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Comédies

  Comédies

1941



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


118mn Universal 1979 Steven Spielberg, avec Dan Aykroyd, Ned Beatty, John Belushi, Lorraine Gary, Murray Hamilton, Christopher Lee, Toshiro Mifune, Treat Williams, Tim Matheson, Nancy Allen, Warren Oates, Robert Stack, Mickey Rourke…



Six jours après Pearl Harbour, la californie est prise de panique. Entre-temps,
un sous-marin japonais cherche Hollywood…

Considéré comme le premier bide sanglant de Spielberg, mais ce jugement un peu
dur : il a marché, mais rien à voir avec ses précédents succès, ni le
suivant, présentant au monde certain archéologue avec fouet et chapeau… Et
cette énorme pièce montée au budget colossal pour l’époque a partagé le
public : bouffi, complaisant (à part un clin d’œil aux « Dents de la
Mer »), hystérique, boursouflé, ce film sans scénario ou presque évoque
tantôt un épisode du Monty Python’s Flying Circus, tantôt une comédie musicale
sans musique (idée envisagée un temps par Spielberg), tantôt un vaste n’importe
quoi bourré d’effets spéciaux ou l’on a laissé un casting de rêve en roue
libre. Le tout sous forme d’une série de sketches plus ou moins réussis sans
véritable personnage central. Au final, ion se demande bien quelles étaient les
intentions des géniteurs du projet (dont un tout jeune scénariste nommé Robert
Zemeckis…), dont les valeurs de production éblouissantes lui valurent trois
oscars (photographie, effets visuels et prise de son). Etait-il en avance sur
son temps, comme le dit le réalisateur ? Peut-être, maintenant que bien
des comédies comptent sur l’hystérie pour faire passer la pilule. Mais ce n’est
pas un bien…




21 Jump Street



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Sony 2012 Phil Lord & Christopher Miller, avec Jonah Hill, Channing Tatum, Brie Larson, Dave Franco, Ice Cube…



Les nouvelles reçues de la police Schmidt et Jenko
sont particulièrement incompétents, mais comme ils ont l’air d’ados, on les
affecte à une unité spéciale infiltrant les lycées. Pour leur première mission,
il vont devoir découvrir l’origine d’une nouvelle drogue…



Lorsque le commissaire fictif évoque d’anciens
programmes remis au goût du jour par des bureaucrates manquant si cruellement d’idées
qu’ils recyclent à l’infini, on se demande s’il s’agit d’une autocritique, d’un
éclair de lucidité ou de cynisme absolu… L’ensemble suit fidèlement le canevas
des comédies régressives qu’on nous impose : deux adulescents à la
conduite d’une moralité douteuse (aller jusqu’à piquer de la drogue au dépôt
pour pimenter une soirée est parfaitement acceptable), les éternelles allusions
homophobes, les rapports façon Buddy-cop des années 80… Sans déflorer, l’usage
de personnages de la série et le sort qu’on leur réserve au cours d’une scène
finale untra-violente (jets de sang et corps carbonisés compris) tranchant avec
le reste du film fera grincer des dents… Sans oublier que toute vraisemblance est
proscrite, tant sur le milieu du lycée que les procédures de police. On aurait
pu traiter réellement le décalage de ces persos confrontés à un milieu
estudiantin bien différent de leur époque, mais ce sera pour un autre film. Les
réalisateurs de « Tempête de boulette géante » font de leur mieux
pour insuffler un peu de vie à un scénar vérolé, et certaines scènes fonctionnent
à peu près, mais oin ne peut transformer un percheron en cheval de course. Bien
que majoritairement détesté, ce machin a rapporté assez de brouzouffes pour
justifier une suite.




22 Jump Street



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Sony 2014 Phil Lord & Christopher Miller, avec Jonah Hill, Channing Tatum, Wyatt Russell, Peter Stormare, Ambers Stevens, Ice Cube, Jillian Bell….



Après une tentative de
reconversion ratée, Schmitt et Jenko sont envoyés à la fac, où une nouvelle
drogue fait des ravages. L’histoire se répète, sauf que Schmitt se trouve vite
une copine et Jenko se lie d’amitiés avec un footballeur….



Les suites supérieures à
l’original sont rares, mais c’est le cas ici. On sent qu’après le carton  du premier, les créateurs ont pu se
lâcher, et l’esprit méta (on ne cesse de rappeler qu’il s’agit de la même histoire)
et les références prennent le pas sur le côté lourdingue du premier. Se
serait-on inspiré du Craven des « Scream » ? En tout cas, sur le
même canevas, on brode beaucoup plus d’idées et de surprises, dont un épilogue
mexicain bien venu. Il reste quelques séquences forcées, mais le tout, porté
par une volonté d’assumer pleinement son statut, en devient roboratif. Le
générique, imaginant toutes les suites possibles et imaginables, enfonce le
clou. Ce n’est pas du grand cinéma, mais par moments, ça fait du bien…




30 minutes maximum



Allemagne   Canada   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


30 minutes or less Sony 2011 Ruben Fleischer, avec Jesse Eisenberg, Danny McBride, Azie Ansari, Nick Swardson, Michael Pena, Fred Ward…



Dwayne voudrait bien se débarrasser du Major, son père tyrannique et détesté,
pour hériter de sa fortune… S’en ouvrant à une danseuse, elle lui suggère de
faire appel à un tueur à gage de sa connaissance. Pour le payer, Nick décide de
braquer une banque… ou plutôt de forcer un autre à la braquer en l’affublant d’une
bombe! Le candidat sera Nick, un livreur de pizza…

Le réal de « Zombieland » s’attaque à la comédie policière… Avec déjà
une invraisemblance, celle de donner à McBride et Swardson des rôles qui
semblent écrits pour des acteurs ayant quinze ans de moins ! Mais ceux-ci
s’en tirent bien, jouant de ce décalage en s’en tenant premier degré, quels que
soient le grotesque de leurs dialogues. Il faut dire que tout ce film semble se
dérouler dans un monde ou les protagonistes ont tous des Q.I. négatifs…
L’ensemble amuse grâce à l’absence d’abattage des acteurs qui laissent les
situations jouer d’elles-mêmes, puis finit par tourner en rond, Pena jouant
ENCORE un gangster hispanique avec tous les clichés d’usage, quant à l’amie
particulièrement inutile de Nick, il faut bien qu’elle soit là au final,
non ? Le tout est plutôt bien réalisé, sans grande originalité, mais avec
une grande efficacité. Bref, une comédie de routine rappelant les productions
des années 70 qui se laisse voir et s’oublie aussitôt. Fleischer passera à
l’immonde « Gangster Squad », erreur de casting mortelle pour le film
comme les spectateurs…




5 enfants et moi



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 3/5


Five children and it TF1/Metropolitan 2004 John Stephenson, avec Kenneth Brannagh, Zoê Wanaker, Freddie Highmore, Jessica Claridge…



L’Angleterre vient d’entrer dans la première guerre mondiale… Alors que leur
père s’en va t’en guerre, 5 enfants sont envoyés chez leur excentrique oncle
Albert. Passant une porte interdite, ils se retrouvent face à une étrange
créature, le Génie des sables, qui a le pouvoir d’exaucer tous les vœux ;
mais ceux-ci ont tendance à mal tourner…

Seconde adaptation du roman d’E. Nisbet après une obscure série TV, et qui
s’est contentée de s’en inspirer, au grand dam des amateurs du roman.
L’histoire est classique et comporte des trous (Pourquoi interdit-on aux
enfants d’entrer dans la serre ? Quelle grande leçon tirent-ils de
l’histoire ?), plus une évidente inspiration Harry Potterienne, mais l’ensemble
est assez bien fait pour procurer un bon moment. L’histoire est rapide,
l’esthétique réussie et le « génie » en CGI n’est pas une caricature
irritante façon « Le chat chapauté ». Il manque un grain de magie
pour donner autre chose qu’un spectacle familial honorable, ce qui est déjà pas
mal ! Mais ce film n’a pourtant pas remporté un grand succès…




7 jours et une vie



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Life or something like it Fox 2002 Stephen Herek, avec Angelina Jolie, Edward Burns, Tony Shaloub, Christian Kane…



Lanie est une présentatrice TV à la vie ordonnée qui ne pense qu'à son prochain
contrat. Mais un prophète des rues lui annonce qu'elle n'a plus qu'une semaine
à vivre ! Fait troublant, toutes ses prédictions se réalisent…

Un film vendu comme "comédie romantique", mais qui n'est ni l'un, ni
l'autre ; il s'agit surtout du couplet habituel "carrière = vilain, torcher
des gniards = bon" que nous martèle Hollywood à longueur de films, le tout
mêlé à de la psychologie à deux balles. L'ennui, c'est qu'aucun des personnages
n'est vraiment sympathique et les acteurs ne semblent même pas avoir été
dirigés, ce qui mène à des scènes parfois pénibles (Le "concert" avec
des grévistes…) De plus, tout arrive comme par magie alors que le personnage
fait de son mieux pour finir dans le mur. L'aspect plus ou moins fantastique,
qui justifie sa place ici, est exécuté sans état d'âme, comme si personne
n'avait pris la peine de chercher un "twist" imprévisible. Quant à
Jolie, elle est particulièrement peu crédible, et fut d'ailleurs nominée à un
"razzie" pour ce rôle. La mise en scène rend le tout regardable, mais
pour un public peu exigeant…




7 psychopathes



Royaume-Uni  
Note : 2/5


110mn Seven Psychopaths Wild Side 2012 Martin McDonagh, avec Colin Farrel, Michael Pitt, Sam Rockwell, Abbie Cornish, Linda Bright Clay, Christopher Walken, Woody Harrelson, Harry Dean Stanton, Tom Waits…



Marty est un scénariste victime de l’angoisse de la page blanche alors qu’il
cherche à écrire son scénario, « 7 psychopathes », pendant qu’un
tueur en série masqué assassinne des criminels tout autour de L.A. La route de
Marty va croiser celle de Hans, un gangster vieillissant qui enlève des chiens
pour les rendre contre finances afin de soutenir sa femme malade du cancer.
Mais lorsqu’il s’empare du Shiatzu de Charlie, un gangster impitoyable,
celui-ci fera tout pour le retrouver…

On attendait beaucoup du réalisateur de « Bons baisers de Brugges »,
et il est vrai qu’on peut difficilement se rater avec un tel casting, mais la
première scène ou des truands débattent pop-culture avant de se faire tuer
donne le ton : on est dans un cinéma sous influence, majoritairement de
Tarantino et Guy Ritchie ou les romans d’Elmore Leonard. Le réalisateur gère
plutôt bien ses trajectoires de personnages différents, y compris des scènes de
fiction issues du scénario de Marty, et l’interprétation est excellente
(Harrelson est formidable) mais l’impression de déjà vu (souvent en moins bien)
ne se dissipe jamais. Le tout manque de s’effondrer lors d’un finale où le jeu
post-moderne devient lourdingue et où l’intrigue semble s’arrêter lorsque tout
le monde est mort. Laissant l’impression que cette comédie noire se veut
beaucoup plus malin qu’il ne l’est réellement… Pas mauvais, mais tout de même
un brin décevant.




800 balles



Espagne  
Note :


124mn 800 balas La fabrique de films 2002 Alex de la Iglesia, avec Sancho Gracia, Angel de Andrès Lopes, Carmen Maura, Eusebio Ponsela…



Des promoteurs sans scrupules entendent construire un parc d’attractions dans
le sud de l’Espagne. Or le fils d’un d’entre eux, Carlos, découvre que son père
est un ancien acteur. Son grand-père Juliàn vivote dans d’anciens décors de
cinéma, où ils donne des spectacles Westerniens ! Carlos se rend en
Almeria pour apprendre la vérité sur la mort de son père. Sa mère Laura vient
le rechercher et, en guise de vengeance, décide de déplacer leur projet de parc
sur le site du village de Juliàn ! Celui-ci se munit de 800 vraies balles
pour défendre son monde…

Les films de De La
Iglesia constituent souvent un bol d’air, mais là, le bilan reste mitigé.
L’idée d’une bande de branquignols vivant sur leur passé n’est pas neuve (Voire
le génial « Galaxy Quest ») et le scénario ne semble trop savoir qu’en
faire une fois que l’idée est exposée. L’affrontement censé être central au
cœur du film n’intervient qu’après plus d’une heure de métrage, et s’avère
assez prévisible. Ce qui sauve le tout, c’est la qualité de la réalisation et
de l’interprétation, la caméra exploitant à merveille un catalogue de tronche
mené par l’authentique ex-gloire du Western Européen qu’est Sancho Gracia, qui
remporta plusieurs prix. C’est assez foutraque pour plaire, mais notre Espagnol
fou préféré peut tellement mieux faire… et le fera !




9 ½ Ninjas



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Opening 1991 Aaron Worth (Aaron Barsky), avec Michael Phenicie, Andee Gray, Robert Fieldsteel, Tommy « Tiny » Lister…



Lisa Thorne est en conflit avec un propriétaire
véreux désireux d’exproprier tout un quartier. Elle croise Joe Thorne,
spécialiste en arts martiaux, bien utile lorsque le propriétaire fait appel à
des ninjas…

Quelqu’un a eu l’idée de repomper l’humour des
« Police Academy » avec le personnage emblématique du Ninja… Dans
l’espoir que personne ne remarque que le même principe avait donné un
« Ninja Academy » trois ans plus tôt. Lorsque la seule idée de votre
film est déjà dérivative, c’est mauvais signe, mais ce machin à la réputation calamiteuse
est d’une débilité telle qu’on peut défier n’importe qui de tenir jusqu’au
bout, même si la vf en dessous de tout n’aide guère. On comprend que ce soit le
seul effort du réalisateur, relégué en seconde équipe…




A la recherche de la Panthère Rose



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 0/5


Trail of the Pink Panther MGM 1982 Blake Edwards, avec Peter Sellers, Joanna Lumley, David Niven, Herbert Lom…



Lorsque le diamant la Panthère Rose est volé une fois de plus, les autorités
locales demandent que Clouseau soit mis sur l’affaire… Mais son avion
disparaît. La journaliste Marie Jouvet se lance à sa recherche…

Le fait que l’épouse de Sellers ait porté plainte, proclamant que ce film
insultait la mémoire de son mari… et ait remporté plus d’un million en dommages
et intérêts en dit long. Il ne s’agit pas d’un véritable film, plutôt d’une
tentative d’exploiter cyniquement le nom de Sellers en utilisant des chutes de
précédents films (parfois déjà vues dans certaines bande-annonces !). Au
mi-chemin, l’ensemble stoppe pour faire place à l’enquête de Joanna Lumley —
oui, la Patsy d’ « Absolutely Fabulous » — et des coupures des
films précédents avec des extraits de la jeunesse de Clouseau prévisibles en
diable. Le tout se clôt en queue de poisson pour faire une transition avec encore un « Panthère rose » sans la moindre trace
de Sellers, Roger Moore reprenant brièvement le rôle. Difficile de croire que
la même année, Edwards atteignait des sommets avec « Victor
Victoria » ! Dix ans plus tard, Edwards tentait ENCORE de faire
revivre la franchise avec un « fils de la Panthère Rose », en
l’occurrence Roberto Benigni, dans l’indifférence générale. Puis la mode
Hollywoodienne des remake inutiles s’en empara une fois de plus…




Ace Ventura



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Ace Ventura, pet detective Pathé 1994 Tom Shadyac, avec Jim Carrey, Courteney Cox, Tone Loc, Sean Young, Udo Kier…



Lorsqu’on vole le dauphin qui sert de mascotte à l’équipe des Miami Dolphin, on
en appelle à Ace Ventura, un privé spécialisé dans les animaux… Qui peut
vouloir voler un dauphin ?

Un film inexistant ou presque, puisqu’il s’agit d’un one-man-show Carrey :
cabotinard comme un Jerry Lewis sous amphétamines, sûr d’être irrésistible même
dans les gags les plus nuls, fier du tabac de “Mask” (Et pas encore de
« Dumb and Dumber », tourné un an plus tard), il se passe de
scénario, de personnages (Pourtant, le casting est intéressant, mais réduit à
jouer les utilités), de metteur en scène pour cet espèce de café-théâtre
foireux. Et ça a marché, ce petit budget (12 millions de dollars) ayant
rapporté un max, en salles comme en vidéo, faisant rentrer Carrey dans le club
des acteurs à 20 millions de dollars par film. Difficile de croire que le même
Carrey — nominé aux « Razzie » — tournera ensuite “Truman Show” !
Avec une apparition gratuite des métalleux très gore Cannibal Corpse, dont
Carrey serait un fan ! Une version apparue sur les chaînes US serait plus
complète et rendrait l’histoire un peu plus compréhensible.




Ace Ventura en Afrique



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Ace Ventura : When Nature Calls Warner 1995 Steve Oedekerk, avec Jim Carrey, Ian Mac Niece, Simon Callow, Bruce Spence…



Après
l'échec d'une mission de sauvetage, Ace Ventura s'est retiré dans un monastère
Bouddhiste. Fulton Greenwall lui propose une mission en Afrique : retrouver un
animal sacré devant servir de dot à la fille du chef Wachiti. Or l'animal a
disparu…

Une suite dont l'on aurait bien pu se passer… Une fois de plus, le scénario est
aux abonnés absents et le personnage de Carrey semble vouer à se rendre
insupportable du début à la fin. Ajoutons une petite dose de colonialisme,
voire carrément de racisme, et le mélange s'avère bien indigeste. Par contre,
la réalisation est meilleure, le scénariste Oedekerk ayant remplacé au pied
levé Tom deCherchio, mais cela ne suffit pas… Evidemment, tout ceci a encore
plus rapporté que le premier, donnant même lieu à une série TV animée.




Agent double



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


The Secret Agent Club Delta/Fravidis 1996 John Murlowski, avec Hulk Hogan, Richard Moll, Barry Bostwick, James Hong, Lesley-Ann Down…



.
Raymond Chase est un agent secret d'élite de l'Ombre, une organisation secrète…
Qui, dans le civil, n'est qu'un vendeur de jouets binoclard et maladroit, au
grand dam de son fils Jérémie ! Il récupère un prototype d'arme-laser
surpuissante, ce qui fait de lui la cible de ses propriétaires désireux de la
vendre au plus offrant.  Lorsque
son père est capturé, Jérémie et ses copains vont devoir affronter les
terroristes…

.
L'affiche donne à penser à un ersatz de "True Lies", ce qui est vrai…
Au début du moins, mais avec beaucoup plus d'humour. Ensuite, le personnage de
Hulk Hogan s'efface devant une bande de gosses mignon tout pleins (Dont un
Japonais karatéka, pour mélanger stéréotypes et politiquement correct, le film baignant dans les stéréotypes ethniques). Les
méchants cabotinent à loisir, mais l'ensemble est trop démago pour convaincre. Hogan (vrai nom Terry Bolea), absent de la majeure partie du film, exibe sa calvitie, ce qui est une mauvaise idée
en soi. Dommage, le générique était alléchant pour l’amateur de série B. Bof.
Même votre petit frère risque de trouver cela cucufiant… Télévisé sous le titre
« Espions en herbe ».




Agent Zéro Zéro



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Spy Hard WD/Hollywood Pictures 1996 Rick Friedberg, avec Leslie Nielsen, Nicolette Sheridan, Charles Durning, Marcia Gay Harden, Barry Bostwick, Andy Griffith, Hulk Hogan…



Dick Steel est le meilleur agent de la CIA ; il voit resurgir l’infâme Rancor,
son ancien ennemi qu’il croyait mort, qui menace de lâcher un missile
dévastateur…

A 70 ans, Leslie Nielsen (aussi producteur) connaît la musique, et son
scénariste se fie aux canons qui firent son succès. C’est de la multiparodie
qui tire à tout va sur les derniers succès — sans grande imagination. Le tout
va trop vite pour qu’on ait le temps de s’ennuyer, mais on commence à connaître
le principe… Et les films suivants de Nielsen s’enliseront tant dans la nullité
qu’ils réhaussent celui-ci, un des derniers sorti en salles (sans grand succès
d’ailleurs, du moins chez nous). Le meilleur est peut-être la chanson de
générique par « Weird » Al Yancovic. Quelques années plus tard, tout
le monde y allait de son pastiche Bondien… Avec une apparition de Ray Charles
en chauffeur de bus.




Aladin



Italie  
Note : 0/5


Superfantagenio Prism 1986 Bruno Corbucci, avec Bud Spencer, Luca Venantini, Janet Agren, Julian Voloshin…



 A Miami, une lampe pêchée en mer échoue entre les mains du jeune Al Hadin
( !) qui obtient un génie à son service personnel…

Le jeu de mots sur le nom du héros donne le ton… A la moitié des années 80, le
genre d’humour bon enfant qui caractérisait le duo gagnant Hill/Spencer
commençait à lasser, et cette pantalonnade est le dernier clou du cercueil… Il
n’y a pas de merveilleux, tant l’ado du titre (Ah Hadin… Ha, ha ! Vous
avez compris ?) manque d’imagination (on a l’impression qu’il faut que le
génie lui suggère tous ses vœux pour qu’il se décide !) et le film n’est
qu’une succession de vignettes comme si le scénario (aux cinq auteurs !)
était écrit en cours de tournage : beaucoup d’événements sont oubliés en
cours de route et un passage impliquant de sravisseurs d’enfants aux buts
inavouables détone dans ce qui se pose comme une comédie familiale. Vu l’échec
de ce machin et des « Superflics de Miami », le 18ème et
sdernier du duo Spencer-Hill, , Spencer se tourna vers la télévision avec la
série des Jack Clementi, puis des « Extralarge ».




Alarme Fatale 1



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


National Lampoon’s Loaded Weapon 1 Delta/Seven7 1993 Gene Quintano, avec Emilio Estevez, Samuel L. Jackson, Jon Lovitz, Kathy Ireland, William Shatner, Tim Curry…



Une jeune femme du F.B.I. assassinée était sur la piste d’un trafiquant livrant
de la cocaïne cachée dans des gâteaux distribués par le Service des
Éclaireuses. Le sergent Wes Luger est chargé d’enquêter avec Jack Colt, flic
des stups suicidaire…

Parodie bâtie sur le principe des ZAZ, mais sans grand relief : peut-être
parce que les « Arme Fatale » sont déjà eux-mêmes aux limites de la
parodie ? On rit fort peu tant les gags sont convenus et conçus pour
accumuler un maximum d’apparitions de vedettes, parfois totalement gratuites
comme le poussif passage avec Charlie Sheen. On pourra épiloguer longuement sur
ce cinéma auto-cannibale qui n’a d’autre référence que le cinéma et ne pourrait
exister sans ses prédécesseurs. Mieux vaut revoir « Hot Shots ». Une
suite était déjà prévue avant même la sortie du film, mais son échec tua le
projet. A l’époque, malgré déjà 14 ans de carrière, Samuel L. Jackson restait
quasi inconnu…




Alvin & les Chipmunks



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Alvin & the Chipmunks Fox 2007 Tim Hill, avec Jason Lee, David Cross, Cameron Richardson, Jane Lynch…



Dave est un musicien raté dont la vie est bouleversée
le jour où trois écureuils chantants débarquent chez lui ! C’est un succès
immédiat, mais leur producteur tente d’évincer Dave…

Un pur produit d’exploitation de personnages plus
connus aux USA qu’en France, comme le démontre le mini-docu qui accompagne le
DVD, conçu pour apparaître avec une ressortie de leur chant de Noël. L’histoire
est ici réduite à la portion congrue avec un maximum de clichés à la
minute : le bon est un adulte raté refusant les valeurs familiales (pour
bien sûr rentrer dans le rang à temps pour le générique de fin, ouf) et tombant
dans des malentendus que deux grammes d’intelligence pourrait dissiper, les
chipmunks sont dûment mignons sans exprimer la moindre individualité (mais
« ce sont des enfants », répète-t-on toutes les dix minutes)-, le
méchant un capitaliste avide, plus le personnage féminin le plus inutile qu’on
ait vu depuis longtemps, bref, tout semble sortir de l’école du scénario
générique option débutants. Apparemment, le fait de mettre en scène les
Chipmunks est considéré comme suffisant — cela dit, on se demande qui aurait
envie d’acheter des disques composés de ce genre de voix synthétique, et ce
pendant des dizaines d’années. Il y a là une très vague critique du star
system, mais pas trop poussée (de peur que les gamins regardent d’un autre œil
les Star ac et autre Britney Spears et refusent de casser leur tirelire ?)
Ce n’est pas nul, juste incolore, inodore et inspide, un produit usiné pas les
équivalents du méchant de service pour vendre des produits dérivés. Et cela a
marché, le film ayant cartonné aux USA, assez pour justifier l’inévitable
suite… Cela dit, les moins de sept ans aimeront peut-être…




Amos & Andrew



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


New Line 1993 E. Max Frye, avec Samuel L. Jackson, Nicolas Cage, Michael Lerner, Dabney Coleman, Brad Dourif…



Andrew Sterling, un riche romancier, achète une
demeure sur une île de Nouvelle Angleterre, mais comme il a le malheur d’être
noir, les voisins le prennent pour un cambrioleur ! La police entoure la
maison, mais le chef de police comprend vite son erreur ; il décide
d’envoyer un petit truand, Amos Odell, prendre Sterling en otage pour camoufler
le malentendu !

Curieux de voir Jackson, alors peu connu, avoir plus
de temps que Cage, alors célèbre après « Red Rock West » ou
« Sailor & Lula ». Et voilà un film un brin raté : en effet,
son point de départ est déplaisant au possible avec un humour de sitcom.
Pourquoi ne pas avoir fait un film plus rentre-dedans ? Et d’ailleurs, la
jaquette renforce le propos, montrant Jackson maniant un flingue sur une photo
qui semble venir d’un autre film. Sinon, ce n’est pas vraiment une comédie
bourrée de gags, mais le numéro de Cage et Jackson (plus un Brad Dourif très
drôle) justifie une vision. La réalisation est des plus standarts. On comprend
que ce film (très) moyen n’ait pas remporté un grand succès…




Angel-A



France  
Note : 1/5


EuropaCorp 2005 Luc Besson, avec Jamel Debbouze, Rie Rassmunssen, Gilbert Melki, Serge Riaboukine…



André Moussah joue de malchance dans toutes ses entreprises… Criblé de dettes,
menacé de toute part, il tente de se jeter d’un pont. C’est alors qu’une jeune
femme fait de même, l’obligeant à la sauver. Elle dit s’appeler Angela et
déclare lui appartenir. Elle est en fait un ange venu le sauver… Du moins est-ce
ce qu’elle prétend. Bien fol qui s’y fie…

Une
tentative intéressante sur le papier (enfin, sauf pour les plumitifs pour qui
Besson est le diable) de revenir à un « petit » film vite tourné
après les monstrueuses préproduction de ses blockbusters, une comédie
fantastique inspirée tant de « Les ailes du désir » que « La vie
est belle ». Et le début fait impression : la réalisation garde cette
puissance de fascination du noir et blanc magnifiée par la photographie du
vétéran Thierry Arbogast. Mais une fois de plus, le scénario… Dès l’idée posée,
le réalisateur semble ne savoir qu’en faire se contentant d’un travelogue
parisien semblant être destiné à l’exportation (aiguillonné par le carton de
l’excellent « Minuit à Paris » de Woody Allen ?) La suite
souffle le chaud et le froid, l’ambiguité du personnage d’Angela dont on ne
sait jamais si elle dit la vérité étant mal exploitée au profit d’une morale
bien consensuelle sur une thérapie cognitive visant à l’acceptation de soi, ce
que de nombreux films d’animation ont mieux traité (au moins, on évite la
moraline hollywoodienne de type famille uber alles, c’est toujours ça de pris).
Et que dire d’un « ange » prompt à résoudre tous les problèmes par la
violence ? Le film souffle sans cesse le chaud et le froid, passant de
bons moments — surtout dûs aux interprètes, dont les duettistes Melki et
Riaboukine, toujours agréables à voir — jusqu’à un finale mélo qui a partagé
les spectateurs. Dommage…




Animal ! L'animal…



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


The Animal Columbia Tristar 2001 Luke Greenfield, avec Rob Schneider, Colleen Haskell, John McGinley…



Marvin Mange est un apprenti-policier malchanceux cherchant désespérément sa
titularisation malgré les brimades de son supérieur… Un jour, il est victime
d'un terrible accident de voiture qui aurait dû être fatal… Mais non seulement
il s'en sort, mais il témoigne de dons étonnants ! Un savant l'a recueilli et
sauvé en lui greffant des organes d'animaux. Mais ceux-ci ont des effets
secondaires handicapants…

Encore une comédie issue du Saturday Night Live, fonds de commerce de la
production d'Adam Sandler qui fait une courte apparition. Le scénario est d'un
clacissisme éprouvé, voire interchangeable, et compte entièrement sur
l'étonnant charisme de Schneider qui fait passer les gags les plus crasses — en
plus de ses prouesses physiques. Coleen Haskell et son frais minois sont aussi
un avantage, plus une ou deux idées. Quelques scènes réussissent à faire rire,
mais la fin est très décevante. Pour assoiffés du genre pas trop exigeants sur
l'originalité…




Appelez-moi Dave



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Meet Dave Fox 2008 Brian Robbins, avec Eddie Murphy, Elizabeth Banks, Gabrielle Union…



 « Dave » est en fait un vaisseau spatial à forme humaine piloté par
toute une équipe de lilliputiens venus puiser les océans de la Terre. Tout se
complique lorsque Dave s’intéresse de près à une humaine…

Un bide de plus pour Murphy qui a bien du mal à renouer avec le succès des
« Dr Doolittle ». Il faut dire que le film entier est basé sur un
seul et unique gimmick exploité de façon routinière par un scénario consensuel
en diable qui n’exploite pas son potentiel, plus une réalisation lisse de
téléfilm. Uniquement pour fans de Murphy ou public peu exigeant…




Argent comptant



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Money talks Metropolitan Seven7 1997 Brett Ratner, avec Charlie Sheen, Chris Tucker, Heather Locklear, Paul Sorvino…



Coincé par le reporter TV James Russell, Franklin Hatchett, un demi-sel
revendeur de places de spectacle au marché noir, est arrêté. Or le bus qui le
transporte en prison est attaqué par un commando ! Celui-ci vise à libérer
le dangereux gangster Raymond Villard… Qui est menotté à Franklin !
Celui-ci leur échappe, mais le voilà accusé du meurtre des policiers. Il ne
peut se tourner que vers Russell, qui y voit un bon scoop…

Une sorte de répétition générale pour « Rush hour », aussi avec
Tucker et dirigé par Ratner un an plus tard ! Les mêmes éléments assez
génériques sont là, compensés par l’énergie de la réalisation. Mais on voit là
beaucoup mieux ce qui fait fonctionner ce genre de mélange ! D’abord,
malgré son charisme, Tucker en fait trop, en son constant bavardage et ses
glapissements finissent par lasser ; ensuite, fusillades et explosions
arrivent un peu trop fréquemment pour relancer une action un peu artificielle
(et peu vraisemblable par ailleurs : pourquoi faire exploser un bus,
quitte à risquer de tuer celui qu’on veut libérer ?) — et l’ensemble est
beaucoup trop violent pour une comédie familiale, des condamnés brûlés vifs
dans le bus au final très sanglant. Enfin et surtout, le duo Sheen/Tucker a du
mal à démarrer là où celui de Tucker/Chan portait littéralement « Rush
Hour » (Et Sheen n’a d’ailleurs pas grand-chose à faire, comme si
l’essentiel du comique se reposait sur l’abattage de Tucker). Résultat, ce
petit film (25 millions de $, et qui semble coûter le double) a rapporté sa
mise, quitte à sortir parfois directement en vidéo, mais est tombé dans l’oubli
là où « Rush Hour » a fait un carton moyennement mérité. CQFD…




Arrête, ou ma mère va tirer !



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Stop, or my mom will shoot ! Universal 1992 Roger Spottiswoode, avec Sylvester Stallone, Estelle Getty, JoBeth Williams, Roger Reese, Ving Rhames, Nicholas Sadler…



Le sergent de police Joe Bomowski s’apprête à recevoir sa mère, mais celle-ci
est envahissante et se retrouve vite seule témoin d’un crime…

Le simple fait que Stallone considère ce film comme le pire qu’il ait tourné
est éloquent en soi… Serait-ce parce qu’il y eut trois scénaristes et sept (!)
producteurs ? Car il s’agit d’un de ces films ou tout le monde semble
pressé d’en finir : même Spottiswoode, un honnête artisan du film
d’aventures, semble frappé de léthargie, à en voir l’interminable plan fixe qui
ouvre le film. Le personnage de la mère possessive (et vraisemblablement juive,
bien que ça ne soit pas cité dans le film lui-même) est un classique, mais là,
le personnage semble plutôt atteint d’Alzheimer ou d’une maladie débilitante
quelconque (le fait que les producteurs aient menti à Estelle Getty en
prétendant qu’il n’y aurait pas d’armes à feu dans le film pour la faire signer
le contrat explique peut-être son peu d’enthousiasme) qui la fait passer
l’aspirateur à 3h du matin ou mettre le revolver du fiston à la machine
(qu’est-ce qu’on rigole !). De plus, le film se contente de retraiter des
vannes qui devaient être drôles à l’ère glaciaire et, pis encore, de les
répéter à l’envi (combien de fois Getty sort-elle les photos de Stallone enfant
alors que ça n’était déjà pas drôle la première fois ?) au terme d’une
vague intrigue policière inconsistante. Résultat, un bide sanglant et un
triomphe… aux razzies. Même guetter Ving Rhames et Nicholas Sadler dans des
rôles microscopiques ne justifie pas l’effort de visionner cette purge…




Astérix aux jeux Olympiques



France   Allemagne   Italie   Espagne   Belgique  
Note : 0/5


116mn Pathé 2008 Frédéric Forestier & Thomas Langmann, avec Benoît Poelvoorde, Clovis Cornillac, Géard Depardieu, Alain Delon, Vanessa Hessler…



Le jeune Alafolix se meurt d’amour pour la princesse Grecque Irina, qui est
sous le charme de ses poèmes… Mais elle est promise à Brutus, fils de
César ! Pour les départager, elle propose d’épouser celui qui remportera
les Jeux Olympiques. C’est avec l’aide de nos Gaulois qu’Alafolix s’y rendra…

L’adaptation d’un des meilleurs albums d’Astérix bénéficie d’un bon
point : un Cornillac pétillant qui remplace avantageusement Clavier.
Malheureusement, c’est bien le seul pour ce film qui, malgré son succès
commercial, fut certainement un des plus haï de 2008. On se demande bien
pourquoi avoir travesti l’histoire originelle, qui se suffisait parfaitement à
elle-même ; de plus, le film devrait s’appeler « Poelvoorde aux Jeux
Olympiques », tant nos Gaulois sont relégués au second plan ; un Poelvoorde
en roue libre faisant un numéro déjà vu mille fois. Les réalisateurs ont tenté
d’obtenir le même ton qui fit de « Mission Cléopâtre » un succès,
mais s’effondrent totalement : les notations anachroniques ou
référentielles tombent à plat (le comble étant l’apparition d’un sabre-laser de
Jedi, prototype de l’idée qui peut sembler viable sur le papier, mais devient
grotesque à l’écran), l’ensemble est brouillon, ne s’embarasse guère du minimum
de logique requis et dépourvu du moindre rythme, tant il s’agit uniquement d’aligner
gags et scènes à faire, et les nombreux invités ne sont là que pour meubler
(voir l’épilogue pénible uniquement écrit pour caser un maximum de sportifs en
vogue) ; pire, on frôle la vulgarité, ce qu’a toujours évité l’œuvre de
Goscinny et Uderzo : l’ensemble a l’air persuadé que son
« bling-bling » suffit à le rendre irrésistible. Il semblerait que,
contrairement au précédent, qui est presque culte dans toute l’Europe, le film
soit également mal passé à l’étranger. La morale de cette histoire, c’est que
n’est pas Chabat qui veut… Espérons que les pochaines adaptations, prévisibles
vu le succès commercial du film, seront confiées à plus compétent…




Astérix et Obélix : au service de sa majesté



France   Espagne   Italie   Hongrie  
Note : 3/5


StudioCanal 2012 Laurent Tirard, avec Edouard Baer, Gérard Depardieu, Guillaume Galienne, Vincent Lacoste, Valérie Lemercier, Catherine Deneuve, Fabrice Lucchini…



 La Bretagne étant attaquée par Jules César, la reine Cordélia envoie son émissaire
Jolitorax chercher de l’aide dans certain petit village. Mission est donnée
pour Astérix et Obélix de convoyer une marmite de potion magique de l’autre
côté de la Manche. Ils emportent avec eux Goudurix, qu’ils ont mission de faire
devenir un homme

Après un épisode désastreux boudé par le public un peu partout (les précédents
films de la franchise ayant cartonné partout en Europe), au réalisateur du
« Petit Nicolas » — entre autres — de redresser la barre, ce qu’une
inflation budgétaire (60 millions d’euros !) rendait hasardeux après la
frime bling-bling de « Aux Jeux Olympiques », et surtout en adaptant
non pas un, mais deux des épisodes les plus icôniques de la célèbrissime BD. Le
résultat est loin d’être déshonorant, mais reste sans cesse assis entre deux
chaises. Disons-le tout net, on rit souvent durant ce film (pari gagné, donc),
mais à part quelques trouvailles, on en vient à se demander si le rire ne naît
pas plus des souvenirs de la bande dessinée que du film lui-même… D’autant que
certains effets comme la diction des « bretons » fonctionnaient mieux
sur le papier qu’en direct là où des rajouts font inutiles (les inévitables
allusions sur « deux hommes vivant ensemble avec un petit chien » ou
Astérix s’essayant à la drague, ce qui ne marche pas si bien.) là où des tentatives
d’actualiser l’action (le personnage de « sans-papyrus », lui,
fonctionne à merveille, et Goudurix revu et corrigé est également plutôt
réussi, même si l’intrigue parallèle avec les normands — eux-aussi réussis —
eût peut-être mérité son propre film) ; de même, Valérie Lemercier
illumine l’écran dans un rôle trop secondaire.  L’esthétique en rajoute en optant pour des tons résolument
irréalistes, parfois un rien guimauve. Le résultat reste donc en porte-à-faux,
un peu trop empesé dans son respect de l’œuvre originelle sans réussir à s’en
dégager ni rester dans l’adaptation scrupuleuse. Mais avec une machine de
guerre aussi gigantesque, quelle était la marche de manœuvre ? En tout cas,
si on ne recherche que le rire sans vulgarité et en gardant le (bon) esprit de
l’œuvre, on peut y aller sans hésitation. Reste toujours le côté mission
impossible d’une adaptation « live » d’un autre médium, donc
forcément décevante par rapport à un dessin animé…




Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre



France   Allemagne  
Note : 3/5


Pathé 2003 Alain Chabat, avec Christian Clavier, Gérard Depardieu, Monica Belluci, Gérard Darmon, Jamel Debbouze, Claude Rich, Alain Chabat…



Afin de prouver la supériorité du peuple Egyptien, Cléopâtre parie à César
qu’elle lui construira un palais en trois mois. L’architecte Numérobis fera
appel à l’aide de certains Gaulois…

Curieux film, d’une fidélité scrupuleuse à l’œuvre culte de Goscinny et Uderzo
(omettant à peine une ou deux idées), mais en réactualisant le tout avec des
clins d’œil et jeux de mots qui n’auraient pas renié ses créateurs, qui ne
reculaient pas non plus devant les anachronismes, plus des perles de dialogues
dignes d’Audiard. De plus, le casting des seconds rôles est proche de la
perfection (Darmon est excellent, entre autres, méritant sa nomination aux
Césars). En même temps, on sent qu’il s’agit d’un film de la
« famille » Canal+, et le souçi de laisser une part, voire un morceau
de bravoure à chacun peut être un peu exagéré (Défaut qui s’accentuera dans le
décevant « Rrrrr ») ; et Djamel Debbouze, qui sait être
excellent, fait peut-être un peu trop du Djamel. Si on a parfois l’impression
d’un film de vacances gonflé, la réalisation de Chabat évite l’esthétique
téléfilm qui pourrit bien des productions. Malgré un final étiré, ce film à la
fois relax et hystérique et pourtant soigné peut être préféré à la relative
sagesse de son prédécesseur. Peut-être est-ce pour cela qu’il est en passe de
devenir un film-culte ? Mais Uderzo semble s’ingénier lui-même à ternir
l’image de la série avec des albums affligeants… Après le tournage, une bonne
partie des costumes furent vendues aux enchères au bénéfice de l’œuvre de
charité Enfance et partage. Respect.




Austin Powers



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 2/5


Austin Powers, international man of mystery Club TF1 1997 Jay Roach, avec Michael Myers, Elizabeth Hurley, Michael York, Mimi Rogers…



1967. L’agent secret de Sa Majesté Austin Powers voit lui échapper sa némesis
le docteur Denfer. Il passe donc dans un container cryogénique afin de pouvoir
sauver le monde le cas échéant… Or de nos jours réapparaît le docteur Denfer,
flanqué d’un fils peu coopératif. C’est avec la fille d’une ancienne
collaboratrice que Powers va tenter de se réacclimater aux années 90…

Un des premiers pastiches Bondien où Myers est nettement moins insupportable qu’à l’habitude.
L’ensemble, basé sur une seule et unique idée — quoique correctement exploitée
— tourne parfois à vide, mais il y a là assez d’idées tarées (Les “familles des
hommes de mains abattus”, pièce d’anthologie évoquant John Landis), de costumes
violets et de gags pour contenter l’amateur. Cela dit, par la suite, les
pastiches Bondiens n’ont cessé de déferler, y compris deux suites…




Austin Powers : l’espion qui m’a tirée



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Austin Powers : The Spy who shagged me Metropolitan 1999 Jay Roach, avec Mike Myers, Heather Graham, Michael York, Robert Wagner, Rob Lowe, Seth Green, Verne Troyer…



Le docteur Denfert réussit à se libérer… Et s’apprête à user de sa nouvelle
invention : une machine à remonter le temps qui lui permettra de retourner
dans les années 60 voler le « mojo » de Powers, alors en cryogénie.
Powers devra également retourner dans ses chères années 60…

Le plus étonnant est encore l’immense carton de la série… Là, il faut
reconnaître que ce second opus réussit à être meilleur que le premier,
reprenant le principe de base (et tous les gags sont évidemment en-dessous de
la ceinture), mais avec une certaine inventivité, du désormais légendaire
Mini-moi à un jeu sur le paradoxe temporel montrant que l’ensemble ne se prend
pas au sérieux. Myers fait évoluer son ou ses personnages (bien qu’un truand
Ecossais obèse soit le prototype de la fausse bonne idée) et cette fois, Powers
n’est plus une relique mais semble intégré au monde actuel, et Heather Graham
lui offre un contrepoint idéal en Powers Girl ( ?) pleine de punch. Ça ne
révolutionnera rien, mais ça se regarde avec plaisir…




Babe



Australie  
Note : 5/5


Universal 1995 Chris Noonan, avec James Cromwell, Magda Szubanski…



Babe, le petit porcelet, échappe de justesse à l’abattoir pour échouer dans une
ferme des Hoggett. Or le sort des animaux peut être cruel : quoique bien
traité, Babe est néanmoins destiné à passer à la casserole ! Prenant l’exemple
d’un canard fou, il tente d’apprendre le métier de berger…

Un véritable miracle que ce film adorable, charmant, émouvant, désarmant,
bourré d’idées (le chœur des petites souris), magnifiquement mis en scène, à la
photographie sublime, très bien interprété (fabuleux James Cromwell),
confectionné avec un soin de la perfection rare (Chaque seconde est un moment
d’anthologie) et qui remplace tous les Prozac au monde. Lorsque votre humble
serviteur l’a vu en salles, les spectateurs “de base” applaudirent deux fois, une première hors des festivals. Amusant de
voir que ce film reçut un oscar pour des effets spéciaux… Qui se font
totalement oublier ! La phrase finale clôt en beauté ce véritable chef d’œuvre,
un grand film sans âge, sans époque, à voir et à revoir. Dommage que la v.f.
gâche un peu l’incroyable travail effectué sur les voix originelles ; la v.o.
s’impose !




Baby-Sittor



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 2/5


The Pacifier Disney 2005 Adam Shankman, avec Vin Diesel, Lauren Graham, Faith Ford, Brittany Snowv…



L’ex-Navy SEAL Shane Wolf échoue à sauver un scientifique de haut niveau,
Plummer… Mais la découverte que convoitent des agents étrangers se trouve
toujours dans sa maison ! Et les espions entendent bien s’en emparer,
quitte à se débarrasser de la femme et les cinq enfants du savant. Wolf est
donc chargé de découvrir le secret et, ce faisant, de protéger la famille
Plummer…

Hollywood ne cesse de recycler ses recettes : le dur de dur face à un
groupe d’enfants fut fait avec Schwarzenneger, Hulk Hogan… Jackie Chan s’étant
désisté, c’est le dernier gros bras du moment qui s’y colle… Et s’en sort
plutôt bien, contrairement à ce qu’on pourrait croire ! Non, c’est plutôt
le scénario qui fait défaut, reprenant une structure ultra-classique sans chercher
à innover (jusqu’à Lauren Graham en potiche pour un « intérêt
romantique » peu crédible) ni à se soucier de crédibilité, plus le bon
vieux stéréotype ethnique avec une nounou Tchèque, donc ridicule, et les
voisins Coréens. C’est donc l’énergie de la réalisation et de l’interprétation,
plus quelques bons gags, qui font fonctionner le tout — et lui a assuré un
succès confortable. De la comédie de consommation courante donc, mais qui peut
faire passer une soirée en famille. On notera une savoureuse référence à
« Ghost ».




Bad girls from Valley High



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Universal 2005 John T. Kretchmer, avec Judie Benz, Nicole Bilderback, Monica Keena, Jonathan Brandis, Suzanna Urszuly, Chris d’Ella, Christopher lloyd, Janet Leigh…



Danielle, Tiffany et Brooke sont les stars auto-proclamées de leur petit monde…
Un an jour pour jour après la mort de l’élève Charity Case, apparaît au lycée
une étudiante roumaine, Katrina, qui semble indifférente à leurs manigances.
Mais le trio porte une certaine responsabilité dans la mort de Charity, et leur
santé se détériore très vite. Sont-elles hantées par le fantôme de
Charity ? Ou la vérité est-elle encore plus incroyable ?

Encore un film maudit adapté d’un roman se voulant une parodie des thrillers
pour ados, qui, après avoir dormi cinq ans sur une étagère (Il fut réalisé en
2000 !) fut distribué à la sauvette pour disparaître aussitôt malgré son
casting de rêve. Il faut admettre que les acteurs et actrices, tous excellents,
sont la principale raison de voir ce film : la thématique des garces de
lycée a été bien éventée depuis, le déroulement est relativement prévisible et
la vision du lycée un peu trop caricaturale sans être aussi provocante qu’elle
voudrait l’être (« Comportement troublant » allait beaucoup plus
loin). Gentillet donc ? Non, car l’essentiel de l’humour est assez
revanchard, entièrement basé sur l’humiliation ou la méchanceté gratuite
jusqu’à un finale qui prolonge jusqu’au bout cette logique en refusant de céder
au happy-end facile — mais où il reste tout de même quelques trous de scénario
(un des personnages disparaît carrément du récit). Le tout emballé en pro avec
quelques séquences Hitchockiennes atmosphériques. C’est tout de même léger…




Bad Santa



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 3/5


Columbia Tristar 2003 Terry Zwigoff, avec Billy Bob Thornton, Tony Cox, Lauren Graham, Brett Kelly, Bernie Mac…



Willie et son complice nain Marcus ont une combine infaillible : se faire
embaucher comme père noël de supermarché et braquer la caisse la nuit de Noël.
Mais Willie est un raté ivrogne et dépressif qui risque de faire rater leur
nouveau coup…

Certainement le plus teigneux de tous les « films de Noël », et le
plus audacieux depuis « Le père Noël est une ordure » ! Il faut dire
qu’à côté du personnage de Thornton, Jugnot semble un ange… De plus, l’ensemble
a le courage d’aller jusqu’au bout de son propos en bousculant les
conventions : le « loser » n’est pas bouleversé par l’innocence
du gamin qui croit en lui et le pousse à la rédemption, mais il s’accroche à
lui comme une sangsue et s’avère plutôt exaspérant, voire inquiétant. Et que
dire lorsqu’intervient une serveuse fétichiste des père noëls ? Tout n’est
pas parfait, le scénario est mince entre deux trouvailles et un brin répétitif,
mais ce jeu de massacre Hara Kiriesque est un parfait antidote au rose bonbon
de films comme « Elfe ». Curieusement, le « director’s
cut » approuvé par Zwigoff est plus court (88mn et non 99).




Balance maman hors du train



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Throw Mama off the train MGM 1987 Danny De Vito, avec Danny De Vito, Billy Cristal, Anne Ramsey, Kim Greist…



Larry Donner est un romancier atteint de l’angoisse de la page blanche depuis
que son  ex-épouse lui a volé son manuscrit
pour en faire un best-seller… Réduit à donner des cours d’écriture, il croise
la route d’Owen Lift, opprimé par sa mère dominatrice. Une vision de
« L’inconnu du Nord express » donne à Owen l’idée d’échanger leurs
meurtres. Une mauvaise idée, d’autant que Larry, comme son modèle, n’a pas
l’intention de tuer qui que ce soit…

Au moins, ce film bancal ne cache pas son inspiration… Et c’est bien le
problème : DeVito aurait pu suivre l’avis de son personnage et s’inspirer
de l’écriture dépouillée du Hitckock ! En effet, le scénario abonde de
quiproquos et de rebondissements tentant de cacher le fait que les personnages
sont bien trop schématique : on ne saura jamais comment est né la relation
entre le fils et la mère (Anne ramsey, délicieusement odieuse) ni ce qui fait
fonctionner les uns comme les autres. Du coup, même Billy Cristal s’avère un
peu fade (un comble !) De plus, pour un film se voulant teigneux, il
s’avère au final bien consensuel. Un curieux mélange donc, qui n’arrive jamais
à s’élever au-delà de son inspiration de base. Dommage…




Balles de feu



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Balls of fury Metropolitan 2007 Robert Ben Garant, avec Dan Fogler, Christopher Walken, Maggie Q, George Lopez, James Hong…



A 12 ans, l’enfant prodige du ping-pong Randy Daytona se fit humilier aux jeux
olympiques de Séoul… 19 ans plus tard, il en est réduit aux spectacles de
cabaret lorsqu’un agent du FBI l’aborde : un caïd des Triades nommé Feng
organise un tournoi clandestin entre les meilleurs pongistes au monde. Randy va
s’y infiltrer, mais il lui faut pour cela se remettre en forme…

Une comédie au pitch intéressant — mêler les clichés du film de sport à celui
des arts martiaux — qui n’a pas fait beaucoup de bruit… Car en effet, une fois
l’idée exposée, on sait à peu de choses près ce qui va se passer. Du coup,
l’ensemble passe d’une scène à l’autre à un rythme quelque peu lymphatique qui
n’épargne pas des développments inutiles (imposer au héros un prostitué
masculin… scène non justifiée qui pourrait être coupée sans rien changer.) Ce
qui fait l’intérêt du film est surtout l’enthousiasme général du casting de
rêve qui semble bien s’être pris au jeu, Maggie Q et Walken en tête avec un
accessit à un Jason Scott Lee méconnaissable, plus des scènes d’affrontements
relativements crédibles. Quelques scènes particulièrement décalées promettent
malheureusement plus qu’ils ne tiennent et on revient vite aux gags en dessous
de la ceinture. Une idée à demi exploitée donc, mais comme toujours, le verre
est à motié plein ou à moitié vide… Et on a vu tellement pire !




Banco pour un crime



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 0/5


Once upon a crime Supra Vision 1992 Eugene Levy, avec Sean Young, Richard Lewis, John Candy, James Belushi, Cybille Shepherd, Ornella Muti, Georges Hamilton…



A Monte carlo, Phœbe et Julian s’unissent pour rendre contre récompense le
chien Napoléon à sa maîtresse légitime. Mais la vieille dame est assassinée et
le cadavre se retrouve dans une valise échouant à Neil Schwary, un joueur
compulsif…

Ce
remake de l’Italien « Chacun son crime » est passé inaperçu après
s’être fait assassiner par la critique, Sean Young étant même nominée à un
razzie ! On ne sait trop qui eut l’excellente idée de mêler des
personnages en carton-pâte bien trop nombreux et surtout de demander aux
acteurs de surjouer au maximum à coup de grimaces et de grands gestes (Belushi,
ou son rôle, est particulièrement insupportable) pour finir par une
confrontation à la Agatha Christie. Il faut dire que le DVD Supra, sans doute tirée
d’une VHS fatiguée, achève le tout avec une image sombre et baveuse. On peut
éviter…




Bandidas



Etats-Unis d'Amérique   France   Mexique  
Note : 1/5


EuropaCorp 2006 Joachim Roenning & Espen Sandberg, avec Penelope Cruz, Salma Hayek, Steve Zahn, Dwight Yoakam, Sam Shepard…



Mexique, 1880. Une banque New Yorkaise décide de faire passer le chemin de fer
au Mexique, mais pour cela, il faut exproprier les paysans… Ils envoient pour
cela Tyler Jackson, une brute sans scrupules. Sara Sandoval, riche européenne
et Maria Alvarez, simple fille de fermiers, n’ont qu’un point en commun :
Tyler a tué leurs pères. Elles s’unissent pour défendre le peuple… La banque
envoie un jeune expert en police scientifique, Quentin Cooke, qui se rebelle en
constatant les exactions de Tyler…

Comme pour être sûr qu’on ait compris, le père de Sandoval s’appelle Don Diego
et un de ses serviteurs, dûment bedonnant, Bernardo… Ce qui donne une bonne
idée du niveau du film. De cortex, point, uniquement un jeu de « regardez
ma belle référence » qui ne cache pas l’usage effrené de la photocopieuse :
railler son absence d’idées ne rend pas intelligent, tout comme cette scène de
« Bullet time » à la Matrix laide, inutile et tombant comme un cheveu
dans la soupe. L’alchimie entre Hayek et Cruz (amies dans la réalité)
fonctionne, mais leurs personnages n’ont aucune consistance : on se crèpe
le chignon pour se rabibocher, on hésite entre demoiselles en détresse,
enquiquineuse et forte femme, et l’humour fonctionne une fois sur deux. Il y a
de bonnes scènes et les auteurs comptent sur un rythme effréné pour masquer les
déficiences de leur matériau, mais on ne sait trop quel est le public
visé : c’est trop violent, sur un sujet trop grave (Mieux traité dans les
western-spaghettis), trop chargé d’érotisme (même puéril) pour être familial et
trop niais et gentillet pour viser un public adulte. Comme il n’y a là rien qui
n’ait été déjà vu cent fois, cela peut se regarder si on s’intéresse au seul
atout « vendeur » : réunir Hayek et Cruz. Cela ne fait néanmoins
pas un film…




Battlefiel Baseball



Japon  
Note : 2/5


Jigoku koshien M6 Vidéo 2003 Yudai Yamaguchi, avec Tak Sakaguchi, Atsushi Ito, Hideo Sakaki…



Le manager d’une équipe de baseball du collège de Seido découvre avec épouvante
que son équipe doit affronter l’école de Gedo, qui a la manie de massacrer ses
adversaires… Au sens littéral du terme ! Lorsque son équipe est décimée,
il se tourne vers un jeune prodige du baseball, Jubei. Mais celui-ci a fait le
vœu de ne plus jamais jouer…

Quelques minutes de film  suffisent
à comprendre qu’il s’agit de l’adaptation d’un manga ! Tout y est :
les plans reproduisant les cases, le triturage des personnages, la violence
cartoonesque… Plus un personnage qui ne cesse de revenir d’entre les morts avec
un physique différent ! La présence de l’acteur de « Versus » et
de son scénariste à l’écriture et la réalisation en dit long. Quand aux
« méchants », ce sont des zombies menés par un sosie de Robert Z’dar
(notre Maniac Cop à tous) ! Inutile de dire que le baseball est absent de
ce carnage… C’est distrayant pour peu qu’on accroche à ce joyeux délire, mais
ce souci de coller au plus près au manga — et un budget qu’on sent réduit — font
qu’on aurait plutôt envie de se plonger dans l’original ! Cela dit, il est
des films si différents du tout venant que, malgré leurs défauts, on ne peut
que les conseiller. Une curiosa.




Be cool



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


115mn MGM 2005 F. Gary Gray, avec John Travolta, Uma Thurman, Vince Vaughn, Christina Milian…



Lassé de Hollywood, Chili Palmer pense tenter sa chance dans la musique. C’est
alors qu’un de ses amis producteurs, Tommy Athens, se fait assassiner par des
mafieux Russes. Chili va se rapprocher de sa veuve, Edie, et la convaincre de
produire une jeune chanteuse, Linda Moon. Or celle-ci a déjà un contrat avec le
caïd Nick Carr. Et Edie découvre que Tommy devait une fortune aux gangsters
russes !

Une suite à « Get shorty » qui est loin d’être aussi efficace. Si les
acteurs restent excellents, le portrait du monde de la musique plutôt que celui
de Hollywood et ne convainc pas un seul instant. Quant à Chili, il semble
réussir en tout, ce qui fait qu’il n’y a pas vraiment de tension. Il y a assez
de personnages pittoresques bien interprétés pour faire passer le temps, mais
rien à voir avec le premier. Et l’abus de placements de produits bien visibles
devient agaçant…




Bernie



France  
Note : 4/5


PFC 1996 Albert Dupontel, avec Albert Dupontel, Claude Perron, Roland Blanche, Hélène Vincent, Roland Bertin…



Bernie, un orphelin de trente ans légèrement attardé vivant dans une
institution, part à la recherche de ses véritables parents. Il découvre qu’on
l’a trouvé dans une poubelle ! Bernie s’invente alors un passé rocambolesque
qu’il va tenter de réaliser… mais la rencontre avec ses vrais parents tournera
au drame…

Attention, ça dépote ! Rarement est-on allé aussi loin dans la noirceur, la
méchanceté, le grinçant, le pathétique, la violence, bref, comme le dit la pub,
il s’agit d’un OVNI décapant dans le ciel du cinéma français (mondial ?)
Dupontel abandonne toute échappatoire dans sa vision d’une humanité larvaire,
au-delà de toute rédemption, où la seule pointe d’émotion et de tendresse (Ou
ce qui en tient lieu dans cet univers tuméfié) est offerte par une camée et un
débile meurtrier. Ce n’est pas vraiment du divertissement, ou alors d’un genre
très spécial, mais Dupontel a osé bousculer la routine actuelle pour faire un
film fort, cogneur, anarchiste, Hara-kirien, passionné, prêt à dégueuler ses
tripes sur la moquette aseptisée des caciques de l’avance pour recettes. Plus
de quinze ans après, on n’est pas loin du film-culte…




Béru et ces dames



France  
Note : 3/5


UFG 1968 Guy Lefranc, avec Gérard Barray, Jean Richard, Anna Gaël, Maria Mauban, Roger Carel, Paul Préboist, Marcel Bozzuffi, Marthe Mercadier…



Bérurier ayant hérité trois ans plus tôt d’un hôtel particulier qu’il a mis en
location, il s’alarme lorsque son locataire cesse de payer le loyer. Et pour
cause, il a été assassiné ! L’hôtel particulier a été transformé en
bordel, mais abrite également des malfaiteurs désireux de s’emparer d’un
chargement de morphine…

Retour d’à peu près la même équipe de « Sale temps pour les
mouches », mais cette fois, si le film reste dispensable, la mayonnaise
prend un poil mieux, sans doute de par la volonté de recentrer le tout sur
l’aspect purement policier — à l’origine, les San Antonio étaient des polars
plus ou moins sérieux — avec pas mal d’action, Richard et Préboist se chargeant
de la gaudriole. C’est gentiment neu-neu, pas crédible pour un sou et fauché
par rapport aux prodctions Hunebelle de l’époque, mais ce côté bon enfant a son
charme. Et que dire de la pléthore de seconds rôles ! Par contre, bien sûr,
le tout semble bien sage par rapports aux romans. Curieusement, « San
Antonio ne pense qu’à ça » de 1981, réputé assez délirant, est introuvable
en DVD !




Bienvenue à cadavres-les-bains



Autriche  
Note : 3/5


121mn Der Knochenmann MK2 2009 Wolfgang Mumberger, avec Josef Hader, Josef Bierbichler, Birgit Minichmayr, Christoph Luser…



Le privé Brenner, reconverti dans la récupération de voitures, est envoyé à la
recherche d’un peintre nommé Horvath censé résider dans un restaurant, le
« Löschenkohl ». Mais Horvath a disparu, et le propriétaire des lieux
est soumis à un chantage…

Ce film autrichien - une rareté – est le seul diffusé chez nous d’une série de
trois gros succès consacrés au personnage de Brenner d’après l’auteur Wolf
Haas, dont les romans sont traduits chez Rivages… Mais pas celui-ci. Allez
comprendre ! On se demande d’où sortent les références à « Shaun of
the Dead » ou « Severance » inventées par le distributeur (qui
occulte soigneusement l’origine du film, classique…), d’autant qu’il n’y a pas
un poil de fantastique ni d’horreur dans un film oscillant entre polar et
comédie d’humour noir. La réalisation est certes un peu molle, mais s’ingénie à
cadrer des « trognes » d’une façon qui évoque plutôt le cinéma
nordique. Cette comédie humaine, quoique mijotant quelques ellipses témoignant
de son origine littéraire, s’avère tout à fait roborative et mijote même un
retournement final ironique et inattendu. Quelques notations typiquement
Autrichiennes — le film étant conçu en partie pour le public Allemand qui a
plébiscité Brenner — risquent de tomber à plat sans être gênantes ; le
titre Français est justifié par un jeu de mot intraduisible en cours de film.
Cette comédie noire et grinçante dépasse donc le simple stade de curiosa, mais
on peut craindre que ce marketing mensonger ne lui cause plus de tort que de
bien…




Bienvenue à Collinwood



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 3/5


2002 Anthony & Joe Russo, avec George Clooney, Sam Rockwell, Isaiah Wahington, William Macy, Luis Guzman, Michael Jeter, Patricia Clarkson, Jennifer Esposito…



Cosimo, voleur à la petite semaine, se fait pincer… De son collègue de cellule,
il apprend un "Bellini", un coup sans risques. Un jeune boxeur raté,
Pero, est censé prendre la place de Cosimo, mais il réussit à lui extorquer son
tuyau et reprend l'affaire. Ce qui n'ira pas sans mal avec son équipe de bras
cassés…

La comédie policière se porte bien, ces derniers temps… Ce film à petit budget
se rapproche du "Escrocs mais pas trop" de Woody Allen, mais lorgne
surtout du côté des frères Coen, tant par ses cadrages que l'humour de
situations, parfois très noir. L'ensemble emprunte de nombreuses scènes au
"Crackers" de Louis Malle, même s'il s'agit d'un remake du
"Pigeon" de Monicelli ! L'interprétation fait passer la pilule
sans mal, mais l'ensemble reste tout de même un peu vain… Pas un mauvais film
ni un petit bijou, juste une façon agréable de passer 1h20 en compagnie
d'excellents acteurs…




Bienvenue à Zombieland



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Welcome to Zombieland Sony 2009 Ruben Fleischer, avec Woody Harrelson, Jesse Eisenberg, Emma Stone, Abigail Breslin, Bill Murray…



.
Dans un monde envahi par les zombies… Tallahassee et Colombus se retrouvent
pour faire un bout de chemin vers une hypothétique zone libre. Leur route
croise celle de deux arnaqueuses de choc, ce qui correspond à la principale
préoccuption de Colombus : perdre sa virginité…



.
Drôle de film qui s’avère plus une collection de vignettes qu’une véritable
histoire et où les zombies ne servent qu’à planter le décor. Mais le
réalisateur avoue avoir eu l’idée en regardant « Shaun of the Dead »
(qui, faut-il le préciser, est nettement supérieur.), ce qui est éloquent… Fini
la satire sociale, inconcevable à Hollywood : il s’agit d’une comédie
reprenant le personnage du geek, selon la mode actuelle, et les zombies ne sont
là que pour être dézingués de la plus inventive des façons. Il est à noter que
pas un seul des personnages ne semble prendre d’ampleur face à ce qui est la
fin de leur monde, uniquement préoccupés par leurs lubies relevant du gimmick
(perdre sa virginité pour l’un, trouver le dernier Twinkie pour l’autre). De
même, là où le finale de « Shaun of the dead » ne reculait pas devant
le nihilisme inhérent au genre, la baston apocalyptique qui clôt le métrage
s’avère bien arbitraire jusqu’à une fin ouverte. Là où le film fonctionne,
c’est grâce à une inventivité constante (le petit rôle de Bill Murray est un
régal), des effets jamais trop lourds ni appuyés, des clins d’œil cinéphiliques
omniprésents mais jamais cache-misère, une vision d’un monde post-cataclysmique
déglingué parfois impressionnante (la scène de la rencontre des deux
protagonistes) et une réalisation allègre qui évite toute les affèteries à la mode.
Résultat, cette potacherie tout de même un brin consensuelle a fait un énorme
carton, ouvrant probablement à son réalisateur les portes d’Hollywood. Comme
carte de visite, on a vu pire…




Bienvenue à Zombieland



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Zombieland Sony 2009 Ruben Fleischer, avec Woody Harrelson, Jesse Eisenberg, Emma Stone, Abigail Breslin, Bill Murray…



Dans un monde envahi par les zombies… Tallahassee et Colombus se retrouvent
pour faire un bout de chemin vers une hypothétique zone libre. Leur route
croise celle de deux arnaqueuses de choc, ce qui correspond à la principale
préoccuption de Colombus : perdre sa virginité…

Drôle de film qui s’avère plus une collection de vignettes qu’une véritable
histoire et où les zombies ne servent qu’à planter le décor. Mais le
réalisateur avoue avoir eu l’idée en regardant « Shaun of the Dead »
(qui, faut-il le préciser, est nettement supérieur.), ce qui est éloquent… Fini
la satire sociale, inconcevable à Hollywood : il s’agit d’une comédie
reprenant le personnage du geek, selon la mode actuelle, et les zombies ne sont
là que pour être dézingués de la plus inventive des façons. Il est à noter que
pas un seul des personnages ne semble prendre d’ampleur face à ce qui est la
fin de leur monde et restent uniquement préoccupés par leurs lubies relevant du
gimmick (perdre sa virginité pour l’un, trouver le dernier Twinkie pour
l’autre). De même, là où le finale de « Shaun of the dead » ne
reculait pas devant le nihilisme inhérent au genre, la baston apocalyptique qui
clôt le métrage s’avère bien arbitraire jusqu’à une fin ouverte. Là où le film
fonctionne, c’est grâce à une inventivité constante (le petit rôle de Bill
Murray est un régal), des effets jamais trop lourds ni appuyés, des clins d’œil
cinéphiliques omniprésents mais jamais cache-misère, une vision d’un monde
post-cataclysmique déglingué parfois impressionnante (la scène de la rencontre
des deux protagonistes) et une réalisation allègre qui évite toute les
affèteries à la mode. Résultat, cette potacherie tout de même un brin
consensuelle a fait un énorme carton, ouvrant probablement à son réalisateur
les portes d’Hollywood. Comme carte de visite, on a vu pire…




Bienvenue chez les Rozes



France  
Note : 3/5


TF1 2003 Francis Palluau, avec Lorànt Deutsch, Carole Bouquet, Jean Dujardin, Clémence Poésy, André Wilms…



Gilbert et MG sont deux évadés recherchés par toutes les polices qui échouent
dans une banlieue huppée… Bien calme en apparence. Or lorsqu’ils se réfugient
dans une famille apparemment normale, tout va vite déraper…

Tiens ? Une comédie policière réussie, prototype du film dont il est
quasiment impossible de résumer l’histoire sans trop en dévoiler. Il serait
simple de limiter l’ensemble à une sorte de comédie de boulevard où les portes
claquent si le soin apporté à sa confection n’était pas évident — ne serait-ce
que par la photographie somptueuse qui place le décor de banlieue du film dans
une sorte de jardin de conte de fées où, apparemment, rien ne se passe, et où
l’influence de Jean-Pierre Jeunet est évidente. A travers une intrigue pleine
de rebondissements, aux seconds rôles savoureux (Yolande Moreau, qui n’a cessé
de monter depuis, et une apparition de Dominique Pinon), on évite la plupart
des écueils : pas d’hystérie (l’interprétation de Carole Bouquet calmant
d’office le jeu), pas de vulgarité, le réalisateur ne cherche pas une
esthétique « trash » (qui l’aurait mis en concurrence avec le Ozon de
« Sitcom ») ni à reprendre les tics à la mode. Du coup, on peut
peut-être trouver l’ensemble un rien sage (encore que, le côté très factuel de
cette montée de la folie puisse être jugé plus efficace que des hurlements),
n’évitant pas quelques clichés ou facilités (Dujardin fait un peu du Dujardin
de l’époque), mais le simple plaisir d’une solide histoire millimétrée et bien
racontée ne peut se bouder. Le film a correctement marché, et a d’ailleurs ses
fans, mais curieusement, malgré l’impressionnante maîtrise de ce premier film,
Palluau n’a plus fait parler de lui depuis…




Bienvenue en prison



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Let’s go to prison Universal 2006 Bob Odenkirk, avec Dax Shepard, Will Arnett, Chi McBride…



Criminel endurci mais minable, John Lyshitski veut se venger du juge qui l’a
envoyé en prison, mais il vient de décéder ! Qu’à cela ne tienne, il se
rabat sur son fils, Nelson Biederman 4. Lorsque celui-ci finit en prison par
accident, John se fait arrêter à son tour, gagne sa confiance et partage sa
cellule. Il entend bien lui pourrir la vie, mais Nelson s’adapte mieux que
prévu…

Une comédie avec des acteurs de série TV par un réalisateur de série TV… Oui,
cela sent le  « coup »
commercial ! Les acteurs sont plutôt bon, avec un ton assez grinçant, voir
cruel… Mais tout ceci ne mène pas bien loin à cause d’un script pas vraiment
novateur et d’un humour un peu trop scatologique pour convaincre jusqu’à un
retournement final prévisible. Et puis, les rires sont rares… Bref, encore une
fois, de bons acteurs trahis par un matériau pas à la hauteur…




Big



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


20th Century Fox 1988 Penny Marshall, avec Tom Hanks, Elizabeth Perkins, Robert Loggia, John Heard, Mercedes Ruehl…



Josh, 12 ans, craque pour une "grande" de sa classe. Dans une fête
foraine, il trouve un appareil promettant d'exaucer les vœux : il choisit donc
de grandir… Et le lendemain, il se retrouve dans le corps d'un homme de 30 ans
! Il trouve du travail dans une fabrique de jouets, où ses suggestions valent
de l'or…

Gros succès pour ce film bon enfant, sympathique sans être mièvre : en fait,
c'est le premier film réalisé par une femme à passer la barre des 100 millions
de dollars de profit. Ce qui n'a guère changé le sexisme légendaire
d'Hollywood… Bien avant les oscars et les gros sous, Hanks était déjà un acteur
accompli et réussit là une performance remarquable aidée par son charisme et
son physique d'éternel ado. Le scénario est standart, mais effectué avec
énergie et sans longueurs. Pour la petite histoire, le projet devait échouer à
l'origine à Spielberg qui voulait mettre Harrison Ford dans le rôle principal ;
ensuite, De Niro (!) et Jeff Bridges furent considérés… Un bon petit film à
redécouvrir.




Big Mamma



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 0/5


Big Momma’s House Fox 2000 Raja Gosnell, avec Martin Lawrence, Nia Long, Paul Giamatti, Terrence Howard…



L’agent Malcolm Turner est un maître du déguisement. Lorsque le criminel Lester
s’échappe de prison, le FBI mets sous surveillance son amie Sherry ;
celle-ci se réfugie chez sa grand-mère surnommée Big Momma. Mais en son
absence, Malcolm doit endosser la persoinnalité de Big Momma !

Cette tentative non déguisée de surfer sur le succès du « Professeur
Foldingue » a atteint son but : rapporter un max. mais à quel
prix ! L’ensemble cache la faiblesse de ses idées sous un déluge de gags
uniquement basé sur la scatologie. C’est tout, et ça dure une heure et demie.
Il y a ceux pour qui le simple bruit d’un prout est une source constante
d’hilarité. Les autres éviteront comme la peste ce sous-sous-produit aussi
drôle qu’une dent infectée. Par le futur réalisateur des deux
« Scooby-doo » !




Big Mamma 2



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Big Momma’s House 2 Fox 2006 John Whitesell, avec Martin Lawrence, Nia Long, Emily Procter, Leah Fuller…



Malcolm Turner se voit rélégué aux tâches subalternes… Mais il apprend que le
FBI cible Tom Fuller, un homme d’affaires soupçonné de vouloir vendre un
dangereux « ver » informatique à l’étranger. Il est temps pour Big
Mamma de reprendre du service, au grand dam du FBI…

Le premier film était aussi drôle qu’une rage de dents, mais a rapporté assez
pour justifier cette suite. Cette fois, l’humour se calme sur le scato qui
envahissait le premier. Mais du coup, l’intrigue en devient générique au
possible : Malcolm semble tout savoir (Il sait lire les cerveaux ?),
se transforme en un tournemain et les péripéties sont assez prévisibles.
Contrairement au premier, il y a de bons moments (Le chihuaha guéri par la
Tequila, la visite à l’esthéticienne) et de vrais rires, mais tout ceci reste
excessivement sage jusqu’au happy-end de rigueur. Bof…




Big Movie



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Epic Movie Fox 2007 Jason Friedberg & Aaron Seltzer, avec Kai Penn, Adam Campbell, Jennifer Coolidge, Carmen Electra…



Quatre orphelins reçoivent une invitation pour visiter une fabrique de
chocolats. Via une armoire, ils se retrouvent dans le monde de Gnarnia…

Quand tirera-t-on la chasse sur les multiparodies nullardes du duo Friedberg/Seltzer
qui en ont fait une rente de situation ? Quoique, vu qu’il ne faut guère plus
de deux neurones en activité et un budget vite remboursé pour en pondre une,
les studios continueront sans doute d’en produire tant qu’il y aura encore deux
boutonneux attardés pour aller les voir. Ce sous-sous-produit semble s’ingénier
à éviter tout ce qui pourrait faire rire le spectateur, se contentant de
reproduire à l’exacte des scènes des films qu’il parodie en employant des
sosies des acteurs desdits films, économies oblige. Or voir, par exemple, un
faux Samuel Jackson répéter sa phrase-titre de « Des serpents dans
l’avion » n’est pas drôle, juste débile. Un tel consternant manque
d’inspiration en devient plus déprimant qu’autre chose. Le cinéma est-il tombé
si bas ?




Big Nothing



Canada   Royaume-Uni  
Note : 3/5


Pathé 2006 Jean-Baptiste Andrea, avec David Schwimmer, Simon Pegg, Alice Eve, Natasha McElhone, Mimi Rogers, Jon Polito…



Lorsque Charlie, un ex-prof et apprenti écrivain, et Gus, son collègue de
bureau, se font virer dans leur emploi dans un centre d’appel, Gus dévoile ses
plans : faire chanter un révérend avec un relevé des sites pédophiles
qu’il visite. Se joint à eux une ex-miss Ohio Pas si bête qu’elle en a l’air.
Mais leur plan capoe de toute les façons possibles…

En dire plus serait criminel, puisqu’il s’agit d’un de ces films ou tout semble
possible, tant le scénario accumule les situations en apparence impossible à un
rythme effrené et où tout ce qui peut aller mal va mal. Second film d’Andrea
après « Dead End », tourné au pays de Galles, l’ensemble compense son
petit budget par une réalisation inventive et une très belle photographie. Bien
sûr, pour qu’un tel film fonctionne, il faut une bonne alchimie entre les
personnages : il serait vain d’imaginer ce que serait le film avec Nick
Frost, et si Schwimmer compose son personnage habituel de névrosé, il fait un
bon contrepoint à l’énergie de Simon Pegg. Bien sûr, comme souvent, le film
perd un peu de son momentum alors qu’approche le troisième acte jusqu’à une
conclusion un rien prévisible, mais il amuse et tient en haleine jusqu’à la
fin, même s’il emploie avec brio une formule inventée par d’autres. Résultat ?
Là où des pantalonnades décérébrées rapportent un max, ce film cassé par la
critique n’a connu qu’une distribution mondiale en DVD, et Andrea, reconverti
en scénariste pour le peu brillant « Hellphone », risque de ne
pouvoir tenir ses promesses de réalisateur. Déprimant…




Bigfoot et les Henderson



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 4/5


110mn Harry and the Henderson CIC 1987 William Dear, avec John Lithgow, Melinda Dillon, Kevin Peter Hall, M. Emmet Walsh…



Les Henderson partent pour un week-end en forêt… et heurtent un Sasquatch, un
yéti légendaire poursuivi par un chasseur ! Le croyant mort, ils le ramènent
chez eux, mais « Harry » est bien vivant et, malgré sa taille,
totalement inoffensif ! Mais sa présence déclenche une véritable chasse au
monstre, attirant tous les Rambos du coin…

Une réussite surprenante, une comédie familiale inattendue du metteur en scène
de “Timerider”, avec un John Lithgow plus habitué à jouer les méchants. Drôle
et émouvant sans mièvrerie aucune, ce qui est rare, le film est presque un
manifeste humaniste, non-violent et anti-chasse sans non plus donner dans le
prêchi-prêcha, autre tour de force en soi. Feu Kevin Peter Hall offre son
immense carcasse à une créature aux grands yeux, comique de par sa naïveté, sa
masse et le décalage constant (« Harry » découvrant les comédies
débiles télévisées est un grand moment) : une belle reconversion pour le géant
qui interpréta les « Predator » ! Malheureusement, le film est un peu
trop long et perd de son impact malgré d’excellentes scènes (Lorsqu’un vieil
homme réalise son rêve de voir un jour le Sasquatch). Les enfants adoreront et
les adultes profiteront de quelques gags très drôles. Le maquillage de Rick
Baker lui valut un Oscar, et les personnages donnèrent lieu à une série TV qui
devait engendrer le sympathique Alf. Curieusement, il n’existe pas de DVD français,
uniquement allemand et anglais.




