genre voudra avoir ce dévédé… Mais c’est à conseiller surtout aux
inconditionnels du cinoche de Hong Kong.




Retour à la 36ème chambre



Hong-Kong  
Note : 2/5


Shao Lin ta peng hsiao tzu Wild Side 1980 Liu Chia-lang, avec Wang Lung-wien, Liu Chia-hui, Hsiao-ho, Kara Hui…



Le patron d’une blanchisserie de Shangaï exploite ses ouvriers avec l’aide de
brutes mandchoues… L’un des travailleurs fait appel à son frère Chun Jen-chieh
qui se fait passer pour San Te, le moine de Shaolin. Mais ses astuces sont
découvertes et son frère assassiné… Il décide de rentrer de force à Shaolin
malgré le refus des moines. Or le seul poste qu’on lui donne est de construire
des échafaudages ! Ce qui lui sera plus utile que prévu…

Un titre assez mensonger qui dut décevoir les spectateurs potentiels : moins
qu’une suite à la « 36ème chambre de Shaolin », il s’agit
d’un remake reprenant sa trame où San Te n’est qu’un personnage secondaire. Le
réalisateur se base sur une réalité culturelle — comme le montre un docu joint
aux suppléments, les chinois ont une tradition dans l’érection d’échafaudages
complexes — et ce qu’il veut démontrer (que toute activité, aussi triviale
soit-elle, peut mener au kung fu, ce qui dut influencer les scénaristes de
« Karaté Kid »), mais il le fait par l’angle de la comédie, Wang
Liun-Wien s’ingéniant à émuler Jackie Chan… mais sans ses dons comiques, et
l’ensemble est un rien éléphantesque. Dommage, car l’originalité du propos (la
façon dont Chun se sert de son apprentissage pour se battre) est impressionnante.
Une fois de plus, les bonus sont à la hauteur…




Ring of Steel



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


SDG 1994 David Frost, avec Robert Chapin, Joe Don Baker, Carol Alt, Darlene Vogel, Gary Kasper, Jim Pirri…



Le champion d’escrime Alex Freyer, candidat potentiel aux jeux olympiques, voit
sa carrière s’effondrer lorsqu’il tue accidentellement un adversaire. Mis sur
liste noire, il est abordé par un homme d’affaires qui organisec des combats
clandestins. Mais lorsqu’un candidat malheureux est retrouvé mort, la police
tourne autour du club…

La petite histoire veut que Robert Chapin ait rédigé un scénario originel très
noir chroniquant la descente aux enfers de son personnage avant que les
producteurs ne fassent réécrire le tout pour en faire un film de combats
clandestins plus que basique. On imagine Chapin acteur obligé de débiter ces
dialogues insipides en pensant à ce qu’il avait concocté… Mais ce n’est pas le
seul problème. D’abord, on imagine mal l’existence d’une telle opération :
qui paierait pour voir des combats d’escrime parfois parodiques et sans aucune
violence ? (Même si une séquence sans doute piquée à un autre film
implique des artistes martiaux à mains nues sans qu’on daigne nous expliquer
pourquoi !) Et quel niveau de « clandestinité » a-t-on lorsque
n’importe quel rôliste avec des illusions guerrières peut se pointer aux
auditions ? On se doute sur l’efficacité de ce réseau : le cadavre du
rôliste est découvert à côté du club, sa voiture est devant ledit club et son
épouse dit que sa dernière destination était devinez où ? Jim Pirri, en
frère d’armes du héros, et Gary Kasper en méchant cabotin sont corrects pour un
direct-vidéo (mais ils ont joué ce genre de rôle dans des zillions de films ou
séries TV), quant à Chapin lui-même, sa coupe de douilles suffit à discréditer
toutes ses tentatives d’acteur… Bof. Seuls les passionnés d’escrime et les
nanareux indécrottables seront contents, et encore…




Roméo doit mourir



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Romeo must die Warner 2000 Andrzej Bartkowiak, avec Jet Li, Allyah, Delroy Lindo, Iasiah Washington, DMX…



Po Sing, fils du caïd des Triades d'Oakland Chu Sing, est assassiné alors
qu'ils sont en bisbille contre un gang Noir dirigé par Isaak O'Day, qui rêve de
se retirer pour se consacrer à ses affaires légales — mais avant, doit
s'assurer un contrat immobilier juteux que convoite également Sing. Or celui-ci
est innocent et entend le prouver ! 
Par précaution, il fait protéger sa fille, Trish, bien qu'elle n'ait
rien à voir avec ses affaires. Au même moment, apprenant la nouvelle, Han, le
frère de Po s'échappe de sa prison de Chine pour gagner les USA. Sa rencontre
avec Trish, alors que les deux gangs entament une guerre meurtrière,
compliquera la situation…

Pour son premier film US après "L'Arme Fatale 4" où il jouait les
utilités (aussi produit par Joel Silver, que seul Jerry Bruckenheimer peut
détrôner au rang des marchands de soupe Hollywoodien), Jet Li a droit au
traitement classique : un schéma de films d'arts martiaux traditionnel plus
tout ce qui marche, d'un côté ethnique (une intrigue entre noirs et Chinois) à
une bande originale tonitruante. Le titre doit se référer au succès du
"Roméo et Juliette" avec Léonardo Di Caprio, car la référence reste
au niveau du nom et d’une vague trame. Mise en scène et événements restent au
niveau zéro (On devine vite le véritable coupable), avec un maximum de
démagogie et de scènes à faire. Ce qui a réussi, ce moyen budget (25 millions
de dollars) a rapporté un max. C'est étudié pour… On a envie d'éviter ne
serait-ce que par principe.




