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Fantastique

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47 Ronin



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


118mn Universal 2013 Carl Rinsch, avec Keanu Reeves, Hiroyuki Sanada, Ko Skibasaki, Tadanobu Asano, Rinko Kikushi, Cary-Hiroyuki Tagawa…



Lors de la visite de dignitaires, envoûté par une sorcière, le seigneur Asano
tente de tuer un invité… Le shogun le laisse avoir une mort honorable par
seppuku, puis promet sa fille au seigneur Kira qui a tout manigancé. Le mariage
doit avoir lieu après un an de deuil : c’est là que les 47 guerriers
d’Asano, devenus Ronins — des samouraïs sans maîtres — décident de rompre leur
promesse et venger leur maître…

Un projet qui, dès le départ, sentait la belle daubasse de classe atomique :
sur une idée originale de faire un « Seigneur des anneaux » oriental
à partir d’un récit historique maintes fois porté à l’écran dans son pays,
Universal embaucha un tout jeune réalisateur qui, lui, voulait réaliser un film
de samouraïs intimiste pour travailler d’après un scénario d’origine considéré
comme prometteur. Après un premier métrage tripatouillé, bardé de scènes
additionnelles, remonté en excluant le réalisateur du projet, repoussé
plusieurs fois, un budget gonflé jusqu’à dépasser les 200 millions de dollars,
après un bouche à oreilles désastreux, Universal sortit le film comme un aveu
d’impuissance, avec pour résultat un des pires bides commerciaux de l’année,
mettant la célèbre firme dans le rouge. Pourtant, au vue de certaines grosses
productions, ce « 47 Ronin » n’est pas totalement à jeter… L’ennui,
c’est qu’il se compose de deux parties distinctes qui ont du mal à former un
tout. La première est effectivement une recréation du Japon médiéval
respectueuse sans le formalisme forcené de certaines épopées asiatiques
empesées… mais on voit déjà des problèmes qui ne feront que s’exacerber au fil
du temps : d’abord, on peut admettre la présence de Keanu Reeves le
« sang-mêlé » au Japon médiéval (Reeves lui-même étant assez métissé
pour passer), mais son personnage fait pièce rapportée et n’arrive jamais à
trouver sa place dans le récit (quelques tentatives de développer son rôle
tourne court). A peine a-t-on le temps de présenter des méchants d’opérette (le
vétéran Cary-Hiroyuki Tagawa doit pouvoir jouer ce genre de rôle dans son
sommeil…), dont une sorcière caricaturale qui est moins une sous-fifre que le
fruit d’une réécriture de trop, après l’obligatoire séance de Seppuku qui fait
regretter celle de « Furyo », le tout bascule après le carton
« un an après », lorsqu’on retrouve un Reeves faisant des combats
clandestins en une séquence mi-« Pirate des Caraïbes »,
mi-« Rambo II »… A partir de là, on suit une structure de fantasy
ultra-classique à base de vengeance, recherche des armes, etc, qui donne l’impression
de voir quelqu’un d’autre jouer à un des innombrables jeux med-fan d’influence
japonaise, boss de fin de niveau compris (on n’espérait pas échapper à la
métamorphose de la sorcière en dragon…) Le tout jusqu’à une fin pessimiste qui
surprendra dans un tel contexte. Au bilan, encore un film-Frankenstein fait de
greffes hétérogènes qui ne réussissent jamais à prendre, créant un grand
édifice qui laisse parfaitement froid, bref, tout ce qui ne va pas à Hollywood
en un seul film… Le résultat n’est pas honteux comme peut l’être un
« R.I.P.D. », autre bide surfriqué, mais le pire, c’est qu’on ne peut
qu’imaginer l’œuvre qui était en gestation. Mais il a fallu que les crânes
d’œufs s’en mêlent… Et bien sûr, la persistence dans l’échec étant la marque du
vrai technocrate, ce ne sont pas ces échecs successifs qui vont pousser
Hollywood à se remettre en question !




7 below



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


M6 2012 Kevin Carraway, avec Val Kilmer, Luke Goss, Ving Rhames, Matt Barr, Bonnie Somerville…



Suite à un accident de voiture, une famille se trouve piégée dans une maison
qui fut jadis le théâtre d’une série de meurtres…

Un
scénario tiré de « le film de fantômes pour les nuls » qui se
termine par une énième histoire de réincarnation. Avec ses deux frères, l’ensemble
fait penser à un épisode de « Supernatural » étiré où il est facile
de deviner chaque rebondissement (souligné par une Musique Sinistre™) avant les
protagonistes et où toute idée un tant soit peu originale ou intéressante a été
excisée. Val Kilmer disparaît du métrage à mi-chemin et on se demande où sont
passés les 6 millions de dollars de budget. Inutile de dire qu’on s’ennuie
ferme jusqu’à une conclusion particulièrement malhonnête. Vous avez mieux à faire
de votre temps…




A la croisée des mondes : la boussole d’or



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 3/5


113mn The Golden Compass Metropolitan 2007 Chris Weitz, avec Dakota Blue Richards, Nicole Kidman, Daniel Craig, Sam Elliott…



Dans un univers alternatif au nôtre, chaque enfant possède un dæmon, la
manifestation externe de sa personnalité. Lyra Belacqua est la nièce de Lord
Asriel, un universitaire que lui offre le dernier Aléthiomètre, une boussole
révélant la vérité sur toutes les question pouvant se poser. Mais une force
sinistre, le Magisterium, est à l’œuvre et désire le pouvoir absolu :
lorsque son ami Roger disparaît, Lyra est persuadée qu’il a été enlevé. Pendant
qu’Asriel part mener l’enquête au Pôle Nord, Lyra est mise à la garde de Miss
Coulter — qui s’avère vite inquiétante…