Bikini Bandits



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


WE 2002 Steve Grasse, avec Heather-Victoria Ray, Heather McDonnell, Betty san Luis, Cynthia Diaz, Maynard James Keenan, Dee Dee Ramone, Jello Biafra, Corey Feldman…



Les « Bikini Bandits » sont des braqueuses en bikini échappant à la
police…

Adapté et remonté d’après une série de courts diffusés sur internet (présentée
en bonus pour qu’on voie que c’est exactement la même soupe), ce machin semble
présupposer que la simple idées de braqueuses en bikini est si hilarante que
tout ce qui sort de la tête des créateurs de ce bouzin doit être mis à l’écran
avec des guets-stars (bien soulignées, regardez, on a eu Dee Dee Ramone en
pape, sommes-nous géniaux !) pour donner une caution « rock » à
l’ensemble et l’éternelle cache-sexe de l’ « hommage » (pauvre
Russ Meyer, que de péchés aura-t-on commis en ton nom…). Résultat, on mêle
parodies de pubs, passages sans rapports les uns avec les autres, érotisme
bling-bling à base de bagnoles qui a dix ans de retard, tournage de scènes
rajoutées au montage et tout ce qui passe par la tête des créateurs tellement
persuadés d’être le summum de la cool-attitude qu’ils présentent des intermèdes
laborieux aussi inintéressants que le reste sur le montage du film. L’ennui,
c’est que l’ensemble est l’équivalent de l’oncle ivrogne qui, lors des fêtes
familiales, refuse d’arrêter de raconter des blagues salaces qui ne font rire
que lui… Le summum est atteint lors de la brève interview d’un Corey Feldman
regrettant d’apparaître dans ce navet, mais tenu par contrat – et présenté à
l’intérieur du métrage, comme si c’était censé être un reflet de l’intelligence
des réalisateurs alors que ça n’en devient que pathétique par manque de recul.
Et à 60mn le bout, cela réussit à être long… Bref, cette daube ne vaut pas
mieux que les « Machin movie » laborieux qu’on s’entête à pondre, la
prétention en plus. Tirons la chasse…




Blanche



France  
Note : 2/5


TF1 2002 Bernie Bonvoisin, avec Lou Doillon, Roschdy Zem, Jean Rochefort, Carole Bouquet, José Garcia, Antoine De Caunes…



Le cardinal Mazarin fait assassiner les De Perronne pour s'approprier leurs
biens, mais leur fille, Blanche, a survécu… Devenue adulte, elle dirige une
bande de malfrats, mais ne rêve que de vengeance. De son côté, Mazarin trafique
la "poudre du diable", une drogue puissante. Mais Blanche mets la
main sur la cargaison…

Le cinéma de Bonvoisin ne ressemble à aucun autre… Peut-être est-ce pour cela
qu'il a du mal à trouver son public ! Le parti-pris de "Blanche"
est étrange : jouer entièrement sur l'anachronisme dans des dialogues souvent
déclamés de façon théâtrale par des comédiens habités. Ce jeu de massacre est
assez jouissif pour peu qu'on entre dans le film, mais il est dommage que
l'intrigue, ou plutôt son absence, soit totalement sacrifiée : les scènes
s'enchaînent sans rime ni raison jusqu'à la gratuité absolue (une apparition
des trois Mousquetaires avec Depardieu en d'Artagnan pourrait être retirée de
l'histoire sans heurt…) Le film eût pu s'appeler « Mazarin », tant il
est le personnage central dans toute sa démesure ; heureusement, car on passera
pudiquement sur la "prestation" de Lou Doillon, qui est tout sauf une
actrice… Un drôle de film donc, où il y a à boire et à manger, mais qui ne
pourra par définition pas plaire à tous les goûts.




Blankman



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Gaumont Columbia Tristar 1994 Mike Binder, avec Damon Wayans, David Alan Grier, Robin Givens, Jason Alexander…



Darryl Walker, un doux dingue, pète les plombs lorsque sa grand-mère est
assassinée par un truand. Il s’affuble d’un costume, de gadgets et devient un
justicier gaffeur. Plus par chance que par talent, il réussit à devenir célèbre
au grand dam de son frère…

Une comédie gentillette, sans grand relief ni originalité (Pompée sur
« Rat Pfink and Boo Boo », une ringardise des années 60) mais qui
permet de passer un agréable moment. Le pastiche reste à la surface et les gags
d’une drôlerie inégale. Le film fut un flop aux USA, ce qui fait qu’il sortit
directement en vidéo chez nous. Si vous avez aimé « Le professeur
Foldingue », jetez donc un œil sur cette œuvrette.




Bon cop bad cop



Canada  
Note : 3/5


116mn Action & Communication 2006 Eric Canuel, avec Patrick Huard, Colm Feore, Lucie Laurier, Sylvain Martel, Sylvain Marcel…



 Lorsqu’un cadavre est retrouvé précisément sur le
panneau séparant le Québec de l’Ontario, la question se pose : qui est
compétent pour mener l’enquête ? Du coup, les policiers David Bouchard et
Martin Ward, au style très différent, vont devoir s’en charger… Or la victime
portait un tatouage tracé juste avant sa mort. Lorsqu’un second meurtre est
commis, il devient évident que le tueur souhaite venger ceux qui ont vendu des
équipes de hockey, le sport national canadien, aux USA…

Le film qui a détrôné « Porky’s » comme
plus grand succès canadien au box-office ! Il faut reconnaître que si
l’industrie canadienne tourne à plein tube, c’est plus souvent pour substituer
Toronto à New York (« Jackie Chan dans le Bronx ») ou Los Angeles…
Là, le film mené par un comédien local (Huard, aussi coscénariste) joue à fond
de son identité en se moquant des préjugés entre Québecois et Ontariens, ce qui
lui donne un petit parfum d’exotisme… L’interprétation parfaite où Huard et
Feore se complètent parfaitement cache le fait que l’intrigue est avant tout un
prétexte à placer bons mots et scènes d’action, plus des références à des
gloires locales qui nous échappent. Et puis au final, le personnage de Huard
est tout de même celui qui s’en sort le mieux, décoinçant son coéquipier sans
changer lui-même ; mais Huard est un séparatiste avoué… Incroyable mais
vrai, le commentaire audio apprend que le sujet démarra d’un fait réel,
lorsqu’un homme se suicida après la vente de l’équipe de hockey locale !
En tout cas, une alternative agréable aux films de Dennis Arquand qui fait
passer un bon moment et permet d’en savoir un peu plus sur nos amis
d’Outre-Atlantique (même si on espère que les préjugés entre Québecois et
Ontariens ont été exacerbés pour les besoins du film !)




Bons baisers de Bruges



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 5/5


In Bruges M6 2008 Martin McDonagh, avec Brendan Gleeson, Colin Farrell, Clémence Poésy, Ralph Fiennes…



Ray et Ken sont deux tueurs à gages envoyés se
planquer à Bruges, Belgique par leur patron Harry. Ken tombe amoureux de la
ville pendant que Ray ne pense qu’à repartir à Dublin… or il apparaît que leur
patron a une bonne raison de les envoyer là-bas : pour commettre un
assassinat. Ray s’en charge, mais devient dépressif après avoir
accidentellement tué un enfant. Or Harry leur prépare d’autres surprises…

Quand on croit avoir tout vu sur un thème imposé, un
petit génie trouve une nouvelle variation… ici le dramaturge renommé Martin
McDonagh, dont il est difficile de croire qu’il s’agit de son premier long
métrage tant il est maîtrisé. Disons-le : quoique très remarqué et ayant
remporté un joli succès, ce polar existentiel et absurdiste, ou un humour bien
particulier se mêle à la gravité, ne sera pas du goût de tout le monde, mais
pour qui est sensible à ses richesses, le voyage sera profondément
satisfaisant. Bien des réalisateurs ont prétendu que le décor était un
personnage à part entière, mais là, Bruges la magnifique impose une sorte de
décor de contes de fées — certains ont argué que le film étant ouvertement
fantastique, ce qui se défend — qui fait passer ses outrances (et d’ailleurs,
pour une fois qu’on montre la Belgique dans toute sa beauté au lieu de donner
dans le misérabilisme post-industriel, fût-ce avec talent — qui as dit Lucas
Delvaux ? — cela mérite d’être noté.) Ensuite, les superbes dialogues
réussissent à donner un flot narratif au film profondément immersif et où,
curieusement, tout « tombe » juste : ce qui pourrait être des
répliques appuyées s’inscrivent parfaitement dans le récit. Du coup, il est
facile de se laisser emporter par une intrigue à la fois minimaliste et bourrée
de rebondissements, terre à terre (Farrell cherchant l’emplacement d’un futur
assassinat sur une carte touristique) et onirique à la fois. Plutôt que les
« grandes orgues » d’un Guy Ritchie, ce film choisit d’instaurer en
douceur sa petite musique et s’avère au final éminemment attachant. Et que dire
de l’interprétation sans tomber dans les superlatifs ? Le public comme la
critique ne s’y est pas trompé d’ailleurs, le film a connu un grand succès et
remporté une kyrielle de prix… Y compris aux USA, où il fut à peine
distribué ! (Les critiques de Phœnix lui ont donné le prix du « film
le plus injustement passé inaperçu » de 2008 !)




Bons baisers de Hong Kong



France  
Note : 1/5


Studiocanal 1975 Yvan Chiffre, avec Gérard Rinaldi, Gérard Filipelli, Jeans Sarrus, Jean-Guy Fechner, Mickey Rooney, Shan Kwan Ling Fu, Huguette Funfrock, Bernard Lee, Lois Maxwell…



On a enlevé la reine d’Angleterre ! Comme leur
plus célèbre agent est mort, le MI6 se tourne vers les services secrets
français qui décident de dépêcher leurs pires bras cassés. Or comme une simple
femme de ménage est le sosie de Sa majesté, on décide de la faire prendre sa
place lors d’une visite à Hong Kong. La véritable reine est prisonnière de
Marti, un milliardaire fantasque entendant l’épouser…

Au moins, ce film a l’avantage de l’ancienneté,
préfigurant à la fois les zillions de parodie bondiennes (allant jusqu’à
embaucher Brenard Lee et Lois Maxwell !) ET les multiparodies façon ZAZ,
puisque sorti cinq ans avant « Y’a-t-il un pilote dans l’avion ? ».
En plus de la bondmania qui battait son plein en 1975 (le prégénérique…)
ponctué de clins d’œils inhabituels à l’époque, l’ensemble témoigne aussi de
références étonnamment respectueuse au cinéma de Honk Kong et d’arts martiaux
(la présence de Shan Kwan Ling Fu ou une visite aux Shaw Studios) qui
commençait à peine sa percée en occident. Certaines scènes préfigurent même un
« Johhnny English » ! Quant à Mickey Rooney, il apparaît ici
complètement halluciné malgré un rôle sans consistance. L’ennui, c’est qu’on greffa
à tout ça un film des Charlots… Pour ceux qui ne les considèrent pas comme une
insulte au cinéma, le cinéma des compères — passablement oubliés de nos jours —fonctionnait
(ou pas) sur son côté foutraque, ouvertement décousu, voire bordélique (jusqu’à
ressembler à un film de vacances, comme « Les Charlots font l’Espagne »),
témoignage de l’esprit relax et faussement insouciant des années 70. Là, leur
comique un brin répétitif colle mal sur cette productioon beaucoup trop luxueuse
(le carambolage monstre et inutile qui ouvre le film), à la réalisation
allègre, et leurs gags récurrents déjà bien amortis, à deux voire trois
métrages par an, sentent le réchauffé : l’obligatoire scène de désossage d’une voiture,
complètement gratuite, ennuie plus qu’autre chose. Un curieux hybride donc,
très daté, mais qui pourra intéresser les curieux par ses nombreuses idées qui
seront maintes fois reprises par la suite. Parfois en moins bien, parfois en
mieux… Huguette Funfrock ne quittera jamais le simple rôle de sosie de la reine
dans une poignée de films.




Bons baisers de Pékin



Hong-Kong  
Note : 2/5


Gwok chaan Ling Ling chat HK Vidéo 1994 Stephen Chow & Lik-Chi Lee, avec Stephen Chow, Anita Yuen, Pauline Chan, Joe Cheng…



Lorsqu’un gang mené par un tueur en armure muni d’un
pistolet d’or vole un crâne de dinosaure, on rappelle au service l’agent Ling
Ling Chai, reconverti dans la boucherie. Mais le responsable est en fait son
propre chef qui espère faire tuer Chai le maladroit par son contact, Siu Kam. Chai
s’avèrera plus coriace que prévu…

Dommage que ce film sorte si tard, alors que les
pastiches Bondiens sont légion… Celui-ci est aussi gentiment débile que le
« « Jeu d’espion » de David Wu, mais Chow coscénariste, alors à
l’apogée de son succès, démontre déjà son génie pour le détail incongru.
Résultat, le milieu du film est un déluge d’idées souvent très drôles (les
traditionnels gadgets, l’excellente utilisation du hachoir de boucher de
Chow…), mais aussi d’une cruauté qui peut surprendre : une attaque de
supermarché se finit en bain de sang, et la scène où Chow se fait extraire une
balle est en porte-à-faux entre comédie et horreur en attendant la scène
d’action finale ; un mélange curieux qu’on retrouve dans toutes les
strates du cinéma Asiatique (jusqu’au récent « The Host ») mais qui
peut rebuter… ou attirer ! En tout cas, il vaut mieux écarter les enfants.
Cela dit, c’est à tenter pour qui est lassé des multiparodies débilitantes
actuelles… Même le pastiche musical du thème Bondien est réussi !




Braqueurs amateurs



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Fun with Dick and Jane Columbia Tristar 2005 Dean Parisot, avec Jim Carrey, Téa Leoni, Alec Baldwin, Richard Jenkins…



Dick et Jane jouent selon les règles : ils ont un fils, une maison,
travaillent dur… Mais au moment même où Dick croit obtenir une promotion, la
société de Dick, Globodyne, fait une spectaculaire faillite passablement
frauduleuse et se fait humilier à l’écran… C’est le début de la dégringolade,
tous deux peinant à retrouver du travail. Lorsqu’on menace de reprendre leur
maison, ils décident de rendre coup pour coup…

Ce remake d’un vieux film avec Jane Fonda et Georges Segal, par le réalisateur
du génial « Galaxy Quest », commence très bien, tout en ironie et
sans trop compter sur le cabotinage de Carrey, les situations étant drôles en
elles-même. Puis le tout s’effondre, oubliant la satire pour une série de
scènes « à faire » à base de déguisements où s’agitent nos
personnages. L’ennui est qu’ils ne sont pas vraiment attachants et que leur
succession de malheurs n’est pas forcément drôle : qui a envie de voir des
gens plonger dans un abîme trop crédible pour être distrayant ? Dommage,
tant la première demi-heure était prometteuse. Pour enfoncer le clou, le
générique dédie le film aux acteurs des plus grandes faillites frauduleuses,
Enron en tête…




Bruce tout-puissant



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Bruce Almighty Universal 2003 Tom Shadyac, avec Jim Carrey, Morgan Freeman, Jennifer Aniston, Philip Baker Hall, Steve Carrell…



Bruce Nolan, présentateur télévisé de Buffalo, rêve de prendre du galon, mais
se fait griller par un collègue carriériste.  Il pète les plombs en direct et se fait licencier… Il en
finit par s’en prendre à Dieu lui-même. 
Mais celui-ci le convoque et lui donne ses pouvoirs pour une
semaine ! Gérer un monde n’est pas si facile, surtout lorsque chaque acte
a ses conséquences…

Encore un numéro de cabotinage Carreyen emballé par son acolyte habituel. Par
contre, cette fois-ci, l’ensemble ne manque pas de rythme et, si on nage dans
le convenu, certaines scènes fonctionnent à merveille. Au moins, on a une
amorce de réflexion contrairement à l’habituelle apologie de l’égoïsme (ou tout
pouvoir, d’où qu’il vienne, ne doit être utilisé que pour soi et soi seul) —
même si les conséquences sont souvent zappées. Dans un tel contexte, un Dieu
noir relève plus d’un hasard de casting que d’une quelconque réflexion (Après
avoir joué le président des USA, Freeman prend du galon !) Rien de bien
vital, mais pour peu de supporter Carrey dans son mode cabotin, le contrat est
rempli.




Buffy, tueuse de vampires



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Buffy the Vampire Slayer Fox 1992 Fran Rubel Kuzui, avec Kristy Swanson, Donald Sutherland, Paul Reubens, Rutger Hauer, Luke Perry…



Buffy (Bichette en v.f.!!!) est une écervelée superficielle, une ado parfaite…
jusqu’au jour où elle rencontre le ténébreux Merrick. Celui-ci est là pour lui
faire accomplir son destin : elle est la descendante d’une lignée de chasseuses
de vampire. Or ceux-ci se font actifs sur le campus…

À l’époque, un film pour ados dans la lignée de « Vampire, vous avez dit
vampire ? » sans atteindre la sophistication de ce film. On y fustige le
côté superficiel qui est de rigueur dans les bleuettes du genre tout en restant
ciblé teenager. C’est assez bien troussé, mais assez inconséquent, mettant en
valeur les qualités athlétiques de Kristy Swanson à défaut de son jeu
d’acteur : Sarah Susan Gellar fera nettement mieux, mais il faut dire que
la métamorphose du personnage est expédiée de façon un peu trop rapide. Par
contre, le scénario de Joss Whedon est assez faible — mais il fut remanié à
n’en point finir au point d’être désavoué par son auteur, dont le script
originel était bien plus proche de la future série ! — et ses vampires
maniérés assez ridicules. Le mélange humour et fantastique passe ici assez mal,
mais on voit en gestation ce que Whedon apportera par la suite à la fameuse
série qu’il lancera cinq ans plus tard sous les quolibets. Le film s’est planté
aux USA, entraînant un ”direct vidéo” en France même si le concept s’avérera
viable a posteriori. La traduction des noms vaut son pesant de cacahouètes,
puisqu’outre Buffy/Bichette, Pike (Luke Perry !!!) devient Marcel !
On peut guetter une apparition non créditée de Ben Affleck en joueur de basket
et une Hilary Swank méconnaissable dans son tout premier rôle, et les scènes de
Seth Green — un des rares acteurs rescapés dans la série TV — furent coupées au
montage. Une curiosa…




Burn after Reading



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni   France  
Note : 3/5


StudioCanal 2008 Joel & Etan Cohen, avec George Clooney, Frances McDormand, Brad Pitt, John Malkovich, Tilda Swinton, J.K. Simmons…



Osbourne Cox est un ex-agent des services secrets renvoyé pour alcoolisme qui
décide d’écrire ses mémoires. Mais il les perd dans une salle de gym… La
directrice et un prof tentent de faire chanter Cox, mais les choses vont vite
dégénérer…

Clôturant ce que les Coen appellent la « trilogie des idiots » (avec
« O’ Brother » et « Intolérable cruauté »), ce film salué
par l’habituel délire critique n’est cependant pas leur
plus réussi. Certes, les acteurs sont impeccables, jouant des personnages tous
plus fous (ou mongoloïdes) les uns que les autres — avec un Brad Pitt comme on
ne l’a jamais vu — et certains dialogues font mouche… mais l’histoire est assez
cahotique (on finit par ne plus savoir qui est quoi) et avec des ellipses assez
curieuses, notamment la conclusion arbitraire. Cela reste jouissif, mais c’est
un Coen mineur, un pur vaudeville plus occupé à foncer d’une scène à l’autre
(Tilda Swinton disparaît de l’intrigue à mi-chemin !) qu’à se soucier de
cohérence…




Buster



Royaume-Uni  
Note : 2/5


Fox 1988 David Green, avec Phil Collins, Julie Walters, Larry Lamb, Stephanie Lawrence…



L’histoire de Buster Edwards, petit voleur qui organisa le “vol du siècle” du
train postal Glasgow/Londres dans les années 60. Or l’étau policier se referme
et, après six mois de claustration, il doit partir au Brésil avec son épouse
June et son meilleur ami, Bruce…

Plus polar que comédie, ce film assez léger et d’esprit très prolo en forme de
vague apologie d’un sympathique truand bien réel accro aux valeurs familiales.
Collins, dans son premier grand rôle, est excellent et joue au maximum de son
physique anodin. La partie « Brésilienne » est ambigue, retournant
sur les clichés xénophobes bien British (quoique contenant leur propre
critique), et l’ensemble ne reste pas vraiment dans les mémoires. Piètre succès
en salles, ce petit film s’adresse surtout aux amateurs de curiosa ou aux fans
de Phil Collins. Sympa mais (très) anecdotique.




Case départ



France  
Note : 2/5


TF1 2011 Lionel Steketee, Fabrice Eboué, Thomas N’Gijol,avec Fabrice Eboué, Thomas N’Gijol, Stefi Celma, Etienne Chicot, Davis Salles, Franck de la Personne, Catherine Osmalin…



 Les deux frères Régis et Joël Grosdésir ont suivi des existences bien
différentes : l’un sort de prison et peine à élever sa petite fille,
l’autre est intégré avec un emploi stable. A la mort de leur père, ils se
retrouvent aux Antilles. Mais face au peu de cas qu’ils font du certificat
d’affranchissement qui libéra leurs ancêtres, une tante sorcière les envoie à
l’époque de l’esclavage…

Curieux film, qui se pare des atours d’une comédie bon enfant à la façon des
Inconnus… et joue néanmoins d’un registre grave pour traiter de l’esclavage. Si
les auteurs assument pleinement la gêne que peut engendrer le film (le passage
poignant de la visite à une cale de navire négrier), renvoyant dos à dos les
clichés (En tant que métis, Régis est rejeté tant par les blancs que les
noirs), mais si quelques scènes sont fortes, l’ensemble ne parvient jamais à
dépasser cette mise en porte-à-faux. Rejetant la facilité, on nous montre un
ordre établi où les blancs sont « normalement » racistes — bien
qu’avec des parts de lumière — et les noirs éduqués à préserver ledit ordre
établi. Ce qui n’empêche pas le film d’user de quelques facilités, même si on
évite le film de sketcheux, et de virer à la pantalonnade vers la fin alors que
pourtant, certains passages sont tout en retenue (le fantastique suggéré sans
déluge d’effets) On ne peut nier la sincérité des créateurs, comme le montre
l’intéressant docu, mais l’ensemble ne convaincra vraiment personne et s’avère
pas déplaisant, si on en accepte le parti-pris, mais anecdotique. Ce qui lui
valut autant des louanges excessifs que des déferlements de haine immérités.
Drôle d’époque… La ravissante Stefi Celma chante également la chanson du film.




Cash Express



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 3/5


112mn Rat race Paramount 2001 Jerry Zucker, avec Cuba Gooding Jr, Rowan Atkinson, Whoopi Goldberg, Seth Green, Jon Lovitz, John Cleese…



Un magnat de Las Vegas réunit sept individus qui, tous, ont gagné une
invitation à le rencontrer. Dans la consigne d’une petite ville se trouve une
valise contenant deux millions de dollars, qui appartiendront au premier qui
mettra la main dessus. Or il s’agit d’une course orchestrée et surveillée par
de riches joueurs qui parient entre eux sur chaque événement ! À chacun de
trouver son moyen de transport…

Une comédie à l’ancienne qui évoque les vieux films de Richard Lester, entre
autres : normal puisqu’elle s’inspire d’un film de 1963 signé Stanley
Kramer ! C’est-à-dire que les situations sont plus importantes que les
parodies à deux balles et les gags à base de prout. L’ensemble commence très
fort avec son casting de rêve et perd peu à peu du rythme à cause de la
multiplication des personnages tous différents jusqu’à une « morale »
finale un peu forcée. Mais les différentes vignettes qui composent l’ensemble,
certes inégales, comportent assez de moments cocasses (la visite au
« musée des Barbie »…) pour distraire. Ce n’est pas les « Blues
brothers », qui semblent être l’inspiration majeure du film, et le tout
garde un air de déjà vu, mais on est loin de la drouille habituelle.
Curieusement, la France est peut-être le seul pays au monde ou le film ne soit
pas sorti en salles. 




Ce que veulent les femmes



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


122mn What Women Want Studio Canal+ 2000 Nancy Meyers, avec Mel Gibson, Helen Hunt, Marisa Tomei, Alan Alda…



Nick Marshall, magnat d'une boîte de publicité, supporte mal la féminisation du
métier…  Surtout lorsque son patron embauche une "dure", Darcy
Maguire ! En étudiant la mentalité féminine, il subit accidentellement un choc
électrique… Et découvre qu'il peut entendre les pensées des femmes ! Un don
bien utile dans son métier, surtout que Darcy et lui se rapprochent…

Comédie romantico-fantastique d'un clacissisme éhonté qui pourrait être un
remake d'un film des années 50. L'ensemble repose sur les épaules de Gibson,
charismatique à souhait alors que son personnage n'est pas toujours sympathique
et le fait que toutes les femmes craquent d'office pour lui un peu
systématique, même s’il le rend crédible. La réalisatrice, d'ailleurs, semble
rehausser ce "one man show" en mettant en évidence son physique
d'athlète. L'ensemble n'est pas toujours très fin et ne cherche pas vraiment à
traiter de la différence entre les sexes, mais au moins sans vulgarité. Bref,
un produit de pure consommation courante qui n'offensera ou ne grandira
personne, mais se laisse regarder… Et, du coup, a cartonné.




Chai Lai, espionnes de charme



Thaïlande  
Note : 2/5


Chai Lai Opening 2006 Poj Arnon, avec Jintara Poonlarp, Bongkoj Khongmalai, Supakson Chaimongkol, Bunyawan Pongsuwan, Kessarin Ektawaktul, Nawarat Taecharanbtansprasert…



Cinq espionnes de choc sont envoyées pour retrouver Miki, une jeune fille  japonaise enlevée par le gang des
dragons. Miki détient le secret d’une perle magique que le gang veut
s’approprier…

Une version thaï des « Drôles de dames » version McG, qui se veut
parodique… Donnant donc l’impression de la parodie d’un pastiche, l’œuvre
originale ne se voulant pas très sérieuse non plus ! L’impression générale
se rapprocherait d’un film bis des années 80 : les scènes d’action mélangent
cascades à l’ancienne, mais la caméra-parkinson gâche les quelques combats
dignes de ce nom. Pourtant, zappant de bons passages à d’autres très beauf (la
façon dont une des anges réussit à tordre les barreaux d’une improbable cage),
de scènes bien senties à d’autres rallongées (la piscine…), sans jamais
parvenir à ce grain de folie qui ferait la différence, imposant un rythme
saccadé et un ton très adolescent, l’ensemble développe un certain charme
particulier pour peu qu’on y soit sensible. Arnon deviendra un grand pourvoyeur
de séries B ou Z touchant à tous les genres, du fantastique au film classé
slous l’étiquette discutable de « cinéma homo » (« Bangkok love
story »), rien d’autre n’ayant atteint nos rives…




Chasseurs de primes



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 1/5


All about the Benjamins Metropolitan 2002 Kevin Bray, avec Ice Cube, Mike Epps, Eva Mendes, Tommy Flanagan…



A Miami, Bucum est un chasseur de primes d’élite, mais aux méthodes
discutables, et amateurs de poissons exotiques rares. Il est envoyé récupérer
un récidiviste, Reggie Wright. Lancé à sa poursuite, il tombe sur un entrepôt
où vient de se dérouler un massacre visant à récupérer des diamants — qui
s’avèrent faux… De son côté, Reggie veut récupérer un ticket de loto gagnant
dans le portefeuille qu’il a perdu dans l’aventure…

Un « blaxploitation » moderne assez prévisible, basé sur des préjugés
raciaux peu ragoutants (Le noir hableur, le blanc de luxe…) Surtout, le
scénario est très faible et prévisible au possible. Le finale n’est pas très
cohérent, tout comme un passage où torturer un prisonnier est censé être drôle…
Pas mauvais, mais fondamentalement médiocre et vaguement déplaisant.




Chiens des neiges



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 1/5


Snow dogs Disney 2002 Brian Levant, avec Cuba Gooding Junior, James Coburn, Michelle Nichols, Graham Greene…



Ted Brooks est un dentiste à succès de Miami… Jusqu’au jour où il reçoit une
lettre de Toketna, Alaska, concernant un héritage. Il découvre alors qu’il a
été adopté ! Il se retrouve propriétaire d’un attelage de chiens de
traîneaux…

Une comédie très convenue, au thème assez banal : la bande annonce donnait
à penser que le résultat était beaucoup plus fantaisiste en montrant deux
scènes où les chiens se comportent en humain — en fait un rêve du personnage !
On reste dans la tradition des comédies Disney, mais sans le panache et en
développant tous les clichés d’usage. Quant aux grimaces de Cuba Gooding, elles
frôlent un peu trop le stéréotype racial… Par contre, les décors naturels sont
magnifiques. Uniquement pour les enfants.




Cible émouvante



France  
Note : 4/5


TF1/Pélléas 1993 Pierre Salvadori, avec Jean Rocherfort, Marie Trintignant, Guillaume Depardieu, Patachou, Wladimir Yordanoff, Serge Riaboukine…



Victor Meynard est un tueur à gages ordonné et méticuleux, mais sans enfants
pour reprendre la tradition familiale, au grand dam de sa mère. Mais
lorsqu’Antoine, un coursier, est témoin d’un meurtre, il le prend sous son aile
pour lui apprendre les ficelles du métier. Or leur nouvelle cible, une voleuse
de tableaux du nom de Renée Dandrieux, éveille en Victor un sentiment presque
familiale…

Le premier film de Salvadori a un poil vieilli : peut-être parce qu’on a
vu beaucoup de films sur des tueurs à gage depuis (voire avant, « Max et
Jérémie » étant de 1992 !) ? Mais la méthode Salvadori est posée
dès le départ : un scénario millimétré où ne cessant de prendre des
détours inattendus portés par de vrais personnages et des dialogues littéraires
qui, pourtant, font mouche — parfois au détriment de la réalisation inégale. Le
tout est ici porté par un humour absurdiste très British (ceux qui ont vanté
son remake Anglais appliqué ont glissé sous le tapis le fait que tout était
dans l’original…) Inutile de dire que le tout est d’une joyeuse
amoralité ? Si l’attrait de la nouveauté n’est plus là, l’ensemble reste
réjouissant au possible jusqu’à la dernière image, devenant un film-culte
mineur. À (re)découvrir !




Cinéman



France  
Note : 0/5


Pathé 2009 Yann Moix, avec Frank Dubosc, Lucy Gordon, Pierre-François Martin-Laval, Pierre Richard, Marisa Berenson, Michel Galabru…



.
Régis Deloux est un petit prof de maths qui prend plaisir à tourmenter ses
élèves… jusqu’au jour où il tombe sur une broche enchantée. Celle-ci lui permettra
de plonger dans le monde du cinéma où l’attend Viviane Cook, interprète de
Sissi captive de l’infâme Douglas Craps…



.
Comment allait se débrouiller Yann Moix, romancier reconverti dans le cinéma
avec sa plutôt bonne adaptation de  « Podium », avec une idée pas
plus bête qu’une autre ? L’ennui, c’est qu’il s’agit avant tout d’un
one-man-show Dubosc plus qu’un film… Le début fait illusion avec une image
travaillée et quelques répliques réussies, mais peu à peu, il est net que tout
est sacrifié à son acteur omniprésent, galopant, balançant des dialogues
présumés irrésistibles tout en reprenant les tics rôdés dans cette apologie de
la beauferie satisfaite qu’était « Disco ». On ne cherche pas à
donner la moindre cohérence à l’univers que tente de décrire un Pierre Richard
impérial en forme de Deus Ex Machina (et l’idée de la broche évoque le ticket
de « Last Action Hero ») et le pseudo-hommage s’efface vite, puisque
les films cités ne sont là que comme faire-valoir à un Dubosc s’agitant comme un
Clavier sous amphétamines. Et l’ensemble s’étire, s’étire, mettant en scène les
mêmes situations dans des décors différents à travers une narration chaotique
et réduit à répéter jusqu’à l’écœurement des gags pas drôles (le lamentable
pastiche de Tarzan). Du coup, le film a partagé critiques comme
spectateurs : il faut accrocher au « style » Dubosc pour aimer
un tant soit peu le résultat… et ce n’est pas gagné, le film ayant fait un bide
retentissant. On est en droit de penser que Dujardin, premier choix de Yann
Moix, aurait donné une autre dimension au personnage… Reste le goût amer d’une
occasion ratée qui donne surtout envie de revoir le trop méconnu "Les cent et une nuits de Simon Cinéma" d'Agnés Varda, véritable et humble hommage au septième art. L’avant dernier film de Lucy Gordon ( sacrifiée dans un rôle ingrat), suicidée à
29 ans, et qui fut ici doublée…




Cinéman



France  
Note : 0/5


Pathé 2009 Yann Moix, avec Frank Dubosc, Lucy Gordon, Pierre-François Martin-Laval, Pierre Richard, Marisa Berenson, Michel Galabru…



Régis Deloux est un petit prof de maths qui prend plaisir à tourmenter ses
élèves… jusqu’au jour où il tombe sur une broche enchantée. Celle-ci lui
permettra de plonger dans le monde du cinéma où l’attend Viviane Cook,
interprète de Sissi captive de l’infâme Douglas Craps…

Comment allait se débrouiller Yann Moix, romancier reconverti dans le cinéma
avec sa plutôt bonne adaptation de son propre roman « Podium », avec
une idée pas plus bête qu’une autre ? L’ennui, c’est qu’il s’agit avant
tout d’un one-man-show Dubosc plus qu’un film… Le début fait illusion avec une
image travaillée et quelques répliques réussies, mais peu à peu, il est net que
tout est sacrifié à son acteur omniprésent, galopant, balançant des dialogues présumés
irrésistibles tout en reprenant les tics rôdés dans cette apologie de la
beauferie satisfaite qu’était « Disco ». On ne cherche pas à donner
la moindre cohérence à l’univers que tente de décrire un Pierre Richard
impérial en forme de Deus Ex Machina (et l’idée de la broche évoque le ticket
de « Last Action Hero ») et le pseudo-hommage s’efface vite, puisque
les films cités ne sont là que comme faire-valoir à un Dubosc s’agitant comme
un Clavier sous amphétamines. Et l’ensemble s’étire, s’étire, mettant en scène
les mêmes situations dans des décors différents à travers une narration
chaotique et réduit à répéter jusqu’à l’écœurement des gags pas drôles (le
lamentable pastiche de Tarzan). Du coup, le film a partagé critiques comme
spectateurs : il faut accrocher au « style » Dubosc pour aimer
un tant soit peu le résultat… et ce n’est pas gagné, le film ayant fait un bide
retentissant. On est en droit de penser que Dujardin, premier choix de Yann
Moix, aurait donné une autre dimension au personnage… Reste le goût amer d’une
occasion ratée. L’avant dernier film de Lucy Gordon (ici sacrifiée), suicidée à
29 ans…




CJ7



Hong-Kong  
Note : 3/5


Chung Gong 7 Hu Columbia 2008 Stephen Chow, avec Stephen Chow, Min Hun Fung, Jiao Xu…



Chow Ti est un pauvre travailleur du bâtiment qui se ruine pour envoyer son
fils Dicky dans une école privée — sans grand succès… Tout va changer le jour
où Ti trouve ce qu’il croit être un jouet ultra-sophistiqué qu’il baptise CJ7…

Curieux film, qui suit à la fois un schéma ultra-classique et une
« morale » martelée sans subtilité sur le bonheur d’être pauvre mais
vertueux… pour bouleverser ensuite ces clichés sans pour autant décoller.
Serait-ce le partenariat de Chow avec la Columbia, visant une ditribution US,
qui a enrayé la mécanique ? En ce cas, un retournement à mi-chemin et
surtout des scènes de cruauté envers le personnage de CJ7 risquent d’aliéner
son public potentiel : l’enfant (malgré l’interprétation extraordinaire de
Jiao Xu – en fait une fille !) n’est guère sympathique. Du coup, quelques
scènes inventives typiquement Chowienne (de la chasse au cafard remplaçant une
Playstation… Plus un combat Mangaesque décalqué de « Shaolin Soccer »
ou « Crazy Kung-fu ») et un vague embryon de critique sociale
semblent presque déplacés et si la morale (résoudre ses problèmes soi-même
plutôt que s’en remettre à un deus ex machina) change un peu des héros
attribués habituels, elle est perturbée par un finale un peu trop
« mignon » — mais qui ne résoud nullement les problèmes du père comme
du fils ! Une curiosa donc, qui soulève des problèmes intéressants, mais
ne cherche pas vraiment à les traiter (on peut attendre à un déluge de
questions de la part des enfants…) et manque du grain de folie qui a mené Chow
au nirvana sans pour autant donner dans le film pour enfants aseptisé genre
« Narnia ». Une curiosa, quoi… Est-ce pour cela qu’il n’a eu
droit qu’à une sortie en DVD ?




Click



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Columbia 2006 Frank Coraci, avec Adam Sandler, Kate Beckinsale, Christopher Walken, David Hasselhoff…



Michael Newman est un architecte bourreau de travail, constamment sous
pression, qui néglige sa famille. Tout va changer lorsqu’un inventeur lui offre
une télécommande permettant de diriger sa vie comme un DVD. Mais l’objet
commence à devenir intrusif…

S’il y a un point positif à ce film, c’est bien l’interprétation d’Adam Sandler :
tous les acteurs sont excellents (y compris, étonnamment, Hasselhoff qui semble
prendre la voie de l’auto-parodie, comme Swayze), mais Sandler insuffle une
énergie à son rôle qui fait passer la pilule. En effet, car le reste est moins
attirant : basé sur une seule idée, l’ensemble martèle de façon prévisible
la morale travail = vilain, torcher des gnomes = bien avec toute la finesse
d’un bulldozer pour cacher le fait que le tout se contente de variations sur le
thème central, parfois réussies, parfois non. L’ensemble prend un tour
étonnamment grave dans son dernier tiers, comme si un film sérieux tentait
d’émerger de ce qui n’est qu’un pastiche de « L’effet
papillon » ; et le trait de méchanceté, voire de cruauté du film
(s’exerçant contre un enfant, certe casse-pieds, mais tout de même !) est
pénible. Et bien sûr, les fonctions corporelles sont exploitées à l’envi, comme
si la simple mention d’un pet suffisait à terrasser le spectateur… Pour
spectateurs peu exigeants.




Cockneys vs. Zombies



Royaume-Uni  
Note : 3/5


FranceTélévisions 2012 Matthias Hoene, avec Rasmus Hardiker, Harry Treadaway, Michelle Ryan, Jack Doolan, Georgia King, Ashley Thomas, Tony Gardner, Alan Ford, Honor Blackman, Richard Briers…



Les frères orphelins Terry et Andy tentent de sauver de la démolition la maison
de retraite de leur ex-truand de grand-père. Mais ils choisissent de braquer
une banque — avec les résultats désastreux prévisible — le jour où des ouvriers
de construction déterrent un mystérieux sépulcre et libèrent une horde de
morts-vivants…

Que ne s’est-on pas cogné de variantes de la « zombiemédie » depuis
que « Shaun of the Dead » frappa les écrans ! Un peu comme les
documenteurs post-« Blair Witch Project », on se demande si Wright et
consorts savaient quelle forme de vie parasitique ils avaient engendré… Cet
effort a l’avantage d’être conçu pour les salles, donc pas de caméra divX
tremblotante, et d’être écrit par les scénariqstes de l’excellent
« Severance ». On est loin de ce bijou d’humour noir, là, l’évidence
influence est Guy Ritchie, confirmée par la présence de l’éternel mal embouché
Alan Ford, avec un rien de « Trainspotting ». Le début est classique,
mais fonctionne bien, d’autant que les acteurs semblent donner au matériau plus
qu’ils n’en retirent (Ashley Thomas est très drôle en ex-GI psychopathe) !
Si on retombe vite dans les tropes parodiés plus qu’établis par « Shaun of
the dead », l’idée majeure du film est d’avoir centré une partie du film
dans la maison de retraite assiégée dont les pensionnaires se trouvent pris
entre leur envie d’en découdre en les limitations de leurs corps (ou on apprend
qu’une fausse jambe peut être un atout…), le summum étant atteint lors d’une
« poursuite » dont il vaut mieux ne rien déflorer ! Quelques
idées relancent constamment l’attention, sans oublier des scènes parfois
extrêmement sanglantes. Certes, à force de vouloir faire branché avec quelques
années de retard (les flasbacks, quoique parfois très drôles), l’ensemble en
fait parfois un peu trop, même si le souci de bien faire est évident, et après
une évasion très « 28 jours plus tard », le tout se termine sur un
discours un peu plat qui semble surtout appeler à une suite. Ce film qui ma
méritait-il une sortie cinéma ? Son gros succès en festival donne à penser
que oui. Tel quel, le DVD ferait un bon double programme avec « Bienvenue
à Zombieland », ne serait-ce que pour se laver des zombieries poussives
qui encombrent les bacs…




Cody Banks 2 : Destination Londres



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Agent Cody Banks 2 : Destination London MGM 2004 Kevin Allen, avec Frankie Muniz, Anthony Anderson, Cynthia Stevenson, Keith David…



Cody Banks se retrouve dans un camp de jeunesse qui est en fait un centre
d’entraînement de la CIA. Or on y dérobe un logiciel de recherche découlant
d’études sur le contrôle des esprits. Cody est envoyé à Londres pour le
retrouver sous l’identité d’un prodige musical…

Le premier Cody Banks était plutôt une bonne surprise et ce nouveau film semble
faire encore mieux avec un début assez enlevé. Par contre, on s’enlise un peu
dans un scénario assez abracadabrant (Normal, il fut écrit au fil du
tournage !) et un humour ethnique un peu facile. De plus, Anderson est un
brin irritant en comique de service. Muniz joue à nouveau fort bien son rôle et
l’idée  intéressante que le
personnage soit devenu un peu trop rigide est évoquée… Pour disparaître du
script ! MGM refusa de gonfler le budget (26 millions de dollars, presque
le même que le premier), bien qu’Allen ait voulu employer davatage de CGI. Vu
la faiblesse du scénario, le résultat est honorable. Par contre, pas de 3 en
prévision…




Cody Banks, agent secret



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 2/5


Agent Cody Banks MGM 2003 Harald Zwart, avec Frankie Muniz, Hillary Duff, Angie Harmon, Martin Donovan, Keith David, Arnold Vosloo…



Un scientifique, le Dr Albert Connors, a inventé des nanorobots capable de
détruire les marées noires, mais ses employeurs de la compagnie ERIS ont
d’autres applications en tête, à savoir la destruction des réseaux militaires.
La CIA pert son contact à ERIS et doit faire appel à ses unités spéciales
enfantine ! L’agent Cody Banks est chargé d’entrer en contact avec
Natalie, la fille de Connors. Mais il est loin d’être le tombeur qu’ils
croient…

ENCORE un pastiche Bondien, cette fois-ci usiné pour deux jeunes vedettes du
petit écran ! L’intitulé donnait à penser à un humour décalé autour d’une
sorte de super-ado, mais étonnamment, le film prend une route différente :
un hommage plus qu’un pastiche. Les méchants, le scénar, l’image finale et de
nombreux détails s’inspirent directement des classiques de la série Bondienne.
S’il ne remportera pas d’oscar, Muniz s’en tire honorablement, suivant le
schéma JackyChanien du loser qui, à force de s’échiner, finit par parvenir à
ses fins, et Angie Harmon tire son épingle du jeu dans un rôle pourtant
clichéeux. On n’ira pas jusqu’à dire que c’est une bonne surprise, mais c’est
tout à fait regardable. Ce petit film de 26 millions de dollars a marché
au-delà de toute espérance, assez pour justifier une suite.




Comme chiens et chats



Etats-Unis d'Amérique   Australie  
Note : 2/5


Cats and dogs Warner 2001 Lawrence Guterman, avec Jeff Goldblum, Elizabeth Perkins, Alexander Pollock…



Un scientifique travaille sur un produit annulant les allergies aux chiens… Ce
qui n'arrange point la faction des chats, menés par le diabolique Mr Tinkle !
En effet, chiens et chats se font une guerre souterraine depuis des siècles,
loin des yeux des humains. Un jeune chiot, Lou, se retrouve parachuté
involontairement dans ce conflit…

On peut dire qu'il y a là deux films en un. Le premier, celui que promet
l'affiche savoureuse, est cette lutte entre chiens et chats, pastichant tant
"Men in Black" et "Babe" que les James Bond. Le thème est
poussé jusqu'au bout, du générique digne d'un dessin animé de Chuck Jones a des
dialogues gouleyants et un « historique » hilarant voulant qu'un
jour, les chats dominèrent le monde. Ce moyen budget (60 Millions de dollars —
vu les défis techniques, c'est honnête) n'hésite pas à faire des chats les
méchants ! Est-ce pour cela qu'il connut un échec relatif autant qu'inattendu ?
Ou est-ce parce que toutes les scènes impliquant des humains sont d'une
mièvrerie à pleurer, les personnages étant tous agaçants — à part Elizabeth
Perkins qui s'en sort à peu près — et clichéeux, avec un Jeff Goldblum
sous-employé ? Du coup, le final laisse une impression d'inabouti… Dommage
qu'on ait voulu se rattrapper sur les recettes éculées du film familial (lire
consensuel), quitte à faire rater la mayonnaise. D’autant plus que les scènes
les plus délirantes du film appelaient une suite, voire une série intégrale…
C'est à voir néanmoins.




Comme chiens et chats : la revanche de Kitty Galore



Etats-Unis d'Amérique   Australie  
Note : 1/5


Cats and Dogs : the revenge of Kitty Galore Warner 2010 Brad Peyton, avec Chris O’Donnell, Jack M. Brayer…



.
Un chien policier malchanceux, Diggs, vient de se faire embaucher par
l’organisation secrète des chiens lorsqu’on donne l’alerte. Kitty Galore, une
ex-espionne du M.I.A.O.U., dévoile son plan pour s’emparer du monde. Chats et
chiens — et un pigeon — vont devoir faire cause commune pour déjouer son plan…

.
Décidément, tout peut avoir une suite, même un film qui a fait un bide… Le
premier opus s’effondrait dès qu’il quittait son thème à savoir la guerre
croquignolette entre chiens et chats : l’idée de se passer quasiment des
humains était donc séduisante… sur le papier ! Car le problème, c’est
qu’il fallait bien un scénario, et que les pastiches Bondiens commencent à
sérieusement tourner en rond… celui-ci confond inventivité avec précipitation,
prend à peine la peine d’expliquer ses enjeux et accumule les blagues ou les
jeux de mots (bravo aux traducteurs !) sans trop se soucier de savoir
s’ils sont pertinents (voire très prévisibles, comme la parodie d’Hannibal
Lecter) ou si on a le temps de les enregistrer. Du coup, les personnages sont à
peine exposés, les péripéties s’accumulent de façon mécanique et, pour un si
gros budget (85 millions de dollars le bout !), l’ensemble ferait presque
fauché… Il y a un ou deux bons moments, mais à force de rester dans le
consensuel, l’ensemble manque furieusement de pep’s et a fait un bide après un
bouche à oreilles désastreux. Peut passer une après-midi de pluie avec les enfants
- en location - mais guère plus.




Comme chiens et chats : la revanche de Kitty Galore



Etats-Unis d'Amérique   Australie  
Note : 1/5


Cats and Dogs : the revenge of Kitty Galore Warner 2010 Brad Peyton, avec Chris O’Donnell, Jack M. Brayer…



Un chien policier malchanceux, Diggs, vient de se faire embaucher par
l’organisation secrète des chiens lorsqu’on donne l’alerte. Kitty Galore, une
ex-espionne du M.I.A.O.U., dévoile son plan pour s’emparer du monde. Chats et
chiens — et un pigeon — vont devoir faire cause commune pour déjouer son plan…

Décidément, tout peut avoir une suite, même un film qui a fait un bide… Le
premier opus s’effondrait dès qu’il quittait son thèm,e à savoir la guerre
croquignolette entre chiens et chats : l’idée de se passer quasiment des
humains était donc séduisante… sur le papier ! Car le problème, c’est
qu’il fallait bien un scénario, et que les pastiches Bondiens commencent à
sérieusement tourner en rond… celui-ci confond inventivité avec précipitation,
prend à peine le temps d’expliquer ses enjeux et accumule les blagues ou les
jeux de mots (bravo aux traducteurs !) sans trop se soucier de savoir
s’ils sont pertinents (voire très prévisibles, comme la parodie d’Hannibal
Lecter) ou si on a le temps de les enregistrer. Du coup, les personnages sont à
peine exposés, les péripéties s’accumulent de façon mécanique et, pour un si gros
budget (85 millions de dollars le bout !), l’ensemble ferait presque
fauché… Il y a un ou deux bons moments, mais à force de rester dans le
consensuel, l’ensemble manque furieusement de pep’s et a fait un bide après un
bouche-à-oreilles désastreux. Peut passer une après-midi de pluie avec les
enfants - en location - mais guère plus.




Commis d’office



France  
Note : 2/5


Melimedias 2009 Hannelore Cayre, avec Roschdy Zem, Jean-Philippe Ecoffey, Sophie Guillemin…



A 40 ans, l’avocat Antoine Lahoud en a marre de finir commis d’office pour
défendre des fauchés. Jusqu’à ce qu’il se fasse remarquer par maître Henry
Marsac, défenseur de gros bonnets. Tout se passe bien dans un premier temps,
mais il finit par comprendre pourquoi Marsac l’a embauché : pour faciliter
l’évasion d’un gangster qui lui ressemble…

Adaptation du roman d’une ex-avocate par l’auteure elle-même, ce film présente
certes des défauts de débutant (la soudaine prospérité du héros est évacuée en
un tournemain et Ecoffey charge à mort son personnage), mais semble surtout ne
pas savoir quel chemin prendre, la comédie ou le polar pur. Un porte-à-faux qui
ne peut que nuire au film et, donc, faire ressortir la maladresse avec laquelle
est traité le personnage de Roschdy Zem : de Robin des Bois des prétoires,
il passe vite à la success-story sans que le tout soit vraiment traité. Le résultat
reste sympathique et aborde un milieu rarement traité, mais du coup, on aurait
voulu qu’il soit bien meilleur…




Company Man



Etats-Unis d'Amérique   France   Royaume-Uni  
Note : 1/5


Pathé 2000 Peter Askin & Douglas McGrath, avec Douglas McGrath, Sigourney Weaver, John Turturro, Alan Coummings, Dennis Leary, Anthony LaPaglia, Jeffrey Jones, Woody Allen…



Allen Quimp est un petit professeur passionné par la grammaire. Mais sa
femme
Daisy et son beau-père ne cessent de l'asticoter pour qu'il prenne un
poste
plus lucratif. Il prétend donc faire partie de la CIA, mais toute la
ville ne
tarde pas à être au courant ! La vraie CIA se manifeste alors même qu'il
a aidé
un danseur Russe à passer à l’Ouest. Pour profiter de la publicité, la
compagnie l'embauche pour l'envoyer dans un pays tranquille et sans
danger…
Cuba ! La Baie des Cochons ne sera plus jamais la même…

Douglas McGrath a beaucoup travaillé avec Woody Allen, qui fait une
apparition
très drôle, et s'inspire du Maître et de comédies comme « Bananas »
avec un ton rétro. Maintes fois repoussé et remonté, ce film risque
d'avoir
souffert de tripatouillages… Car si le début est assez drôle et la
reconstitution d'époque amusante grace aux talents impliqués (dont une
Sigourney Weaver très drôle), le film finit par s'enliser dans des
scènes assez
longuettes. McGrath base plus son humour sur des dialogues que des
grimaces,
mais il n'a pas les épaules assez solides pour porter le film, et la fin
est
frustrante. Dommage.




Coup double



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Tough Guys Touchstone 1987 Jeff Kanew, avec Kirk Douglas, Burt Lancaster, Charles Durning, Alexis Smith, Dana Carvey…



Après trente ans derrière les barreaux, Harry Loyd et Charlie Long,
responsables de la dernière attaque de train des USA, tentent de se réinsérer
sous la direction de leur officier de parole Richie Evans. Mais cela n’est pas
si facile, d’autant qu’un tueur aussi âgé qu’eux les a pris pour cible…

Une comédie évidemment centrée sur ses deux protagonistes. Leur duo, rôdé dans
bien d’autres films, fonctionne à merveille et l’ensemble est drôle et
pétillant avec une pointe d’émotion. Lancaster et surtout Douglas imposent une
forme éblouissante à vous ôter à jamais toute peur de vieillir. Par contre, il
s’agit d’un film à sketch quasiment dépourvu de scénario jusqu’à ce qu’ils
décident de se remettre en selle, et les deux protagonistes ont tout du héros
attribué sans peur et sans reproches et capables de se sortir de toutes les
situations (et de séduire des femmes en âge d’être leur petite fille, ce qui
peut choquer), quitte à tuer le suspense. Bref, au final, on tient une comédie
agréable basée sur une idée unique exploitée de façon routinière. Il est
dommage qu’elle ait fait un bide… sauf chez nous, au point que le film est
toujours inédit en DVD aux USA ! Le pan&scan avait sévi sur la cassette —
mais heureusement, le DVD est impeccable.




Coursier



France  
Note : 2/5


Europacorp 2010 Hervé Renoh, avec Michael Youn, Géraldine Nakache, Jimmy Jean-Louis, Didier Flamand, Jo Prestia…



Sam est coursier dans Paris… Le jour du mariage de la sœur de son amie, son patron
l’appelle pour une course urgente. Or son client est Loki, membre d’une
mystérieuse organisation, et d’autres factions sont prête à tout pour s’emparer
du colis…

Le réalisateur du trop méconnu « Requiem », passé à la série TV, chez
Michael Youn ! Étonnamment, celui-ci offre une prestation plus retenue que
dans ses bouses vulgos habituelles genre « Incontrôlable ». Renoh
offre à l’ensemble un style kinétique ultra-rapide sans recourir aux affêteries
à la mode qui fait rêver au jour où on lui confiera à nouveau un polar
sévèrement burné. L’ennui, c’est que le scénario respire le déjà-vu, déjà lu et
déjà bu, évoquant aussi bien les mânes d’un « Rush Hour » que d’un
« Taxi », avec des personnages caricaturaux (pauvre Géraldine Nakache,
qui fait ce qu’elle peut), des méchants génériques et des péripéties
rebattues ; de plus, on sent que le tout a été largement aseptisé,
production Besson oblige, pour être le plus consensuel possible. Du coup, ça se
laisse voir… Et s’oublie aussitôt.




Crazy Kung Fu



Hong-Kong   Chine  
Note : 5/5


Kung Fu/Kung fu Hustle Columbia Tristar 2004 Stephen Chow, avec Stephen Chow, Feng Xiao gang, Wah Yuen, Qiu Yuen, Chan Kok Kwan…



Hong Kong, dans les années 40. Le gang des Haches fait règner la terreur sur la
ville. Pour avoir voulu se faire passer pour des membres de cette bande, deux
bras cassés, Sing et Bone, s’attirent les foudres des résidents du lotissement
La Porcherie, dominé par une propriétaire impitoyable. Le vrai gang des Haches
s’en mêle, mais plusieurs maîtres du kung fu leur donnent du fil à retordre…
Pris entre deux feux, Sing révèlera sa vraie nature…

Le film de la reconnaissance pour Show, surpassant son propre « Shaolin
Soccer » et devenant le film étranger le mieux distribué aux USA. Et quel
film ! Chow montre la même inventivité que dans « Shaolin Soccer »,
mais a encore affiné son art. Sur une base de film d’arts martiaux classique et
truffé de clins d’œil cinéphiliques, Chow oublie tout réalisme : ses
« maîtres » sont capables d’exploits digne de super-héros ! De
plus, il ne se permet aucune limite, allant même jusqu’à pasticher les dessins
animés de Shuck Jones. Tout est possible dans l’univers de Chow et le scénario
s’avère plus riche qu’il n’y paraît, multipliant détails qui tuent et
révélations, et la mise en scène bien plus raffinée qu’elle n’en a l’air sert
pafaitement le propos. Inutile de dire que l’interprétation, qui a recours à
quelques vétérans du genre, n’est pas en reste, Chow lui-même étant d’une
sobriété remarquable. Un petit bijou et certainement un des meilleurs films de
2004. Un 2 est annoncé…




Crocodile Alert



Allemagne  
Note : 1/5


Zwei zum Fressen gern SevenOne 2006 Simon X. Rost, avec Christian Tramitz, Adele Neuhauser, Dirk Bach…



Un crocodile femelle est lâché accidentellement dans le Danube ! Une
légiste, un reporter et un ex-chasseur de crocos débusquent la bête, mais
personne ne veut les croire. Et les trafiquants d’animaux, qui doivent livrer
l’animal et ses œufs, sont à sa recherche…

Attention à la jaquette trompeuse : ce téléfilm n’est pas un film de
croque, mais une comédie parodiant les films du genre. En effet, à part le
final prévisible, notre crocodile n’est pas très actif, ne dévorant qu’un
canoteur égaré. L’ensemble se base davantage sur les échanges entre notre
« Crocodile Dundee » teuton et la légiste, plus Dirk Bach dans un
rôle ingrat de rigolo-tête-à-claques assez pénible et l’habituelle fifille ado
négligée. La façon dont l’antagonisme entre les personnages tourne à la romance
est d’ailleurs peu convaincant malgré l’abattage des acteurs (vétérans de
productions télévisuelles locales), et ce film très pro comprenant l’inévitable
pastiche des « Dents de la mer » fait plus sourire que rire. Un bon
rythme fait qu’on ne s’ennuie guère et les CGI sont largement supérieurs aux
immondices du Sci-fi Channel, mais c’est tout de même léger…




Crocodile Dundee II



Australie   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Paramount 1988 John Cornell, avec Paul Hogan, Linda Kozlowski, Charles S. Dutton, Juan Fernandez…



Crocodile Dundee tente de s’adapter à la vie à New York… Mais l’ex de Sue a
filmé un meurtre commis par un baron de la drogue et lui a envoyé avant d’être
assassiné. Lorsqu’il kidnappe Sue, Dundee doit faire appel à son ami Leroy
Brown. L’affrontement final aura lieu sur son terrain : en Australie…

Curieuse idée d’avoir balancé le personnage de Dundee dans un polar d’action
retraitable de l’ère des « Flic de Beverly Hills » et consorts. Le
premier était une comédie romantique classique plus qu’un film de genre ;
ici, on a droit à un ou deux passages — le générique et un sketch excellent
montrant Dundee face à un candidat au suicide, bien qu’il n’ait rien à voir
avec le reste de l’intrigue ! — de comédie reprenant la moelle du premier,
l’inadaptation de Dundee à son nouveau décor, pour revenir à une intrigue
générique avec ses méchants d’opérette et ses péripéties convenues. Et
apparamment, il suffit à Dundee de sortir son couteau pour que tout le monde
soit prêt à faire ses quatre volontés… Le premier dépassait les conventions de
la comédie romantique par une évidente bonne volonté et un personnage
réellement attachant. Là, si Hogan semble toujours s’amuser avec le personnage,
il est réduit à un héros d’action excessivement banal qui semble triompher
parce que tout le monde (y compris des policiers et des gamins dans un parc)
semble l’adorer au premier coup d’œil et faire ses quatre volontés. Dommage…




De l’autre côté du périph



France  
Note : 1/5


TF1 2012 David Charhon, avec Omar Sy, Laurent Laffitte, Sabrina Ouazani, Lionel Abelanski…



Lorsque le cadavre d’une notable est découvert à Bobigny, en banlieue
parisienne, l’inspecteur carriériste François Monge est sur l’affaire. Mais
Ousmane Diakhité y voit un rapport avec un tripot de jeux clandestins qu’il
surveille…

On sait qu’aujourd’hui, il est de bon ton de révérér le passé, mais lorsqu’il
s’agit de reprendre une formule, il convient tout de même d’y mettre un poil de
valeur ajoutée… Là, ce film suit si servilement le schéma du « duo de
flics » qu’on peut dire à l’avance ce qui va se passer : oui, les
deux policiers de milieu social et de mentalité différentes vont se chamailler,
oui, il y aura la poursuite à pied au moment ad hoc avec la conclusion qu’on
sent poindre, oui, il y aura des méchants génériques pour l’obligatoire scène
d’action, et oui, il y aura la confrontation avec un coupable douloureusement
évident dès sa première apparition. La première scène, un carambolage digne du
Rémi Julienne de la grande époque, fait illusion, mais c’est une drôle d’idée
que d’avoir mis en début de film le passage le plus impressionnant… On suit
ensuite le duo blanc coincé/noir hâbleur semblant tirée des
« Intouchables », mais la meilleure idée — que chaque flic soit en
fait efficace, mais à sa façon — est sabotée tant les personnages passent de
héros à bouffon au gré d’un script à géométrie variable. Le pire, c’est qu’il y
a des talents dans le film aux valeurs de productions irréprochables et
Charhon, pour son deuxième film après le pénible « Cyprien »,
lui-même référentiel, s’en tire bien avec une belle maîtrise des scènes
d’action. Comme l’ensemble est bien rythmé, il est difficile de s’y ennuyer,
mais tout de même…




De quelle planète viens-tu ?



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


What planet are you from ? Columbia Tristar 2000 Mike Nichols, avec Garry Schandling, Annette Bening, John Goodman, Greg Kinnear, Ben Kingsley, Linda Fiorentino…



Un extraterrestre débarque sur Terre pour sauver sa planète de la
stérilité : pour cela, son but est d’avoir un enfant d’une humaine. Il
prend l’identité de Harold Sanderson et met en pratique ses cours théoriques de
séduction…

Véhicule pour un comédien télévisuel inconnu chez nous, ce film classieux a
fait un bide sanglant… Ce qui n’a pas empêché la Columbia de le sortir en
salles chez nous là où bien des films plus aboutis finissent en
direct-vidéo ! Cela dit, on ne perd rien au change : il s’agit
essentiellement d’exploiter une idée unique et, lorsque le scénar co-écrit par
sa star tourne en rond, revenir au classique de la comédie romantique, mariage
et chtits n’enfants compris. L’ennui, c’est que l’ensemble, s’il évite de
sombrer dans la vulgarité, n’est pas vraiment drôle et recycle ses moindres
gags sans trop savoir qu’en faire (Le pénis robotique du personnage émet un
bruit mécanique à chaque fois qu’il est excité. Qu’est-ce qu’on rigole !)
Le pire, c’est que toute les possibilités de satire s’effondrent dans un océan
de consensualité, et même John Goodman, en agent recherchant la vérité sur l’apparition
de l’extraterrestre, est totalement gâché tant cet aspect du scénario tombe à
plat. Si Schandling a autant de charisme qu’une huître, une fois de plus, Annette
Bening mérite mieux… Ce n’est même pas mauvais, juste profondément médiocre.




Dead and breakfast



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


La fabrique de films 2004 Matthew Leutwyler, avec Ever Carradine, Portia De Rossi, David Carradine, Bianca Lawson, Jeremy Sisto, Gina Phillips…



Un groupe d’amis se rendant à un mariage doit s’arrêter dans un bed &
breakfast d’une petite ville. Mais une étrange boîte transforme ses habitants
en zombies…

Dès 2004, n’importe quel têtard doté d’une caméra DV filmait son histoire de
zombies, souvent teintée de comédies… Du coup, ce micro-budget qui a fait la
tournée des festivals ferait presque figure de bonne surprise : cela ne
vole certes pas bien haut, mais on évite de nous infliger du lourdingue
post-« Scary Movie » persuadé que la simple vanne éculée ou mention
d’une fonction biologique suffit à terrasser le spectateur. En fait, l’aplomb
avec lequel le réalisateur tente de tirer le meilleur parti de chaque idée,
comme ce chanteur Country ne cessant de commenter l’action ( !) ou les
intermèdes dessinés ; et quelques répliques sont effectivement drôles sans
avoir à se forcer (l’interprétation est aussi un plus). Ce qui ne fait pas
oublier un scénario qui revient à la classique situation de huis clos où les
survivants sont barricadés dans une maison assaillie, une réalisation parfois
plus qu’approximative et un rythme un peu mou. Du coup, ce film peut aisément
être relégué en fin de soirée. Attention, si l’ensemble ne cherche nullement à
faire peur, certaines scènes sont extrêmement sanglantes, avis aux personnes
sensibles !




Dead Heads



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


BAC 2011 The Pierce Brothers (Brett & Drew T. Pierce), avec Michael McKiddy, Ross Kidder, Markus Taylor, Thomas Galasso…



Mike se ranime soudain… Alors qu’il est mort depuis trois ans ! Il fait
partie d’une expérience visant à utiliser des zombies à fins militaires. Or
Mike et son ami Brent ont gardé leurs facultés mentales. Poussé par Brett, Mike
décide d’aller retrouver celle qu’il comptait épouser. Mais un commando est à
leurs trousses…

ENCORE une zombiemédie ? Celle-là n’est pas d’une grande originalité,
suivant à la lettre le road-movie picaresque ET la comédie romantique, mais a
au moins l’avantage d’offrir une bonne interprétation et quelques scènes
drôles. Par contre, le happy-end est bien capillotracté et ne résoud pas
grand-chose… Du déjà-vu donc, mais pas toujours en mieux. Un hommage très
appuyé à « Evil Dead » s’explique par le fait que les créateurs sont
les fils d’un des caméraman/spécialistes en effet spéciaux du film de Raimi et
qu’ils grandirent durant sa préproduction et son tournage !




Dead snow



Norvège  
Note : 1/5


Död Snö Wild Side 2009 Tommy Wirkola, avec Vegar Hoel, Stig Frode Henriksen, Charlotte Frogner…



.
Un groupe d’étudiants en vacance au milieu des forêts tombent sur une cassette
contenant un trésor. Mais l’endroit fut l’emplacement d’un camp nazi, et
ceux-ci rôdent toujours…

.
L’idée de nazis zombis est si évidente qu’on se demande pourquoi elle fut si
peu exploitée, à part les productions Eurociné et « Le commando des morts
vivants » de Ken Wiederhorn. Ce film de l’auteur de « Kill
Buljo », certainement la parodie la moins drôle de l’histoire du cinéma,
offre au moins ce qu’il promet : de la neige et des zombis nazis. L’ennui,
c’est qu’il faut mettre un film autour… C’est là que les créateurs ont dû faire
un saut au vidéo-club du coin, car le scénario semble conçu autour de clichés,
du vieil homme fournissant ce qu’il faut d’exposition avant de mal finir, et de
repompages d’autres films qu’il serait vain d’énumérer — dont les deux
« Cold Prey » au superbe décor fort semblable et filmé de la même
façon. On y plagie même un des moments les plus forts de « The
descent » tout en citant ses sources (Regardez, l’un des types est un geek
fan d’horreur au T-shirt « Brain Dead » citant « Evil Dead »,
comme dans les années 90 !). Le début très longuet montre nos ados
génériques faire ce qu’on fait dans ces cas-là en attendant l’action, et il est
vrai que les vingt dernières minutes bougent bien et le sang gicle à flots
(peut-être trop pour une comédie), mais la logique n’est guère au rendez-vous
(les zombis semblent forts et rapide à moments, lents à d’autres — et semblent
incapables de voir plus loin que le bout de leur nez !). Une touche
amusante de temps en temps sert à meubler (le fait qu’il s’agisse d’étudiants
en médecine est exploité), l’idée de donner un mobile bien concret aux zombies
est intéressant (mais contredit le début) mais l’ensemble n’est pas vraiment
hilarant et trop dérivatif pour convaincre, sinon un public peu exigeant. Car
il y a des zombis nazis et de la neige…




Deadpool



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Fox 2016 Tim Miller, avec Ryan Reynolds, Ed Skrein, Morenna Baccarin, Brianna Hildebrand…



Wade Wilson était un mercenaire brutal banal
lorsqu’il rencontra la femme de sa vie… puis apprit qu’il était atteint d’un
cancer en phase terminale. Une mystérieuse officine promit de le guérir à
l’aide d’un puissant mutagène, mais au passage, l’opération le laissa défiguré
— mais aussi doté des mêmes capacités de régénération que Wolverine. Une seule
solution, poursuivre Ajax, le docteur responsable de sa condition, et seul
capable de lui redonner visage humain pour qu’il retrouve Vanessa. Il cache son
visage ravagé sous un masque et prend l’identité de deadpool, mais ses méthodes
ultra-violentes gênent les X-men qui voudraient le voir devenir l’un des leurs…



Ce film aurait-il vu le jour sans le succès de
l’excellent « Kick-ass » ? Au moins, le personnage n’est pas
édulcoré, véritable anti-héros jurant, massacrant avec joie, avec des manières
étranges, voire effeminées et un abattage de mitraillette évoquant un Jack
Sparrow sous acide, et ne cherchant certainement pas à être positif — comme si
Reynolds voulait se faire pardonner l’immonde « Green lantern ».
C’est bien ce qui rend regardable l’ultra-violence du film, et voir Deadpool
s’adresser directement aux spectateurs enlève tout ce que ce thème pourrait
avoir d’ambigu. Pourtant, on prend également le temps d’humaniser le
film : l’histoire d’amour est peut-être trop belle pour être vraie, mais
réussit à introduire un poil de cette humanité qui manque tant aux gros
fromages habituels. Cela dit, l’histoire reste assez basique, un récit
d’origine de super-héros traditionnelle (mais les buts de l’officine
responsable de sa transformation en mutant sont bien nébuleux), peut-être pas
aussi subersif qu’il voudrait l’être (mais suffisamment tout de même) que seul
son décalage et son énergie frénétique rend différente. Comme quoi prendre des
risques (calculés certes) peut payer, ce moyen budget (ce qui est souvent
brocardé dans le film lui-même !) loin d’avoir eu la même promo agressive
qu’un gros fromage Marvel a fait un carton monumentale, engandrant l’inévitable
suite.




Defendor



Canada   Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 3/5


Sony 2009 Peter Stebbings, avec Woody Harrelson, Elias Koteas, Kat Dennings, Sandra Oh, Michael Kelly…



.
De jour, Arthur Poppington est un ouvrier à l’histoire tragique expliquant ses
déficiences mentales. De nuit, ce fan de bandes dessinées prend l’uniforme de
Defendor et part combattre le crime tout en cherchant le responsable de la mort
de sa mère… Lorsqu’il tabasse son maquereau, il se retrouve embringué avec Kat,
une prostutuée accro au cristal…

. Un
bon film, mais pourquoi y voir une comédie ? Il ne s’agit même pas
vraiment d’un film « de genre », plutôt d’un drame indépendant qui,
thématiquement, rappelle « Fondu au noir ». Loin des pantalonnades mettant
en scène des apprentis super-héros, celle-ci a sa propre logique et, si notre
personnage devient bien héroïque à la fin, c’est d’une façon inattendue qui
montre que le réalisateur a eu le courage d’aller jusqu’au bout de son idée et
de sa logique. Entre-temps, il nous aura offert des développements inattendus
et une profusion de détails bien sentis à travers une histoire qui ne perd
jamais de vue son postulat de base avec une constance louable. Un tel film
dépend entièrement de son interprétation, et si Woody Harrelson confirme une
fois de plus son talent, tout le casting est à la hauteur, jusqu’au patron d’Arthur
empreint d’une sincère compassion pour cet homme-enfant. Tout ce qui fait sur
le personnage d’Arthur sonne juste et la découverte de l’origine de sa croisade
contre ce « Capitaine Industrie » est à la fois logique et touchante.
Rien à dire, c’est un de ces films pour lesquels toute notation est vaine, tant
il dépend de la sensibilité personnelle du spectateur. Il serait regrettable qu’il
rate son public en décevant ceux qui s’attendent à un autre « Super Héros
Movie » ou les amateurs de grand spectacle…




Defendor



Canada   Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 3/5


Sony 2009 Peter Stebbings, avec Woody Harrelson, Elias Koteas, Kat Dennings, Sandra Oh, Michael Kelly…



De jour, Arthur Poppington est un ouvrier à l’histoire tragique expliquant ses
déficiences mentales. De nuit, ce fan de bandes dessinées prend l’uniforme de
Defendor et part combattre le crime tout en cherchant le responsable de la mort
de sa mère… Lorsqu’il tabasse son maquereau, il se retrouve embringué avec Kat,
une prostituée accro au cristal…

Un bon film, mais pourquoi le vendre comme une comédie ? Il ne s’agit même
pas vraiment d’un film « de genre », plutôt d’un drame indépendant
qui, thématiquement, rappelle « Fondu au noir ». Loin des
pantalonnades mettant en scène des apprentis super-héros, celle-ci a sa propre
logique et, si notre personnage devient bien héroïque à la fin, c’est d’une
façon inattendue qui montre que le réalisateur a eu le courage d’aller jusqu’au
bout de son idée et de sa logique. Entre-temps, il nous aura offert des développements
inattendus et une profusion de détails bien sentis à travers une histoire qui
ne perd jamais de vue son postulat de base. Un tel projet dépend entièrement de
son interprétation, et si Woody Harrelson confirme une fois de plus son talent,
tout le casting est à la hauteur, jusqu’au patron d’Arthur empreint d’une
sincère compassion pour cet homme-enfant. Tout ce qui fait sur le personnage
d’Arthur sonne juste et la découverte de l’origine de sa croisade contre ce
« Capitaine Industrie » est à la fois logique et touchante. Rien à
dire, c’est un de ces films pour lesquels toute notation est vaine, tant il
dépend de la sensibilité personnelle du spectateur. Il serait regrettable qu’il
rate son public en décevant ceux qui s’attendent à un autre « Super Héros
Movie » ou les amateurs de grand spectacle…




Des nouvelles du bon Dieu



France  
Note : 4/5


Polygram 1996 Didier Le Pêcheur, avec Marie Trintignant, Christian Charmetant, Maria De Medeiros, Michel Villermoz…



 À la mort de leur écrivain préféré, Nord et Evangile
en viennent à se demander s’ils ne sont pas des personnages de roman. Remettant
en question leur existence même, ils vont demander une entrevue avec Dieu en
personne. Mais celui-ci se fait tirer l’oreille…

Un film qui défie toute définition : une comédie
métaphysique picaresque, peut-être. Le Pêcheur a adapté à la perfection son
livre (…ou l’inverse, tant le roman fait novelisation), aidé par une fort bonne
mise en scène et, surtout, une interprétation remarquable (Nadine Trintignant
est géniale). Le reste est un véritable OVNI, un film à part dans le cinéma français
comme l’étaient « Buffet froid » ou « Une journée bien remplie ».
Un modéle d’humour noir frondeur et iconoclaste au propos plus grave qu’il n’en
paraît, avec d’excellents dialogues. Un de ces films qui réconcilient avec le
cinéma intelligent. Peut-être pas du goût de tous, mais si bon…




Detention



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


AB 2011 Joseph Kahn, avec Shanley Caswell, Alison Woods, Spencer Locke, Josh Hutcherson, Dane Cook…



A Grizzly Lake, le lycée est le centre de la vie locale, surtout lorsqu’une
élève des plus populaires est assassinée… Un tueur déguisé comme celui d’un
film semble prendre pour cible Riley Jones, impopulaire et déprimée. Lorsque le
tueur le plus incompétent au monde s’en prend à la fille la plus malchanceuse
au monde…

On n’attendait pas vraiment le film suivant du réalisateur de
« Torque » (Aaaargh !) et de divers clips pour blondasses
roucoulophoniques, a fortiori ce qui se posait comme une parodie de
« Scream », soit une parodie d’une parodie… Au moins, on ne prend pas
la tangente des « Scary movie », même si là, la référence est à ce
film ce que les pseudo-gags à base de prout et de fonctions corporelles étaient
aux immondices des Wayans. La ressemblance tient surtout dans l’absence de
scénario qui n’est qu’un prétexte à acculumer les gags référents à la
pop-culture, parfois ponctués de vraies idées (le générique…) et qui finit dans
un grand n’importe quoi où se mêle une brute aux gènes de mouche, un voyage
dans le temps pour sauver… Heu, on ne sait plus trop quoi et des évènements
sortis d’un générateur aléatoire. On ne sait plus à quel niveau de post-quelque
chose on se situe, puisque ce monstre de Frankenstein ne semble exister qu’en
greffant mille références à la seconde, verbales ou visuelles, suivant le
principe des ZAZ d’en balancer un maximum au kilomètre carré sans se soucier de
l’effet réussi ou non. Evidemment, ce principe veut qu’on touche sa cible une
fois sur deux, et une partie des spectateurs risque fort de décrocher face à ce
bombardement de référence avec un humour souvent déjà vu ailleurs (les inserts
évoquent « Scott Pilgrim ») mêlé à l’éternelle nostalgie frelatée (il
faut croire que puisqu’on a tout dit sur les géniâââles années 80, il est temps
de passer aux années 90. Dans vingt ans, on en sera à la nostagie des années
2010, alors préparez-vous…) là où, par définition, une autre partie adhérera.
L’interprétation, par contre, est de première bourre, tout le monde jouant au
premier degré, avec un Dane Cook hilarant en surveillant général. Un de ces
films qu’on aime ou déteste donc, pour reprendre le cliché, et traité avec une
énergie qui force le respect, mais on est tout de même en droit de penser qu’il
se veut plus malin qu’il ne l’est vraiment. Il serait temps d’arrêter de vouloir
à tout prix faire du neuf avec du vieux… A2 la place du commentaire audio, le
Blu offre des interviews insèrées dans l’écran, ce qui rend l’expérience un peu
plus vivante – enfin, pour peu qu’on apprécie ce genre de détricotage !




Detroit Rock City



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Metropolitan film & video 1999 Adam Rifkin, avec Edward Furlong, Giuseppe Andrews, James DiBello, Sam Huntington, Lin Shaye, Natasha Lyonne…



Cleveland, 1978. Jam Hawk, Lex et Trip sont fans de Kiss et attendent le
concert de Détroit… Mais Jam (Jeremiah) est affligée d'une mère bigote qui
brûle leurs billets avant d'enfermer Jeremiah dans un pensionnat catholique !
Qu'à cela ne tienne : Trip gagne quatre billets à un concours radio. Ils vont
délivrer Jeremiah et filent vers Détroit. Mais ce n'est que le début de leur
galère…

La bande annonce fait croire à une daube d'humour gras et scato : que nenni !
Le simple fait d'utiliser in extenso la seule scène d'humour-prout dans ladite
bande annonce en dit loin sur l'esprit des distributeurs… En fait, il s'agit
d'une  évocation à la fois
nostalgique et lucide de la fin 70 (A l'époque, le terrorisme parental
sévissait dur…) et des années dites disco, rythmée par des airs de l'époque
plutôt bien choisis (Encore qu'il est inutile d'être fan de Kiss pour apprécier
!). Les personnages sont crédibles, l'aventure bien menée dans son
jusqu'au-boutisme et il y a là un soin du détail qui fait vrai assez touchant,
comme si les personnes impliquées avaient insufflé un poil de cœur à
l'entreprise. De plus, la charge contre la bigoterie est réjouissante (La scène
du confessionnal, ou le curé attend des confessions juteuses…). Bien sûr, cela
reste relativement classique, évoque parfois d'autres films et la conclusion
est un peu expédiée, mais dans la masse des comédies foireuses qui encombrent
les étals, c'est plutôt une bonne surprise…




Deux flics à Downtown



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Downtown Fox 1990 Richard Benjamin, avec Forest Whitaker, Anthony Edwards, Joe Pantoliano, Penelope Ann Miller…



Un jeune policier naïf, Alex Kearney, commet une erreur diplomatique qui lui
vaut d’être mis au placard. Il est envoyé dans la “zone”, à Diamond Street, où
il doit faire équipe avec Dennis Curren, un flic noir dur à cuire. Or un
dangereux gang de voleurs de voitures sévit…

Les clichés abondent dans ce film pas très réussi où, les débordements de
violence désamorcent l’humour, comme si les producteurs ne savaient pas quel
public viser. Les stéréotypes raciaux (racistes ?) sont assez agaçants et
Whitaker n’est pas très convaincant en émule de l’inspecteur Harry… Tout comme
ce film opportuniste, tourné deux ans après “L’arme fatale” et sorti
épisodiquement en salles.




Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ



France  
Note : 2/5


Pathé ! 1982 Jean Yanne, avec Coluche, Michel Serrault, Jean Yanne, Françoise Fabian, Michel Auclair, Mimi Coutelier, Darry Cowl, Paul Préboist, Daniel Emilfork…



Pendant que Cléopâtre est en chemin pour rendre visite à César dans la localité
de Rahat-Loukoum, Ben-Hur Marcel se retrouve à mener une révolte des
commerçants, puis à devoir infiltrer les complots contre l’empereur…

Drôle d’histoire de ce film du retour pour Jean Yanne qui préfigure certaines
excès ultérieurs du cinéma dans son ensemble : dépassement de budgets, ambiance de débauche sur le
tournage, bisbille avec le producteur qui finira par taxter Yanne de
« racisme » vis-à-vis du pays hôte, acteurs imposés par la production
(Coluche, au faîte de sa gloire) ou le réalisateur (Mimi Coutelier, costumière
et Mme Yanne à la ville)… Et au final, un carton, troisième gros succès de
l’année 82. Pourtant, l’ensemble déroute, comme un film foutraque des Charlots
sous influence Goscinny dopé par un budget pharaonique. Au final, un côté
je-m’en-foutiste prévaut, témoignage d’une façon de faire le cinéma qui
n’allait pas tarder à être renvoyée dans les poubelles de l’histoire, comme en
témoigne la présence de nombre de « gueules » du cinoche de papa
sortant rarement de leur routine : Coluche fait du Coluche (source de
conflits avec Yanne), Serraut semble sorti de « La cage aux folles »
toute proche, etc… Déroutant, le tout ne cesse de souffler le chaud et le
froid, de scènes somptueuses (le plan d’ouverture) à d’autres bâclées, de dialogues
savoureux (Constantin semble incorporer sa caricature chez Astérix et les
anachronismes volontaires font souvent mouche) en d’autres faciles (le
quiproquo, l’intrusion d’un élément en court de route faisant Deus ex Machina,
le finale expédié). Il faut dire que le métrage fut amputé d’une demi-heure
sans l’avis du réalisateur et sans sa collaboration ! A force de
diffusions télévisées, le tout est devenu un film-culte mineur, et on peut y
voir le brouillon du « Astérix et Cléopâtre » de Chabat, très
semblable dans le fonds et la forme, quoique autrement plus maîtrisé. Yanne
était-il un vulgaire poujadiste ou un anarchiste de droite ? On se gardera
bien d’en juger…




Deux super-flics



Italie  
Note : 1/5


Italie I due superpiedi quasi piatti Initial/One plus one 1976 E.B. Clucher (Enzo Barboni), avec Terence Hill, Bud Spencer, David Huddleston…



À
Miami, le chômeur Matt Kirby rencontre un Wilbur Mash dépressif et, suite à un
braquage raté,  s’arrange pour le
faire embaucher avec lui dans la police. Quelques bagarres, balades à moto et
jolies filles plus loin, ils feront tomber un truand de haut vol…

Premier film des deux compères en décor moderne, hors du Western-spaghetti. On
retrouve le ton « décontracté » de leurs films, ici supportable car
pas encore devenu recette. Quelques gags ne sont pas mauvais, mais la
réalisation de Clucher est toujours aussi mollassone. Les enfants apprécieront
peut-être. Une suite (approximative), « Les superflics de Miami »,
sera tournée en 85 par un Sergio Corbucci tombé bien bas ; mais à vrai dire, on
s’en tape. Certainement un de leurs meilleurs films, ce qui ne place pas la
barre très haut. Le DVD n’offre qu’une vf, mais elle est correcte. Dire que
Terence Hill, alias Mario Girotti, à joué dans « Le guépard » de Visconti
et que Carlo Pedersoli, alias Bud Spencer, fut champion Olympique de
natation !




Deuxième vie



France  
Note : 0/5


M6 Vidéo 2000 Patrick Braoudé, avec Patrick Braoudé, Maria De Medeiros, Isabelle Candelier, Daniel Russo, Elie Seimoun…



1982. Vincent, écolo attardé, tente de trouver un équilibre avec son amie
Laurie, qui veut fonder une famille. Suite à un accident, il se retrouve
projeté 16 ans plus tard…

Braoudé continue dans la veine de la comédie de base, mollement réac et sans
grand relief, regardable d'un œil distrait… Et toujours avec des castings sûrs
de lui attirer le public. Mais là, on peut dire qu'il s'est raté. Son
personnage finit par agacer tant il est empoté, quelques possibilités
intéressantes sont inexplorées au profit de clichés… Évidemment, on peut
s'amuser avec les seconds rôles, dont un Lhermitte vieilli, mais c'est mince.
La fin est particulièrement faiblarde. On peut attendre un passage télévisé, et
encore… Les deux titres de travail, "Le 11e Commandement", puis
"Mon futur et moi", étaient plus accrocheurs…




Didier



France   Belgique   Suisse  
Note : 4/5


Pathé Vidéo 1996 Alain Chabat, avec Alain Chabat, Jean-Pierre Bacri, Chantal Lauby, Caroline Cellier…



Jean-Pierre, manager d’une équipe de foot, hérite du superbe labrador Didier
que lui laisse une amie en voyage. Or, par un étrange phénomène, Didier se
transforme en humain…

En dire plus serait gâcher l’une des meilleures comédies de cette fin de siècle
! Excellent acteur, Chabat se permet, pour sa première réalisation, de nous
pondre un film drôle, sympathique, enjoué, dont on ressort avec un grand
sourire. L’interprétation est de premier plan (on s’en doute), l’ensemble n’est
jamais lourd mais fonce à cent à l’heure, reste classique dans sa construction
en se permettant quelques surprises (Dont un morphing inattendu), plus le
liberté d’aborder quelques thèmes sérieux. Un budget conséquent permet de
donner à la scène finale un souffle impressionnant. Bref, tout est bon dans ce
film avec en plus ce petit je-ne-sais-quoi qui fait les coups de cœur. Le gag
récurrent des skins crétins (O pléonasme) n’est là que pour le plaisir. Et
lorgnez bien les notes humoristiques du générique de fin ! Avec en prime, un
making of intéréssant — bien qu’un peu court — et deux clips. On en vient à
regretter que Chabat n’ait pas pris les rènes de « La cité de la
peur »… Indispensable, d’autant que la duplication est impeccable.




Disjoncté



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


The Cable Guy Gaumont Columbia Tristar 1996 Ben Stiller, avec Jim Carrey, Matthew Broderick, Leslie Mann, George Segal…



Steven, un jeune architecte
qui tente de se remettre d’une séparation, reçoit la visite d’un employé du
câble fantasque, Chip Douglas. Celui-ci lui propose des sorties, mais s’immisce
un peu trop dans la vie de Steven qui tente de renouer avec son amie. Une fois
rejeté, Chip peut passer de meilleur pote à pire ennemi…

. Un film qui, par son scénario,
est plus un suspense qu’une comédie. L’ensemble est bien sûr livré au
cabotinage monstrueux de Jim Carrey, mais dans un registre différent, puisqu’il
interprète un déséquilibré et ses grimaces deviennent vite pathétiques, puis
inquiétantes : première tentative pour l’acteur, bien avant « Truman
Show », de sortir du carcan de la comédie débilitante. Son personnage dont
on apprend l’histoire par petites touches bien senties est cinéphile (ou plutôt
téléphile) et, comme dans « Fondu au noir », fonctionne par référence
filmique obsessionnelle. Le tout se clôt sur un “message” anti-télévision un
peu naïf qui rappelle étrangement le précurseur « La grande lessive »
de Mocky. Pas un grand film, mais plutôt un suspense correctement ficelé, assez
intelligent et qui est à voir ne serait-ce que pour la version extraterrestre
du « Somebody to love » de Jefferson Airplane karaoké à mort par un
Carrey complètement… heu, disjoncté. Rock n'roll ! Avec aussi des invités étonnants,
dont Stiller lui-même et Owen Wilson dans un petit rôle.




Divine mais dangereuse



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


One night at McCool's Pathé 2001 Harald Zwart, avec Liv Tyler, Matt Dillon, John Goodman, Paul Reiser, Michael Douglas, Andrew Dice Clay…



Randy, un simple barman, tombe un soir sur Jewel, une beauté abandonnée. Or
celle-ci ne cherche qu'à s'introduire chez lui pour le cambrioler, aidée par
son ami ! Or, alors qu'ils retournent au bar, elle abat son complice pour
rester avec Randy. Ce n'est que le début d'un engrenage meurtrier…
.
Une variation distrayante, quoique pas vraiment neuve sur le thème de la femme
fatale. Bien sûr, il faut admettre que n'importe quel homme craque illico pour
une caricature de bombe sexuelle qui semble ne pas avoir l’ombre d’une
personnalité, sinon un consumérisme puéril (on aurait pu y voir une critique des stéréotypes hollywoodiens, mais ce sera pour un autre film), et la construction à la « Rashomon »,
soit la même situation vue par des personnages différents, s’essoufle avant un
final bien facile. Le dernier film de son scénariste Stan Seidel, à qui il est
dédié.




Docteur Doolittle 3



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 1/5


Dr. Doolittle 3 20th Century Fox 2006 Rich Thorne, avec Kyla Pratt, Kristen Wilson, Walker Howard, John Amos…



Maya Dolittle a hérité du don de son père, mais le cache à ses camarades
d’école ! Sa mère l’envoie au ranch Durango pour qu’elle apprenne la vie à
la ferme, mais son talent se révèlera bien utile pour le sauver de la faillite…

Une suite pour la vidéo dont le titre est trompeur, puisque le docteur lui-même
n’apparaît pas ! Au moins, Kyla Pratt reprend son rôle, mais le script
très prévisible est d’une miévrerie et d’un clacissisme absolu. Sur cette trame
faisandée, on peut juste profiter de quelques gags individuels assez réussis,
échappant à la scatologie à la mode, mais on se demande quel public est visé
exactement. Les ados soupireront devant la bêtise des dialogues (et le côté
cliché d’un univers ou un mot de travers fait chuter sa cote de popularité),
les 12 ans resteront de marbre devant les yeux ronds et les soupirs de Pratt
pour le beau gosse de service. Les adultes se demanderont pourquoi, à défaut de
père, Mme Dolittle semble pressée de se débarrasser de sa fille à un moment
crucial de son évolution. Mais tout ça finira bien…




Double zéro



France   Royaume-Uni  
Note : 1/5


Warner 2004 Gérard Pirès, avec Eric & Ramzy, Edouard Baer, Georgianna Robertson, François Chattot, Rossy De Palma…



La DGSE est sur les dents : un missile destiné à la Russie a été
dérobé ! Il fallait forcément qu’une taupe soit dans la place. Les
services décident d’envoyer deux civils pour servir d’appât. On trouve les deux
bras cassés idéaux : Benoit Rivière et William Lesauvage, alias Will et
Ben, qui rejoignent la Division Action.Ils sont envoyés retrouver le missile
disparu.

ENCORE un pastiche Bondien ! Le genre lui-même commence à devenir la
parodie d’une parodie ; peut-être est-ce pour cela que ce film est loin
d’avoir remporté le succès de « La tour Montparnasse
infernale » ? Il y a quelques bons passages et François Chattot est
fort drôle en espion finissant, mais l’ensemble est très décousu et la fin
décevante. Uniquement pour les amateurs d’Eric & Ramzy. De toute façon,
c’est préformatté pour faire les beaux jours du prime-time télévisuel…




Dr Jekyll et Ms Hyde



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 1/5


Film Office 1995 David Price, avec Sean Young, Tim Daly, Jeremy Piven, Lysette Anthony…



Richard Jacks est employé comme chef parfumeur à la compagnie Omage. À la mort
de son grand-père, il hérite de ses grimoires et, grâce à son laboratoire, en
sort sous les traits de l’arriviste et sans scrupule Helen Hyde… Or celle-ci
risque de rendre la transformation permanente…

Le fait que ce film ait été conçu pour Jim Carrey donne une idée du ton. L’idée
n’est même pas neuve, puisqu’elle fut déjà utilisée dans « Dr Jekyll et
Sister Hyde », et cette production troublée (la fin fut retournée)
n’exploite guère son sujet : l’arrivisme corporatiste est vite abandonné
au profit de gags faciles issus de la transformation. Et bien sûr, les hommes
sont tous des larves infantiles incapables de penser plus haut que la ceinture
faits pour devenir les proies d’horribles viragos manipulatrices… Le ton
oscille entre léger et critique sociale sans trouver le moindre équilibre.
C’est regardable, mais reste (très) routinier…




Dracula, mort et heureux de l’être



Etats-Unis d'Amérique   France  
Note : 1/5


Dracula, Dead and Loving it Gaumont Columbia Tristar 1996 Mel Brooks, avec Leslie Nielsen, Peter McNicol, Steven Weber, Lysette Anthony, Mel Brooks…



Le comte Dracula, las de son château de Transylvanie, part s’installer en
Angleterre…

L’intrigue est scrupuleusement calquée sur celle du Dracula de Stoker, mais
bien sûr, pervertie par l’humour de Brooks. La tentative est sympathique, mais
Brooks n’arrive pas à retrouver la verve d’un « Frankenstein
Junior », sans doute par une trop grande fidélité au mythe. L’ensemble est
bien photographié, mais manque cruellement de rythme et étire péniblement ses
gags jusqu’à une fin prévisible. Anecdotique. Brooks s’est réservé le rôle de
Van Helsing.




Drop dead sexy



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Cure 2005 Michael Philip, avec Jason Lee, Crispin Glover, Pruitt Taylor Vince, Lin Shaye, Xander Berkeley, Brad Dourif…



Frank et Eddie, deux demi-sels pas très fûtés, sont chargés par le caïd Spider
de livrer une camionnette remplie de cigarettes de contrebande. Lorsque
celle-ci explose, ils tentent de récupérer les bijoux d’une morte… Mais se
retrouvent à faire chanter son riche mari. Ils découvrent que la défunte était
strip-teaseuse — puis que sa mort n’était peut-être pas accidentelle…

Une comédie noire qui commence plutôt bien grâce au contraste entre Glover,
tout en nuance pour ce qui n’aurait pu être qu’un comparse débile de plus, et
Lee, dont le personnage est constamment admiratif de son propre génie alors
même que ses plans s’effondrent ! L’ennui, c’est qu’une fois que les
enjeux sont exposés, le tout finit par vite tourner en rond en rajoutant
complication sur complication, ce qui ne peut mener qu’à un finale extrêmement
convenu, quitte à oublier quelques pistes en cours de route. Et que dire d’un
développement qui s’approche de la nécrophilie… Résultat, le tout est sorti directement
en vidéo sans passer par la case cinéma, ce qui se comprend. C’est regardable,
sans plus. Il n’y a qu’une vf, mais elle est plutôt correcte.




Dumb and Dumber



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Metropolitan 1994 Peter Farelly, avec Jim Carrey, Jeff Daniels, Lauren Holly…



Deux débiles désœuvrés partent pour Aspen afin de rendre sa valise à une belle
inconnue. Or celle-ci contient l’argent d’une rançon, et deux gangsters les
poursuivent…

Le plus étonnant dans cette comédie quasi-dépourvue de scénario est encore son
succès, qui a lancé la carrière des frères Farelly (Bobby réalisa certaines scènes sans être crédité). Au moins, le titre annonce
la couleur : l’ensemble est volontairement débile, vulgaire, gras, scato et
bruyant. Etonnant d’y retrouver Jeff Daniels ; et pourtant, lui et Carrey
témoignent d’un enthousiasme surprenant, qui mériterait un meilleur écrin
(Accessoirement, le casting fut complété alors que ni « Ace
Ventura », ni « The Mask » n’étaient sortis). On peut
difficilement éviter un ou deux rires coupables, mais tout de même… suivi d’une
série animée et d’une évidente suite… Sans Daniels ni Carrey !




Eh, mec ! Elle est où ma caisse ?



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Dude, where's my car ? Fox 2000 Danny Leiner, avec Sean William Scott, Ashton Kuchner, Kristy Swanson…



Jesse et Chester ont fait une fête à tout casser chez des sœurs jumelles… Mais
ils ont tout oublié de leur soirée ! Or leurs copines leur reprochent d'avoir
négligé leurs anniversaires. Heureusement, les cadeaux sont dans le coffre de
la voiture… Qui a disparu ! S'y mêlent une strip-teaseuse travestie voulant
récupérer une fortune et des extraterrestres recherchant un mystérieux gadget…

Les comédies mettant en scène des duos d'idiots fleurissent… Au moins, celle-ci
ne repose pas entièrement sur des blagues scatos et se permet même d'avoir un
scénario ! Ce n'est pas une franche réussite pour autant : les gags sont assez
étirés et l'ensemble très inégal. De plus, pour un film montrant des amateurs
de fumette, c'est tout de même très édulcoré… Pour public peu exigeant.




Elémentaire mon cher… lock Holmes



Royaume-Uni  
Note : 5/5


Without a clue PVB 1998 Tom Eberhard, avec Ben Kingsley, Michael Caine, Lysette Anthony, Jeffrey Jones, Nigel Davenport, Paul Freeman…



Sherlock Holmes vole de succès en succès, flanqué de son fidèle Watson… Sauf
que Watson est le véritable détective et auteur des récits de Holmes, et que le
célèbre limier n’est qu’un acteur sur le retour qu’il a embauché. Watson finit
par le virer, mais personne ne veut le prendre au sérieux. Il est donc obligé
de reprendre « Holmes » pour résoudre une affaire de fausse monnaie…

Un véritable régal. Il est évident que l’alchimie entre Caine et Kingsley, qui
semblent bien s’amuser, joue à la réussite de certains passages qui auraient pu
virer à la grosse farce. Pis encore, l’ensemble s’avère étonnamment respectueux
du personnage, le scénario pouvant être celui d’une « vraie »
histoire de Conan Doyle. Si la ficelle des adversaires finissant par trouver un
terrain d’entente est éculée, elle n’intervient heureusement qu’à la fin, un
peu consensuelle. Curieusement, l’américain Eberhard, plus connu pour ses films
fantastiques malheureusement oubliés (« La nuit de la comète »)
insuffle un indéniable charme British à cette histoire. Un film-culte mineur
qui mérite amplement plusieurs visionnages pour en extraire toutes les nuances.
Dommage que le succès n’ait pas été au rendez-vous…




Elfe



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 0/5


Elf TF1 2003 Jon Favreau, avec Will Ferrell, James Caan, Mary Steenburgen, Zooey Deschanel…



Par accident, un bébé humain finit dans le sac du Père noël et échoue au Pôle
nord ! Il est élevé par les elfes, mais sa taille finit par causer des
problèmes… On lui révèle alors l’identité de son vrai père, un éditeur sans
cœur nommé Walter !

Il ne faut pas attendre grand-chose d’une comédie de Noël, mais celle-ci
remporte le ponpon. Kitsch sans être drôle, l’ensemble reprend le thème
Dickensien de l’égoïste apprenant la magie de Noël, bla bla bla… Qui plus est,
Will Ferrel est à peu près aussi drôle que Jim Carrey sous tranxène, n’a aucun
charisme et on se cogne tous les développements prévisibles (Buddy pris pour un
elfe de supermarché) jusqu’à une fin dégoulinante de guimauve. Pour moins de
six ans peu exigeants…




Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais… elle cause !



France  
Note : 4/5


Gaumont 1970 Michel Audiard, avec Annie Girardot, Bernard Blier, Mireille Darc, Sim, Micheline Luccioni, Jean Carmet, Robert Dalban, Jean Le Poulain…



A force d’écouter ses employeurs, Germaine la femme de ménage finit par
connaître tous leurs secrets — et sait les manipuler. Un meurtre est le
déclencheur d’un engrenage à base de chantage…

Peut-être le meilleur film d’Audiard cinéaste qui, pour une fois, ne se base
pas uniquement sur des bons mots (bien que certaines répliques soient
jouissives), mais bénéficie d’un scénario malin adapté librement d’un roman de
Fred Kassak. Moderniste au point de se moquer de lui-même (sans tomber dans le travers
post-moderne), le tout est servi par des acteurs au faîte de leur art avec en
prime cette patine seventies ici assez roborative. Bref, un régal de comédie
noire, injustement oubliée de nos jours…




En toute complicité



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne   Royaume-Uni  
Note : 3/5


Where the money is IMF 2000 Marek Kanievska, avec Paul Newman, Linda Fiorentino, Dermot Mulroney, Susan Barnes…



Carol Ann MacKay est infirmière en gériatrie. Un jour, elle voit arriver Henry
Mannigan, un ancien braqueur venu tout droit de prison après qu’une attaque
cérébrale l’ait laissé à l’état de légume. Or elle est persuadé qu’il simule et
fait tout pour le démasquer. Carol a quelques petites idées de braquage, au
grand dam de Wayne, son mari…
Plus un polar léger qu’une véritable comédie, ce
film commence plutôt bien avec un point de départ alléchant. Le tout se
continue par une histoire de braquage ultra-classique, mais c’est surtout
l’alchimie entre les acteurs qui fonctionne : à 75 ans, Newman explose
toujours de charisme, surtout que ses répliques sont soignées, et Fiorentino n’est
jamais meilleure que lorsque son personnage semble avoir toujours une longueur
d’avance sur tout le monde. Dommage que la fin prévisible donne des
l’invraisemblable… Un tout petit divertissement à l’ancienne donc, qui se
laisse voir… et s’oublie aussitôt 




Endiablé



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 0/5


Bedazzled 20th Century Fox 2000 Harold Ramis, avec Brendan Fraser, Elizabeth Hurley, Frances O'Connor, Orlando Jones…



Elliot Richards est un petit employé d'assistance informatique, gaffeur et
solitaire. Un soir, il croise une jeune aguicheuse… Qui prétend être le Diable
en personne ! Il accepte de signer son contrat et obtient sept vœux en échange
de son âme. Bien sûr, rien ne se passera comme prévu…

Cette pseudo-comédie romantique, remake d'un film de Stanley Donen qu'on espère
meilleur, est tout simplement pitoyable. Fraser irrite dans un rôle à la Jim
Carrey (Son personnage est calqué sur celui de « Mask ») et tout est
prévisible au possible jusqu'à une pirouette finale éculée — parce que figurez-vous
qu'il n'ira pas en enfer ! La fin relance l'habituelle éloge de la médiocrité,
comme toujours, et la mentalité générale est assez douteuse. Même les
transformations à vue des divers acteurs échouent à distraire. Un navet, un
gros !




Envoyés très spéciaux



France  
Note : 3/5


M6/Europacorp 2009 Frédéric Auburtin, avec Gérard Lanvin, Gérard Jugnot, Omar Sy, Valérie Kaprisky, Anne Marivin…



Frank Bonneville et Albert Poussin, correspondants d’une radio, sont envoyés
couvrir la guerre d’Irak. Or Albert, traumatisé par le départ de sa femme, perd
l’enveloppe avec leurs billets d’avion et 20 000 euros de budget… Ils se
réfugient chez un ami de Frank tenant un hammam à Barbès. En attendant de
ramasser assez d’argent pour partir, ils bidouillent de faux bulletins de plus
en plus populaires. Et le provisoire dure…

Le syndrôme téléfilm a encore frappé pour ce film du réalisateur du sinistre
« San Antonio ». Or au moins, cette comédie bénéficie d’un scénario
certes classique et sans surprises majeures, mais qui enchaîne à la perfection
les situations pour éviter que l’ennui ne s’installe une seule seconde. Du
coup, si on avait l’impression d’avoir vu le film à l’intitulé du scénario, on
finit par se prendre au jeu grâce à deux comédiens, certes rôdés et qui ne
cherchent plus à se renouveler, mais avec une bonne alchimie, plus des seconds
rôles parfois un peu expédiés (Anne Marivin et son frais minois, actrice qui
semble monter… et le mérite). Même la fin, où les personnages deviennent bel et
bien héroïques, réussit à fonctionner malgré une conclusion un peu expédiée. Du
cinoche de samedi soir de consommation courante, mais pas déplaisant…




Escrocs, mais pas trop



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Small Time Crook Warner 2000 Woody Allen, avec Woody Allen, Hugh Grant, Jon Lovitch, Elaine May, Tracy Ullman…



Ray, un ex-délinquant, et Frenchy Winkler sont un couple désargenté… Jusqu'à ce
que Ray décide de braquer une banque ! Son plan : louer une pizzeria voisine
pour creuser un tunnel et vider le coffre. Mais un nommé Nettie Goldberg loue
le local pour ouvrir une boutique de fleuriste. Ray découvre qu'il s'agit d'un
ami de taule ! Il réussit à le dissuader de brûler son achat pour toucher
l’assurance pendant que Frenchy ouvre une boutique de gâteaux. Pendant que Ray
et ses bras cassés rament, les cookies de Frenchy remporte un succès
retentissant ! Un an plus tard, les Winkler détiennent un véritable empire
culinaire… Mais les mondes des escrocs de haut vol et des petits délinquants se
valent parfois…

Une comédie qui commence de façon très classique, puis prend divers détours du
côté de "Bourgeois gentilhommes" version nouveaux riches pour revenir
au classique. La démonstration ? Que les escrocs se trouvent à tous niveaux de
la société. C'est du Woody Allen estampillé, jusqu'aux dialogues percutants,
mais pas spécialement aventureux et, oserait-on le dire (enfin, à moins de se pâmer
d’extase pavlovienne dès qu’on prononce le nom de Allen), presque standard
jusqu'au jeu sur son image (puisqu'il interprète un anti-intellectuel). Fort
agréable, mais superficiel… Ou l'inverse, selon l'inspiration du moment !




Espion amateur



Hong-Kong  
Note : 2/5


Te wu mi cheng TF1 2001 Teddy Chan, avec Jackie Chan, Vivian Hsu, Eric Tsang, Min Kim…



Buck Yuen est un humble vendeur qui gagne une notoriété soudaine en maîtrisant
des braqueurs… Repéré par un détective privé miteux, il découvre alors qu’il a
pour père biologique un riche Coréen qui vient de mourir. Or les affaires de
celui-ci étaient parfois douteuses, et Buck se voit pourchassé à son tour…

Selon une bonne vieille tradition, nous avons eu droit à la version US de
Dimension, c’est à dire amputée de 20 minutes et avec un doublage aux dialogues
réécrits (a moment donné, le personnage de Buck devient « Jackie
Chan » ! Faudrait savoir…), y compris la fin coupée… Gros succès en
Asie, ce nouveau film tente de plaire aux fans de Chan de la première heure
tout en testant une formule de thriller international où tout le monde
recherche un McGuffin quelconque. Le tout fonctionne à peu près grâce à la
réalisation vive et classieuse de Teddy Chan et un Jackie Chan (aucune relation
familiale !) qui, s’il joue toujours son personnage de type ordinaire mêlé
à une affaire extraordinaire, est d’une sobriété bienvenue. Bien sûr, il ne
faut pas chercher à comprendre l’histoire à la fois bourrine et compliquée, et
on sent que le charcutage n’arrange rien, il s’agit juste de passer d’une scène
à l’autre, et certaines sont très réussies. Et contrairement à l’habitude, la
violence (il y a plus de fusillades que dans la moyenne des Chan, qui s’en
tient à un public familial) n’est pas vue comme neutre et les victimes comme de
simples dommages collatéraux. Tout ceci n’est pas fondalement original, mais on
est loin de pantalonnades comme « Le smoking »… Sorti en salles chez
nous avec deux ans de retard, en 2003 !




Espion et demi



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


I spy Gaumont Columbia Tristar 2002 Betty Thomas, avec Eddie Murphy, Owen Wilson, Famke Jensen, Malcolm McDowell…



L'espion Alex Scott retrouve le pilote ayant dérobé un prototype d'avion
furtif, mais il a vendu l’appareil au millionnaire Arnold Gundan. Pour pouvoir
entrer dans cette grande fête à Budapest où Gundan va certainement tenter de
vendre l'avion, Scott doit faire équipe avec le champion de boxe mégalo Kelly
Robinson. Une collaboration bien difficile…

Un énorme bide pour cette énième comédie d'espionnage à gros budget, peut-être
tuée par l'abus du genre. Le début tient à peu près, mais après la première
demi-heure, l'invraisemblance générale du scénario oblige à décrocher (Entre
autres, Murphy gagne un match de boxe après ce qui semble être une nuit
blanche…) Le finale a rallonge n'est guère convaincant, et les acteurs semblent
plutôt faire chacun leur numéro au lieu d'agir en duo. De la comédie de
consommation courante aux chromes un peu rouillés… Pour une fois, l’action fut
bel et bien tournée à Budapest !




Espion, mais pas trop



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne   Canada  
Note : 0/5


The in-laws TF1 2003 Andrew Fleming, avec Michael Douglas, Albert Brooks, Robin Tunney, David Suchet, Candice Bergen…



Steve Tobias est un crack de la CIA impliqué dans la vente d’Olga, un
sous-marin nucléaire soviétique. Mais il doit aussi composer avec le mariage de
son fils avec la fille d’un podologue, Jerry Peyser. Or celui-ci surprend ses
négociations…

Dans notre grande série « le remake inutile », surtout d’un film
quasi culte…  Cette comédie semble
résignée à n’être qu’un bouche-trou destiné à remplir les vidéo-clubs et
n’essaie même pas d’en faire plus que le minimum syndical. Etant donné la
quantité de comédies d’espionnage vues depuis, toutes les blagues sont éculées,
et la logique est malmenée : ces « agents secrets » agissent de
la plus voyante des façons, et on se demande pourquoi Tobias n’a rien de plus
pressé que de mettre son beau-père en danger en l’emmenant en mission… Plus un
personnage de gangster homo qui aurait fait soupirer même à l’ère de « La
cage aux folles ». Michael Douglas donne une certaine folie à son
personnage qui aurait plus être mieux exploitée si quelqu’un avait pris cette
peine. Or ce ne fut pas le cas. Ite missa est…




Et la femme créa l’homme parfait



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Making Mr Right MGM 1987 Susan Seidelman, avec Ann Magnuson, John Malkovich, Laurie Metcalfe, Hart Bochner…



Frankie, conseillère en image malheureuse en amour, obtient une mission
inattendue : promouvoir un androïde, Ulysse, que le Dr Jeff Peters a créé
à son image. La cohabitation engendrera plus d’un quiproquo…

Après le succès de « Recherche Susan désespérément », le nouveau Susan
Seidelman n’a guère fait de vagues — et se fit étriller par la critique. Il
s’agit tout simplement d’une comédie de routine, sans recherche particulière,
qui vaut principalement par son rythme, aidée par des personnages secondaires
bien sentis, quoique souvent clichés, et surtout une alchimie parfaite entre
les deux protagonistes. Bien sûr, la curiosité sera surtout de voir un
Malkovitch jeunot dans un double rôle… Inconséquent mais regardable.




Et l’homme créa la femme



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


The Stepford Wives Dreamworks 2004 Frank Oz, avec Nicole Kidman, Matthew Broderick, Glenn Close, Bette Midler, Christopher Walken…



 Joanna Eberhart, spécialiste des reality-shows à scandale, manque de se faire
tuer par la victime d’une des émissions et se retrouve virée. Avec son mari
Walter, elle part s’installer dans la petite communauté de Stepford. Un petit
paradis… Peut-être un peu trop idyllique pour être honnête. Joanna finit par
sympathiser avec deux exclus de ce microcosme parfait. Walter découvre vite le
secret des épouses parfaites : celles-ci ne sont guère que des robots !

Une seconde adaptation du roman d’Ira Levin à la production pour le moins
troublée (Après les présentations-tests d’une version très différente, le film
entier fut retourné !) Résultat, cet énorme fromage de 90 millions de
dollars a le goût d’un téléfilm consensuel, qui effleure à peine son sujet
(L’extrême fin est particulièrement crétine) et n’arrive pas à trouver un ton
juste, ni comédie, ni thriller, plus bon nombre de trous de scénario. Les
acteurs semblent faire leur show sans chercher à sortir du rang. Bof. Cela peut
se regarder, mais à condition de ne pas être regardant.




Etroite surveillance



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


113mn Stakeout Touchstone 1987 John Badham, avec Richard Dreyfuss, Emilio Estevez, Aidan Quinn, Madeleine Stowe, Forest Whitaker…



Un truand nommé Stick s’échappe de prison avec l’aide de son cousin. La police
pense qu’il va se rendre chez son ex-amie Maria McGuire : il faut donc
organiser une surveillance rapprochée. Les deux policiers Chris Leece et Bill
Reimers sont mis sur le coup avec deux agents du FBI qu’ils détestent cordialement
! Puis Chris se fait passer pour un réparateur de téléphone pour planter un
micro chez Maria. Naît un début de liaison conflictuel : en effet, Chris n’est
pas censé approcher la personne qu’il surveille et pourrait y laisser sa place
!

Comédie policière inoffensive exploitant avec adresse, sinon originalité, une
situation amusante : une recette que le bon artisan Badham resservira avec
« Comme un oiseau sur la branche ». Il se repose beaucoup sur ses
acteurs qu’il laisse s’exprimer pleinement, et Dreyfuss et son abattage font
beaucoup pour la réussite de l’entreprise. Estevez est ici moustachu, et
Whitaker a un rôle peu remarquable d’agent du FBI affublé d’un bouledogue à
face de cauchemar. Tout ceci est assez futile, mais fournit un divertissement
d’honnête qualité au plus large public possible avec un certain soin de la
réalisation : que demander de plus ? Le film a d’ailleurs remporté le pris
Edgar Allan Poe du meilleur polar. 
Sa suite, « Indiscrétion assurée », présentera les mêmes
qualités.




Evan tout-puissant



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Evan Almighty Universal 2007 Tom Shadyac, avec Steve Carrell, Morgan Freeman, Lauren Graham, John Goodman, Wanda Sykes…



Evan Baxter est promis à un avenir brillant lorsqu’il devient député et
s’installe dans une magnifique demeure ; tout se gâte le jour où Dieu lui
apparaît. Son but : qu’Evan lui bâtisse une arche en prévision d’un
prochain déluge…

À
175 millions de dollars le bout (diable !), voici la comédie la plus chère
à ce jour ! Initialement conçu comme une suite directe au sympa
« Bruce tout puissant », le projet connut la valse habituelle des
studios jusqu’à ce que Carrey jette l’éponge et que Carrell, soudain
« in » après le succès « 40 ans, toujours puceau », accepte
de reprendre son rôle secondaire. Ce qui ne peut compenser un scénario poussif qui semble
davantage compter sur les animaux pour l’aspect comique. Lorsque la meilleure
blague est de voir Freeman tendre à Carrell un livre « Construire une
arche pour les nuls », il y a un os… Si l’ensemble commence en satire
politique, d’ailleurs fort peu réaliste (un congressiste commande la
police ?), celle-ci tourne vite court et la passivité du rôle de Carrell
finit par s’aliéner le spectateur (pour un « tout puissant » qui ne
l’est pas, ça la fiche mal…) : dans ses bons jours, Carrey sait prendre
des personnages antipathiques pour les humaniser, Farrell n’a pas ce don. Et
évidemment, on insère à la louche les habituels messages moralisateurs
dégoulinants « carrière = mal, famille = bien » et un prêchi-prêcha
écologico-chrétien qui ne trompe personne avant d’en venir au finale aussi
spectaculaire que peu crédible. L’idée n’était pas plus mauvaise qu’autre
chose, mais on s’est contenté de mettre divers éléments dans un mixer sans
chercher un poil d’inventivité (n’eût-il pas été plus intéressant d’imaginer
une arche adaptée au monde actuel plutôt que de refaire celle attribuée à
Noé ?), mais en comptant sur son budget pour faire passer. Résultat :
à force de vouloir satisfaire tout le monde avec de gros sabots, ce film
insignifiant s’est planté. Ce n’est même pas nul, juste profondément médiocre…




Evolution



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Columbia Tristar 2001 Ivan Reitman, avec David Duchovny, Orlando Kones, Julianne Moore, Sean William Scott…



Un météore s'abat dans le désert de l'Arizona… Les docteurs Ira Kane et Harry
Block et vont inspecter la découverte, or il s'avère que leurs prélèvements
contiennent des organismes unicellulaires capables de sauter tous les pas de
l'évolution à une vitesse stupéfiante. Mais l'armée ferme le site, et
d'étranges créatures ne cessent d'apparaître aux alentours…

Une comédie — qui, à l’origine, devait être un film de SF mâtiné d’horreur très
sérieux —  très attendue… Mais au
scénario quelque peu léger, thématiquement fort proche de "SOS
Fantômes" et qui déçoit par son manque d'imagination. Les personnages sont
schématiques à souhait, Orlando Jones se rapprochant du rigolo-tête-à-claques
noir de service, et l'humour choisi est résolument en-dessous de la ceinture
sans tomber dans les excès d'un "Scary Movie" — mais on n'en est pas
loin… Les acteurs s'en tirent honnêtement, mais jamais le film ne décolle
vraiment jusqu’à un finale qui introduit certainement le « placement de
produit » le plus éhonté de l’histoire du cinéma. Reste les effets
spéciaux, tout à fait extraordinaires. Les scientifiques hurleront devant les
libertés prises avec la science, justement, mais on en a vu d'autres… Bref, la
montagne accouche d'un souris et d'un film bien anecdotique qui a d’ailleurs
fait un bide. Dommage.




Fanfan la Tulipe



France  
Note : 2/5


Europacorp 2003 Gérard Krawczyk, avec Vincent Perez, Penelope Cruz, Didier Bourdon, Hélène de Fougerolles, Michel Muller…



Au XVIIIe siècle, la guerre se continue… Pour échapper à un mariage forcé, le
jeune trublion Fanfan s’engage dans l’armée. Mais il n’y est point à sa place…
Cependant, il sauve de brigands une jeune femme qui s’avère être la fille du
roi ! C’est décidé, il l’épousera…
Le public a boudé cette comédie d’aventures à gros
budget et grosse distribution : curieux, ce film n’étant ni pire ni
meilleur que le tout-venant. Le principal problème du film vient du héros
lui-même : Bien que Perez gesticule tant qu’il peut, son personnage n’a
même pas le minimum d’épaisseur requis. On se console avec un bon rythme, le
minois de Penelope Cruz et surtout d’excellents second rôles, notamment un
Didier Bourdon plutôt savoureux en roi iconoclaste. Cela se laisse voir… Pas
plus, mais pas moins non plus




Fantômas



France   Italie  
Note : 3/5


Gaumont 1964 André Hunebelle, avec Jean Marais, Louis De Funès, Mylène Demongeot, Jacques Dynam, Robert Dalban…



 Pendant que le génie du crime Fantômas commet forfait après forfait, le
journaliste Fandor a l’idée de réaliser une fausse interview mensongère. Las,
le vrai Fantômas l’enlève pour qu’il rétablisse la vérité, ce qu’il refuse.
Grâce à ses dons de travestissement, Fantômas prend donc l’identité de Fandor,
puis du commissaire Juve, qui le traque sans répit, pour commettre des crimes…

On comprend que Allain et Souvestre, les auteurs de l’excellente série
originale consacrée à Fantômas (très sérieuse, faut-il le préciser…) n’aient
pas vraiment apprécié cette version… et que, comme l’explique Jan Kounen dans
les suppléments, il est désormais impossible d’envisager une nouvelle version
sérieuse du personnage, tant il reste rattaché aux clowneries de De Funès dans
l’esprit des spectateurs (ou des producteurs, qui ignorent sans doute les
versions antérieures ? Feillade, ça vous dit quelque chose ?) Tant
décrié à l’époque, ce film reste aujourd’hui comme un honnête représentant du
cinoche de quartier de l’époque dont la mise en scène humble s’efface devant le
propos et les acteurs, soulignée par des dialogues percutant qui, souvent,
assurent une transition sans faille d’une scène à l’autre et une musique
icônique. Un jeune débutant nommé Rémy Julienne se chargea des cascades,
impressionnantes pour l’époque. Fantômas et son masque (assez laid — et qu’il
porte sous ses autres masques !) évoque plus un méchant Bondien doté d’un
repaire secret bardé de gadgets, mais l’ensemble est doté d’un vrai scénario et
d’un bon rythme et d’une volonté évidente de bien faire son travail, loin du
cynisme actuel. Et c’est toujours une capsule temporelle sur une époque
révolue, dès les premières scènes montrant un Paris d’un autre âge aux
vélléités science-fictionnelle en passant par le rôle d’écervelée (pas tant que
ça si on y regarde bien) de Mylène Demongeot vouée à la condescendance des
mâles. C’est ensuite que les choses se gâteront… Pour beaucoup, ce film fait
partie des Madeleine de Proust cinématographique, puisque comme tout les De
Funès, il fit une brillante carrière télévisuelle.




Fantômas contre Scotland Yard



France   Italie  
Note : 1/5


Gaumont 1967 André Hunnebelle, avec Jean Marais, Louis De Funès, Mylène Demongeot, Jacques Dynam, Robert Dalban, Françoise Christophe, Jean-Roger Caussimon…



Fantômas prépare un nouveau coup : faire payer aux plus riches un impôt en
échange duquel… Il les laissera vivre ! Mais l’incorruptible Lord Rashley
refuse le chantage. Fandor et Juve se rendent donc dans son château où ils espèrent
coincer Fantômas. Mais celui-ci a une longueur d’avance…

Dire que la série s’essoufle devient un euphémisme… De Funès était alors
l’acteur le plus populaire en France et en une partie de l’Europe, et tout est
fait pour le mettre en valeur, au point de reléguer Marais au second plan. Le
prologue, où Fantômas montre des extraits des films précédents, donne le ton,
toute vraisemblance est proscrite, jusqu’à ce château truffé de
chausses-trappes dont on se demande bien qui les a fabriqués en loucedé (et on
passe sur le finale…). Marais et Demongeot ne sont plus que des faire-valoir
dans un film qui renonce à toutes les possibilités de son décor pour une
comédie de boulevard où les portes claquent et les cadavres apparaissent et
disparaissent, plus une dimension spirite qui semble rajoutée. Le pire est
encore qu’au final, rien de l’intrigue de base, introduisant une idée rigolote,
n’est résolu ! Seules quelques séquences comme la chasse à courre
décollent, plus bien sûr l’énergie manique de De Funès. Si le film remporta un
grand succès, il était temps d’y mettre fin, et le « Fantômas à
Moscou » prévu ne vit jamais le jour, Marais en ayant assez de jouer les
seconds couteaux. On ne peut l’en blâmer…




Fantômas se déchaîne



France   Italie  
Note : 2/5


Gaumont 1965 André Hunebelle, avec Jean Marais, Louis De Funès, Mylène Demongeot, Jacques Dynam, Robert Dalban…



 Lorsque le professeur Marchand disparaît, le commissaire Juve soupçonne tout de
suite Fantômas. En effet, celui-ci annonce publiquement son intention de lui
faire construire une arme lui permettant de dominer le monde (sic). Juve et
Fandor le soupçonnent de vouloir infiltrer un congrès scientifique à Rome. A
l’insu de Juve, Fandoir prend l’identité du professeur Lefevre afin de duper le
criminel…

Fini la dualité : en 1965, l’ancien pianiste de jazz De Funès est devenu
tête d’affiche après l’incroyable succès du premier « gendarme de Saint
Tropez » et du « Corniaud » (Et… du premier Fantômas !). De
Funès est donc à l’avant, et ce au prix d’un scénario multipliant les quiproquos
et donnant la vedette à De funès et son énergie démentielle. Ergo, il est
préférable de ne pas lui âtre allergique… pour le reste, l’ensemble lorgne de
plus en plus James Bond, des gadgets à l’esthétique très pop-art entre
modernisme et kitsch jusqu’au finale (qui, curieusement, iinspirera une scène
de « Moonraker » !) et ne s’embarasse guère de vraisemblance.
Plus grave, dans un film familial, De Funès moissone à tour de bgras des hommes
de mains certes anonyme, mais tout de même, avec une joie quasi sadique… Une
œuvre hybride donc, tiraillée entre ses vélléités de pastiche Bondien — à
l’heure ou l’espion dominait le monde du box-office — son humour français sans
être franchouillard et les canons mis en place par le premier. Reste, malgré un
tournage bousculé (certains plans ne sont pas raccord, etc…) cette humble
volonté de bien faire…




Fantômas se déchaîne



France   Italie  
Note : 2/5


Gaumont 1965 André Hunebelle, avec Jean Marais, Louis De Funès, Mylène Demongeot, Jacques Dynam, Robert Dalban…



Lorsque le professeur Marchand disparaît, le commissaire Juve soupçonne tout de
suite Fantômas. En effet, celui-ci annonce publiquement son intention de lui
faire construire une arme lui permettant de dominer le monde (sic). Juve et
Fandor le soupçonnent de vouloir infiltrer un congrès scientifique à Rome. A
l’insu de Juve, Fandoir prend l’identité du professeur Lefevre afin de duper le
criminel…

Fini la dualité : en 1965, l’ancien pianiste de jazz De Funès est devenu
tête d’affiche après l’incroyable succès du premier « gendarme de Saint
Tropez » et du « Corniaud » (Et… du premier Fantômas !). De
Funès est donc à l’avant, et ce au prix d’un scénario multipliant les quiproquos
et donnant la vedette à énergie démentielle. Ergo, il est
préférable de ne pas  être allergique à l'acteur… pour le reste, l’ensemble lorgne de
plus en plus James Bond, des gadgets à l’esthétique très pop-art entre
modernisme et kitsch jusqu’a un finale qui, curieusement, iinspirera une scène
de « Moonraker », et ne s’embarasse guère de vraisemblance.
Plus grave, dans un film familial, De Funès moissone à tour de bras, avec une joie quasi sadique des hommes
de mains certes anonyme, mais tout de même… Une
œuvre hybride donc, tiraillée entre ses vélléités de pastiche Bondien — à
l’heure ou l’espion dominait le monde du box-office — son humour français sans
être franchouillard et les canons mis en place par le premier. Reste, malgré un
tournage bousculé (certains plans ne sont pas raccord, etc…) cette humble
volonté de bien faire…




Fantôme avec chauffeur



France  
Note : 0/5


Gaumont Columbia Tristar 1996 Gérard Oury, avec Philippe Noiret, Gérard Jugnot, Jean-Luc Bideau, Charlotte Kady…



 Philippe Bruno-Tessier voit abattre sous ses yeux son chauffeur, George. Puis
il est à son tour assassiné par son associé marron. Tous deux se retrouvent
sous forme de fantômes ! Philippe tente de protéger son fils et George
s’aperçoit que sa vie n’était pas ce qu’il croyait…

Un point de départ classique pour une comédie qui ne l’est pas moins. Les
routiers Oury/Veber font tourner leur professionnalisme sans se fouler autour
d’une intrigue fonctionnelle mais désagréablement moralisatrice. De la comédie
(pas très drôle) aux chromes bien rouillés…




Fatal Instinct



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Warner 1993 Carl Reiner, avec Armand Assante, Sherylinn Fenn, Sean Young, Kate Nelligan, Tony Kendall…



Ned Ravine exerce la double profession de policier et d’avocat, ce qui n’est
pas de tout repos, malgré l’assistance de sa fidèle secrétaire. Sa femme le
trompe avec un mécano et complote sa mort, un truand à peine sorti de prison
compte bien lui faire la peau et il se retrouve victime d’une femme fatale aux
mystérieux desseins. Et que vient faire ce putois dans une telle affaire ?

.
Carl Reiner, l’homme qui nous offrit « l’homme aux deux cerveaux »,
est de retour ! Bonne nouvelle, même si cette parodie opportuniste est loin
d’être du niveau de ces films précédents. Il s’agit encore d’une multiparodie
passant à la moulinette « Les nerfs à vif », « Basic
Instinct », « Liaison Fatale », « La facteur sonne toujours
deux fois » et « Les nuits avec mon ennemi » pour le principal,
le tout au cours de ce qui manque au genre : un véritable scénario, fort bien
articulé. On goûte avec plaisir le jeu assez réussi des acteurs qui, selon la
technique rôdée par les ZAZ, jouent au premier degré sans grimaces inutiles et
un excellent usage des parodies qui s’articulent extrêmement bien et avec
quelques détail croustillants (Le caleçon d’Assante frappé de la balance de la
justice, les journaux que lit le tueur…) Dommage qu’il fasse réjouir aussi le
beauf amateur de gros et gras, au prix d’allusions en-dessous de la ceinture
qui tranchent nettement sur l’excellente tenue de l’ensemble. Quoi qu’il en
soit, une réussite dans ce sous-sous genre bien discrédité depuis que les ZAZ
l’ont inventé.




Fausses blondes infiltrées



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


White Chicks Columbia 2004 Keenan Ivory Wayans, avec Shawn Wayans, Marlon Wayans, Jamie King, Terry Crews…



Kevin et Marcus Copeland sont deux flics du FBI consciencieux mais frappés par
la poisse… Après leur dernier fiasco, on leur confie la mission d’escorter deux
riches pimbèches, les sœurs Wilson, menacées d’enlèvement. Lorsque celles-ci
piquent une crise, nos deux flics décident de prendre leur place !! Les
voilà propulsés dans l’univers de la jet-set…

Pour une comédie « trash », celle-ci ne va pas bien loin ! Le
scénario est retraitable à souhait avec une intrigue policière prétexte et
l’ensemble n’est guère mordant (A moins qu’une série de prouts gratuits aient
encore de quoi foudroyer le spectateur !) Cette version « non
censurée » serait logique s’il y avait une version censurée, l’ensemble étant
presque tout public. Il y a quelques rires, notemment grâce à Terry Crews
(ex-footballeur) parodiant le macho noir, mais cela ne va pas bien loin, sans
pour autant mériter un nombre record de nominations aux « Razzie ».
Pour public indulgent, apparemment nombreux, puisque le film a cartonné. Le film fut curieusement accusé de racisme anti-blanc ( ?)
alors que personne n’est épargné.




Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvage



France  
Note : 2/5


Gaumont 1968 Michel Audiard, avec Marlène Jobert, Bernard Blier, Françoise Rosay, André Pousse, Robert Dalban, Paul Frankeur, Claude Rollet…



Rita a une passion dans la vie : l’argent. Aussi, quand son fiancé Fred
commet un gros casse, elle n’hésite pas à le doubler au profit de son rival
Charles… Sauf qu’elle n’a pas droit à sa part du butin. Il ne lui reste plus
qu’à se tourner vers sa tante Léontine qui va sortir de sa retraite…

Premier « vrai » film d’Audiard (après « La marche », un
court-métrage documentaire présent en bonus sur le dévédé), démonté à l’époque
par ceux qui le déifient aujourd’hui… Tout ce qui a fait « Les tontons
flingueurs » et ses truands aux dialogues surécrits, commençait à dater,
c’est pourquoi le réalisateur nous place dans une œuvre pop-art parodiant le
style avec une liberté surprenante : dès le départ, les personnages ne
cessent de s’adresser à la caméra et toute sorte d’effets parfois très BD sont
convoqués, heureusement sans lourdeur. De même, question casting, tout le ban
et l’arrière-ban du genre est convoqué, et Marlène Jobert, alors en ascension
depuis « Masculin féminin », est pétillante à souhait dans un rôle
pas évident. Il est dommage que quoique le film soit court, le scénario vire un
peu trop au procédé et perde de sa superbe, d’autant que conformément aux
comédies de l’époque, toute logique finit par être sacrifiée aux ressorts
comiques. Reste l’éternel côté capsule temporelle d’une époque, notamment
lorsqu’on sollicite le hippisme et le pop-art. Audiard lui-même changera de
fusil d’épaule pour des films un peu plus écrits, dès l’exellent « elle
boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais… elle cause ! »
pendant que les titres à rallonge devenaient de rigueur dans les comédies
franchouillardes de série Z des années 70-80.




Fée malgré lui



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 1/5


Tooth Fairy 20th century Fox 2010 Michael Lembeck, avec Dwayne Johnson, Ashley Judd, Chase Ellison, Stephen Merchant, Julie Andrews…



Derek Johnson est un joueur de hockey sur le
retour, surnommé « la fée des dents » à cause de sa manie de cogner
ses adversaires pour leur casser les dents ( !). Il fréquente plus le coin
des exclus (ou il a son propre fauteuil) que le jeu. Pour avoir voulu faire
croire à la fille de son amie que la « petite souris » (la fée des
dents) n’existe pas, il est convoqué au Q.G. des fées. Pour sa peine, il devra
effectuer un travail d’intérêt général consistant à échanger des dents…



Un film qui souffre du différent culturel, puisque
la « fée des dents » (« Tooth Fairy ») anglo-saxonne est en
France la « petite souris »… Ceci mis à part, il est difficile de
mettre le doigt sur ce qui ne va pas dans le film. Un manque flagrant
d’originalité au point qu’on a l’impression du remake d’un Disney des années
50 ? L’interprétation de Johnson (si différente de son charisme brutal des
« Fast and Furious ») n’est pas en jeu, même si on ne finit par voire
plus que ses sourires Colgate : il joue la carte de l’honnpêteté, mais il
ne peut que se dépatouiller avec un personnage sous-écrit. Doit on voir en lui
une brute satisfaite d’elle-même (un personnage positif qui se contente de
casser des dents…) ou un enfant adulte naïf ? Doit-il évoluer au cours du
récit alors qu’il semble se contenter d’être ce qu’il est ? Du coup, les
relations entre les personnages en souffrent, car toute émotion se doit d’être surjouée
(notamment l’antagonisme entre Merchant, qui s’en tire plutôt bien, et Johnson,
limité à des chamaillages infantiles.). Du coup, c’est le côté prévisible,
voire paresseux du scénario qui ressort pour déboucher sur le bon vieux message
judéo-chrétien comme quoi il faut « croire » (pour ceux qui
n’auraient pas compris, depuis le temps) et un happy-end rose bonbon. Ce qui
n’est pas gênant pour les tout petits, cible majoritaire du film, et qui
devraient être satisfaits. Les adultes ne s’ennuieront pas trop, le tout semant
le chaud et le froid entre scènes réussies (Julie Andrews, toujours aussi
éblouissante, illumine chacune de ses scènes) et d’autres beaucoup moins. Mais
l’ambiguité déjà citée du personnge de Johnson fait qu’il sera difficile d’en tirer
un sujet de discussion… Sale affaire. Quelqu’un a quand même jugé bon de
cracher 48 millions de dollars ( !) pour ce téléfilm de luxe écrit à l’origine
pour Schwarzenneger. Avec un Billy Crystal bien vieilli dans un court rôle
curieusement non crédité et une apparition éclair de Seth MacFarlane.




Final Cut



Royaume-Uni  
Note : 1/5


Film Office 1998 Dominic Anciano & Ray Burdis, avec Jude Law, Ray Winstone, Sadie Frost, John Beckett…



Après l'enterrement de Jude, ses amis et sa veuve se réunissent. Or avant son
décès, Jude les avait tous filmés à l'aide de caméras cachées ! Le film qu'ils
vont voir en étant eux-même filmés les changera à tout jamais…

Pour mémoire, ce film qui n'a pas grand-chose d'une comédie, bien qu'il surfe
sur la vague « Petits meurtres entre amis ». L'ensemble pousse à fond
son thème voyeuriste, puisque les personnages ont même le prénom des acteurs
qui les incarnent et improvisent leurs dialogues à la Mike Leigh… Ce qui est
gênant lorsqu'on les montre uniquement dans des positions scabreuses ! Un
malaise dont on ne sait s'il est volontaire, mais ce "Loft Story" un
peu prétentieux finit par écœurer jusqu'à un rebondissement certes inattendu,
mais pas très logique. Les acteurs sont la seule raison de regarder ce
succédané opportuniste.




Flesh Gordon



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Fil à Film/opening 1974 Howard Ziehm, avec Jason Williams, Suzanne Fields, William Dennis Hunt, Joseph Hudgins…



La terre est soumise aux exactions du rayon sexe émit depuis la planète porno.
Flesh Gordon et Dale Ardor tombent sur le professeur E. Jackull, qui acréé un
vaisseau spatial capable de rejoindre Porno. Là, ils affronteront les troupes
de l’empereur Wang…

Un pastiche des vieux sérials ringards de Flash Gordon, complète avec un
« cliffhanger » et un interlude au milieu ! L’humour est résolument
en-dessous de la ceinture et assez débile, mais on trouve aussi d’excellents
effets spéciaux réalisés pour quatre sous avec un monstre digne de Ray
Harryhausen à la fin. A noter que ce film de 74 est moins pudibond question
nudité, masculine et féminine, que « Le retour de Flesh Gordon », le
remake inutile que fit le même Ziehm en 1989, fourni avec le pack opening ; là,
le kitsch cèdait le pas à la débilité et aux grimaces pour compenser une
inspiration niveau zéro. Le premier est une curiosité pour
éroto-science-fictionomanes, le second une excroissance à jeter. L’édition
spéciale  de 90mn prouva que la
légende comme quoi le film était à l’origine un porno hardcore était infondée.




Fletch



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Fletch Universal 1985 Michael Ritchie, avec Chevy Chase, Joe Don Baker, Dana Wheeler-Nicholson, Tim Matheson, Geena Davis…



Irvin « Fletch » Fletcher est un reporter de choc spécialiste du
déguisement et de l’humour à froid. Pour une enquête sur les docks, centre de
tous les trafics, il se fait passer pour un drogué. Un homme d’affaire lui fait
une étrange proposition : commettre son propre meurtre ! Il se sait condamné et
veut que sa femme touche son assurance-vie. Fletch mène l’enquête et découvre
tout un panier de crabes…

D’après les romans de Gregory McDonald, principalement composés de dialogues,
ce film par le réalisateur de “Golden Child” est un festival Chevy Chase,
comique qui n’a jamais trop marché chez nous. L’intrigue est uniquement prétexte
à un déluge de répliques assassines et de scènes à faire parfois savoureuses, parfois
beaucoup moins, ce qui peut rebuter certains, à travers une intrigue policière
complexe  qui fleure bon les années
40. Le principal problème est le personnage lui-même : certes, Chase évite
les grimaces (on imagine le Jim Carrey de l’époque dans ce rôle…), mais il ne
semble guère concerné par tout ce qui se passe autour de lui, sinon par le
désir de placer un bon mot, et semble s’en sortir plus par chance que par talent.
Et bien sûr, le ton années 80 est omniprésent, jusque dans la bo. L’ensemble
tient la route, mais sans plus. Il y eut une suite en 89, beaucoup plus outrée.




Flic de haut vol



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Blue Streak Gaumont Columbia Tristar 1999 Les Mayfield, avec Martin Lawrence, William Forsythe, Luke Wilson, Peter Greene, Dave Chappelle, Nicole Ari Parker…



Miles Logan se prépare à voler un diamant de grande valeur, mais un de ses
complices le trahit et abat les autres. Logan cache le diamant dans un immeuble
en construction et tire deux ans de prison. Or le bâtiment est devenu… un
commissariat ! Seule solution : se faire passer pour un policier. Ce qui
dépassera toute ses espérances…

Un film assez réussi dans la lignée de « Rush Hour », pas très
original, mais qui exploite bien son postulat de départ : bien sûr, le
cambrioleur devient un flic modèle grâce à ses connaissances en matière de
crime… Les rebondissements sont plutôt bien agencés et aucune violence
excessive ne vient désamorcer l'humour. Lawrence joue les stéréotypes, entre
Murphy et Will Smith, sans trop innover — paradoxalement, il est plus
convaincant dans les passages sérieux que dans ceux où il semble improviser.
Bref, un bon petit divertissement sans prétention. Ce n'est déjà pas mal…




Fool Moon



France  
Note : 2/5


Zelig 2008 Jérôme L’hotsky, avec Christophe Alévèque, François Morel, Christine Citti, Artus de Penguern, Bruno Solomone…



Une bande d’amis issus des bancs de Science-Po et implantés en politique se
réunit dans la maison de Tom, perdue en pleine Bretagne. Mais le soir et les
galères venant, les esprits s’échauffent… Est-ce l’influence de la pleine lune
ou les sortilèges des voisins locaux adeptes de druidisme ?

Une comédie qui n’a fait que passer en salles… Il faut dire que le principe est
connu : la « réunion d’amis qui dérape » est une tarte à la
crème scénaristique, tant au théâtre qu’un cinéma. Le scénario s’en sort plutôt
bien avec quelques dialogues savoureux et des situations cocasses, même si cet
excès dans l’hystérie peut finir par lasser. L’élément fantastique promis est
censé relever la soupe… Mais celui-ci tourne court et se contente d’invoquer de
vagues rites druidiques (dont un prologue qui, avec le recul, semble inutile)
là où on attendait à tomber dans un territoire plus proche de « Le village
des ombres ». Du coup, la fin tombe quelque peu à plat, comme si le
scénariste ne savait plus que faire de ses personnages. Au résultat, on a droit
à une comédie façon sitcom certes agréable à regarder, mais qui ne marquera
guère les mémoires. Cela dit, c’est déjà pas mal…




Fou(s) d'Irène



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


117mn Me, myself and Irene 20th Century Fox 2000 Bobby & Peter Farrelly, avec Jim Carrey, Renee Zellweger, Robert Forster, Richard Jenkins, Daniel Greene…



Charlie Baileygate est un policier, un motard de Long Island, au passé complexe
: sa jeune épouse lui a offert des triplés… nés du chauffeur de la limousine de
leur mariage, un nain noir ! Il choisit de fermer les yeux et de les élever
comme les siens, même après qu'elle le quitte. Mais sa gentillesse excessive
nuit à son sérieux en tant que policier… Un beau jour, il craque et une seconde
personnalité, un certain "Hank", violent et grossier, prend sa place…
Charlie souffre d'un dédoublement de personnalité ! C'est alors qu'il rencontre
Irene… Irene, que les associés de son ex, un truand notoire, tentent
d'assassiner pour des informations qu'elle n'a pas…

Un scénario bien complexe pour ce qui n’est qu’un film de Jim Carrey de plus
avec le ton typique des frères Farelly : leur parti-pris de l’outrage à
tout prix commence à s’user une fois l’effet de la nouveauté dissipé. Somme
toute, on sait à peu près à quoi s’attendre, Carrey cabotine de façon
prévisible dans son double rôle, mais surtout, l’ensemble s’enlise vite dans
des gags à répétition qui s’étirent à l’infini (le passage avec l’Albinos) avec
un courant de méchanceté gratuite qu’on ne retrouvait certainement pas dans
« Mary à tout prix » (« Hank » la brute prédomine, mais
n’est pas drôle du tout) On ne s’embarasse guère de justifier les motivations
du méchant de service et le personnage de Zwelleger est recyclé de ses autres
rôles. Bref, le style Farelli, basé sur le principe du « ça passe ou ça
casse », vire peu à peu au procédé. Le film a marché correctement sans
plus. Heureusement, malgré l’échec de « Osmosis Jones », les frangins
reprendront du poil de la bête…




Frankenhooker



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Antartic 1990 Frank Henenlotter, avec James Lorinz, Patty Hollen, Charlotte Helmkamp, Louise Lasser…



Franken est un jeune savant assez jeté qui touche le fond lorsque sa fiancée
Elizabeth est réduite en pièces par une tondeuse à gazon ! Il reste toujours sa
tête, ce qui donne un nouvel espoir à Franken — après une bonne petite
trépanation à la perceuse pour se remettre les idées en place, bien sûr. Il
conçoit les circuits électriques qui permettront de ranimer sa promise et se
met en quête d’un corps… Chez des prostituées ! Elles se jettent sur une drogue
synthétique conçue par Franken, au mépris de ses avertissements frénétiques, et
fournissent des morceaux de choix pour recréer Elizabeth…

Le style Henenlotter, ancré dans les années 80, a pris un coup de vieux, ne
serait-ce que par certains délires de latex… Mais néanmoins, ce film bourré de
défauts finit par convaincre, par son mélange de trash gentillet contrastant
avec sa bonne volonté évidente. L’intrigue n’est pas de la première finesse,
mais la sincérité est là, loin des multiparodies cyniques. Une expérience à
tenter, si l’on passe un début un brin laborieux.Et en vostf !




Frankenstein General Hospital



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


One plus one 1988 Deborah Roberts, avec Mark Blankfield, Leslie Jorda, Irwin Keyes, Kathy Shower…



Dans son laboratoire secret, le Dr Frankenheimer et son assistant Iggy
continuent les expériences de certain docteur… Et son monstre sème la panique
dans l'hôpital…

Un pastiche d'un pastiche qui repompe à fond "Frankenstein Junior" (Y
compris le légendaire gag de "Frau Zucker"), mais s'avère prévisible
au possible.  L'ensemble est du
niveau d'un sous-« Porky's », avec des infirmières nymphos et des
infirmiers maladroits, des situations étirées et une caméra désespérément fixe.
Un seul bon gag — suite à un accident, le labo est en noir et blanc — ne sauve
pas ce film lymphatique qui se traîne laborieusement jusqu'à une fin courue
d'avance. Pour décérébrés uniquement.




Freaky Friday, dans la peau de ma mère



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 4/5


Freaky Friday Disney 2003 Mark Waters, avec Jamie Lee Curtis, Lindsay Lohan, Harold Gould, Chad Michael Murray, Mark Harmon…



La psychiatre de renom Tess Coleman et sa fille Anna n’arrivent pas à
s’entendre alors que Tess est sur le point de se remarier. Lorsqu’elle empêche
Anna de se rendre à un radio-crochet avec son groupe de rock, c’est
l’explosion. Mais une dame chinoise pose un enchantement qui fait passer l’une
dans le corps de l’autre. Les voilà obligées de vivre la vie de l’autre un
vendredi de folie…

Une comédie pas vraiment attractive, vu la déliquescence de Disney avant
« Les pirates des Caraïbes » et le fait qu’il s’agisse d’un second
remake ! Et pourtant, le film fonctionne à merveille grâce à un bon
rythme, une interprétation excellente (Avec Lindsey Lohan dans un rôle qui
lance une carrière, même si elle devint un peu trop vite une diva médiatique),
un don pour éviter les écueils, une mise en scène dynamique, un brin d’émotion
inattendue et une bonne humeur généralisée et communicative. Même la musique
est bien choisie. Résultat, s’il ne s’écarte pas des sentiers battus, ce film
éminemment sympathique laisse le sourire aux lèvres. Fortement recommandé,
surtout en famille !




Futurama



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


The spirit of '76 Gaumont Columbia Tristar 1990 Lucas Reiner, avec David Cassidy, Olivia D'Abo, Leif Garrett, Geoff Hoyle…



En l'an 2076, plus rien ne va… Avant de mourir, le doyen des habitants
conseille aux Américains de retourner en 1776 pour récupérer un exemplaire de
la Constitution. Or un joyeux farfelu vient d'inventer une machine à remonter
le temps… Mais, suite à une erreur, ils se retrouvent en 1976 !

Une comédie à peine distribuée et bien poussive… L'idée de base est amusante,
mais une fois qu'elle est exposée, le scénario s'arrête net. On se contente de
faire un inventaire de tenues délirantes et d'expressions jugées désuètes,
traitant les années 70 comme le moyen-âge ! D'où l'impression que le film
s'adresse à des moins de douze ans… Quand aux personnages, ils sont
fonctionnels et clichéeux au possible, les deux principaux évoquant Bill &
Ted. Bof. Peut se voir pour les nombreuses apparitions de célébrités, dont Carl
Reiner… La copie est pan&scannée et il n’y a pas de DVD. Rien à voir avec
la série TV du même nom…




Galacticop, les flics de l’espace



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


A gnome named Gorm/Upworld Delta vidéo.Intégral 1989 Stan Winston, avec Anthony Michael Hall, Jerry Orbach, Claudia Christian, Robert Z'dar…



Casey Gallagher, jeune flic farfelu, tente de coincer un escroc… Mais une
créature sort des profondeurs de la terre et assiste au fiasco qu'est
l'opération. Pour Casey, voilà un témoin capable de prouver qu'il n'est pas
responsable. Or le gnome en question est venu revivifier une pierre magique qui
sert de soleil à son monde souterrain…

Un nouvel avatar du duo de flics improbable par le spécialiste en effets
spéciaux Stan Winston. Inutile de dire que l'épouvante (avec l'intéressant
"Pumpkinhead- le démon d'Halloween") lui réussit davantage, car cette
comédie au scénario d'un clacissisme forcené ne passionne pas vraiment. Il faut
dire que Hall est particulièrement peu crédible en policier et somme toute pas
très sympathique. Il est toujours agréable de voir Claudia Christian
("Hidden"…) qui s'annonçait alors comme une nouvelle égérie de la
série B, mais l’ensemble est gâché par des longueurs, des trous de scénario (le
personnage de Robert Z'dar — avec des cheveux longs ! — disparaît littéralement
du script) et une formule qui commençait déjà à être éculée. Vu le niveau
limité de violence, cela pourrait être pour enfants, malgré une ou deux
allusions en-dessous de la ceinture. Bof. Terminé en 1989, le tout resta 3 ans
sur une étagère avant d’être (à peine) distribué. La cassette (sous le titre « upworld »)
est en format respectée lors du générique et pan&scannée ensuite… On
passera sur le titre Intégral mensonger, puisqu’il n’y a pas la queue d’un
extraterrestre dans le film !




Galaxy Quest



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 5/5


Dreamworks 1999 Dean Parisot, avec Tim Allen, Alan Rickman, Sigourney Weaver, Tony Shalhoub, Sam Rockwell, Justin Long…



Galaxy Quest est une série télévisée culte qui s’est arrêtée, laissant ses
acteurs réduits à cachetonner… Mais l’émission n’a pas été regardée que sur
Terre, et lorsqu’ils sont en difficulté, d’authentiques extraterrestres
viennent demander l’aide du valeureux capitaine Jason Nesmith…

Gros bide à sa sortie, ce métrage a peu à peu pris le statut de film-culte.
Peut-être est-il plus d’actualité aujourd’hui, avec cette obsession pour les
séries TV ? Toujours est-il qu’il s’agit peut-être de la meilleure comédie
de SF jamais tournée (certes, les prétendants au trône sont rares, mais…), tant
grâce à un scénario intelligent qui brocarde gentiment les tropes du genre, que
les créateurs connaissent manifestement par cœur, tout en leur rendant hommage
par une foultitude de détails — un cocktail qui plus tard donnera « Shaun
of the dead » et « Hot Fuzz ». Et comme tout bonne comédie,
celle-ci est basée sur une certaine noirceur sous-jacente, puisque les
extrarterrestres luttent tout de même pour éviter l’extinction totale.
L’interprétation n’est pas en reste, le tout étant interprété au premier degré
par des acteurs en apesanteur qu’il faudrait tous citer. Le tout se permet même
de se clôturer sur un petit moment d’émotion rendant hommage aux métier
d’acteur. Un de ces classiques intemporel donc qui fut rattrapé par la
vidéo/DVD. Guettez Justin Long dans son tout premier rôle !




Gamer



France  
Note : 0/5


Studio Canal+ 2001 Zak Fishman (Patrick Levy), avec Saïd Taghmaoui, Camille de Pazzis, Arielle Dombasle, Bruno Solomone, Jean-Pierre Kalfon…



Tony est un petit truand au service 
d'un caïd, mais féru de jeux vidéo. A la suite d'un rodéo, il se
retrouve en prison pour huit mois… Ce qui lui donne le temps de concevoir son
jeu vidéo. Mais face à l'univers des jeux, il n'est pas de taille…

Un film qui n'a fait qu'un passage éclair sur grand écran…  Et on comprend pourquoi ! Ce téléfilm
sous stéroïdes copie servilement l'esthétique des productions Besson, mais est
affligé d'un script qui accumule les clichés avec un acharnement à peine
croyable. Tous les personnages ne sont que des caricatures anônnant des
dialogues crétins jusqu’à une fin mongoloïde, on se demande si les créateurs du
bouzin ont la moindre connaissance du monde vidéoludique (la « démo »
du jeu révolutionnaire est une horreur), bref, on se demande comment ce machin
a tout simplement pu voir le jour. Dommage pour les acteurs qui s’y sont
compromis…




Garde rapprochée



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Man of the House Gaumont Columbia Tristar 2005 Stephen Herek, avec Tommy Lee Jones, Cedric the Entertainer, Ann Archer, Christina Milian, Paule Garces…



Roland Sharp est un Texas Ranger à l’ancienne qui a dans son collimateur un
haut ponte de la mafia. Mais son témoin-vedette est assassiné. Seuls témoins,
cinq pom-pom girls de l’équipe locale ! Sharp va devoir organiser leur
protection et réussir à cohabiter avec les cinq jeunes filles…

Incroyable de concevoir un scénario plus prévisible sur le thème du flic
dur-à-cuire hors de son élément. Les enfants étant déjà pris (« Un flic à
la maternelle », « Baby-Sittor »), on prend cette fois-ci des
pom-pom girls. À partir de là, tout s’enchaîne de façon prévue. Un gag à base
de lingerie ? Il y a. Voulez-vous parier que le flic se prendra
d’affection pour celles qu’il déteste ? Qu’il trouvera l’amour
(heureusement avec une dame de son âge !) ? Que le méchant (Qui ne
fait que passer et que Jones ne s’embarasse même pas de rechercher)
réapparaîtra pour le dernier acte ? Que les gamines finiront par venir au
secours du policier ? Que sa fille sera enlevée par le méchant ? Et
ainsi de suite, y compris un début et un épilogue dont la violence
détone ; seule l’apparition de Cedric the Entertainer est inattendue et
semble venir d’un autre film plus réussi. Mais qu’attendre d’un produit dont la
conclusion précipitée fut filmée des mois après la fin du tournage, simplement
parce que personne ne savait comment le terminer ? Dommage, car tout le
reste est à la hauteur. Jones n’est jamais meilleur que lorsqu’il
s’auto-parodie, les jeunes actrices font ce qu’elle peuvent avec le peu qui
leur est proposé, le rôle d’Ann Archer est aussi bref que sympathique et le
vieux routier Herek, qui a fait du chemin depuis « Critters »,
emballe le tout avec plus de compétence et d’énergie que n’en mérite le
matériau de base. C’est regardable pour peu qu’on n’en attende pas grand-chose,
mais on se demande la raison d’être de telles entreprises…




Garfield 2



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 2/5


Garfield : a tale of two kitties Fox 2006 Tim Hill, avec Breckin Meyer, Jennifer Lowe-Hewitt, Billy Connoly, Ian Abercrombie…



Lorsque Jon part à Londres pour suivre Liz, Garfield s’invite à bord… Au même
moment, une riche héritière lègue son domaine à son chat Prince, au grand dam
de son neveu Lord Dargis, qui entend bien s’en débarrasser. Par un concours de
circonstance, Prince et Garfield échangeront leurs places…

Le premier film a assez rapporté pour justifier une suite… Qui, selon une
vieille tradition, nous offre deux Garfield, ou plutôt deux chats animés. C’est
bien la seule originalité du film qui n’innove guère question scénario, pompant
à droite et à gauche jusqu’à des animaux parlants évoquant « Babe »,
ce qui ne devrait pas gêner les plus jeunes. Si le film se regarde, c’est par
ce qu’il n’est pas : pas de véritables clichés sur les Anglais loufoques
face aux bons Américains (ou l’inverse), peu de scènes bateau et quelques
passages croquignolets menés à toute allure, même si le cabotinage de sa
vedette peut lasser un peu. À noter aussi la présence du comédien Billy Connoly
qui semble se donner à fond dans un rôle pourtant ingrat. Rien d’exceptionnel,
juste de quoi faire passer un dimanche après-midi de pluie…




Garfield, le film



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Garfield Fox 2004 Peter Hewitt, avec Breckin Meyer, Jennifer Lowe-Hewitt, Stephen Tobolowsky, Bill Murray…



Garfield le chat vit heureux dans la demeure de Jon Arbuckle, son maître.
Jusqu’au jour où celui-ci, pour les beaux yeux d’une vétérinaire, adopte un
chiot, Odie. Un chien savant qu’un magnat de la télévision ne tarde pas à
convoiter…

Une adaptation d’une BD qui a elle-même connu toutes les exploitations
commerciales possibles et imaginable ! L’ensemble fonctionne avant tout
sur son rythme effrené (Le mètrage hors générique est très court : 70mn à
peine !) qui fait qu’il est difficile de s’ennuyer. Les effets spéciaux
ressemblent à ceux de « Entre chien et chats », à peine plus inventifs,
mais l’appréciation dépend de si on accroche ou non au Garfield en CGI,
intermédiaire entre un chat réaliste et un personnage de BD — mais qui reste
très proche de caractère du personnage de Jim Davis. Sinon, l’histoire est
bateau à souhait, repompant la thématique bien usée des « 101
Dalmatiens ». Du cinéma fast-food, qui se laisse regarder et s’oublie
aussitôt… Pour la petite histoire, Jim Carrey a refusé le rôle de Jon Arbuckle.




George de la jungle



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


George of the Jungle Disney 1998 Sam Weisman, avec Brendan Fraser, Leslie Mann, Richard Roundtree, Thomas Haden Church…



Une intrépide exploratrice de l’Afrique profonde, Ursula, recherche le mythique
Singe Blanc avec son fiancé abruti. Elle tombera sur George, un Tarzan gaffeur
flanqué d’un singe nommé Singe plus intelligent que lui… Elle le ramènera dans
son San Francisco natal, ce qui causera moulte catastrophes !

Une comédie sans prétentions que le public a malheureusement boudée, du moins chez nous. Pourtant,
l’ensemble est sympathique, pastichant aussi bien « Out of Africa »
que « Greystoke » et tous les Tarzan du dictionnaire et épinglant au
passage le colonialisme rampant qu’on retrouve encore dans plus d’une
Hollywooderie. Les effets spéciaux servent l’histoire et non l’inverse (Ah, cet
éléphant se prenant pour un toutou !) et l’ensemble tient grâce au charisme des
personnages, Brendan Fraser en tête : un acteur sous-estimé s’il en est. Rien
de vital, juste une bonne comédie familiale inconséquente et distrayante. Le
film a suffisamment rapporté pour justifier une suite… Sans Fraser et en direct
vidéo !




George de la jungle 2



Etats-Unis d'Amérique   Australie  
Note : 1/5


George of the Jungle 2 Disney 2004 David Grossman, avec Christopher Showerman, Julie Benz, Thomas Haden Church, Angus T. Jones…



George et George Junior coulent des jours heureux dans la jungle, mais les
animaux reprochent à George de les négliger… C’est alors que Béatrice, sa
belle-mère, avec l’aide de l’ex d’Ursula Lyle Van De Groot, tente de convaincre
cette dernière de quitter la jungle… Quitte à avoir recours à un
hypnotiseur !