Sakura Killers



Etats-Unis d'Amérique   Taiwan  
Note : 0/5


ESI 1987 Richard Ward, avec George Nichols, Mike Kelly, Chuck Connors…



Un groupe de ninjas dérobe une cassette contenant des secrets technologiques…
Le Colonel envoie à Taïwan deux agents, Sonny et Dennis, pour retrouver la
cassette. Les voleurs sont la secte Ninja des Sakura, des assassins sans
scrupules. Pour les affronter, Sonny et Dennis doivent assimiler l’art du
Ninjutsu…

Un rejeton peu inspiré de la mode Ninja qui accumule les tares. Les deux héros
clichés sont des crétins finis, leur enquête consiste à montrer un médaillon un
peu partout (et ils semblent agir de leur propre chef…) et attendre d’être attaqués.
Ce pourrait être un nanar (La scène du début, ou un Chuck Connors peu concerné
montre que l’art Ninja ne vaut pas un bon fusil — si les protagonistes
avaient eu la même idée, il n’y aurait pas eu de film) si l’ensemble n’était
pas si mollasson, avec d’évidentes scènes de remplissage. Les deux apprentis
Ninjas (l’entraînement semble bien rapide !) apparaissent en tenue
multicolore avec des masques de démons, comme dans les Godfrey Ho, et un ninja
sort de terre… L’un des seuls bons moments est celui où maître des Sakuras se
cache au milieu d’épouvantails travestis en ninjas ! Sinon, pour
indécrottables du genre uniquement.




Sanctuary



Thaïlande  
Note : 1/5


The Sanctuary/Saam Pan Bohk EuropaCorp 2009 Thanapon Maliwan, avec Michael B., Russell Wong, Patharawarin Timkul, Winston Omega (!), Intira Jaroenpura…



.
Kirk tombe par hasard sur un vase traditionnel Thaïlandais, qu’il vend à un
antiquaire véreux. Il ignore qu’il devait être offert par le roi du Siam à un
ambassadeur Américain, et que des bandits sont à la recherche de ce trésor… Kirk
tué, c’est au tour de son frère jumeau, aidé d’une archéologue, part affronter
les tueurs cherchant à récupérer les deux autres vases…

. Une
seconde collaboration entre Michael B et son réalisateur fétiche qui s’est
attirée une réputation calamiteuse… « The brave » était plombé par
des sautes de ton déconcertantes, là, on donne dans le plus grand sérieux… au
point de donner une série B banale à pleurer comme la Cannon en usinait à
la pelle dans les années 80 (influence évidente dans une scène de fusillade et
d’explosions fort peu excitante). Le scénario est à la fois mince et
incompréhensible (la scène du cimetière de voiture, totalement gratuite, vient
d’un autre film jamais terminé !) et ses délires nationalistes, avec la nécessité
de préserver le patrimoine des grands méchants étrangers (tous du genre
« mouah-ha-ha », ce bon vieux Russell Wong en tête !) semblent
là plus pour flatter les bas instincts du spectateur que par véritable souci
culturel. Le pire est encore les scènes d’action : assez rares après un
prologue bien gratuit (un comble !), elles sont plombées par un montage
« cut » bien loin de son modèle « Ong bak » : le
combat final opposant Muay Thaï et l’aïkido de Russell Wong en est plombé
jusqu’à une scène finale cocardière. Une série B opportuniste en diable donc,
visant le public local comme le prouvent les brèves interviews, mais qui peine
à convaincre… Au moins, « The Brave » avait quelques séquences
éblouissantes ou délirantes qu’on serait en mal de retrouver ici.




Sanctuary



Thaïlande  
Note : 1/5


Saam Pan Bohk EuropaCorp 2009 Thanapon Maliwan, avec Michael B., Russell Wong, Patharawarin Timkul, Winston Omega (!), Intira Jaroenpura…



Kirk tombe par hasard sur un vase traditionnel Thaïlandais, qu’il vend à un
antiquaire véreux. Il ignore qu’il devait être offert par le roi du Siam à un
ambassadeur américain, et que des bandits sont à la recherche de ce trésor…
Kirk tué, c’est au tour de son frère jumeau, aidé d’une archéologue, part
affronter les tueurs…

Une seconde collaboration entre Michael B et son réalisateur fétiche qui s’est
attirée une réputation calamiteuse… « The brave » était plombé par
des sautes de ton déconcertantes, là, on donne dans le plus grand sérieux… au
point de ne produirer qu’une série B banale à pleurer comme la Cannon en
usinait à la pelle dans les années 80 (influence évidente dans une scène de
fusillade et d’explosions fort peu excitante). Le scénario est à la fois mince
et incompréhensible (la scène du cimetière de voiture, totalement gratuite,
vient d’un autre film jamais terminé !) et ses délires nationalistes, avec
la nécessité de préserver le patrimoine des grands méchants étrangers (tous du
genre « mouah-ha-ha », ce bon vieux Russell Wong en tête !)
semblent là plus pour flatter les bas instincts du spectateur que par véritable
souci culturel. Le pire est encore les scènes d’action : assez rares après
un prologue bien gratuit (un comble !), elles sont plombées par un montage
« cut » bien loin de son modèle « Ong bak » : le
combat final opposant Muay Thaï et l’aïkido de Russell Wong en est plombé
jusqu’à une scène finale cocardière. Une série B opportuniste en diable donc,
visant le public local comme le prouvent les brèves interviews, mais qui peine
à convaincre… Au moins, « The Brave » avait quelques séquences
éblouissantes ou délirantes qu’on serait en mal de retrouver ici.