New Line comptait recréer une franchise autour des romans de Philip Pullman,
plus célèbre en Europe qu’aux USA, mais les rumeurs alarmantes ont vite
circulé, concernant d’abord une production troublée (Weitz ayant démissionné
pour revenir en catastrophe, ses déclarations concernant un New Line plus
préoccupé de retour sur investissement que de fidélité sur le site des fans de
Pullman ayant fait un tollé, plusieurs scénaristes ayant renoncé à la tâche)
et, surtout, une édulcoration du substrat anticlérical des romans. Le résultat
donne une fantasy mouvementée, mais moins directement guerrière que les
« Seigneurs des Anneaux » : une ode au libre arbitre et à
l’indépendance qui puise directement dans les rêves de l’enfance. Les effets
spéciaux se font vite oublier tant ils engendrent le merveilleux, aidé par
mille petit détails minutieux, et les personnages ont une majesté surprenante,
tel cet ours blanc déchu, mélange de férocité et de chevaleresque.
L’interprétation est sans faille, et quoi qu’il arrive, Dakota Blue Richards
est si extraordinire qu’elle a certainement un grand avenir devant elle. Là où
le bât blesse contrairement à la narration sans faille du SDA, c’est que la
nécessite de condenser oblige à balancer des pavés d’informations dès le
départ, parfois de façon assez abrupte, plus une série d’apparitions et
réapparitions de personnages tenant plus des nécessités du scénario que de
logique. Mais même si Weitz vit sa version originelle massacrée par New Line,  il y a tout de même assez de beauté et
d’invention dans ce qui reste pour renvoyer au néant des ersatz genre
« Eragon ». Malgré un succès moyen aux USA, le film a suffisamment
marché dans le reste du monde pour justifier la suite annoncée par la fin « ouverte »…
sauf qu’apparemment, l’église fut la plus forte et le projet abandonné, tout
comme l’éventualité d’un « director’s cut » auto-censuré par le
studio. Avec en prime une chanson originale de la grande Kate Bush.




A ton image



France  
Note : 1/5


Fox Pathé Europa 2004 Aruna Villiers, avec Christophe Lambert, Natassja Kinski, Rufus, Audrey DeWilder…



Thomas est un scientifique travaillant sur la génétique, notamment le clonage.
Il rencontre Mathilde par hasard… Et finissent en couple. Ils rêvent d’un
enfant, mais Mathilde est stérile. Pourtant, elle finit par accoucher d’une
fille, Manon. Mais celle-ci n’est pas la fille de Mathilde, mais son
clone ! Or en grandissant, Manon s’avère de plus en plus différente des
autres…

Encore un téléfilm cherchant à passer pour un film de cinéma ! Réalisé et
interprété avec compétence, l’ensemble se plie presque servilement aux canons
télévisuels, de l’aspect romantique frôlant le mélo à un vague commentaire
social.. Ce n’est pas mauvais, juste formaté et assez quelconque, surtout avec
une conclusion cousue de fil blanc. Et rien n’explique pourquoi un clone, comme
autrefois les enfants adoptés, doivent forcément être maléfiques… On peut
attendre sans trop d’impatience une diffusion sur TF1.




A touch of hope



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


JPF 1999 Craig R. Baxley, avec Anthony Michael Hall, Faye Masterson, Abraham Benrubi, CCH Pounder…



Suite à un accident, l’avocat Dean Kraft se découvre soudain un don de
guérisseur qu’il tente de nier. Un médecin l’enjoint de tester ce pouvoir de
façon scientifique…

Pour mémoire, puisqu’il s’agit d’une histoire vraie (hum…) adaptée du livre du
véritable Dean Kraft. Le genre de récit dont raffolent les niches pour « dramatiques »
du samedi soir… Tout y est, la moraline sur « rien ne vaut la famille »
et le boudhum, mais Baxley (drôle de choix, lui qui est plutôt spécialiste de l’action)
évite de justesse de trop virer dans la guimauve et Michael Hall, ancienne
découverte de John Hugues, est toujours aussi crédible et charismatique, au
point qu’on se demande pourquoi il choisit de se cantonner à la télévision. Comparés
à certain téléfilms, c’est déjà pas mal. Il y a même une vostf ! Titre
télévisuel : « un don surnaturel. »




Abandonnée



Espagne   Royaume-Uni   Bulgarie  
Note : 2/5


The Abandoned WildSide 2006 Nacho Cerda, avec Anastasia Hille, Karel Roden, Valentin Ganev…



A quarante ans passée, Marie est forcée de retourner en Russie, où elle a
hérité de la maison de ses parents. Elle y tombe sur le frère qu’elle n’a
jamais connu, mais la maison semble se retourner contre eux…

Premier long métrage d’un chouchou des festivals, ce film est arrivé au moment
où la bien-pensance pavlovienne voulait que tout film Espagnol soit génial par
décrêt ministériel. Avec ce moyen budget tourné en langue Anglaise en Bulgarie
(une place de Sofia désormais célèbre prenant la place de Moscou…), Cerda
cherchait-il à négocier son passage à Hollywood ? C’est raté, la réception
en festival ayant été passablement controversée. Comme souvent, c’est surtout
côté scénario que l’ensemble pèche : le début intrigue avec ses
ramifications psychologiques et deux zombies sortis tout droit de
« L’au-delà » et certaines scènes sont assez angoissantes, malgré
quelques effets post-« Ringu » prévisibles… mais on retombe vite dans
un de ces films où les manifestations surnaturelles suivent plus nes nécessités
du scénario qu’une quelconque logique. Pourquoi pas si Cerda s’était contenté
d’un labyrinthe onirique et psychanalytique, mais la fin multiplie les
retournements absurdes pour finir sur une histoire de fantômes extrêmement
classique jusqu’à une sentence finale douce-amère qui donne son nom au métrage.
Par contre, c’est du niveau des qualités de production que l’ensemble
impressionne : interprétation de premier ordre (Cerda a volontairement
choisi une actrice inconnue plutôt qu’une Holly Hunter ou Natassja Kinski,
toutes deux pressenties), réalisation virtuose frôlant parfois la frime avec
des cadrages sublimes et une photographie étonnante pour un film se passant en
bonne partie dans le noir. Cela suffit-il pour crier au génie, tout effet de
mode mis à part ? A vous de voir…