Curieux principe que de répéter sans cesse au spectateur qu’il s’agit d’une
suite au premier film et qu’on n’a pu se payer Brendan Fraser pour le
rôle ! Et cela continue, comme si le film cherchait à s’auto-déprécier…
Showerman (Qui ?) est loin de valoir Fraser, mais faut-il nous le rappeler
constamment ? C’est bien la seule originalité de cette comédie familiale
répétitive en diable…




Ghost Bastards



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


A haunted house Wild Side 2012 Michael Tiddes, avec Marlon Wayans, Essence Atkins, Marlene Forte, Nick Swardson, Cedric the Entertainer…



Kisha s’installe chez Malcolm, qui a eu la bonne idée de truffer sa maison de
caméras. Mais elle amène avec elle une présence maléfique…

Déjà que le sous-genre du « film retrouvé » commence à s’essoufler,
il faut qu’on nous inflige une parodie aussi nulle que ses modèles… On connaît
la chanson, il s’agit de plagier lesdits modèles en ajoutant un max d’humour à
base de prouts, d’allusions sexuelles et de gags étirés avec un côté
« politiquement incorrect » qui commence à devenir sérieusement
faisandé (que dire du commentaire de Wayans comme quoi les « Paranormal
Activity » présentent des blancs et que les noirs réagissent
différemment ?) Le dernier tiers donne dans le sous-Exorciste avec un
manque d’imagination confondant et même Cedric the Entertainer ne peut sauver
l’affaire. Wayans, qui peut pourtant être bon acteur, cabotine de façon
insupportable, les deux personnages centraux sont insupportables et, lorsqu’on
croit avoir tout vu, on repompe une scène de fumette de « Scary
Movie ». Il doit y avoir deux ou trois sourires disséminés dans ce machin,
enfin, à moins qu’un prout suffise encore à terrasser le spectateur. Et le
pire, c’est que ce laborieux effort à petit budget a rapporté plus de dix fois
sa mise, au point d’être distribué en salles presque partout (mais pas chez
nous) et de justifier une suite ! Désespérant. On a connu Wild Side mieux
inspiré dans ses choix…




Ghosts on the Loose



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Bach Films 1943 William Beaudine, avec Leo Gorcey, Huntz Hall, Bobby Jordan, Ernest Morrison, Bela Lugosi, Ava Gardner…



La sœur d’un des East Side Kids s’apprête à épouser un ingénieur et s’installer
dans une maison qu’ils n’ont jamais vue. Pendant que les mariés sont en voyage
de noce, les ados décident de préparer la demeure… sauf qu’ils se trompent et
entrent dans celle d’à-côté, occupée par des nazis voulant diffuser leur
propagande…

Curieux itinéraire que celui de William Beaudine, réalisateur respecté de l’ère du muet,
lorsque les studios usinaient à la chaîne des courts d’une ou deux bobines,
pour devenir un des pires tâcherons et en même temps certainement le plus
prolifique des réalisateurs ! Travaillant pour Monogram ou autre studio de
quatre sous (surnommés « poverty row »), comme son collègue Sam
Newfield, sa technique à l’économie lui valut le surnom de « une
prise ». Si on ne le connaît guère chez nous que pour des bluettes telles
que « Jesse James meets Frankenstein’s Daughter », à l’époque, les
comédies basées sur des bandes de délinquants juvéniles étaient en vogue :
les « dead end kids » donnèrent les « east side kids »,
sujet de plusieurs films par an de 1940 à 1945, qui eux-même deviendront les
« Bowery Boys ». Inutile de chercher la queue d’un fantôme dans ce
récit dont Bela Lugosi est quasiment absent et Ava Gardner ne fait que
passer : la première partie détaille les préparatifs du mariage, la
seconde, avec sa maison pleine de chausse-trappes et de panneaux secrets, est
étonnemment proche d’un épisode de Scooby-doo. Inutile de dire que tout ceci
est abominablement daté, si un ou deux gags font mouche, notamment les jeux sur
les mots, et cette heure syndicale est bien longuette. Mais qu’attendre d’un
métrage tourné en 6 jours ? Peut-être qu’à l’époque, ce genre de film
pouvait faire illusion, mais aujourd’hui, il est réservé aux cinéphiles curieux
et/ou pervers…




Gigli, amours troubles



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


124mn Gigli Gaumont Columbia Tristar 2003 Martin Brest, avec Ben Affleck, Jennifer Lopez, Justin Bartha, Christopher Walken…



Larry Gigli est un
demi-sel au service d’un maffiosi, Louis. Il est chargé d’enlever Brian, le
frère d’un procureur cherchant à inculper Louis, de son institut pour
handicapés mentaux. Mais comme son boss n’a pas confiance en Gigli, il a
embauché Ricky, une jolie tueuse lesbienne, pour le surveiller…

Un film à la réputation
calamiteuse, couronné de tous les prix citron possibles et imaginables…
Pourquoi ? Pour un résultat qui est certes mauvais, mais pas plus que le
tout-venant Hollywoodien . Est-ce à cause de la publicité pipol qu’à reçu
la liaison Affleck/Lopez, qui poussa les studios à faire couper 40mn de métrage
d’un film plus sombre pour le transformer en produit pouvant passer pour une
comédie romantique ? Parce que l’ensemble serait presque correct avec
quelqu’un au réel talent comique, comme De Niro, à la place d’Affleck. Du coup,
leurs dialogues sur l’identité sexuelle passent très, très mal, tant ce dernier
annône du stéréotype macho et Lopez du cliché lesbien. Ce matériau passerait
mieux sur un film de Kevin Smith, pas un véhicule Hollywoodien qui se contente
d’égréner les stéréotypes à la mode (Face à une lesbienne avouée, toute hétérosexuelle
se doit de jouer la complicité féminine…) et qui perd toute identité comique
sans pour autant être un polar. Un naufrage ennuyeux certes, mais pas plus que
d’autres daubes de ces dernières années… Qui, elles, ont rapporté au
box-office !




Golddigger, mon ami robot



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Golddigger/Robot in the family Prism Vision 1994 Mark Harry Richardson & Jack Shaoul, avec Joe Pantoliano, John Rhys-Davies, Danny Gerard, Amy Wright…



Jack Shamir est un antiquaire qui s’évertue à jouer les inventeurs, mais il
croule sous les dettes. Il a néanmoins créé un robot domestique du nom de
Golddigger afin de s’occuper de sa famille, et qu’il espère breveter. Mais il
espère aussi s’en servir pour récupérer des antiquités volées détenues par Eli,
son voisin, un trafiquant d’armes…

Apparemment un film indépendant qui fut maintes fois tripatouillé pour tenter
d’obtenir un distributeur avant de sortir directement en vidéo… Peut-être
est-ce pour ça que le robot en question est périphérique à l’histoire dont il
pourrait être retiré sans problème ! L’humour joue surtout de stéréotypes
ethniques, mais c’est difficile à en juger avec une vf insupportable qui tire
le tout vers le bas. Bref, le genre d’entreprise inepte qui ne mérite même pas
de sortir du bac à soldes…




Gorgeous



Hong-Kong   Taiwan  
Note : 1/5


Boh lei chun Tristar 1999 Vincent Kok, avec Jackie Chan, Shu Qui, Tony Leung, Emil Chau…



Une jeune Taïwanaise, Bu ("Non" en Mandarin), s'ennuie en attendant
le prince charmant… Un jour, elle trouve un message dans une bouteille à la mer
et, séduite, part à Hong Kong pour trouver son auteur. Mais celui-ci est
homosexuel ! Elle croise la route de Chan, un riche boursicoteur en bisbille
avec un gangster…Bu décide alors de faire sa conquête en se faisant passer pour
l'amie d'un maffioso…

Bravo pour Tri Star qui sort ce DVD… sans vraie vostf, uniquement une version anglaise,
bien sûr tronquée d’une demi-heure, où Chan ne se double même pas !
Heureusement, la vf est plus que correcte. Mais en fait, cette comédie de fin
d'année (Tradition hong kongaise de sortir ce genre de spectacle familial pour
les fêtes, là où le public est le plus grand) est éminemment dispendable. On
greffe sur une trame à la "Pretty Woman" des éléments de comédie —
moyens — plus quelques combats, dont une cascade impressionnante avec des
battes et une moto, mais sans obtenir un tout cohérent. Plus un « rival »
infantile et Tony Leung dans un rôle d'homosexuel caricatural qui montre qu'il
peut être drôle, mais c'est tout (et peu pour un géant comme lui). La
réalisation assez "Hollywoodienne" n'aide guère… Enfin, la romance
devient presque gênante vu la différence d'âge (et on ne sait si Bu n'est pas
simplement attirée par l'argent, comme on le rappelle par moment) C'est certes
regardable, et Shu Qui apporte une énergie impressionnante à son personnage,
mais bien inconséquent…




Grabbers



Royaume-Uni   Irlande  
Note : 3/5


CTV 2012 Jon Wright, avec Richard Coyle, Ruth Bradley, Lalor Roddy, Russell Tovey, David Pearse, Bronagh Gallagher…



Sur l’île irlandaise d’Erin, le pêcheur Paddy attrape une drôle de bestiole
dans ses filets… Celle-ci s’avère d’origine extraterrestre et avide de sang
humain. Or le policier Ciaran O’Shea et sa nouvelle collègue Lisa Nolan
découvrent que l’alcool peut tuer les créatures. Tous au pub !

Un petit film qui n’a pas eu l’honneur d’une sortie en salles… L’ensemble ne
brille certes pas par son originalité : on est dans un schéma immuable du
film de monstre revu à la comédie à la « Arach Attack » respecté à la
lettre en dépit de sa « trouvaille ». Mais il est évident que
l’ensemble a bénéficié d’une certaine attention au lieu de se contenter de son
idée pour rapporter un max en faisant le minimum syndical. Il s’agit d’une comédie
et non d’un film d’horreur, et la violence est heureusement réduite au maximum
(et manifestement pas à prendre trop au sérieux.) Les qualités techniques sont
irréprochables en profitant bien de son superbe décor naturel et
l’interprétation du niveau des meilleures grosses productions. Quant aux
créatures, masses de tentacules lovecraftiennes, elles iont bénéficié d’un soin
équivalent à celles de « Attack the Block ». Pas un grand film, juste
une série B faite avec amour et assez jouissive pour peu qu’on l’aborde avec le
bon état d’esprit. Avec ou sans alcool !




H2G2, le guide du voyageur galactique



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 2/5


110mn GB/USA 2005 Garth Jennings, avec Martin Freeman, Sam Rockwell, Moses Def, Zooey Deschanel…



Sale journée pour Arthur Dent : sa maison va être détruite pour construire
une autoroute. De plus son meilleur ami Ford Prefect lui apprend qu’il est un
extraterrestre en mission sur la Terre, laquelle va être détruite. Sauvé à
temps, Arthur va découvrir les destructeurs de la Terre, les Vogons, avant de
rencontrer le président (en fuite) de la galaxie…

Sacrée histoire pour ce projet qui passa vingt années dans les limbes avant
d’être produit ; de plus, l’univers de Douglas Adams, originellement une série
radiodiffusée sur la BBC, connut une adaptation télévisuelle, elle-même
déclinée en livres, bandes dessinées et comédie musicale Londonienne (plus un
livre audio, disponible chez Libellus) : on est tenté de dire « n’en
jetez plus ! » avec cette adaptation supervisée par le Maître
lui-même. Résultat, il s’agissait de coller les cinq livres dans une adaptation
de moins de deux heures ! Du coup, il faut accepter un film bancal,
foutraque, fidèle au point que certaines blagues ne seront compréhensibles
qu’aux familiers des romans, passant un peu vite sur certains points
(l’ordinateur censé découvrir la réponse à la vie, l’univers et le reste n’a
droit qu’à deux minutes et la « seconde tête » de Zaphod ne sert à
rien) pour développer une intrigue un peu facile sur l’amie perdue de
Dent : résultat, il s’agit plus d’une série de sketches et saynètes reliés
par un fil conducteur qu’une vraie intrigue. Peut-être aurait-il fallu une
trilogie ? Résultat, on ne sait trop qui vise ce film : les fans de
l’univers d’Adams y trouveront une simple adaptation de ce qu’ils connaissent
déjà et les spectateurs lambda auront l’impression de perdre la moitié de
l’histoire. L’interprétation est impeccable, certaines scènes visuellement
impressionnante, mais l’ensemble est traité comme un blockbuster de base, sans
grain de folie (sinon les très drôles transformations du vaisseau spatial au
sortir de l’hyperespace, ce qui donne à penser à ce qu’aurait pu être un film
moins sage), sans autre souci que de passer d’un gag à un autre. Pas mauvais,
loin de là, mais à la fois trop lisse et trop cahotique pour convaincre
pleinement. Drôle de mélange…




Halal police d’état



France  
Note : 0/5


Europacorp 2011 Rachid Dhibou, avec Eric Judor, Ramzy Bedia, Jean-Pierre Lazzerini, Anca Radici…



Lorsqu’un tueur en série sévit dans les épiceries de Barbès, la police
algérienne envoie deux inspecteurs mener l’enquête…

Peut-être est-il obligatoire d’être sensible à l’humour d’Eric et Ramzy,
scénaristes ayant vampé le projet, pour apprécier le résultat — surtout
lorsqu’on a affaire à un premier film, ce qui force l’indulgence (La
réalisation étant certes formatée, mais correcte) ? Puisqu’on parle de
comédie communautaire, s’agit-il par ce déluge de stéréotypes de flatter les
beaufs riant aux vannes faussement racistes du Coluche des débuts ou aux beurs,
qui savent très bien rire d’eux-mêmes (merci pour eux) ? Parce qu’à force
de balancer de la posture « politiquement incorrecte », à l’ère des
Zenmour & co, c’est celle-ci qui est devenu le nouveau politiquement
correct, invalidant donc le propos, si propos il y a. À quoi sert de se moquer
de tout dans un film qui ne rime à rien et semble compiler les citations
cinéphiliques pour compenser sa propre vacuité ? Au moins, dans le genre
comédie régressive, les Charlots avaient un côté sympathique dans leur nullité
fièrement affirmée. Là, on voit s’agiter des pantins en roue libre au
comportement aberrant, uniquement mûs par la volonté de placer des bons mots
tombant à plat et des situations déjà vues (la scène d’infiltration d’une secte
semble pompée sur « OSS 117 », version ratée). Là où on aurait voulu
aimer « Steak » ou « Seuls Two », qui témoignaient d’une
certaine ambition, là, sous couvert d’impertinence (bien sage), on se contente
de flatter les bas instincts du spectateur. Et pourquoi, dans telle purge, le
mobile du tueur (vite démasqué) est-il inventif au point de mériter un autre
film ? Pourtant, le résultat a partagé la critique, semblant donner raison
au vieil adage : on adore ou on déteste. A vous de vous faire une idée…




Hancock



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Columbia 2008 Peter Berg, avec Will Smith, Charlize Theron, Jason Bateman…



Hancock est un super-héros malgré lui, alcoolique et mal embouché, dont les
faits d’armes causent un maximum de dégâts, au point qu’il est en procès avec
la mairie ! Un jour, il sauve un spécialiste en relation publique qui
décide de le prendre en mains…

Un scénario qui se languit pendant dix ans dans les limbes pour être récupéré
par le réalisateur du médiocre « The Kingdom »… pourtant, l’affaire
commence plutôt bien, basé sur une idée assez drôle en soi — ne serait-ce que
le fait de rendre pour une fois un super-héros responsable de ses actes… Mais
qui, après une première demi-heure fort distrayante, finit par
s’effondrer : il eut été plus intéressant de ne rien dire de la façon dont
Hancock a obtenu ses pouvoirs, surtout pour infliger une explication aussi
bateau, et le récit ne cesse de changer de ton avec quelques gags à peine
dignes d’un « Scary Movie » pour offrir un méchant générique au
troisième acte. Ce qui n’empêche pas de nombreux trous de scénario au fur et à
mesure que le résultat s’enlise dans le n’importe quoi pour finir sur un
happy-end consensuel et normatif jusqu’à l’écœurement. Dommage, car l’interprétion
est plus que correcte, Will Smith sauvant à lui seul certaines scènes, et il y
reste d’excellentes idées, ce qui rend ce ratage encore plus frustrant…
Apparemment, le mmontage aurait été tripatouillé par les studios :
faudra-t-il attendre un « director’s cut » ?




Hellphone



France  
Note : 0/5


StudioCanal 2007 James Huth, avec Jean-Baptiste Maunier, Jennifer Decker, Benjamin Jungers…



Sid rêve d’un portable pour approcher la fille de ses rêves… Dans une boutique
chinoise, il découvre un petit bijou qui se met à exaucer ses rêves les plus
fous. Mais tout a un prix…

Plus que son « Brice », phagocyté par un Dujardin en apesanteur, Huth
renoue ici au mouligasse « Serial Lover »… Qui a acquis une
réputation flatteuse dure à comprendre pour votre serviteur. De là à dire que
Huth a un univers personnel auquel on adhère ou pas… Une apparition-clin-d’œil
de Dujardin montre cruellement ce qui manque au film : pas que les acteurs
soient mauvais, loin de là, mais le parti-pris de foncer à tout prix là où
« Serial lover » s’endormait les oblige à ne jamais le temps de
ralentir pour donner corps à leurs personnages, d’autant que les adultes à
peine présents sont des caricatures. Du coup, un aspect social entre fils de
riches et pauvres est juste esquissé, trop occcupé à des gags souvent un peu
trop teigneux pour convaincre (le suicide d’une possédée lardée de couteaux
transformés en moment comique…) et la métamorphose de Sid est trop brutale pour
qu’on y croie. Là où « Brice de Nice » faisait de la
vulgarité/superficialité des personnages un ressort principal de l’histoire et
sa propre critique, « Hellphone » est juste un film vulgaire et
superficiel, avec un nombre record de pubs déguisées, trop roublard à force de
vouloir courtiser le jeune public, utilisant mal son décor Parisien, et qui fait
mal oublier qu’il ne s’agit que d’un repompage de « Christine » de
Carpenter ! L’ensemble n’a d’ailleurs pas vraiment fait des étincelles au
box-office… Les amateurs de « Serial lover » y trouveront peut-être
leur bonheur ?




Hercule à New york



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Hercules in New York Pyramide 1970 Arthur A. Seidelman, avec Arnold Schwarzenneger, Deborah Loomis, Mervin Goldsmith…



Hercule s’ennuie dans l’Olympe… après une dispute avec Zeus, celui-ci l’envoie
chez les mortels, à New York (bien sûr). Le camelot Pretzy le voit dérouiller
un bataillon de marins, puis l’emmène à Central Park où il fait étalage de sa
force. Lorsque Hercule assomme un grizzly échappé du zoo, il devient célèbre et
est engagé comme catcheur. Mais Junon, l’éternelle adversaire d’Hercule, envoie
une émissaire lui faire boire une potion qui le privera de ses pouvoirs. Et
ceci à la veille d’un concours d’haltérophilie…

Nul doute que sans la présence d’Arnold Schwarzenneger (Crédité à l’origine
comme Arnold Strong — Arnold Fort !), ce film serait retombé dans l’oubli.
Cette comédie kitsch en diable, assez poussive et aux péripéties prévisibles
évoque plutôt les nombreux films de Terence Hill et Bud Spencer. La vision de
l’Olympe est limitée à trois colonnes et quelques crétins en toge. Il est plus
amusant de voir un Schwarzenneger tout jeune exhiber ses gros bras à toute
occasion dans son premier film. mais il ne faut pas aller y chercher un autre intérêt.
Passable pour un public très, très indulgent — ou, bien sûr, les nanareux !




Hot Fuzz



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 5/5


StudioCanal 2007 Edgar Wright, avec Simon Pegg, Nick Frost, Jim Broadbent, Timothy Dalton, Bill Nighy…



Nicholas Angel est un super-flic de la police métropolitaine de Londres… Si
doué qu’il en devient indésirable auprès de ses collègues ! Le voilà muté
dans le petit village de Sanford, où le temps s’est arrêté. Mais un assassin
vêtu d’une robe de moine entame une série de meurtres, et Nick est le seul à ne
pas croire à des accidents. Quel secret dissimule cet communauté idyllique ?

La preuve que « Shaun of the Dead » n’était pas un coup de
chance ! Ce « Hot Fuzz » déjà culte est en effet du même calibre
que ce film qui lança la mode des « Zombimédies » (pour le meilleur
et souvent pour le pire…) Loin de se contenter d’enfiler les clins d’œil ou les
vannes à deux balles, l’ensemble témoigne d’un véritable amour du genre à
travers son humour définitivement British, évoquant parfois l’ère des
« Chapeau melon et bottes de cuir ». Si l’assassin semble sorti tout
droit d’un Agatha Christie, la résolution est à la fois doucettement absurde et
étrangement convaincante ; mais on ne s’arrête pas là, la dernière
demi-heure étant un clin d’œil au film d’action et ses scènes codifiées, le
tout conclu par une fusillade d’anthologie qui, mine de rien, colle la honte à
bien des gros actioners Hollywoodien. Outre un scénario millimétré où les
moindres détails s’emboîtent à la perfection, la réalisation est également
inspirée avec sa narration en flashes elliptiques rappelant
« Trainspotting ». Satisfaisant à tous les niveaux possibles et
imaginables, fait avec un amour presque palpable, peuplé de
« gueules » du cinéma Anglais parfois non créditées (guettez Cate
Blanchett masquée et Peter Jackson en père Noël !), méritant de multiples
visions, ce film dissipe à tout jamais les doutes que l’on pouvait avoir sur le
trio Wright/Pegg/Frost. Dommage que le trio magique semble séparé, Wright étant
allé tourner « Scott Pilgrim »…




Hot Shots



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 4/5


Fox 1991 Jim Abraham, avec Charlie Sheen, Cary Elwes, Valeria Golino, Lloyd Bridges, Kevin Dunn…



L’as de l’aviation pur et dur Topper Harley est obsédé par l’échec de son père,
qui causa la mort de son coéquipier. Alors qu’il s’est retranché dans une
réserve indienne, la Navy le rappelle pour une opération secrète… Sur la base,
il va retrouver une équipe dubitative, dont le fils de la victime de son père,
et une charmante psychologue, Ramada. Mais des marchands d’armes veulent
saboter l’opération Putois Hurleur…

Une comédie dans la droite lignée ZAZ qui s’en prend cette fois-ci à l’univers
de « Top gun «  et s’avère une réussite incontestable. Les
parodies se succèdent aux parodies dans un joyeux brassage tout à fait
roboratif ; la grosse confiserie propagandiste de Tony Scott, étant déjà
caricaturale en soit, il suffit d’un léger infléchissement pour faire de cette
œuvre un joyeux délire iconoclaste. Le plus étonnant est encore la retenue dont
font preuve les comédiens qui jouent leurs rôles de façon très sérieuse,
provoquant un décalage roboratif : pourquoi en rajouter par mille et une
grimaces lorsque les situations sont déjà hilarantes en elle-mêmes ? En plus,
l’ensemble est incroyablement bien filmé, et les scènes de vol offrent des
plans superbes que sont bien en peine d’offrir les innombrables sous-Top Gun !
Après avoir vu Sheen dans ce rôle, il est dur de prendre au sérieux des choses
comme « Navy Seals »… Il s’agit certainement de cinéma référentiel,
mais ce film réussit parfaitement son but premier, qui est de FAIRE RIRE, tout
simplement, sans flatter les bas instincts du spectateur ou insulter son
intelligence ! Une valeur qu’on a un peu tendance à oublier… Un régal et un
grand succès mérité.




Hot Shots 2



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Hot Shots part deux Fox 1993 Jim Abrahams, avec Charlie Sheen, Lloyd Bridges, Valeria Golino…



Lorsqu’un commando de l’US NAVY est envoyé libérer le commando envoyé libérer
des otages en Irak ( !) est fait prisonnier, il faut bien avertir le
président, Tug Benson, ex-amiral. Celui-ci y voit une mission pour Topper
Harley… Or celui-ci s’est exilé en Thaïlande, dans un monastère bouddhiste, où
il tente d’oublier Ramada. Sous l’influence d’une femme fatale, il acceptera
néanmoins de repartir au combat…

Second film de la série, second carton. C’est toujours les films de guerre qui
sont pris en cible, mais cette fois-ci, on lorgne plutôt côté
« Rambo », Richard Crenna reprenant tel quel son rôle, avec en prime
un sosie de Saddam Hussein. La surprise joue moins que dans le premier et
certains gags sont un brin plus scabreux, mais par contre, l’ensemble va
beaucoup plus loin dans la caricature : 
c’est l’institution militaire tout entière, le patriotisme délirant, le
racisme rampant (Il est précisé que, de toute façon, les méchants sont des
“sauvages”), l’apologie d’une violence réparatrice et tout autre bonnes
vieilles valeurs qui sont ainsi passées à la moulinette. En tout cas, en jouant
les bouffons, les ZAZ font encore ouvrage d’iconoclastie en allant beaucoup
plus loin que bien des pensums conscientisés, ce qui prend une nouvelle
dimension dans ce siècle nouveau où la guerre est redevenue « in ».
Les ZAZ restent certes imités, mais inimitables. Indispensables, même…




HS, hors service



France   Belgique  
Note : 0/5


TF1 2001 Jean-Paul Lilenfield, avec Dieudonné, Stéphane Guérin-Till, Lambert Wilson, Lorant Deutsch, François Berléand…



Marchand est tueur à gages, fait qu'il a longuement caché à sa femme.
Lorsqu'elle découvre la vérité, il lui décoche un coup de poing qui la plonge dans
le coma. Pour Marchand, c'est la révélation et il décide de changer de vie.
Mais ses complices ne l'entendent pas de cette oreille…
Par le réalisateur du peu avenant « 4 garçons
plein d'avenir », voilà un film qu'on voudrait aimer… Mais non : la réalisation
est d'une mollesse proche du coma et ne sait ni mettre en valeur les acteurs,
ni relever les quelques gags, donnant tout l'allant d'un téléfilm léthargique. Pour
une comédie décontractée, la mentalité est déplaisante, les meurtres s’enchaînant
de façon purement mécanique sans éliciter la moindre émotion chez les
protagonistes. Les acteurs sont bons, le scénario - vaguement basé sur deux
Série Noire du très jeune Alain Gagnol - pas plus mauvais qu'un autre, mais
cette impression de machine tournant à vide prédomine. On est loin d’un « Cible
émouvante ». Dommage




I'inspecteur Gadget 2



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Inspector Gadget 2 Disney 2002 Alex Zamm, avec French Stewart, Elaine Hendrix, Tony Martin…



Il n’y a plus de criminel à Riverton, et l'inspecteur Gadget se sent inutile…
Lorsque Mad s'échappe de prison, Gadget reprend du service. Mais il est évincé
pour un Gadget 2, version améliorée du programme…

On passera sur l'idée de faire une suite en direct-vidéo à un bide… L'ensemble
est aussi crétin et kitsch que le premier, mais sans Rupert Everett, et avec un
scénario aux abonnés absents. Les gags sont étirés à loisir et l'ensemble
prévisible à souhait. French Stewart grimace à n’en plus finir, contrairement à
un Broderick monolithique. A éviter…




Il était une fois



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Enchanted Disney 2007 Kevin Lima, avec Amy Adams, Patrick Dempsey, James Marsden, Rachel Covey, Susan Sarandon…



Dans le royaume d’Andalasia, la princesse Giselle tombe enfin sur son prince,
Edwards, et le mariage est aussitôt décidé. Mais la reine Narissa, tenant à
garder son fils, jette Giselle dans un puits menant à un autre monde… Le nôtre,
le New York d’aujourd’hui. Là, elle rencontre Robert qui lui vient en aide,
mais Giselle est bien peu adaptée à notre univers… Tout autant qu’Edwards, qui
se lance à sa recherche !

Un film basé sur une idée unique, potentiellement intéressante : on
commence en animation typiquement Disneyenne pour devenir réalité dans notre
monde. Malheureusement, les créateurs semblent avoir eu peur de risquer de
faire un film original (la meilleure 
solution pour se faire virer) et, à peine les idées exposées dans la
première demi-heure (avec il est vrai de bons moments), sont retombés dans une
comédie romantique prévisible au possible. On imagine ce qu’aurait fait Barry
Sonnenfeld, malheureusement uniquement producteur, d’une telle idée… Mais on
retombe vite dans une série de clins d’œil (trop) appuyés aux contes de fées
classiques, ce qu’on avait compris dès la première fois (tout le développement
des pommes empoisonnées), et un dénouement un peu longuet, avec en prime un
deus ex machina un brin facile. Le film n’est pas sans qualité : Adams est
parfaite dans un rôle difficile d’ingénue censée être adorable, le reste de
l’interprétation est recommandable avec un accessit pour la jeune Rachel Covey.
Mais dès qu’on comprend qu’à part une ou deux idées, le film suivra des
sentiers battus, un ennui poli s’installe… C’est le genre de machin de studio
consensuel qu’on n’a pas vraiment envie de jeter par la fenêtre, plutôt de
secouer bien fort pour qu’il se décide à être à la hauteur de son postulat. Le
plus frustrant des deux n’est pas celui qu’on croit…




Incontrôlable



France  
Note : 0/5


Pathé 2006 Raffy Shart, avec Michael Young, Hélène de Fougerolles, Hippolyte Girardot, Thierry Lhermitte, Patrick Timsit…



Georges Pal est un scénariste raté au bout du rouleau… Jussqu’au jour où son
corps, las d’être négligé, se met à prendre son indépendance et lui parle avec
la voix de l’âne de « « Shrek »…

« Insupportable » serait un meilleur titre pour ce film vulgaire,
passéiste, incohérent, qui n’a à offrir que des gags à deux balles que même les
Charlots de la grande époque auraient refusé (ou auraient au moins tenté de
rendre drôle, à leur façon bordélique). Le pire, c’est que les créateurs de
cette chose n’ont visiblement aucun sens comique : le simple fait que
Michael Youn, qui mérite mieux, réussisse à rendre son personnage pathétique
(on pense au Villeret d’avant sa reconnaissance méritée) désamorce totalement
la suite, qui consiste à lui faire connaître les pires humiliations. Cynique en
diable, le tout insiste à plusieurs reprises sur sa propre nullité, de Timsit
producteur demandant « une comédie débile pour ados qu’on a déjà vue
avec la bande annonce » (Merci, on avait compris) au personnage lisant le
script-dans-le-script et déclarant que « c’est de la merde », ce qui
donne une idée du respect dans lequel on tient le spectateur… L’apparition de
bons acteurs livrés à eux-mêmes ne fait qu’enfoncer le clou. Comme quoi il y a
une justice, le tout s’est planté, mais finira bien en praïme-taïme sur TF1.
Autant tirer la chasse. On attend, en toute logique, un remake avec Jim Carrey…




Iznogoud



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


TF1 2005 Patrick Braoudé, avec Michael Youn, Jacques Villeret, Bernard Farcy, Rufus…



Pendant que le peuple adore le bon Calife Haroun el-Poussah, son vizir Iznogoud
complote pour prendre sa place. L’enlèvement d’une princesse lui en donnera
peut-être l’occasion…

Le genre de film qu’on a envie de descendre pour le principe en oubliant ses
(rares) bon côtés. Donc, on a affaire à une adaptation branquignole d’une
excellente BD classique ponctuée de numéros musicaux qui lorgne sur le succès
du « Astérix et Cléopâtre » : même clins d’œil, même délire
d’apparitions de stars TV… Mais Braoudé n’est pas Chabat, loin de là, et la
sauce a du mal à prendre, notamment à cause d’un scénario poussif dont la
première moitié semble là pour rallonger le métrage et qui n’en peut plus de
raccrocher des wagons télévisuels. C’est bien sûr un show Michael Youn, pour
les amateurs, cabotinant tel un Jim Carrey en forme, mais c’est le regretté
Villeret qui tire son épingle en Calife neu-neu. Il y a un ou deux bons gags
(Les génies jumeaux), mais cela reste très bof… Le scénario jadis écrit par
Goscinny et Tchernia pour De Funès dans le rôle-titre, tel que le veut la
légende, était plus prometteur !




Jack Brooks, tueur de monstres



Canada  
Note : 2/5


Jack Brooks, Monster Slayer Emylia 2007 John Knautz, avec Trevor Matthews, Robert Englund, David Fox, Rachel Skarsten…



.
Tout petit, Jack Brooks a vu ses parents tués par un monstre et a refoulé ce
souvenir… De nos jours, il travaille comme plombier mais souffre d’accès de colère
incontrôlable. Sur les conseils de son amie Eve, il suit des cours de science,
mais lorsque son professeur est possédé par un démon, il va devenir un héros…

.
Ce premier long métrage se pose comme une déclaration d’intention
évidente : revenir aux comédies horrifiques des années 80 genre
« Vampire, vous avez dit vampire » en jouant sur le clin d’œil avec
certaine tueuse de vampires… Et en effet, de par son refus d’utiliser le
moindre CGI, ce film réussit son pari : avec ses échappés d’Evil dead et
sa créature en caoutchouc, il eût effectivement pu être tourné dans les années
80… Mais pourquoi toujours revenir au passé ? Le personnage (un cousin des
frères Mario ?) a néanmoins du potentiel… Mais l’ennui, c’est que
l’exposition est passablement longue, avec un one-man show d’un Englund
semblant bien s’amuser, pour ne payer que dans sa dernière demi-heure… en
laissant avec une impression de bâclé. Contraintes budgétaires oblige ? Résultat,
on regrette d’autant plus la mollesse de la première heure, surtout qu’apparemment,
la série promise n’aura pas lieu. Du coup, cette pelloche sympathique faite par
des amoureux du genre dépasse rarement la blague de potache. Attendons leur
second film, « The Shrine »…




Jack Brooks, tueur de monstres



Canada  
Note : 2/5


Jack Brooks, Monster Slayer Emylia 2007 John Knautz, avec Trevor Matthews, Robert Englund, David Fox, Rachel Skarsten…



Tout petit, Jack Brooks a vu ses parents tués par un monstre et a refoulé ce
souvenir… De nos jours, il travaille comme plombier mais souffre d’accès de
colère incontrôlable. Sur les conseils de son amie Eve, il suit des cours de
science, mais lorsque son professeur est possédé par un démon, il va devenir un
héros…

Ce premier long métrage se pose comme une déclaration d’intention
évidente : revenir aux comédies horrifiques des années 80 genre
« Vampire, vous avez dit vampire » en jouant sur le clin d’œil avec
certaine tueuse blonde… Et en effet, de par son refus d’utiliser le moindre
CGI, ce film réussit son pari : avec ses échappés d’ « Evil dead »
et sa créature en caoutchouc, il eût effectivement pu être tourné dans les
années 80… Mais pourquoi toujours revenir au passé ? Le personnage (un
cousin des frères Mario ?) a néanmoins du potentiel… Mais l’ennui, c’est
que l’exposition est passablement longue, avec un one-man show d’un Englund
semblant bien s’amuser, pour ne payer que dans sa dernière demi-heure… en
laissant avec une impression de bâclé. Contraintes budgétaires oblige ?
Résultat, on regrette d’autant plus la mollesse de la première heure, surtout
qu’apparemment, la suite promise n’aura pas lieu. Du coup, cette pelloche
sympathique faite par des amoureux du genre dépasse rarement la blague de
potache. Attendons leur second film, « The Shrine »…




Jean-Philippe



France  
Note : 3/5


StudioCanal 2006 Laurent Tuel, avec Fabrice Luchini, Johnny Halliday, Guilaine Londez, Elodie Bollée…



Cadre moyen quinquagénaire, Fabrice n’a que sa passion pour Johnny Halliday
pour enluminer sa vie morne. Mais suite à un coup sur la tête, il se retrouve
dans un monde parallèle subtilement différent… Ou Johnny Halliday n’a jamais
existé ! Par contre, il retrouve la trace de son alter-ego Jean-Philippe
Smet qui, suite à un accident, perdit sa chance de devenir vedette. Fabrice va
entreprendre de transformer Jean-Philippe en Johnny…

Alors qu’on glose sur le cinéma « de genre » hexagonal, ce film
assume parfaitement son aspect fantastique nullement éclipsé. Si l’idée de base
est ingénieuse (Bien qu’on voie ses origines, les producteurs étant les mêmes
que le grand succès « Podium », moins réussi et qui a droit à son
clin d’œil), l’histoire évite habilement quelques écueils : jamais on ne
tombe dans la farce vulgaire et on ne s’étend pas trop sur la passion de
Fabrice, évacuant les clichés sur les « fans » obsessionnels.
Lucchini est excellent en contre-emploi et l’interprétation en général est de
premier ordre. Dommage que la fin s’essoufle un brin vers un happy-end
prévisible et peu crédible… Pour conclure sur une pirouette sympathique qui
change de l’apologie de la médiocrité habituelle. Rien d’extraordinaire, juste
une bonne idée correctement traitée avec une certaine énergie (quoique mélo, le
concert de fin arrive à être étrangement émouvant) et même une amorce de
réflexion sur les détours de la gloire. Précisons qu’il n’est nullement
obligatoire d’être fan de Johnny Halliday pour apprécier ! Laurent Tuel
avait pourtant raté « Jeu d’enfants ». Comme quoi…




Jeu de massacre



France  
Note : 3/5


StudioCanal 1967 Alain Jessua, avec Jean-Pierre Cassel, Claudine Auger, Michel Duchaussoy…



Pierre et Jacqueline Meyrand, romanciers populaires et auteurs de BD, tombent
sur un riche fantasque, Bob Neumann, habitant en Suisse. Lorsque celui-ci les
invite à résider chez lui, ils créent un personnage de BD, le tueur de
Neuchâtel. Mais Bob va s’identifier au personnage…

Pour mémoire, ce premier film du réalisateur d’un des rares fleurons du
fantastique Hexagonal (l’excellent « Paradis pous tous ») qui mérite
bien d’inugurer une collection « Les inclassables » ! Comédie
noire traçant le portrait d’un personnage de mythomane à la fois larvaire et
attachant, bien incapble d’incarner le personnage qu’il s’aroge, c’est aussi
une parabole intéressante sur le pouvoir de la fiction… Mais aussi une
radioscopie de la « pop culture » de l’époque où le roman de hall de
gare triomphait et où la bande dessinnée perçait (les planches sont très
pop-art de l’époque, par Guy Peellaert, un dessinateur qui s’est illustré dans
les pochettes de disques !). Jessua a toujours été meilleur scénariste que
réalisateur, mais sa mise en scène reste sobre, tout comme l’interprétation
(alors que le personnage de Bob pouvait donner lieu à un numéro de cabotinage.)
Pas un chef d’œuvre, mais une œuvre originale dont on ne peut qu’applaudir la
réédition, par une voix que la culture TF1 a fait taire… A noter, la présence
d’un caméraman du nom de Claude Zidi !




Jeux d’espion



Hong-Kong  
Note : 1/5


Jong ri nan bei he Pathé !/ Desfilms 1988 David Wu, avec Noriko Izumoto, Joey Wong, Kenny Bee, Philip Chan, Wai-Man Chan…



La chanteuse pop Takato est agressée par des brutes : elle apprend que son
père est un maître espion et se trouve à Hong Kong. Elle s’y rend pour le
retrouver et trouve l’aide d’un policier malchanceux, puis d’un présentateur Tv
raté…

Les comédies hong kongaise ne brillent guère par leur finesse, et celle-ci ne
déroge pas à la règle, sans pour autant tomber dans la vulgarité. Le scénario
part dans toutes les directions, quitte à oublier l’intrigue de base, et l’humour
est du niveau sitcom. Une fois de plus, des scènes assez violentes semblent
déplacées… Seule la caution du producteur Tsui Hark a justifié l’exportation de
ce produit à l’esthétique années 80 caricaturales. En coffret avec « The
wicked City » et « The Magic Crane »…




Joe la crasse



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Joe Dirt Columbia Tristar 2001 Dennie Gordon, avec David Spade, Brittany Daniels, Kid Rock, Christopher Walken…



Joe dit « la crasse » perdit ses parents au bord du Grand Canyon…
Depuis, il n'a jamais renoncé à les retrouver. Devenu adulte, il reste
l'archétype du minable. Jusqu'au jour où un présentateur radio lui fait
raconter son histoire…

Encore une comédie issue d'un personnage du "Saturday Night Live", ce
qui semble être une tarte à la crème pour producteurs en mal d'inspiration… Ce
film vaut d'être noté pour un bref et très drôle pastiche du "Silence des
Agneaux" et, surtout, d'innombrables apparitions parfois très brèves de
gens plutôt sympathiques : Christopher Walken, Fred Ward, Rosanna Arquette (non
créditée) Beaucoup de références très "White trash" risquent de
passer au-dessus de la tête du spectateur et le scénario n'est pas d'une grande
originalité… Uniquement faute de mieux. A noter, un nombre record d'erreurs
dans les sous-titres. Les créateurs eurent l’idée d’en faire une suite
14 ans plus tard, à base de voyage dans le temps, mais comme elle venait après
des années de comédies politiquement incorrectes/régressives/débiles, elle ne
fut distribuée qu’en VOD et sur la cable.




Joe’s Apartment



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Warner 1996 John Payson, avec Jerry O’Connell, Megan Ward, Robert Vaughn…



Joe débarque à New York et ses mille dangers… Dont le fait de trouver un
appartement ! Il en obtient un en se faisant passer pour le fils d’une défunte.
Mais l’appartement est menacé par des spéculateurs immobiliers employant deux
brutes pour chasser les locataires. Joe trouvera un allié inattendu : les
cafards qui peuplent son habitat ! Mais leur amitié deviendra vite
envahissante…

Un film qui, comme l’annonce la jaquette, bénéficia d’un prix pour la qualité
de ses effets ; et il est vrai que ses cafards cabotins et chanteurs sont
impressionnants. Mais autour, il y a une aimable petite comédie new yorkaise
satirique et bien enlevée malgré quelques passages scabreux. La mise en scène
allègre n’insiste pas sur l’aspect clip/djeunz (contrairement au désastreux
"Hackers") ni de la musique rock (production MTV oblige) et
l’ensemble reste sympathique en diable. Les chansons sont sous-titrées.




John dies at the end



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Mad Movies 2012 Don Coscarelli, avec Chase Williamson, Rob Mayes, Paul Giamatti, Fabianne Therese, Clancy Brown…



Après avoir pris une drogue de synthèse, surnommée
« sauce soja », Dave et son ami John voient désormais tout ce qui
traîne entre les univers… Mais la sauce les a choisis pour lutter contre une
menace interdimensionnelle…

Sans le foutraque mais sympathique « Bubba
Ho-tep », il y a longtemps qu’on aurait cru Coscarelli uniquement bon à
usiner des suites de « Phantasm » toutes plus minables les unes que
les autres… Et ce film adapté d’un roman non traduit débarqué tardivement en
DVD après avoir écumé les festivals a pour le moins partagé les foules. Et il y
a de quoi : on dirait un épisode de « Supernatural » écrit par
le fantôme de Philip K. Dick avec une dose de Burroughs ! Le début est
plutôt roboratif : Williamson et Mayes font illusion dans des rôles qui
auraient pu être pénibles et sont les personnages plus qu’il ne les
interprèrtent en évitant le cliché des deux débiles dépassés par les évènements.
Il y a là toute une imagination perverse mêlant des choses qu’on ne peut voire
que du coin de l’œil, d’autres qui sont là sans être là, des visions grotesques
et un questionnement de la nature de la réalité qu’on a plus l’habitude de
trouver dans la frange adulte de la SF, le tout avec un certain charme
foutraque. L’ennui, c’est que ces thèmes sont abordés pour être ensuite
oubliés : trop de bizarre tue le bizarre, et si l’univers décrit n’a pas
la moindre cohérence, lorsque tout peut arriver, on tombe facilement dans le
n’importe quoi… En cherchant à comprendre le fil conducteur de tout ça (car il
y en a un, la narration éclatée sous forme de flash-back n’aidant guère à sa
compréhension), le spectateur finit par décrocher à force de ruptures de ton, et
le dernier tiers enfonce le clou en virant au pastiche de SF des années 50 avec
monstre extraterrestre (ou interdimensionnel, on ne sait plus trop), ellipses
gigantesques et péripéties archi-courues. Dommage de voir tant de potentiel mal
exploité… Mais vu ce qui passe pour de la comédie SF ou fantastique de nos
jours, on serait tenté d’être indulgent !




Johnny English



Royaume-Uni   Etats-Unis d'Amérique   France  
Note : 2/5


Universal 2002 Peter Howitt, avec Rowan Atkinson, Natalie Imbruglia, Ben Miller, John Malkovitch…



Après qu'une explosion ait décimé l'élite de
l'espionnage britannique, il ne reste plus qu'un modeste employé, Johnny
English, pour assurer le service avec son assistant Bough. English est chargé
d'assurer la sécurité des joyaux de la couronne lors d'une soirée organisée par
le bienfaiteur Français Frank Sauvage… Mais bien sûr, ils sont dérobés. Or les
deux voleurs travaillaient pour Sauvage, lequel monte un plan diabolique pour
devenir roi d'Angleterre !

Une réponse anglaise aux "Austin Powers"…
Sauf que le personnage d'English, tiré d'une série de pubs pour Barclay
( !), fut créé avant ! Les parodies de James Bond n'en finissent plus de
débouler (Celle-ci sortit le même mois que "Cody Banks"), et cet
avatar suit une intrigue d'un clacissisme éprouvé. Par contre, Atkinson
témoigne de tout son talent comique en jouant très « premier degré »,
loin des grimaces de Myers, et l'ensemble propose quelques scènes extrêmement
drôles, si d'autres sont prévisibles. Quelques concessions au scabreux détonent
un peu, et la scène finale semble étirée. L'interprétation est plutôt bonne, et
dans son premier rôle dramatique, Natalie Imbruglia s'en tire bien, même si
ledit rôle relève du faire-valoir. Rien d'extraordinaire, juste une comédie de
série au goût British. Peut-être est-ce pour cela qu'elle a remporté un grand
succès dans son pays ? Connut une suite tardive.




Johnny English, le retour



Royaume-Uni   Etats-Unis d'Amérique   France  
Note : 3/5


Johnny English Reborn StudioCanal 2011 Oliver Parker, avec Rowan Atkinson, Gillian Anderson, Dominic West, Rosamund Pike, Daniel Kaluuya, Tim McInnerny…



L’Angleterre a de nouveau besoin de Johnny English,
l’agent du MI7, mais après un épisode malheureux au Mozambique, il s’est retiré
dans un monastère pour s’améliorer. Il découvre qu’un cercle d’assassins, le
Vortex, veut assassiner le premier ministe chinois…

Curieuse idée de faire une suite du carton de 2002
tant d’années plus tard… Et pourtant, même après tant de parodies Bondienne,
l’ensemble passe à merveille. L’idée est de prendre effectivement un scénario
100% sérieux qui pourrait être celui d’un « vrai » Bond et de le
gauchir du fait de son personnage : résultat, les grimaces à la
« Austin Powers » sont limitées au profit des situations et English,
loin du bouffon du premier, est — comme l’explique Atkinson — un agent efficace
à sa façon (la scène de poursuite « parkour » désormais obligatoire
pervertie de façon magistrale) mais trahi par sa trop grande confiance en
lui.  De même, le nouveau venu
Daniel Kaluuya (venu des séries TV et entrevu dans le pénible
« Chatroom »), loin d’être le rigolo-tête-à-claques de service, offre
le parfait mélange d’enthousiasme et de naïveté à son rôle, plus les
délicieuses apparitions de Gillian Anderson. Dommage que quelques effets
semblant pompés à un « Y’a-t-il un flic… » (Les quiproquos pénibles)
gâchent un peu la sauce et que, sommes toutes, on reste calqué peut-être trop
fidèlement sur le standard Bondien. Mais malheureusement, précédé d’un
bouche-à-oreilles désastreux et injustifié, le film est loin d’avoir réédité le
carton du premier opus…




Jugez-moi coupable



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 1/5


125mn Find me guilty Metropolitan 2006 Sidney Lumet, avec Vin Diesel, Alex Rocco, Vinny Vella…



L’histoire vraie de Jackie DiNorscio, un maffioso
qui choisit de se défendre lui-même dans ce qui devint le plus long procès de
l’histoire des USA…

Difficile de mettre exactement le doigt sur ce qui
ne va pas dans ce film. Il serait vain d’accuser Vin Diesel : s’il n’est
certes pas DeNiro qu’il semble singer (on imagine ce que Joe Pesci aurait donné
dans ce rôle écrit pour lui), il s’en sort honorablement avec la dose
d’onctosité ambiguë requise, sincère sans être noble, avec un code rigide qui
lui interdit de dénoncer ses collègues même lorsqu’ils le rejettent. Il ne
s’agit pas vraiment d’égratigner le système judiciaire, qui n’a rien à
craindre. Lumet, réalisateur du génial « 12 hommes en colère », sait
ce qu’est un drame de cour, mais là, il n’y a pas de véritable tension
dramatique, tant la conclusion est connue, et si certaines scènes fonctionnent,
il n’y a pas grand-chose à quoi se raccrocher. Et puis, mettre dos à dos des
criminels traités en victimes face à la police est moralement ambigü… D’où un
film passé inaperçu au point de sortir généralement directement en DVD. Difficile
à démolir, mais tout aussi difficile à défendre…




Jumpin’ Jack Flash



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Fox 1986 Penny Marshall, avec Whoopi Goldberg, Carol Kane, Jeroen Krabbe…



 Terry Dolittle travaille devant un ordinateur pour
une compagnie bancaire. Elle communique avec le monde entier, mais reçoit un
jour un message d’un certain Jack Flash, d’après la chanson des Stones. Il
s’agit d’un agent secret en danger qui va l’entraîner sur une pente dangereuse…

On est en droit de se demander si ce film aurait
existé sans le succès de « Le flic de Beverly Hill », qui a rapporté
un max à Joel Silver, curieusement, producteur de cet effort… Le principe est
le même : se servir d’un fil conducteur des plus vagues pour mettre un
personnage haut en couleur dans des situations tragi-comiques. L’appréciation
du film, dans toute son absurdité, tient à l’acceptation ou non de
l’interprétation de Whoopi Goldberg, dont c’était le troisième film seulement
après sa découverte dans « La couleur pourpre » : là où Eddie
Murphy était entouré de personnages secondaires amusants le mettant en valeur
tout en tirant leur épingle du jeu, Goldberg est seule aux commandes et son
personnage est si peu développé (on se demande bien pourquoi elle se donne tant
de mal pour un inconnu qui pourrait tout aussi bien lui mentir) qu’elle semble
incapable d’avoir une quelconque interaction normale avec un autre humain. Et
comme ce film fut réalisé avant la montée de la culture geek, il n’y a aucune
réflexion sur l’aliénation de cette Dilbert femelle qui semble n’avoir de
dialogues que par son ordinateur. Le comble étant lorsqu’elle joue les Donna
Summer pour entrer dans une soirée d’ambassade, ce qui fonctionne dans un
espace filmique, mais pas dans la vraie vie tout en cédant un peu facilement à
un stéréotype ethnique ! Si on accepte ce one-woman show et débranche son
cerveau, on peut apprécier cette comédie de série qui, bien sûr, est également
une capsule temporelle d’une époque avec ses ordinateurs vieillots qui devaient
sembler high-tech à l’époque, ses cassettes et ses cabines téléphoniques… Penny
Marshall, dont c’est le premier long métrage, fera mieux avec
« Big ».




J’ai toujours rêvé d’être un gangster



France  
Note : 4/5


113mn Wild Side 2007 Samuel Benchetrit, avec Anna Mouglalis, Edouard Bear, Jean Rochefort, Selma El Mouissi, Laurent Terzieff, Jean-Pierre Kalfon…



Dans une caféteria d’une banlieue de Paris, plusieurs ex-gangsters ou apprentis
truands s’entrecroisent et découvrent que la voie qui mène au crime n’est pas
toujours facile…

Après l’intéressant « Janis et John », voilà un nouvel OVNI
déroutant, mais au final plutôt attachant. Au premier abord, le choix du noir
et blanc (justifié par la suite) peut dérouter, mais quel noir et blanc !
Il sublime littéralement les cadrages superbes de Benchetrit avec une
photographie tantôt granuleuse, tantôt lumineuse, mais toujours somptueuse.
L’humour ici se rapproche fort du style d’un Aki Kaurismaki, avec de longs
plans fixes (voire le mini-sketch hilarant qui ouvre le film — plus un pastiche
de film muet !) et un défilé de personnages relevant des classiques bras
cassés, plus un passage hilarant avec Bashung et Arno dans leurs propres rôles…
Ou presque ! C’est même là que le bât blesse : les personnages sont
tellement attachants qu’on voudrait en savoir plus sur eux, un comble !
Véritable déclaration d’amour au cinoche de genre dont il reprend les
archétypes transcendés à travers ses personnages — un braqueur raté,
d’ex-gangsters vieillis, des kidnappeurs trop gentils —  le scénario se permet même une amorce
de réflexion sur la transposition de la fiction dans la réalité, puisque sans déflorer,
il s’agit d’un polar sans véritable crime ! Mais l’essentiel est le
plaisir immédiat, celui d’un vrai cinéma qui ne sent pas la drouille pour
praïme-taïme. Un futur film-culte ? En tout cas, il a rencontré un énorme
succès dans le circuit des festivals, dont Sundance. À défaut de succès
commercial… On attendra la prochaine œuvre du réalisateur, également romancier
tout à fait honorable.




Kangourou Jack



Etats-Unis d'Amérique   Australie  
Note : 0/5


Kangaroo Jack Warner 2003 David McNally, avec Jerry O’Connel, Anthony Anderson, Estella Warren, Christopher Walken…



Charlie Carbone, entraîné par son ami d’enfance
Louis Booker, a commis une bêtise de trop envers le mari de sa mère, Sal
Maggio, un caïd de la Mafia. Il les envoie livrer une lettre bourrée d’argent
en Australie, mais par un concours de circonstances, un kangourou emporte le
blouson de Louis et l’argent…
Gros bide pour cette comédie qui n’a convaincu
personne. Le scénario tient sur une blague éculée, Christopher Walken est
sous-employé,  il n’y a aucune
alchimie entre les deux acteurs et l’humour est assez pitoyable (La scène des
chameaux pétomanes fait frémir…). De plus, le personnage ultra-chargé de Louis
fini par prendre des connotations déplaisantes… Mais qu’attendre d’autre du
marchand de soupe Bruckenheimer qui a produit ce machin (et fit tourner la
scène où le Kangourou parle après le succès de « Chien de neige » de
Disney, où le même effet figurait dans une bande annonce mensongère !!!)
dont le destin est de prendre la poussière sur les étagères ? Le DVD offre
un luxe de bonus inutiles, dont un « casting » à l’humour lamentable,
façon vidéo-gag




Karate Dog



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 0/5


The Karate dog Warner 2004 Bob Clark, avec Simon Rex, John Voight, Jaime Pressly, Pat Morita…



Lorsque le maître Asiatique Chen Li est assassiné,
il n’y a qu’un seul témoin : son chien et disciple Cho-Cho. Or Chen Li lui
a appris à parler et pratiquer les arts martiaux ! Il fera équipe avec le
cyber-flic Peter Fowler pour découvrir les magouilles d’un magnat ayant
découvert un produit rajeunissant fort dangereux…

Un de ces films basés sur une seule idée, qu’il
n’exploite même pas : ce n’est qu’au début que Cho-Cho démontre ses dons
d’artiste martial avec des CGI assez pathétiques. Le reste montre l’habituelle
alliance à la « Chien de Flic » avec la différence antropomorphiste
que Cho-Cho parle beaucoup (pas avec une voix à la Chris Rock, au moins !)
et se comporte en humain. L’intrigue suit les règles les plus basiques du
genre. Bref, rien qu’on n’ait déjà vu des centaines de fois… A réserver aux
moins de dix ans, et encore.




Kick Ass



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 4/5


112mn Metropolitan 2010 Matthew Vaughn, avec Aaron Johnson, Christopher Mintz-Plasse, Mark Strong, Chloe Grace Moretz, Nicolas Cage, Elizabeth McGovern…



. Une question toute simple : pourquoi personne
n’a jamais tenté de devenir super-héros, et un costume de plongeur dévoyé
poussent le geek Dave Lizewski à prendre l’identité de « Kick-Ass »,
super-héros dépourvu de pouvoirs. Ses débuts sont peu glorieux, mais il finit
par devenir une star lorsqu’une intervention passe sur internet. Mais il se
retrouve dans le colimateur du caïd Frank D’Amico… Et va rencontrer un duo
autrement plus efficace que lui…

. On n’attendait pas vraiment le réalisateur de
« Layer cake » ou « Stardut » dans l’histoire de
super-héros, mais ce film a fait l’effet d’une traînée de poudre dans le monde
geek, gagnant un bouche à oreille plus que favorable. En effet, l’histoire suit
la même logique que son héros au travers de ce qui manque à un fort pourcentage
de films : un vrai scénario, complexe, fouillé, avec de vrais personnages
plus travaillés qu’à l’habitude. Cerise sur le gâteau, le film est également
intelligent, montrant bien les conséquences et les dilemmes moraux posés par le
fait de vouloir rendre la justice — et notamment lorsqu’une enfant est
transformée en psychopathe en herbe tuant de sang-froid par un père angélique
devant les « prouesses » de sa fille et capable de lui tirer dessus
pour l’entraîner au port de gilet pare-balles sans y voir le moindre
problème  (sans cette distance, le
film serait moralement plus que nauséabond… Or au final, il est douteux que qui
que ce soit veuille émuler une gamine qui n’a pour seul intérêt dans
l’existence les armes et les différents moyens de massacrer son prochain). Il
est juste dommge que la question soit à peine abordée après un final qui oublie
momentanément le réalisme prôné par le reste du film. Pas LE chef d’œuvre
séminal qui changera le monde du film de super-héros, comme on l’a dit un peu
trop vite, mais un vrai plaisir qui, à chaque fois, s’arrête là où la Hollywooderie
de base enfonce toute les portes qu’on ouvre devant elle. Du coup, pour une
fois, on est satisfait de savoir qu’une suite, annoncée par la fin ouverte, est
en cours.




Kick Ass



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 4/5


112mn Metropolitan 2010 Matthew Vaughn, avec Aaron Johnson, Christopher Mintz-Plasse, Mark Strong, Chloe Grace Moretz, Nicolas Cage, Elizabeth McGovern…



Une question toute simple : pourquoi personne
n’a jamais tenté de devenir super-héros, et un costume de plongeur dévoyé
poussent le geek Dave Lizewski à prendre l’identité de « Kick-Ass »,
super-héros dépourvu de pouvoirs. Ses débuts sont peu glorieux, mais il finit
par devenir une star lorsqu’une intervention passe sur internet. Mais il se
retrouve dans le colimateur du caïd Frank D’Amico… Et va rencontrer un duo autrement
plus efficace que lui…

On n’attendait pas vraiment le réalisateur de
« Layer cake » ou « Stardut » dans l’histoire de
super-héros, mais ce film a fait l’effet d’une traînée de poudre dans le monde
geek, gagnant un bouche à oreille plus que favorable. En effet, l’histoire suit
la même logique que son héros au travers de ce qui manque à un fort pourcentage
de films : un vrai scénario, complexe, fouillé, avec de vrais personnages
plus travaillés qu’à l’habitude. Cerise sur le gâteau, le film est également
intelligent, montrant bien les conséquences et les dilemmes moraux posés par le
fait de vouloir rendre la justice — et notamment lorsqu’une enfant est
transformée en psychopathe en herbe tuant de sang-froid par un père angélique
devant les « prouesses » de sa fille et capable de lui tirer dessus
pour l’entraîner au port de gilet pare-balles sans y voir le moindre
problème  (sans cette distance, le
film serait moralement plus que nauséabond… Mais au final, il est douteux que
qui que ce soit veuille émuler une gamine qui n’a pour seul intérêt dans
l’existence les armes et les différents moyens de massacrer son prochain). Il
est juste dommage que la question soit à peine abordée après un final qui
oublie momentanément le réalisme prôné par le reste du film. Pas LE chef d’œuvre
séminal qui changera le monde du film de genre, comme on l’a dit un peu trop
vite, mais un vrai plaisir qui, à chaque fois, s’arrête là où la Hollywooderie
de base enfonce toute les portes qu’on ouvre devant elle. Du coup, pour une
fois, on est satisfait de savoir qu’une suite, annoncée par la fin ouverte, est
en cours.




Kick-ass 2



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni   Japon  
Note : 3/5


Universal 2013 Jeff Wadlow, avec Aaron Taylor-Johnson, Chloë Grace Moretz, Morris Chestnut, Claudia Lee, Christopher Mintz-Plasse, Jim Carrey, John Leguizamo…



Dave Lizewski a envie de redevenir Kick-ass et se
fait entraîner par Mindy Macready, alias Hit girl, dans le but de faire équipe
avec elle. Or Mindy, recueillie par un ami de son père, tente non sans mal de
reprendre une vie normale… Dave trouve refuge parmi une compagnie de
super-héros mise sur pied par le « Colonel Stars and Stripes ». De
son côté, Chris D’Amico alias Red Mist décide de devenir le premier super-vilain
et devient The MotherFucker. La fortune de son père lui permet de se trouver
une équipe de criminels endurçis…

On pouvait craindre un revirement idéologique du
premier film, du genre « c’est trop cool de tuer des méchants lol
mdr », mais cet aspect est respecté : il s’agit avant tout de gamins
(montés en graine ou non) jouant à se costumer, quitte à refuser d’écouter la
voix de la raison (interprétée par John 
Leguizamo), jusqu’à une confrontation avec la vraie violence bien réelle.
Et que dire de ce super-vilain minable qui se contente de suivre les canons
établis par la fiction avec son argent pour tout pouvoir ? La seule à
pouvoir effectivement répondre à la violence se voit en contrepartie exclue de
la « vraie vie » qui peut être tout aussi dure… Par contrecoup,
l’ensemble n’a plus l’avantage de la surprise et joue de la loi des suites en
offrant simplement plus de personnages. Les valeurs de production et
l’interprétation (Chloë Grace Moretz reste une des actrices les plus douées de
sa génération quand elle ne se fourvoie pas dans des immondices comme le remake
de « Carrie » et Jim Carrey est méconnaissable) font que le tout
reste agréable, mais… comme une suite à un film qui a apporté un brin de sang
neuf ! Malgré la fin ouverte, un troisième opus ne semble pas prévu.




Kill Buljo



Norvège  
Note : 0/5


Seven7 2007 Tommy Wirkola, avec Stig Frode Henriksen, Tommy Wirkola, Natasha Angel Dahle…



Après le massacre de sa fiancée, Jompa cherche la
vengeance pendant qu’un policier dur à cuire le recherche lui…

Idée géniale que de faire une parodie d’un pastiche…
Surtout lorsque ce film sent l’amateurisme à plein nez. Gags que qualifier de
« potache » serait insultant pour les potaches, rythme poussif, clins
d’œil éculés (la scène de « Délivrance » s’y colle pour la
millionième fois), scénar se contentant d’accumuler les scènes gratuites (dont
une interminable poursuite en snowmobile — VRAIMENT interminable) et donnant
l’impression d’être écrit au jour le jour… Plus une « mise en scène »
digne de n’importe quel chimpanzé muni d’une caméra DV et, surtout, d’une
interprétation en-dessous de tout. Comme pour parachever le tout, la
« version originale » du DVD est la version Anglaise ! Les
pervers pourront l’écouter après la vf pour étudier les jeux de mots (tous
au-dessous de la ceinture, faut-il le préciser), mais tout de même… Wirkola a
récidivé avec le légèrement meilleur« Dod Sno »…




King of California



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Metropolitan 2007 Mike Cahill, avec Michael Douglas, Evan Rachel Wood, Willis Burks II…



Miranda a vu son père Charlie, ex-musicien de jazz,
interné en clinique psychiatrique pendnt deux ans. A son retour, il constate
qu’elle a dû arrêter ses études… Mais il a un plan infaillible pour assurer son
avenir : il a repéré un trésor en doublon et entend bien retracer son
itinéraire qui passe non loin de chez lui !

Curieux film, autant drame psychologique que
comédie, qui s’avère assez attachant. L’écueil de tirer du gros comique des
rapports entre un père fantasque et une fille raisonnable est évité : l’un
comme l’autre sont crédibles et bien dessinés, aidés par une excellente
interpréttion (obligatoire pour ce qui est presque un drame à deux personnages !)
toute en retenue. Crédible du bout au bout, malgré une fin prévisible,
l’ensemble témoigne d’une jolie fraîcheur et n’oublie pas l’émotion. Pas un
grand film, mais à découvrir.




Kiss and Kill



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Killers Metropolitan 2010 Robert Luketic, avec Ashton Kushner, Katherine Heigl, Tom Selleck, Catherine O’Hara…



Lors d’un voyage à Nice avec ses parents, Jen croise
Spencer qui semble être l’homme idéal… Sauf qu’elle ignore qu’il est un tueur
pour la CIA. Trois ans plus tard, ils forment un couple idéal lorsque
l’ancienne vie de Spencer se manifeste à nouveau. Quelqu’un a tué son ancien
chef et mis un contrat sur sa tête — et ses voisins semblent tous décider à lui
faire la peau, au grand dam de Jen…

Un film dont le moins qu’on puisse dire est qu’il
n’a guère marqué les mémoires… Le réalisateur de « La vengeance d’une
blonde » est marqué par la comédie romantique et semble décidé à utiliser
tous les clichés du genre… Sauf que notre couple n’a pas beaucoup d’alchimie
dans sa prétendue perfection. La satire de la vie de banlieue pourrait pimenter
le tout, sauf qu’elle est traitée comme dans n’importe quel sitcom, et lorsque
les scènes d’action viennent, elles n’ont rien d’original. Certains
développements autour de la recherche d’un test de grossesse et ce qui s’ensuit
peuvent faire grincer des dents… . Le tout est regardable sans être vraiment
passionnant à condition de le subir lors d’un voyage en avion, mais le tout
s’effondre lors d’un retournement final à la fois capillotracté, confus et qui
retire le seul élément du scénario intéressant (l’idée que de gentils petits
banlieusards puissent se transformer en tueurs — fort peu efficaces — par appât
du gain.) — et surtout, rend toutes ces morts violentes inutiles sans que personne
y voie quoi que ce soit à redire ! Comment quelqu’un a-t-il pu engloutir
75 millions dans ce qui n’est qu’un téléfilm de luxe dépasse l’entendement…




Kiss kiss, bang bang



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 4/5


Warner 2005 Shane Black, avec Robert Downey Jr, Val Kilmer, Michelle Monaghan, Corbin Bernsen…



Par accident, le petit truand Harry Lockhart se
retrouve embauché pour tourner un film. A Hollywood, il rencontre un détective
privé homo, Perry, qui lui donne des cours pour améliorer son jeu. Il tombe
aussi sur son amour d’enfance Harmony Faith Lane et se fait passer pour un vrai
privé. Mais lors de la première planque avec Perry, ils tombent sur un cadavre
qui va le poursuivre…

Un de ces films qui tente énormément de choses, si
bien qu’il reste constamment sur le fil du rasoir, prêt à s’effondrer pour
tomber dans le ridicule ou la prétention. On le sait, Shane Black fut traité
comme un de ces « génies dangereux » dont on achète les scénarios
pour les faire dénaturer par cent réécriteurs syndiqués ; là, on lui a laissé
toute (dé)mesure pour faire cette parodie/pastiche… Qui semble être aussi sa
propre parodie ! On suit fidèlement les canons du film noir (inspirés par
un privé de fiction, Johnny Gossamer… Imaginaire, mais qui a un rôle dans
l’histoire !), jusqu’au narrateur façon « Sunset Boulevard »…
Qui dialogue carrément avec les spectateurs, quitte à influencer l’image ou
critiquer le récit ! Les dialogues se veulent volontairement surécrits et
sont parfois très drôles. On ne cesse de jouer avec les clichés, parfois avec
plusieurs lectures. Enfin, l’intrigue découpée en cinq chapitres (aux en-têtes
inspirées de Chandler) est absurdement compliquée… Comme son modèle ! (On
se rappelle que Chandler lui-même était incapable de dire qui exactement avait
tué une des victimes d’un de ces romans…) L’ensemble pourrait sombrer dans
l’élitisme, et n’est certainement pas pour tout le monde, si l’humour n’était
pas si présents et les acteurs si efficace dans une tonalité évoquant à la fois
Tarantino et les frères Coen. Pour qui rentrera dans le jeu, ce film est un
véritable petit régal. Il a d’ailleurs été acclamé à Cannes. A noter que
Harrison Ford fut un temps attaché au rôle principal.




Kung Fu Nanny



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


The spy next door Metropolitan 2010 Brian Levant, avec Jackie Chan, Amber Valletta, Madeline Carroll, Will Shadley, Alina Foley, Magnus Scheving…



Bob Ho, le voisin de Gillian, semble être l’homme
idéal… mais ses trois enfants ne sont pas d’accord ! Sauf que Bob Ho est
un super-espion prêté à la CIA par la Chine. Il veut prendre sa retraite pour
se consacrer à gagner l’affection des enfants, mais c’est alors qu’Anton
Poldark, un truand Russe, s’échappe pour mener à bien son plan
diabiolique : mettre au point une bactérie dévoreuse de pétrole…

On peut se demander ce qui a motivé Chan, 55 ans aux
fraises, dont les choix de carrière récents étaient plus audacieux, pour
accepter ce projet… Le montage de séquences des films d’espionnage précédents
de la star lors du générique (aveu d’impuissance s’il en est) donne le
ton : on serait bien en mal de trouver un chouïa d’inventivité ou
d’originalité dans ce point de départ. Et puis, alors qu’on s’attend à une
catastrophe genre « Le smoking », le tout prend un peu d’allant grâce
à quelques dialogues savoureux (surtout du fait de Will Shadley) et l’étonnant
abattage des trois enfants dans des rôles clichés (le petit génie, l’ado
rebelle, la gamine fouineuse) On y croirait presque, et une ou deux situations
sont drôles, mais la routine s’impose encore, notamment à cause de méchants
d’opérette (l’Islandais Magnus Scheving est particulièrement exécrable, le gag
récurrent ou ses hommes de main échouent à lui trouver des vêtements en devient
pathétique, et les agents de la CIA ne valent guère mieux, semblant souffrir en
énonçant leurs dialogues neu-neus) et une conclusion rebattue. Quelques
tentatives d’ironie, comme ces filles portant toutes le même déguisement de
princesse, tournent vite court. Les enfants, public visé du film, aimeront
peut-être, les parents bâilleront entre deux bonnes scènes en pensant qu’il
s’agira peut-être d’une bonne accroche pour présenter aux petits de « vrais »
films de Chan…




L'amour extra large



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


109mn Shallow Hal 20th Century Fox 2001 Bobby & Peter Farrelly, avec Joe Black, Gwyneth Paltrow, Jason Alexander, Joe Viterelli…



Sur son lit de mort, le père de Hal lui a conseillé
de ne s'intéresser qu'aux belles femmes. Devenu adulte, il a tout oublié, mais
le conseil est resté : lui-même peu attirant, il ne s'intéresse qu'aux canons.
Un jour, il se retrouve coincé dans un ascenseur avec un gourou télévisuel. Par
un tour de passe-passe, celui-ci lui fait voir uniquement la beauté intérieure
des gens. Et Hal craque pour Rosemary, une obèse cachant la plus belle femme au
monde…

Serait-ce l'heure de la maturité pour les frangins
Farrelly ? Tout en continuant de pondre un film par an, ceux-ci vont à
contre-courant : alors que les autres s'enlisent dans le n'importe quoi à base
de prouts, ceux-ci ne cessent d'affiner leur propos. Là, l'humour potache
toujours présent dans "Osmosis Jones" est en retrait, même si on
garde ce ton sympathique qui transparaît dans la plupart de leurs films. Le
thème est relativement simple et tourne au procédé d'inversion (A part l'ex de
Hal qui ne change pas !), mais au passage, si la trame est prévisible, on
laisse transparaître quelques vérités bien senties sur le conditionnement
social par rapport à la beauté et l'impact que peut avoir la cruauté des gens
"normaux". Black est impeccable dans un de ses premiers grands rôles,
tout comme Paltrow (pour les voyeurs, c'est une doublure qui apparaît en string
!) et le reste de l'interprétation. On peut reprocher aux Farrelly de devenir
presque respectables, mais si c'est pour continuer dans ce sens, on ne peut
qu'attendre avec intérêt leur prochaine évolution. Après l'échec
d'"Osmosis Jones", ce moyen budget (40 millions) a très bien marché
aux USA… Mais pas trop chez nous !




L'inspecteur Gadget



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Inspector Gadget Disney 1999 David Kellog, avec Matthew Broderick, Rupert Everett, Michelle Trachtenberg…



John Brown rêve d'être policier… Entre-temps, le professeur Bradford est tué
par Scanford Scolex, qui s'empare de son invention. Lorsque Brown estblessé, la
fille de Bradford utilise le programme Gadget sur l’apprenti policier…

Disney continue d'utiliser les procédés de ses dessins animés en live, et ce en
retraitant des thèmes déjà utilisés ("Flubber", qui était un remake),
avec des effets d'humour souvent en-dessous de la ceinture. Le résultat donne
un peu convaincant pilote de série TV à 75 millions de dollars, à l'histoire
retraitable à souhait et qui, dans son autosuffisance, évoque les abominables
Batman de Schumacher. Seul Rupert Everett tire presque son épingle de ce
naufrage. À déconseiller aux plus de sept ans, et encore…




La beuze



France  
Note : 0/5


Pathé 2003 François Desagnat et Thomas Sorriaux, avec Michaël Youn, Vincent Desagnat, Zoé Felix, Alex Descas…



Petit fils caché de James Brown, Alphonse Brown, du Havre, sort de prison pour
tomber sur son acolyte Scotch. Mais Alphonse a décidé d’abandonner la fumette
pour se faire chanteur. Il commet l’erreur de craquer pour l’amie de Shaft, un
caïd local. En cavale, ils retrouvent par hasard un stock de beuze concoctée
par des Nazis. Mais son concepteur, Rudolf Meier, entend bien la récupérer…

La comédie sur la fumette étant plutôt une spécialité outre-Atlantique, il
était inévitable qu’on cherche à l’importer… Et pas avec subtilité, c’est le
moins qu’on puisse dire. Le scénario étant aux abonnés absents, on s’est
contenté de laisser les deux protagonistes en roue libre en comptant sur eux
pour « faire » le film. L’ennui, c’est que malgré leur énergie, ils
ne peuvent rien face à un récit poussif, aux gags souvent prévisibles et qui se
contente de clichés pompés sur d’autres productions. Sans oublier un décorum
années 70 totalement gratuit et des personnages sans consistance, bref, le pire
du genre, vulgos et formaté pour le praïme-taïme de TF1… Mais qui a plutôt bien
marché ! Désespérant…




La cible



France  
Note : 2/5


Gaumont Columbia Tristar 1996 Pierre Courrège, avec Daniel Russo, Sagamore Stevenin, Bernard Rosselini, Vanessa Guedj…



Chris, un jeune marin, rencontre Zelda, une touriste Russe… Mais il est
embarqué pour un mois dans son sous-marin ! Lorsqu’il rentre, un message de
Zelda lui apprend qu’elle va partir le lendemain. Chris fait appel à Bellac, un
animateur TV pour la rechercher. Mais une bombe explose devant TV 12, la
station employant Bellac, et Chris passe pour le poseur de bombes ! Tout se
complique lorsqu’un commando terroriste visant un juge anti-mafia investit
l’immeuble de Bellac, où s’introduit Chris…

Une aimable comédie sympathique qui souffre d’un montage trop télévisuel
manquant un peu de nerfs et des personnages trop unidimentionnels. Le scénario
est bien sûr tiré par les cheveux, mais le genre ne vise pas le réalisme…
Dommage que l’ensemble soit mou, car les rebondissements sont nombreux et
surtout, le metteur en scène maîtrise plutôt bien l’arsenal guerrier des
terroristes comme des policiers. Un petit film de consommation courante, qui
aurait pu être meilleur.




La cité de la peur



France  
Note : 2/5


France 1994 Alain Berberian, avec Alain Chabat, Chantal Lauby, Dominique Farrugia, Gérard Darmon, Valérie Lemercier…



Au festival de Cannes, l'attachée de presse Odile Deray tente de vendre un
nanar d'horreur, "Red is dead". Mais un véritable tueur assassine le
projectionniste d'une façon évoquant le film…  Odile profite de la publicité pour faire venir l'acteur
principal, Simon. Un agent de sécurité, Serge Karamazov, est chargé de sa
protection. Au second meurtre dans le même cinéma, le commissaire très
médiatique Bialès mène l'enquête…

Le premier film des Nuls, alors en pleine popularité, était très attendu… Mais
le résultat est mitigé. Les gags sont partagés entre d'excellentes trouvailles
et d'autres moins heureuses. L'interprétation est excellente et les dialogues
savoureux, certaines répliques étant devenues cultemais la mise en scène
molassonne de Berberian, multirécidiviste dans le pas-bon, dessert plutôt
l'ensemble. C'est à voir pour quelques morceaux de bravoure et les nombreuses
vedettes invitées. Comme il passe régulièrement à la télévision, ce ne doit pas
être trop difficile, mais regardez 
bien le générique de fin !




La cité des monstres



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 4/5


Freaked Delta 1993 Alex Winter et Tom Stern, avec Alex Winter, Michael Stoyanov, Megan Ward, Randy Quaid, Mr T, William Sadler, Morgan Fairchild, Keanu Reeves, Brooke Shield…



Ricky Coogan, un comédien TV sur le retour, se voit offrir par la société EES
un pont d’or pour leur servir d’agent de liaison à Santa Flan, une république
d’Amérique Latine où l’EES fabrique un fertilisant décrié, le Noxon. Coogan
arrive pour tomber sur une manifestation accusant EES de fabriquer des produits
toxiques et craque pour Julie, passonaria du mouvement. Mais celle-ci le
démasque… Et les trois visitent un spectacle de monstres qui a élu domicile en
chemin. Là, ils tombent sur le maître d’œuvre de la Cité des Monstres, Elijah
C. Skuggs… Qui les fait aussitôt prisonnier ! À l’aide du Noxon, il fera d’eux
des créatures monstrueuses pour rejoindre celles de son spectacle…

Frappadingue ! Ce petit film qui illumina le festival du Rex et gagna un grand
prix à Gérardmer, au casting démentiel, est enfin en vente libre. Réalisée par
des adeptes de Sam Raimi, c’est un véritable humour Hara-kiriesque qui anime
cette bande teigneuse à l’image étonnament riche, extrêmement bien réalisée et
au propos plus réfléchi qu’il n’y paraît, puisque les thèmes abordés, même par
la dérision, sont assez graves. Loufoque, mais logique dans son délire, le
film, passe à la moulinette toutes les figures de style du fantastique et de
l’aventure et offre d’extraordinaires maquillages au service d’une véritable
histoire dont il est bien difficile de deviner les mille et uns détours.
Indéniablement, une réussite qui devrait dérouter ceux pour qui le rire
s’arrête aux sous-entendus grivois et aux plaisanteries pétomanes. Son bide
sanguinolent aux USA ne s’explique pas autrement. Mr T. joue la femme à barbe
et Keanu Reeves un « homme-chien ». Il faudra traquer les dernières
cassettes, car il n’y a pas de dévédé à ce jour…




La coccinelle revient



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Herbie : Fully Loaded Disney 2005 Angela Robinson, avec Lindsay Lohan, Justin Long, Matt Dillon, Michael Keaton…



Choupette, la Coccinelle pensante, n’est plus la vedette qu’elle était… Elle se
voit promise à la démolition. C’est alors qu’elle tombe sur Maggie Peyton,
fille d’un grand coureur automobile. Elle va se retrouver à défier un coureur
vedette. Mais Choupette a plus d’un tour dans son sac…

Décidément, Disney continue de recycler son patrimoine avec cette sixième (!)
version de son succès des années 60, qui connut trois suites, un remake
télévisuel et une brève série TV à la réputation calamiteuse. Or à l’époque, la
Volks était plus populaire que jamais… Sans être vraiment bons, les films
originaux avaiernt un charme désuet que n’a pas ce nouvel opus ; bien sûr,
depuis, les CGI sont passés par là, et Choupette pourrait aussi bien être un
personnage de cartoon au lieu d’être une simple voiture, tant on
l’anthropomorphise à mort ! Le scénario exploite jusqu’à la corde les
ficelles du « teen movie » — intérêt amoureux, père lointain et à
problèmes, déluge de musique pop souvent sous forme de reprises — sans trop se
soucier de cohérence, et bien sûr, une nouvelle Beetle apparaît là où on l’attend.
Le début est bien laborieux avec les doutes de Maggie (puisqu’il est évident
qu’elle va garder la voiture, sinon il n’y aurait pas de film) et les
personnages ne sont guère autre chose que des clichés. Et on remarque toujours
à quel point les personnages (les scénaristes ?) n’ont aucun sens du
merveilleux : une voiture consciente est déjà un miracle en soi-même, mais
tout le monde se soucie surtout de savoir si elle peut gagner un pari idiot…
Lohan n’a rien du charme qu’elle donnait à « Freaky Friday », mais le
fait que la publicité fut centrée sur ses frasques de diva en dit long. Un film
inutile, prévisible en diable, qui semble louper sa cible : les ados
s’ennuieront ferme et les tout petits ne s’intéresseront guère à la romance
entre Lohan et Long. Comme quoi, lorsqu’on ne cherche qu’à faire un produit
marketing…




La famille Addams



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


The Addams Family Gaumont Columbia Tristar 1991 Barry Sonnenfeld, avec Raul Julia, Anjelica Huston, Christopher Lloyd, Christina Ricci…



La famille Addams vit en paix dans leur manoir… mais ils entretiennent toujours
le souvenir de l’oncle Fétide, le frère disparu de Gomez Addams. Jusqu’au jour
où l’avocat des Addams découvre le sosie de  Fétide, dominé par une mère cupide ! Ils comptent le faire
passer pour le disparu afin de s’emparer des richesses de la famille. Et l’imposteur
découvre les étranges habitudes des Addams…

Une honnête adaptation de l’univers étrange de Charles Addams, chroniqueur de
cette famille de monstres dans des BD à une seule case. Leurs bizarreries sont
connues, mais ce film est un peu trop lisse pour arriver à la hauteur de la
série TV. Par contre, l’interprétation de premier ordre (Le film a au moins le
mérite d’avoir révélé l’extraordinaire Christina Ricci) et de nombreux gags
réussis pimentent cette superproduction qui manque un peu d’âme. Barry
Sonnenfeld (« Get Shorty », « Men in black ») fait de son
mieux pour son premier film. Pour la petite histoire, Cher devait interprèter
originellement Morticia. Bien des produits dérivés suivront… Suite : « Les
valeurs de la famille Addams  »




La famille Pierrafeu



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


The Flintstones CIC 1994 Brian Levant, avec John Goodman, Rick Moranis, Elisabeth Moranis, Elisabeth Perkins, Rosie O’Donnell, Kyle McLachlan, Halle Berry…



La famille Pierrafeu, Fred et Wilma, vit heureuse à Bedrock. Sauf que sa
belle-mère
ne cesse de harceler Fred, considérant qu’il ne gagne pas assez… Fred a
prêté
de l’argent à son ami Barney Rubbles pour qu’il adopte un fils : lors
d’un test
mené par leur entreprise, Barney échange son questionnaire avec celui de
Fred…
Qui devient vice-président ! Mais il s’agit d’un complot de Cliff
Vandercave,
son supérieur, et sa secrétaire Eauderoche visant à trouver un homme de
paille…

Difficile de croire qu’il fallut 32 (!) scénaristes pour accoucher
d’un film aussi
neu-neu ! L’intelligence est ici au ras des paquerettes, l’humour
entièrement
basé sur l’anachronisme tourne court, les personnages sont idiots et
énervants (oui, même Goodman…)
et l’intrigue à la fois complexe et idiote devient moralisatrice, avec
ses méchants d'opérettes (Pourquoi ces histoires où des capitalistes
avides servent de méchants
sont produites par des capitalistes avides ?) Bref, un véritable
naveton, où
seuls les décors sont remarquables. Dire que Schwarzenneger fut
longtemps
pressenti pour interpréter Fred Flintstone ! Seul vague intérêt pour qui
n’a
pas trois ans d’âge mental : les excellents effets spéciaux. Les enfants
apprécieront peut-être, et encore… Un des premiers rôles de l’adorable
Halle
Berry. Des années plus tard, quelqu’un a eu l’idée de tourner une suite…




La fin de Mr Vampire



Hong-Kong  
Note : 1/5


Jiang shi shu shu/M. Vampire IV HK/Metropolitan 1988 Ricky Lau, avec Anthony Chan, Ma Wu, Kar Lok Chin, Loretta Lee, Wah Yuen…



Un prêtre taoïste n’est pas très content de voir s’installer Yat-Yau, un moine
bouddhiste, à côté de chez lui. Pendant qu’ils se chamaillent, Chia-lok,
disciple du taoïste,n a le coup de foudre pour son aide, la belle Ching-Ching…
Mais ils vont devoir s’unir lorsqu’un dangereux vampire se libère et menace la
contrée…

Le titre français est éloquent : c’est en effet la fin de la parenthèse
engendrée par « Mr Vampire », mêlant comédie de kung-fu au
fantastique débridé… Puisque même Lam Ching-Ying a raccroché (curieux choix
pour qui passera le reste de sa trop brève carrière à interprêter des
déclinaisons de Maître Gau !) Là, l’ensemble commence façon comédie de
boulevard ou les prêtres se chamaillent comme des gamins pendant que leurs
aides roucoulent (enfin… essaient), et on en est à 50 minutes lorsque le
fantastique daigne montrer son nez (à part une scène très réussie ou le taoïste
mène une procession de gyonshi et
doit affronter une femme-renard ravissante — l’inoxydable Pauline Wang Yu-wan,
l’inoubliable sorcière du dernier opus). La suite offre les affrontements
habituels et s’avère bien noire pour ce qui commençait comme une comédie de
mœurs, et la présence de Yuen Wah en homosexuel d’opérette n’arrange rien (à
moins, pour les spécialistes, de penser que Yuen Wah est plutôt habitué des
rôles de dur à cuire !). Et puis, le film présente des personnages tous
plus clichés les uns que les autres, donc difficile à apprécier, et mets un
temps fou avant d’en venir au fait. Bref, un enterrement digne de ce nom pour
la série, malgré quelques vagues produits dérivés (dont deux « New M.
Vampire » et un faux cinquième opus n’ayant pas grand-chose à voir, le
tout sans Sammo Hung ni Ricky Lau.)