Sans pitié ni pardon



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Balance of power/Hidden tiger Prism 1996 Rick Bennett, avec Billy Blanks, Mako, Lisa Yamanaka, James Lew…



Niko, le patron d’un dojo pour enfants défavorisés, en a assez de voir des
gangsters pourrir son quartier par la drogue et tenter de lui extorquer des
fonds. Lorsqu’un de ses élèves est abattu, c’est l’heure de la revanche. Or le
chef du gang est en manque de combattants pour ses combats clandestins, dont
peu ressortent vivants… Niko trouve un sensei pour parfaire ses dons…

Quelqu’un de chez Prism s’est emmêlé les pinceaux, ou plutôt le visuel de
« sans pitié ni pardon » de Jalal Mehri avec ce film de l’année
suivante… Mais sommes toutes, on échange un actioner décérébré pour un autre.
Tout ici est générique au possible, jusqu’à l’entraînement façon Rocky, mais au
moins, on ne s’y ennuie pas, même si les combats proprement dit sont peu nombreux.
C’est aussi un one-man show Blanks, tout était fait pour mettre son physique en
valeur (à défaut de ses, hem, dons d’acteur…) Et au moins, le film pose une
question qui germa un jour ou l’autre dans l’esprit des adeptes des DTV
décérébrés : lorsque vous organisez des combats clandestins souvent à
mort, que fait-on lorsque les candidats viennent à manquer ? James Lew
fait un adversaire impressionnant, mais on se demande comment une seule défaite
met à bas tout un édifice criminel qui, apparemment, s’étend dans d’autres
domaines… mais bon. Il y a pire, mais on reste dans une moyenne déjà pas très
élevée…




Sauvage Target



Canada  
Note : 1/5


Last Man Standing/Circleman Grenadine 1987 Damian Lee, avec Vernon Welles, Michael Copeman, William Sanderson, Franco Columbu…



Roo est un boxeur qui devient un peu trop âgé pour monter sur le ring, avec
pour seul ami un ancien combattant devenu fou à force de prendre des coups…
C’est compter sans un organisateur véreux peinant à trouver de la chair
fraîche…
Pour mémoire, ce qui se veut plus un mélodrame à la
« Rocky », un homme brisé cherchant à prouver qu’il existe, qu’un
film de combats. Ceux-ci sont d’ailleurs très réduits, avec une cage
minimaliste, ce qui leur donne un certain réalisme brutal. L’ancien adversaire
de « Mad Max » ne s’en tire pas trop mal et l’ensemble a un certain
cachet prolo fièrement assumé. Mais il est difficile d’en juger avec une duplication
immonde tirée d’une cassette bien fatiguée et avec un doublage en-dessous de
tout (avec des voix très, hem, viriles). Pour une fois que quelqu’un faisait un
effort… Connu également sous le titre « Le matraqueur des rues ».




Scorpion



France  
Note : 3/5


Warner 2007 Julien Seri, avec Clovis Cornillac, Francis Renaud, Karol Rocher, Olivier Marchal, Jérome Le Banner…



Angelo, dis « Scorpion », ne vit que pour la boxe Thaï, mais il tue
accidentellement un agresseur… A sa sortie de prison, il sombre dans l’alcool.
Mais un nommé De Boers le fait remonter sur le ring pour des combats
clandestins de freefight…

Un film au scénario très traditionnel (ce schéma pourrait servir à n’importe
quel Van Damme) qui, après le sympathique « Chok Dee » (passé
inaperçu) s’attaque au Muay Thaï. Mais là où un « Ong Bak »
magnifiait cet art souvent assimilé au combat de rues, Séri redescend dans le
caniveau : les combats sont violents, crades, a l’image du milieu qu’il
décrit où l’argent tombe grâce au sang des autres. On attendait peu du  jeune réalisateur de l’immonde
« Les fils du vent », mais il colle bien à son propos, aidé par une
photographie volontairement poisseuse, malgré encore quelques scories
clipeuses. Dommage que le scénario soit si riche en clichés et s’ingénie à
boucler tous les fils de son histoire pourtant linéaire. Cornillac joue avec
cette intensité parfois aux limites de la grandiloquence que lui reprochent ses
détracteurs. Quant à la pirouette finale, elle fait tout de même très
normative, voire cliché (élever une famille est un combat en soi. Non, sans
blague ?) et peut laisser perplexe les fans d’arts martiaux. À boire et à
manger donc, mais on ne peut que saluer la tentative.




Seven swords



Chine   Hong-Kong   Corée du Sud  
Note : 4/5


Chat Gim Pathé 2005 Tsui Hark, avec Donnie Yen, Leon lai, Charlie Yeung , Lau-kar Leung…



Au début du XVe siècle, la dynastie Ching commence son règne brutal. Les arts
martiaux et le port d’armes sont désormais interdits sous peine de mort. Le
général Ravage, un meurtrier sans scrupule, en profite pour exécuter des
villages entiers : chaque mort est tarifée ! Mais lorsqu’il arrive chez
Fu Quingzu, un tortionnaire de l’ancien régime repenti, celui-ci décide de
rendre coup pour coup et réunit sept guerriers dotés d’épées légendaires…

Le génial Tsui Hark, un des meilleurs réalisateurs de notre époque, décida de
faire un « Wu Xia Pian » épique traditionnel, comme le raconte
Dionnet dans son intéressante introduction au film. L’acteur Liu-Chia Liang,
vedette de la Shaw dans les années 70, assure la continuité avec talent
(difficile de croire qu’il a 70 ans !!!) Et Hark s’est donné les moyens :
gros budget, acteur connus (Mais au choix audacieux, certains étant plus
célèbres pour leur apparitions dans des publicités !), image d’une
incroyable richesse, décors naturels impressionnants… Il fit même l’ouverture
du festival de Venise en 2005. Et bien sûr, c’est une
réussite incontestable. La mise en scène est certes à couper le souffle
tout en étant moins démonstrative qu’un « Hero », mais le reste n’est
pas à négliger. D’abord, il y a une véritable intrigue, et si celle-ci finit
par partir dans tous les sens, elle évite d’avoir un fil narratif linéaire,
donc prévisible. Ensuite, pas de « Wire fu » ici, le seul délire
reste dans l’usage d’armes disparates qui évoquent aussi bien les « Baby
Cart » que « Le bras armé de Wang Yu contre la guillotine
volante » (Plus quelques maquillages noirs et blanc évoquant plutôt un
clip métal !). Ce qui nous vaut quelques moments éblouissants comme un
combat aérien entre deux murs digne des séquences les plus démentielles d’un
Jet Li. Enfin, les personnages sont plus fouillés qu’à l’habitude, le
« méchant » étant assez ambigu. On peut regretter que tout aille si
vite (Tsui Hark prévoyait une version de quatre heures !), que la tension
se dilue un brin et qu’il n’y ait plus le côté rageur de ses anciens films,
mais pas de doutes : Hark est de retour… On ne peut que se féliciter
qu’après ses deux Van Damme (!), il n’ait pas choisi de se diluer dans la soupe
Hollywoodienne comme un certain John Woo…