Abîmes



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Below TF1 2002 David Twohy, avec Matt Davis, Bruce Greenwood, Olivia Williams, Nick Chinlund…



Durant la seconde guerre mondiale, les survivants d'un navire-hôpital anglais
sont recueillis par un sous-marin, l'USS Tiger Shark. Mais d'étranges
phénomènes ont lieu : quelqu'un veut-il la destruction du sous-marin ?
L'exécution d'un des survivants, en fait un marin allemand, n'arrange rien.
Quel est le secret du navire ? Et comment est vraiment mort son capitaine ?

Une histoire de fantômes (on ne déflore rien en le précisant) qui s'avère
extrêmement classique. Par contre, beaucoup moins traditionnel est son décor
claustrophobe : curieusement, cette série B offre beaucoup plus d'effets de
réel, des mécanismes internes du sous-marin aux inquiétants bruits de coque,
que d'autres métrages plus ambitieux, et l'océan lui-même est assez inquiétant.
Les personnages sont plutôt bien dessinés, mais le plus grave défaut du film
est ses effets spéciaux en CGI ratés : le sous-marin lui-même n'est jamais que
cela, ce qui peut décourager certains. Dommage, car en privilégiant
l'atmosphère angoissante et un certain onirisme plutôt que les gros
effets-choc, le résultat ne manque pas d'attrait, à condition d'aimer les
histoires de fantômes, les histoires marines ou les deux ! Une certaine scène
face à un miroir a marqué les esprits… Ce film s'est relativement planté, ce
qui est dommage pour Twohy, un des derniers vrais artisans de la série B. Il
enchaîna avec l’excellent « Chroniques de Riddick », qui n’a pas
vraiment mobilisé les foules… Il n’y a pas de justice.




Abraham Lincoln, chasseur de vampires



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Abraham Lincoln, vampire hunter Fox 2012 Timur Bekmambetov, avec Benjamin Walker, Dominic Cooper, Anthony Mackie, Mary Elizabeth Winstead, Rufus Sewell…



Agé de neuf ans, Abraham Lincoln a vu un nommé Jack Barts tuer sa
mère…Cherchant à se venger, il découvre que celui-ci est un vampire !
Ceux-ci ont prospéré dans le Sud esclavagiste et entendent bien prendre le
contrôle du pays…

Pour un concept aussi capillotracté, il eût fallu quelqu’un capable de prendre
son absurdité à bras le corps pour réussir un mélange d’aventures et de
semi-comédie à la façon du « Masque de Zorro ». Pas le confier à
Timur Bekmambetov, caricature de Yes-man hollywoodien capable de filmer
n’importe quoi n’importe comment façon MTV ? c’est-à-dire un style dépassé
depuis longtemps… Et c’est parti pour un déluge de filtres colorés hideux, de direction
d’acteurs à la ramasse, de ces éternels ralentis épate-bourgeois qui devraient
être interdits et de scènes d’action illisibles. Pas de véritable arc narratif,
pas de progression dramatique, des pompages vieillots (Lincoln subissant tout
un entraînement pour devenir un Buffy du pauvre que les vampires auraient dû
exécuter dès la première sortie)… Au moins, « Jonah Hex » comportait
quelques idées, certes gâchées, mais des idées tout de même. Là, c’est le néant
absolu, uniquement du bruit et de la frime contente d’elle, bref, tout ce qui
mine Hollywood. Et le pire, c’est que l’échec de ce machin n’amènera aucune
remise en question…




Acceptable Risk



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 1/5


Robin Cook’s Acceptable Risk Elephant 2001 William A. Graham, avec Chad Lowe, Kelly Rutherford, Sean Patrick Flannery, Patty McCormack…



Edward et Kelly Lowe s’installent dans une maison de Salem dont Kelly a hérité
d’une lointaine descendante — et qui porte un lourd passé… Edward découvre un
étrange champignon dans la cave et le teste : ses capacités physiques et
mentales sont décuplées ! Il y voit un moyen de guérer des maladies
dégénératives, mais il devient également irritable, voire violent. Jusqu’où
s’arrêtera sa métamorphose ?

De la chair à téloche de base qui suit le thème de « Jekyll et Hyde »
tout en séloignant du roman de Robin Cook dont il est inspiré. Le prolifique
Graham (qui a tout de même entamé sa carrière en 1956, respect !) emballe
le tout en vieux pro, donnant à l’ensemble plus de vie qu’il n’en mérite, et
Lowe fait un protagoniste correct là où Kelly Rutherford est un peu sacrifiée.
Bref, 90mn devant le petit écran – pourquoi prendre le DVD ? – qui passent
sans douleur. La version Elephant contient une vo… mais sans sous-titres !




Against the dark



Etats-Unis d'Amérique   Roumanie  
Note : 0/5


Sony 2009 Richard Crudo, avec Steven Seagal, Tanoai Reed, Jenna Harrison, Keith David…



Après qu’un virus ait transformé une partie de la population en zombies
vampires, l’armée envoie des chasseurs aider un groupe de survivants terré dans
un hôpital…

Seagal contre des vampires ? Une bonne idée ? Pas si on y applique
l’absence de valeurs de production des Seagaleries récentes. D’abord, on se
demande s’il y avait un scénario ou si tout a été improvisé en cours de route,
tant l’ensemble ne cesse de se contredire, les créatures — toutes droit sorties
de « 28 jours plus tard » — passant de vampires à zombies, puis
mutants… L’ensemble se limite à des parlotes entre deux attaques tournées dans
trois couloirs, plus Keith David dans un rôle de général qui a dû lui prendre
une demi-journée à tourner. Bref, non seulement c’est n’importe quoi, mais en
plus, Seagal n’apparaît que dix minutes en sous-Blade de service et semble
toujours aussi peu concerné ! L’arnaque, quoi… Plus ahurissant encore, le
making-of tente de faire croire qu’il s’agit d’un vrai film - et d’un film de
Seagal, quitte à perpétuer l’arnaque !