La folle histoire de l’espace



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Spaceballs MGM 1987 Mel Brooks, avec Mel Brooks, John Candy, Rick Moranis, Bill Pullman, Daphne Zuniga, John Hurt…



La planète Druidia est convoitée par le président Skroob pour ses réserves
d’air. Or la princesse de Druidia, Vespa, s’enfuit plutôt que d’épouser le
prince Valium. L’aventurier Lone Starr est envoyé à sa suite, mais le méchant
Casque Noir, âme damnée de Skroob, la capture…

Bien avant les « Scary Movie », il y avait Mel Brooks… qui dit
lui-même avoir eu l’idée de ce film en constatant qu’il n’avait pas encore
parodié la SF. L’ennui, c’est que déjà en 1987, le filon des parodies de la
« Guerre des étoiles » était passablement fatigué… Certes, ce film
familial semble bon enfant, mais Mel Brooks n’avait plus la patte de
« Frankenstein Junior » et présente le même défaut que son
« Dracula » : il est soit trop fidèle pour être une vraie
satire, soit trop révérent au genre. Du coup, il donne l’impression d’écrire
toujours pour la télévision des années 50, privilégiant les dialogues à une
mise en scène très statique, voire carrément mollassone. Ce n’est pas mauvais,
mais à force d’aller systématiquement vers le plus petit dénominateur commun
(notamment les classiques noms des personnages à double entendre), le résultat
est trop lisse pour convaincre pleinement. Il y a des idées — celles sur le
film dans le film, disponible en vidéo avant la fin du tournage, sont parfois
savoureuses — et on ne s’ennuie pas, mais il n’y a là rien qui marquera le
genre… Le DVD « édition spéciale » offre un docu ou les acteurs
reviennent sur le tournage presque 20 ans après.




La malédiction de la panthère rose



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 2/5


Revenge of the Pink Panther Universal 1978 Blake Edwards, avec Peter Sellers, Herbert Lom, Robert Webber, Burt Kwouk, Robert Loggia…



Pour prouver sa puissance face au syndicat, le gangster Frank Douvier décide de
tuer l’homme le plus puissant de France : l’inspecteur Clouseau. Il lui
tend un piège, mais un voleur périt à la place de Clouseau qui part enquêter
sur son propre meurtre…

Un léger cran au-dessus du précédent opus, celui-ci, le dernier avant la mort
de Sellers  témoigne d’une trame
toujours aussi lâche, mais qui révèle plus de bonnes scènes que le précédent.
(Le sommet étant encore l’éloge funèbre de Clouseau…) Une série de déguisements
donne à Sellers/Blake l’occasion de s’engager dans la parodie et aux nombreux
clins d’œil bien avant que les Z.A.Z. inventent la multiparodie avec
« Y’a-t-il un pilote dans l’avion ? ». mais n’empêche, le tout
semble manquer cruellement d’ambition autre que d’exploiter le fonds de
commerce… On est en droit de regretter que le personnage de l’inspcteur
Clouseau n’ait jamais vraiment connu de scénario à la mesure du travail de
Sellers… « A la recherche de la panthère rose » sera un immonde
salmigondis commercial composé de chutes des précédents films où bien des
scènes étaient improvisées !




La manière forte



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 4/5


111mn The Hard Way Universal 1991 John Badham, avec Michael J. Fox, James Woods, Annabella Sciorra, LL Cool Jr, Christina Ricci, Luis Guzman, Penny Marshall…



L’acteur Nick Lang interprète James Gunn, héros de choc d’une série
d’aventures. Il tient à obtenir le rôle d’un flic dans une production plus
sérieuse et s’entiche d’un policier dont le visage apparaît aux actualités:
Jack Moos, qui vient d’échapper à une rencontre avec un psychopathe surnommé le
Videur. Le chef de la police impose à Moos de servir de tuteur à Lang, mais
Moos ne l’entend pas de cette oreille : il a des problèmes sentimentaux et un
tueur à attraper, même si on l’a déssaisi de l’affaire…

Une comédie-polar parfaitement réussie sur le thème très usé du duo contre
nature. James Woods est assez extraordinaire dans un rôle extrapolé de celui de
« Cop » et lui insuffle une vie et une originalité impressionnante ;
ses passages avec Annabella Sciorra sont éblouissants. Michael J. Fox est tel
qu’en lui-même, pétillant et avec ce perpétuel clin d’œil d’auto-dérision qui
le différencie du jeune premier moyen. Les presques deux heures du film sont
bien remplies, car offrant quelques retournements parfois attendus — Stephen
Lang alias le Videur, lui aussi excellent, est un dur à cuire — mais souvent
bien menés. Et puis, pour qui aime son divertissement avec quelques neurones de
plus, le jeu fiction/ réalité est assez poussé : Woods et Fox affrontent le
tueur dans un cinéma qui passe un de ses films, Fox s’exclame: “C’est trop de
réalité”, plus quelques extraits des aventures de ce fameux Gunn qui évoquent
fortement un certain Indiana… La vidéo/DVD donne une seconde chance à ce film
jubilatoire coulé sans doute par une affiche peu aguichante. A découvrir. Le
producteur Rob Cohen a tourné une bonne partie du métrage pour raisons de
budget…




La mort du Chinois



France  
Note : 2/5


France télévisions 1997 Jean-Louis Benoit, avec José Garcia, Denis Podalydès, Isabelle Carré, François Berléand, Valérie Bonneton…



Michel Passepont, auteur de romans pour enfants, découvre chez lui un Chinois
nommé Tong qui part avec sa femme. Hélène. Obsédé par la rupture, il ne pense
plus qu’à tuer ce Chinois alors que sa vie se désagrège…

Une comédie plus onirique que policière qui semble entièrement basée sur le
personnage de José Garcia, présent sans cesse à l’écran. Le thème n’est pas
neuf, mais le film, bien qu’opportuniste, dégage une impression de maîtrise et
de réfléchi bien supérieure au récit lui-même. L’image finale est assez étrange
pour convaincre. Avec une surprenante apparition des trashers Parisiens de
Kickback. L’ensemble est du niveau d’un (bon) téléfilm ; sa sortie en salle fut
météorique.




La mort vous va si bien



-- Choix d'un pays --  
Note : 1/5


Death Becomes Her Universal 1992 Robert Zemeckis, avec Meryl Streep, Goldie Hawn, Bruce Willis, Isabella Rosselini…



Un richissime chirurgien esthétique timoré, Ernest Menville, est convoité par
Madeline Ashton, actrice vieillissante, et Helen Sharp, une écrivaine. La
première l’emporte, la seconde finit obèse avant de remonter la pente. Mais
l’âge guette… La solution est une sorcière étrangère, Lisle Von Rhuman, qui
peut les faire devenir immortelles ! Mais l’affrontement entre les deux femmes
deviendra apocalyptique…

A l’origine, un scénario formidable, caricature de la tyrannie de l’esthétique,
plus d’actualité encore maintenant qu’on créé des ados anorexiques à la pelle
pour raisons de mode. Mais Zemeckis n’a voulu choquer personne : résultat, à
force d’éviter de traiter son sujet, il fait de ses héroïnes deux immondes
poufiasses et de Bruce Willis — remplaçant Kevin Kline — une vraie larve. Faute de suspense, on s’en remet
à la vieille tarte à la crème des effets spéciaux, ahurissants il est vrai,
mais qui ne font pas tenir un film. La scène avec Isabella Rosselini est d’un
érotisme étonnant, mais c’est une Européenne, donc une décadente qui se promène
nue dans sa demeure. Le film s’enfonce jusqu’à finir dans la vulgarité la plus
totale. Le premier échec de Zemeckis, qui avait enchanté (et enchante toujours) avec les « Retour
vers le futur ».




La nuit au musée



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 3/5


Night at the museum 20th Century Fox 2006 Shawn Levy, avec Ben Stiller, Robin Williams, Carla Gugino, Mickey Rooney, Owen Wilson…



Désespéré de trouver un job, Larry Daley accepte de servir de gardien de nuit
au musée d’histoire naturelle. Mais il ne tarde paas à découvrir pourquoi les
anciens gardiens sont heureux de prendre leur retraite : sous l’influence
d’une pierre sacrée égyptienne, les animaux et les statues du musée s’animent
la nuit ! Ce n’est que le début de ses mésaventures…

Un film dont le ton rappelle celui des Disney de la grande époque dont le
principe était : prendre une idée simple et en tirer le meilleur parti.
C’est fait, avec une histoire en trois actes qui ne brille pas par son
originalité , mais n’ennuie pas une seconde grâce à des rebondissements
bien dosés. Rien d’extraordinaire donc, et une ou deux scènes fonctionnent à
peine, mais il est assez rare de tomber sur un vrai divertissement familial (assez
proche dans l’idée d’un « Jumanji ) avec en prime un message
sympathique : l’importance de connaître l’histoire et les coutumes
respectables des autres civilisations Pas très dans l’air du temps en notre
époque de crétinisation forcenée, et pourtant, ce film a fait augmenter de 20%
les visites aux véritables musées d’histoire naturelle la saison de sa
sortie ! Qui plus est, il a fait un carton prévisible. Comme quoi, c’est
dans les vieilles casseroles…




La nuit au musée 2



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 1/5


Night at the Museum : Battle of the Smithsonian Fox 2009 Shawn Levy, avec Ben Stiller, Amy Adams, Owen Wilson, Steve Coogan, Hank Azariah, Christopher Guest, Alain Chabat…



Larry Daley n’est plus gardien de musée, mais dirige une entreprise de gadgets.
C’est alors qu’il est appelé à l’aide : les statues du musée ont été
transférées à l’immense Smithsonian. Là un pharaon nommé Kah Mun Ra les assiège
pour récupérer une tablette qui lui permettra de conquérir le monde. Larry va
devoir s’infiltrer dans le musée…

Ceci n’est pas un film, mais davantage une sorte de bande-annonce friquée  (150 millions de dollars !!!) pour
le jeu vidéo qu’il engendra. D’histoire, il n’y a point : la base est
légère, évoquant vaguement « Toy Story III » — sauf que les jouets
abandonnés par leur gardien préféré sont des artefacts — et les personnages du
premier opus sont à peine présents. A la place, il s’agit de balancer à l’écran
un maximum d’effets spéciaux et de pseudo-gags parfois bons (le chœur des
angelots), mais souvent étirés (une apparition de Dark Vador ressemble un appel
lourdingue genre « nudge nudge, wink wink » à la culture geek, parce
que, ben, c’est à la mode…)… Le tout ressemble à une immense fuite en avant ne
se souçiant guère de crédibilité (personne ne semble remarquer tout ce
tintamarre dans une Washington aussi déserte que dans « Je suis une
légende »), dont l’idée de base (cette fois, tableaux et statues prennent
vie) amuse pour vite lasser, puisqu’il n’y a pas de véritable enjeu, juste un
MacGuffin introduit à la va-vite. Dans ce fatras brouillon, certains acteurs
tentent de tirer leur épingle du jeu (Jonah Hill non crédité en gardien a droit
au passage le plus drôle, Amy Adams vole la vedette et Alain Chabat campe un
Napoléon savoureux), mais seul compte d’en balancer un maximum à la tête du
spectateur avec l’assurance d’être irrésistible, quitte à s’arrêter aux moments
les plus incongrus pour débiter des leçons de morale très Disneyenne. Résultat,
cet opus trop opportuniste n’a pas remporté le succès du premier.




La nuit des loosers vivants



Allemagne  
Note : 1/5


Die Nacht der Lebenden Losers M6 2004 Mathias Dinter, avec Tino Mewes, Manuel Cortez, Thomas Schmieder, Collien Fernandes…



Philip, Wurst et Konrad sont trois ados typiques qui ne pensent qu’à plaire aux
filles… Ils suivent les goths de service de leur lycée au cimetière, où ils
comptent entamer un rituel de résurrection des morts. Mais après un accident,
les trois amis se retrouvent zombifiés ! Une situation qui n’a pas que des
désavantages…

S’il est capable de nous offrir des « Goodbye Lenin », le cinéma allemand
souffre toujours d’un complexe de servilité plus que d’admiration face au
cinéma américain (Ce qui peut donner un « Anatomie » ou l’immonde
« Autoroute Racer » qui ferait passer « Taxi » pour
« Mad max » !) Là, on s’en tient au pitch : « American
Pie » avec des zombies ! Et c’est reparti pour le déluge de clichés
« teen » virant consciencieusement toute identité allemande à ce
produit : le protagoniste secrètement amoureux de la garce de service,
harassé par le bogosse brutal de service (les facs d’outre-Rhin
reproduisent-elles à ce point les schémas US ????) avec une progression
dramatique à la « Teen Wolf » (les bons côtés du statut de zombie
permettant d’être « cool » — et personne ne s’étonne de leur
métamorphose instantanément acceptée !! — suivi des conséquences
néfastes), voire « La main du diable » avec la dose obligatoire de
vannes en-dessous de la ceinture censées faire s’étrangler dans leur
lait-fraise les ados prépubères. Or c’est lorsqu’il s’échappe de ce schéma
imposé que le film réussit presque à décoller, de par l’énergie de l’interprétation
(et l’exceptionnelle prestation de Collien Fernandes) et un souçi du rythme
imposant des sautes d’humeur parfois abruptes (mais un tiers du film fut
retourné à la demande des producteurs après pourtant son passage en festival,
ce qui explique peut-être cela…), plus quelques personnages savoureux (la prof
délurée jouée tout en retenue par Patricia Thielemann). C’est peu, d’autant
qu’on a l’impression que tout ce beau monde mérite davantage…




La Panthère Rose



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 3/5


115mn The Pink Panther MGM 1963 Blake Edwards, avec David Niven, Peter Sellers, Robert Wagner, Capucine, Claudia Cardinale…



Un mystérieux criminel surnommé Le Fantôme dérobe les plus précieux joyaux
d’Europe… La police française est persuadée que sa prochaine cible sera la
Panthère rose, une gemme ainsi nommée à cause d’un minuscule défaut dans sa
pierre. L’inspecteur Clouseau est envoyé arrêter le criminel… qui n’est autre
que le riche playboy Sir Charles Lytton. Or celui-ci a un allié
surprenant : Simone, l’épouse même de Clouseau !

Un film qui, aujourd’hui, partage les générations actuelles : est-il à la hauteur
de sa légende ? On se demande ce qu’il en serait si Peter Ustinov avait
bien pris le rôle de Clouseau, sa défection ayant entraîné l’arrivée d’un
Sellers virtuellement inconnu — bien que deux ans plus tôt, il ait tenu le rôle
de… Topaze dans une adaptation de la géniale pièce de Pagnol, film qu’il avait
également réalisé et où jouait le futur Commissaire Dreyfus, Herbert
Lom ! (Une rumeur veut que Sellers ait racheté et détruit toutes les
copies du film après son étrillage par la critique…) et figuré dans le
« Lolita » de Kubrick ! Clouseau ne devait être qu’un personnage
secondaire par rapport à Niven, alors en haut de l’affiche, mais Edwards
apprécia tant le travail de Sellers qu’il augmenta le rôle. Ce film est un
sommet d’esthétique années 60, de la légendaire musique de Mancini aux
personnages plus les tenues en passant par les scènes de music-hall (!), ce qui
peut ravir ou rebuter ! En fait, le principal défaut du film reste son
scénario, qui se perd dans des méandres faits pour exploiter ses
« stars » quitte à perdre de vue son thème central ; quand à la
fin amorale en diable, elle continue de partager les foules… Par contre,
Edwards démontre également son talent pour le burlesque, plus des situations
typiques du vaudeville, et surtout son don pour un absurdisme délicieusement
British (la célèbre poursuite finale est digne des Monty Python !) ;
des dons qui culmineront dans ce sommet de la collaboration Sellers/Edwards
qu’est « La Party ». Confiant dans la réussite de son bébé, Edwards
entreprenait la rédaction d’une suite avant même la sortie du film pendant que
Sellers attaquait « Docteur Folamour » et entrait dans l’histoire du
cinéma…




La panthère rose (2006)



Etats-Unis d'Amérique   Ex Tchécoslovaquie  
Note : 0/5


The Pink Panther Columbia Tristar 2006 Shawn Levy, avec Steve Martin, Kevin Kline, Jean Reno, Beyoncé Knowles…



Un entraîneur de football est assassiné et sa bague, ornée du diamant dit
« La panthère rose », dérobée. L’inspecteur en chef Dreyfuss compte
donner l’affaire au plus incompétent des policiers possible afin de mener la
vraie enquêtre en sous-main. Il fait donc venir de sa province l’inspecteur
Clouseau…

Il est des rôles qui sont interchangeables, d’autres ne peuvent être tenus que
par un acteur. Imagine-t-on une Ripley autre que Sigourney Weaver ? Non.
Il en est de même avec Clouseau : comme l’a prouvé l’échec de « La
malédiction de la Panthère Rose » en 1983, et nul ne peut émuler ce que ce
grand comédien apporta au rôle. Hollywood ayant la mémoire d’une amibe, c’est
reparti avec cette production de 80 millions de dollars (mâtin !). Chris Tucker
ayant abandonné l’affaire (ce qui eut été un choix… intéressant), Steve Martin
reprend le rôle et l’accent avec un tel respect professé pour Peter Sellers que
sa performance en est assez prévisible. Le reste n’a que peu
d’importance : acteurs lâchés à eux-même, scénario retraitable… Plus un
certain ton peu agréable, l’essentiel de l’humour consiustant à voir tomber des
figurants à cause des bourdes de Clouseau… Bref, dispensable. Bien qu’il n’ait
guère fait de vagues au box-office, une suite (bâillements) a été tournée…




La personne aux deux personnes



France  
Note : 0/5


StudioCanal 2008 Nicolas Charlet & Bruno Lavaine, avec Daniel Auteuil, Alain Chabat, Marina Foïs…



Suite à un accident, le chanteur des années 80 Gilles Gabriel se retrouve à
partager le cerveau de Jean-Christian Ranu, un peytit bureaucrate…

Encore un produit de la famille Canal+ qu’on aimerait apprécier, ne serait-ce
que pour les talents impliqués et l’indulgence qu’entraîne un premier film,
mais… non. Le début est pourtant prometteur grâce à la sobriété de Chabat
lui-même là où un acteur moins doué en eût fait des tonnes, mais une fois le
postulat de base exposé, l’ensemble tourne en rond : la satire du milieu
de l’entreprise reste superficielle (surtout à côté du mordant d’un
« 99F », par exemple), voire référentielle, et la vision d’un
chanteur ringardisé se contente d’une série de pastiches de pochettes et
d’esthétique datées effectivement réussies. La fin traîne en longueur avec des
passages douloureusement implausibles (l’exposé transformé en numéro musical,
genre d’entreprise qui ne peut faire un tabac que dans une fiction paresseuse)
et la transition de la pourtant excellente Marina Foïs de patronne d’acier en
amoureuse transie ne convainc pas une seule seconde. Le tout jusqu’à un
retournement final qui contredit tout ce qui s’est passé précédemment  et une conclusion facile. Les scènes du
générique donnent à penser à un autre film potentiellement plus réussi. Comme
tout l’ensemble d’ailleurs, qui devait être enthousiasmant sur le papier, mais
ne décolle jamais. Dommage…




La souris



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Mousehunt Dreamworks 1997 Gore Verbinski, avec Nathan Lane, Lee Evans, Vicky Lewis, Christopher Walken…



Ernie et Lars Smuntz héritent à la fois de la fabrique de ficelles de leur père
et sa vieille bicoque… Qui se revèle être une rareté architecturale de grande
valeur ! Les deux frères ennemis entreprennent de la rénover, mais il
reste un occupant indésirable : une souris increvable…

Le premier long métrage du futur réalisateur des « Pirates des
Caraïbes » s’avéra plutôt un bon investissement pour Dreamworks… Sur un
point de départ très simple, l’ensemble mêle de la comédie à l’ancienne à la
Laurel et Hardy à une inspiration très nette des dessins animés. Et c’est là
que le bât blesse : si on sait plus ou moins comment l’ensemble va se
terminer, c’est le chemin qui se doit d’être drôle , et une trop grande
fidélité au modèle nuit : Tom & Jerry pouvaient ne pas avoir d’autre
utilité que de se courir après pendant quelques minutes, on en attend un peu
plus d’un film de 90mn. Le principal défaut est que les frères — excellemment
interprétés — sont tantôt antipathique, tantôt sympathiques, mais sont défaits
tant par malchance que par leurs propres défauts ou qualités là où la souris
anthropomorphique semble à la fois omnisciente (c’est là le seul élément
fantastique du film) et sans véritable but. Des défauts qu’un rythme soutenu et
des choix esthétiques sans faille permettent plus ou moins d’éviter. Bref, un
film inégal, poussant parfois dans l’excès (la scène finale) mais qui s’avère
distrayant pour peu qu’on passe sur ses défauts




La Totale



France  
Note : 3/5


TF1 1991 Claude Zidi, avec Thierry Lhermitte, Miou-Miou, Eddy Mitchell, Michel Boujenah, Jean Benguigui…



Officiellement membre des Télécom, François est en fait le meilleur agent
secret des services secrets français ! Mais, trop pris par son travail, il
délaisse sa famille… jusqu’à ce qu’il apprenne que son fils sèche les cours.
quand à sa femme, elle voit un mystérieux Simon…

Difficile de voir désormais ce film sans penser à son homologue US, le mammouth
« True Lies ». Pris en soi, il s’agit d’une comédie policière fort
réussie malgré la mise en scène un peu molle de Zidi, dotée d’un fort bon et de
personnages amusants. Eddy Mitchell, l’irremplaçable Schmoll en personne, fait
la surprise dans un rôle qui annonce celui de « Le bonheur est dans le
pré ». Une réussite mineure.




La tour Montparnasse infernale



France  
Note : 1/5


TF1 2001 Charles Nemes, avec Eric & Ramzy, Marina Foïs, Serge Riaboukine…



Deux laveurs de carreaux débiles sont coincés en haut de la Tour Montparnasse
lorsqu'un commando y fait irruption. Leur but ? Faire sauter le coffre d'une
grande compagnie…

Scénario minimal pour ce film, gros succès en salles, au titre particulièrement
improbable : on se contente de refaire un énième "Piège de Cristal"
sans plus d'imagination. L'essentiel du métrage est occupé par les pitreries
parfois pénibles des deux vedettes qui semblent vouloir rivaliser avec le duo
de "Dumb & Dumber". 
Seule idée originale, le fait de prendre tout du long la
"cerveau" de l'opération pour une otage… Quelques gags sont réussis,
bien plus que les effets spéciaux, et l'interprétation de Marina Boïs est
particulièrement intéressante. C'est un peu mince. Un futur classique du
dimanche soir sur TF1 ? 
Probablement…




La vie secrète de Walter Mitty



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni   Canada   Australie  
Note : 2/5


114mn The secret life of Walter Mitty Fox 2013 Ben Stiller, avec Ben Stiller, Kristen Wiig, John Daly, Kathryn hahn, Adam Scott, Shirley MacLane…



Walter Mitty est employé au magazine Life, mais se rêve aventurier, notamment
pour les beaux yeux d’une collègue de travail… Mais la revue, sous l’emprise
d’une nouvelle direction, va passer digitale et des têtes vont tomber.
Lorsqu’il ne peut retrouver le négatif de la dernière couverture, Walter va
partir en quête du photographe vedette Sean O’Connell…

Remake ou nouvelle version de l’histoire déjà adaptée ? il faudrait lire
celle-ci pour s’en convaincre. En tout cas, l’ensemble nous offre au moins des
personnages crédibles bien interprétés (Wiig est remarquable de retenue, Hahn
la sœur fofolle et McLaine parfaites et Penn si excellent qu’on regrette qu’il
n’apparaisse que quelques minutes) et un rythme maintenant l’intérêt. Par
contre, loin d’être un mythomane complet, Mitty semble plutôt être un doux
rêveur dont les fantaisies sont bien terre à terre (bien qu’on puisse se
demander quelle partie de son périple se déroule dans sa tête…) et sa
transition est un brin brutale : a aucun moment le personnage n’est
vraiment exploré. De plus, si on évite l’humour régressif facile, l’ensemble
n’est pas vraiment à hurler de rire et se clôt sur une image un rien
démagogique. Reste un film de série, qui se laisse voir au hasard d’un soir
d’ennui ou d’un voyage en avion, mais ne reste guère en mémoire…




La ville fantôme



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Ghost Town DreamWorks 2008 David Koepp, avec Ricky Gervais, Greg Kinnear, Téa Leoni, Aasif Mandvi…



Bertram Pincus est un dentiste New Yorkais misanthrope et atrabilaire… Suite à
une opération de routine, il connaît une mort clinique de quelques minutes. Et
soudain, il peut voir les fantômes de ceux qui l’entourent ! Or ceux-ci ne
cessent de le harceler pour transmettre des messages aux vivants… Le plus
ennuyeux est certainement Frank Herlihy, qui veut empêcher le remariage de sa
veuve ! Mais Pincus s’en éprend…

Curieux de voir le réalisateur de « Hypnose » (et scénariste
d’innombrables gros budgets) sur un tel projet ! Pas de doutes, Koepp doit
être un fan de Woody Allen : cette comédie new yorkaise basée sur les
dialogues est tout à fait dans son territoire… Au point qu’on imagine
facilement Allen dans le rôle de ce dentiste névrosé ! Les deux acteurs
jouent d’ailleurs leurs personnages rigoureusement au premier degré : ce
sont les situations qui sont drôles, pas les grimaces ou les gags lourdingues,
et Téa Léoni est dûment adorable dans son personnage plus que crédible.
L’ennui, c’est que le dialogue est bien loin de crépiter comme dans les
meilleurs Allen et qu’on en revient vite à des péripéties de comédie romantique
prévisibles jusqu’à l’obligatoire morale finale consensuelle à souhait. Et
comme toujours à Hollywood, nul n’a la moindre curiosité, pourtant légitime, de
savoir ce qui se passe exactement après la mort, ni quelle genre d’existence
connaissent les défunts… Pas désagréable donc, mais facilement oubliable.




Ladykillers



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


The Ladykillers Touchstone 2004 Joel & Etan Coen, avec Tom Hanks, Irma P. Hall, Marlon Wayans, J.K. Simmons, Tzi Ma, Ryan Hurst, Diane Delano…



Le professeur Goldwaith Dickson Dorr s’installe dans la pension de famille de
Marva Munson. Sa seule demande : disposer de son sous-sol pour les
répétitions de son orchestre de musique classique. Il s’agit en fait de creuser
sa cave pour vider le coffre d’un casino…

Curieux film que pas grand-monde semble n’avoir apprécié… On ne serait pas loin
du remake inutile de plus s’il n’apportait sa propre énergie. Certes, il faut
supporter le cabotinage de Tom Hanks usant de phrases ampoulées à rendre jaloux
Achille Talon, là où dans l’original, le grand Alec Guiness jouait de sa
sobritété, et son alchimie avec Irma P. Hall fait passer le tout. N’empêche, on
a l’impression que les frangins, conscients de rester dans l’ombre du
« Tueurs de dames » originels, en font un peu trop, loin de la
sobriété si effective de « O’Brother ». Du coup, les critiques furent
peu indulgentes même chez nous, ou les Coen sont pourtant DIEU (et Dieu ne peut
mal faire) Agréable mais dispensable, selon la tolérance du spectateur
potentiel…




Last Action hero



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 4/5


130mn Gaumont Columbia Tristar 1993 John McTiernan, avec Arnold Schwarzenneger, Austin O’Brien, F. Murray Abraham, Art Carney, Charles Dance, Tom Noonan, Anthony Quinn, Mercedes Ruehl, Ian McKellen…



Jack Slater est le héros préféré de Danny Manigan, un jeune cinéphile en mal
d’évasion. Aussi, lorsque son ami projectionniste lui offre d’assister en
avant-première à “Jack Slater IV”, il accepte. Le vieil homme lui offre un
ticket magique qui lui fut offert par Houdini en personne ! Mais en cours de
projection, Danny se retrouve projeté dans l’univers baroque de Slater et mêlé
à sa lutte contre le diabolique Mr Bénédict…

Un de ces films dont on se demande s’il fut volontairement intelligent où si
cela est arrivé par accident ! En effet, il s’agit d’un pastiche bien vu de
films d’action un peu comme « Scream » parodiera plus tard le film
d’épouvante, rempli de clins d’œil et d’humour. Mais il s’agit aussi d’une
vision réaliste du statut de Slater (“Tu n’existes que tant que tu rapportes au
box-office !” lance Danny dont on comprend le besoin d’évasion, vu son
quotidien sordide) et une démolition des clichés d’usage (Danny sait d’avance
ce qui va se passer sur l’écran). D’une certaine façon, on se rapproche du fort
bon « Broadway Danny Rose » d’Allen version Hollywood. Mais le film
ne manque pas non plus de séquences de cascades et d’action des plus
spectaculaires, superproduction et John McTiernan oblige. WA la demande
expresse d’-e Schwarzenneger, William Goldman effectua une réécriture intensive
pour donner de la profondeur aux personnages (heureusement !) Les
spectateurs ont boudé en masse ce film, ce qui lui donne une dimension ironique
supplémentaire : à l ‘époque, une aventure de Slater aurait peut-être
cassé la baraque… A ne pas louper. A noter, en vostf, l’excellence des
sous-titres, notamment pour les jeux de mots. Il faut le dire !




Last of the Living



Nouvelle-Zélande  
Note : 1/5


Nouvelle-Zélande AC, Action & Communication 2008 Logan McMillan, avec Morgan Williams, Robert Faith, Ashleigh Southam, Emily Paddon-Brown…



Un virus contagieux a transformé une bonne partie de la planète en zombie.
Trois amis qui s’accomodent fort bien de la situation vont devoir assister à
leur corps défendant une scientifique cherchant un vaccin…

C’est officiel, aujourd’hui, n’importe quel têtard muni d’une caméra HD tourne
son film de zombie, arguant de ses maigres moyens pour cacher son manque total
d’idées ou de savoir-faire. En ce sens, on serait presque indulgent pour cet
import du pays de Peter Jackson… ne serait-ce qu’à cause de la nullité de la
concurrence ! L’idée de base est de rendre ses trois rigolos de service —
depuis « Shaun of the Dead », on sait que seuls les branleurs
survivront à la fin du monde — parfaitement adaptés à la situation, un tour au
supermarché en affrontant des zombies étant un quotidien acceptable !
L’ennui, c’est que l’humour geek tourne court, puisqu’on ne sait à quoi
exactement ils occupent leurs journées, même si on sous-entend le nihilisme
inhérent au genre (l’un des personnages, musicien amateur, s’accroche à sa
démo… alors que les membres de son groupe sont morts et qu’il n’y a plus
personne pour l’écouter !). Par la suite, l’intrigue suit son cours sans
rien de honteux, mais sans un seul passage marquant, mais avec un certain sens
du rythme (le dosage action/comédie est particulièrement bien dosé… mais une
fin particulièrement abrupte et décevante gâche le tout. On présume que les
modèles des héros pourront inclure ce film dans leur marathon bière-et-films du
samedi soir, mais il n’y a là rien de bien nouveau dans le monde du
micro-budget…




Le bal des vampires



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 5/5


The Fearless Vampire Killers Warner 1967 Roman Polanski, avec Jack McGowran, Roman Polanski, Alfie Bass, Sharon Tate, Ferdy Mayne, Iain Quarrier, Terry Downes…



Le professeur Abronsius et son assistant Alfred se rendent en Transylvanie pour
prouver l’existence des vampires. Alfred pourra-t-il sauver Sarah, la fille de
l’aubergiste, du terrible comte Krolock ?

Inutile de présenter ce film que est aux vampires ce que « Les tontons
flingueurs » est aux polars ! Il s’agit bien sûr des Dracula de la
Hammer qui sont visés, pas la variante MTV-choupinet actuelle… Il serait vain
d’énumérer les morceaux d’anthologie, mais l’ensemble a étonnamment bien
vieilli, sans doute grâce à une photo hivernale somptueuse, une excellente
interprétation et un excellent rythme. Future Mme Polanski, Sharon Tate finira
assassinée par les fidèles de Charles Manson…




Le bon, la brute et le cinglé



Corée du Sud  
Note : 2/5


128mn Joheunnom nabbeunom isanghannom TF1 2008 Kim Ji-woon, avec Kang-ho Song, Byung-hun Lee, Woo-sung Jun…



Dans la Mandchourie des années 40, trois hors-la-loi
coréeens s’affrontent pour une carte au trésor…

Malgré le délire critique qui a accueilli ce film,
ça sentait un brin le réchauffé… et le tout est en effet contenu dans le
titre : il s’agit ni plus ni moins d’un remake du film de Leone,
quasi-dépourvu de scénario, ou trois personnages en quête d’un MacGuffin (dont
eux-mêmes ignorent en quoi il consiste !) cavalent sans s’arrêter entre
deux explosions. Quelle différence avec les remakes US dont on nous abreuve,
puisque l’hommage tient ici du repompage ? Énorme budget pour son pays
d’origine, le film tient toutes ses promesses au niveau visuel, avec une
photographie sublime et une mise en scène réussie, quoique dérivative, et une
interprétation bonne pour le peu de développement des personnages qu’il y a.
Peut-être faut-il rentrer dans l’humour très particulier du film, mais on ne
peut s’empêcher de penser à l’ironie du sort qui fait que de son vivant, Leone
eut bien du mal à financer ses projets…




Le boss



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 1/5


The Man Metropolitan 2005 Les Mayfield, avec Samuel L. Jackson, Eugene Levy, Luke Goss, Miguel Ferrer…



Le partenaire de l’agent Derrick Vann s’est fait
tuer : c’était un ripou affilié à une organisation criminelle. Vann veut
continuer l’enquête, tournant sur un trafic d’armes, mais la police des polices
le soupçonne et le surveille… Or un simple représentant de passage, Andy Fiddler,
est accidentellement pris pour un contact. Le voilà embringué dans une histoire
criminelle qui le dépasse…

Que voilà un thème bien fatigué de l’innocent mêlé à
une histoire criminelle ! Ce film suit à peu près tous les clichés :
l’agent dur à cuire néglige sa famille, il apprendra de son otage, etc… Manque
juste la grande réconciliation finale et quelques piques raciales. Jackson et
Levy ne cherchent guère à agrandir leur registre : Jackson reste un dur à
cuire et Levy un M. Dupont centré sur son petit univers bien ordonné ;
agréable mais déjà vu. Et lorsqu’on a recours à une scène à base de flatulences
pour rehausser la sauce (croit-on), c’est que l’on a guère confiance en soi… Ce
qui sauve le film du naufrage, c’est son rythme, puisqu’il ne dure guère qu’une
heure et quart générique exclus, et l’idée que Vann est lui-même surveillé, ce
qui pimente un brin un script autrement bien morne. Ce n’est pas nul, juste
médiocre, et prouve que Hollywood préfèrera toujours la routine confortable à
l’originalité. En résulte un film absolument inutile, qu’il n’était pas
nécessaire de faire et qu’on peut se dispenser de voir, et qui s’est d’ailleurs
planté. Drôle d’époque…




Le boulet



France   Royaume-Uni  
Note : 3/5


Warner 2002 Alain Berberian & Frédéric Forestier, avec Gérard Lanvin, Benoit Poelvoorde, José Garcia, Rossy De Palma…



Suite à la trahison du frère de son associé, dit le
Turc, le truand Moltès est emprisonné après avoir tué le traître. 7 ans plus
tard, Moltès attend la quille en jouant régulièrement au loto par le biais du
gardien Reggio. Et il gagne le gros lot… Le jour même ou l'épouse de Reggio
part avec le ticket ! Moltès s'échappe, retrouve Reggio, et les voilà partis en
Afrique à la recherche du ticket. Or le Turc, assoifé de vengeance, vient aussi
de sortir de prison et se lance aux trousses de Moltès…

La comédie d'aventure est une vieille tradition, mais ces temps-ci, les
tentatives du genre n'ont guère été concluantes… Ce film reprend les thèmes des
productions Besson — action, cascades et gags façon cinoche des années 70 — en
moins démagogique et a remporté un succès honorable. Il faut dire que le
scénario, s'il reste classique, fonce à cent à l'heure, porté par des comédiens
au faîte de leur forme — ne serait-ce que le numéro survolté du génial José
Garcia justifierait une vision — et des rebondissements constants. Quant à la
scène de poursuite qui ouvre le film, elle enfonce tous les "Taxi"
avec des effets spéciaux délirants utilisant d'une façon inhabituelle certain
décor Parisien… Il reste des scories : quelques gags un peu facile, un taux de
violence élevé pour un spectacle familial et un humour « ethnique »
un peu pénible. Mais pour un film qui a pour but principal de distraire, c'est
réussi. Jusque là, pourtant, les films de Berberian ("La cité de la
peur", "Papparazzi", "Sixpack") ne brillaient pas par
leur dynamisme…




Le casse



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Scorched Studio canal+ 2003 Gavin Grazer, avec Alicia Silverstone, Woody Harrelson, Paulo Costanzo, David Krumholtz, Marcus Thomas, Rachael Leigh Cook, John Cleese…



La banque du désert est l’objet de bien des convoitises… Y compris de ses
propres employés ! Trois d’entre eux, Stuart, Woods et Sheila, l’ex du
directeur, complotent pour piquer le magot. Stu compte vider un coffre samedi,
gagner gros à Las Vegas et remettre la somme initiale avant lundi. Woods vise
le coffre d’un magnat local, M. Merchant. Sheila veut juste se venger. Et bien
sûr, chacun ignore les desseins de l’autre… Rajoutez un Loulou de Poméranie
enragé, un pompier romantique et une fan de Donjons et dragons revancharde…

Un tout petit budget malgré son casting (7 millions de dollars !) qui,
comme tout indépendant, s’inspire de Tarantino… Mais l’optique est plus
humoristique que les éternelles fusillades et présente un panorama de
personnages tous plus déjantés les uns que les autres assez roboratif, avec un
accessit à Rachael Leigh Cook et ses rêves où elle se transforme en émule de
Xena. Avec tant de personnages, l’intrigue bouge assez vite malgré une mise en
scène un brin mollassone. Rien d’extraordinaire, juste une petite comédie
policière regardable et vite oubliée… Toujours mieux que ce que laisse prévoir
une bande-annonce bateau !




Le chat chapauté



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


The cat in the hat Dreamworks 2003 Bob Welch, avec Mike Myers, dakota Fanning, Spencer breslin, Kelly Preston, Alec Baldwin…



 Un jour de pluie, Sally et Conrad s’ennuient… Lorsque surgit de nulle part le
facétieux chat chapeauté, venu leur apprendre à s’amuser. C’est le début d’une
journée qu’ils n’oublieronty pas…

Seconde adaptation du Dr Seuss après « Le Grinch », qu’il ferait
presque réestimer. Car là, tout sonne faux ! L’esthétique est pompée sur
« Edward aux mains d’argent » (Jusqu’à l’aspect de Kelly Preston),
l’humour est déplorable avec un recours au scabreux assez déplaisant vu le
public ciblé qui n’est pas celui d’Austin Powers… Et surtout, Mike Myers est
cataclysmique, évoquant plutôt cet oncle pathétique abreuvent la famille
d’histoire grivoises qui ne font rire que lui. Difficile de croire a mis 109
millions de dollars dans ce machin (Quitte à recréer le décor de la
ville !). Les extras réussissent à être tout aussi inintéressants que le
film. Un critique US a rebaptisé ce film « The asshole in the hat »
(Faut-il vraiment traduire ?)




Le chat chapauté�



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


The cat in the hat Dreamworks 2003 Bob Welch, avec Mike Myers, dakota Fanning, Spencer breslin, Kelly Preston, Alec Baldwin…



Un jour de pluie, Sally et Conrad s’ennuient… Lorsque surgit de nulle part le
facétieux chat chapeauté, venu leur apprendre à s’amuser. C’est le début d’une
journée qu’ils n’oublieronty pas…

Seconde adaptation du Dr Seuss après « Le Grinch », qu’il ferait
presque réestimer. Car là, tout sonne faux ! L’esthétique est pompée sur
« Edward aux mains d’argent » (Jusqu’à l’aspect de Kelly Preston),
l’humour est déplorable avec un recours au scabreux assez déplaisant vu le
public ciblé qui n’est pas celui d’Austin Powers… Et surtout, Mike Myers est
cataclysmique, évoquant plutôt cet oncle pathétique abreuvent la famille
d’histoire grivoises qui ne font rire que lui. Difficile de croire a mis 109
millions de dollars dans ce machin (Quitte à recréer le décor de la
ville !). Les extras réussissent à être tout aussi inintéressants que le
film. Un critique US a rebaptisé ce film « The asshole in the hat »
(Faut-il vraiment traduire ?)




Le chevalier black



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Black Knight Fox 2001 Gil Junger, avec Martin Lawrence, Tom Wilkinson, Peaches Davis…



Jamal Walker est employé à Medieval World, un parc d'attraction sans succès. Il
se retrouve transporté dans l'Angleterre du XIVee siècle et se retrouvera
impliqué dans la lutte contre un roi félon…

Un point de départ bateau pour cette comédie surbudgétée (50 millions de
dollars) qui n'a guère fait d'étincelles. Il faut dire que le scénario reste au
niveau minimal et présente à peu près tout ce qu'on peut prévoir. La
réalisation est fonctionnelle mais marche à peu près. C'est toujours mieux que
l'immonde "Big Mama"… Pour public très, très indulgent !




Le corniaud



France   Italie  
Note : 3/5


StudioCanal 1965 Gérard Oury, avec Bourvil, Louis de Funès, Venantino VenantiniBourvil, Louis de Funès, Venantino Venantini…



Le  brave et honnête Antoine
Maréchal se prépare à partir en vacances en Italie lorsque la limousine d’un
homme d’affaires, Saroyan, détruit sa 2CV… En compensation, il lui prête une
magnifique Cadillac, permettant à Maréchal de partir pour Naples. Or la voiture
est truffée de marchandises de contrebande, dont un fabuleux diamant… Saroyan
et ses hommes suivent de près notre naïf — mais ses concurrents sont sur
l’affaire. Or Antoine le « Corniaud » s’avérera beaucoup plus retors
qu’il ne le croient…

En 1965, De Funès se vit subitement propulsé au sommet avec le carton du
premier « gendarme de Saint tropez » et… ce film, énorme succès
totalement inattendu dans toute l’Europe. C’est d’ailleurs ce soudain statut
qui oblige Oury à rajouter des scènes parfois gratuites (la rencontre avec un
culturiste…) avec sa star instantanée devenue importante en cours de tournage.
Mais si, du coup, l’ensemble perd un peu de son rythme à mi-chemin, le duo
Bourvil/De Funès est un coup de génie : l’explosif De Funès n’a jamais été
meilleur que judicieusement appareillé et si les deux ont rarement des scènes
ensemble, l’antonymie entre le trafiquant exploiteur et le faux naïf reste
encore jouissive. Et bien sûr, il s’agit aussi d’une fascinante capsule
temporelle, l’ouverture sur une autre époque, sa façon de penser (heureusement,
les stéréotypes sur les italiens passent à la trappe, Oury préférant quelques
clins d’œil subtils au cinéma italien alors florissant) vue de l’intérieur. Il
serait inutile de ne voir en ce film qu’un coup d’essai avant « La grande
vadrouille », même s’il y a plus d’une ressemblance : ce cinoche de
quartier relax et bon enfant a encore un certain charme délicieusement désuet…




Le cri du cormoran , le soir au-dessus des jonques



France  
Note : 1/5


Pathé 1971 Michel Audiard, avec Michel Serraut, Paul Meurisse, Bernard Blier, Marion Game, Maurice Biraud, Romain Bouteille, Robert Dalban, Gérard Depardieu, Carlos, Yves Robert…



Après avoir perdu aux courses, Alfred Mullanet est pris en stop par des
inconnus… En fait des gangsters qui veulent se servir de lui pour faire passer
à Istanbul un veston valant des milliards. Mais le gang d’un nommé Kruger s’en
mêle…

Un Audiard oublié, vague adaptation d’Evan Hunter alias Ed Mac Bain, qui
retombe dans ses pires travers, à savoir un scénario qui semble écrit au fil de
la plume, ponctué de sautes de rythme et qui oublie toute vraisemblance en
cours de route. Peu de bons mots, juste des acteurs soumis à la fantaisie
généralisée, dont un Depardieu indécemment jeune et tous les habitués du cinéma
Audiardien. Cela garde un brin du charme d’antan, mais à force de péripétie
répétitives, s’essoufle bien avant une fin qui tombe dans la facilité pour
scénaristes paresseux. Reste l’éternel côté capsule temporelle, mais tout de
même, cela sent le réchauffé… On est loin de « Elle boit pas, elle fume
pas, elle drague pas, mais… elle cause », pourtant de 1970.




Le crime farpait



Espagne   Italie  
Note : 5/5


El Crimen Ferpecto La fabrique de films 2004 Alex De La Iglesia, avec Guillermo Toledo, Monica Cervera, Luis Varela…



Rafael est le vendeur vedette du grand magasin Yeyo, de Madrid, où il est né et
espère finir ses jours. Mais une vendetta l’oppose à son concurrent à une
promotion, vendetta qu’il perd sur un coup de malchance. Mais il tue
accidentellement son concurrent au cours d’une bagarre ! Qu’à cela ne
tienne, il ne lui reste plus qu’à se débarrasser du corps, mais celui-ci
disparaît… Rafael a un témoin : Lourdes, qui entend bien faire de lui ce
qu’elle veut. Or Lourdes ereprésente tout ce qu’il déteste ! Lorsqu’elle
le prend au piège pour l’obliger à l’épouser, une seule solution : s’en
débarrasser en commettant le crime parfait…

Alex
De La Iglesia est décidément un des maîtres (sinon LE maître) actuels de
l’humour noir. Après avoir attaqué avec bonheur la SF fauchée et foutraque
(« Accion Mutante »), le fantastique (Le trop méconnu « Le jour
de la bête »), il continue dans le polar après le jouissif « Mes
chers voisins ». Il offre là un film totalement abouti, certainement un de
ses meilleurs, dont le titre est un jeu de mot sur « El crimo perfecto »,
titre espagnol du « Le crime était presque parfait » de Hitchcock. Il
faut dire qu’il s’est trouvé en Giuillermo Toledo, assez peu vu en France
(sinon dans « Intacto ») un acteur à sa démesure : drôle,
charismatique, crédible du bout au bout dans son personnage de vendeur idéal
(qui réussit à fourguer des vêtements à ses professeurs de vente…), tel un
Patrick Bateman interprété par John Cleese. Via ce personnage à la fois
obsessionnel, qui n’a d’autre ambition que s’élever dans le microcosme qu’est
ce magasin où il règne en maître (et semble rarement quitter), le scénario
réussit — oserais-je — une satire très subtile à la fois du consumérisme et de
la société de l’apparence. Or (sans trop spoiler) une des scènes coupées donne
la clé : Lourdes et Rafael sont sommes toutes les deux facettes de la même
pièce, Lourdes — loin d’être un personnage « positif » — a la même
hargne de s’élever, quitte à utiliser pour cela Rafael le manipulateur, et seul
le fait de se limiter aux apparences empêche Rafael de se servir de l’ambition
de Lourdes comme elle-même se sert de son ascendant sur lui. Comme on le voit,
l’ensemble n’est pas fondamentalement humaniste, mais n’est-ce pas le propre de
l’humour noir ? Quant à la réalisation, elle est tout simplement
somptueuse (il n’y a qu’à voir le travail sur les couleurs), bien à la hauteur
d’une interprétation de premier ordre ; et même l’affiche française est
excellente ! Si pour vous, la « comédie » se limite à quelques
prouts et autres fonctions corporelles, passez votre chemin ; pour les
autres, ce jeu de massacre déjà culte dans son pays est fortement recommandé.
Avec en prime, dans le double DVD, une interview délirante de La Iglesia au
festival de Bruxelles !




Le croque-mort s’en mêle



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


The Comedy of terror DVDvidéo 1963 Jacques Tourneur, avec Vincent Price, Peter Lorre, Joyce Jameson, Boris Karloff, Basil Rathbone…



Coincé entre une épouse qu’il déteste, son père sénile et un assistant
souffre-douleur, Waldo Trumbull dirige une morgue en mal de clients, au point
de risquer l’expulsion. Qu’à cela ne tienne, il suffit d’en fabriquer !
Sauf que l’un d’entre eux, qui n’est autre que son propriétaire, refuse de
mourir…

Il est dommage de prendre un film truffé d’acteurs réputés pour leurs voix… et
de la gâcher en refusant de mettre une vostf ! Le doublage est correct
(sans plus), mais qui peut prétendre émuler Price ou Lorre ? L’ensemble
apparaît quelque peu daté, mais le scénario de Richard Matheson (tout de
même !), s’il s’en tient à une idée, l’exploite jusqu’au bout sans
chercher des développements inutiles au point de jouer avec les codes du genre
en les parodiant d’une façon respectueuse mais plus subtile qu’elle n’en a
l’air (enfin, pour les années 60). Si la mise en scène du vétéran Tourneur
reste discrètement somptueuse, tout comme la photographie, il s’agit bien sûr
d’un grand show des acteurs : si Karloff, alors plus que septuagénaire,
est un peu gâché, Price montre une fois de plus son don pour incarner des
cabotins tout en s’en moquant avec un bonheur évident, Lorre (malheureusement
décédé un an plus tard) toujours aussi impassible et un Rathbone jouant un
personnage ne cessant de revenir à la vie en citant Shakespeare à jet
continu ! Bien que moins connue, Joyce Jameson (perdue dans la moulinette
télévisuelle, bien qu’on la voit dans « La course à la mort de l’an
2000 ») tient la dragée haute aux monstres sacrés vieillissants du genre.
Le principal défaut du film est certainement sa bande originale soulignant chaque
effet qui aurait plus sa place sur une pantalonnade des « trois Stooges ».
Il est vrai que vu les talents impliqués, on aurait pu attendre un feu
d’artifice du niveau d’un « Arsenic et vieilles dentelles » ;
mais pour ce que certains à l’époque qualifièrent de film « de
vieux », le temps n’a pas été trop dur. À noter que Karloff était
originellement prévu pour le rôle qui revint à Rathbone à cause de la santé
défaillante de celui qu’on limite trop souvent au maquillage du monstre de
Frankenstein…




Le cœur de la bête



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Nature of the Beast Elephant 2007 Rodman Flender, avec Eddie Kaye Thomas, Autumn Reezer, Eric Mabius, Gabriel Hogan…



Rich s’apprête à épouser Julia, mais il a un gros problème : il est un
loup-garou, bien qu’il n’ait jamais tué personne… La solution est-elle de
retrouver le « loup alpha » qui l’a mordu ?

Un téléfilm qui reprend tous les arguments d’un sitcom avec un argument
fantastique repompant « Teen Wolf » — au point qu’il pourrait en être
une nouvelle suite ! S’il est difficile de casser ce film sans
prétentions, qui n’ennuie pas sans jamais captiver, il faut également
reconnaître qu’il est d’un clacissisme absolu et reprend tous les clichés du
genre. On ne sait trop quel est le public visé : les audiences
« familiales » n’aimeront pas quelques allusions sexuelles poussées.
Le meilleur est certainement l’interprétation d’Autumn Reezer qui insuffle une
énergie roborative à son personnage là où Kaye Thomas est un héros de sitcom
classique… Regardable, de préférence à la télévision (sous le titre « Un
amour de loup-garou »)




Le fils du Français



France  
Note : 0/5


TF1 2001 Gérard Lauzier, avec Fanny Ardant, Josiane Balasko, David-Alexandre Parquier, Thierry Frémont…



Après la mort de sa mère, Benjamin est élevée par ses deux grands-mère, Anne et
Suzanne ; l'une prof de chant, l'autre concierge et immorale. Or ils recoivent
des billets d'avion pour rejoindre son père au Brésil. Mais celui-ci a disparu…

Minimum syndical pour cette comédie d'aventures formatée pour faire les beaux
prime-time du dimanches soir de TF1. Le cinéma de Lauzier n'a jamais fait
d'étincelles, mais là, on se contente de retraiter tous les clichés du film de
jungle : bête sauvage, aventurier pittoresque, indiens, méchants de caricature…
Le film se conclut une fois le nombre requis de métrage atteint. Même Ardant et
Balasko semblent jouer en pilotage automatique tandis que le juvénile D.A.
Parquier et Thierry Frémont tentent de tirer leur épingle du jeu. Autant
attendre un passage télévisuel. C'est étudié pour.




Le fils du Mask



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 0/5


Son of The Mask Pathé 2005 Lawrence Guterman, avec Jamie Kennedy, Alan Cumming, Traylor Howard, Bob Hoskins…



Le masque tombe entre les mains de Tim Avery, un apprenti dessinateur qui passe
sous son influence au moment de concevoir son fils… qui se verra naturellement
doué des mêmes pouvoirs. Mais le dieu Loki, créateur originel du masque, est à
sa recherche…

Décidément, chez New Line, on ne change pas une équipe qui perd. La suite de
« Dumb and Dumber » sans Carrey a fait un bide sanglant : qu’à
cela ne tienne, on concocte une autre suite sans Carrey… Qui fait un bide. Généralement
considéré comme une abomination, ce film ne sait décidément trop ce qu’il veut
être. Quelques blagues vulgaires en-dessous de la ceinture le destinent aux
adultes (Qui ont besoin d’ENCORE une louche de gags scato ???) et Kennedy
est plus pathétique en père débordé que drôle : on imagine un autre film
uniquement centré sur ses déboires (Et bien sûr, l’ennemi des enfants se
métamorphose en papa-poule dès que sa femme lui annonce la « bonne
nouvelle », selon un cliché tenace). Le scénario léger, lui, vise plus le
familial… Et échoue en tirant dans toute les directions, comme si chaque
réécriteur avait une orientation différente. L’ensemble est condescendant
envers le spectateur (Le dessinateur Tim Avery… Ha ha… Sommes-nous
intelligents !) et se contente d’aligner des effets spéciaux sans rime ni
raison, tous calqués sur des gags de dessin animé histoire d’enfoncer le clou. À
part le chien-Mask, il n’y a pas grand-chose à sauver.




Le furet



France  
Note : 3/5


Buena Vista 2003 Jean Pierre Mocky, avec Jacques Villeret, Michel Serraut, Robin Renucci, Michael Lonsdale, Karl Zéro, Patricia Barzyck…



Un justicier surnommé « Le furet » exécute des criminels… Il s’agit
d’un modeste serrurier amateur de films noirs dont le but est de faire ses
preuves pour entrer au service d’un gangster ! Il est en fait manipulé par
son commanditaire, Anzio. Mais lorsqu’on lui attribue le meurtre d’un caïd, la
pègre s’alarme de la croisade du Furet et met sa tête à prix…

Mocky continue de faire ses séries B à l’ancienne, frondeuses et toujours avec
un casting impeccable malgré des budgets réduits. C’est toujours sympathique
malgré un rythme un peu lent, et l’histoire s’avère relativement sans surprises,
mais pour qui est accro au style de Mocky, on retrouve son univers avec
plaisir. Serraut et Villeret sont parfaits, et bien des gueules du cinéma des
années 70 font une apparition. Le rétro a son charme…




Le Grinch



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 1/5


How the Grinch stole Christmas Columbia Tristar 2000 Ron Howard, avec Jim Carrey, Jeffrey Tambor, Christine Baranski…



Le peuple des Who de Whoville se prépare à fêter Noël… Tous sauf le Grinch, qui
hait Noël et fera tout pour le saboter. Mais une petite fille se doute qu'il y
a un moyen de le ramener à la raison…

Une superproduction sous stéroïdes, (123 millions de dollars !) à gros succès,
mais qui semble en avoir irrité plus d'un… Il faut supporter 1h45 de cabotinage
Carreyien dans une esthétique plus proche des "Batman" de Schumacher
— mais avec un étrange choix de tons qui rend cet univers plutôt sinistre.
Pourtant, la dénonciation d'un Noël consumériste et certaines facéties du
Grinch peuvent amuser (Cette poste infernale ou le tampon "Fragile"
démolit les paquets…) Quelques blagues à double entendre réjouiront les parents,
mais à côté du génial « L'étrange Noël de Mr Jack », ce gros fromage
fait parent pauvre… Le récit fut déjà adapté sous forme de téléfilm en 1966.




Le guignolo



France   Italie  
Note : 2/5


Studiocanal 1980 George Lautner, avec Jean-Paul Belmondo, Mirella D’Angelo, Michel Galabru, Carla Romanelli, Tony Kendall, Henri Guybet…



Alexandre Dupré joue de son art du travestissement pour escroquer qui passe
dans ses filets… Mais après une tentative ratée de se trouver une complice, le
voilà à Venise, affublé d’une encombrante valise pour laquelle on s’entretue
pendant qu’il tente de monter une arnaque au tableau de maître…

Comme le dit Lautner dans un entretier candide, l’ensemble souffrait du
syndrôme « Ne nous fâchons pas », à savoir un film commencé suite au
succès de « Flic ou voyou » avec surtout pour envie de se retrouver
entre potes sans trop se soucier d’un quelconque scénario justifiant ce
vaudeville ! Et en effet, l’humour assez daté (façon De Funès plus que
Bébel) est parfois réjouissant grâce à l’énergie frénétique qu’il déploie, sans
oublier le décor de Venise magnifié par une caméra amoureuse, dévoilant des architectures
extraordinaires qu’aucun CGI ne pourra jamais égaler. Pour qui ne le voit pas
avec les yeux de l’amour, il faut passer sur une intrigue incompréhensible (le
premier tiers est quasiment indépendant de la suite) à base de chasse au
microfilm, parsemée de bonnes idées (le viseur laser du tueur, nouveau pour
l’époque) mais aussi de quiproquos ouvertement inspiré du boulevard, avec coup
de pied en-dessous de la ceinture (qu’est-ce qu’on rigole !) et amant dans
le placard (là, le clin d’œil est volontaire !) Le tout est bien sûr un
Bébel-show, manifestement en roue libre, et la tolérance du spectateur dépendra
de son affection pour celui qui était alors l’acteur numéro un du cinéma, et
pas seulement français. Malgré son énorme succès, avec le recul, c’est cette
volonté foutraque de ne  rien
s’interdire, proche du surréalisme, porté par une énergie sans faille qui peut
faire de ce film un plaisir coupable : c’est débile, c’est n’importe quoi,
parfois affligeant, mais toujours distrayant. Et une fois de plus, le travail
de restauration de StudioCanal est remarquable, donnant quasiment une nouvelle
vie au film.




Le mac



France  
Note : 2/5


Universal 2010 Pascal Bourdiaux, avec José Garcia, Gilbert Melki, Carmen Maura, Arsène Mosca, Jo Prestia…



.
Ace est un mac employé par le truand Tiago Mendès, mais celui-ci le soupçonne
d’être une balance… ce qu’il est effectivement ! Mais lorsque Ace
disparaît, les policiers traquant Mendès sont contents de tomber sur Chapelle,
son frère perdu qui, lui, est un banquier insignifiant. Ils vont le faire
passer pour Ace le temps de coincer Mendès…

.
Serait-ce trop demander que de donner un jour un écrin digne de ce nom à
l’immense talent de José Garcia ? Car pour l’instant, ses meilleurs rôles
ont été dans « Le couperet » et « La boîte noire » où il
semblait en retenue là où il jouait des seconds rôles mémorables dans d’autres œuvres
(« Les morsures de l’aube », et ses deux minutes de grâce). Ce film
au point de départ assez conventionnel (on est en droit de se demander si les
scénaristes ont vu l’immonde « Bad Company »…) est bien sûr entièrement
basé sur le talent de Garcia, plus des seconds couteaux comme Gilbert Melki et
Jo Prestia, qu’on a toujours plaisir à retrouver, et une Carmen Maura
truculente en mère indigne, mais s’il a ses moments, le résultat ne dépasse
jamais une honnête moyenne : certains dialogues savoureux et un bon rythme
font passer la pilule et on évite la vulgarité alors que le sujet aurait pu s’y
préter ; les gags, eux, sont parfois prévisibles. Dommage qu’une
conclusion bâclée présentant un « twist » peu crédible tire
l’ensemble vers le bas. Ça se regarde d’un œil distrait et s’oublie aussitôt,
mais au moins, rien ne fait grincer des dents. C’est toujours ça…




Le mac



-- Choix d'un pays --  
Note : 2/5


Universal 2010 Pascal Bourdiaux, avec José Garcia, Gilbert Melki, Carmen Maura, Arsène Mosca, Jo Prestia…



Ace est un mac employé par le truand Tiago Mendès, mais celui-ci le soupçonne
d’être une balance… ce qu’il est effectivement ! Mais lorsque Ace
disparaît, les policiers traquant Mendès sont contents de tomber sur Chapelle,
son frère perdu, un banquier insignifiant. Ils vont le faire passer pour Ace le
temps de coincer Mendès…

Serait-ce trop demander que de donner un jour un écrin digne de ce nom à
l’immense talent de José Garcia ? Car pour l’instant, ses meilleurs rôles
ont été dans « Le couperet » et « La boîte noire » où il
semblait en retenue là où il jouait des seconds rôles mémorables dans d’autres
œuvres (« Les morsures de l’aube », et ses deux minutes de grâce). Ce
film au point de départ assez conventionnel (on est en droit de se demander si
les scénaristes ont vu l’immonde « Bad Company »…) est bien sûr
entièrement basé sur le talent de Garcia, plus des seconds couteaux comme
Gilbert Melki et Jo Prestia, qu’on a toujours plaisir à retrouver, et une
Carmen Maura truculente en mère indigne, mais s’il a ses moments, le résultat
ne dépasse jamais une honnête moyenne : certains dialogues savoureux et un
bon rythme font passer la pilule et on évite la vulgarité alors que le sujet
aurait pu s’y préter ; les gags, eux, sont parfois prévisibles. Dommage
qu’une conclusion bâclée présentant un « twist » peu crédible tire
l’ensemble vers le bas. Ça se regarde d’un œil distrait et s’oublie aussitôt,
mais au moins, rien ne fait grincer des dents. C’est toujours ça…




Le magnifique



France   Italie  
Note : 4/5


StudioCanal 1973 Philippe De Broca, avec Jean-Paul Belmondo, Jacqueline Bisset, Vittorio Caprioli, Monique Tarbès, Jean Lefèvre…



Bob Sinclar est un agent secret parfait, le meilleur, qu’on envoie à Acapulco
mener sa dernière mission… mais il n’existe pas : c’est la création de
François Merlin, un auteur coincé par ses délais…

Difficile de regarder ce film objectivement pour qui a connu les grandes heures
de la littérature d’abattage (ou ses dernières heures pour votre serviteur…)
Osant une intertextualité surprenante pour du cinoche populaire, l’ensemble
brocarde un genre, l’espionnage de papa, qu’il est facile de gauchir par juste
quelques inflexions, et l’ensemble s’avère mieux vu que bien des parodies
poussives actuelles. C’est aussi un numéro d’acteurs formidable (l’italien
Vittorio Caprioli est éblouissant) et des répliques cultes ciselées par un
Francis Veber qui, curieusement, fut si déçu du résultat qu’il retira son nom
du générique ! De Broca oblige, les scènes intimistes sont d’une justesse
qui frappe toujours. Le tout est daté et on peut reprocher une fin un brin
abrupte, mais quel bonheur… Un des meilleurs Bébel/De Broca, qui fit d’ailleurs
un carton mondial.




Le manoir hanté et ses 99 fantômes



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Haunted Mansion Walt Disney 2003 Rob Minkoff, avec Eddie Murphy, Terence Stamp, Jennifer Tilly, Nathaniel Parker…



 L’agent immobilier Jim
Evers, de Evers & Evers, est efficace aux dépends de sa famille… Sa femme
est invitée dans un ancien manoir, mais ils s’y rendent en groupe. Or le
propriétaire des lieux n’a pas l’intention de vendre : Sara Evers est le
portrait de l’ancienne égérie des lieux qui s’est suicidée, jetant une
malédiction sur le manoir !

Encore un film conçu par des technocrates sans âme qui ressemble plus à une pub
étendue pour l’attraction de Disneyland. Le scénario est confondant de banalité
et, contrairement à l’excellent « Pirates des Caraïbes », ne fait
rien pour s’élever au-dessus du matériau de base. Et bien sûr, on conclut sur
une leçon de morale mille fois rebattue… Le frais minois de l’Anglaise Marsha
Thomason, déjà vue dans « Long Time Dead » et d’innombrables séries
TV, et quelques morts-vivants bien faits ne suffisent pas àsauver ce naufrage.
Mieux vaut revoir « Casper »…




Le missionnaire



France  
Note : 2/5


EuropaCorp 2009 Roger Delattre, avec Jean-Marie Bigeard, Doudi Strakmayster, Thiam Aïssatou…



Mario Diccara sort de prison, mais ses anciens complices l’attendent afin de
récupérer leur part des bijoux qu’il a volé… Obligé de se mettre au vert, il se
tourne vers son frère Patrick, un curé, qui l’envoie chez un collègue dans un
village perdu. Problème : le curé local vient de mourir et le village
accueille Mario comme son remplaçant…

Le compliment mitigé qu’on puisse faire à ce film très rétro (on imagine
aisément Ventura dans le rôle de Mario…) tourné par un réalisateur de seconde
équipe coutumier de chez Besson est que, pour un film visant à mettre en avant
ce grand poète qu’est Bigeard, il n’est pas aussi mauvais qu’on puisse croire.
Pas de vulgarité excessive : « Ch’tis » oblige, le tout est
plutôt bon enfant avec quelques piques sans méchanceté. L’ennui, c’est que le
tout est d’un consensuel absolu et manque de mordant ; Bigeard passe correctement
en dur de dur (le rôle n’étant pas très exigeant…), mais c’est Straimayster qui
lui vole la vedette dans ses quelques scènes, décollant littéralement dans son
face à face avec des maffiosi. Du coup, pour peu qu’on se prête au jeu,
l’ensemble se regarde sans déplaisir… mais se termine sur une de ces leçons de
morale sur la diversité, la tolérance, etc, récurrente dans les productions
Besson, et dont on se demande si elle est ressentie ou simplement démagogique
(voir la leçon douteuse qui gâche la fin de « Banlieue 13 :
ultimatum »). Comme si tous les problèmes raciaux ou religieux pouvaient,
le temps d’un film, se régler en deux phrases bien senties parfois accompagnées
d’un bourre-pif pour les récalcitrants… Dommage, sans cela, le film ferait presque
figure de bonne surprise (!) et de transition pour amener le jeune public à
découvrir les classiques de Fernandel, Ventura, DeFunès et consorts. En tout
cas, pour son premier long métrage, Delattre s’en sort plus qu’honorablement. Il
y a pire façon de passer 90mn, ou plutôt 80…




Le monde (presque) perdu



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Land of the Lost Universal 2009 Brad Siberling, avec Will Ferrell, Anna Friel, Danny MacBride, Jorma Taccone…



. Le
docteur Rick Marshall fut jadis ridiculisé en public pour sa théorie sur les
autres mondes… Trois ans plus tard, il est contacté par Holly Cantrell, une des
rares scientifiques à croire en lui, qui le convainc d’employer son
amplificateur de Tachyons. Mais celui-ci les transporte dans une dimension
parallèle menaçante…

.
Lorsque Hollywood ne retraite pas des films plus anciens, il s’attaque à des
remake de séries TV elles-mêmes déjà revisitées, même si celle-ci reste
inconnue de par chez nous… Le problème de ce film est qu’il n’y a aucun
véritable arc narratif : il se passe des choses dans des décors délirants,
mais rien qu’on n’ait déjà vu, et l’univers n’a aucune logique, puisque tout
peut apparaître à tout moment sans le MacGuffin de la machine à la base de
l’histoire. Le fait que la scientifique et l’hominé puissent se comprendre en
un tournemain prouve bien que la logique n’est pas du voyage… et pas
grand-chose non plus. Les acteurs pourraient sauver le tout, mais nul ne semble
vraiment concerné par ce qui se passe et reste sur une tonalité unique — et
Will Ferrel est loin d’avoir la capacité d’un Jack Black, premier choix pour le
rôle, ou d’un Bill Murray d’être drôle même sans faire quoi que ce soit. Dans
un spectacle familial, on peut passer les obligatoires vannes faciles à force
de sécretions corporelles, mais introduire un personnage pour le faire dévorer
par de mini-dinosaures, bras arraché à l’appui, en traitant ce passage comme
une scène de comédie semble du dernier mauvais goût. Résultat, rien n’est
vraiment drôle, l’aspect fantastique tourne court, la conclusion est tirée par
les cheveux et l’ensemble a l’air improvisé au gré des décorateurs et des
spécialistes en CGI (le dinosaure est particulièrement réussi). Pas une arnaque
façon « Voyage au centre de la Terre », juste un film qui semble peu
concerné par son récit et se contente d’enfiler laborieusement les scènes de
façon arbitraire pour obtenir le temps de métrage requis. Du coup, s’il ne
mérite pas l’éreintage critique qu’il a reçu, on ne voit aucune raison valable
de le conseiller à un public quelconque. Est-ce à cause d’une production
troublée qui, entre autres, a fait retourner la scène finale ? Résultat,
ce gros machin à 100 millions de dollars le bout a fait un bide au point de
sortir directement en DVD dans quelques pays.




Le monde (presque) perdu



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Land of the Lost Universal 2009 Brad Siberling, avec Will Ferrell, Anna Friel, Danny MacBride, Jorma Taccone…



Le docteur Rick Marshall fut jadis ridiculisé en public pour sa théorie sur les
autres mondes… Trois ans plus tard, il est contacté par Holly Cantrell, une des
rares scientifiques à croire en lui, qui le convainc d’employer son
amplificateur de Tachyons. Mais celui-ci les transporte dans une dimension
parallèle menaçante…

Lorsque Hollywood ne retraite pas des films plus anciens, il s’attaque à des
remake de séries TV elles-mêmes déjà revisitées, même si celle-ci reste
inconnue de par chez nous… Le problème de ce film est qu’il n’y a aucun
véritable arc narratif : il se passe des choses dans des décors délirants,
mais rien qu’on n’ait déjà vu, et l’univers en question n’a aucune dimension,
puisque tout peut apparaître à tout moment sans le MacGuffin de la machine à la
base de l’histoire. Le fait que la scientifique et l’hominé puissent se
comprendre en un tournemain prouve bien que la logique n’est pas du voyage… et
pas grand-chose non plus. Les acteurs pourraient sauver le tout, mais nul ne
semble vraiment concerné par ce qui se passe et reste sur une tonalité unique —
et Will Ferrel est loin d’avoir la capacité d’un Jack Black, premier choix pour
le rôle, ou d’un Bill Murray d’être drôle même sans faire quoi que ce soit.
Dans un spectacle familial, on peut passer les obligatoires vannes faciles à
force de sécretions corporelles, mais introduire un personnage pour le faire
dévorer par de mini-dinosaures, bras arraché à l’appui, en traitant ce passage
comme une scène de comédie semble du dernier mauvais goût. Résultat, rien n’est
vraiment drôle, l’aspect fantastique tourne court, la conclusion est tirée par
les cheveux et l’ensemble a l’air improvisé au gré des décorateurs et des
spécialistes en CGI (le dinosaure est particulièrement réussi). Pas une arnaque
façon « Voyage au centre de la Terre », juste un film qui semble peu
concerné par son récit et se contente d’enfiler laborieusement les scènes de
façon arbitraire pour obtenir le temps de métrage requis. Du coup, s’il ne
mérite pas l’éreintage critique qu’il a reçu, on ne voit aucune raison valable
de le conseiller à un public quelconque. Est-ce à cause d’une production
troublée qui, entre autres, a fait retourner la scène finale ? Résultat,
ce gros machin à 100 millions de dollars le bout a fait un bide au point de
sortir directement en DVD dans quelques pays.




Le Ninja de Beverly Hills



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Beverly Hills Ninja Gaumont Columbia Tristar 1997 Dennis Dugan, avec Chris Farley, Robin Shou, Nicolette Sheridan, Chris Rock…



Une légende dit qu’un jour viendra un étranger qui deviendra le plus grand des
Ninjas… Mais Haru, recueilli par un dojo, n’est qu’un gaffeur de première.
Lorsqu’une Américaine vient lui demander de surveiller son fiancé, Haru
découvre un trafic de fausse monnaie et se rend à Beverly Hills. Mais son
maître lui adjoint son frère, lui-même ninja émérite…



Un scénar que refusa Jackie Chan, qui — outre qu’il
n’est pas Japonais — y vit un prétexte à ridiculiser les arts martiaux ; cela
se discute, puisque le karaté n’est pas vraiment objet de raillerie bien qu’on
pratique l’assimilation (Le vieux tube “Kung Fu Fighting” retravaillé pour la
bande annonce). Robin Shou (Dragon, Mortal Kombat) écope de son rôle, qu’il
tient avec sa classe habituelle : il mériterait mieux s’il n’était pas trop asiatique
pour Hollywood… L’ensemble donne une comédie classique, gentiment débile, dotée
d’un certain rythme et de deux ou trois gags réussis, mais qui ne dépasse
jamais une honnête moyenne. C’est déjà pas mal si on considére la concurrence.
Après une première semaine cossue aux USA — d’où une distribution météorique en
salles chez nous — le film s’est planté. Chris Farley devait décéder peu de
temps après, ce qui donne une certaine amertume à cette pelloche de
consommation courante




Le petit monde des Borrowers



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 1/5


The Borrowers Aventi 1997 Peter Hewitt, avec John Goodman, Jim Broadbent, Celia Imrie, Flora Newbigin, Tom Felton, Mark Williams, Hugh Laurie…



 Les Borrowers sont des lutins responsables de tout ce qui disparaît dans la
maison des Lender… Or celle-ci va être détruite : une vieille tante l’a
léguée à la famille, mais après sa mort, le testament est introuvable. Or
l’avocat Ocious P. Potter sait qu’il est caché dans la maison, et les Borrowers
vont tout faire pour sauver celle-ci…

Une nouvelle adaptation d’une série de romans de Mary Horton succèdant à
plusieurs séries TV… mais qui a pour le moins déçu les fans. Il faut dire que
l’ensemble semble surtout occupé à profiter des avancées en termes d’effets
spéciaux et oublie tout le reste. Pas un seul personnage n’est développé (même
dans une fiction familiale) et le scénario épuré n’est qu’un moyen de passer
d’une scène à faire à une autre, prenant la fsorme d’une course-poursuite avec
le testament pour McGuffin (enjeu particulièrement mal expliqué) qui évoque un
épisode de dessin animé de Chuck Jones étiré. Et comme on sait d’avance l’issue
des situations périlleuses, difficile de s’y intéresser, surtout que l’ensemble
ne cherche pas la moindre logique (les personnages sont emprisonnés sous un
verre, mais peuvent soulever une lourde grille, et être petit n’affranchit pas
des lois de la physique). Du coup, même à une heure dix sans le générique,
l’ensemble fait bien long ! Il y a quelques idées, mais réalisé deux ans
après « Toy Story » l’ensemble fait très daté… Sans oublier
l’adaptation japonaise, « Arrietty : le petit monde des
chapardeurs », nettement meilleure !