Shaolin, la légende des moines guerriers



Chine   Hong-Kong  
Note : 1/5


131mn Xin sho lin si HK Vidéo/Metropolitan 2011 Benny Chan, avec Andy Lau, Nicholas Tse, Fan Bingbing, Xin Xin Xiong, Jackie Chan…



Au début du XXe siècle, après la chute de la dernière dynastie chinoise, le pays
est plongé dans le chaos alors que des seigneurs de guerre s’affrontent. Le
cruel général Hou Jie réussit à prendre la ville de Dengfeng, mais se retrouve
face aux moines de Shaolin venus assister les blessés. Lorsqu’il tente
d’assassiner un rival, il est trahi par son second Cao Man et doit s’enfuir —
une fuite mouvementée qui provoque la mort de sa jeune fille. Désorienté, Hou
jie se retrouve au temple de Shaolin, où il va apprendre à revivre…

Un vague remake du « Temple de Shaolin » avec Jet Li ou une nouvelle
adaptation de la même histoire ? Mais cette superproduction au budget
énorme finit par décevoir : on a déjà vu mille fois une telle histoire de
rédemption et, à 131mn, le tout est bien trop long, chaque scène semblant
étirée au maximum (dont une course-poursuite interminable). On a l’impression
que Benny Chan, respectable réalisateur par ailleurs (« New Police
Story ») n’est pas à l’aise dans un film aussi gigantesque, presque
boursouflé, et se repose un peu trop sur ses acteurs qui, parfois, en font des
tonnes pour refléter des émotions exacerbées. Et reprocher au tout d’être de la
propagande bouddhiste serait se tromper de film ! Le personnage secondaire
interprété par Chan est truculent et a sa scène de bravoure (où il se sert de
son quotidien de cuisinier pour se battre !) correspond au personnage. Il
y a donc de bonnes idées, des visions grandioses et des touches d’humour
typique, mais le tout semble raide, empesé, incapable de raconter simplement
une histoire somme toute très basique de rédemption et de revanche. Et
lorsqu’on en vient au grand combat final assez épique, il est à craindre qu’une
partie des spectateurs aient décroché. Dommage…




Shootfighter



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Shootfighter : fight to the Death Vidéodis 1992 Patrick Allen, avec Bolo Yeung, Maryam d’Abo, Martin Kove, William Zadka, Michael Bernardo…



Shingo est le champion du shootfighting, une forme de combat clandestin. Lee, son
concurrent direct, se fait radier après avoir tué son adversaire. Plus tard,
Shingo tient une école de karaté à Los Angeles tandis que Lee organise des
combats à mort à Tijuana. Et il rêve toujours de vengeance… Il compte attirer
les deux élèves de Shingo dans ses combats clandestins afin d’atteindre leur
Maître…

Encore un rejeton de la vogue du direct-vidéo… Scénario retraitable à souhait,
méchants caricaturaux, tout y est, mais ce sous-produit s’avère affublé de
dialogues débiles, la réalisation est minable (C’est d’ailleurs le seul film de
Allen) et le montage particulièrement inepte. Des acteurs, seul Michael
Bernardo est à peu près pro, et Bolo Yeung se contente d’apparaître de temps en
temps pour justifier le casting jusqu’au duel final. D’ailleurs, Kove et Yeung,
qui ont tous les deux passé la cinquantaine, semblent dans une forme
éblouissante. À noter qu’il s’agit là d’une version « light » amputée
de quelques scènes sanglantes pour raisons de classement. À éviter. Le DVD
n’offre qu’une vf (nulle).




Showdown



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Delta 1993 Bob Radler, avec Ken Scott, Billy Blanks, Ken McLeod, Brion James, Patrick Kilpatrick…



 Le jeune Ken Marks débarque dans un lycée, mais se heurte au caïd local.
Jusqu’à ce qu’il tombe sur Billy, le gardien… Un ex-flic qui démissionna après
avoir abattu par accident un jeune truand. Billy va se charger d’entraîner Ken,
courtisé par l’organisatrice de combats clandestins…

Un film de cinéma par le metteur en scène des deux premiers « best of the
best ». L’ensemble suit à la lettre le schéma des « karaté kid »
avec Blanks dans le rôle de Pat Morita, et les clichés s’enchaînent de façon
point trop désagréable : manichéisme, combats clandestins, lutte pour une
Marylin de noce et banquets… on passera sur la vision d’un monde où seule la
force impose le respect et où des pétasses encouragent les ados à se massacrer
pour mériter leurs charmes… Mais le genre n’impose guère la finesse ! La
version est pan&scannée. Pour le DVD, il faudra se tourner vers la version
anglaise…




Sidekicks



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Seven7 1992 Aaron Norris, avec Jonathan Brandis, Julia Nickson-Soul, Beau Bridges, Chuck Norris, Mako, Joe Piscopo…