Age of Dragons



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Age of the Dragons M6 2011 Ryan Little, avec Corey Sevier, Vinnie Jones, Danny Glover, Sofia Pernas…



 Dans un monde où les dragons sont chassés pour le vitriol, une substance
précieuse permettant d’éclairer le monde, le harponnier Ishamael s’embarque
avec le capitaine Ahab…

Dans l‘édition anglo-saxonne, il y eut une mode consistant à prendre des
classiques de la littérature et les caviarder de scènes figurant les monstres à
la mode histoire de revendre la même soupe. C’est le même opportunisme qui a dû
présider à la création de ce énième téléfilm du sci-fi channel ayant bénéficié
d’une grosse promo lors de sa sortie DVD : maintenant qu’il est dans le
domaine public, faisons « Moby Dick » version SF ! Ah, non, déjà
fait (L’ahurissant « Moby Dick 2012 »). Alors avec… des vampires !
Ah, non, trop dur. Alors des dragons ! Au moins, dès les premières images,
il est évident qu’il y a un réalisateur aux manettes, et il se permet quelques
jolis plans hivernaux, mais ça ne lui permet guère de s’élever au-delà du
matériau de base, repompant (mal) des pans entier du roman de Melville avec des
verbiages qui, hors contexte, font bien prétentieux. Déjà, les prémisses sont
absurdes (pourquoi les dragons s’approchent-ils de cette espèce de char alors
qu’il leur sffit de, hem, s’envoler ?) et font des dragons des bêtes comme
les autres sans une once de merveilleux et, comme toujours, relèvent de CGI
allant de l’honnête au médiocre. Danc ce contexte, choisir un Ahab noir relève
plus des aléas du casting (Val Kilmer fut le premier choix) que d’un
commentaire quelconque… Quant à Vinnie Jones, il ne fait que passer. Bref, un
travail honnête de réalisation gâché par un rythme anémique qui ne peut élever
un matériau opportuniste et putassier. Tout le sci-fi channel, quoi… Quel sera
le prochain, Moby Dick dans l’espace ou Les Misérables vampires ?




Alligator



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


FIP/Antartic 1980 Lewis Teague, avec Robert Forster, Marisa Kendall, Dean Jagger, Henry Silva…



Une famille en vacances en Louisiane achète un petit alligator en souvenir.
Mais celui-ci lasse vite et finit, non pas au bord de la route, mais dans les
toilettes… Des années plus tard, le policier David Madison enquête sur une
série de cadavres mutilés retrouvés non loin des égouts. L’alligator a survécu
en se nourrissant des chiens d’un laboratoire de vivisection et a pris une taille
gigantesque…

Un film de grosses bébêtes de plus, mais celui-ci est signé par John Sayles,
scénariste de « Piranhas » et « Hurlements ». Résultat,
c’est un des premiers films du genre a avoir un fonds écologique : nourri
d’expériences ratées, d’animaux sacrifiés (Un assistant hilare précise qu’on
coupe les cordes vocales des chiens à leur arrivée…), l’alligator en devient
une créature frankensteinienne, devanant l’instrument de la vengeance au nom de
la nature. Il vire même au justicier lorsqu’il dévore des politiciens
véreux ! Sinon, c’est le schéma assez classique post-« Dents de la
Mer » : Forster (« Foxy brown ») est le traditionnel flic a
problème, la fifille propriétaire de l’alligator est devenue entomologiste, on
fait appel à un chasseur (Henry Silva, très drôle) pour résoudre le tout et le
crocodile a le don de se déplacer sans être remarqué. Parieras-t-on qu’un bâton
de dynamite bien placé sera plus efficace ? Teague mène sa barque avec
beaucoup d’humour et, à part la romance inutile, sans temps morts. Ce qui
suffit pour en faire une bonne série B, sortie en salles en son temps sous le
nom « L’incroyable alligator » ( !) En tout cas, c’est bien
mieux que les « Anaconda », « Crocodile » et consorts…
Dommage que la version DVD soit pan&scannée.




Alligator 2 : la mutation



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Alligator 2 : The mutation FIP/Antartic 1991 Jon Hess, avec Joseph Bologna, Dee Wallace Stone, Richard Lynch, Steve Railsback…



Lorsque deux braconniers disparaissent, dévorés par un énorme animal, le policier
David Hodges comprend qu’un gigantesque alligator mutant hante les eaux d’un
lac. Mais un parc d’attractions est sur le point d’ouvrir, et on tente
d’étouffer son enquête…

“L’Incroyable alligator” de 1980, scripté par John Sayles, était un régal de
série B percutante et pleine d’humour au message écologiste mordant — et
disparue en vidéo pour ressurgir en DVD doublé avec cette vague séquelle
inédite et tardive. Celle-ci n’est qu’un plat remake qui en évacue toute poésie
et toute intelligence pour ne laisser qu’un film de monstres traditionnel, sans
âme ni intérêt. Les effets spéciaux se contentent de mêler un véritable
alligator avec une grosse peluche de plastique, d’où d’étonnantes variations de
taille. Bizarrement, les membres d’un gang jouent presque les “bons” face aux
politiciens corrompus. L’interprétation, tout à fait correcte, ne peut sauver
l’ensemble. Bof… Cette suite ne fait que rehausser le premier qui justifie
l’achat à lui seul, même en version pan&scannée !