Le prince du Tibet



Hong-Kong  
Note : 0/5


Tai yhang zhi zi Cactus 1990 Wellson Chin & Shan Hua, avec Conan Lee, Sheila Chan, Cynthia Rothrock, Ching-Ying Lam…



Dans une lamaserie du Tibet, un maître se prépare
à sa réincarnation, mais un moine maléfique interrompt la cérémonie… 5 ans plus
tard, des moines sont à la recherche du petit Bhoudda, donté de pouvoirs
magiques. Lorsqu’ils tuent son mentor, l’enfant va se réfugier auprès de Tiger,
un immigré de Chine continentale venu chercher fortune à Hong kong. Ils
finissent par squatter chez Wan May-Ngor, une jeune femme tourmentée par ses
créanciers…



Curieux avatar tardif de la comédie kung-fu
présentant de vagues ressemblances thématiques avec « Golden Child »,
ce film commence plutôt bien, mais une fois à Hong Kong, le tout se gâte :
le duo Conan Lee /Sheila Chan singe les relations de Jackie chan avec ses
co-stars (notamment Maggie cheiung dans les « Police story »), sauf
que le personnage de May est une hystérique vociférante vite insupportable —
mais l’humour résidant dans le fait qu’elle se fasse constamment taper dessus
est déplaisant… Le film se limite à leur crêpages de chignons entre deux
assauts des créanciers et des scènes insérées où Rothrock se bat contre
toujours les trois mêmes méchants (Dont Jeffrey Falcon, habitué de jouer les
blancs de service à Hong Kong jusqu’à la consécration de « Six-string
samouraï »… son dernier film !), ce qui devient vite répétitif malgré
le travail toujours impeccable de la plus chinoise des actrices américaines. Le
tout se réveillerait pour le final, mais le méchant d’opérette cabotinant au
possible — et au mobile fumeux — transforme le tout en affrontement de série
japonaise des années 90, notamment lorsque ledit méchant prend les traits d’une
chauve-souris caoutchouteuse ( ?) avant de finir en enfer ! Raté sur
le plan comédie, avec une mentalité peu sympathique, affublé d’un scénario
poussif et de méchants génériques, sans oublier un doublage peu inspiré, seuls
les fans de Rothrock y trouveront peut-être leur compte.




Le professeur Foldingue



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


The Nutty Professor Warner 1996 Tom Shadyac, avec Eddie Murphy, James Coburn, Jada Pinkett, Dave Chappelle…



Sherman Klump est un professeur de génétique maladroit, adorable et… obèse.
Lorsque ses expériences sur l’amaigrissement réussissent, il teste son produit
et devient le charmeur Buddy Love. Mais un surplus de testostérone rend Love
instable… voire dangereux pour son alter-ego !

Un “remake” de « Docteur Jerry et M. Love » qui prolonge de façon
très actuelle ce premier film. Il est plutôt novateur dans un film américain,
où la chasse aux kilos vire au fascisme, de voir un obèse finir par s’accepter
tel qu’il est et courageux de la part de Murphy d’avoir pris un tel risque. En
effet, tel Jim Carrey dans « Disjoncté », il bousille littéralement
son personnage de macho hâbleur et cabotin. Un jeu de massacre assez subtil,
gâché par quelques gags scatologiques peu ragoutants (dont un concours de pets,
qu’est-ce qu’on rigole…). Quand aux effets spéciaux couronnés par un oscar, ils
sont étonnants et servent le propos plus que l’inverse. Un sympathique
réussite.




Le raid



France  
Note : 1/5


Gaumont 2002 Djamel Bensalah, avec Lorant Deutsch, Julien Courbey, Roschdy Zem, Atmen Kelif, Hélène de Fougerolles, Gérard Jugnot, Josiane Balasko…



Quatre truands de St Denis sont envoyés en mission par leur patron : surveiller
sa promise, partie prendre l'air au Québec. Mais suite à un malentendu, ils
passent pour un quatuor de tueurs. Leur mission : éliminer une millionnaire
nommée De Segonzac au cours d'un raid. Ils doivent se faire passer pour son
équipe après la mort accidentelle de son père. Mais les vrais tueurs sont à
leurs trousses…

De la difficulté de réaliser une comédie d'aventures à l'ancienne, énième
épisode… Cet énorme budget (116 millions de francs !) fit un flop retentissant
alors que "La Tour Montparnasse infernale" était un succès  :
allez comprendre… Certes, le film souffre d'un script facile aux gags parfois usés,
mais sommes toutes, on a vu pire dans le genre. Par contre, au moins, le rythme
est correct et la mise en scène correcte tout en pastichant de nombreux autres
films, malgré un happy-end qui pulvérise les limites de la « suspension de
crédibilité ». Jugnot a un rôle bref, mais assez drôle. Bref, rien qui
mérite cet excès destructeur, juste de la comédie aux chromes un peu rouillés,
comme il y en a tant… On peut attendre le passage télévisé. Bensalah fera mieux
avec « Il était une fois dans l’oued »…




Le retour de M. Vampire



Hong-Kong  
Note : 0/5


Jiang chi jia zhou : Jiang chi xian sheng xu ji/Mr Vampire II HK/Metropolitan 1986 Ricky Lau, avec Chin-Ying Lam, Yuen Biao, Fat Chung, Billy Lau, Moon Lee…



Des archéologues découvrent des cadavres parfaitement conservés, ceux d’une
famille… Mais lors du transfert, le fils s’échappe et trouve refuge chez une
petite fille. Lorsque le père et la mère sont libérés à leur tour, Maître Lin
s’en mêle…

Misère ! On croirait que Hung et Lau n’ont rien compris à leur grand
succès de l’année précédente… Ce machin pourrait se remettre d’être transposé à
l’époque moderne si le tout ne se scindait pas en deux parties
distinctes : la chasse aux vampires classiques (mais sans l’attirail
taoïste du premier, et on en revient au bon vieux pieu à l’occidentale comme
pour souligner le manque d’imagination général) bien fatiguée : le pire
est encore une scène interminable se déroulant au ralenti sous l’effet d’un
produit ralentissant ( ?) qui donne envie de passer en avance rapide… La
partie consacrée à fiston n’est que de la saccharose pompant des passages
entiers à E.T., avec des gamins particulièrement peu sympathiques. Le pire,
c’est qu’on nous présente des vampires plus ou moins sympathiques (Popa et
Manman reconnaissant à distance l’appel de leur fiston !) pour les
exterminer avec la violence habituelle (fiston, ayant vu détruire ses parents,
est emmené pour subir « une réincarnation heureuse », ce qui est
peut-être une fin joyeuse à Hong Kong, mais fait grincer des dents ailleurs…) Pire,
les dons d’artistes martial de Yuen Biao ne sont même pas exploités ! Comme
les deux parties n’arrivent jamais à se rejoindre, l’ensemble laisse juste
l’impression d’un scipt bâclé tentant de surfer sur les vagues en ignorant ce
qui fit le succès du premier. Une réorientation sanctionnée par le public qui
ne s’est guère déplacé. « Mr Vampire est les démons de l’enfer »
reviendra au canon… 




Le retour des tomates tueuses



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Return of the Killer tomatoes One plus one 1988 John DeBello, avec Anthony Starke, George Clooney, Karen Mistal, John Astin…



Des années après l’attaque des tomates, aujourd’hui interdites… Le professeur
Gangrene a l’intention de ressusciter les tomates tueuses et trouve un moyen de
les transformer en humains ! Sa plus belle invention en forme de bombe
sexuelle lui échappe et se réfugie après de Chad, un ado sans avenir…

Une fausse suite du premier, commanditée lorsque « L’attaque des tomates
tueuses » fit un carton en vidéo ; et somme toute, le rapport avec
l’original est ténu. Bien avant la mode, le scénario fait tout pour rappeler au
spectateur qu’il regarde un film, quitte à l’interrompre pour parodier les placements
publicitaires ! Si on supporte ce genre d’humour, l’ensemble se laisse
regarder, avec une certaine inventivité et un bon rythme. Cela ne vole pas bien
haut, mais reste sympathique. One plus one offre en prime un court métrage
assez réussi.




Le shérif est en prison



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Blazing Saddles Warner 1974 Mel Brooks, avec Cleavon Little, Gene Wilder, Slim Pickens, Harvey Korman, Madeline Kahn, Mel Brooks…



Hedley Lamarr a de grands projets pour sa ligne de chemin de fer, mais la
petite ville de Ridge Rock se dresse sur son chemin… Qu’à cela ne tienne, il
décide le gouverneur complice de leur donner pour shériff Bart, un noir voué à
la potence… Or Bart va vite se faire aimer de ses concitoyens et devenir le
pire ennemi de Lamarr…

Troisième film de Mel Brooks — il est difficile de croire aujourd’hui que
« Les producteurs », son premier, fut à peine distribué et descendu
par la critique — celui-ci fut LA consécration avec un succès public phénoménal
et des nominations aux oscars et diverses récompenses. Pourtant, l’ensemble a
bien vieilli : peut-être parce que depuis, on a élevé la barre, surtout
dans la vulgarité (alors que Brooks réussissait toujours à la transcender sans
en faire l’apologie ? Oui, on pense aux multiparodies à deux balles qu’on
nous inflige toujours…), des clins d’œil direct aux dessins animés de Mel Blanc
et Tex Avery jusqu’au final apocalyptique brisant le fameux troisième mur sans
sourciller, battant en cela « Casino Royale » (celui de 1967) et
prolongeant l’audace du Blake Edwards de « La Party » (1968) ?
Le tout avec une composition de l’image rappelant les comédies d’avant guerre.
Pourtant la thématique du racisme est ici traitée avec une audace telle qu’on
ne l’oserait plus de nos jours. Pour cela, Cleavon Little est parfait dans un
rôle qui a dû beaucoup inspirer un certain Eddie Murphy, bien aidé par un Gene
Wilder charismatique. Certes, aujourd’hui, c’est la quasi absence de scénario,
relevant presque du film à sketches, qui saute aux yeux, mais c’est
l’impertinence, la folie, la volonté absolue de faire rire coûte que coûte et à
n’importe quel prix qui font le charme désuet de cette bande devenue quasiment
culte. Mais le cinéma de Brooks est un goût acquis… Artistiquement parlant, il
réhaussera la barre avec son film suivant, l’incontournable « Frankenstein
Junior ».




Le siffleur



France  
Note : 3/5


Pathé 2009 Philippe Lefèbvre, avec François Berléand, Thierry Lhermitte, Sami Bouajila, Fred Testot, Virginie Efira, Clémentine Célarié…



Lorsqu’il apprend que son restaurant préféré va fermer, Armand Teillard décide
d’agir, mais il a un défaut : il est trop gentil… Pour régler tous ses
problèmes, il s’invente un frère, Maurice, un dur à cuire. Or il va entrer en
conflit avec Jean-Patrick Zapetti, un promoteur véreux, mais aussi avec toute
la faune du milieu méridional…

Du polar pop-corn… ou plutôt pastis, vu l’ambiance, tiré d’un roman très
Audiardien de Laurent Chalumeau par un acteur habitué des seconds rôles qui
signe sa première réalisation. Certes, la métamorphose de Teillard est un peu
dure à avaler — Maurice semble s’en sortir plus par une chance insolente
qu’autre chose — et rappelle d’autres œuvres comme « Raphael le
tatoué », mais Berléand s’en sort fort bien une fois de plus. Le sel vient
surtout de seconds rôles savoureux, de deux bras cassés à un Lhermitte
délicieusement odieux, avec un ponpon d’honneur à Virginie Efira en « blonde »
feignant la bêtise. Le ton est plus décontracté qu’autre chose, ce qui en fait
un film de vacances recommandable. Quant à la réalisation, quelques bémols dûs
au manque d’expérience sont compensés par une très belle photographie. C’est
rapide, sans vulgarité et cela occupe agréablement 90mn, même si ce film ne
marquera guère les mémoires…




Le smoking



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


The Tuxedo Universal 2002 Kevin Donovan, avec Jackie Chan, Jennifer Lowe Hewitt, Jason Isaacs, Peter Stormare, Ritchie Coster…



Le conducteur de taxi Jimmy Tong se voit un jour embauché par le millionnaire
Clark Devlin pour lui servir de chauffeur. Or il s'agit d'un agent secret qui
ne tarde pas à être enlevé par une organisation dont il allait démasquer les
noirs desseins : détruire les réserves d'eau potable ! Suite à un quiproquo,
Tong est pris pour un agent et se retrouve doté d'un smoking, en fait une sorte
d'armure électronique dernier cri qui lui permettra d'accomplir les exploits
les plus insensés…

Après l'excellent "Shangai Kid", on attendait le nouveau Chan avec
impatience, d'autant qu'un duo avec Jennifer Lowe Hewitt était allèchant. Las,
le scénario est resté au vestiaire : à part ce gadget du smoking, on se contente
d'égréner toutes les ficelles éculées de la parodie d'espionnage à la James
Bond, genre déjà un peu trop exploité ces derniers temps, et sans trop se
soucier de logique (apparemment, il est d’une simplicité biblique d’infiltrer
la C.I.A. ET les organisations secrètes…), se contentant d’enfiler les scènes
sans chercher à être raccord (l’apparition de James Brown est carrément
douloureuse). De plus, comment s’identifier à un personnage qui, sommes toutes,
n’a rien à faire, sinon appuyer sur des boutons pour réussir ? On n’a même
pas de méchant digne de ce nom à se mettre sous la dent, et on passera sur la
débilité profonde de son Plan Diabolique™. Chan se contente d'être Chan tout en
y allant mollo sur les cascades (alors pourquoi l’avoir choisi lui et pas,
disons, Chris Tucker ????) et Hewitt se débat avec un personnage agaçant
dans ce spectacle routinier et bien fatigué. L’ensemble pourrait amuser les
enfants, mais une ou deux scènes effrayantes empêchent de le recommander comme
spectacle familial. Bref, un grand n’importe quoi que « Shangaï Kid
2 » fera heureusement oublier… Le seul long métrage d’un réalisateur venu
du clip.




Le sortilège du scorpion de jade



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 2/5


The Curse of the Jade Scorpion StudioCanal 2001 Woody Allen, avec Woody Allen, Dan Aykroyd, Helen Hunt, Charlize Theron…



 C.W. Briggs est l’enquêteur vedette de sa compagnie d’assurance, mais est en
butte aux brimades de sa nouvelle supérieure qu’il déteste… Alors qu’il fête
son anniversaire, il est hypnotisé par un fakir d’opérette. Or celui-ci utilise
le mot hypnotique implanté en lui pour le pousser à cambrioler les clients de
l’agence à son insu…

Le film le plus cher d’Allen (26 millions de dollars) , bien que cela ne saute
pas aux yeux ; ce qui ne l’a pas empêché de faire un flop et de lui
attirer les foudres habituelles des internautes US. Cela dit, avant sa
reconversion Londonienne, Allen se contentait déjà de faire du Allen pour faire
se pâmer quelques Téléramistes de choc… Là, tout y est, le scénario mêlant
rebondissements et bons mots, mais si on est loin de la catastrophe de « Hollywood
Ending », il n’a rien que du prévisible. Par contre, le décor des années
40 est reproduit avec un amour évident, d’un point de départ que n’eût pas
renié Sax Rohmer à un happy-end volontairement plus vrai que nature.
L’interprétation est de qualité, bien sûr, mais si l’ensemble se laisse
regarder, on peut le trouver un peu vain…




Le téléphone sonne toujours deux fois !



France  
Note : 3/5


Universal 1985 Jean-Pierre Vergne, avec Didier Bourdon, Seymour Brussel, Bernard Campan, Pascal Legitimus, Smaïn, Jean-Claude Brialy…



Un tueur sème la terreur dans Paris, assassinant ses victimes à coups de
téléphone. Le détective privé Marcel Bichon se lance à sa poursuite avec l'aide
du photographe Hugo Campani…

Une comédie loufoque à souhait qui vaut surtout pour son casting impressionnant
! Certaines apparitions — comme celle de Jean Reno — sont si fugitives qu'elles
nécessitent un minimum d’attention. Très lâche, l'intrigue n'est là que pour
permettre les facéties des acteurs qui s'en donnent à cœur joie, plus quelques
idées amusantes évoquant les mânes de Pierre Dac et Francis Blanche période
"Signé Furax". Et bien sûr, quant on voit les carrières qu'ils ont
menés par la suite… Pas le réalisateur, par contre (à qui on doit l'assez
infâme "Priez pour nous")




Le temple d’or



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Firewalker Prism/MGM 1986 Jack Lee Thompson, avec Chuck Norris, Lou Gosset Jr, Melody Anderson, Will Sampson, John Rhys-Davies…



Deux aventuriers, Max Donigan et Leo Porter, sont embauchés par Patricia
Goodwin afin de retrouver un trésor aztèque. Ils mettent la main sur un artefact
donnant la clé des montagnes d’or, mais un descendant des aztèques s’intéresse
à Patricia qu’il entend sacrifier…

Déjà, à l’ère de la Cannon, ce n’était pas parce qu’une idée n’avait pas marché
qu’on ne la réutilisait pas… Les aventures d’Allan Quatermain, présentant le
même cocktail d’aventure cliché et d’humour réchauffé ont fait un bide ?
Quelqu’un eut la bonne idée de remettre ça en embauchant le même réalisateur,
un Norris dont l’étoile en tant que star maison du testostérone-opéra décérébré
commençait à se ternir, Lou Gossett Jr, bon acteur forcé à accepter n’importe
quel navet (la série des « Aigles de fer ») en attendant des jours
meilleurs, et Melody Anderson, « star » de la série
« Manimal » qui fut un des plus gros bides de l’époque. Le projet
semblait mal né dès le départ, mais le septuagénaire Thompson ne fait même plus
semblant de filmer, accumulant les faux raccords et les erreurs de continuité
au point que le film est devenu u n cas d’école (il se contentera ensuite de
bronsoneries faciles avant sa retraite). L’humour est répétitif et douloureux,
le côté aventure s’étiole dans un scénario semblant écrit au fil de la plume
jusqu’à l’obligatoire scène dans un temple sorti d’un épisode de Scooby-Doo
avec ses passages secrets obligatoires. Ce n’est même pas un nanar, puisqu’il
n’est rien de plus douloureux que l’humour raté… La version DVD de supermarché
de chez Prism n’offre qu’une vo, la version MGM une vostf. Ce qui ne remonte
guère le niveau…




Le tour du monde en 80 jours



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni   Allemagne   Irlande  
Note : 1/5


120mn Around the world in 80 days Pathé 2004 Frank Coraci, avec Steve Coogan, Jackie Chan, Cécile de France, Jim Broadbent, Ewen Bremner…



On a volé le Bouddha de Jade, un artefact détenu à la Banque
d’Angleterre ! Son voleur, animé des meilleures intentions, échoue chez
l’inventeur excentrique Philéas Fogg et, sous le nom de PassePartout, devient
son nouveau valet. Or Fogg se heurte à la désapprobation de l’académie. Il se
retrouve donc sommé de prouver ses théories et faire le tour du monde en 80
jours. Mais des espions chinois de la secte du Scorpion Noir sont sur la trace
du Bouddha…

L’œuvre de Jules Verne avait jusque-là été bien adaptée, de classiques comme
« 20 mille lieues sous les mers » au « Voyage au centre de la
Terre » aux sémillants « De la Terre à la Lune » ou « Les
tribulations d’un Chinois en Chine ». Cette version moderne, une
extravagance de 110 millions de dollars, ne restera pas dans l’histoire… La
moulinette mièvre a encore frappé, compliquant inutilement un scénario pourtant
suffisant : on sent que l’intrigue du Bouddha est plaquée pour inclure des
cascades typiquement Jackie Chan, et il suffit de dire que l’exsangue compagnie
Disney s’est chargée de la distribution. L’idée de reprendre des seconds rôles
connus respecte l’idée du film de 1956 (Bien meilleur, s’il faut le préciser),
mais n’apporte rien, au contraire : Schwarzenneger (dans son dernier rôle
à ce jour avant de finir gouverneur, puis de rempiler !) est grotesque,
tout comme ce pauvre Ewen Bremner ou bien d’autres à peine entraperçus.(Clignez
des yeux et vous raterez Macy Gray). Tout n’est pas totalement raté dans ce
chaud-froid : certains gags touchent juste, notamment quelques références
culturelles, et surtout, Steve Coogan réussit malgré tout à donner un poil d’épaisseur
à son rôle de scientiste sincère, alors que Chan fait du Chan et l’excellente
Cécile de France joue les potiches. Mais cette esthétique kitsch aux intermèdes
à peine dignes d’un jeu vidéo écœure vite. Plutôt à réserver aux moins de 10
ans, et encore, peu exigeants, avec un ou deux gags réussis pour réveiller les
parents. Inutile de dire que s’est léger par rapport à ces illustres
prédécesseurs…




Les 101 Dalmatiens



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


101 Dalmatians Disney 1997 Stephen Herek, avec Glenn Close, Jeff Daniels, Joely Richardson, Hugh Laurie…



 Lorsque la styliste préférée de Cruella deVil épouse un concepteur de jeu
vidéo, celle-ci est furieuse… Mais se console avec leur portée de Dalmatiens !

Studio à bout de souffle, Disney en est réduit à exploiter le patrimoine… Cette
nouvelle adaptation surbudgetisée du roman n'a guère qu'un bon point :
l'interprétation très remarquée de Glenn Close, qui a l’air de bien s’muser.
Mais le film qu'il y a autour est loin d'être à la hauteur : le scénario de
John Hugues n'arrive pas à être drôle et vire dans la méchanceté (Combien de
fois peut-on s'amuser de voir quelqu'un tomber ou avoir un accident ?). De
plus, on en rajoute dans l'excentricité British caricaturée avec une esthétique
datée (Ces gens-là sont tellement arrièrés, n’est-ce pas…). Du coup, les
extraits de dessins animés de l'âge d'or Disneyien en deviennent pathétiques.
Derniers outrages, la cassette et le dévédé sont Pan&scannés à mort (le
laser était en scope…) et le dévédé n'offre même pas de sous-titres ! À
oublier… Et pourtant, il y eut une suite !




Les aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Big trouble in Little China 1986 John Carpenter, avec Kurt Russell, Kim Cattrall, Dennis Dun, James Hong, Victor Wong, Carter Wong…



En conduisant son ami Wang Chi à l’aéroport pour accueillir la belle Miao
Yin,  en provenance de Chine, le
camionneur Jack Burton assiste à son enlèvement par des gangsters. Il se
retrouvera plongé dans un monde souterrain, théâtre d’un affrontement
immémorial…

Cet
hommage aux wu xia pian et films
d’arts martiaux fut incompris à son époque : à l’ère des « Rambo
2 » et « Aliens », on préférait les héros purs et durs et l’idée
d’un anti-héros (ou comme l’explique Russell, un « sidekick » gaffeur
que tout le monde prend pour un héros !) traitée comme telle a déconcerté.
Ou peut-être était-ce le fait de voir des héros chinois alors que Stallone ou
Norris dégommaient du « jaune » par camions entiers ? En tout
cas, rattrapé par la vidéo, cette œuvre est devenue un film-culte… Mais qui
paradoxalement, perd de cette différence à notre époque plus cynique. Le côté
anti-héros semble moins original et l’esthétique témoigne de son époque (tout
autant qu’une Kim Cattrall toute jeune). N’empêche que cette fantaisie au
scénario gentiment absurde reste à voir, ne serait-ce que parce que sa parodie
irrévérencieuse du héros de cinéma américain (Russell étant stupéfiant de
justesse) reste pertinente, même si elle a perdu en subtilité. La plupart des
artistes martiaux importés de Hong Kong, dont le toujours impressionnant Carter
Wong, ont des rôles muets… parce que la plupart ne parlaient pas un mot
d’anglais ! C’est aussi pour cette raison que la production refusa le
choix originel de Carpenter pour le rôle de Wang Chi, à savoir… Jackie
Chan ! On rêve d’une rencontre entre les deux monstres sacrés, même si
Dennis Dunn (aperçu dans « L’année du dragon » et reconverti
majoritairement dans la télévision) est excellent. Cet échec commercial sera lernier
film de studio pour Carpenter le rebelle, qui produira indépendamment ses
prochains films.




Les Barbarians



Etats-Unis d'Amérique   Italie  
Note : 2/5


The Barbarians Warner 1987 Ruggero Deodato, avec David Paul, Peter Paul, Rychard Lynch, Virginia Bryant, Eva LaRue Callahan, Michael Berryman, George Eastman…



Les deux frères jumeaux Kutchek et Gore sont séparés de leur mère, la reine
Canary, par l’ignoble tyran Kadar qui veut lui dérober son rubis magique. Ils
sont éduqués pour devenir des gladiateurs ; mais chacun ignore l’existence de
l’autre… Jusqu’au jour où on les force à s’affronter ! Les deux frères, adultes
mais infantiles, s’unissent pour retrouver leur mère…

C’était inévitable que l’Heroic-Fantasy finisse par engendrer sa parodie, mais
ce nanar fier de l’être fut le premier ! Ce film ne se prend pas au sérieux un
seul instant sans pour autant s’auto-saboter. Les jumeaux Paul — physiquement impressionnants
— se chamaillent comme des gosses capricieux (ce qui, selon Deodato, correspond
à leur personnalité hors écran, qui infléchit ce qui se voulait à l’origine un
film sombre et sérieux !), égrènent des dialogues savoureux et affrontent
des monstres en caoutchouc-mousse dans des décors kitsch évoquant les vieux
peplums genre « Hercule contre les vampires ». Malgré un troisième
acte bâclé, voir une certaine dose de délire au milieu d’œuvres pompeuses est
des plus réjouissants. Un film devenu culte chez les nanareux, mais difficile à
trouver. En plus d’innombrables scénarios (des bluettes empreintes d’intellectualisme
primaire comme « Ninja 3 », le scénariste James Silke est l’auteur de
la série romanesque des « Death Dealer » sponsorisés par Frank Frazetta.
Les frangins ne connaîtront jamais la gloire et disparaîtront après une poignée
de séries B oubliées…




Les bouchers verts



Danemark  
Note : 2/5


De gronne slagtere Europacorps 2003 Anders Thomas Jensen, avec Mads Mikkelsen, Nikolaj Lie Kaas, Line Kruse…



Bjarne et Svend sont tous deux garçons bouchers qui
détestent leur patron, au point de vouloir se mettre à leur compte. Mais ils
n’ont pas un seul client ! Par accident, Svend enferme dans la chambre
froide un électricien qu’il retrouve mort. Mais lorsque leur patron vient les
tenter, Sven lui sert la viande du mort à sa réception ! C’est le succès
du jour au lendemain. Mais Bjarne doit traiter avec son frère jumeau détesté,
qui sort d’un coma de 4 ans…

Curieux film qui a remporté un succès d’estime en
festivals. Et cette histoire est en effet traitée avec le sérieux qu’il
convient : interprétation, valeur de production… L’ennui, c’est qu’on ne
sait trop ce qu’il veut être exactement. Comme comédie, ce n’est pas
spécialement drôle, même dans l’humour noir (Avec des trouvailles : un
pasteur ayant survécu dans les Andes en mangeant le cadavre de son épouse
déclarant que la viande lui rappelle sa Grete !), le déroulement est
relativement classique dans ses grandes lignes et bien des pistes intéressantes
sont inexploitées (Le fait que le succès permette aux deux hommes d’obtenir ce
qu’ils veulent semble tout à fait normal). Non, si l’ensemble réussit, c’est
comme étude psychologique : Svend est une boule de nerfs perturbée (Mads
Mikkelsen semblant s’ingénier à casser son image de beau gosse — ne fut il pas
un jour nommé « Danois le plus sexy » ?), Bjarne un taciturne,
Eigil un demeuré obsédé par les animaux… Mais chacun a droit à une explication
détaillée et crédible justifiant son attitude. Normal : Anders Thomas
Jensen n’est-il pas plus connu pour ses films du dogme de Lars Von Trier
(« Mifune ») ? De là à en conclure qu’il n’était pas le meilleur
choix pour réaliser son propre script serait prématuré, l’ensemble étant loin
d’être raté. Ce drôle de film a juste sa propre petite musique à laquelle il
faut être sensible. À condition de ne pas attendre une grosse farce !




Les braqueuses



France  
Note : 0/5


Studio Canal+ 1994 Jean-Pierre Salomé, avec Clémentine Célarié, Catherine Jacob, Nanou Garcia, Alexandra Kazan, Jean-Claude Adelin, Jacques Gamblin, Annie Girardot…



Les amies d’enfance Cécile, Bijou et Muriel sont rejointes par Lola, qui sort
de prison. Mais les galères d’argent les obligent à habiter chez Cécile… Une
seule solution : se lancer dans le banditisme, occasion de règler quelques
comptes…

Une comédie vulgaire, putassière et déplaisante qui accumule les clichés sur un
sujet bateau. Tous les personnages sont nuls (malgré les efforts des actrices)
et la démagogie pseudo-féministe disparaît d’elle-même tant les héroïnes se
contentent de jouer avec délectation les femmes au foyer torcheuse de gnomes.
Les quatre actrices, qui méritent bien mieux, ont bien du mal à donner corps à
leur personnages, et les complaisances dans la vulgarité et surtout la
scatologie achèvent tout embryon de sympathie qu’on pourrait éprouver pour ce
machin. Une daube, une vraie, tombée dans les oubliettes du cinéma. Salomé
massacrera ensuite le remake de « Belphégor »…




Les Dalton



France   Allemagne   Espagne  
Note : 0/5


UGC 2004 Phillipe Haïm, avec Eric Judor, Ramzy Bedie, Saïd Serrari, Romain Berger, Til Schweiger, Elie Semoun, Marthe Villalonga…



Les frères Dalton font le désespoir de leur mère tant ils manquent de talent…
Pour passer à l’attaque de banque, ils ont vent de l’existence d’un bandit, El
Tarlo, doté d’un chapeau magique…

Eric et Ramzy continuent de faire des comédies qui n’amusent personne, sinon
peut-être les responsables de TF1 en manque de programmation praïme-taïme… Ici,
le scénario est inexistant (à défaut d’être débilitant comme dans « double
zéros »), la réalisation exploite à mort tous les clichés mode dans un
déluge de filtres et on plaque arbitrairement les personnages de Morris sur
cette vague trame (Ran Tan Plan fait de la figuration histoire de caler des images
de synthèse, Til Schweiger étant seul à tirer son épingle du jeu en Lucky
Luke). Rien à sauver, à moins que les grimaces des deux acteurs fassent encore
rire… Ce dont on peut douter, vu l’échec du film. Jeunet s’intéressa un temps à
ce projet. Nul doute que cela aurait eu une autre classe…




Les débiles de l’espace



Royaume-Uni  
Note : 2/5


Morons from outer space Delta/MGM 1985 Mike Hodges, avec Griff Rhys Jones, Mel Smith, James B. Sikking, Dinsdale Landen…



Une famille de l’espace part en vacances lorsque sa caravane intergalactique se
détache et tombe sur terre, laissant monsieur seul… Les extraterrestres, deux
hommes et une jeune fille, sont découverts et soumis à toute sorte de tests qui
ne laissent planer aucun doute : ils sont irrémédiablement débiles. Mais
n’est-ce pas le meilleur moyen d’entamer une carrière dans le showbiz ?

Une comédie anglaise assez cahotique, bâtie autour de deux interprètes d’une
série TV, qui se retrouve coincée dans un no man’s land entre Benny Hill et les
Monthy Python. Il y a là une certaine farce et en même temps une abondance de
gags visuels — pas toujours drôles — et de références à l’univers de la SF
(bien avant cette fameuse « culture geek ») pour un résultat sympathiquement
bordélique. Pour une soirée entre copains, il n’y a pas mieux : il y a assez
d’imbécilités diverses pour que le temps passe agréablement sans qu’il y ait
quoi que ce soit de mémorable. Dommage, avec un scénario un peu mieux goupillé…
Dans la v.o., l’action se passe aux USA et les « débiles » ont l’accent
British. Non seulement ils sont extra-terrestres, mais en plus ils sont pas de
chez nous… Mike Hodges est le réalisateur de « Flash Gordon (Vous savez :
FLASH ! HA-HAAA…) et accepta de réaliser ce film pour pouvoir mettre en scène
son scéario, « Mid-Atlantic »… Resté dans les tiroirs !




Les Déjantés



Canada  
Note : 2/5


Les dangereux Antartic Vidéo 2002 Louis Saia, avec Stéphane Rousseau, Véronique Cloutier, Marc Messier, Louise Portal…



On a kidnappé Roxane Labelle, la chanteuse à succès ! La remise de la
rançon donne lieu à un véritable gymkhana pour Francis Jobin, le petit
comptable envoyé par Labelle père. Mais il est suivi à son insu par deux
tueurs…

Les films québecois se font rare, et celui-ci n’a droit qu’à une sortie DVD.
Pourtant, bien qu’éreinté par la critique locale, il vaut bien certains
sous-Tarantino trustant les festivals. Il n’y a rien d’original pour qui a vu
les premiers Guy Ritchie, genre « Arnaques, crime et botanique », et
le budget réduit est évident, mais l’interprétation plus que correcte et le
rythme font passer l’ensemble, bien que le scénario se ménage quelques
facilités, mais aussi de vraies idées. La version pan&scannée sur un format
Panavision et le fait que les chansons de la « star » soient
insupportables n’aide guère ! En tout cas, une petite curiosité.




Les dents de la nuit



France   Belgique   Luxembourg  
Note : 2/5


M6 2008 Stephen Cafiero & Vincent Lobelle, avec Patrick Mille, Frédérique Belle, Julie Fournier, Vincent Desagnat, Agthe de la Boulay, Tcheky Karyo…



Sam, Alice et Prune sont d’incorrigibles fêtards… Qui trouvent un moyen de se
faire inviter à LA soirée mythique des Médicis. Ils ignorent qu’elle est tenue
par une caste de vampires aristocratiques et font partie du menu…

Un film à la sortie sabotée, à la sauvette en plein été, malgré un casting
prometteur. Inutile de dire qu’on avait à peine eu le temps d’oublier la purge « Poltergay »
que ce film était déjà retiré de l’affiche… Et il y a à boire et à manger dans
cette réalisation, à l’origine conçu comme un film d’horreur
« sérieux ». Il eût peut-être pu le rester, tant l’aspect purement
fantastique, loin d’être rélégué au second plan, est ce qu’il y a de plus
réussi, des transformations impressionnantes à la mise en scène très réussie,
plus une explication drôlatique à l’existence de la soirée. Mais l’ensemble,
affublé de 4 (!) scénaristes, reste inégal : si le rythme effréné fait
qu’on peut difficilement s’ennuyer, l’humour passe de répliques ou de situations
inventives au déjà vu en mieux (le clin d’œil à « Titanic » qui sent
le réchauffé…) Sinon, on a droit à tout le catalogue balisé par les
« Scary movie » sans qu’aucune idée soit vraiment fouillée.
Résultat ? Un patchwork pas désagréable, mais qui laisse un peu sur sa
faim. On espère que les réalisateurs trouveront un sujet à leur mesure…




Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 4/5


Lemony Snicket’s A series of unfortunate events Paramount 2004 Brad Silberling, avec Jim Carrey, Liam Aiken, Emily Browning, Kara Hoffman, Shelby Hoffman, Jude Law, Timothy Spall, Meryl Streep, Luis Guzman…



La vie des trois enfants Baudelaire s’écroule lorsqu’un incendie mystérieux tue
leur parents. Leur exécuteur testamentaire les livre à l’infâme Comte Olaf, qui
vise surtout leur fortune. Mais après avoir tenté de les tuer, il perd leur
garde. Olaf poursuivra donc les orphelins chez leurs divers tuteurs dans l’espoir
de les récupérer…

Une adaptation réussie d’une série de romans à succès qui réussit dès le départ
à s’inscrire dans un monde de féérie (Là où échouait « Le chat
chapauté » par exemple), nettement inspiré par Burton et Gilliam.
Fantaisie mise au service d’un scénario aux constants rebondissements alors que
les orphelins passent d’un personnage fantasque à un autre, et comme dans les
meilleures contes, il reste quelques côtés sombres ou inquiétants.
L’interprétation est de premier ordre (avec un accessit à Streep) et l’abattage
de Jim Carrey est ici justifié. Les extras du dévédé montrent le soin et le
sérieux avec lequel fut conçu le film. Une réussite. Avec une apparition non créditée
de Dustin Hoffman.




Les deux mondes



France  
Note : 1/5


Gaumont 2007 Daniel Cohen, avec Benoît Poelvoorde, Natacha Lindinger, Michel Duchaussoy…



Rémy Bassano est un restaurateur de tableaux effacé… Mais il ignore que, dans
le monde de Bégamani, il est le sauveur qui doit libérer un peuple de Zoltan,
un terrible géant anthropophage…

Il y a dans cette grosse production (18 millions d’euros, tout de même)
quelques vagues tentatives d’idées qui tentent désespérément de surnager (le
chemin psychologique de Rémy et une vague métaphore sur la tyrannie et le
pouvoir). L’ennui, c’est que le mot d’ordre était de laisser Poelvoorde en roue
libre et de vaguement tenter de mettre un film autour. Ce qui donne une
intrigue peu originale, qui ne cherche guère à approfondir quoi que ce soit et
semble écrite au fil de la plume. De plus, dans un spectacle familial, quelques
allusions assez crues peuvent surprendre. Résultat, on est balancé d’une scène
cocasse à d’autres moins réussie sans trop de cohérence jusqu’à une conclusion
bâclée. Ce n’est même pas vraiment mauvais, juste médiocre…




Les flingueuses



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


112mn The Heat Fox 2013 Paul Feig, avec Sandra Bullock, Melissa McCarthy, Damon Wayans…



L’agent du FBI Sarah Ashburn est envoyée à Boston : elle doit prouver sa
capacité à travailler en équipe pour être promue. Afin de faire tomber un caïd
de la drogue, elle doit travailler avec Shannon Mullins, une locale mal
embouchée. Une collaboration pas de tout repos…

Encore un de ses scénarios qui semble sortir d’une capsule temporelle tant il
sent le « duo de flics » des années 80 avec une histoite prétexte
pour passer par les figures imposées du genre. Il fut vendu sur l’idée
d’employer des agents féminins, mais cet élément est à peine traité : on
pourrait en faire des hommes sans changer grand chose, et le pire est encore que
ces fliquettes ne sont pas particulièrement sympathiques ; et on passe sur
l’idéologie sous-jacente voulant leur donner tous les pouvoirs de la justice la
plus expéditive. L’élément essentiel est l’alchimie entre les deux personnages,
et celle-ci fonctionne bien, mais cela ne peut faire oublier ce snénario indigent
et un côté série téloche dominant. Le fait que ce film soit un des cartons de
l’été 2013 démontre bien que le public actuel préférerait crever plutôt que
laisser sa chance à quoi que ce soit d’original. Une suite est prévue, carton
en  vue…




Les Goonies



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 4/5


114mn Warner 1985 Richard Donner, avec Sean Astin, Josh Brolin, Jeff Cohen, Corey Feldman, Ke Huy Quan, Kerri Green, Martha Plimpton, Robert Davi, Joe Pantoliano, Ann Ramsey…



Un groupe de jeunes amis s’appelle les Goonies, mais aujourd’hui, leur quartier
risque d’être détruit pour construire un terrain de golf… C’est alors qu’ils
découvrent la carte du trésor de Willie le Borgne, mais l’entrée de son repaire
truffé de pièges se situe sous la demeure des Fratelli, de redoutables
gangsters…

Il y eut un temps où une bande de créateurs décida de révolutionner le
spectacle familial, fort de leur connaissance précise des codes du genre
populaire (à une ère où la « culture geek » était un objet de
dérision, voire de mépris). Colombus et Spielberg en étaient les fers de lance,
après deux Indiana Jones et « Gremlins » l’année suivante. Ce que
« Gremlins » apportait aux films de monstre mêlé aux métrages de noël,
« Goonies » l’offrait à la tarte à la crème qu’est la recherche d’un
trésor : une version ludique qui n’oubliait jamais les ténèbres qui se
massaient de l’autre côté de la fenêtre, lui permettant d’éviter toute
mièvrerie. Tout le casting et son extraordinaire énergie sont à louer : on
n’a jamais l’impression de voir des acteurs, chacun habite son personnage, et
les Goonies ne sont ni des petits monstres, ni des petits saints. Ce qui leur
permet de faire glisser les clichés propres aux bandes d’enfants peuplant la
littérature enfantine (le petit génie, l’ado athlétique, le
gros-qui-mange-tout, etc.) La plus grande qualité du film est ce jeu sur les
clichés traités avec humour et en même temps pris très au sérieux qui fait son
charme indéfinissable ; et si le tout est absurde à souhait (les
« pièges » — retraités des « Indiana Jones » — ne sont que
des assemblages improbables tirés d’un dessin animé de Chuck Jones), c’est pour
notre plus grand plaisir… Résultat, un quasi-classique, voire un film-culte mineur
qui se regarde encore sans problème. Bien que, si on ne le regarde pas avec les
yeux de l’amour, l’ensemble relève d’une gigantesque fuite en avant qui fonce,
fonce avec des ressorts parfois manipulateurs. Mais pourquoi bouder son
plaisir ?




Les grandes bouches



France  
Note : 3/5


120mn M6 1999 Bernie Bonvoisin, avec Gérard Darmon, Nadia Farès, Thierry Frémont, Victor Lanoux, Elie Semoun, José Garcia…



Lamar, Zed et Esther zonent de coups minables en coups minables… Lamar décide
de s'acocquiner au parrain Armand, qui contrôle tous les trafics. Mais lorsque
Zed et Lamar voudront le doubler à l'insu d'Esther, tout va déraper de façon
inattendue…

Un film faisant suite aux "Démons de Jésus" et présentant les mêmes
qualités… et les mêmes défauts. Il est manifestement situé dans le même univers
coincé entre les années 50 vues par Audiard et le modernisme et présentant des
personnages à la fois odieux et attachant dans leur bassesse avec d'excellentes
idées en prime (le juke-box humain…). D'un autre côté, le scénario semble écrit
au fil de la plume avec parfois une certaine complaisance dans le scabreux.
Cela dit, si certains passages visent surtout à faire apparaître les copains,
ils offrent parfois de bons moments, comme la prestation hallucinée du
formidable José Garcia. Quant aux dialogues, ils réservent aussi de bons
moments. Bref, un film inégal mais attachant, même si on attend que
l'ex-chanteur de Trust offre un film à la hauteur de son (énorme) potentiel… Il
enchaînera avec le mi-figue, mi-raisin « Blanche ».




Les Looney Tunes passent à l’action



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 4/5


Looney Tunes : Back in action Warner 2003 Joe Dante, avec Brendan Fraser, Jenna Elfman, Steve Martin, Timothy Dalton, Heather Locklear, Joan Cusack…



Sa popularité déclinant en faveur de Bugs Bunny, Daffy se voit viré des studios
Warner… Et entraîne avec lui un garde de sécurité, DJ Drake, chargé de
l’attraper. DJ est le fils de Damian Drake, acteur d’une série d’espionnage à
succès. Or Damian, visiblement en danger, appelle son fils à la
rescousse ! Suivi de Daffy, DJ suit son conseil et se rend à Las Vegas. Or
la Warner se rend compte qu’il est impossible de tourner sans Daffy !
Bunny et la directrice Kate Hudson partent à la recherche du canard vedette.
Ils se retrouveront tous en quête d’un diamant nommé le Singe Bleu convoité par
le directeur mégalomane d’ACME…

Le grand retour de Joe Dante ! Et ce film qui pourrait être de la simple
exploitation comme l’immonde « Space Jam » en devient jouissif. Le
scénario n’a rien de particulièrement original  (Serait-ce une parodie de « Spy Kids » ?)
mais fonctionne sur son rythme d’enfer, un cynisme propre à l’esprit actuel des
toons, une esthétique assez délirante et, surtout, un déluge de clins d’œil,
tant à l’histoire des Looney Tunes qu’au cinéma en général (la parodie de
« Psychose », l’apparition des monstres extraterrestres
cinématographiques). Bref, Dante est loin de prendre le public pour des bœufs
et baigne l’ensemble d’une bonne humeur communicative, faisant de l’ensemble un
film extrêmement drôle pour les gamins et un délire de cinéphile fou pour les
adultes. Est-ce pour cela que ce film au budget presque raisonnable (80
millions de dollars) pour ses prouesses techniques fut le plus gros bide de
2003 ? Peut-être aurait-il fallu donner dans le scato vulgaire à la
« Scary Movie » ? Espérons que le DVD donnera une seconde vie à
ce film. Pour la petite histoire, le projet débuta comme une suite à
« Space Jam » avec comme vedette Jackie Chan ! Le DVD offre les
suppléments habituels, dont des scènes coupées et un dessin animé inédit.




Les parrains



France  
Note : 3/5


ClubTF1 2005 Frédéric Forestier, avec Gérard Lanvin, Jacques Villeret, Gérard Darmon, Pascal Reneric, Anna Galiena…



1980. Quatre amis tentent le cambriolage d’un bijoutier de la Place Vendôme,
mais Max reste coincé dans la chambre forte… 25 ans plus tard, Serge, Lucien et
Henri vivotent chacun de leur côté lorsqu’ils reçoivent un message de Max, qui
vient de mourir. Celui-ci a bien réussi à étouffer les diamants de la
bijouterie, leur confie son exécuteur testamentaire. Max les charge d’une
dernière mission : remettre à son fils caché, Rémy, une partie du
magot ; mais bien des mésaventures attendent nos bras cassés…

Nul doute que quiconque louera ou achètera ce film le fera pour l’abattage de
ses trois acteurs principaux ! Et il ne sera pas déçu, l’alchimie
fonctionne correctement entre ces pros dans des rôles qu’ils connaissent par
cœur. Mais pour une fois, on n’a pas oublié de mettre un film autour ! Il
y a un vrai scénario, même s’il est fortement inspiré par les légendaires
« Tontons flingueurs » plus l’album de Lucky Luke « Le
pied-tendre » (cité presque nommément), et même quelques dialogues
gouleyants. Qui plus est, il ménage plus d’un rebondissement qui retiennent
l’attention. Il est dommage que ceux-ci, et surtout le retournement final, se
fasse au détriment de la crédibilité : comme souvent, le plan
« diabolique » repose sur un tel nombre d’impondérables qu’on a du
mal à y croire. La caméra de Forestier (« Le boulet ») emballe le
tout sans génie, mais rondement. Un film de routine donc, qui se regarde
agréablement jusqu’à la fin, mais n’a rien de bien mémorable. Mais il a au
moins le mérite de distraire pendant 90 mn, ce qui n’est déjà pas mal. Le
dernier film de feu Villeret, qui eut heureusement d’autres occasions de
prouver son talent, même sur le tard…




Les Pierrafeu à Rock Vegas



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


The Flinstones in Rock Vegas Columbia Tristar/ Universal 2000 Brian Levant, avec Mark Addy, Stephen Baldwin, Kristen Johnson, Jane Krakowski, Joan Collins…



 Fred et Barney se désolent de trouver l'âme-sœur… De son côté, Wilma s'ennuie
dans le quartier chic et finit par fuguer. Elle tombe sur une serveuse qui
l'héberge, et chacune craque pour l’un des deux célibataires… Au grand
amusement de Gazoo, un extraterrestre chargé d'observer les mœurs sentimentales
des Terriens ! Mais Fred a un redoutable rival, Chip Rockfeller…

Le premier avait fait un bide, mais qu'à cela ne tienne, on remet ça six ans
plus tard… Avec un changement de personnel et le même principe de base ! Les
interprètes font ce qu'ils peuvent de leurs personnages assez consternants
(Fallait-il faire de Barney un quasi-mongolien ?) et Kristen Johnson est une
erreur de casting flagrante, mais surtout, le scénario est d'une bêtise et
d'une pauvreté consternante. Le personnage de Gazoo n'a rigoureusement rien à
voir avec l'intrigue principale et ne sert qu'à faire un pont artificiel avec
le dessin animé. Bis repetita, ce second et laborieux effort a fait un bide…




Les Ripoux 3



France  
Note : 2/5


Gaumont 2003 Claude Zidi, avec Philippe Noiret, Thierry Lhermitte, Lorant Deutsch, Chloé Flipo, Bernadette Laffont, Jean François Balmer…



François Lesbuch est devenu commissaire pendant que René Boirond profite de sa
retraite pour s’adonner au tiercé… Or René a un tuyau imparable qui touche la
mafia chinoise. C’est ainsi que, par hasard, il retombe sur François dans une
opération de police. Or René a étouffé un gros paquet — qu’il perd dans les
égouts ! François se retrouve avec un coéquipier pistonné, Julien. De son
côté, René assure sa sécurité en se faisant passer pour mort, mais sa nouvelle
identité lui cause bien des problèmes…

Drôle d’idée que cette suite tardive… Qui est loin d’avoir fait le tabac des
deux précédents. Pourtant, il y a au moins un scénario figne de ce nom et on ne
se moque pas du spectateur, mais il n’y a là rien de bien mémorable. Même l’utilisation
si particulière et si poétique du décor parisien s’est affadie et la mentalité
générale est bien moins cynique. Pas l’arnaque, mais c’est léger…




Les Rois Mages



France  
Note : 2/5


Universal/Lederman 2001 Didier Bourdon & Bernard Campan, avec Didier Bourdon, Bernard Campan, Pascal Légitimus, Virginie de Clausade, Walifd Afkir…



Les trois rois mages se retrouvent parachutés à notre époque, et dans trois
endroits différents… En partance pour Béthléem, ils échouent à Paris dans un
monde qui les dépasse. Leur route croise celle de Macha, gosse de riche
dépressive, en qui ils voient leur guide…

Relatif échec commercial en salles, ce film prouve que les Inconnus ont du mal
à faire la transition avec le cinéma… Le scénario est moins brouillon que dans
"Les trois frères" tout en restant un peu linéaire jusqu'à une fin
décevante. Par contre, le charisme des trois compères fonctionne toujours plus
des personnages secondaires réussis, avec un accessit pour Virginie de
Clausade, fort touchante dans le rôle de Macha. Pourtant, le film n'arrive pas
à décoller et reste assez convenu. Dommage, car on attend encore que les
Inconnus nous fassent une œuvre cinématographique digne de leur talent.




Les Schtroumpfs



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


The Smurfs Sony 2011 Raja Gosnell, avec Hank Azaria, Neil Patrick Harris, Jayma Mays, Sofia Vergara…



Lorsque Gargamel attaque leur village, les Schtroumpfs passent un vortex qui
les amène en plein Central Park. Ils se retrouvent à squatter chez les Winslow,
un jeune couple, en attendant la Lune Bleue qui leur permettra de rentrer chez
eux. Mais Gargamel est à leurs trousses…

Il est un signe des temps que tel projet ait pu passer tous les stades d’acceptation
des studios… Par où commencer ? D’abord, le dessin des Schtroupfs
eux-même, peu convaincants avec des interactions avec le réel à peine digne
d’un téléfilm du syfy channel. Ensuite, un scénario miteux, aux enjeux moisis,
basés sur des références culturelles dépassant l’âge du public visé (les
parents ont intérêt à se préparer à une bonne sieste) et ayant ressort aux bons
vieux gags scatos en guise de tarte à la crème. Pire, le « jeune
couple » semble sorti des « 101 Dalmatiens », avec sa femme au
foyer vivant le perpétuel bonheur domestique (pieds nus et enceinte, qu’ils
disaient… Même si là, on a l’imopression qu’elle fume de l’herbe-qui-fait-rire
entre deux prises), regrettant juste que son mari s’occupe de choses
accessoires comme de gagner l’argent du ménage au lieu de pouponner (c’est
vrai, il n’y a qu’à vivre de l’air du temps…), selon l’éternelle moraline
hollywoodienne écœurante. Quant à Hank Azaria en Gargamel, il en fait des
tonnes comme pour émuler le Carrey insupportable de « Batman Forever ».
Enfin, le tout témoigne tout de même d’un esprit assez teigneux — disons
qu’heureusement que les CGI d’Azrael soient tout aussi ratés, sinon, les
amateurs de chats auraient tiqué méchamment…  Du coup, l’hommage raté à Peyo ressemble à une tentative
malhonnête de se dédouaner ! Bref, on a l’impression qu’on s’en est tenu
au minimum syndical en sachant avoir un public captif qu’on peut appâter sur le
nom seul. Et le pire, c’est que malgré des critiques désastreuses et un
bouche-à-oreille qui ne l’était pas moins, ça a marché, le tout ayant assez
rapporté pour justifier une suite. Hé, oui, lorsqu’on préférerait crever plutôt
que donner sa chance à un produit original qui ne soit pas franchisé, on se
fait servir de la daube…




Les Schtroumpfs



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


The Smurfs Sony 2011 Raja Gosnell, avec Hank Azaria, Neil Patrick Harris, Jayma Mays, Sofia Vergara…



 Lorsque Gargamel attaque leur village, les Schtroumpfs passent par un vortex
qui les amène en plein Central Park. Ils se retrouvent à squatter chez les
Winslow, un jeune couple, en attendant la Lune Bleue qui leur permettra de
rentrer chez eux. Mais Gargamel est à leurs trousses…

Il est un signe des temps que tel projet ait pu passer tous les stades
d’acceptation des studios… Par où commencer ? D’abord, le dessin des
Schtroupfs eux-même, peu convaincants avec des interactions avec le réel à
peine digne d’un téléfilm du Syfy channel. Ensuite, un scénario miteux, aux
enjeux moisis, basés sur des références culturelles dépassant l’âge du public
visé (les parents ont intérêt à se préparer à une bonne sieste) et ayant
ressort aux bons vieux gags scatos en guise de tarte à la crème. Pire, le « jeune
couple » semble sorti des « 101 Dalmatiens », avec sa femme au
foyer vivant le perpétuel bonheur domestique (pieds nus et enceinte, qu’ils
disaient… Même si là, on a l’imopression qu’elle fume de l’herbe-qui-fait-rire
entre deux prises), regrettant juste que son mari s’occupe de choses
accessoires comme de gagner l’argent du ménage au lieu de pouponner (c’est
vrai, il n’y a qu’à vivre de l’air du temps…), selon l’éternelle moraline
hollywoodienne écœurante. Quant à Hank Azaria en Gargamel, il en fait des
tonnes comme pour émuler le Carrey insupportable de « Batman
Forever ». Enfin, le tout témoigne d’un esprit assez teigneux — disons
qu’heureusement que les CGI d’Azrael soient tout aussi ratés, sinon, les
amateurs de chats auraient tiqué méchamment…  Du coup, l’hommage raté à Peyo ressemble à une tentative
malhonnête de se dédouaner ! Bref, on a l’impression qu’on s’en est tenu
au minimum syndical en sachant avoir un public captif qu’on peut appâter sur le
nom seul. Et le pire, c’est que malgré des critiques désastreuses et un
bouche-à-oreille qui ne l’était pas moins, ça a marché, le tout ayant assez
rapporté pour justifier une suite. Hé, oui, lorsqu’on préférerait crever plutôt
que donner sa chance à un produit original qui ne soit pas franchisé, on se
fait servir de la daube…




Les Schtroumpfs 2



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


The Smurfs 2 Sony 2013 Raja Gosnell, avec Hank Azaria, Neil Patrick Harris, Brendan Gleeson, Jayma Mays…



Resté sur notre monde, Gargamel est devenu un célèbre magicien, mais l’essence
de Schtroumpfs vient à manquer. Il envoie ses dernières créations, les
Canailles, enlever la Schtroumpfette dans l’espoir de lui arracher la formule
permettant de transformer ses assistants en vrai Schtroumpfs afin de ne jamais
manquer de potion. Le Grand Gchtroumpf part la sauver, mais pas avec
l’assistance prévue…

Encore plus puéril que le premier, gluant de moraline de type
famille-über-alles (Gleason ne semble là que pour la grande scène de
réconciliation finale) tout en gardant une certaine cruauté, quoique moins que
le premier, avec de nouveaux « méchants » largement plus intéressants
que les héros, toujours ancré dans une conception du cinéma passéiste (le Paris
de carte postale fait très comédie musicale des années 30 mâtinée de
« Amélie Poulain »)… Quelques gags épars arrachent un rire, mais
noyés dans un océan d’exploitation cynique. Le pire est que malgré un public
captif préférant crever plutôt que donner sa chance à une création originale,
ce machin a réussi à faire un bide chez lui et un résultat décevant à l’international.
C’est sans doute pour cela que le troisième film précvu pour 2015  faillit ne pas se faire, quoique la
raison officielle fut le décès de Jonathan Winbters, la « voiix » du
Grand Schtroumpf. Comme Hollywood n’abandonne jamais une idée pourrie, ce 3 fut
repoussé à 2017…




Les sorcières de Zucarramurdi



France   Espagne  
Note : 3/5


Las Brujas de Zugarramurdi FranceTV 2013 Alex de la Iglesia, avec Hugo Silva, Mario Casas, Pepon Nieto, Carolina Bang, Carmen Maura…



Après avoir braqué des alliances chez un prêteur, un gang de braqueurs
improvisés retardés par le fils de José, le meneur, tente de gagner la France.
Mais ils échouent au village de Zucarramurdi, qui fut le théâtre de sabbats de
sorcières…

Après
le démentiel « Balada Triste », revoilà le dynamiteur fou du cinéma
au parcours atypique et remarquable… Ici un peu rentré dans le rang. Après un
point de départ égratignant la crise espagnole, avec ces braqueurs plus ou
moins forcés (José emmène son fils au braquage parce qu’il n’a pu le faire
garder !) frappant travestis en mimes sur la place d’où partit le
mouvement des indignés… Mais le brûlot politique devient peu à peu un jeu de
massacre sur fonds de guerre des sexes ou les femmes, sorcières ou non,
semblent n’avoir qu’un seul but, faire souffrir les hommes, le tout culminant
avec un impressionnant monstre-femelle ressemblant à un cauchemar de Fellini.
On ne serait pas loin des pleurnicheris des zozos masculinistes (et on se doute
que le divorce du réalisateur a dû influer) si les hommes n’étaient pas plus
reluisants, bien qu’un peu trop réduits à des clichés (le macho à côté de la
plaque, le père dépassé, le pleutre lucide, plus des policiers nuls). Et puis,
à force de prendre toute morale à contrepied (les matrones enjoignant la plus
jeune de se droguer et s’envoyer en l’air !), les sorcières en deviennent
sympathique tant on égratigne l’image condescendante de la femme forcément
douce, aimante et maternelle… Un jeu de massacre qui compense une trame pas
spécialement inventive qui, par son schéma, rappelle « Une nuit en
enfer » et pas mal d’autres films tels que « Les dents de la
nuit », esthétique comprise, jusqu’à un gag final un peu facile
rappellant, lui, « La mort te va si bien ». Pas désagréable, mais De
la Iglesia peut faire tellement plus inventif…




Les sorcières d’Eastwick



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


118mn Witches of Eastwick Warner 1987 George Miller, avec Cher, Michelle Pfeiffer, Susan Sarandon, Jack Nicholson, Veronica Cartwright…



Alexandra, Jane et Sukie sont trois belles femmes mûres et mortes d’ennui… puis
apparaît le riche et mystérieux Daryl Van Horne. Celui-ci va séduire tour à
tour les trois femmes, jusqu’à ce qu’une cabale se dresse contre elles…

Une vision Hollywoodienne de la guerre des sexes qui ne gratifie personne,
sinon ses trois interprêtes toujours aussi belles là où Nicholson cabotine
jusqu’au point de l’insupportable. La vision des rapports entre hommes et
femmes n’en sort pas grandie : toutes trois exploitent à loisir leur homme
idéal (laid et odieux, mais riche, bien sûr) pour le lâcher aux premiers
ragots, quitte à mieux le trahir par la suite lorsqu’il refuse de se laisser
oublier, et l’Homme est vulgaire, râleur et infantile. Et bien sûr, ses enfants
doivent grandir loin de leur père, politiquement correct oblige ! Miller
emballe l’ensemble sans faire acte de personnalité. Reste quelques effets
spéciaux rares, mais étonnants, et les resplendissantes actrices…




Les tontons flingueurs



France   Allemagne   Italie  
Note : 5/5


Gaumont 1963 George Lautner, avec Lino Ventura, Francis Blanche, Bernard Blier, Jacques Dumesnil, Horst Frank…



Un ex-truand reconverti dans l’agriculture est rappelé à Paris par “Le
Mexicain”, son ami revenu d’Amérique du Sud. Mourant, il lui confie son
héritage et sa fille. Mais les associés du Mexicain entendent bien récupérer
ses affaires et l et un authentique film-cultea fille est une fofolle
irrécupérable fiancée à un artiste zazou…

Le sommet de la comédie policière ! Après « Les Barbouzes », Lautner
s’attaque au film de gangster, alors florissant, et avec le même génie. Ce film
est sans doute un des plus drôles de l’histoire du cinéma : tout fait mouche,
des dialogues d’un Audiard à son apogée à l’interprétation hors pair. La mise
en scène accentue tous les tics du film noir de l’époque et l’argot
délicieusement daté ajoute aujourd’hui une note parodique supplémentaire. On a
envie de citer l’ensemble du film, qui est un régal absolu, un authentique chef
d’œuvre et un film-culte dont certaines phrases sont restées légendaires. Sorti
en DVD Gaumont avec quelques extras intéressants Existe en version colorisée, à
fuir donc.




Les valeurs de la famille Addams



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 4/5


Addams Family Value Universal 1993 Barry Sonnenfeld, avec Raul Julia, Anjelica Hutson, Christina Ricci, Christopher Lloyd, Joan Cusack…



La famille Addams s’agrandit d’un nouveau membre, le bébé Puberté. Ce qui ne
fait pas les affaires de Mercredi et Pugsley… Arrive une nurse dont s’éprend
Fétide. Mais celle-ci n’est autre que la Veuve Noire, qui sème sur son chemin
les cadavres de ses riches maris… Mercredi et Pugsley sont sujets aux horreurs
d’un camp de vacances pour riches pendant que Fester et Debbie convolent…

Le bébé n’est qu’un détonateur pour deux histoires parallèles : du coup, cette
suite mieux rythmée que l’originale s’avère meilleure. Si l’épisode de la veuve
noire est classique, le camp de vacances (Ceux si chers aux Jasons de service)
est l’occasion d’une parodie féroce de la Normalité les plus fascisante qui y
règne. A noter l’étonnante ressemblance entre l’animatrice de choc et notre
Dorothée nationale… Quand à Christina Ricci, elle est tout simplement extraordinaire
(Et se fait laver le cerveau à coups de films Disney passés en boucle ! Ces
gens ne respectent rien !). Un très bon divertissement iconoclaste, cette
fois-ci disponible en scope respecté.




Les visiteurs



France  
Note : 3/5


Gaumont 1992 Jean-Marie Poiré, avec Jean Reno, Christian Clavier, Valérie Lemercier, Marie-Anne Chazel…



Le comte Godefroy de Montmirail, de retour de la guerre, ramène une sorcière
capturée en chemin. Le comte va épouser sa promise, mais un sortilège de la
sorcière le pousse à tuer son père ! Pas de mariage, pas de descendance, à
moins que l’enchanteur Eusébius ne dispose d’un stratagème: le faire revenir au
moment de l’accident afin de dévier la flèche fatale. Accompagné de son écuyer
Jacquouille la fripouille, le comte se prépare au voyage. mais le mage un peu
gâteux se trompe dans la formule et propulse les deux hommes au vingtième
siècle !

Que n’a t’on pas écrit comme horreurs sur ce film ! Il faut dire que tout
succès populaire français ne peut être accueilli que par une levée de boucliers
; aussi, les propos agressifs de Poiré et des acteurs du film ont envenimé les
choses, diminuant la sympathie qu’ont peut leur porter. A noter que lors de la
guerre Pichrocholine de “l’exception culturelle”, on sa garda bien de parler
des « Visiteurs », lui préférant le cinéma social, respectable.
Pourtant, l’Astérix des visiteurs enfonçait largement les gros dinosaures de
« Jurassic Park » au box-office ! Mais il ne faut pas bousculer les
idées préconçues. Reste que « Les Visiteurs » ne renouvelle rien du
tout : il se situe simplement dans la tradition des comédies françaises, avec
un scénario très bien charpenté, de solides dialogues, de bons acteurs (Jean
Reno, impérial comme toujours, Clavier pourchassant toujours le fantôme de De
Funès et pas encore insupportable, la très belle Isabelle Manty dans un rôle
aussi bref que remarquable…) et, fait rare, un montage et un découpage bien
nerveux. Le film n’a pas peur d’être fantastique dans l’âme, se permettant un
intéréssant paradoxe temporel et d’excellents effets spéciaux plutôt sobres. On
regrettera un abus de gags référentiels et une horrible prise de son, en salles
comme en vidéo, qui empêche de goûter comme il se doit des dialogues parfois
dignes d’Audiard. Si on pense à plusieurs films de référence dans le cinéma
actuel (« Warlock », le Hong Kongais « Iceman Cometh »),
c’est certainement du côté du formidable « Evil Dead III, l’Armée des
ténèbres » qu’il faut trouver une communauté d’inspiration dans la vision
d’un moyen-âge déjanté, ce film pouvant être l’anti-Visiteurs (Dans le sens que
Bruce Campbell héros de notre époque est, lui, envoyé dans le passé.) Quoi
qu’il en soit, oublions les controverses : Les Visiteurs est un bon film de
pure distraction et rien de plus, qui a juste pris un coup de vieux. Tout le
reste n’est que littérature.




Les Visiteurs 2 : Les couloirs du temps



France  
Note : 1/5


Gaumont Columbia Tristar 1997 Jean-Marie Poiré, avec Jean Reno, Christian Clavier, Muriel Robin, Marie-Anne Chazel…



Godefroy de Montmirail est revenu chez lui, mais son mariage ne peut avoir lieu
sans une relique, la dent de Sainte Rolande, que la tradition rend obligatoire.
Et son futur beau-père tombe malade… La relique est restée au XXe siècle, d’où
ces distortions temporelles. Godefroy retrouve Jacquard et l’emmène à nouveau
dans le temps…

Il était à prévoir que l’alchimie des “Visiteurs” ne pouvait être rééditée. Là,
le hic tient avant tout dans la défection de Valérie Lemercier, que Robin peine
à imiter, voire singer. Mais le scénario est déséquilibré : la première partie
qui se passe au “présent” est redondante par rapport au premier film et
entièrement basée sur Clavier au tel point que Reno semble relégué au rang de second
rôle (un comble !) L’humour est d’ailleurs souvent lourdingue, dépourvu qu’il
est de l’attrait de la nouveauté, à l’image d’un Clavier qui ne cesse de courir
après le spectre de De Funès. Du coup, le rythme effréné de l’ensemble fait un
peu cache-misère (intellectuelle)… On gère le capital sans rien y ajouter, si
ce n’est une mise en scène affinée et un maximum de “sponsors” déguisés, comme
dans une Hollywooderie de chez Joel Silver : c’est peu. Quelques rires de çi de
là, la réalisation, cette vision somme toute réaliste du moyen-âge et une
Marie-Anne Chazel toujours drôle font qu’on ne s’ennuie pas vraiment, mais ce
film, qui réjouira les caciques anti-Poiré, reste décevant. Et bien sûr, un
tome 3 est prévu…




Les visiteurs en Amérique



France   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Just Visiting Gaumont 2000 Jean-Marie Poiré, avec Christian Clavier, Jean Reno, Christina Applegate…



Thibaut de Malfete s'apprête à prendre une épouse Anglaise, mais un rival
s'adresse à une sorcière. Envoûté, Thibault tue sa promise… Une seule solution
pour lui : emprunter les couloirs du Temps. Mais suite à une erreur du sorcier,
Thibaut et Jacquouille se retrouvent à Chicago, où sa descendante dirige une
exposition à l'aide du château transféré pierre par pierre aux USA…

L'idée d'un remake US était déjà foireuse en cela, mais là, on s'enlise bien
vite dans le banal, pimenté de nombreux effets spéciaux. On en rajoute encore
dans la vulgarité et Reno et Clavier semblent ne plus trop croire à leur
numéro. Dispendable.




Les voyages de Gulliver



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Gulliver’s Travels 20th Century Fox 2010 Rob Letterman, avec Jack Black, Jason Segel, Emily Blunt, Amanda Peet, Billy Connoly…



Lemuel Gulliver n’est qu’un simple coursier d’une revue, amoureux de sa
patronne… Se faire passer pour un reporter lui vaut d’être envoyé dans le
triangle des Bermudes. Suite à une tempête, il se retrouve à Lilliput…

Bide monumentale pour ce gros fromage friqué par le réalisateur de « Gang
de requins ». Il faut dire qu’il se passe bien des choses en une heure
vingt et que, du coup, l’ensemble est à la fois rapide et mou, tant les
situations manquent d’imagination et l’absence de ton donne l’impression d’une
machine tournant à vide. En fait, tout tend à démonter qu’un branleur New
Yorkais, mythomane et égoiste au possible, est largement plus cool-lol-mdr
qu’une société médiévale, genre, pas cool-lol-mdr, le tout au prix de
références à la culture geek également peu inspirées, quitte à repomper une
scène du « Règne du Feu » (on a eu toutes les références possibles et
imaginables à la Guerre des Etoiles, on a compris, on peut passer à autre
chose ?), ethnocentrisme démago exploité jusqu’à l’écœurement (si on
disait aux scénaristes qu’ils enfilent comme des perles les pires clichés
colonialistes, ils tomberaient probablement des nues…). Tout semble ici
précipité, incapable de choisir un ton, truffé d’invraisemblances, commençant
en comédie romantique pour se retourner au final, et des passages entiers (le
voyage chez les géants expédié en 5mn) sont shuntés. Quand au cheminement du
protagoniste, il suit les guides du cours primaire d’écriture de scénario,
d’autant que Jack Black ressort sans sourciller un numéro qui commence à lasser
et lui valut d’ailleurs une nomination aux razzies. La fin plonge dans un
fatras moralisateur balançant subitement un robot sorti d’un
« Transformers » parce que… heu, parce que. Une véritable ode à la
médiocrité et à l’égoïsme qui se conclut de façon aussi débile qu’elle a
commencé. On pourrait même dire que, loin de Swift, qui n’a même pas droit à
une nomination au générique, le film postule l’inverse de ce que la satiriste
brocardait. Pitoyable.




Les Zintrus



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Aliens in the Attic Fox 2009 John Schultz, avec Carter Jenkins, Austin Butler, Ashley Tisdale, Ashley Boettcher…



Alors que les Mearson sont en vacances en famille, quatre extraterrestres
minuscules ont envahi le grenier afin de préparer une invasion. Les enfants
vont s’unir pour lutter contre les bestioles et leurs gadgets…

On sent le film qui n’est né qu’à cause de son titre (saboté par un titre
français qui sent la solution de la dernière chance de distributeurs bourrés au
cognac…). La situation semble sortie tout droit des bandes des années 80, sauf
que celles-ci ne prenaient pas leur cœur de cible pour des idiots (on imagine
ce que Joe Dante eût fait d’un tel postulat…) Or là, les références constantes
au jeu vidéo et à la culture djeunz dont, démagogie oblige, les adultes sont
exclus relèvent un peu du gros coup de coude lourdingue de vieux comprenant à
peine ce qu’ils décrivent et font surjouer leurs jeunes personnages… Résultat,
la façon d’exclure les parents de l’intrigue est bien capillotractée. De
personnages clichéeux (pauvre Ashley Tisdale…) en gags souvent basés sur la
simple méchanceté déplaisante (pauvre Robert Hoffman), avec en prime des CGI
particulièrement mal intégrés, ce film ne se hausse jamais au-delà du niveau de
produit suivant servilement un schéma qu’il est bien incapable de s’approprier.
Peut tenir un dimanche après-midi, mais les enfants d’aujourd’hui sont habitués
à mieux…




Lesbian Vampire Killers



Royaume-Uni  
Note : 2/5


Wild Side 2009 Phil Claydon, avec James Corden, Matthew Home, MyAnna Buring, Paul McGann, Sylvia Colloca…



.
Fletch vient de perdre son boulot, Jimmy de se faire larguer par sa copine. Nos
deux loosers décident de partir en randonnée pour oublier leurs malheurs. Mais
le visage de Cragwich où ils échouent est sous la malédiction de Carmilla, la
reine des vampires, et les villageois ne demandent qu’à lui fournir de la chair
fraîche en échange de leur tranquillité…

.
D’après son titre, ce film lorgne sur « Le bal des vampires »
(« Fearless Vampire Killers » en vo), mais reste plutôt à ranger du
côté des « Dents de la nuit ». Son principal problème est que ses
deux protagonistes sont des décalques de ceux de « Shaun of the
Dead », jusqu’au physique, et leur obsession pour les filles évoque les
zillions de comédies opportunistes pour ado post-« American Pie » et
consorts. Bien sûr, on voit périodiquement débarquer des bombes court vêtues
filmées au ralenti et une bonne partie de l’humour reste au-dessus de la
ceinture… Reste un film qui, au moins, tient les promesses de son titre, mais
pas plus : l’humour est drôle sans plus, l’aspect fantastique pompe à
droite et à gauche sans rien rajouter de neuf, le scénario est sans trop de
surprises (même si le sauveur final n’est pas celui qu’on croit), sang et
érotisme restent du niveau familial et seul un rythme soutenu et une certaine
énergie maintiennent l’attention. N’empêche, sur un point de départ pas si
éloigné, « Bienvenue au Cottage » était nettement plus réussi. Ça se
laisse voir si on fait partie du « cœur de cible » et s’oublie aussitôt.




Lesbian Vampire Killers



Royaume-Uni  
Note : 2/5


Wild Side 2009 Phil Claydon, avec James Corden, Matthew Home, MyAnna Buring, Paul McGann, Sylvia Colloca…



Fletch vient de perdre son boulot, Jimmy de se faire larguer par sa copine. Nos
deux loosers décident de partir en randonnée pour oublier leurs malheurs. Mais
le visage de Cragwich où ils échouent est sous la malédiction de Carmilla, la
reine des vampires, et les villageois ne demandent qu’à lui fournir de la chair
fraîche en échange de leur tranquillité…

D’après son titre, ce film lorgne sur « Le bal des vampires »
(« Fearless Vampire Killers » en vo), mais reste plutôt à ranger du
côté des « Dents de la nuit ». Son principal problème est que ses
deux protagonistes sont des décalques de ceux de « Shaun of the
Dead », jusqu’au physique, et leur obsession pour les filles évoque les
zillions de comédies opportunistes pour ado post-« American Pie » et
consorts. Bien sûr, on voit périodiquement débarquer des bombasses court vêtues
filmées au ralenti et une bonne partie de l’humour reste en-dessous de la
ceinture… Reste un film qui, au moins, tient les promesses de son titre, mais
pas plus : l’humour est drôle sans plus, l’aspect fantastique pompe à
droite et à gauche sans rien rajouter de neuf, le scénario est sans trop de
surprises (même si le sauveur final n’est pas celui qu’on croit), sang et
érotisme restent du niveau familial et seul un rythme soutenu et une certaine
énergie maintiennent l’attention. N’empêche, sur un point de départ pas si
éloigné, « Bienvenue au Cottage » était nettement plus réussi. Ça se
laisse voir si on fait partie du « cœur de cible » et s’oublie
aussitôt.




Little Nicky



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Club TF1 2000 Steven Brill, avec Adam Sandler, Patricia Arquette, Harvey Keitel, Tommy "Tiny" Lister Jr, Rhys Ifans, Rodney Dangerfield, Reese Whitherspoon, Jon Lovitz…



Nicky n'est autre que la fils de Satan lui-même ! Or après 1000 ans de règne,
il est temps au Grand Cornu de choisir un hériter parmi ses trois fils — dont
Nicky, faible et pusillanime. Or Satan décide de rempiler pour 1000 ans ! Les
deux frères de Nicky le prennent très mal et décident d'aller sur Terre pour y
créer un enfer à leur mesure. Or ils bloquent l'entrée du véritable lnfer :
faute d'âmes neuves, Satan lui-même dépérit ! Nicky est envoyé ramener ses deux
frères à la raison — ce qui n'ira pas sans mal…

Transfuge du fameux « Saturday Night Live », Sandler
"marche" plutôt bien aux USA… Et pas du tout en France ! Cette superproduction
de 80 millions de dollars (mâtin !) a donc suivi le même chemin… Il faut dire
que le marketing fut ambigu, la présentant comme un film pour enfants dans la
lignée du "Petit vampire", ce qu'elle est loin d'être, à cause de
plaisanteries en-dessous de la ceinture et d'une certaine dureté. À l'actif de
ce film, un scénario plutôt bien agencé par certains aspects et qui offre
quelques bons moments de rigolade, une production somptueuse montrant un enfer
assez étonnant, quelques personnages jouissifs (Le chien chargé d'accueillir
Nicky, les deux métalleux "satanistes", Tarantino en prédicateur
aveugle…) et un jeu amusant avec l'imagerie du bien et du mal (Les angelettes
genre "Spice Girls"…). À son passif, Sandler lui-même qui est plus
irritant qu'autre chose, sa romance fadasse avec une Patricia Arquette
étonnamment molassonne et un certain essoufflement à mi-régime qui donne
l'impression qu'il manque quelque chose… Un film inégal donc, avec d'excellents
éléments et d'autres moins convaincants.




Louise Michel



France  
Note : 3/5


MK2/Ad Vitam 2008 Gustave de Kervern & Benoît Delépine, avec Yolande Moreau, Bouli Lanners, Mathieu Kassovitz, Benoit Poelvoorde, Albert Dupontel…



 L’ouvrière Louise cache en fait un ex-taulard nommé Jean-Pierre travesti pour
trouver un emploi dans une fabrique au fin fond de la Picardie. Lorsque l’usine
ferme en douce, Louise suggère à ses collègues de mettre en commun leur
indemnité de licenciement pour faire tuer leur patron. Elle tombe par hasard sur
Michel, un pseudo-gardien de sécurité paranoïaque qui accepte le contrat. Mais
dans les méandres de la mondialisation, il est difficile de remonter jusqu’à la
tête…

Que dire de cette comédie policière noire, qui pour une fois, bénéficia d’une
bonne critique, et qui ne pourra que partager le public ? Il faut accepter
d’entrer dans l’univers déjà développé par l’étrange « Aaltra »
composé en interminables plans fixes toujours inspirés d’Aki Kaurismakii avec
ici un côté Ken Loach dans la description du quotidien sordide des
« damnés de la terre », mais avec une identité nordiste — voire belge
— très forte, par cette série de gags visuels, par cette métaphore politique
plus subtile qu’elle en a l’air (Louise et Michel semblent être les symboles même
de cette « flexibilité » tant vantée, allant jusqu’à flouter leur
identité sexuelle pour mieux employer le système D — et les ouvrières, dit la
légende, sont interprétées par… de véritables ouvrières victimes d’un
« plan social » !), dont les défauts font une partie du charme.
Outre l’aspect politique courageux en ces temps où la discussion vire
facilement à l’hystérie belliqueuse, les détracteurs du duo y verront un film
longuet, aux prestations parfois amateuristes (voulu ?), où tout est bon
pour glisser une apparition d’un copain (Matthieu Kassovitz, Dupontel, Siné, la
liste est longue) et qui semble partiellement improvisé. Question de
sensibilité. N’empêche, il est évident que Kervern/Délépine méritent le terme
tant galvaudé d’auteurs, tant leur cinéma, en ces temps de servilité formatée,
a une forte identité. Etonnamment, leur très bon « Mammouth » de 2010
remportera un grand succès… alors que le tournage manqua plusieurs fois d’être
interrompu !