Barry est un ado asthmatique qui rêve d’être son idole Chuck Norris… L’oncle
d’une prof asiatique amie de son père va se charger de le prendre en mains et
lui apprendre les arts martiaux. L’heure de vérité se situera lors d’un tournoi
où apparaît un certain Chuck…

Décidément, le succès de « Karaté Kid » en a fait fantasmer plus
d’un… Ce film suit donc servilement la même trame avec Mako dans le rôle de
Joel Grey et Joe Piscopo (qui cabotine de façon outrageante) à la place de
Martin Kove et… vous pouvez remplir le reste. Et bien sûr, le tout se clôture
sur un tournoi de karaté aussi peu réaliste que celui de son modèle ! Le
film a néanmoins le cœur au bon endroit, les relations entre Beau Bridges et
Julia Nickson-Soul sont étonnamment touchantes, et si la morale sur le
dépassement de soi est convenue, c’est un message qui mérite d’être souligné
(encore que, on droit à l’habituel message comme quoi pour se faire bien voir
des filles, il faut distribuer des coups de tatane et surtout pas avoir un
cerveau… hum). Le public choisi — les jeunes adolescents — peuvent adorer, les
parents auront des sujets de discussion (surtout si vous voulez les faire
quitter le canapé pour faire du sport), mais pour eux, malgré ses efforts,
l’ensemble reste un ersatz. Un ersatz pas abntipathique, mais un ersatz tout de
même… Le dvd restaure le film dans son format avec, O joie, une vostf !




Street Fighter, la légende de Chun-Li



Canada   Inde   Etats-Unis d'Amérique   Japon  
Note : 0/5


Street Fighter, the Legend of Chun Li Metropolitan 2009 Andrzej Bartkowiak, avec Kristin Kreuk, Neal McDonough, Robin Shou, Chris Klein, Moon Bloodgod, Michael Clarke Duncan…



Enfant, Chun-Li a vu son père assassiné par Bison et ses hommes… Devenue
pianiste de renom, elle reçoit un mystérieux texte en Chinois ancien qui
l’envoie à Bangkok chercher un nommé Gen. De son côté, Bison et son
organisation, Shaladoo, prennent la tête du crime de Bangkok. Seul Gen et ses
hommes se dressent contre Bison…

Difficile de croire qu’après l’échec du premier « Street Fighter »,
quelqu’un aurait l’idée de génie de douiller 50 millions de dollars pour
acheter ce qui ressemble à un vieux scénar de testostérone-opéra des années 80
récupéré dans une vente aux enchères de la Cannon, avec son méchant d’opérette
magouillant dans l’immobilier, la fifille-vengeant-le-meurtre-de-son-père et
son final à bord d’un bateau à quai. On y balance quelques transfuges de la
téloche et on retraite vaguement ledit scénar vieillot pour y mettre quelques
figures du célèbre jeu (L’apparition de Vega pourrait être excisée de l’action
sans rien changer, enfin, sauf que le nom d’un gugusse des Black Eyes Peas doit
pouvoir faire du buzz sur le net). Bon, d’accord, la trame est débile et pas
très cohérente, mais qu’en est-il du reste ? A part Neal McDonough,
compétent sans plus, et Duncan qui semble bien s’amuser, le reste est aux
abonnés absents : Kreuk est évanescente dès que la caméra se pose sur elle
et Klein et Moondog jouent des agents aussi improbables qu’inutiles. De plus, à
part Shou (qui est tombé bien bas…), les acteurs ne sont pas combattants, et
les affrontements sont limités à l’usage des fils (le réalisateur semblant
apprécier de faire virevolter à l’infini son héroïne sans trop de raisons…)
Après des retournements à pleurer (Gen est-il mort dans l’explosion de sa
cabane ? On tremble !), le tout se conclut sur un finale incohérent
où on ne sait vite plus qui est qui ni qui tire sur qui. La dernière scène
donne à penser qu’il y aura une autre exploitation (La légende de
Ryu ?) : le bide sanglant de ce machin ne laisse pas trop d’espoir,
encore que, les cadres d’Hollywood sont capables de tout. Le pire, c’est que
dans les bonus, personne ne semble réaliser ce qu’ils étaient en train de
tourner… Au moins, le « Street Fighter » avec Van Damme avait une
famboyance dans le n’importe quoi qui en fait un nanar plus
qu’acceptable ; là, on a un produit de série Z avec des moyens de série A
qui se contente d’être là, sans raison d’exister, ni de le regarder…




Street Warrior



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Zylo 2008 David Jackson, avec Max Martini, Nick Chinlund, Jane Park Smith…



Jack Campbell revient d’Irak pour apprendre que son frère a été plongé dans le coma
après avoir pris part à des combats clandestins. Il va tenter d’infiltrer le
ring…

Encore ce vieux scénario fatigué et retraité à l’infini depuis les années 90…
Donc, sachant qu’on ne prendra pas ce DVD pour son originalité, quoi
d’autre ? D’abord, le vétéran Martini n’a pas l’air très convaincu et n’a
guère de présence physique. Ensuite, l’également vétéran de zillions de
téléfilms et séries Jackson s’en tire bien pour les scènes dramatiques, mais
use d’un montage cut cache-misère pour les combats qui offrent à peine le
minimum syndical (et pourquoi ce titre alors qu’ils se déroulent dans une cave
étriquée sans un poil de decorum ?) Les derniers Michael Jai White ont
prouvé qu’on pouvait encore tirer quelque chose de ce sous-genre, raison de plus
de ne pas se contenter de tels rogatons… Le film, en vf uniquement, est sous
son titre télévisuel : « Le prix du sang ».