Alone



Thaïlande  
Note : 2/5


Alone/Faet Wild Side 2007 Banjong Pisanthanakun & Parkpoom Wongpoom, avec Masha Wattanapich, Vittaya Wasukraipaisan, Ratchanoo Bunchootwong…



Apprenant que sa mère est aux portes de la mort, Pim et son compagnon Wi se
rendent à Séoul, où elle est hospitalisée. Mais Pim sent autour d’elle la
présence de Ploy, sa sœur Siamoise. Or Ploy est morte depuis des années. Pim
est-elle hantée où devient-elle folle ?

Pas de doutes, les réalisateurs du très bon « Shutter » savent jouer avec les
nerfs du spectateur : en tant que pur film de trouille, « Alone »
est très efficace en évitant les éternels fantômes à cheveux longs qui
n’amusent plus personne (genre le pitoyable « Red eye »). De plus, la
découverte progressive du passé des deux sœurs rend le mystère assez efficace.
Mais là où « Shutter » jouait fort bien sur un scénario prenant des
détours inattendus, celui-ci se contente d’accumuler les scènes explicatives et
les apparitions terrifiantes jusqu’à un « twist » final plus ou moins
prévisible ; de plus, rétrospectivement, certains effets perdent de leur
logique (qu’est-ce qui terrifie tant la mère de Pim, qui évoque la vieille dame
de « Ju-On » ?) A boire et à manger donc : les
réalisateurs/scénaristes ont évité l’impasse des « fillettes
fantômes » bien fatiguées pour instaurer une atmosphère réellement
angoissante, mais l’ensemble retourne sur des terrains déjà balisés. Dommage,
car les qualités de production et d’interprétation sont de première qualité.




Alone in the Dark



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne   Canada  
Note : 0/5


Metropolitan 2005 Uwe Boll, avec Christian Slater, Tara Reid, Stephen Dorff…



Un détective du surnaturel, Edward Carnby, enquête sur une série de morts
mystérieuses… En fait les vingt enfants d’un orphelinat, dont il fit
partie ! Quel rapport avec la découverte d’un mystérieux
cercueil issu d’une ancienne race, les Abskani ? Carnby va devoir
faire équipe avec son ancienne unité pour le découvrir…

On sait qu’on est mal partis lorsqu’un interminable carton d’entrée doit
expliquer les enjeux ! (Il fut rajouté après que les projections-test
aient démontré que l’histoire était incompréhensible.) Ce film, précédé d’une
réputation calamiteuse, est en effet incroyablement confus, même pour qui
connaît vaguement le jeu vidéo. Fini l’atmosphère gothique et angoissante, Boll
préfère les flinguages interminables de démons avec l’obligatoire musique
« métal » tonitruante (Ici, c’est Nightwish qui s’y colle, bien que
ces groupes soient interchangeables). Ce qui ne rendrait pas l’ensemble pire
que le « Resident Evil » moyen si la réalisation n’était pas en-dessous
de tout ! Uwe Boll est devenu un objet de haine aux USA (Il faut dire
qu’il est Allemand — Etranger, quoi, un métèque…), et pourtant, ce film ne
témoigne pas plus d’ineptitude que bien des gros fromages indigestes qui,
pourtant, cassent la baraque. Ce qui ne le rend pas bon pour autant… Dans dix
ans, cela fera peut-être un nanar de première bourre.




Alone in the Dark II



Allemagne  
Note : 0/5


Sony/FIP 2008 Michael Roesch & Peter Scheerer, avec Rick Yune, Rachel Specter, Lance Henriksen, Bill Moseley, Ralf Moeeller, Danny Trejo, P.J. Soles…



Un groupe de chasseurs de fantômes tentent de protéger un poignard convoité par
une sorcière…

Une suite faite par les grands poètes ayant scénarisé « House of the
dead », entre autres, et qui, budget oblige, laisse tomber les délires
apocalyptiques (et Christian Slater) pour une intrigue plate en diable. Après
un prologue presque décent, l’ensemble s’effondre avec des personnages inutiles
(même Carnsby n’a l’air d’être là que de façon arbitraire et ne sert pas à
grand-chose) qui n’ont rien à faire, 
dont quelques noms apparaissant une minute ou deux pour gonfler le
générique, et la structure est toujours la même : les protagonistes vont
quelques part, baratinent à propos d’un passé quelconque (Henriksen étant là
pour balancer des tonnes d’exposition), se font attaquer arbitrairement,
perdent un ou deux des leurs et passent à un autre endroit, etc. Et c’est le
genre de film ou la sorcière a un labo ! Ah, la sorcière : elle
apparaît soit sous forme de CGI (toujours le même), soit en silhouette de femme
encapuchonnée guère angoissante. Et ne parlons pas du finale frustrant… A la
limite, les films de Boll en personne ont une sorte de flamboyance dans la
nullité cosmique qui en font de bons nanars se bonifiant avec le temps, mais ce
machin s’enlise dans une incompétence à peine digne d’un rogaton du Sci-Fi
Channel, en encore plus mal filmé. A fuir !