Lovely Rita



France  
Note : 1/5


Gaumont 2003 Stéphane Clavier, avec Christian Clavier, Julie Gayet, Eddy Mitchell, Arielle Dombasle, Arbaud Giovaninetti…



Edgar Lamark est expert comptable, venu sur la côte inspecter les finances d’un
chantier naval. Le soir, il compte se détendre avec Rita, une jeune femme
rencontrée sur le net… Mais il tombe sur une furie armée qui le force à
trimbaler un cadavre !  Ce
n’est que le début : une horde de tueurs est aux trousses de la jeune
femme…

Avec un tel casting, cette comédie aurait pu faire un effort côté scénario,
mais non : femme fatale, héros malgré lui, secrétaire coincée, tueurs
caricaturaux, demi-sel… Tout y est, avec un Clavier gérant bourgeoisement ce
qui lui reste de crédibilité. Ce n’est pas mauvais, car le film est bien rythmé
et Pierre Mondy  est très drôle en
vieux bougon, et peut même se regarder d’un œil distrait, mais désespérément
quelconque. A bientôt en praïme-taïme sur TF1…




Lucky Break



Royaume-Uni   Allemagne  
Note : 2/5


Wild Side 2001 Peter Cattaneo, avec James Nesbitt, Olivia Williams, Lennie James, Timothy Spall, Bill Nighy, Ron Cook, Christopher Plummer…



Jimmy Hands finit en prison après un casse raté avec son vieil ami Rudy. Or il
voit une possibilité d’évasion : en montant une comédie musicale… Mais ses
sentiments pour une assistante sociale risquent de contrarier ses plans…

Curieux de voir comment le réalisateur du méga-succès « The Full
Monty » n’a jamais pu rebondir ; peut-être parce que le succès du
film, hormis l’aspect chance, tenait plus de son interprétation et son
scénario ? Ici, l’interprétation reste de première qualité, avec un accessit
à Timothy Spall pour un second rôle touchant au possible, mais le scénar et son
déroulement, proche du « Full monty », restent relativement
prévisibles une fois l’idée de base exposée. Certes, il y a ce qu’il faut pour
maintenir l’attention et, comme toute comédie anglaise — « Full
monty » compris — on y trouve des thèmes assez graves (Le rôle de Timothy
Spall encore une fois, qui semble parfois venir d’un autre film qui n’aurait
rien d’une comédie), mais si on ne s’ennuie pas un instant, ce film s’avère
vite oublié. Cattenao tire le meilleur parti d’un budget on ne peut plus réduit
(L’équivalent de 6 millions de dollars !), mais l’ensemble ne décolle
jamais. Dommage… La comédie musicale dans le film, censée être rédigée par le
personnage de Christopher Plummer, jouissif en directeur de prison esthète, fut
écrite par Stephen Fry, excusez du peu ! Ce dramaturge dut certainement
beaucoup s’amuser à écrire une production volontairement ringarde…




Lucky Luke



France   Argentine  
Note : 1/5


UGC 2009 James Huth, avec Jean Dujardin, Michael Youn, Sylvie Testud, Melvil Poupaud, Daniel Prévôt…



Lucky Luke, l’homme qui tire plus vite que son ombre, est chargé par le
président des Etats-Unis en personne d’aller remettre en ordre Daisy Town, lieu
de la prochaine jonction ferroviaire, tombée sous la coupe de Pat Poker … Mais
Luke commet l’impensable : il tue son adversaire et décide de raccrocher…

Un projet assez excitant sur le papier, et les premières images étaient
emballantes, Dujardin formant un Lucky Luke presque parfait. Doté d’un budget
conséquent (27 millions de dollars) et d’un budget conséquent, l’ensemble
promettait… Mais passé la première demi-heure et l’arrivée de Luke dans la
ville en question ou tout le monde se terre en une scène d’une cocasserie
irrésistible, le film s’effondre, faute à un scénario tirant dans toute les
directions, passant d’un  ton léger
à une vision plus sombre (le passé sinistre de Luke et la mort de ses parents,
trop horrible pour ce genre de films, semble plutôt venir tout droit de
« Blueberry ») pour insérer des clins d’œil insistants tant à des
cadrages à la Morris qu’au western-spaghetti ; le tout avec une insistance
sur le moindre plan, la moindre image léchée jusqu’à l’écœurement, gâchant
d’excellentes idées de mise en scène (Pat Poker et ses cartes…). De plus, le
scénario tente de balancer de façon cahotique un maximum d’éléments sans se
soucier de les rattacher à un tout cohérent : on en vient carrément à se
demander ce que viennent certains passages ! Résultat, faute de pouvoir épaissir
leurs personnages bien trop nombreux, les acteurs sont complètement gâchés,
voire des erreurs de casting (Michael Youn qui fait… du Michael Youn,
complètement à côté de la plaque.) C’est un peu le syndrôme « Astérix et
Cléopâtre », sauf que Chabat, tout en cédant au bon mot où au gag gratuit,
avait su maintenir une véritable unité de ton à l’ensemble. Là, la politique de
l’excès introduite dans « Brice de Nice », qui s’en tenait également
à la direction choisie dès le départ, trouve ses limites. Un jugement un peu
dur, mais à la hauteur des attentes générales. Résultat, le film a fait un
bide. On vit une drôle d’époque…




L’amour aux trousses



France  
Note : 2/5


Gaumont 2005 Philippe de Chauveron, avec Jean Dujardin, Pascal Elbé, Caterina Murino, François Levantal…



Coéquipiers à la brigade des stups, Frank et Paul
sont aussi amis… sauf que Franck ne sait comment annoncer à Paul qu’il est
l’amant de son épouse, Valeria ! Ils partent à Toulon retrouver Carlos, un
truand qui leur a échappé en tuant un de leurs collègues. Mais l’enquête se
compliquera lorsque Paul apprendra la vérité…

Curieux film, pas très attractif sur le papier, mais
qui s’avère regardable ; l’ennui, c’est qu’il n’est jamais plus que
ça ! Si l’enquête est ultra-classique, elle n’ennuie pas non plus et offre
un rôle savoureux à Claude Brasseur en tonton mafieux. Les personnages
échappent au cliché sans prendre plus de dimensions pour autant. Les dialogues
n’ont rien qui fasse hurler sans pour autant offrir de perles mémorables. Le
rythme est suffisant pour qu’on ne s’ennuie pas et il n’y a pas de temps morts.
Evidemment, l’essentiel tient de l’alchimie parfaite entre les acteurs, certes
un rien déséquilibrée en faveur de Dujardin ; la bonne humeur sur le
tournage, à en voir le docu, explique peut-être cela ? La réalisation est
compétente, mais sans éclairs, l’humour suffisant sans traits de génie. Bref,
tout pour faire un film de série promis à une longue carrière télévisuelle…
Mais rien de plus. Ce n’est déjà pas mal certes, mais témoigne d’un certain
manque d’ambition, là où des pantalonnades vulgos semblent se prendre pour le
nouveau « Tontons flingueurs ». Cela se laisse voir et s’oublie
aussitôt… Et semble ne rien vouloir être d’autre. Curieux…




L’an 1, des débuts difficiles



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Year One Sony 2009 Harold Ramis, avec Jack Black, Michael Cera, Oliver Platt, Vinnie Jones, Juno Temple…



Zed et Oh sont deux cueilleurs incométents qui finissent par être chassés de
leur tribu. Ils vont rencontrer quelques personnages bibliques et échouer à
Sodome…

Misère ! On est en droit de se demander ce qui justifie l’existence de cet
avatar de « La vie de Brian » à la sauce post-« Scary
Movie »… Surtout qu’il s’agit tout de même du réalisateur de « Mes
doubles, ma femme et moi » ou des deux « Mafia Blues » !
Peut-être est-ce à cause d’une production bâclée, comme le prouvent les docus
où tout le monde semble avoir envie d’être ailleurs. Ce qui explique peut-être
une direction d’acteur inexistante où même Black n’arrive pas à arracher un
sourire ? On passera sur la chronologie et le peut de respect des passages
bibliques (mais ce n’est pas une thèse théologico-historique), moins de
nombreuses occasions ratées : il ne se passe pas grand-chose de dépravé
dans cette Sodome de cinéma… Et on se demande bien où sont passés les 60
millions de budget dans ce mètrage mou qui ressemble à un téléfilm !
Résultat, on se contente de balancer des allusions strictement en-dessous de la
ceinture qui n’arrivent même pas à être affligeantes et de pseudo-blasphèmes
qui n’effraieraient pas un couvent de Baptistes au terme d’un scénario écrit au
fil de la plume, quitte à oublier des éléments en cours de route. Bref, le
spectateur coincé n’a qu’une seule envie : que cette catastrophe se
termine. Apparemment, il n’était pas le seul…




L’as des as



France   Allemagne  
Note : 1/5


StudioCanal 1982 Gérard Oury, avec Jean-Paul Belmondo, Marie-France Pisier, Rachid Ferrache, Günter Meisner, Yves Pignot…



Jo Cavalier est l’entraîneur de l’équipe de boxe française aux Jeux Olympiques
de Barlin… en 1936. Il se retrouve à défendre Simon, un enfant juif, des hordes
nazies… alors qu’il a un combat à préparer !

Curieux que ce film soit le plus gros succès de Belmondo, à la carrière
autrement plus fertile… Certes, pour un jeune spectateur, cette histoire bon
enfant pleine de rebondissements, menée par un Belmondo en figure paternelle,
et non dépourvue de souffle, peut emballer. Pour qui ne le regarde pas avec les
yeux de l’amour, l’ensemble est affublé d’un scénario-prétexte ou Oury semble
filmer tout ce qui lui passe par la tête, du combat aérien gratuit du début à
l’intrusion d’un ourson passablement inutile, ou Bébel frôle parfois
l’autoparodie — mais semble bien s’amuser — ; et pour une coproduction
allemande, on est proche du stéréotype ethnique avec Frank Hoffmann en
« bon allemand » de service, excuse de caricature lourde qui fait
que, dans le troisième tiers, on a souvent l’impression de voir un « La
grande vadrouille 2 » en moins réussi… et quinze ans plus tard !
Günter Meisner dans le rôle d’Hitler affublé de sa sœur (excellente idée plutôt bien
exploitée) est excellent, mais l’addition de quiproquos dignes du boulevard
semble un peu facile ; et on ignore pourquoi Jo tient tant à sauver cette
famille qu’il ne connaît ni d’Eve ni d’Adam… C’est encore dans les rapports
très justes entre Bébel et cet enfant envahissant que le film trouve son ton le
plus juste, préfigurant un « Monsieur Batignolles » ; une vision
impensable de nos jours où toute figure paternelle est forcément l’incarnation
du MAL. Reste un gros fromage boursouflé, inégal, les deux pieds encore ancrés
dans un cinéma de divertissement pur bientôt dépassé. A l’époque, des kritiks
ont lancé une pétition appellant à boycotter ce film pour aller voir « une
chambre en ville » de Demy (qui ne leur avait rien demandé). Comme quoi le
ridicule ne tue pas…




L’attaque de la pin-up géante



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Attack of the 60ft Centerfolds Oneplusone 1995 Fred Olen Ray, avec J.J. North, Ted Monte, Tammy Parks, Raelyn Saalman…



Une pin-up nommée Angel Grace espère obtenir le titre de « plaything de
l’année », mais ses drogues de synthèse la font grandir jusqu’à la taille
de 20 mètres…

A ses débuts, Fred Olen Ray, son stakhanovisme (jusqu’à 5 films par an !)
et son adhésion à la série Z s’attirait la sympathie ; de nos jours, à
force de filmer n’importe quoi, son nom finit par servir de repoussoir… D’où
cette comédie régressive poussive qui, déjà accuse sec ses quinze ans au
compteur. On se contente de repomper les films sur ce thème sans seulement s’en
cacher et le manque de moyens est évident. Il est à noter que contrairement au
titre, la pin-up n’attaque guère, puisque son incursion en ville est limitée à
quelques minutes. Même l’esthétique des pin-up, sexy uniquement si on aime la
silicone, a vieilli. Plus histoire de meubler, un développement-Ikea sur les
savants ayant conçu le produit encombrés d’un rat géant, ce qui vaut
l’apparition d’un exterminateur pompé sur celui de John Goodman dans
« Arachnophobie » (passage qui pourrait être excisé du récit sans
déranger !) Ni drôle, ni sexy, ni spectaculaire, ce produit, second d’une
soi-disante collection — comptant deux films en tout et pour tout ! —
élégamment dénommée « Bimbo Star » ( !) est juste le survivant
d’une époque de la série Z … Le court métrage que Oneplusone, continuant son
louable effort de promotion, a inclus sur le DVD est plus intéressant, bien que
n’ayant aucun rapport !




L’auberge rouge



France  
Note : 2/5


Warner 2007 Gérard Krawczyck, avec Josiane Balasko, Christian Clavier, Gérard Jugnot, Jean-Baptiste Maurier, Sylvie Joly…



La famille Martin, aubergiste de leur état, est également une bande d’assassins
vivant de ce qu’ils dérobent à leurs clients. Or un petit groupe de voyageurs
débarque dans leur établissement…

Une quatrième (!) adaptation d’une histoire certes capable de réactualisation,
que Claude Autant-Lara transforma en classique mineur, par un des plus gros
réalisateurs de soupe actuel… Le résultat sentait la drouille de studio à cent
pieds. Et pourtant, sans être pour autant bon, le film tient à peu près grâce à
l’énergie des acteurs du plus connu au plus obscur (Frédéric Epaud, excellent
en fils muet). Même Clavier est supportable. Cela dit, à force de portes qui
claquent, on a vite l’impression de se retrouver au théâtre de boulevard et la
réalisation, tout en filtres solarisés inutiles, se contente de filmer ce qui
passe. Et puis, si on ne s’ennuie pas, c’est tout de même bien inutile…




L’école fantastique



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Sky High Disney 2005 Mike Mitchell, avec Michael Angaranoo, Kurt Russell, Kelly Preston, Danielle Panabaker , Steven Strait, Bruce Campbell, Lynda Carter…



Dans un univers où les super-héros sont monnaie courante, Will Stronghold est
le fils des deux plus grands : Jetstream et le Commandeur. Il est envoyé à
l’école fantastique pour subir un entraînement de héros, mais n’a aucun
super-pouvoir ! Il est relégué au rang d’assistant avec ses amis. Mais
lorsque ses pouvoirs viendront, il devra déjouer un plan visant ses parents et
l’école toute entière…

Un film bien plus distrayant qu’il n’aurait le droit de l’être ! On imagine
des crânes d’œuf d’Hollywood préparant leur tambouille : un bon bout de
« Harry Potter », une louche de « Spy Kids », une bonne
dose de « Les indestructibles »… Et cela fonctionne grâce à un ton
assez bonhomme, un rythme infernal et des personnages intéressants. De plus, le
sujet est vraiment traité et fourmille de trouvailles constantes et souvent
très drôles (Plus cette notion de diviser en « héros » et
« assistants »…. Visuellement, malgré quelques CGI ratés, le film est
impressionnant est fait plus « riche » que son budget réduit (35
millions de dollars) L’interprétation est parfaite jusqu’aux seconds rôles
(Steven Strait est formidable en mauvais garçon, par exemple) et donne une
crédibilité surprenante aux personnages. Mais qui trop embrasse mal étreint :
on tombe vite dans un schéma de romance pour ados prévisible au possible
jusqu’à une fin mouvementée mais un peu lourdingue :  voulez-vous parier que chaque assistant
aura son heure de gloire et que les caïds de l’école se révéleront
maléfiques ? Du coup, on finit par avoir l’impression d’assister au pilote
d’une série TV. Le relatif échec du film a condamné ce projet et valu une
sortie directement en dévédé dans quelques pays. Dommage…




L’employé du mois



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Employee of the month Metropolitan 2004 Mitch Rouse, avec Matt Dillon, Steve Zahn, Christina Applegate, Andrea Bendewald, Dave Foley…



David Walsh est un employé modèle à sa banque… Sauf qu’il est viré du jour au
lendemain ! Du coup, son mariage s’écroule. Mais ce n’est qu’un début de
ses malheurs…

Inutile d’en dire davantage, ce film suivant le scénario classique de la
journée où tout s’écroule pour le protagoniste. Plutôt rondement mené par un
émule des frères Coen, ce film qui sent à plein nez le festival du film
indépendant de Sundance est aussi un excellent one-man show de Matt Dillon,
bien sous-employé de nos jours, quoique toute l’interprétation soit de première
bourre. L’ennui, c’est que comme bien des films de Sundance, celui-ci se croit
plus malin qu’il ne l’est et balance sans crier gare une série de retournements
de situation gratuits et qui ne collent pas avec la première heure de métrage.
Bref, de la triche pure et simple, qui rabaisse ce qui s’est passé
précédemment. Dommage…




L’enquête corse



France  
Note : 1/5


Gaumont 2004 Alain Berberian, avec Christian Clavier, Jean Reno, Caterina Munro, Didier Flamand…



Le détective Jack Palmer est envoyé en Corse rechercher un nommé Ange Leoni,
qui vient de faire un important héritage. Or Leoni est un personnage sulfureux
accusé d’avoir étouffé l’argent de la cause autonomiste corse… L’enquête sera
complexe, surtout que Palmer lui-même est manipulé…

Une vague adaptation de Pétillon passée inaperçue à sa sortie en salles, tout
comme celle de « San Antonio ». Normal, il est évident que le produit
fini vise à faire les beaux jours de la télévision… Pas de véritable duo Clavier/Reno,
qui leur réussit par le passé, Clavier est mis en avant, mais s’avère moins
cabotin qu’à l’habitude. Le scénario est quasi-inexistant et se perd dans des
clichés ethniques moins évidents dans la BD, mais assez étonnants de nos jours
où le monde ne cesse de se rétrécir. Les chutes du générique montrent que les
figurants Corses ont peut-être plus d’humour qu’ont croirait. Ce n’est pas
mauvais, il y a des moments vraiment drôles et la mise en scène de Berberian se
dynamise par rapport à ses débuts, mais on reste dans l’anecdotique. Pour
public peu exigeant. Cela dit, les divers documentaires montrent qu’il y a
peut-être plus de vécu qu’on ne le croit dans le scénario !




L’entente cordiale



France  
Note : 2/5


Warner 2006 Vincent de Brus, avec Christian Clavier, Daniel Auteuil, François Levantal, Jennifer Saunders, John Cleese…



L’agent secret psychorigide François de la Conche est expressément
demandé par
la présidence pour récupérer une puce volée. Envoyé à Londres, on lui
donne un
interprète, mais celui-ci est remplacé au pied levé par Jean-Pierre
Moindreau.
Et la mission tourne mal, notamment du fait d’un traître dans le
commandement
français…

Du travail d’OS, un peu comme les blockbusters US ou chacun se
contente de
faire son travail pour donner un produit lisse, léché et sans âme ; du
coup, c’est regardable, notamment grâce aux deux stars qui jouent avec
une
sobriété bienvenue des personnages bien peu développés. Certains
développements
potentiels sont assez mal exploités, et on s’étonne de retrouver une
Jennifer
Saunders bien amincie depuis « Absolutely Fabulous » et un John
Cleese gâché. Cela ronronne et finira en prime-time sur une chaîne
publique…




L’homme des cavernes



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Caveman MGM 1981 Carl Gottlieb, avec Ringo Starr, Dennis Quaid, Shelley Long, Barbara Bach, John Matuszak…



Atouk l’homme des cavernes, à force de malchance, finit par se faire chasser de
son clan dominé par le brutal Tonda. Lui et son compagnon d’infortune Lar sont
adoptés par un autre clan rival de Tanda…

Ce film est loin d’être « La première comédie préhistorique », comme
le clame la jaquette (On pense à « 1 million AC/DC » d’Ed Wood ou
« Quand les femmes avaient une queue » de Pascale Festa Campanile),
mais ne vaut guère mieux : le scénario tient sur un timbre poste usagé,
l’humour est résolument en-dessous de la ceinture et l’ensemble d’une débilité
absolue. Pourtant, il reste quelques points positif : un casting amusant
(Pour la petite histoire, l’ex-Scarabée rencontra Barbara Bach, future Mme
Starr, sur le tournage) avec un Randy Quaid bien jeunot, quelques bons passages
(L’invention de la musique, la nouvelle ère glaciaire) et surtout d’amusantes
créatures préhistoriques, du dinosaure à l’abominable homme des neiges, en
animation à l’ancienne fort croquignolettes. Une simple curiosa qui n’a guère
fait de vagues…




L’homme qui en savait trop… peu



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 1/5


The man who knew too little Warner 1997 Jon Amiel, avec Bill Murray, Joanne Whalley, Peter Gallagher, Alfred Molina…



Wallace Ritchie se rend à Londres pour fêter son anniversaire avec son frère
James, mais celui-ci attend des invités importants. Il envoie donc son
encombrant invité assister à une pièce de théâtre expérimentale interactive. Or
par un quiproquo, Wallace prend la place d’un espion bien décidé à commettre un
attentat lors d’une conférence de paix…

De la comédie « Hitchcockienne » qui semble se contenter de son
titre : déjà, le thème n’est pas très neuf, et la crédibilité est
sacrément compromise lorsque le personnage de Murray passe d’un quiproquo à un
autre sans jamais soupçonner quoi que ce soit. Et bien sûr, on y insère les
obligatoires scènes à faire (L’une d’entre elle impliquant des cosaques évoque
un film avec Louis de Funès avec juste vingt ans de retard), d’autres
quiproquos, des dialogues se voulant drôlatiques mais qui, une fois qu’on a
compris le procédé, deviennent vite répétitifs, et des méchants d’opérette. Le
tout avec une réalisation assez molle. La vf, correcte mais sans relief,
n’apporte rien. Bof… Pour public peu exigeant !




L’incroyable destin de Harold Crick



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 4/5


113mn Stranger than Fiction Columbia Tristar 2006 Marc Forster, avec Will Ferrell, Emma Thompson, Maggie Glygenhaal, Dustin Hoffman, Queen Latifah…



Harold Crick est un agent du fisc menant sa petite vie de routine… Jusqu’au
jour où il entend une voix narrant sa propre existence ! Il ignore qu’il
est le personnage principal d’une fiction en cours d’écriture signée Karen
Eiffel, une romancière névrosée. Or celle-ci a la fâcheuse habitude de tuer ses
personnages…

Tiens, une comédie (enfin… Au sens le plus large du terme, on pourrait piquer
le terme « conte moral » cher à Rohmer) sans grimaces, sans gag
scatologiques, sans CGI (enfin, si discrets et avec une véritable utilité),
uniquement une histoire simple et bien menée, peuplée de vrais personnages agissant
logiquement et avec un cerveau aussi bien qu’un cœur ! Inutile de tout
dévoiler, on tient juste une adéquation parfaite entre scénario fouillé et
interprétation irréprochable, évitant les voies de facilité jusqu’à une fin
convaincante et non dépourvue d’ironie tout en laissant ouvert le problème de
la responsabilité artistique (il serait criminel d’en dire plus !) Et il
est réconfortant de voir la création littéraire traitée de façon aussi
factuelle. Une vraie découverte, à mettre entre « un jour sans fin »
et « Dans la peau de John Malkovich ».




L’irrésistible North



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


North 1994 Rob Reiner, avec Elijah Wood, Bruce Willis, Jason Alexander, Julia Louis-Dreyfus, Dan Aykroyd, Kathy Bates…



North est un enfant-modèle, mais les seuls à ne pas s’en apercevoir sont ses
parents… Il décide de divorcer de ses parents et mets une annonce pour trouver
des remplaçants ! Ce qui le mènera aux qutre coins du globe… Mais un ami à lui
en profite pour mener une campagne anti-parents…

Une comédie friquée, aux nombreuses vedettes, et qui tombe totalement à plat.
Le ton est fort peu convaincant, le scénar prévisible et condescendant envers
le spectateur, les personnages peu engageants, et l’humour est entièrement basé
sur des stéréotypes racistes (A Paris, tous portent le béret et la TV ne passe
que du Jerry Lewis. Qu’est-ce qu’on rigole.) La conclusion est prévisible et
normative au possible. Willis, dans son rôle d’ange gardien, semble plaqué sur
le scénar pour relever cette soupe sans sel. Comment Rob Reiner, l’homme de
« Princess bride », « Quand Harry rencontre Sally » et
« Stand by me », a-t-il pu se laisser emporter dans cette
galère ? A remporté bon nombre de nominations aux « Razzies » A
éviter, même pour voir notre Frodon à tous, déjà remarqué à l’époque !




L’opération Corned Beef



France  
Note : 2/5


TF1 1991 Jean-Marie Poiré, avec Jean Reno, Christian Clavier, Isabelle Renauld, Valérie Lemercier…



Le capitaine Philippe Bouiller, dit le squale, est l’agent le plus coté de la
DGSE. Sa dernière opération vise à empêcher les tractations entre un trafiquant
colombien, Vargas, et le consul allemand Horst Burger : en effet, Vargas a
profité d’une fuite pour vendre un missile secret français à la Lybie. Le
contact de la DGSE au Consulat est une traductrice ; pour éviter qu’elle ne
parte avec son mari, le Squale envoie une agente séduire celui-ci, permettant
la prise de photos qui ruineront le couple. Mais, à l’insu du Squale, ont
choisit sa fiancée, le lieutenant Fourreau, elle-même de la DGSE !

Poiré lorgnant quelque part entre James Bond et une version parodique du
« dossier 51 » de Deville ! L’idée était séduisante, d’autant que les
moyens employés ont vraiment permis de donner dans le grand spectacle, avec une
technique plus léchée que dans les autres films du réalisateur. Malgré le
talent des acteurs, ce film reste malgré tout une parenthèse, car souffrant de
nombreux défauts : l’exposition est assez cahotique et les événements
s’enchaînent d’une façon quelque peu heurtée, bousculant inutilement le
spectateur qui n’est pas là pour se fatiguer les méninges. Et puis, l’idée de
base est moins originale, moins incisive que celle des « Visiteurs »,
retombant vite dans les traditionnels quiproquos pour retrouver son sujet vers
la fin après un passage à vide. Le résultat est pourtant loin d’être mauvais et
se regarde avec plaisir, ne serait-ce que par son interprétation de premier
ordre, mais outre ces défauts mineurs, il lui manque le petit quelque chose qui
lui permettrait de s’élever au-delà du tout venant.




Ma femme est un gangster



Corée du Sud  
Note : 1/5


Jopog manura Asian Premiums 2001 Jun Jo-Myung, avec Eun-Kyung Shin, Sang-Myeon Park, Jae-mo Ahn…



Le
caïd Big Brother est un mythe chez les clans de gangsters, à tel point que
certains doutent de son existence… Son second est une tueuse impitoyable, la
Mygale, alias Eun-Jin Cha. Mais la vie de cette dernière bascule lorsque sa
sœur Yu-Jin se révèle atteinte d’un cancer mortel et la supplie de se trouver
un mari. Eun-Jin ne demande qu’à exaucer son dernier vœu, mais la séduction
n’est pas son fort ! Une agence matrimoniale lui trouve un candidat à qui
elle cache ses activités. Mais ses rivaux, notamment un truand nommé Le Squale,
entendent bien pimenter la noce à leur façon…

Une édition assez somptueuse chez Asian Premiums, avec un second DVD d’extras,
pour un film mi-figue, mi-raisin ! Le problème est surtout le scénar, qui
manque de cohérence : l’aspect comédie est plus débile que drôle et ne
démarre qu’au bout d’une demi-heure là où l’aspect polar manque
d’originalité  (la mort inutile
d’un comparse, l’incendie) renforçant l’impression de décousu. De plus, si
l’interprétation est bonne, les personnages ne sont pas développés, voire
agissent de façon absude (Pourquoi la sœur d’Eun-Jin est-elle aveugle à ce
point ?) Les qualités de production sont au standart coréen, c’est à dire
excellents. N’empêche, on reste sur sa faim. A noter la musique de
générique : du rap coréen !




Ma femme est un gangster 2



Corée du Sud  
Note : 0/5


Jopog manura 2 : Dolaon Jeonseol Asian premium 2003 Jun Heung-soon, avec Eun-Kyung shin, Park Joon-kyu, Jang Sae-jin…



Lors d’un combat acharné, Eun-Jin tombe
d’un toit et devient amnésique. Elle est recueillie par un vendeur de pizzas et
fait décoller son affaire. Mais des trafiquants véreux veulent mettre la main
sur le lotissement pour construire un immeuble…

De la comédie de base, languissante et sans grande originalité, où l’aspect
polar est de moins en moins présent et cède la place aux grimaces d’un comique
de second ordre. Bof. Un 3 fut tourné en 2005…




Ma femme est une sorcière



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Bewitched Gaumont Columbia 2005 Nora Ephron, avec Nicole Kidman, Will Ferrell, Shirley MacLaine, Michael Caine…



Isabel Bigelow est une véritable sorcière qui rêve de mener une existence
normale, au grand dam de son père. Elle croise Jack Wyatt, un comédien sur le
retour engagé pour tourner une nouvelle série de « Ma sorcière
bien-aimée ». Lorsqu’il voit Isabel remuer le nez comme son homologue du
petit écran, il convainc la production à l’embaucher pour jouer Samantha…

On se demande parfois ce que les exécutifs d’Hollywood ont dans la tête… Mais
d’innombrables changements et détours de production expliquent peut-être ce
film au titre mensonger, puisqu’il ne s’agit pas d’un remake de la série TV,
mais sur des gens voulant tourner une nouvelle série ! Ce qui n’est que le
début, puisque le film se veut comédie romantique, mais ses personnages n’ont
pas la moindre alchimie. Will Ferrel, dont on se demande à quoi il doit son
succès, est l’acteur égomaniaque cliché et le personnage de Kidman une
écervelée aux caprices d’adolescentes dont on se demande ce qu’elle a pu faire
durant les siècles qui ont précédé (Curieusement, quarante ans plus tôt, la
Samantha d’Elizabeth Montgomery semble plus moderne !) : le duo a
bien mérité son prix « razzie » du pire couple… Le film devient carrément
douleureux dans sa seconde moitié tant on a l’impression d’un scénario
improvisé sans l’ombre d’une tension narrative pour maintenir l’intérêt. Quand
à l’esthétique, cet énorme budget de 85 millions de dollars est aussi
spectaculaire qu’un médiocre téléfilm avec des effets spéciaux dépassés. Seuls
Caine et MacLane semblent s’amuser. Bref, un ratage. Il est ironique qu’un
double DVD offre en prime trois épisodes de la série TV, certainement plus
intéressants que ce navet…




Ma super-ex



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


My Super-ex Girlfriend Fox 2006 Ivan Reitman, avec Uma Thurman, Luke Wilson, Anna Faris, Rainn Wilson, Eddie Izzard…



L’architecte Matt Saunders désespère de trouver l’âme-sœur lorsqu’il tombe sur
l’adorable Jenny Johnson. Or cette jeune femme fantasque est aussi G-Girl, la
super-héroïne de New York ! Elle est également collante et névrosée, si
bien qu’il décide de la larguer. Plus facile à dire qu’à faire…

Ivan Reitman connaît par cœur la comédie fantastique… Celle-ci mélange les
clichés de la comédie romantique (Des décors urbains lustrés façon série TV,
jusqu’au bon copain confident…) et de l’histoire de super-héros sur une idée
plutôt séduisante. Ce genre de film est superficiel par définition et vise à
distraire avant tout. C’est en partie réussi, notamment grâce au numéro de
Thurman qui en vient à éclipser un Wilson fade (Ou est-ce son rôle ?) Mais
pas tant que ça : d’abord, Thurman ne réussit pas à rendre son personnage
amusant à travers des situations de vaudeville, le « copain lourd »
reste au niveau du cliché à égrener des dialogues convenus, l’ajout d’un
super-vilain à l’air bien inoffensif (Pourtant, c’est Eddie Izzard !!!)
tombe à plat puisqu’il ne commet rien qui justifie cette appellation et Faris
est gâchée dans un rôle où elle n’a qu’à ouvrir de grands yeux. Il se passe
beaucoup de chose, si bien que faute de fouiller un tant soit peu les
personnages, leurs motivations semblent provenir surtout des besoins du
scénario. Reste une conclusion d’un sentimentalisme mielleux qui n’exploite
nullement son renversement de situation entre sexes. Est-ce pour cela que le
film s’est planté ? Donc, à voir pour se vider la tête à deux, mais pas si
l’on recherche un tant soit peu de substance… Peut-être ce thème était-il mieux
adapté à un « sitcom » ?




Mad Mission 3



Hong-Kong  
Note : 3/5


Zuija paidang zhi nuhuang miling Metropolitan 1984 Tsui Hark, avec Samuel Hui, Karl Maka, Sylvia Chang, Peter Grave, Richard Kiel…



 Le voleur de haut vol King Kong est à Paris pour une mission lorsqu’il est
intercepté par un agent anglais : à la demande de la Reine d’Angleterre
elle-même, il doit se rendre à Hong Kong pour récupérer les joyaux de la
Couronne volés. Il ignore que ses commanditaires ont d’autres dessins…

Les « Mad Mission » sont décidément un goût acquis, comme si les ZAZ
se prenaient pour Jacky Chan (ou l’inverse). Des ZAZ, on retrouve la fuite en
avant par une accumulations de gags nonsensiques très référentiels bien avant
le boom des multiparodies, héritières bâtardes voire dégénérées desdits ZAZ…
quitte à reprendre directement des personnages des James Bond, Kiel semblant
bien s’amuser ! Hui cultive sa ressemblance avec Jackie Chan pour jouer le
même genre de personnage, un bon gars pas très malin mais à la résilience
étonnante, et Tsui Hark, alors en mal de reconnaissance après des échecs
commerciaux — mais pas artistiques !!!!! — successifs, s’efface avec
humilité devant le matériau. Bien sûr, le tout est doucettement débile (non
aidé par une vf éléphantesque — mais la vo est pire, l’humour Hong Kongais
n’était pas réputé pour sa finesse) et il ne faut pas y chercher une quelconque
logique, mais l’ensemble est soigné, assumant parfaitement son côté foutraque,
parsemé de cascades aux standards de Hong Kong, à savoir éblouissantes, et au
final, finit par emporter la mise à force de sincérité. S’il n’y avait pas
cette vf… Le seul film de la série à avoir une grosse diffusion en salles chez
nous ! Les autres opus se font difficiles à trouver, à moins de s’offrir
le coffret zone 1.




Mad Zombies



Canada  
Note : 2/5


The Mad Elephant 2007 John Kalangis, avec Billy Zane, Maggie Castle, Shauna MacDonald…



Jason,
son épouse, sa fille et son ami n’auraient jamais dû s’arrêter manger dans
cette petite ville si pittoresque. Pas quand la viande de vaches contaminées
transforme sa population en zombies agressifs…

Au moins, Elephant a eu la bonne idée de vendre ce film comme une comédie
fantastique et non un film d’horreur, contrairement à outre-atlantique :
les zombies ne sont jamais vraiment effrayants et les quelques scènes horrifiques
sont traitées pour leur potentiel comique. Au moins, le réalisateur prend le temps
d’installer les personnages, avec un Zane très drôle, avant d’envoyer la sauce,
et au moins, ce film court et ramassé a assez de rythme pour tenir jusqu’au
bout. Par contre, après des « Dead and Breakfast » et autres, il n’y
a là rien que du balisé… Un film qui se regarde un sourire au coin des lèvres
et s’oublie aussitôt. C’est déjà ça…




Mafia Blues 2 : La rechute



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Analyse that Warner 2002 Harold Ramis, avec Robert De Niro, Billy Crystal, Lisa Kudrow, Joe Viterelli…



On cherche à tuer Paul Vitti à Sing Sing ! Une seule façon pour lui de sortir
de prison : jouer les fous. C'est ainsi qu'il est confié à Ben Sobel, qui se
remet mal du décès de son père. Tout en cherchant à trouver qui veut sa peau,
Vitti tente sincèrement de se réinsérer, ce qui n'ira pas sans mal. Mais le FBI
n'est pas dupe et le suit de près…

Une suite qui est loin d'avoir eu le succès de son prédécesseur. Dommage, car
le duo Crystal/De Niro fonctionne toujours aussi bien, le film est dynamique
(pour 92mn, il s'en passe des choses…) et le scénario est à la hauteur, malgré
un rajout de gags en dessous de la ceinture qui ne font pas tous mouche. Si l'effet
de surprise ne joue plus, l'ensemble est effectivement drôle et remplit sa
fonction sans prétention aucune. Franchement, c'est déjà beaucoup…




Mafia Parano



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Gun Shy TF1 2000 Eric Blakeney, avec Liam Neeson, Oliver Platt, Sandra Bullock, Mitch Pileggi…



Traumatisé par la fin tragique de sa dernière affaire, qui lui valut une balle
dans le ventre, le policier Charlie veut raccrocher. Mais ses supérieurs
l'envoient coincer Fulvio Nesstra, un gangster psychopathe… qui, il s'en
apercevra bien vite, rêve lui aussi de tout quitter !

Curieux film à tout petit budget (10 millions de dollars) qui n'a de comédie
que le nom, quoi que proclame la jaquette, puisque pas vraiment drôle, à moins
qu'un lavement en direct fasse encore rire… Le thème n'est pas neuf, le traitement
non plus, même si l'idée d'un gangster détestant son mode de vie est
intéressant. Les acteurs sont bons, mais décalés par rapport au ton général du
film qui n'arrive jamais à trouver son équilibre. Une curiosité qui n'a fait
qu'une apparition météorique sur les écrans… Sandra Bullock, productrice du
film, n’a qu’un petit rôle.




Malavita



Etats-Unis d'Amérique   France  
Note : 2/5


111mn Europacorp 2013 Luc Besson, avec Robert De Niro, Michelle Pfeiffer, Diana Agron, John D’Leo, Tommy Lee Jones…



Sous programme de protection des témoins, la famille Manzoni doit déménager à
nouveau lorsque le caïd mafieux qui les recherche se rapproche d’eux. Cette
fois, ils s’installent dans un petit village de Normandie…

S’il n’y avait « La boîte noire », on croirait que les adaptations
des romans de Tonino Benacquista, certainement un de nos meilleurs écrivains,
sont maudites… Il faut dire que « Malavita » était loin d’être son
meilleur, et là, on a l’impression d’un film en guerre avec lui-même : il
est intéressant de fracasser les attentes du spectateur, et là où on s’attend à
ce que De Niro soit un patriarche isolé, on nous montre vite que toute la
famille est dysfonctionnelle : la fille n’a rien de plus pressé que casser
la figure à ses camarades d’école, le fils est de tous les rackets et la mère…
Eh bien, Pfeiffer offre une performance qui transcende le matériau. L’ennui,
c’est que la violence est traitée comme l’élément comique majeur et que, malgré
ça, on est censé suivre le film et se ranger du côté de la famille (le fait
qu’ils soient soudés, fut-ce dans la psychopathie, doit suffir à emporter
l’adhésion.) Quant à la vision de cette campagne normande ou tout le monde
parle anglais, il semble fait pour faire rire les américains avec tous les
clichés du dictionnaire, aux limites du mépris, ce qui fait que la
confrontation prévue entre deux modes de vie tourne vite court… Certes, De Niro
a joué tant de rôles comme celui-ci qu’il peut se mettre en roue libre, et un
clin d’œil aux « Affranchis » est appuyé au point de faire sortir du
film en nous rappelant qu’on regarde un acteur, mais il rend parfaitement la
conflit de cet homme obligé à être ce qu’il n’est pas. Mais il semblerait que
Besson se soit contenté de l’accessoire sans trop s’attarder sur ce qu’il
pouvait y avoir d’un tant soit peu profond jusqu’à un finale trépidant et prévisible.
Ça se regarde, mais s’oublie aussitôt…




Marie-Chantal contre Dr. Kha



France   Espagne   Italie   Maroc  
Note : 1/5


Glowria 1965 Claude Chabrol, avec Marie Laforêt, Francisco Rabal, Serge Reggiani, Stéphane Audran, Akim Tamiroff, Roger Hanin…



Un
agent secret confie à Marie-Chantal Froidevaux de Chatenets, une jeune excentrique
voyageant avec son cousin, un bijou, la Panthère Bleue, qu’il a dérobé à l’homme
qu’il vient d’assassiner. Lorsque ledit agent est tué à son tour, toutes sortes
d’espions recherchent le tigre…

Un des films « commerciaux » du créateur de la Nouvelle vague passé
au cinoche popu comme la série des « Tigre ». Tout ceci est aussi
daté que le genre espionnage ou le personnage de Jacques Chazot (qui ?)
qu’il adapte, archétype de la parisienne snobinarde des années 60. Mais comme
souvent, le charme passe par le décalage qu’impose Chabrol : pas de bel
espion à matricule fantaisiste, mais une « folle » qui se qualifie
ainsi réussissant par chance ou de par son caractère imprévisible face à des
caricatures (les espions père et fils dont ce dernier est le cerveau du duo…),
le tout en forme de clin d’œil à « L’homme qui en savait trop ». Mais
les dialogues savoureux et l’interprétation peinent à cacher la molesse typique
de l’espionnage de papa, le tout est bien trop long et la fin ouverte un rien
frustrante. L’ensemble est à réserver aux fans du grand Chabrol, pour qui le
meilleur restait à venir, et aux amateurs de curiosas…




Mariées, mais pas trop



France   Belgique  
Note : 3/5


Paramount 2003 Catherine Corsini, avec Jane Birkin, Emilie Duquenne, Pierre Richard, Clovis Cornillac, Jérémie Elkaïm…



Renée est une croqueuse de maris plutôt intéressée par leur héritage !
Elle vient d’enterrer le dernier — et d’empocher la police d’assurance — lorsque
débarque sa petite fille Laurence, venue lui annoncer la mort de sa mère à
elle. Renée se retrouve avec une fille godiche au cœur d’artichaut… Or un agent
de la compagnie d’assurances tourne autour de Renée et espère se servir de
Laurence pour la coincer…

Un thème pas fondamentalement neuf, mais traité avec une énergie et une bonne
humeur communicative. Avec un tel casting, on peut difficilement se tromper,
mais le scénario ménage des rebondissements constants à un rythme effréné, le
tout sous les couleurs de la Méditerranée. Inutile de préciser que le tout est
d’une amoralité réjouissante… Rien d’extraordinaire, mais un bon petit film qui
fait passer un bon moment. Ce qui est une réussite en soi…




Mars à table



Canada  
Note : 3/5


Top of the Food Chain Film Office 1999 John Paizs, avec Campbell Scott, Hardy T. Lineham, Fiona Loewi…



Un savant atomiste égaré dans la petite ville d’Exceptionnal Vista se retrouve
face à une invasion extraterrestres pour qui l’humain est un mets de choix…

Curieux film, dont on s’étonne qu’il ait pu trouver un distributeur en
salles ! Il s’agit d’une de ces parodies de film des années 50, comme
« Fido » ou surtout « Psycho Beach Party » (qui pourrait
être du même réalisateur), avec un scénario simpliste, qui tient plus sur un
humour légèrement décalé (certains dialogues sont très bien vus) et des
situations loufoques, nettement influencées par David Lynch, que de la grosse
farce. Inutile de dire que par définition, cela ne peut être du goût de tous,
mais avec la bonne disposition d’esprit, ce tout petit budget devient vite
jouissif, Scott jouant le scientifique sûr de lui avec une conviction digne
d’éloge. Seule la fin est un poil décevante. Une curiosité à (re)découvrir.




Mauvais genre



France   Espagne  
Note : 0/5


Pathé 2003 Patrick Alexandrin, avec Thierry Lhermitte, Maria Pacôme, Ophélie Winter, Clémentine Célarié, Michel Muller…



Simon Variot est un raté, Vincent Porel un architecte à succès. Quel rapport,
sinon que Porel a volé un projet de musée à Variot ! Pire encore, Porel
renverse Variot qui meurt au moment même où sa femme accouche. Résultat, Variot
est réincarné dans le corps de Porel fils ! Il décide alors de lui pourrir
la vie…

Encore de la comédie vulgos pour assurer les beaux jours du prime-time
télévisuel, mollement pompé sur les deux « Allo maman ici bébé »,
avec le casting qu’il faut pour booster l’audimat. La mentalité générale est
assez teigneuse, bourrée de personnages déplaisants et égoïstes sans vraiment
assumer sa méchanceté, avec les gags scatos à la mode pour rallonger le
métrage. La fin est assez prévisible. Beurk.




Maverick



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 4/5


127mn Warner 1994 Richard Donner, avec Mel Gibson, Jodie Foster, James Garner, Graham Greene, Alfred Molina, James Coburn…



Brett Maverick est un jouer de poker dont l’ambition est de participer au grand
tournoi annuel ; mais pour cela, il lui faut amasser 25 000 dollars… En chemin,
sa route croise celle d’Annabelle, joueuse et voleuse, et de Zane Cooper, un
homme de loi. Or ceux-ci se retrouvent obligés de voyager ensemble…

Western ou comédie ? En tout cas un remarquable film d’aventures humoristique
aux rebondissements incessants et, surtout, excessivement drôle, peut-être la meilleure
collaboration Gibson/Donner (Les « L’arme fatale »,
« Complots »). Le ton léger permet toutes les extravagances et
culmine lors de la rencontre entre Gibson et Graham Greene, “L’indien
d’Hollywood”, en chef de tribu malchanceux. Tous les clichés du Western sont
présents et en même temps traités avec respect et humour. L’interprétation est
sensationnelle, Gibson est parfait et Jodie Foster pétillante et inattendue.
Tout le monde semble s’être bien amusé à tourner ce film enjoué qui souffre
juste d’un final un tantinet longuet. Une réussite indiscutable un peu oubliée,
bien que le film ait remporté un joli succès en salles.




Mélodie meurtrière



Italie  
Note : 3/5


114mn Giallo Napoletano Fox 1979 Sergio Corbucci, avec Marcello Mastroianni, Ornella Muti, Michel Piccoli, Renato Pozzetto, Zeudi Araya, Capucine…



Raffaele Capece, un musicien des rues boîteux, vivote en tentant d’éponger les
dettes de son père irresponsable. Un beau jour, on lui commandite de jouer une
sérénade en pleine nuit, sous une fenêtre. Mais des coups de feu et la chute
d’un corps interrompent la musique ! Intervient un chef d’orchestre réputé, des
truands, un inspecteur de police débile et deux énigmatiques beautés qui
s’ingénieront à mener la vie dure au pauvre Rafe…

Un étonnant mélange entre le giallo, le thriller à l’Italienne, et la comédie
qui réussit à rester cohérent malgré tous ces éléments disparates. Bien sûr,
Sergio Corbucci se repose en bonne partie sur l’abattage de Marcello
Mastroianni et d’un casting éblouissant, mais l’intrigue se dénoue de façon
satisfaisante pour l’amateur de polar. La truculence de la comédie italienne
est bien là, mais, malgré la présence de Renato Pozzetto (Un comique de
troisième ordre), on évite la débilité triomphante de certaines séries Z
décérébrées de l’époque. Bref, un joli petit film léger et enjoué qui n’a pas
tant vieilli que ça et offre un spectacle de qualité. Souvent télévisé, aussi
diffusé chez Cocktail Vidéo sous le titre aberrant de « La belle, le
boîteux et le gangster » (!). Pas de DVD en vue…




Men at work



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


MGM 1990 Emilio Estevez, avec Emilio Estevez, Charlie Sheen, Keith David, Leslie Hope…



James et Carl sont éboueurs en attendant d'ouvrir un magasin de surf. Mais vu
leur facéties, on leur confie un ange gardien, un ancien du Vietnam teigneux.
Entre-temps, un industriel cache des fûts de produits toxiques avec la
complicité d'un homme politique, mais celui-ci a des remords et enregistre
leurs dialogues pour le dénoncer. Il est assassiné, et James et Carl sont
témoins involontaires — et se retrouvent avec le cadavre sur les bras…

Une comédie poussive précurseure des duos de "bras cassés", mais au
scénario particulièrement éculé, avec des ramifications inutiles (deux
collègues tentant de leur rendre la monnaie de leur pièce pourraient être
coupés du montage final sans problèmes) et un final à peine digne d'un épisode
de Scoubidou, plus un certain ton teigneux pas forcément sympathique. Les deux
frangins Sheen et Estevez se sont peut-être amusés à jouer de leur (brève)
célébrité du début des années 90, jusqu’à ce qu’Estevez se veuille réalisateur,
mais ont aussi coulé leurs carrières respectives. Bof et triple bof…




Men in Black 3



Etats-Unis d'Amérique   Emirats Arabes Unis  
Note : 3/5


Columbia Tristar 2012 Barry Sonenfeld, avec Will Smith, Tommy Lee Jones, Josh Brolin, Jemaine Clement, Emma Thompson, Michael Stuhlbarg…



Boris « l’animal », un dangereux criminel extraterrestre, s’échappe
de sa prison lunaire. Or il a un compte à régler avec K, qui l’a arrêté…
Lorsqu’il remonte le temps pour tuer K, ouvrant la porte à une invasion
extraterrestre, à J de remonter le temps pour sauver K…

Un projet dix ans après un décevant deuxième opus qui ressemble à une tentative
désespérée de faire cracher une vieille franchise, maintenant que le public ne
veut surtout pas quoi que ce soit d’innovant… Mais la présence d’Etan Coen au
scénario donnait un peu d’espoir. Bien justifié : après un prologue assez
jouissif introduisant un méchant à la hauteur, le film semblait tomber dans la
routine, offrant au spectateur ce qu’il veut (deux acteurs et des monstres
pittoresque)… Pour décoller avec la disparition de Tommy Lee Jones. A partir de
là, les idées fusent sans l’ombre d’un temps mort, les gags ne sont jamais
étirés et Smith, qu’on n’avait pas revu à l’écran depuis trois ans et demie,
est en pleine forme. On a l’impression que le scénario malin (rareté dans une
Hollywooderie actuelle) veut mettre ce que le spectateur s’attend à voir — oui,
un personnage célèbre du passé n’est pas ce qu’il prétend, mais on ne s’étend
pas dessus — tout en refusant de traire les situations : la courte durée
du film doit y être pour beaucoup. Brolin est excellent dans un rôle pas
évident, et comme souvent, l’addition d’un personnage secondaire savoureux
(excellent Stuhlbar, transfuge de « A serious man ») aère l’intrigue.
Et si on a l’habituel finale ultra-spectaculaire un peu couru, on nous rajoute
un coda plutôt émouvant, expliquant certains dialogues apparemment inutiles du
début. La réalisation de Sonenfeld est rigoureusement à l’ancienne, sans
afféteries inutiles. Résultat, cette énorme production de 225 millions de
dollars a parfois l’esprit d’une série B ! Ce n’est pas du grand cinéma,
mais au moins, ce film de pure distraction remplit son contrat, ce qui est déjà
beaucoup de nos jours. S’il n’a pas réédité l’énorme carton du premier, il a
suffisamment marché pour mettre en projet un 4…




Menteur menteur



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Liar liar Universal 1997 Tom Shadyacs, avec Jim Carrey, Maura Tierney, Jennifer Tilly, Car Elwes…



Fletcher Reede est avocat et menteur pathologique… Lorsqu’il rate son
anniversaire, son fils Max souhaite qu’il ne puisse plus mentir 24 heures
durant. Condamné à dire la vérité, Reede se retrouve en situation difficile,
notamment au tribunal où il doit défendre une divorcée agressive…

Après l’échec injustifié de « Disjoncté », Carrey se redonne une
crédibilité dans la comédie dite familiale, donc moins vulgaire et moins
mégalomane, même si les amateurs auront leur quota de grimaces — mais avec un
brin d’autocritique que je vous laisse découvrir. Le scénario est d’un
clacissisme effrené et la morale pro-familiale habituelle mais on reste
heureusement loin des pitreries d’Ace Ventura… Une comédie aux chromes un peu
rouillées donc et à la fin rose bonbon très prévisible. Jim Carrey a refusé le
rôle de Dr Evil dans le premier « Austin Power » pour jouer ce rôle.




Mes doubles, ma femme et moi



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


117mn Multiplicity Gaumont Columbia Tristar 1996 Harold Ramis, avec Michael Keaton, Andie McDowell, Harris Yulin, Richard Masur…



Doug Kinney, entrepreneur en bâtiment, voit son travail doubler du jour au
lendemain et n’a plus un instant pour sa famille. Un scientifique lui propose de
créer un clone de lui-même. L’arrangement semble fonctionner, mais Doug 1 et 2
ont quelques problèmes de coordination. Un numéro 3  ne fait que compliquer la situation…

Une comédie ”classique” sur une idée des plus actuelles ! Cette fois-ci, le
thème des jumeaux est démultiplié avec tout ce qu’on peut imaginer de quiproquos
; quant au problème du personnage de Keaton, on peut s’y identifier facilement.
La technique de l’époque permet d’insérer jusqu’à quatre Keaton dans l’image
sans raccord et, plus fort encore, l’acteur parvient à insuffler une véritable
personnalité aux différents personnages incarnés. L’ensemble est drôle, bien
troussé, presque familial malgré quelques allusions (quoique, on en a vu
d’autres…), allègre et donc indispensable aux amateurs de bonnes comédies.




Meteor Man



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


The Meteor Man MGM/UA 1993 Robert Townsend, avec Robert Townsend, James Earl Jones, Marla Gibbs, Bill Cosby…



Jefferson Reed est un petit prof débonnaire officiant dans le ghetto. Un jour,
il est touché par un météore et se découvre des super-pouvoirs… Lorsqu'il les
utilise — à son corps défendant — pour empêcher un gang d'abattre son père, il
devient le héros du quartier. Sa mère fait donc de lui un super-héros (malgré
lui)…

Décidément, les super-héros noirs n'ont pas la cote, car ce pastiche de
Superman s'est royalement planté. Il n'est pourtant pas mauvais et même plutôt
sympathique, notamment grâce à une interprétation réussie — Townsend étant
d'une sobriété remarquable — mais l'ensemble arbore des problèmes graves d'une
façon un peu trop gentillette pour convaincre : peut-être est-ce du au
nombre de réécriteurs du scénario ? Du coup, on a parfois l'impression
d'un pilote de sitcom façon "Lois & Clark"… A voir néanmoins d'un
œil distrait, d'autant que la duplication, en scope, est très bonne. Pas de dévédé
en vue par contre, ou en import zone 1…




Mickey les yeux bleus



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Mickey blue eyes Warner 1999 Kelly Makin, avec Hugh Grant, James Caan, Janne Tripplehorn, Burt Young, James Fox, Maddie Corman, Joe Vitterelli, Vincent Pastore…



Commissaire-priseur, Michael Felgate est prêt à épouser Gina Vitale. Il ignore
que celle-ci est la fille d’un gangster notoire… Michael est prêt à oublier
cette hérédité, mais celle-ci ne va pas sans quelques contreparties…
Une comédie de pure routine, sans doute liée à la
popularité d’Hugh Grant, alors au faîte de sa gloire et jouant son éternel rôle
de British plus ou moins coincé embringué dans des tropes de comédie
romantique. Avec une bonne partie du casting des « Sopranos » à
l’affiche, on se doute, à raison, que tous les clichés sur les maffiosi sont
là… Et l’ensemble ne cherche guère à être crédible, d’où des retournements
finaux cousus de fil blanc, d’autant que vu le ton du film, dépourvu de toute
tension (qui traite la mort accidentelle d’un truand comme un simple MacGuffin
vite oublié), un happy-end sans surprises est garanti. Quelques situations
rigolotes tranchent sur des gags à base de quiproquos digne d’une médiocre
pièce de boulevard. Ça peut se regarder un soir de grande fatigue
intellectuelle, mais on est loin d’un « Mafia blues 




Midnight Run



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 5/5


126mn Universal 1988 Martin Brest, avec Robert De Niro, Charles Grodin, Yaphet Kotto, Dennis Farina, Joe Pantoliano, Jon Ashton…



Jack Walsh est un ex-flic devenu chasseur de primes pour le compte d’Eddie
Moscone, un opérateur véreux. Celui-ci lui propose un coup en pratique
facile : récupérer Jonathan « Duke » Mardukas, un comptable qui
a escroqué Jimmy Serano, un caïd de la mafia, pour donner son argent à des
œuvres de charité. Il n’a aucun mal à le retrouver, mais Serano envoie ses
hommes pour tuer Duke. Jack se fait également doubler par Moscone qui lui
envoie un chasseur de primes concurrent…

Là où « Le flic de Beverly Hills », également de Martin Brest,
fonctionnait par les interactions entre les personnages sur un scénario
quasi-inexistant, ce jouissif effort peut se reposer sur un scénario qui,
certes, relève de la formule (deux personnages antagonistes pris dans une
course-poursuite) mais arrive à la transcender : l’ensemble est limpide,
dosant parfaitement l’humour, un côté dur à cuire et un travail remarquable sur
les personnages. Que dire de l’interprétation ? De Niro n’avait encore
joué que dans une comédie (le mal-né « La valse des pantins ») et
réussit à être drôle sans effort ni quoi que ce soit de forcé (les réactions de
son personnage sont toujours crédibles), et il est miraculeux que Grodin, dans
une de ses rares tête d’affiche, réussisse à être à la hauteur, campant un
personnage qui, du lourdaud névrosé classique, montre peu à peu un pertsonnage
rusé, intelligent et plus complexe qu’il en a l’air. Vu que nombre de scènes
mémorables, avec des dialogues parfois dignes du meilleur Audiard, sont
improvisées, on se doute que l’alchimie essentielle était là… Les autres
personnages sont fonctionnels mais tiennent leur rôle et, vu le nombre de protagoniste,
la facilité avec laquelle on passe d’une scène à l’autre est miraculeuse ;
et il n’y a pas de violence excessive nuisant à l’aspect comique. . On pourra
dire qu’une ou deux grosses scènes d’action, dont l’une impliquant un hélico,
viennent d’un autre film et une ou deux ficelle un peu grosse (comme il est
facile d’obtenir un numéro de carte bleue !), mais vingt ans après, il est
miraculeux de constater que le film n’a pas perdu de son pouvoir. Une petite
merveille.




Millions



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 4/5


Pathé 2004 Danny Boyle, avec Alex Etel, Lewis McGibbon, James Nesbitt, Daisy Donovan…



Alors que l’Angleterre se prépare à passer à l’euro, deux enfants de
Manchester, Damian et Anthony, voient tomber du ciel un sac rempli d’argent.
Comment tout dépenser en quelques jours, si possible à bon escient ? Mais
le propriétaire du magot est à sa recherche…

Décidément, Danny Boyle n’est jamais là où il l’attend, puisque le voilà qui se
réapproprie le conte de fées ! De façon littérale d’ailleurs, puisque
comme tous les contes, celui-ci a son aspect sombre : les enfants sont
sous le choc de la mort de leur mère (ce qu’exploite cyniquement Anthony pour tout
justifier), leur père est meurtri et solitaire et leur nouvelle communauté
« idyllique » l’est beaucoup moins (un policier vient gaiment
annoncer aux propriétaires qu’ils ont de fortes chances d’être cambriolés…)
Rien d’étonnant à ce que le film se passe dans le monde de Damian (On pense à
Amélie Poulain — et la novelisation, écrite par le scénariste, est à la
première personne)), un univers coloré où il se passionne pour les saints comme
d’autres pour les footballeurs et dialogue avec eux ! Le thème du paquet
d’argent tombé du ciel n’est pas nouveau, et la traditionnelle morale finale
semble rajoutée, mais le film prend soin d’explorer toute sorte de thèmes assez
graves, toujours en se jouant et à travers une série de situations cocasses. On
peut aussi ergoter sur l’aspect monolithique des deux frères – d’un côté le
rêveur, de l’autre le pragmatique – mais quoi qu’il en soit, Boyle signe un
vrai film familial que tous peuvent apprécier et certainement un des meilleurs
films de 2004. Dommage que, malgré un gros succès critique, le public n’a pas
suivi. Parfois, il y a de quoi désespérer…




Minoes



Pays-Bas  
Note : 2/5


Seven7 2001 Vincent Bal, avec Carice van Houten, Theo Maassen, Sarah Bannier…



La jeune chatte Minoes se retrouve subitement transformée en jeune femme !
Elle est recueillie par Tibbe, un jeune journaliste qu’elle alimente et scoops…
Transmis par ses amis félins ! Ils vont se heurter au plus grand pollueur
industriel de la ville…

Une comédie familiale poids léger dont l’origine est la principale originalité.
Heureusement, les deux acteurs principaux ont assez d’énergie pour leurs rôles
et Carice Van Houten ferait presque croire qu’elle a effectivement été féline
dans une vie antérieure ! Par contre, le « méchant » est on ne
peut plus générique. Peut faire passer agréablement un après-midi de pluie… Par
contre, il n’y a qu’une vf, assez correcte.




Miss Détective



Etats-Unis d'Amérique   Australie  
Note : 0/5


Miss Congeniality Warner 2001 Donald Petrie, avec Sandra Bullock, Benjamin Bratt, Michael Caine, William Shatner, Candice Bergen, Ernie Hudson…



Gracie Hart travaille pour le FBI et traque la mafia Russe. Or, lors d'une
arrestation, suite à sa désobéissance, un agent est blessé… Mais son service
affronte le Citoyen, un terroriste qui envoie des lettres en forme d'énigmes
expliquant à l'avance ses crimes. Son dernier indice indique qu'il va frapper
lors du concours de Miss USA, dans 48 heures. Seule solution : envoyer Gracie
infiltrer le concours. Elle doit donc subir une formation accélérée auprès d'un
consultant excentrique…

Une comédie plus que convenue et particulièrement hypocrite dans son souci de
n'égratigner personne. Le personnage de Sandra Bullock n'a aucune consistance,
tantôt abominablement vulgaire, tantôt "attachante" (Ou se voulant
telle.), et le tout reste bancal. Malgré quelques bons acteurs égarés, un
ratage intégral.




Miss FBI, divinement armée



Etats-Unis d'Amérique   Australie  
Note : 0/5


115mn Miss Congeniality 2 : Armed and fabulous Warner 2005 John Pasquin, avec Sandra Bullock, Regina King, Ernie Hudson, William Shatner, Treat Williams…



Gracie Hart est choisie comme icône du FBI et profite de sa célébrité nouvelle
pour promouvoir son livre. Mais lorsque la « miss » Cheryl est
enlevée, Gracie reprend du service…

L’original de 2000 était un ratage, mais a rapporté, faut-il croire. Voici une
suite qu’on ne peut qualifier d’inférieure tant le matériau de base était
pourri. Le personnage de Bullock est toujours aussi creux et l’apparition d’une
femme-flic noire et teigneuse ne fait qu’enfoncer le clou du cliché. Quant à
l’histoire, on ne fait pas plus prévisible et, à 115mn, interminable. A
fuir !




Miss Genetic



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Love Potion N°9 Hollywood 1992 Dale Launer, avec Tate Donovan, Sandra Bullock, Dale Midkiff, Mary Mara, Anne Bancroft…



Le
biologiste Paul Matthews est malheureux en amour… jusqu’au jour où une gitane
lui donne une potion qui le rendra irrésistible. Mais sa collègue Diane Farrow
s’en sert également pour des résultats imprévisibles…

Un
des premiers films de Bullock, celui-ci ne trouve rien mieux qu’adapter
verbatim une vieille chanson soul des Clovers… Pour en faire une comédie
romantique des plus générique. On sait à peu près dès le départ comment le tout
va se terminer, ce qui rend les nombreuses circonvolutions du scénario un rien superflues.
Le DVD de supermarché ne comprend qu’une vf, mais au moins, elle est correcte.
A réserver aux fans de Bullock, qui sait déjà faire usage de son charisme bien
particulier (même si elle le gâcha souvent dans de sombres navets…) Aussi connu
sous les titres (TV ?) de « Miss Potion » et « Miss cobaye ».




Mission Croco



Australie   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


The Crocodile Hunter : Collision Course MGM 2002 John Stainton, avec Steve Irwin, Terri Irwin, Magda Szubanki…



Lorsqu’un satellite explose en orbite, un précieux composant retombe sur Terre,
en l’occurrence en pleine cambrousse australienne où il est avalé par un
crocodile. Les agents envoyés pour le récupérer vont devoir affronter une
fermière dure à cuire… Mais aussi Steve Irwin, naturaliste chasseur de
crocodiles qui entend bien mettre leur cible dans un habitat plus conforme — et
les prend pour des braconniers…

Une expérience ultime de mêler réalité et fiction : Steve Irwin est naturaliste
de père en fils, puisque propriétaire du zoo familial, tenant effectivement un
reality-show du Discovery Channel sur la préservation de la nature. Ce qui veut
dire que l’action principale, à peine digne des pires Jacky Chan récent — mais
où on retrouve avec plaisir l’hilarante Magda Szubanki, l’inoubliable Mme
Hoggett des deux « Babe » qui justifie à elle seule une vision — est
coupée par des extraits de scènes montrant Steve plongeant à côté de
crocodiles, manipulant serpent ou araignées venimeuses, etc., tout en donnant
un cours d’histoire naturelle in vivo (les scènes n’étaient pas scriptées, veut
la légende) Les deux lignes ne se rencontrent qu’après une heure de film !
Résultat, s’il est fascinant de voir les interactions réelles (malgré quelques
sacrifices à la technique cinématographiques) entre Steve et son épouse à la
scène comme à la ville et des animaux dangereux dans leur milieu naturel, le
mélange prend particulièrement mal… Personnage à la fois culte et controversé
en Australie (on l’accusa de caricaturer les australiens pour faire rire les
américains, d’autres postulant que sa personnalité médiatique n’était pour lui
qu’un moyen de faire passer son message), Irwin ne survécut pas à sa passion,
puisqu’il mourut en plein tournage d’une piqûre de raie. Repose en paix… Les
documents montrent les coulisses des scènes les plus dangereuses.




Mister Cool



Hong-Kong  
Note : 3/5


Yatgo ho yan Seven7 1997 Samo Hung, avec Jackie Chan, Richard Norton, Gabrielle Fitzpatrick, Miki Lee…



La journaliste Diana détient des documents compromettants : une transaction menée
par la bande du truand Giancarlo. Un cuisinier de renom, Jackie, prend sa
défense. Jackie croit en avoir terminé, mais Giancarlo est persuadé qu'il
détient la cassette…

Un Chan tourné en Australie (où réside sa famille) et marquant ses
retrouvailles avec le "grand frère" Samo Hung, qui fait une brève
apparition. On n'innove guère sur la formule Chan, mélange de cascades et
d'humour avec une emphase sur ce dernier, mais Hung emballe le tout avec un
mélange d'énergie et de bonne humeur toujours aussi roboratif. Les cascades
sont toujours à la hauteur, même si le scénario s’égare un brin, et la façon
dont l’histoire passe plus par la gestuelle que les mots (une scène avec deux
revolvers, un vide et un chargé, est magistrale) passe mieux que jamais. Les amateurs,
à défaut d'être surpris, ne seront pas déçus…




Moi, Arthur, 12 ans, chasseur de dragons



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Adventures of a teenage dragon slayer Sony 2010 Andrew Lauer, avec Hunter Allan, Abigail Victor, Ryan Bradley Norris, Lea Thompson, Eric Lutes, Wendie Malick…



Arthur, Tim et Natalie, soit « les chevaliers de la table carrée »,
n’aiment rien tant que se promener dans les égoûts à la recherche de monstres.
Jusqu’au jour où, poursuivi par des brutes, Arthur tombe sur un troll vivant
sous terre. Il semblerait que les cartes de leur jeu de fantasy préféré aient
un fonds de vérité…

Quelqu’un s’est un jour aperçu de l’existence des jeux de plateau histoire de
changer des jeux vidéos… Mais bien sûr, on ressort la même soupe à travers un
scénario languissant qui semble être un traitement des années 60 oublié dans un
tiroir et ressorti de nos jours avec un vague toilettage. Les adultes sont tous
des personnages-clichés, de la mère célibataire (ne cherchez pas, il n’y en a
plus d’autre) au concepteur de jeux de plateau évidemment ringard. La vision de
l’école évoque fortement « Buffy » et l’ensemble échoue à créer un
semblant de magie, même à travers l’usage des potions : le troll
anthropomorphique n’est jamais qu’un comparse en costume et lorsqu’un dragon
daigne intervenir, il n’est ni impressionnant ni effrayant, n’étant qu’un CGI
repiqué au Syfy Channel. Et malgré le nombre de choses qui se passe, l’ensemble
réussit à être désespérément mou et noyé sous une bande son « rock »
tonitruante. On passera sur l’apologie de comportements irresponsables comme de
conduire une voiture à 12 ans parce qu’on a appris sur des jeux vidéo… La vf
approximative achève le tout. De nos jours, mêmes les enfants ont des goûts
plus sophistiqués que ça…




Mon voisin le tueur



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 3/5


The Whole Nine Yard Warner 2000 Jonathan Lynn, avec Bruce Willis, Matthew Perry, Rosanna Arquette, Michael Clarke Duncan, Natasha Henstridge, Amanda Peet, Kevin Pollak…



Nicholas « Oz » Oseransky est un jeune dentiste de Montréal tentant
de survivre et de supporter sa femme Sophie, qui veut divorcer. Jusqu’au jour
où un nouveau voisin s’installe à côté… Un voisin qu’il identifie comme Jimmy
« La Tulipe » Tudeski, un tueur à gages recherché ! Sophie
convainc Oz d’aller trouver Janni Gogolak, le caïd de Chicago qui a mis à prix
la tête de Jimmy. Entre-temps, Sophie se rapproche de Jimmy dans l’espoir qu’il
la débarrasse d’Oz. Or l’assistante et confidente d’Oz, Jill, entre dans
l’équation : elle admire Jimmy et rêve de devenir tueuse à gages !

.
Un petit film sans grand budget (25 millions de dollars) qui a fait un
véritable tabac. Les comédies policières ne manquent pas, mais celle-ci dispose
de ce qui fait défaut à la plupart d’entre elles : un vrai scénario
suivant les canons de la comédie américaine classique, sans trous de logique et
avec des personnages correctement dessinés. C’est ce respect du genre qui fait
la différence : la mise en scène est compétente, sans plus, et
l’interprétation est du niveau qu’on peut en attendre vu le casting, avec un
accessit pour l’enthousiasme d’Amanda Peet qui a droit à une scène d’anthologie
pour les érotomanes de tout poil. Rien qui révolutionnera le genre, mais un
solide film tout de même.




Mon voisin le tueur 2



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


The Whole Ten Yard Warner 2004 Howard Deutsch, avec Bruce Willis, Matthew Perry, Amanda Peet, Natasha Henstridge…



Jimmy « la
Tulipe » Tudeski se la coule douce au Mexique sous sa fausse identité
pendant que Jill, devenue son épouse, tente de perpétuer la tradition. Mais que
ses clients aient le don de mourir accidentellement tandis que Jimmy se
transforme en homme au foyer irrite Jimmy… De son côté, Oz vit dans la paranoïa
auprès de son épouse Cynthia, l’ex de Jimmy. C’est alors que le caïd Lazlo
Gogolak sort de prison… Il n’est autre que le père de Janni Gogolak, tué par
Jimmy !  Il refuse de croire
que Jimmy soit mort et enlève Cynthia pour faire parler Oz. Jimmy se voit bien
obligé de sortir de sa retraite…

Le syndrome des suites a
encore frappé ! Si le premier opus fonctionnait grâce à un scénario bien
huilé, ce second, pourtant écrit par le même scénariste, ne compte que sur ses
acteurs. Résultat, après la première demi-heure prometteuse, l’histoire tourne
à vide, les personnages n’ont pas grande logique, certains gags n’échappent pas
à la vulgarité et le vieux truc du « Tu as tué mon fils/frère/etc »
lasse vite, plus une « révélation » finale peu logique. Certains gags
font mouche et l’interprétation reste de bonne cuvée (quoique Willis en
pleurnichard soit un peu pénible) mais on reste tout de même dans le bas de
gamme. Dommage. Au tout début, la propre fille de Bruce Willis joue une scout.




Monkey Bone



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Fox/Pathé 2001 Henry Selick, avec Brendan Fraser, Bridget Fonda, Giancarlo Esposito, Rose McGowan…



Stu Miley est le dessinateur de Monkey Bone, une BD à succès et vit le parfait
amour avec Julie. Suite à un accident, il se retrouve dans le coma… Mais tombe
dans l'univers des rêves et des cauchemars, ou vit l'insupportable Monkey Bone
! Or sa sœur veut le "débrancher". Stu tentera tout pour retourner
dans son corps… Mais Monkey Bone réussit à s'en emparer !

Une comédie loufoque sortie diretement en vidéo… Et qui n'arrive pas à trouver
son rythme : le joyeux délire Burtonien de ce "Downtown" est trop
macabre, voire trop référentiel pour les enfants (Accessit à un clin d'œil à
Stephen King), et l'ensemble commence fort mais s'essoufle un peu ; quand à
Bridget Fonda, son rôle est sacrifié. Est-ce pour celà que cette extravagance à
75 millions de dollars (Mâtin !) a fait un bide ? En tout cas, c'est à voir, ne
serait-ce que pour Whoopi Goldberg interprétant la Mort en personne !




Mr et Mme Smith



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


120mn Mr. And Mrs. Smith M6 2005 Doug Liman, avec Brad Pitt, Angelina Jolie, Vince Vaugn, Adam Brody, Kerry Washington, Keith David, Chris Weitz…



Mr et Mme Smith font sans le savoir le même métier : tueurs à gage.
Jusqu’au jour où John Smith intervient dans la mission de Jane Smith !
Chacun reçoit l’ordre de tuer l’autre…

La folie des remakes, énième épisode (C’est « L’honneur des Prizzi »
qui s’y colle cette fois-ci)… Il est à prévoir que le simple couplage
Pitt/Jolie suffirait à rembourser la mise des 110 millions de dollars ( !)
de budget, mais Doug Liman (« La mémoire dans la peau ») donne
l’impression d’avoir voulu mettre un film autour, même si l’esthétique un brin
clinquante peut irriter. Mais le scénario est trop occupé à donner la part belle
à ses acteurs pour chercher autre chose que des scènes à faire. Les personnages
sonrt inexistants, la facilité avec laquelle ils acceptent de s’entretuer
relève du Deus ex Machina (On se demande bien pourquoi ils se sont mariés s’il
n’y a pas plus de sentiments entre eux) et le film s’enlise peu à peu dans la
bêtise. Et puis, rendre « cool » des tueurs froids et sans scrupules…
S’il est amusant de voir Angelina Jolie manier le bazooka, on eut préféré que
l’emballage soit un peu plus soigné… Une série TV est prévue. Logique.




Mr Mumble



Hong-Kong  
Note : 1/5


Meng bo AVA 1996 Chun Man Yuen, avec Michael Chow, Pauline Suen, Françoise Yip…



Ryô Saeba est un policier d’élite… Jusqu’au jour où son absence lors d’une
prise d’otage mène au désastre. Révoqué, il se fait privé et se retrouve vite
embauché pour retrouver la fille d’un caïd des triades…

Vague suite opportuniste du « Nikki Larson » avec Chan, cette version
fait plus potache et beaucoup plus fauchée. L’intrigue à la va comme je te
pousse est quasiment la même, mais sans les petits détails inventifs du
précédent et l’humour est répétitif. Une fois de plus, certaines scènes un peu
trop violentes détonent dans un produit bon enfant. Bof… Le dvd ne propose
qu’une vf médiocre et une vo non stf. Dieu sait pourquoi, la jaquette annonce
un film de plus de 140mn…




Mr Vampire



Hong-Kong  
Note : 4/5


Geung si sin sang HK/Metropolitan 1985 Ricky Lau, avec Lam Ching-yin, Ricky Hui, Chin Siu-ho, Moon Lee, Wong Siu-Fong…



Maître Gau et ses deux disciples suivent un prêtre contrôlant des vampires…
Selon ses instructions, on doit changer de sépulture un patriarche local, mais
Maître Gau découvre qu’il a maudit sa famille, laquelle a souffert de malchance
pendant vingt ans ! Or le corps risque de se transformer en vampire… De
son côté, en lamentant la mort prématurée de l’occupante d’une tombe voisine,
un disciple éveille son fantôme…

Pas le premier film a mêler fantastique et arts martiaux (on peut remonter au
nanaresque « Kung Fu Zombie »), ni comédie kung-fu et fantastique,
mais l’incroyable succès de ce film a cristallisé ce mélange, ici
particulièrement bien dosé, et figeant Lam Chin-ying dans son rôle d’exorciste,
qu’il exploitera jusqu’à sa mort prématurée d’un cancer à 44 ans ( !).
L’humour est basé sur le slapstick à la Jackie Chan, et donc pas toujours très
fin, mais bon enfant et certaines scènes comme celle de la prison exploitent
fort bien leur décor et les dons purement physiques des protagonistes. Il est vrai
que les rapports maître/disciples évoquent les « Il était une fois en
Chine » et le fantôme apparaissant dans des forêts contre-éclairées
« Histoire de fantôme chinois »… sauf que ce film les précède! Mais
surtout, loin d’une globalisation uniformisée, l’ensemble exploite à fond le
folklore chinois, des fameux vampires sautillants aux nombreux rituels taoistes
(lorsque Maître Gau, face à la tombe maudite, demande à certains protagonistes
de se retourner selon leur date de naissance !). Anathème pour les
etnocentristes, mais le vrai frisson de l’exotisme pour les amateurs ! Film-culte
mineur, celui-ci a remarquablement peu vieilli pour ses presques trente ans,
seuls quelques effets spéciaux faisant datés. Un précurseur à la vague hong
kongaise qui, alors que les films de genre étaient relégués dans les
double-programmes sous l’étiquette infâmante de « karaté », allait
changer la face du cinéma quelques années plus tard…




Mr Vampire et les démons de l’enfer



Hong-Kong  
Note : 3/5


Ling Huan xian cheng/Mr Vampire III HK+/Metropolitan 1987 Ricky Lau, avec Ching-Ying Lam, Richard Ng, Pauline Wang Yu-hian, Billy Lau, Fong Liu…



Maître Gau va devoir faire alliance avec Mao Ming, un charlatan aidé de deux
fantômes apprivoisés, pour affronter une bande de brigands menés par une
redoutable sorcière… Puis son spectre assoifé de vengeance !


Ce film pourrait être la vraie suite de « Mr Vampire » si on exclut
un deuxième opus mal né… Si les gyonshi, les vampires sauteurs, ne sont pas de la partie, Pauline Wang Yu-hian
(bien meilleure que dans « Le retour de M. Vampire ») campe une
sorcière assez effrayante — et contrairement au second, la partie horrifique
est bien présente — puis un spectre sorti tout droit de « Histoire de
fantômes chinois » ! Cette fois, l’action est de rigueur, les dons de
Lam bien employés et le tout est parfois d’une beauté formellle saisissante. Si
la surprise s’est effacée, voilà une vraie suite solide et haletante. C’est
après que les choses se gâteront à nouveau…




Mr. Magoo



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Walt Disney Vidéo 1997 Stanley Tong, avec Leslie Nielsen, Kelly Lynch, Ernie Hudson, Malcolm McDowell, Nick Chinlund, Jennifer Garner, Miguel Ferrer…



Mr Magoo est un riche excentrique à moitié aveugle… Lorsqu'il entre par
accident en possession d'un rubis volé et dans les rets d'une aventurière de
haut vol bien décidée à la récupérer, seul son bouledogue Angus et son neveu
Waldo pourront l'aider…

N'épiloguons pas sur le fait de confier cette comédie au maître de l'action
qu'est Stanley Tong ("Police Story 3")… Les films de feu Nielsen
s'enfoncaient peu à peu dans la redite et la nullité, et celui-ci ne fait pas
exception. On sera bien en peine de trouver quelques rires au milieu de ce
scénario réchauffé aux situations convenues, et Nielsen est assez agaçant dans
le rôle titre. Le DVD est si pauvre qu'il n'offre même pas de vostf, juste une
vo et une vf.