Sword



Canada  
Note : 1/5


G2/G2 Time Warrior/G2 Mortal Conquest PFC 1998 Nick Rotundo, avec Daniel Bernhard, James Hong, Meeka Schiro…



Le caïd Hong Kongais Charles Shang descend aux USA pour retrouver une épée
dérobée… Et se fait passer pour un policier ! Steve Conlin, spécialiste de la
Chine, sert de consultant, mais il est hanté de visions d'un combat passé et
d'un "macédonien" donrt il pourrait être la réincarnation… Shang
l'oblige à jouer dans des combats clandestins, mais le véritable enjeu est la
possession de l'épée d'Alexandre le Grand et se poursuit de réincarnation en
réincarnation !

Un remake non crédité du "Gladiator Cop" du même Rotundo encore plus
inspiré de "Highlander" — jusqu'au plagiat, même ! Cela commence dans
la ringardise (Cette épée sur fond d'étoile…) et se poursuit avec Bernhard,
dont l'absence de charisme confine au grand art, à la place de Lamas. Comme
dans "Gladiator Cop", l'essentiel de l'intérêt tient des combats de
style différents entre des adversaires sortis tout droit d'une B.D. et d'un
certain rythme. Les dialogues grandiloquents pourraient faire tomber ce film
dans le nanar, mais les valeurs de production honnête démentent cette
appellation.




Swordsman, la légende d’un guerrier



Hong-Kong  
Note : 3/5


Xia ao jiang hu zhi : Dong Fang Bu Bai Metropolitan 1992 Ching Siu-Tsung & Stanley Tong, avec Jet Li, Brigitte Lin, Michelle Reis, Waise Lee, Rosamund Kwan…



Chung et sa disciple Kiddo sont sur le point de renoncer aux arts martiaux… Or
ils doivent affronter un maître doté de pouvoirs surnaturels tirés d’un
parchjemin convoité par plusieurs écoles…

Metropolitan a oublié le 2 sur la jaquette, même si cette suite du premier
« Swordsman » de 1990, signé du vétéran King Hu, renouvelle une bonne
partie des acteurs. Du coup, on pourra se sentir vite largué… D’autant que le
film semble avoir sacrifié toute notion de scénario ! On est donc balloté
d’une séquence d’action ou d’humour à une autre selon un rythme impensable dans
un film occidental, avec des séquences déconcertantes… Ou enthousiasmantes,
selon l’humeur ! On est dans le monde de la « fantasy » à la chinoise,
ou les maîtres tirent leur force du vin, les bretteurs sillonnent les airs sur
leurs propres lames, les maîtres changent de sexe et des mouvements secrets
permettent de dérober les pouvoirs de l’adversaire. La réalisation dynamique de
Siu-Tsung porte la patte de l’auteur du divin « Histoire de fantômes chinois »,
et si cette accumulation frénétique peut fatiguer, le tout ne manque pas d’un
enthousiasme et d’une bonne humeur qui font passer le tout entre deux
acrobaties. Un goût acquis, certes, mais aussi un peu d’air frais entre deux
Hollywooderies décérébrées qui n’ont pas le millième de cette énergie…




Tai-chi Master



Hong-Kong  
Note : 3/5


Tai ji zhang san Feng Metropolitan 1993 Yuen Woo-Ping, avec Jet Li, Chin Siu-Hou, Michelle Yeoh…



Au Temple de Shaolin, les orphelins Junbao et Tianbao deviennent de véritables
frères de cœur… Mais leur indiscipline leur vaut d'être chassé. Tianbao rêve de
pouvoir et se met à la solde d'un tyran… De son côté, Junbao perd la raison et
est secouru par Siu lin. Un maître lui enseignera l'art du Tai Chi tandis que
Tianbao devient de plus en plus sanguinaire…

Étrange
de voir sortir d'anciennes productions Hong Kongaises lorsque tout ce qui
faisait leur charme a déjà été trivialisé… Et de voir des revues genre Télérama
les encenser, après avoir méprisé la production jadis reléguée dans les
sections « karaté » des doubles programmes populaires. Ce film au
scénario classique et très, très simple — mais sans ces ellipses qui déroutent
souvent le spectateur Occidental — avec un humour à la Jackie Chan parfois
déplacé, vaut surtout par l'excellence de sa mise en scène. Quant aux prouesses
physiques des acteurs, eh bien, elles sont du niveau d'un film de Jet Li…
Michelle Yeoh est aussi excellente dans un rôle plus dense que d'habitude. Les
amateurs y trouveront leur compte… A noter, une vf correcte, pour une fois.




Talons of the eagle



Canada  
Note : 1/5


TF1 Vidéo 1992 Michael Kennedy, avec Billy Blanks, Jalal Merhi, Priscilla Barnes, Matthias Hues…



Le policier Tyler rejoint à Toronto le canadien Reeves afin d’infiltrer un
gang. Mais tout d’abord, ils doivent passer par une école d’arts martiaux pour
maîtriser le style des Griffes du Tigre…

Polar d’arts martiaux sans éclair avec le duo Blanks/Merhi adjoint au géant
Matthias Hues . Faute de scénario et de moyens, on fait la part belle aux
combats, pas très bien filmés d’ailleurs. Bof. C’est regardable, mais même dans
le genre, il y a mieux…




The Defector



Hong-Kong  
Note : 3/5


Long zai tian ya Kara films 1989 Billy Tang, avec Jet Li, Stephen Chow, Dick Wei, Nina Li Chi…



L’équipe d’arts martiaux chinoise fait une démonstration à San Francisco… Mais
Tiger Wong, malgré l’opposition de son “ frère ” Jimmy Lee, s’échappe
pour rejoindre une triade, tuant un policier au passage. Jimmy Lee se retrouve
perdu à San Francisco et accusé du meurtre…

Pour fans de Jet Li, cette cassette abondamment soldée après la chute de Kara
est une curiosité. Tourné en décor américain, il mélange les grands sentiments
du film de Hong Kong et le polar urbain US âpre et teigneux des années 70. Les
personnages sont très schématiques, les rebondissements pas toujours crédibles
et les grands sentiments à la John Woo un peu outrés, mais l’ensemble tient la
route grâce à une action soutenue et de beaux combats. Rien d’indispensable,
juste une honnête série B. Avec Stephen Chow, futur réalisateur de
« Shaolin Soccer » et « Crazy Kung fu », dans un rôle
drôlatique, et Nina Li Chi qui devint Mme Jet Li. Curieusement, personne n’a
jugé bon de la reprendre en dévédé !