Altitude



Canada   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Seven7 2010 Kaare Andrews, avec Jessica Lowdes, Julianna Gil, Ryan Donowho, Jake Weary…



. Une
jeune pilote et quatre amis décident de prendre l’avion plutôt que la route pour
se rendre à un concert, mais ils se retrouvent pris dans une étrange tempête.
Et ils n’y sont pas seuls…
.
Le film d’angoisse en huis-clos a la cote ces derniers temps, puisqu’il permet
un investissement limité pouvant s’avérer lucratif, comme cette arnaque que
sont les « Paranormal Activity »… Or lorsqu’on doit rester tout le
temps d’un film en compagnie d’une poignée de personnages, il vaut mieux qu’on
se soucie de ce qui leur arrive : c’est le cas avec « Frozen »
ou « Dark Water ». Or là, les cinq personnages sont soit génériques
au possible, soit carrément agaçants (le ponpon va au personnage de Sal, à
croire que le réalisateur avait quelque chose contre Jake Weary…), et la
première partie s’apparentant à un film catastrophe est lente et sans grand
intérêt. On a l’impression d’un épisode d’une série genre « Twilight Zone »
étiré, impression plus forte encore lorsque l’argument fantastique intervient.
Là, le scénario tente de transcender la débilité des personnages en offrant une
certains paranoïa claustrophobe, et si l’aspect fait très pulp (y compris l’apparition
finale du monstre Lovecraftien), c’est au moins justifié en un twist rattrapant
une finale mélodramatique et un second retournement passablement capillotracté.
Reste un film qui a des qualités (la réalisation est classique mais bien
sentie, la photographie impressionnante pour un petit budget) mais plombé par
des défauts impossibles à surmonter. Dommage…




Altitude



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 1/5


Seven7 2010 Kaare Andrews, avec Jessica Lowdes, Julianna Gil, Ryan Donowho, Jaje Weary…



Des amis partis en avion pour assister à un concert se retrouvent piègés dans
une étrange tempête — où ils ne sont pas seuls…

Le film d’angoisse en huis-clos a la cote ces derniers temps, puisqu’il permet
un investissement limité pouvant s’avérer lucratif, comme cette arnaque que
sont les « Paranormal Activity »… Or lorsqu’on doit rester tout le
temps d’un film en compagnie d’une poignée de personnages, il vaut mieux qu’on
se soucie de ce qui leur arrive : c’est le cas avec « Frozen »
ou « Dark Water ». Or là, les cinq personnages sont soit génériques
au possible, soit carrément agaçants (le ponpon va au personnage de Sal, à
croire que le réalisateur avait quelque chose contre Jake Weary…), et la
première partie s’apparentant à un film catastrophe est lente et sans grand
intérêt. On a l’impression d’un épisode d’une série genre « Twilight
Zone » étiré, impression plus forte encore lorsque l’argument fantastique intervient.
Là, le scénario tente de transcender la débilité des personnages en offrant une
certains paranoïa claustrophobe, et si l’aspect fait très pulp (y compris
l’apparition finale du monstre Lovecraftien), c’est au moins justifié en un
twist rattrapant une finale mélodramatique et un second retournement
passablement capillotracté. Reste un film qui a des qualités (la réalisation
est classique mais bien sentie, la photographie impressionnante pour un petit
budget) mais plombé par des défauts d’écriture impossibles à surmonter.
Dommage…




Amazapta



Royaume-Uni  
Note : 1/5


110mn La fabrique de films 2001 Alberto Sciamma, avec Lena Heady, David La Haye, Jason Flemyng…



1328. Dans un village Anglais ravagé par la guerre, Matilda Mellerby voit son
mari, Walter, capturé par les Français. Mais un prisonnier peut servir de
monnaie d’échange : il s’agit du fils de Jacques de St Amand, qui détient
Walter. Mais le captif a une croix inversée sur la poitrine, et il s’avère être
quelqu’un d’autre pendant que les villageois meurent un par un…

Une vision du Moyen-Age assez réaliste, tout en crasse et bubons avec
l’éternelle menace des épidémies : on est loin des Hollywooderie
proprettes. Mais c’est le principal avantage du film : trop long,
prétentieux, fauché, il noie ses propres idées parfois intéressantes dans des
dialogues ineptes et une musique grandiloquente jusqu’à une fin capillotractée.
Est-ce pour cela qu’il fut à peine distribué ? Le réalisateur passa
ensuite à « Jericho Mansion », un polar lui aussi distribué en vidéo
par La fabrique de films !




Amazons



Argentine  
Note : 2/5


Fil à film 1986 Alex Sessa, avec Windsor Taylor Randolph, Penelope Reed, Danitza Kingsley…



Le
Seigneur Kalungo, investi de pouvoirs surnaturels, envahit la terre des
Amazones… Deux guerrières sont envoyées quérir l’épée d’Azendotti, mais la
rivalité qui régnait entre leurs mères complique la mission…

Un scénario étrangement complexe pour ce film d’heroïc-Fantasy fauché qui, somme
toute, n’est qu’un prétexte pour exhiber des combats mal filmés et des seins
nus. Avec un mutant, des éclairs, un Dieu-arbre, une lionne se métamorphosant
en femme et, surtout, un jeu d’acteurs assez nul qui renvoie le tout au niveau
du nanar pur jus. Gouleyant, mais pour nanareux uniquement ! Pas de DVD en vue…




Amityville



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


The Amityville Horror Columbia Tristar 2005 Andrew Douglas, avec Ryan Reynolds, Melissa George, Jesse James, Jimmy Bennett, Chloe Moretz…



La famille Lutz emménage dans une nouvelle maison achetée pour une bouchée de
pain. Mais ils ignorent qu’un meurtre sanglant y a été commis…

Le carton « tiré d’une histoire vraie » est un modèle de cynisme,
puisque le livre « document » originel est une fabrication dénoncée
depuis des années ! Encore un remake vite fait et sûr de ramasser la mise…
Ce qui a donné quelques bonnes surprises, mais là, vu la pauvreté du matériau
de base, on ne peut faire de miracle. On rajoute une explication à la
mord-moi-le-nez sur les raisons des phénomènes, mais malgré tous les effets à
la mode et des apparitions spectrales très convenues, le film ne fait pas plus
peur que son modèle et oublie même quelques éléments surnaturels. Ryan Reynolds
fait ce qu’il peut, mais Melissa George n’est guère qu’un faire-valoir.
Ironiquement, ce pâle rogaton fut le dernier film produit par la prestigieuse
MGM avant son rachat par Sony et quelques autres plésiosaures monopolistiques…