My name is Bruce



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


M6 2007 Bruce Campbell, avec Bruce Campbell, Grace Thorsen, Taylor Sharpe, Ted Raimi…



Lorsque des ados d’une ville perdue réveillent Guan Din, un démon asiatique
emprisonné dans une mine suite à un éboulement qui tua des centaines d’ouvriers
chinois, le survivant décide de demander l’aide de son idole, Bruce Campbell.
Mais celui-ci est un has-been relégué à jouer dans des séries Z… Lorsqu’il est
enlevé, Campbell croit à un canular monté par son agent…

Un projet difficile à juger en soi, qu’on peut voir comme une ultime entreprise
nombriliste multipliant les références, un pur projet commercial basé sur la
notoriété d’un acteur tête d’affiche ou une simple farce… Mais le résultat
donne une simple comédie horrifique parmi tant d’autres. Rien à voir avec la
débilité affligeante de « The man with the screaming brain » :
Campbell a l’air de bien s’amuser à jouer son personnage de has-been (ceertainement
un rôle de composition, Campbell étant tout sauf oublié et ayant vendu des
palettes entières de ses fausses biographies parodiques), mais si certains gags
référencés sont bien vus (un clin d’œil à « Brokeback mountain »),
l’aspect fantastico-horrifique est très léger et l’ensemble ne s’élève pas un
instant au-delà de la blague de potache. Pas la pire des blagues de potache,
mais une blague de potache tout de même… On est loin d’un « Galaxy
Quest », pas si éloigné dans l’idée, mais on peut y jeter un regard
curieux…




Nadia



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 3/5


Birthday Girl TF1 2001 Jez Butterworth, avec Nicole Kidman, Ben Chaplin, Vincent Cassel, Matthieu Kassovitz…



John, un employé de banque, est contraint à mettre une annonce sur le net via
un service matrimonial. Arrive Nadia, une belle Russe… Qui ne parle pas un mot
d'Anglais ! Les deux réussissent à cohabiter, jusqu'au jour où débarquent deux
Russes, des « amis » de Nadia… Coppmment John va-t-il en arriver à
cambrioler sa propre banque ?

Inutile d'en dire plus, le film ménageant plus d'un retournement. Ce petit
budget diffusé tardivement se base plus sur le réalisme et une narration fuide
et crédible que la violence ou les gros effets, et le réalisateur pose plutôt
un regard sympathique sur ses personnages. L'interprétation allèchante est de
tout premier ordre, et on n'en finit pas de se demander quel nouveau défi
Kidman va pouvoir se trouver (Ici, elle ne parle que Russe pendant une bonne
partie du film !) Cassel et Kassovitz sont assez jouissifs dans la peau des
deux Moscovites. La classification dans les comédies est assez douteuse, surtout
pour qui attendra une grosse farce, mais cette œuvrette est à découvrir.




Ne tirez pas sur le dentiste



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 4/5


The In-Laws Warner 1979 Arthur Hiller, avec Peter Falk, Alan Arkin, Richard Libertini, Nancy Dussaut, Penny Peiser, James Hong…



Le dentiste Sheldon S. Kornpett est sur le point de
marier sa fille à un charmant jeune homme. Mais la première rencontre avec
Vincent J. Ricardo, le père fantasque du futur, se passe plutôt mal, au point
qu’il veut annuler le mariage. Kornpett ignore que Ricardo est un fait un agent
de la C.I.A. impliqué dans le vol de plaques permettant de fabriquer des
billets et qu’il doit les remettre au général Garcia, un dictateur excentrique…

Une comédie qui reste dans les mémoires au point
d’être un film-culte mineur. Encore faut-il accepter une réalisation que
certains pourraient trouver lente et un style typiquement années 70 qui évoque
parfois « Bananas » de Woody Allen. Point de grosse farce, ici, tout
est dans le décalage, des extravagances du personnage de Falk aux scènes où un
simple gauchissement suffit, comme celle où Arkin dévoile toute l’intrigue en
hurlant aux oreilles de Falk sous les yeux d’un café bondé ! Quant aux
dialogues, ils sont bourrés de répliques qui tuent. Un classique mineur qui
sera moulte fois copié lorsque la parodie de type « deux personnes que
tout sépare, etc, etc » deviendra tarte à la crème. A commencer par un abominable
remake sorti sous le nom « Espion, mais pas trop ».




New York Taxi



Etats-Unis d'Amérique   France  
Note : 2/5


Taxi Fox 2004 Tim Story, avec Queen Latifah, Jimmy Fallon, Jennifer Esposito, Ann-Margret…



Un flic maladroit et une conductrice de taxi vont
s’allier pour contrer un gang de braqueuse de banques…

Nul n’ira prétendre que « Taxi » est un
classique du cinéma, donc un remake n’était pas trop choquant. Curieuse
approche que cette féminisation des rôles (Latifah à la place de Naceri, les
braqueuses…), d’autant que le reste suit la trame de l’original, oubliant
quelques gags pour en rajouter d’autres pas forcément plus inspirés (La tarte à
la crème du gaz hilarant, qui remonte à « Hibernatus »…). La
réalisation est assez énergique et Latifah s’impose (D’ailleurs, elle qui fut
nominée à un oscar, pourquoi est-elle encore dans ce genre de produit de
série ?), mais Fallon en rajoute dans le genre maladroit (recyclant sans
doute ses personnages du « Saturday Night Live ») et finit par
déplaire. Ann-Margret a un rôle bref mais très drôle. Remporta un prix des
meilleures cascades automobiles. Une curiosa




No pain no gain



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


129mn Paramount 2013 Michael Bay, avec Mark Wahlberg, Dwayne Johnson, Anthony Mackie, Tony Shalhoub, Bar Paly, Ed Harris…



Entraîneur dans une salle de gym et culturiste,
Daniel Luego croit au rêve américain, mais celui-ci tarde à venir, quel que
soit son tour de bras… Il embringue alors deux collègues, Paul Doyle et Adrian
Doorbal, dans son nouveau plan : kidnapper son riche client Victor Kershaw,
non pour demander une rançon, mais lui prendre tout ce qu’il a ! Mais
Kershaw est plus dur qu’ils le croient…

Lorsqu’entre deux odyssées robotiques tapageuses,
Michael Bay décide de faire un « petit » film (enfin, pour Bay, mais
à 20 millions de dollars le bout, c’est effectivement son plus petit budget
depuis « Bad Boys » et les acteurs reçurent un salaire minimal), on
est en droit de craindre le pire… à tort. Si cette épopée de trois Pieds
Nickelés n’est pas très originale (on pense à « L’appât » version
comédie ou à « Burn after reading », pas les pires références), le
pire est encore qu’il s’agit d’une adaptation extrêmement fidèle d’une affaire
célèbre qui défraya la chronique — surtout parce que ces ravisseurs incompétents
sur tous les niveaux ont failli s’en sortir ! Le tout semble se dérouler
dans un monde d’idiots, criminels comme policiers, seul le personnage d’Ed
Harris ayant plus de deux neurones en activité. Au moins, contrairement au
répugnant « Monster », on ne cherche pas à disculper le trio aux
personnalités bien différenciées (Lugo semble surtout mû par un désir enfantin
d’avoir ce qui lui est dû, avec des ambitions bien dérisoires par rapports aux
moyens employés, Doorbal est un brave type entraîné par son sentiment de
loyauté et Doyle, se raccrochant à sa religion même dans les moments les plus
absurdes à l’air de ne jamais comprendre ce qui se passe), mais ils semblent
surtout être victimes de leur propre stupidité chimiquement améliorée que des
génies du mal. Peut-être alors qu’au lieu de nous rappeler régulièrement que
tout est vrai, au point de passer des portraits des vrais coupables, aurait-il
mieux valu juste s’inspirer de l’affaire au lieu d’en faire un biopic ? En
fouillant un peu, on dirait que Bay se moque de son propre cinéma, de sa frime,
de ses effets constants, du côté bling-bling qui transparaît : nul doute
que nos trois Pieds Nickelés seraient ses premiers spectateurs… On finirait par
se demander s’il n’est pas plus conscient qu’on le croirait de son rôle de
pouvoyeur de drouille à la fois décérébrée et consensuelle visant le cerveau
reptilien au point d’en devenir puant (« Bad Boys II »…) et, pour une
fois, de s’en moquer. En tout cas, même si le tout est un peu trop long et s’essoufle
avant le dernier tiers, sous nette influence des frères Coen, aidé par un
casting qui n’a jamais été meilleur (voir Dwayne Johnson apporter de la
profondeur et de la nuance à son personnage est un régal), il signe là son
meilleur film depuis… son meilleur film tout court ? Inutile de dire qu’il
est loin d’avoir fait le carton d’un « Transformers », mais vu son
budget réduit, a correctement marché.




Nos amis les flics



France  
Note : 3/5


TF1 2004 Bob Swaim, avec Frédéric Riefenstahl, Armelle Deutsch, Daniel Auteuil, Lorant Deutsch, Atmen Kelif, François Levantal…



A Bandol, un gang de bras cassés vivote de braquage en braquage… Après un
dernier échec, leur commanditaire, Toussaint, les met en demeure de voler une
série de tableaux dans une galerie. De catastrophe en catastrophe, un des
comparses se retrouve enfermé dans la fondation et Frédo, le chef, se fait
arrêter. Il ne leur reste plus qu’à prendre en otage le commissariat ! Ils
endossent le rôle des policiers le temps d’aller libérer le captif…

Une adaptation d’une série noire de Jay Cronley qui n’a pas fait d’étincelle,
malgré le retour de l’ami américain Bob Swaim, un peu oublié depuis
« La Balance ». Le film fonctionne assez bien grâce à une bonne
interprétation et un scénario certes classique, mais qui ménage des
rebondissements constants et un rythme effréné. Swaim emballe le tout avec le
professionnalisme d’un vieux routard, mais l’esthétique garde toujours ce côté
télévisuel qui stigmatise une bonne partie de la production… Passé inaperçu en
salles donc, ce film fera certainement de bons « prime-time »
télévisuel. Ce qui n’a rien de déshorant… C’est du cinéma de consommation
courante, mais qui ne vole pas le spectateur. De nos jours, c’est déjà pas mal.




Nous ne sommes pas des anges



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


We’re No Angels CIC/Paramount 1989 Neil Jordan, avec Robert De Niro, Sean Penn, Demi Moore, Hoyt Axton, James Russo…



Deux prisonniers sont entraînés dans l’évasion d’un criminel promis à la chaise
électrique. Ils se retrouvent dans un petit village de la frontière canadienne,
où ils sont forcés d’assumer l’identité de deux prêtres égarés. Leur seule
chance d’échapper à un shérif particulièrement vindicatif : profiter d’une
procession religieuse pour passer la frontière…

Remake mou et sans intérêt d’un film de Michael Curtiz, avec Humphrey Bogart,
Peter Ustinov, Leo G. Carrol et Basil Rathbone, rien que ça ! De Niro, dans le
plus mauvais rôle de sa carrière, cabotine a outrance et le film piétine, mal
racheté par une superbe image et une mise en scène démonstrative et creuse. La
fin s’essoufle à préserver la morale chrétienne, avec conversion et repentir de
la pécheresse à l’appui et suggestion d’un miracle, pas moins. Sean Penn décide
de rester chez les prêtres, mais son attirance pour un jeune novice pourra
faire jaser les esprits mal tournés. Tous les interprètes et Neil Jordan ayant
fait mieux avant et après ce film, mieux vaut le renvoyer dans les oubliettes
du cinéma…




Nuit de folie



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 4/5


Adventures in Babysitting Touchstone 1987 Chris Colombus, avec Elisabeth Shue, Maia Brewton, Keith Coogan, Anthony Rapp, Penelope Ann Miller, Vincent d’Onofrio…



Alors que son copain vient de lui faire faux bond, Chris Parker est appelée
pour servir de babysitter à Sara et Brad. C’est alors qu’une amie l’appelle au
secours : partie de chez elle, elle se retrouve coincée dans une gare mal
famée du centre ville et supplie Chris de venir la chercher. La voilà affublée
de trois gamins — et un engrenage sinistre fera d’eux la cible de gangsters…

Premier film de Chris Colombus réalisateur, celui-ci prend la forme d’un conte
de fée classique ou des enfants d’une banlieue huppée se retrouvent face aux
pires terreurs de la classe moyenne — et aussi le témoignage d’une époque où
les films pour ados ne prenaient pas ces derniers pour des débiles… L’ensemble
n’est pas un modèle de crédibilité, mais témoigne d’une énergie et d’une bonne
humeur qui fait passer la pilule (la scène du club de blues, restée légendaire
et offrant une prestation du grand Albert Collins, serait particulièrement
douloureuse autrement.) Les acteurs (qui, pour une fois, ont l’âge de leurs
rôles) ne sont pas en reste, même la gamine de service — son obsession pour le
Thor de la Marvel Comics offre au film un joli gag assez poétique — n’est pas à
baffer et participent à cette énergie communicatrice. Alors oui, à force de
vouloir bien faire, on est parfois aux limites d’en faire trop, mais cet
« After Hours » version ado reste parfaitement réjouissant. Relatif
succès à l’époque, il est même devenu un film-culte mineur. Un remake fut
vaguement dans les tuyaux (bâillements…)




Opération Canadian Bacon



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Canadian Bacon Polygram 1995 Michael Moore, avec Alan Alda, John Candy, Rhea Perlman, Rip Torn…



Catastrophe : le président des USA, en baisse de popularité, cherche un bouc
émissaire ; or les Russes sont hors circuit… suite à un match USA/Canada qui
tourne mal, son conseiller trouve une cible idéale : le Canada. Mais la
propagande échauffe un peu trop la tête de quelques flics demeurés et un
vendeur d’armes peu scrupuleux ménage un chantage atomique…

Mordant ! Cette comédie est un jeu de massacre dans le plus pur style « Hot
Shots », mais en plus méchant : l’armée, le patriotisme et le militarisme
forcené en prennent pour leur grade en un réjouissant jeu de massacre.
L’interprétation est assez goûtue, avec John Candy en shérif taré et plein
d’apparitions-surprise. Ce n’est pas ”Dumb and Dumber”, heureusement, plutôt
une satire politique fort réussie. A découvrir. Michael Moore deviendra ensuite
un réalisateur de documentaires politisés et controversés, mais qui redonneront
un élan inattendu au genre.




Opération Funky



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Undercover Brother Universal 2002 Malcolm D. Lee, avec Eddie Griffin, Chris Kattan, Denise Richards, Billy Dee Williams, Dave Chappelle…



"Undercover Brother", le "Frère secret", lutte contre
l'organisation de l'Homme, une bande de suprématiste blancs. Or la Brotherhood
suit le même but… Son agent secret Sistah Girl recrute le Frère Secret et le
rallie à leur cause. Or l'Homme a lavé le cerveau d'un général noir, candidat
potentiel à la présidence, et fomente un plan encore plus sinistre pour
éradiquer la culture noire…

Quelqu'un a décidé de se faire de l'argent facile en suivant la formule
"Austin Powers"… L'esprit est à peu près le même, plus des clins
d'œil un peu gratuits aux feuilletons des années 70. L'idée de jouer
entièrement sur les stéréotypes peut être amusante (et encore, on pourrait
juger le fonds déplaisant…) si on sortait un peu des clichés ; de plus, une
bonne partie joue sur des expressions et de l'argot typiquement Américain qui,
donc, a du mal à s'exporter. C'est assez convenu, mais se laisse voir un soir
de grande fatigue intellectuelle… A condition de comprendre les références !




Osmosis Jones



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Warner 2001 Billy & Peter Farrelly, avec Bill Murray, Molly Shannon, Chris Elliott…



Employé au zoo, Frank Detorre ne prend guère soin de sa santé… Heureusement que
des globules blancs et autres occupants de son corps, la "cité de
Frank", veillent au grain ! Un policier (globule blanc) du nom d'Osmosis
Jones rêve de gloire… Mais ne réussit qu'à provoquer une crampe ! Il se
retrouve chargé d'un comprimé pour la gorge nommé Drix… Mais un virus s'est
infiltré dans l'organisme de Frank, un virus qui peut se révéler mortel, et
seul Osmosis Jones est conscient du danger…

Les frères Farrelly ont bien du mal à rebondir après leurs plus grand succès
("Dumb & Dumber", "Mary à tout pris"…), car cette
extravagance de 75 millions de dollars a fait un bide avant de disparaître dans
l'indifférence générale. Est-ce à cause du choix de consacrer les 2/3 du film à
l'animation, plutôt réussie d'ailleurs ? Jouant sur tous les tableaux, ils ont
même façonnés les personnages sur leurs voix (Chris Rock, Lawrence Fishburne,
William Shatner…). Certes, il faut apprécier un humour principalement basé sur
les fonctions corporelles, mais si l'on passe cet obstacle, ce film est mené
avec la bonne humeur habituelle des deux frères et tient la route grâce à un
rythme effréné et pousse son idée jusqu'au bout — y compris dans le
documentaire sur le film ! Par contre, Bill Murray a l'air de comater durant
ses segments, mais peut-être est-ce voulu ? A découvrir… Les frangins suivront
avec un autre bide, "L'amour extra-large".




OSS 117, Le Caire : nid d’espions



France  
Note : 4/5


Gaumont 2006 Michel Hazanavicius, avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo, Aure Atika…



1955. Hubert Bonisseur de la Bath, alias OSS 117, est envoyé au Caire suite à
la disparition d’un autre agent, Jack Jefferson. Il y croise des islamistes et
des néo-nazis…

Gros succès pour ce film pourtant idiosynchratique : alors que le déluge
de pastiches Bondiens continue de déferler, les créateurs ont choisi de
parodier l’espionnage de papa, celui des années soixante et ses innombrables
espions aux matricules ronflants, dont cet OSS 117 qui connut sept
incaranations cinématographiques « sérieuses ». La reconstitution est
réussie, montrant une solide connaissance du genre, et l’humour est assez
indescriptible : en décalage constant de par son héros gaffeur, hâbleur et
colonialiste, il égratigne en douceur pas mal de choses : racisme,
sexisme… Mais au lieu de tirer à boulet rouges, quitte à virer dans la grosse
farce, l’optique est plutôt celle de la pique bien placée qui, bien sûr, vise
directement l’actualité tout en assumant fièrement son rôle de film de
genre : un divertissement qui pense, mais un divertissement avant tout.
Qu’on y ajoute une absence totale de vulgarité, des moments de bravoure
(Dujardin en musicien…) et le courage de Dujardin pour prendre un rôle aussi
peu reluisant — mais qui lui va à ravir, correspondant bien à sa thématique d’alors
— et on obtient une réussite ; ce n’est pas le nouveau « Tonton
flingueurs », mais sort largement du tout-venant.




OSS 117, Rio ne répond plus…



France  
Note : 2/5


Gaumont 2009 Michel Hazanavicius, avec Jean Dujardin, Louise Monot, Rüdiger Vogler, Alex Lutz, Pierre Bellemare…



1967. Hubert Bonisseur de la Bath est envoyé à Rio pour une mission
facile : racheter des microfilms comprommettants, impliquant d’anciens
collabos français, à un ex-nazi. Il se retrouve à travailler avec une espionne
du Mossad…

On prend les mêmes et on recommence ? A peu de choses près, le décor se
contentant d’avoir changé, mais les ressorts comiques sont les mêmes, changeant
les clichés sur les arabes contre ceux sur les juifs, sauf que le personnage
d’OSS 117 fait figure d’anachronisme dans une époque pré-68 (situation qui eût
pu donner lieu à des développements plus fouillés que la présence de hippies
caricaturaux). Et puis, dépourvu de véritables traits héroïques, le personnage
fait de plus en plus figure d’Inspecteur Clouzeau du pauvre… Quant à la mise en
scène, elle tombe souvent dans les travers de ce qu’elle parodie. Le résultat
n’est pas mauvais, loin de là, il reste de bonnes scènes comme un combat de
catch frappadingue ou une des scènes de poursuite les plus délirantes qu’on ait
vu depuis longtemps (je vous laisse la découvrir !), plus une révélation à
mi-chemin curieusement efficace, mais on a tout de même l’impression que
l’équipe rescapée du premier opus est en roue libre… Espérons que le trois
remontera le niveau !




O’Brother



Etats-Unis d'Amérique   France   Royaume-Uni  
Note : 5/5


O’Brother, where art thou ? StudioCanal 2000 Joel & Ethan Coen, avec George Clooney, John Turturro, Tim Blke Nelson, Holly Hunter, John Goodman…



Durant la grande Dépression… Ulysses Everett McGill réussit à s’évader de
prison, mais doit compter avec deux employés moins fûtés en promettant de
partager avec eux son butin caché… Un shérif teigneux est à leurs trousses,
mais au cours de leur odyssée, ils rencontreront bien des avatars…

Inutile de chercher une véritable recréation historique dans ce film picaresque
: de l’aveu des frères, il se déroule dans un Sud purement fantasmé, pas plus
réel que « Le magicien d’Oz ». La référence à une Odyssée tout aussi
fantasmée (puisque les frères ont admis ne pas l’avoir lu) signifie qu’il ne
faut pas s’attendre à une narration particulièrement serrée : mais si une
bonne connaissance du texte sert à déterminer les nombreuses références, ce
n’est pas absolument nécessaire pour profiter de l’ensemble. On sait que les
frères ont une veine comique bien à eux (voir « Arizona Junior ») et
bien des épisodes sont hilarants (notamment tout ce qui implique le
« groupe » musical qu’ils forment malgré eux !) à travers une
trame narrative qui, en même temps, reprend à son compte les canons du
genre : les personnages seront bien sauvés (encore que, par une
entourloupe assez cynique), les méchants punis (par des Deus Ex Machina
volontairement patents) et le happy-end est garanti. Il s’agit certainement du
film le plus optimiste des frères et, en cela, il évoque une référence rarement
citée, le « Down By Law » de Jarmusch (ou trois évadés connaissaient
également divers heurs et malheurs) : on pourra peut-être regretter que la
veine satirique soit absente, mais ce serait bouder son plaisir. Qu’on y ajoute
une excellente interprétation avec un Clooney auto-réinventé, une photographie
magnifique et l’extraordinaire science du cadrage des frangins et on obtiens un
petit bijou certes léger, mais extrêmement jouissif qui ne pourra révulser que
les fans de « Scary Movie » pour qui un film sans gags à base de
prout est « prise de tête ». Gros succès chez nous, la coproduction
ayant garanti une distribution énorme, le film a marché plus que correctement
aux USA… Mais surtout sa bande annonce a connu un succès presque supérieur avec
5 millions d’albums vendus !




Papy fait de la résistance



France  
Note : 1/5


Film Office 1983 Jean-Marie Poiré, avec Christian Clavier, Michel Galabru, Martin Lamotte, Jacqueline Maillant, Gérard Jugnot…



L'aîné des Bourdelle, une grande famille parisienne, est un résistant actif…
Après sa mort accidentelle, les Bourdelle sont toujours patriotes. Mais l'occupant
installe un général allemand dans leur hôtel particulier au moment où un
aviateur blessé leur tombe sur les bras… Et à l'insu de tous, leur fils maudit
n'est autre que ce "Super-résistant" qui ridiculise la Gestapo…

Une comédie à gros budget (et fière de l’être, vu son accroche « Le film
qui a coûté plus cher que le débarquement »), écrite par Clavier lui-même,
qui semble compter uniquement sur son casting (impressionnant) pour fonctionner
(Ce qui fut le cas, le film ayant remporté un gros succès). En effet, avec le
recul, les personnages n'ont pas grand relief et le scénario plutôt cousu de
fil blanc, se basant sur des gags assez faciles et des clichés teutoniques
façon "Grande vadrouille", mais en nettement moins réussi, et qui
semblent d’un autre âge. Seule la "surprise" finale introduit un brin
d'originalité. Bof.




Pas très normales activités



France  
Note : 3/5


Orange Studio 2013 Maurice Barthélémy, avec Norman Thavaud, Stéfi Celma, Maurice Barthélémy, Rufus…



Après la mort accidentelle de sa grand-mère d’Octave, il part s’installer dans
sa ferme de la Creuse avec son amie Karine. Mais alors qu’Octave ne cesse de
tout filmer, d’étranges phénomènes perturbent le couple…

On a assez parlé de la présence de la vedette d’internet Norman Thabault dans
son premier film, mais il n’est pas nécessaire de connaître son univers pour l’apprécier…
même si la collaboration avec Maurice Barthélémy, l’ex-Robin des Bois revenu
aux conditions de tournage à l’arrache qui lui vont à ravir, pourrait être plus
percutante. Car si le travail sur l’image, la photographie et les cadrages sont
évidents (au point de sortir peut-être du genre), le style documenteur a depuis
longtemps montré ses limites… Pourtant, loin d’un immonde « Ghost
Bastards », le décalage opère et a son charme, même si tout n’est pas
forcément du meilleur goût (parfois, Barthélémy lui-même en vidéaste pervers semble
venir d’un autre film), et les répliques fusent jusqu’à ce que le fantastique
arrive bel et bien. Déjà remarquée dans « Case départ », Stéfi Celma
est parfaite une fois de plus, promise à un bel avenir, et l’immense Rufus est
méconnaissable dans un rôle à contre-courant. Le pire, c’est que quelques sursauts
classiques mais bien sentis donnent à penser que Barthélémy connaît les
ressorts du genre et pourrait parfaitement réaliser un thriller ! Malgré
ses défauts, plus qu’un documenteur de plus ou leurs parodies souvent guère
plus captivantes, et bien loin de l'intellugence minimaliste et sensible d'un "Papa", on a plutôt l’impression de voir le premier film de la
génération internet sans pour autant prendre les geeks de haut. Futur
film-culte ? L’avenir seul le dira…




Paul



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 1/5


Universal 2011 Greg Mottola, avec Simon Pegg, Nick Frost, Seth Rogen, Kristen Wilg, Jason Bateman…



Graeme Willy et Clive Gollings profitent d’une convention de bande dessinée
pour venir d’Angleterre. Ils comptent faire un bout de route dans un
mobile-home pour visiter des lieux mythiques, mais tombent sur Paul, un
extraterrestre égaré. Or celui-ci est poursuivi par des apprentis « men in
black » et un agent spécial…

Difficile de croire que les responsables de « Shaun of the Dead »
soient derrière cet effort. Pourtant, le début à la Comicon, avec l’apparition
brève mais mémorable de Jeffrey Tambor en auteur atrabilaire, atteint le bon
équilibre, et Pegg et Frost jouent toujours de leur alchimie parfaite. C’est
ensuite que tout se gâte, comme si le duo avait voulu faire son film américain
en prenant ce qu’il y a de pire dans ces comédies régressives qu’on essaie de
nous vendre comme le nec plus ultra. Inutile de dire que la présomption
d’homosexualité est balancée plus d’une fois et sans subtilité, évoquant le
souvenir douloureux de « Bande de sauvages » ? Quand aux vannes
génériques en-dessous de la ceinture, ça va, on a compris… Pire, là où
« Hot Fuzz » et « Shaun of the Dead » traitaient du genre
de l’intérieur, l’ensemble se contente d’aligner les références geek de façon
gratuite et pas toujours très subtile (l’idée que Paul ait influencé la
pop-culture aurait pu être novatrice… il y a trente ans, mais aujourd’hui…) De
plus, Paul lui-même n’est qu’un personnage générique de gros malin qui aurait
pu être interprété par un Eddie Murphy des mauvais jours ; on n’a jamais
l’impression de voir un représentant d’une autre culture tant il est ordinaire
et ses dons de guérison semblent être là parce que c’est ce que fait tout
extraterrestre de cinéma… De même, la course-poursuite suit le schéma classique
du genre bien souvent employé (on pense à « Retour vers la montagne
magique », ce qui n’est jamais bon signe…), et les poursuivants, entre un
Bateman monolithique et deux agents tentant de la jouer décalé en n’étant que
grotesque, est tout aussi classique. Seule la rencontre entre Paul et celle qui
le sauva 60 ans plus tôt introduit un poil d’émotion, mais débouche vite sur un
de ces finale interminable où Sigourney Weaver est là pour en rajouter une
couche. Bref, on finirait par croire que prendre des geeks pour héros était une
idée pourrie… Il y a quelques moments corrects, mais noyé dans un océan de
médiocrité qui en fait un simple film de série. Avec Simon Pegg et Nick Frost.
Drôle d’époque…




Paul Blart, super vigile



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Paul Blart, Mall Cop Sony 2009 Steve Carr, avec Kevin James, Keir O’Donnell, Jayma Mays, Bobby Cannavale…



Paul Blart est vigile dans un centre commercial tout en tentant d’élever seul
sa fille. Le jour où des gangsters envahissent le centre et prennent en otage
l’élue de son cœur, le vigile va devenir un héros…

Le plus étonnant dans ce tout petit film à petit budget est encore son
incroyable succès au box-office US. Peut-être parce qu’il s’agit d’une comédie
tout public sans allusions salaces ni blagues à bases de fonctions corporelles
ou, pour une fois, que son protagoniste est un brave type ? L’ennui, c’est
que l’ensemble reste très prévisible (on a parfois l’impression d’un
« véhicule » pour Eddie Murphy, peut-être parce que le réalisateur
est responsable de « Dr Doolitle 2 » !) et pas toujours très
cohérent : Blart est-il un nul incompétent ou un héros qui s’ignore ?
Le comique télévisuel James offre une prestation d’acteur pleine d’énergie,
mais tout de même, le retour aux sous-« Piège de Cristal » qu’on
croyait enfin avoir enterré est dur à avaler… Pour public peu exigeant.




Pep Squad



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Pep Squad/I’ve been watching you 2 : Prom Night Pathé 1998 Steve Balderson, avec Brooke Balderson, Amy Kelly, Jennifer Dreiling…



Cherry a décidé d’être la reine de la promo de son école, mais échoue en faveur
de Beth. Mais celle-ci a arrangé l’élection auprès du principal, que Beth
décide de kidnapper après qu’il lui ait fait des avances ! Mais elle n’est
pas la seule à vouloir la couronne tant convoitée…

Soyons clair, ce n’est pas un film d’horreur, plutôt une comédie noire à la
John Waters mêlé de « Mrs Tingle » (pourtant tourné bien
après !) et « Heathers ». La faute à un marketing typiquement
Asylum (la boîte de production, spécialisée dans les ersatzs des dernières
grosses productions) qui l’a ressorti comme une suite au « The
Brotherhood » de David DeCoteau (qui, bien sûr, n’a aucun rapport) en
rajoutant le sous-titre « Prom Night » pour surfer sur la sortie de
ce remake débile ! Mais ce n’est pas la seule indignité de ce film :
d’abord, il eut été autrement plus percutant de le sortir en 1998 que dix ans
plus tard, l’effet de nouveauté s’étant estompé, et surtout, Pathé l’a affligé
d’une vf abominable qui ruine tous les efforts du cinéaste ! Dommage, car
on pressent une pochade sarcastique brocardant un mode de vie peut-être trop
typiquement US pour nous toucher et dont l’aspect subversif s’est émoussé avec
le temps. Reste à apprécier des valeurs de production impressionnantes pour un
si petit budget et une interprétation à la hauteur, plus une façon roborative
de subvertir certains clichés (les « Prom Queen » vieillissantes).
Vraiment dommage…




Perpète



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Life Universal 1999 Ted Demme, avec Eddie Murphy, Martin Lawrence, Nick Cassavetes, Anthony Anderson, Bernie Mac, Ned Beatty, Bookem Woodbine…



Alors qu’ils devaient transporter une cargaison d’alcool de contrebande du
Mississipi à New York, Ray Gibson et Claude Banks sont accusés d’un meurtre
qu’ils n’ont pas commis.Les voilà dans un pénitencier au fin fond du Sud.
Malgré leur désir farouche de s’en sortir, ils y resteront 65 ans…

Issu de la période sombre de Murphy, enchaînant les bides, ce film à 75 millions de dollars n’a pas
vraiment fait de vagues… au point de sortir directement en DVD chez nous !
Il faut dire que l’ensemble impose un grand écart au spectateur qui sait dès le
prologue que les tentatives d’évasion des compères seront infructueuses (avec
un retournement final cousu de fil blanc.). Du coup, qu’y a-t-il de drôle dans
le fait de voir des innocents envoyés au bagne ? Un bagne qui d’ailleurs
semble bien léger par rapport à la réalité. Et on passe sans cesse, au cours de
ce qui se veut une comédie légère, par des thèmes tragiques comme le racisme de
l’époque ou le « suicide » d’un des prisonniers. Les plus beaux
passages sont d’ailleurs teintés de mélancolie : le temps qui passe vu par
la disparition de l’image des personnages à l’écran ou Lawrence vieilli
(extraordinaires maquillages du vétéran Rick Baker) s’apercevant que le monde
extérieur a changé. Vu l’entrain du casting, dont Murphy et Lawrence en
symbiose parfaite, voilà donc un film qu’on aimerait aimer, mais qui semble ne
pas trop savoir comment traiter son postulat. Au final, on se perd en
conjectures sur ce que veut dire le film : que c’est un bien que les deux
hommes aient passé 65 ans en prison pour comprendre le sens de l’amitié ?
Drôle de message pour un drôle de film aussi difficile à apprécier qu’à
détester. Un ovni…




Pixels



Etats-Unis d'Amérique   Chine   Canada  
Note : 0/5


Sony 2015 Chris Colombus, avec Adam Sandler, Kevin James, Michelle Monaghan, Peter Dinklage, Brian Cox, Sean Bean, Dan Aykroyd…



En 1986, Sam Brenner perd le premier grand championnat de jeuve vidéos en
arrivant deuxième. Or le tout fut filmé et mis dans une capsule spatiale.
Celle-ci fut découverte, mais les extraterrestres y virent une déclaration de
guerre ! De nos jours, Brenner est un vulgaire installateur TV et son ami
Cooper président des USA. C’est aux anciens amis d’arcade d’affronter l’armée
d’invasion extraterrestre basée sur les jeux vidéos…

Gros bide pour ce film, dont le point de départ assez crétin aurait pu donner
une pochade genre « Mars Attacks » avec un peu de fantaisie… Mais il
ne faut pas compter sur le yes-man Colombus pour ça : il s’agit avant tout
d’un film d’Adam Sandler, dont le succès étonne toujours, surtout en France ou
l’acteur n’est guère apprécié. Autant dire que la classique bande d’adulescents
peuplant habituellement les comédies débiles passe d’un moment de débilité
crasse à faire grincer des dents à un autre (les dialogues grotesques avec
Monaghan, la scène de la salle de contrôle, Josh Gad éructant une chanson
roucoulophonique…) avec la certitude d’être irrésistibles quoi qu’il arrive.
Dès le départ, on ne croit pas un seul instant aux personnages (encore moins
James en président gaffeur) qui pourtant sont traités avec les dons du héros
attribué ayant toujours raison. Quant au côté « c’était mieux avant »
truffé de références passéistes, on se demande à quel public il s’adresse
exactement, surtout vu la condescendance avec laquelle il est traité. Pas à
grand-monde semble-t-il…




Planet Stupid



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Idiocracy Fox 2006 Mike Judge, avec Luke Wilson, Maya Rudolph, Dax Shepard, Terry Alan Crews, Justin Long…



Le sergent Joe Bowers a pour particularité d’être le plus moyen des américains
moyens, ce qui lui vaut d’être choisi pour une expérience de cryogénie.
Celle-ci doit durer un an, mais suite à une erreur, il se réveille en l’an
2505 ! Or l’intelligence générale n’ayant cessé de décroître, il est
soudain l’homme le plus intelligent d’une planète incapable de résoudre ses
problèmes…

L’histoire de cette production troublée, abandonnée par la Fox qui obligea Judge
à la remonter plusieurs fois, a suffi a faire sa réputation. Et on est en droit
de se demander ce qui reste dans un produit final qui manque cruellement de
mordant. Après un prologue hilarant, on tombe vite dans le consensuel en
diable, et la fin, contredisant tout ce que veut dire le film (on le sait,
traditionnellement, dans la fiction hollywoodienne, être un abruti est toujours
un plus), est à pleurer. De là à dire que, sommes toutes, elle finit par faire
la promotion de cette « idiocracie » galopante que brocarde le
film…  Dommage, car il reste des
idées et de petites touches sympathiques (le prologue est extrêmement
prometteur), même si Luke Wilson fait le minimum syndical. Mais on est bien
loin d’une « comédie au vitriol » (qui d’ailleurs n’a été
« censurée aux Etats-Unis » que dans les fantasmes du rédacteur de
l’accroche…) dans ce drôle d’objet qui s’ingénie à faire dans le subversif pour
le désamorcer aussitôt en s’enliser dans le consensuel bas du front… dommage.




Pluto Nash



Etats-Unis d'Amérique   Australie  
Note : 1/5


The Adventures of Pluto Nash Warner 2002 Ron Underwood, avec Eddie Murphy, Randy Quaid, Rosario Dawson, Joe Pantoliano, Luis Guzman, Pam Grier, John Cleese…



2085, sur la lune devenue colonie Terrienne. Sorti de prison, Pluto Nash
reprend le club d'un ami malchanceux et en fait un triomphe. Si bien qu'on
concurrent désireux de transformer la Lune en paradis du jeu veut s'en emparer…


Énorme
insuccès pour cette comédie à gros budget : avec 100 millions de dollars (mâtin
!), elle est même au Guiness comme le pire bide de l'histoire du cinéma !
Warner mit d'ailleurs deux ans avant d'oser la sortir en salles. En fait, cet
insuccès peut peut-être s'expliquer parce que, justement, l'aspect comédie
n'est pas vraiment développé ? Il s'agit plutôt d'une aventure futuriste au ton
assez décontracté et avec quelques idées amusantes (Randy Quaid en androïde
déclassé est impayable). L'ennui, c'est que le scénario en forme de
course-poursuite est bien faible et n'a guère à offrir que des péripéties
rebattues jusqu'à une surprise finale réussie, mais qui arrive un peu tard. Du
coup, malgré le bon rythme de l'ensemble, on ne peut se départir d'une
impression de déjà-vu. Cela dit, bien d'autres films méritent autant
d'indignité… Pour fans de Murphy uniquement.




Police Academy



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Warner 1984 Hugh Wilson, avec Steve Guttenberg, Kim Cattrall, Bubba Smith, George Gaynes…



Lorsque l’académie de police décide de
se passer des restrictions habituelles, une horde de bras cassés vient
s’engager — dont Carey Mahoney, incompétent professionnel plus ou moins forcé.
L’entraînement commence…

Une comédie à petit budget sans vedettes qui connut un succès si phénoménal qu’elle
engendra une kyrielle de suites considérées comme toutes plus calamiteuses les
unes que les autres et une série animée ( !), plus l’obligatoire remake
prévu pour 2006. Bien sûr, ce n’est pas « Les tontons flingueurs » et
l’humour vole souvent bas le long d’un scénario assez limité. Par contre
l’interprétation, notamment des seconds rôles (Gaynes est extraordinaire) est
un régal et surtout, la réalisation et le montage ne laissent pas un seul temps
mort. Cela suffit-il à expliquer le succès de ce film ? Plutôt une
question de tomber au bon moment… Steve Guttenberg eut une carrière assez brève
avec ce film, ses suites, « Cocoon » et l’immonde remake de « 3
hommes et un couffin ».




Police Academy 2 : au boulot !



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Warner 1985 Jerry Paris, avec Steve Guttenberg, Bubba Smith, David Graf, Michael Winslow, Colleen Camp, Bruce Mahler…



Les rues de la ville sont sous la coupe d’un gang, et la police est dépassée…
Le capitaine Lassard demande des renforts à l’académie, qui lui envoie Mahoney
et son équipe de bras cassés. Mais ils devront aussi affronter les manigances
de leur supérieur qui espère leur échec afin de prendre le poste de Lassard…

Une suite usinée directement après le succès inattendu du premier film. Jerry
Paris n’est pas Hugh Wilson et sa mise en scène poussive traduit son expérience
télévisuelle… La dégaine du gang de « punks » sent aussi bon les
années 80. L’humour est du niveau d’une série TV, avec quelques réussites
cependant surtout dues à l’énergie des acteurs. Cela dit, ce film fait presque
figure de chef d’œuvre comparé à certaines suites ultérieures… Ou les ersatz
genre « Patrouille de nuit » ! A noter que dès cet opus, le
titre de « Police Academy » est abusif, puisqu’ils sont
titularisés !




Police Academy 3 : Instructeurs de choc !



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Police Academy 3 : Back in training Warner 1986 Jerry Paris, avec Steve Guttenberg, Bubba Smith, David Graf, Michael Winslow…



Lorsque le gouverneur décide de fermer une école de police sur deux, celle de
Lassard entre en compétition avec celle du commandant lèche-bottes Mauser.
Lassard fait appel à son ancienne équipe pour former de nouveaux candidats,
mais Mauser est déterminé à saboter leurs efforts…

Les années 80 étant celles de la naissance des franchises lucratives, les
« Police Academy » se sont succédés à toute allure tant qu’il y avait
un public pour les voir… Au moins, ce troisième opus renvoie les instructeurs à
l’académie, justifiant son titre. L’ennui, c’est que le scénario fut confié à
Gene Quintano (responsable de la purge « Alarme Fatale », c’est tout
dire) qui a sorti son papier calque… L’ensemble est donc une copie du premier
opus, exploitant des personnages avec une seule caractéristique et rajoutant
des cadets avec également un seul trait de caractère. Le tout est soigneusement
édulcoré et, à force d’aligner les gags, finit par s’apparenter à une sorte de
« Muppet Show » live (Zed et sa voix évoque même certain batteur
fou…), mais en moins drôle. Uniquement pour les fans du premier.




Police Academy 4 : Aux armes citoyens !



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Police Academy 4 : Citizens on patrol Warner 1987 Jim Drake, avec Steven Guttenberg, Bubba Smith, David Graf, Michael Winslow, Sharon Stone…



 Face à une recrudescence du crime, le commandant Eric Lassard décide d’ouvrir
un programme de police citoyenne. Les civils se massent à l’académie, mais le
capitaine Thaddeus Harris, l’ennemi juré de Lassard, veut faire capoter le
programme…

La série commençait à fatiguer, mais au moins, cet opus (qui aurait dû être
filmé dos à dos avec le 3, mais fut ralenti par le décès du réalisateur Jerry
Paris) présente l’équipe au grand complet. Sinon, il s’agit toujours d’une suite
de gags passablement inégaux plutôt qu’un vrai film, et la réalisation statique
reste du niveau d’un téléfilm. Bof… Sharon Stone, jouant une fois de plus les
utilités, est quasi méconnaissable.




Police Academy 5 : Débarquement à Miami Beach



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Police Academy 5 : Assignment : Miami Beach Warner 1988 Alan Myerson, avec George Gaynes, Bubba Smith, Michael Winslow, G.W. Bailey, David Graf, Leslie Easterbrook, Marion Ramsey, Janet Jones, Lance Kinsey, Matt McCoy, Rene Auberjonois, Tab Tacker…



Lassard est censé être honoré du titre de policier de la décennie à Miami, omù
il retrouvera son neveu, également policier. Le capitaine Harris est également
du voyage, puisque Lassard est censé prendre sa retraite juste après. Or la
route des policiers croise celle de voleurs de bijoux, et un échange de sacs
met Lassard en possession à son insu de précieux diamants…

D’un « Police Academy », on attend pas du Bergman. Contrairement à un
4 mollasson, celui-ci remonte quelque peu la rampe : au moins, il y a un
semblant de scénario, le tout bouge vite, les différentes caractéristiques des
compères sont bien utilisés, les méchants dûment ridicules et quelques gags
sont réussis jusqu’à un finale plus enlevé qu’à l’ordinaire. Certes, le tout
reste potache et pas vraiment fin, mais pour plus de sophistication, il faut
aller voir ailleurs… Par contre la réalisation, par un vétéran de la
télévision, reste du niveau téléfilm. Bon, c’est toujours mieux que les
multiparodies poussives qu’on continue à nous infliger…




Police Academy 6 : SOS ville en état de choc



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Police Academy 6 : City Under Siege Warner 1989 Peter Bonerz, avec George Gaynes, Bubba Smith, Michael Winslow, G.W. Bailey, David Graf, Leslie Easterbrook, Marion Ramsey, Janet Jones, Lance Kinsey, Matt McCoy, Kenneth Mars, Gerrit Graham…



Los Angeles est sous la coupe de trois voleurs de bijoux ineptes, l’équipe du
commandant Lassard est obligé de collaborer avec le capitaine Harris. Mais les
voleurs sont dirigés par un « cerveau » qui pourrait avoir des liens
avec la police…

A ce stade, la série est plutôt une compilation best-of ou chaque personnage
est censé faire ce qu’il est censé faire, même si on en a déjà vu toutes les
variations possibles. Sinon, il s’agit de montrer des adultes se comportant
comme des gamins de six ans sur une vague trame qui se contente de remplir les
trous et une plate réalisation de téléfilm. Résultat, ce film a fait un relatif
bide, montrant le déclin de cette série dont on se demande comment elle a pu
avoir un tel succès. Pour les fans ou les enfants de dix ans pas trop
regardants…




Police Academy : Mission à Moscou



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Police Academy : Mission to Moscow Warner 1994 Alan Metter, avec George Gaynes, Michael Winslow, David Graf, Leslie Easterbrook, G.W . Bailey, Christopher Lee, Ron Perlman, Claire Forlani…



Le truand russe Konstantin Konali a inondé le monde d’un jeu vidéo qui obsède
les masses. Or celui-ci contient des instructions lui permettant d’entrer dans
n’importe quel compte bancaire (sic). Le Commandant Rakov fait venir Lassard et
ses hommes pour arranger la situation…

On se demande quel crâne d’œuf a eu l’idée de donner une nouvelle excroissance
à une franchise que tout le monde avait oublié cinq ans près le tome 6… La
série n’est pas réputée pour la profondeur de ses scénarios, mais là, il s’agit
plutôt d’une succession!e de scènes balancées au hasard pour tenter d’un faire
un film, avec des qualités de production de sitcom étriqué incapable de tirer
le moindre parti de ses décors naturels. Quant à ce qui tient lieu de gags, ils
se limitent à une dose d’humour ethnique à base d’accents russes (presque tous
parlent anglais, bien sûr) pour faire rire le beauf de base, des acteurs
sous-employés qui semblent pressés d’en terminer (Winslow surtout semble
souffrir) et des bruits de dessins animés qui montrent que les producteurs
n’ont même pas confiance en leurs gags. Et quel agent a pu convaincre Perlman,
en un rare mode cabotinage, Lee et Forlani d’échouer dans un énième
« Police Academy » ? Résultat, le tout a fait un bide mérité. Le
pire est qu’un AUTRE crâne d’œuf parle de relancer la franchise…




Poltergay



France  
Note : 0/5


TF1 2006 Eric Lavaine, avec Clovis Cornillac, Julie Depardieu, Lionel Abelanski…



Marc et Emma Modena emménagent dans un manoir… Où jadis, une discothèque homo
fut ravagée par un incendie. Marc se voit hanté par les fantômes des clients
défunts qu’il est seul à voir…

Cela sent le désastre à plein nez, mais au final, on se retrouve plutôt avec un
film lisse, sans aspérité, formaté pour les écrans TV. Si les homos restent
dans le style « Cage aux folles », la vulgarité façon
« Incontrôlable » n’est pas au rendez-vous, mais les gags non plus :
malgré les quiproquos, on rit assez peu. Cornillac a déjà prouvé son talent,
mais il semble ici peu doué pour la comédie (Un Jean Dujardin aurait sans doute
donné un autre souffle à son personnage) Bref, du pur produit de routine
parfaitement dispensable, un peu lourd en placements publicitaires…




Pour le plaisir



France   Royaume-Uni   Belgique  
Note : 3/5


BAC 2004 Dominique Derrudere, avec Samuel Le Bihan, Nadia Farès, François Berléand, Lorant Deutsch, Olivier Gourmet, Cécile Cassel…



François, garagiste de son état, a épousé Julie, la plus belle femme de la
ville… Mais leur couple est en passe de rupture. François s’en ouvre au psy
Vincent Moreau : Julie ne fantasme que sur les assassins ! Vincent lui
conseille de jouer le jeu. Et en effet, François s’accuse du meurtre de
l’ignoble Maurice Weckman, une brute épaisse qui terrorise la petite ville.
Lorsque Weckman est bien retrouvé mort, Julie dénonce François qui devient une
véritable idole.  Mais est-il
coupable ?

Plus un polar grinçant entre Hitchcock (celui de « Qui a tué
Harry ? ») et Mocky qu’une véritable comédie, même si le film porte
cette étiquette. Si l’histoire est assez simple, elle reste bien montée et
maintient l’intérêt tant les personnages sont bien dessinés, avec une
composition étonnante de Nadia Farès et deux personnages de flics à la Columbo
(Gourmet cite même sa femme qu’on ne voit jamais !) Dommage que la fin
soit un rien frustrante et que la réalisation fasse encore un brin téléfilm.
Pas une grande réussite, mais certainement un honnête divertissement policier.




Pourvu que ça dure



France  
Note : 0/5


Gaumont Columbia Tristar 1995 Michel Thibaud, avec Ticky Holgado, Gérard Darmon, Emmanuelle Seigner, Christine Jacob…



 Joseph et Victor, deux motards de la police de Nîmes, partent en guerre contre
Dubreuil, un député véreux. Or Victor a le coup de foudre pour sa compagne…

Il faut du talent pour rater un film malgré le charisme de Holgado, Darmon et
Seigner. Pourtant, celui-ci accumule les clichés comme un plat téléfilm et les
comédiens doivent balancer des dialogues à deux balles (Les meilleurs semblent
d’ailleurs improvisés). La mise en scène est à l’avenant avec l’idée géniale
(?) de filmer en steadycam les motos en action. Mal de crâne garanti ! Un de
ces jobs que les acteurs rayeront sans doute de leur filmo…




Président, vous avez dit président ?



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


My Fellow Americans Warner 1996 Peter Segal, avec Jack Lemmon, James Garner, Dan Aykroyd, Everett McGill, John Heard, Lauren Bacall…



Douglas et Kramer sont deux anciens présidents de bords opposés qui se
détestent cordialement… Mais soudain, ils se retrouvent à jouer les boucs
émissaires dans une affaire de pots-de-vin lié à Olympia, une société factice.
Pour les deux antagonistes, c’est le début d’une longue cavale où ils se font
passer pour leurs propres sosies…

Une comédie à grand budget, au casting prestigieux, au sujet intéressant… mais
qui, bizarrement, n’arrive pas à décoller. La mise en scène est classique, mais
l’intrigue très convenue exploite le traditionnel duo d’ennemis réunis par le
sort. Lisse, manquant de véritables dialogues, assez soft dans la satire, ce
film routinier manque d’un grain de folie qui le distinguerait du tout venant —
ce qui explique peut-être qu’il sorte directement en vidéo. Bacall est
ignominieusement sous-employée.




Prof et rebelle



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


High School High Gaumont Columbia Tristar 1996 Hart Bochner, avec Jon Lovitz, Tia Carrère, Mekhi Phifer, Louise Fletcher…



Richard Clark est un jeune prof idéaliste qui refuse de faire carrière à
l’école “luxueuse” de son père et choisit les bas quartier. Malgré des débuts
difficile, son bon cœur le mènera à affronter des dealers…

Les grandes heures des ZAZ sont bien terminées, mais ce film coscénarisé par
David Zucker en garde quelques éclairs. On y pastiche le style “Lycée-mal-famé”
tout en respectant le message essentiel du genre — l’apologie de l’éducation.
Comme dans “Hot Shots”, on se base plus sur les situations que les grimaces,
malgré quelques lourdeurs, et un foisonnement de petites touches parfois
perdues à la traduction. Par contre, l’ensemble témoigne parfois d’un réalisme
“noir” saisissant… Et salutaire. Jon Lovitch est très bien et l’interprétation
parfaite, avec un Mekhi Phifer impressionnant de charisme ; la belle Tia
Carrère reprend un peu son rôle de “Wayne’s World”. Un petit film sympathique.




Protéger et servir



France  
Note : 0/5


Pathé ! 2010 Eric Lavaine, avec Kad Merad, Clovis Cornillac, Carole Bouquet, François Damien…



Michel Boudriau et Kim Houang sont des amis d’enfance devenus flics
inséparables… Lorsque des terroristes tentent de faire chanter le gouvernement,
la directrice de la police Aude Letellier les embauche malgré leur
incompétence. Or elle est elle-même derrière les attentats…

Par le grand poète qui nous a donné « Poltergay », cette comédie
policière semble faite pour ravir les détracteurs de la comédie dite
franchouillarde. Humour vaguement beauf (le fait que Cornillac n’attire que des
boudins présumés est censé être hilarant), gags éculés (Merad fumant de l’herbe
par inadvertance : qu’est-ce qu’on rigole !), mollement normatif,
tout pour déplaire.  Seule Carole
Bouquet semble bien s’amuser. Mais d’après le making-of plus drôle que le film,
personne ne semblait être dupe… C’est tout dire.




Psycho beach Party



Etats-Unis d'Amérique   Australie  
Note : 2/5


Cinéma indépendant 2000 Robert Lee King, avec Lauren Ambrose, Thomas Gibson, Nicholas Brendon, Charles Busch…



1962. La jeunesse américaine s’amuse sur les plages au son de la « surf
music ». Mais à Malibu sévit un tueur quii semble éliminer quiconque
souffre d’imperfections physique… Et Bettina Barnes, une actrice de série B,
vient s’y installer incognito…

Un film sympathique mais pointu, adapté d’une pièce de théâtre ( !), qui a
surtout le défaut de parodier des films inconnus chez nous ! La charge est
rigolote, mais uniquement pour cinéphile pervers qui appréciera les coups de
canif au genre (L’héroïne prenant la personnalité d’une dominatrice, le clin
d’œil au « Magicien d’Oz », les références sexuelles, la séquence
dansée…) Pour les autres, il y a assez peu de gags véritables et, surtout
l’ensemble souffre d’une mise en scène très, très molle. On est loin du
« Rocky Horror Pictures Show »… Et dire que le film est sorti en
salles chez nous ! Pour pervers amateurs de « Mars à table »,
entre autres. Dans la pièce d’origine, le dramaturge Charles Busch jouait le
rôle principal ; trop âgé pour le reprendre dans le film, il s’est donné
celui d’un inspecteur de police, lui aussi travesti !




Quand Harriet découpe Charlie



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


So I Married an axe murderer Gaumont Columbia Tristar 1993 Thomas Schlamme, avec Mike Myers, Nancy Travis, Anthony LaPaglia, Amanda Plummer…



Charlie McKenzie est un ado perpétuel qui redoute par-dessus tout le mariage…
Jusqu’à sa rencontre avec Harriet, une jolie bouchère. Leur liaison s’annonce
sous les meilleurs auspices… Mais la mère de Charlie découvre l’étrange rapport
entre Harriet et une criminelle qui tue ses maris durant leur lune de miel !

La seule chose amusante dans cette sinistre comédie repompant « Soupçons »
d’Hitchcock est encore son titre français. Le reste du film est entièrement
livré à l’insupportable cabotinage de Mike Myers, reprenant un personnage du
« Saturday Night Live » qui énonce des platitudes d’un air si
suffisant qu’on a bien vite envie de l’étrangler. Le scénario est somme toute
basé sur un seul et unique prémice fort léger, qui bien sûr se dénoue de façon
heureuse pour laisser place à l’éternelle apologie du mariage et de la famille.
Comme sur les radios périphériques, on délire, mais on respecte les vraies
valeurs. Offrez ce DVD à votre pire ennemi ! Myers fera mieux en avec les
« Austin Powers ».




Quand la panthère rose s’emmêle



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 1/5


The Pink Panther strikes again MGM/United Artists 1976 Blake Edwards, avec Peter Sellers, Herbert Lom, Lesley-Ann Down, Burt Kwouk…



 Le commissaire Dreyfus s’échappe de son hôpital psychiatrique pour accomplir
son obsession : tuer Clouseau ! Il met sur pied une organisation
criminelle et kidnappe un savant ayant créé un rayon destructeur. Seul la mort
de Clouseau l’empêchera de détruire le monde ! Les meilleurs espions sont
sur les traces de l’inspecteur…

Décidément, il n’y a pas qu’aujourd’hui que Hollywood enfile les suites
inutiles… Le succès du précédent opus rendit indispensable cette suite au
budget conséquent qui donne dans le pastiche Bondien. L’ennui, c’est que ce
style a bien vieilli (on s’attend à voir surgir le Dr Denfert à la place de Dreyfus…)
et que ce qui sert d’histoire est entièrement centré sur Sellers et le
cabotinage de Lom. Il y a encore de bonnes scènes (l’interrogatoire…) mais
d’autres traînent en longueur et l’impression dominante reste celle de déjà vu…
Dommage.




Quand l’inspecteur s’emmêle



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 3/5


A shot in the dark MGM 1964 Blake Edwards, avec Peter Sellers, Elke Sommers, George Sanders, Herbert Lom…



 Lorsque le chauffeur du riche M. Ballon est assassiné, la première suspecte est
la femme de ménge Maria Gambrelli, mais contre toute attente, Clouseau est
convaincu de son innocence. Il tente de la suivre, mais les cadavres
s’accumulent…

Suite au succès du premier film, Edwards reprit un scénario qui se voulait une
adaptation de « L’idiot » de Marcel Achard ( !) et le
retravailla en compagnie d’un jeune William Peter Blatty, futur auteur de
« L’exorciste » ! Curieusement, le résultat oublie de faire
figurer la Panthère Rose au générique — logique vu l’absence du diamant du même
nom — mais met en place les futurs éléments de la série : les personnages
de Cato et Dreyfus et l’accent et les maniérismes de Clouseau, perfectionnés
par Sellers, plus ses déguisements donnant lieu à un gag récurrent très réussi.
Mais une fois de plus, le scénario est à la traîne, accumulant passages
hilarants et pantalonnades indignes (la scène du camp de naturistes, bien dans
l’air du temps… il y a 50 ans !). Et puis, l’ensemble est
délicieusement ou atrocement daté, au choix… Suite à des divergences
artistiques, Edward et Sellers ne devaient ressusciter le personnage que dix
ans plus tard.




Qui a tué Paméla Rose



France  
Note : 1/5


Gaumont 2003 Eric Lartigau, avec Kad, Olivier, Gérard Darmon, Jean-Paul Rouve, Bénédicte Loyen, François Cluzet…



Qui a tué la strip-teaseuse Paméla Rose dans un motel de Bornsville ?
C’est ce que devront découvrir les policiers Bullit et Ripper…

Une comédie policière un peu éculée qui, bien sûr, se veut un clin d’œil à
Lynch et « Twin Peaks ». Les afficonados de ladite série
reconnaîtront peut-être des références, mais en attendant, cette parodie au
scénario inexistant ressemble plus à un sketch de café-théâtre allongé sur une
heure et demie avec une nette impression de déjà-vu. Pour fans de Kad et
Olivier ou un public très indulgent…




Qui veut la peau de Mona ?



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Drowning Mona Disco service 2000 Nick Gomez, avec Danny DeVito, Bette Midler, Casey Affleck, Neve Campbell, Marcus Thomas, William Fichtner, Jamie Lee Curtis…



Lorsque Mona Dearly a un accident de voiture et finit dans la rivière, le
shérif Wyatt Rash découvre que ses freins ont été sabotés. Or Mona était une
virago universellement détestée dans la communauté. Mais était-ce elle qui
était visée ?

Il faut une sorte de magie pour réaliser ce genre de comédie noire tournée au
premier degré, où une simple inflexion, un simple décalage suffit à créer
l’effet comique. Les frères Coen ou Aki Kaurismaki ont cette alchimie qui
manque cruellement à cet avatar de « Twin Peaks ». Ce n’est pas la
faute des acteurs, plutôt d’un matériau qui a tendance à tomber à plat :
on n’a aucune envie de s’attarder dans cette communauté où tout le monde a un
Q.I. négatif, et les multiples intrigues finissent plus par évoquer un soap
opera, et ou sommes toute, on se moque vite de savoir qui a tué qui, d’autant
que les multiples versions d’un même incident ne cessent d’embrouiller
l’histoire jusqu’à une conclusion décevante. Reste un excellent casting et une
ou deux idées. C’est maigre…




Qui veut la peau de Roger Rabbit ?



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 5/5


Who framed Roger Rabbit Touchstone 1988 Robert Zemeckis, avec Bob Hoskins, Christopher Lloyd, Joanna Cassidy…



Dans un monde où les personnages animés existent réellement… Eddie Valiant est
un privé en pleine descente aux enfers suite à la mort de son frère et
coéquipier assassiné par un toon. Il est embauché par le PDG d’Acme pour filer
Jessica Rabbit, l’épouse de sa star Roger Rabbit. Il réussit à prendre des
photos compromettantes, mais lorsque le PDG est assassiné, Roger est accusé du
meurtre. Eddie va découvrir un sinistre complot ourdi par le non moins sinistre
juge Doom et sa « trempette », un produit tueur de toons…

Adaptation considérablement allégée d’un roman réputé inadaptable (et resté non
traduit), ce film au budget record pour l’époque était un défi colossal :
aujourd’hui, on a l’habitude de voir des acteurs interagir avec des CGI, voir
des décors inexistants, mais en 1988, tout restait à réinventer afin
d’intégrer des personnages animés à l’ancienne dans des décors réels ! La
performance technique est là, et les fans n’ont cessé de disséquer les mille et
uns petits détails rajoutés au passage. Mais ce n’est pas tout, il y a un vrai
scénario et non juste un prétexte, qui accumule les clins d’œil au film noir de
la grande époque. Hoskins est aussi parfait qu’on puisse l’être en
interagissant avec le vide (mais Charles Fleischer, la voix du personnage,
était sur le décor pour lui donner la réplique… déguisé en lapin !) et
Lloyd, futur professeur excentrique des « Retour vers le futur », est
ici angoissant à souhait dans le rôle d’un méchant qui a marqué sa génération.
De plus, à travers une métaphore sur les minorités, on ne cesse de jouer sur la
nature même des toons qui n’existent que pour faire rire, même au péril de leur
vie ! On pardonnera une ou deux longueurs, notamment une fin interminable,
tant ce film reste un bonheur. Attention, il n’est pas conseillé pour les tout
petits à cause d’allusions sexuelles et de scènes un peu trop corsée. Même si
un projet de suite longtemps annoncé est en cours, on se doute que le même
équilibre puisse être atteint de nos jours, surtout après le bide sanglant et
inexplicable de « Les Looney Tunes contre-attaque » — ce qui est
d’autant plus ironique que les sacro-saintes projection tests de « Roger
Rabbit » furent désastreuses ! Zemeckis refusa de toucher à son film,
et l’avenir lui donna raison, puisqu’il remporta un succès monumental. Le DVD
rajoute les trois dessins animés extrapolés du personnage. Rien que du bonheur…




Raymond



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


The Shaggy Dog Disney 2006 Brian Robbins, avec Tim Allen, Kristin Davis, Robert Downey Jr, Zena Grey…



L’avocat Dave Douglas défend le Dr Kozak, chercheur accusé de vivisection dans
son laboratoire. Sur ordre de son patron, il cherche a trouver un sérum de
longue vie à partir des gènes modifiés d’un chiem importé du Tibet. L’animal
est libéré par la fille de Douglas, une activiste pro-animaux, mais il mord
l’avocat. Celui-ci va peu à peu se transformer en chien…

Exsangue, le studio Disney continue son auto-cannibalisation avec cette resucée d’un film
des années 50 qui a déjà connu suites, remakes, etc… Le résultat donne une de
ces production qui n’ont aucune raison d’exister tant le scénario est
bateau : les méchants sont caricaturaux, la transformation sans la moindre
idée originale, et bien sûr, l’avocat trop occupé va redécouvrir les joies de
la famille… On passera sur les nombreuses invraisemblances du scénario aux
drôles de circonvolution, mais certaines scènes témoignent d’une certaine
méchanceté inattendue. S’il y a quelques bongs gags, ils se trouvent dans le
dernier tiers, donc trop tard. Les enfants aimeront peut-être, mais si leur âge
ne se compose que d’un seul chiffre…




Ready to Rumble



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Fox Pathé Europa 2000 Brian Robbins, avec David Arquette, Scott Caan, Oliver Platt, Joe Pantoliano, Martin Landau…



Gordie et Sean sont deux perdants sans avenir qui ne vivent que pour le catch.
Or leur idole Jimmy King, renié par son manager dictatorial, perds sa couronne
et se fait virer. Les deux garçons entreprennent de le retrouver, mais le King
n'est plus qu'une épave. Ils décident de tout faire pour qu'il regagne sa
couronne…

Une comédie sortie en vidéo en France alors qu'il s'agit d'un film de cinéma,
au budget de 24 millions : peut-être parce que le catch ne fait pas recette ?
Pour les amateurs, on retrouve bien sûr d'authentiques catcheurs, dont Bill
Goldberg, vu dans « Universal soldier : le retour ». La trame est
très classique, pastichant tous les films du genre, et comme souvent, les héros
sont trop âgés pour jouer les ados. Avec les inévitables côtés scatos à la
"Dumb & Dumber"… Cela dit, Oliver Platt est toujours aussi
convaincant, Martin Landau étonnant en catcheur vieillissant (!!!) et la
réalisation assez allègre. Bref, une comédie routinère, mais pas désagréable.




Red



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


111mn M6 2010 Robert Schwentke, avec Bruce Willis, Mary-Louise Parker, Karl Urban, John Malkovich, Ernest Borgnine, Helen Mirren, Brian Cox, James Remar, Richard Dreyfuss…



Frank Moses fut un bon élément de la CIA aujourd’hui considèré Retraité Extrêmement
Dangereux… Lorsque des commandos tentent de l’assassiner, il se doute qu’il
détient un secret compromettant et va retrouver ses anciens camarades d’armes
pour deviner qui veut leur peau. William Cooper, un agent tenace, le suit pas à
pas…

Une adaptation (TRES adaptée) d’une BD qu’on espère mieux ne donne qu’une
comédie d’action… générique au possible. D’abord, le point de départ n’est pas
neuf (On pense à « Shooter ») et l’idée de Willis embringuant une
innocente en âge d’être sa fille dans sa croisade simplement parce qu’elle lui
plaît a des implications auxquelles les scénaristes ne semblent pas avoir
pensé… Mais comme ni l’un, ni l’autre des personnages n’a la moindre alchimie
ni personnalité, ça n’a pas d’importance. C’est le cas du métrage entier qui ne
sait s’il veut être un film d’action sérieux ou une parodie. C’est le genre de
scénario ou des « agents secrets » s’affrontent au vu et au su de
tous (et sans se soucier de dommages collatéraux) au nom d’un
« secret » auquel manifestement, personne n’aurait repensé si on
avait laissé en paix ses principaux acteurs ! De plus, on prend un angle
ou la paranoïa de Malkovich est justifiée (en fait, tous ceux qu’ils croisent
sont dans le coup, ce qui donne une des rares scènes amusantes), ce qui est
oublié aussitôt, nos héros caracolant à visage découvert sans que personne ne
les reconnaisse ! Mais qu’importe, il s’agit juste d’enquiller les scènes
d’action compétentes mais sans un poil d’originalité avec un minimum de temps
morts et sans perdre de temps à de la psychologie, du développement de
personnage ou une quelconque vision d’ensemble. Tout n’est pas nul, de petites
idées surnagent (sans doute des scories de la BD) et malgré une direction
d’acteurs qu’on sent inexistante, certains tirent leur épingle du jeu :
Helen Mirren en tueuse, Brian Cox en ex-adversaire russe regrettant le bon
vieux temps et surtout Malkovich en un de ces personnages frappadingues (à qui
on fit prendre du LSD pendant vingt ans !) dont il a le secret. Et bien
sûr, selon la doxa habituelle, une des notions sous-jacente est que c’est trop
cool de tuer plein de gens… Bref, encore un de ces films qui n’est ni bon, ni
mauvais, surfant sur la vague du moment (Ici « The Expendables », ou
la gérontocratie au pouvoir) présentant des acteurs qu’on apprécie faisant
beaucoup de choses qu’on aimerait trouver intéressantes, filmé avec la
compétence d’un « yes man » (le responsable de « Flight
plan ») et que seul son casting sauve du département soldes du magasins de
DVD. Apparemment, c’est suffisant, le film ayant relativement cartonné aux USA
(mais pas chez nous). Alors pourquoi se fatiguer ?




Red 2



Etats-Unis d'Amérique   France   Canada  
Note : 2/5


116mn M6 2013 Dean Parisot, avec Bruce Willis, John Malkovitch, Marie-Louise Parker, Helen Mirren, Anthony Hopkins, Byung-Lun Hee, Catherine Zeta-Jones, Brian Cox, David Thewlis…



Marvin Boggs se fait passer pour mort et Frank Moses est le suivant sur la liste
de la CIA. Le tout a rapport avec le temps qu’il passa à Moscou avant sa
retraite et un certain « projet Nightshade ». Apparemment, des agents
ont réussi à faire passer une arme de destruction massive à Moscou, un sonneur
d’alerte a diffusé l’information sur internet, et bien des gens voudraient
mettre la main sur l’arme… Mais un dangereux tueur à gages est embauché pour
tuer Frank pendant que le MI6 confie la mission à Victoria…

Vu le succès inattendu du premier, une suite semblait s’imposer… Schenke étant
occupé sur le calamiteux « RIPD », c’est Dean Parisot, du génial
« Galaxy Quest », qui s’y colle… et fait mieux que le précédent
réalisateur. Il est certain que ce travelogue passant de Paris à Moscou en
passant par Londres lorgne sur les Jason Bourne, mais ce scénario empesé aux
nombreux personnages y gagne une grande fluidité : malgré les
retournements de situation et d’alliances (pas toujours très crédibles), grâce
à un style simple et un bon montage, le récit reste clair,  contrairement aux apprentis-Jason
Bourne et leur approche parkinsonienne pour noyer le poisson. Dommage que le
résultat soit lesté par la nécessité de glisser de grandes scènes d’action,
poursuites, etc, qui font un peu réchauffé. Bien sûr, à presque deux heures, le
tout est un peu trop long et perd de son souffle avant l’obligatoire course-poursuite
finale, mais il reste le plaisir de voir des acteurs en pleine possession de
leurs moyens (Hopkins est excellent, une fois de plus). Il est dommage que
l’approche très désinvolte des massacres incessants, dommages collatéraux
compris, finisse par nuire au capital de sympathie. Bref, du cinoche de samedi
soir qui se laisse regarder et s’oublie aussitôt. Son (relatif) échec
commercial a en principe mis fin à la trilogie prévue…




Redirected



Royaume-Uni   Lituanie  
Note : 1/5


Pathé 2014 Emilis Velyvis, avec Vinnie Jones, Scott williams, Gil Darnell, Oliver Jackson…



Alors qu’il est sur le point de proposer le mariage à sa fiancée, Michael est
enlevé par trois amis. Cette mauvaise farce cache le fait qu’il doit leur
servir de chauffeur après le braquage d’une partie de cartes à laquelle
participe le terrible Golden Pole. Or les caméras de sécurité ont repéré
Michael… Il doit s’enfuir avec les autres, mais suite à l’éruption d’un volcan
islandais, ils se retrouvent coincés en Lituanie. Golden Pole les y suit, prêt
à tout pour récupérer son argent et surtout sa précieuse bague…

Une production anglo-lituanienne qui suit évidemment le canon du polar post-Guy
Ritchie, même si le réalisateur évite d’abuser des effets de caméra. Le tout ne
s’embarasse pas de cohérence : on ne voit pas en quoi nos trois bras
cassés avaient besoin de Michael, ni comment il fait le voyage de Londres en
Lituanie K.O. (jusqu’à l’hôtel !), on ne saura jamais en quoi cette bague
est si précieuse, etc… De plus, le réalisateur, pourtant Lituanien, filme son
pays de façon guère plus reluisante que la Slovaquie de « Hostel »
(l’office du tourisme local appréciera…) Tout ceci se laisserait regarder comme
du cinéma-bis de luxe, les valeurs de productions étant bonnes et
l’interprétation à la hauteur, si le dernier tiers ne virait pas au grand
n’importe quoi jusqu’à une conclusion en forme de gag qui ne résoud rien.
Dommage…




Rien à perdre



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Nothing to lose Touchstone 1997 Steve Oedekerk, avec Tim Robbins, Martin Lawrence, Kelly Preston…



Après avoir découvert que sa femme le trompe avec son patron, Nick Beam se fait
enlever par un petit truand. Retournant les rôles, Nick l’emmène en un long
voyage où il espère prendre sa revanche…

La comédie pas drôle, énième partie, par le scénariste du « Professeur foldingue ».
L’histoire est certainement le maillon faible, occupant l’écran par tous les
moyens pour remplir laborieusement la durée syndicale, quitte à étirer les
scènes. Si Robbins est excellent, il faut composer avec le cabotinage de
Lawrence qui exploite tous les clichés déplaisants du noir hâbleur et bavard.
Laissez donc ce DVD prendre la poussière au vidéo-club…




Rien que pour vos cheveux



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


112mn Don’t mess with the Zohan Columbia 2008 Dennis Dugan, avec Adam Sandler, Hohn Turturro, Emmanuelle Chiriqui, Rob Schneider…



Zohan est un agent d’élite du Mossad, mais après des journées bien occupées à
combattre des terroristes, il ne rêve que d’une chose : devenir
coiffeur ! Son dernier affrontement avec son ennemi juré surnommé le
Fantôme lui donne l’occasion de se faire passer pour mort. Parti pour New York,
son manque d’expérience amène à trouver du travail dans le salon de la belle
Dalia… Une palestinienne. Mais entre des apprentis terroristes l’ayant percé à
jour et un promoteur véreux, il ne chôme guère…

Il est aussi facile d’apprécier cette comédie que de la détester, mais il faut
souligner la performance d’un scénario prêt à tout pour arracher quelques
rires. Évidemment, du coup, l’ensemble ne réussit pas toujours son coup (les
scènes de cruauté envers un chat sont peut-être un peu trop) et, bien sûr, on
reste souvent résolument en dessous de la ceinture. Mais là où un « Scary
Movie » pense qu’une seule allusion sexuelle ou scato terrasse le
spectateur, les gags sont parfois à plusieurs niveaux. On sent une influence
évidente de la série des « Panthère Rose » (le nom de
« fantôme » est un clin d’œil direct), mais Zohan est un peu un
anti-Clouseau : il est effectivement un super-agent capable de prouesses
impossibles, qui sont la source des meilleurs gags, mais c’est du décalage avec
sa personnalité flamboyante que naît le comique (le voir effectuer des exploits
à faire passer James Bond pour un amateur en T-shirt Mariah Carey…) De plus, à
un second niveau, l’ensemble — coécrit par un Sandler qui n’a jamais caché sa
judaïcité — ne cesse de brocarder la perception des israëliens et des arabes en
occident, se permettant même de mettre en épingle les séries aggressivement
racistes où tout arabe est forcément terroriste lors d’un passage hilarant ;
de même, son ennemi (Un Turturro méconnaissable mais génial) est étiqueté
« terroriste »… mais hors de son conflit avec Zohan, ne fait jamais
rien pour justifier ce titre ! Du coup, le message pacifiste et
pro-fraternisation est certes naïf, mais change agréablement en cette époque
d’hystérie agressive (qui lui valut quelques réactions négatives assez
douteuses…) On peut regretter que le scénario rajoute au prévisible (le retour
programmé du Fantôme) la vieille tarte à la crème du promoteur véreux (comme
ils le sont tous ?) monopolisant le quartier contre lui avec pour complice
des « rednecks » racistes, et que parfois, le film s’approche des
clichés qu’il brocarde. Mais il y a là assez de morceaux de bravoure, menés par
des acteurs au mieux de leur forme, pour pardonner quelques faux pas et un
didactisme parfois bien naïf ; et on remarque que la réconciliation ne
semble possible qu’aux USA, à l’exception de reste du monde. Quoique, un film
où le sexe est considéré comme un antidote à la haine ne peut être
fondémentalement mauvais… Pour une fois, les docus sont drôles et intéressants,
loin des publireportages habituels.




Robin des bois, la véritable histoire



France  
Note : 0/5


Coming Soon 2015 Anthony Marciano, avec Max Boulbil, Géraldine Nakache, Malik Benthala, Gérard Darmon…



Dans la réalité, Robin n’est qu’un voleur de bas
étage ne pillant que les plus faibles à son seul profit. Il tombe alors sur la
bande de Sherwood qui le prend pour un héros et lui confie leur plan :
piquer les impôts levés par le shérif. L’ennui, c’est que Robin et Tuck ont eu
la même idée…



Il existe tant de ces comédies se la pétant
« politiquement incorrectes » (merd’ kwâââ) qu’il y a longtemps
qu’elles sont le nouveau « politiquement correct », soit en général
du concentré de beaufitude avec caution branchouille… Celle-ci ne vaut guère
mieux, avec un point de départ dans la lignée des visions révisionnistes des
grands mythes pour s’enliser dans un « humour canal » qui a vingt ans
de retard. Boutbil manque de charisme pour porter le film (on imagine ce que
Jean Dujardin, inspiration évidente, aurait donné dans le rôle…) et Darmon
s’amuse dans un rôle ingrat. Le pire, c’est encore que pour un film de téléastes,
la réalisation est plus soignée que le sujet le mérite, la photographie et les
valeurs de production étant bien là. Oui, mais encore faut-il avoir quelque
chose à filmer…




Rouge à lèvres et armes à feu



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 3/5


High heels and low lives Touchstone 2001 Mel Smith, avec Minnie Driver, Mary McCormack, Kevin McNally, Marl Williams…



Frances est une actrice Américaine ratée vivotant à Londres, Shannon est
infirmière. Grâce aux appareillages sophistiqués d’écoute de l’ex de
Frances,
elles surprennent la conversation téléphoniques d’un gang de pilleurs de
banque ! Elles décident de les faire chanter, mais leur chef, Mason, est
prêt à tout pour ne pas payer. Les deux amatrices devront rivaliser
d’astuce…

Une comédie policière visiblement inspirée des « Crimes, arnaques et
botanique », mêlant deux ingénues à des gangsters british archétypaux
respectant le canon (le jeune maladroit, le boss, le capo finissant),
l’idée de
prendre deux héroïnes semblant suffire aux producteurs. Pourtant,
l’ensemble
fonctionne grâce à l’abattage des deux actrices et à un rythme soutenu.
Si on
reste dans le traditionnel, les coups de théâtre sont bien amenés et le
tout
réglé comme du papier à musique, avec en prime des seconds rôles
savoureux. Par
le réalisateur de « MrBean » et les productrices du bide « Spice
World » ! C’est surperficiel, mais distrayant, ce qui n’est déjà pas
mal.




Rrrrrrr ! ! !



France  
Note : 1/5


Studio Canal+ 2004 Alain Chabat, avec Marina Foïs, Maurice Barthélémy, Pef Martin-Laval, Gérard Depardieu, Jean-Paul Rouve, Alain Chabat, Jean Rochefort…



 En l’an - 35000, à l’âge de pierre, vivent nos ancêtres… Deux tribus se font la
guerre : les Cheveux Sales et les Cheveux Propres, ces derniers ayant
maîtrisé l’art du shampooing… Mais un problème plus pressant se présente :
le premier meurtre de l’histoire de l’humanité ! De son côté, le chef des
Cheveux Sales envoie sa fille infiltrer la tribu pour ramener le secret du shampooing…

Une comédie qui n’a pas vraiment fait des étincelles au box-office, et ce
malgré le label de qualité Chabat. Est-ce à cause d’une bande-annonce peu
attirante ? Mais si Chabat réalisateur fait du bon travail, l’ensemble
reste assez quelconque, trusté qu’il est par l’humour des Robins des Bois. On
apprécie ou pas, mais il est sûr que le scénario se tra&i