The Master



Hong-Kong   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Long xing tian xia Metropolitan 1989 Tsui Hark, avec Jet Li, Wah Yuen, Jerry Trimble…



Jet se rend aux USA pour retrouver l’oncle Tak, son maître, qui l’a
désavoué ; mais Tak est la cible d’un caid désireux de régner sur le
monde des arts martiaux…

La combinaison Tsui Hark/Jet Li a de quoi faire saliver, mais le film a
sacrément vieilli : Hark n’était plus un jeune homme en colère et pas encore
un esthète de la caméra. Non, ce film est semblable à des centaines de films
d’action de son époque, avec des méchants de caricature, des tenues datées, les
habituels sauts quantiques entre comédie et drame et des personnages bancals
(Le trio de gangsters latinos — qui semblent apprendre les arts martiaux en une
seule leçon étendue !), plus un taux de violence supérieur à la moyenne.
Par contre, c’est l’occasion de voir Li en action avant qu’il ne se blesse sur
« Il était une fois en Chine », réduisant ses capacités physiques. On
y retrouve aussi des seconds couteaux du film d’arts martiaux estampillé US :
Trimble, mais aussi des apparitions non créditées de Billy Blanks et Martin
Kove.




The Moon Warriors



Hong-Kong  
Note : 4/5


Zhan chen chuan chuo Pathé ! 1993 Sammo Hung, avec Andy Lau, Anita Mui, Maggie Cheung, Kenny Bee…



L’hériter du trône, le 13e Prince Yen, a été évincé du trône de Langling par
son rival le 14e Prince et sa bande de « voleurs royaux ».
Un simple pêcheur nommé Fei l’aide à échapper à une embuscade et l’installe
dans une tombe ancestrale pendant que le 14e Prince recherche Yen…
Fei est envoyé chercher la princesse Yuet, promise à Yuen, mais une de ses
gardes du corps est vendue au 14e Prince…
Un rescapé du second âge d’or du cinéma de Hong Kong
avec les qualités habituelles : une image d’une beauté stupéfiante, un
casting hors pair et une réalisation épique en diable, plus les idées visuelles
qui seront tant pillées par Hollywood (lorsque des assassins prennent la place
de servantes maniant des cerf volants, séquence digne d’un « Baby
Cart », ou l’apparition incongrue d’un orque épaulard) Andy Lau montre une
fois de plus qu’il est bien capable d’avoir la noblesse d’un David Chiang et
pour une fois, la regrettée Anita Mui a un rôle plus actif ; et la magnifique
Maggie Cheung, eh bien, c’est Maggie Cheung… Le seul défaut du film est une
certaine mièvrerie dans les scènes d’amour qui n’ont guère le temps de se
développer, rythme effréné oblige, avec même une ou deux chansons très
guimauve. Peccadille vite rattrapée par le finale spectaculaire très attendu et
une jolie conclusion romantique en diable. Que n’aurais-t-on pas donné pour
voir ce film en salles à l’époque, même s’il n’est pas au niveau du génial
« Jiang Hu » ! Mais pour beaucoup, Sammo Hung restera le flic
d’une série Ricaine a deux balles. Sic transit gloria mundi… L’interview de
Hung est assez candide, évoquant ses problèmes avec des acteurs frappés
d’absentéisme 




True Legend



Chine  
Note : 2/5


115mn Su qui-er Universal 2010 Yuen Woo-Ping, avec Vincent Zhao, Zhou Xun, Jay Chou, Andy On, Michelle Yeoh, David Carradine…



Le héros de guerre et artiste martial Su Can ne demande qu’à vivre en paix avec
son épouse Yuan Ying et son jeune fils… Lorsque apparaît Yuan Lie, le frère de
Yuan. Il vient de découvrir que le père de Su est responsable de la mort de son
propre père et le tue. Su ne peut rien contre le style des cinq venins de Lie
et doit partir en exil avec son épouse pendant que Lie enlève leur fils. Mais
la soif de vengeance de Su risque de lui coûter la raison…

Curieux film, premier de Yuen Woo-ping depuis quatorze ans (on passera sur
l’insulte de nier sa carrière de cinéaste aux 28 films pour se contenter de son
travail de directeur des combats sur « Matrix », plaisant à
l’ethnocentrisme occidental), ce film est assez curieux : il commence
comme une autre épopée riche en CGI, ce qui nuit au réalisme, puis part sur une
histoire de vengeance classique, l’itinéraire en forme de déchéance du héros
rappellant les vieux Chang Cheh, avec un méchant un brin, hem, forcé,
introduisant une touche de fantastique… pour offrir des détours inattendus,
lorsque Su, aux bords de la folie, s’entraîne avec des adversaires
imaginaires !  Le film
continue sa montée en puissance avec des combats autrement mieux corégraphiés
et, loin de s’arrêter avec la défaite du méchant, continue sur un dernier tiers
culminant sur un finale éblouissant ! Un parti-pris assez curieux donnant
l’impression d’avoir plusieurs films en un, qui laisse sur une bonne
impression, mais ne peut faire pardonner son clacissisme. Tel quel, il est à
réserver aux afficionados des films de genre, qui apprécieront les nombreuses
apparitions-clins d’œil (dont Michelle Yeoh) qu’aux néophites curieux.