Amityville 1993



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Amityville 1992 : It’s About Time UGC 1992 Tony Randel, avec Stephen Macht, Shawn Wheatherly, Megan Ward, Damon Martin…



Lorsque Jacob Sterling ramène de voyage une horloge française, il signe sa
propre perte et celle de sa famille. Car l’objet a appartenu à Gille de Rais
(!) et fréquenté la maison hantée d’Amityville…

Après le téléfilm nullard "Amityville 4", la série poussive accouche
d’un opus “direct vidéo” dont la seule originalité est bien d’être mise en
scène par Tony Randel (« Ticks », « Hellraiser 2 »…) Un
poil d’érotisme et de gore rendent ce film à peine moins grotesque que le 4
précité (Ou une lampe était possédée !), mais rien ne justifie sa vision.
Incroyable mais vrai, la série s’est perpétuée avec un 7, un 8… cela fait
dix-sept ans que ça dure !




Amityville 3D : le démon



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Amityville 3-D/ Amityville 3 : The Demon DVDY 1983 Richard Fleischer, avec Tony Roberts, Tess Harper, Meg Ryan…



Des enquêteurs du surnaturel démasquent un couple de faux médium opérant dans
l’ancienne demeure hantée d’Amityville. Mais l’un d’entre eux, le reporter John
Baxter, décide d’acheter la maison. Il va réveiller ce qui dort sous ses
planchers …

Un film censé ne pas être une suite aux deux autres Amityville tout en
profitant de son image 3D… Mais pas chez nous, le film ayant échappé à une
sortie en salles pour finir diffusé en 2D en vidéo. La jaquette DVDY profite de
la présence d’une toute jeune Meg Ryan qui n’apparaît guère à l’écran ! Il
s’agit encore de la même histoire calquée sur « Poltergeist », bien
qu’on tente d’y introduire un poil d’émotion avec cette mère rongée par le
deuil ; et pourquoi ce « démon » est resté dormant si longtemps,
laissant en paix les charlatans pour s’acharner, même à distance, sur les
Baxter ? Rien de très passionnant et l’apparition finale d’un mon-monstre
caoutchouteux frôle le nanar, mais vu la nullité des suites subséquentes, on
aurait tendance à se montrer indulgent…




Amityville, la maison du diable



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


117mn MGM 1979 Stuart Rosenberg, avec James Brolin, Margot Kidder, Rod Steiger…



George et Kathy Lutz achètent une maison qui fut le théâtre d’un massacre. Et
d’étranges phénomènes se multiplient…

Incroyable de penser que ce film ait pu remporter un tel succès et donner un
nombre incalculable de suites officielles ou non. « Basé sur un fait
divers » (Prouvé entièrement inventé, ce qui ne l’empêcha pas de rapporter
un max), il suit une famille… Qui ne fait rien et dont les protagonistes sont
falots au possible. Il n’y a là rien d’effrayant, sinon de faux chocs (jusqu’au
traditionnel chat à ressort) et des pistes intéressantes comme un ami
imaginaire qui ne sont pas exploitées. De temps en temps, un objet bouge tout
seul (Et le démon/fantôme ne semble pas confiné à la maison, puisqu’il affecte
une voiture.), et c’est tout. Bref, un navet… A succès, mais un navet tout de
même.




Amytiville : La maison de poupée



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Amityville : Dollhouse Sidonis/ESI 1996 Steve White, avec Robin Thomas, Stan Andreff, Allen Cutler…



La famille Martin, composée de deux divorcés avec chacun leurs enfants,
s'installe dans une nouvelle maison. Celle-ci fut construite autour de la
cheminée d'une autre demeure qui a brûlé dans des circonstances suspectes. Ils
trouvent une maison de poupées qui semble attirer les catastrophes…

Un direct-vidéo par un des producteurs des multiples suites… Inutile de dire
que le prétexte est tiré par les cheveux et les maléfices naissant de la maison
de poupée assez bénins : le feu s'allume dans la cheminée, la fille de famille
prend des bouffées de sensualité (comme dans le 2 et son thème incestueux), un
fils voit apparaître son père défunt sorti de "House"… Lorsqu'il se
produit quelque chose de potentiellement intéressant, l'ineptitude généralisée
la désamorce, à l'image des démons ridicules du finale. Tout ceci est
particulièrement mal fait et n'a aucune logique, hormis le besoin de remplir
une heure et demie de vidéo. Que vont-ils sortir la prochaine fois ?




Angel Heart



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni   Canada  
Note : 3/5


StudioCanal 1987 Alan Parker, avec Mickey Rourke, Lisa Bonet, Robert De Niro, Charlotte Rampling, Brownie McGhee…



Le détective privé Harry Angel est embauché par un nomme Luc cypher pour
retrouver Johnny Valentine, un ancien chanteur de charme. L’enquête le mènera à
la Nouvelle Orléans, mais quelqu’un fait le ménage autour de lui… Le public de l’époque a boudé ce film : peut-être parce qu’une production
lente et atmosphérique ne convenait pas à la sensibilité du moment, plus
propices aux testostérone-opéras décérébrés ? Car sommes toutes,
l’histoire — tirée d’une médiocre série noire — est celle d’une enquête façon
marabout d’ficelle menant à une révélation qui, sommes toute, est contenue dans
la scène d’introduction. La vérité est ailleurs, dans ce rythme alangui faisant
du film un cauchemar éveillé, cette vision sensuelle, charnelle même et en même
temps morbide d’une Nouvelle Orléans fantasmatique (par le britannique Parker…)
parsemé d’éléments fétichistes prenant tout leur sens à la conclusion. Un film
maniériste donc qui dépasse le simple exercice de style par son interprétation
et sa sincérité. Si on retire le plan final de trop (Le fameux œil de braise qui rend merguez, dont Parker lui-même ne semble pas très convaincu dans le commentaire audio),
ce film à part n’a pas pris une ride. Quoique, le fait que Mickey Rourke y soit
un jeune premier témoigne en soi d’une époque révolue…