White Ninja



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


White Phantom : Enemy of Darkness Vidéo Poche 1987 Dusty Nelson, avec Jay Roberts Jr, Bo Svenson, Page Leong…



Les Sakura gouvernent tout un quartier, mais un
nouvel ennemi défie leur racket : un Ninja blanc. Le gang prépare à fournir du
plutonium à des terroristes…

Rien de neuf dans cette pelloche réalisée la même
année que l’également minable « Sakura Killers » (pas de lien autrre
que le réalisateur), assez mal foutue, évoquant les productions Godfrey Ho en
moins crapoteux. Le scénario est assez primaire et le héros moins mou que
d’habitude, mais cela ne suffit pas, surtout maintenant que les films de Hong
kong récents sont enfin disponibles… duplication moyenne.




Wing Chun



Hong-Kong  
Note : 2/5


Yong Chun AK 1994 Yuen Woo-Ping, avec Michelle Yeoh, Donnie Yen, Catherine Hung Yan, Waise Lee…



La jeune Wing Chun vit dans un village pris pour
cible par des pillards. Lorsqu’elle finit par démontrer ses dons
d’artistes
martiaux et chasser les intrus, ceux-ci envoient leurs champions
l’affronter.
Ceci alors que sa sœur va se marier…
Michelle Yeoh restera marquée
par son rôle dans
« Demain ne meurt jamais »… Ce qui éclipsera sa carrière ! Ce
film est loin d’être un de ses chefs d’œuvre, même si elle y est
excellente.
Comme bien des films de l’époque, si les scènes de combat sont réussies,
le
scénario reste assez basique et, surtout, ne cesse de ralentir pour des
passages d’humour de très bas niveau, principalement basé sur les
réactions
masculines face aux charme des actrices. La photographie, par contre,
est aux
standards de l’époque et la réalisation efficace à défaut d’être
originale. Un
film de série donc. Pas un des pires, cela dit… Dommage que le dévédé
n’offre
qu’une vo non stf ou une vf foireuse…




Yamada, la voie du samouraï



Thaïlande  
Note : 3/5


Samurai Ayothaya F.I.P. 2010 Nopporn Wattin, avec Seigi Ozeki, Thanwut Ketsaro, Buakaw Banchamek, Kanokkorn Jaichuenn Soraporn Chatree…



Le samouraï Nagamasa Yamada est envoyé au village
d’Ayothaya pour soutenir le roi du Siam Naresuan, qui vient de remporter une
victoire sur les Hongsa. Mais Yamada s’aperçoit que les assassins envoyés
investir le village sont des japonais passant pour des Hongsa ! Il est
sauvé par les guerriers du village, tous spécialistes en muay boran. Durant sa
convalescence, il découvrira que lui, l’ « homme blanc », peut
être accueilli et accepté par des étrangers. Il découvre aussi qu’en mêlant les
techniques de combat thai et japonaises, il peut devenir invincible. Il choisit
de défendre Ayothaya…

Un biopic de plus, basé sur un aventurier japonais qui
devint gouverneur de Thaïlande ? Tourné pour célébrer l’amitié thaïlando-japonaise,
le film développe un message certes naïf, mais sympathique sur l’amitié entre
les peuples — laquelle passe par les arts martiaux : c’est en mêlant le
savoir-faire de deux pays qu’on se dépasse. Si l’histoire est assez basique et
offre plus d’un remplissage, elle propose néanmoins des moments de bravoure
avec des démonstrations d’arts martiaux éblouissante, Thanwut Ketsaro
(malheureusement affublé d’une coupe bizarre et d’une fausse moustache très
visible…) étant une véritable force brutale là où l’ex-mannequion Ozeki oppose
un style plus gracieux. Les démonstrations sont éblouissantes, permettant d’en
savoir plus sur la philosophie derrière ces arts, et les deux combats finals
brutaux à souhait malgré ces éternels jets de sang en CGI toujours aussi
moches. A boire et à manger donc, mais ce côté exotique devrait ravir
l’amateur. Par contre, les novices du genre auront peut-être du mal…




Yellow Dragon



Japon  
Note : 1/5


Koryu : lero doragon Elephant 2003 Tsutomu Kashima, avec Maki Miyamoto, Wai-Man Chan, Yasuaki Kurata….



Une drogue expérimentale, le « Dragon
Jaune », décuple les forces des combattants… Mais provoque leur mort à
court terme. Une jeune femme, Jun, aurait dans ses gènes un antidote venu de
l’exposition de ses parents aux radiations d’Hiroshima ( !). Par loyauté
envers son père, un mercenaire nommé Go va prendre sa défense…

Difficile de croire que cette obscurité sur laquelle
on ne sait pas grand-chose remonte à 2003, tant l’esthétique fait début 90,
avec ses zooms de série TV, un homme de main échappé d’un « Street
Fighter », une esthétique à la ramasse et des clins d’œil à James Bond
(l’organisation secrète, la base souterraine de Go, qui fait Sho Kosugi du
pauvre…). Le scénario réussit à la fois à être très bourrin et
incompréhensible, avec des personnages qui apparaissent et disparaissent sans
qu’on puisse dire qui est qui, des combats filmés n’importe comment et des
trous de scénario flagrants (on a droit à une séance d’entraînement aux arts
martiaux de l’héroïne… après que celle-ci se soit battue maintes fois !)
et une imprécision de durée totale. Ce serait une curiosa de plus si la
duplication floutée, avec des sous-titres Asiatiques latéraux (enfin, en
vostf), ne ressemblait à une copie repiquée d’une VHS bien usée. Une curiosité,
à réserver aux plus pervers fans de tout ce qui est japonais et aux nanareux
indécrottables. Il y a une version « double DVD », mais votre
serviteur n’a eu que l‘édition unique en location.