Annabelle



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Warner 2014 John R. Leonetti, avec Annabelle Wallis, Ward Horton, Tony Amendola, Alfre Woodard…



Mia et John Gordon vivent heureux, même si Mia, enceinte, est confinée dans
leur maison… Mais un couple de cinglés membres d’une secte satanique, qui vient
de tuer leurs voisins, s’attaquent à eux… L’homme est abattu par la police, la
femme, Annabelle, se tranche la gorge en tenant une des poupées que
collectionne Mia. Le couple a beau déménager, d’étranges phénomènes se
produisent autour de la jeune femme et son bébé…

Le fameux film qui, chez nous, défraya la chronique lorsque des spectateurs
montrèrent des signes de révolte au point de faire déprogrammer des séances…
Pourtant, le résultat n’est pas nul, juste médiocre et d’un ennui profond.
Quoique peu révolutionnaires, « Insidious » et
« Conjuring » fonctionnaient grâce à une connaissance organique de ce
qui fait fonctionner un film d’épouvante, mais dès « Insidious 2 »,
on sentait le procédé… Cet ersatz dont l’idée de base est piquée aux
« Chucky » souffre du syndrome de la préquelle, à savoir qu’on sait
déjà plus ou moins comment finit l’histoire. On retraite toute sorte de scènes
aléatoires pompées à d’autres film (Les « Paranormal Activity » —
comme si une machine de couture se mettant en marche toute seule suffisait
encore à terrasser le spectateur — « Destination Finale » et même
reprenant plan par plan un des passages les plus efficaces
d’ « Insidious » !) et les personnages classiques du vieux
prêtre et de la brave amie (bien vite gagnée à leur cause) qui pourrait porter
aussi bien un T-shirt « je suis déjà morte », le tout sans que jamais
on ne ressente la moindre empathie pour l’un ou l’autre. Et on passe sur
l’apparition d’un diablotin cornu ressemblant à un masque de Halloween, gâchant
la seule scène efficace… Lorsqu’il s’est passé le nombre syndical de phénomènes
arbitraires et autres chocs sans justification que de remplir du métrage, on
passe à une fin d’un gnan-gnan sentimentaliste pitoyable. Ce tout petit budget
ayant rapporté un paquet de brouzouffes, comme le suggère la fin, on peut
s’attendre à revoir Annabelle sous une forme ou une autre. Malheureusement…




Antarctic Journal



Corée du Sud  
Note : 0/5


115mn Namgeuk-Ilgi Elephant 2005 Pil-Sung Yim, avec Kang-ho Song, Ji-tae Yu, Hee-son Park…



Six membres d’une expédition en Antarctique trouvent un journal laissé par une
précédente expédition en 1920. Puis l’un des leurs disparaît mystérieusement. A
la recherche de ce fameux « pôle d’inaccessibilité », les membres de
l’expédition subiront les effets de ce décor opressant…

Un point de départ alléchant pour ce film très discuté dans sa Corée natale,
tant les tendues désolées de l’Antarctique ont inspiré la littérature
fantastique, de Machen à Lovecraft… Mais on déchante vite, tant le résultat
déroute. Un rythme lent basé sur l’ambiguïté n’est pas rhédibitoire en soi, du
moment qu’il y a quelque chose autour, mais là, l’ensemble devient vite
hermétique. En fait, après une première demi-heure où il ne se passe rien, pas
même un développement des personnages (dont on se demande bien pourquoi ils
partagent l’obstination de leur chef), les éléments fantastiques sont trop
présents (même capturés par une caméra vidéo) pour qu’il s’agisse d’une simple
analyse d’une névrose collective… Mais ces éléments ne sont jamais explicités.
Et une fois de plus, on a droit à ces basculements rêve/réalité devenus la
tarte à la crème des réalisateurs cherchant à faire monter artificiellement la
sauce… Résultat, à force d’être basculé d’un point de vue à un autre, sans plus
de repères que les personnages face à un horizon monotone, le spectateur subit
plus qu’il ne s’immerge dans l’histoire, les quelques passages angoissants
arrivant bien trop tard, le tout jusqu’à une image finale à la fois intriguante
et frustrante. Dans l’interview, le réalisateur — un nouveau venu, également
scénariste de « The Host », et dont l’implication totale est évidente
— dit n’avoir pas pu aller au bout de son idée faute de budget. Il eût mieux
fait de se mettre à la place du spectateur… On appréciera peut-être mieux le
résultat en le prenant comme une odyssée psychologique sur la survie que comme
un pur film d’épouvante.




Ants, les fourmis



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Ants/It happened at Lake Manor/Panic at Lake Manor Vidéo Budget 1977 Robert Sheerer, avec Robert Foxworth, Linda Day George, Suzanne Somers…



Des ouvriers mettent à jour une colonie de fourmis que la pollution a rendues
venimeuses. Elles envahissent un hôtel…

Mes amis, n’avons-nous pas déjà vu tout cela ? Ce téléfilm au suspense
languissant explore le schéma connu de l’invasion animale sans relief ni
originalité. A dégager… Il n’est d’ailleurs pas passé au DVD.




Apparences



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


124mn What Lies Beneath 20th Century Fox 2000 Robert Zemeckis, avec Michelle Pfeiffer, Harrison Ford, Diana Scarwid…



Norman et Claire Spencer voient partir leur fille au collège. Claire se
retrouve seule dans une grande maison… Or elle observe la vie de couple
problématique de ses voisins, les Feur : la jeune femme semble avoir peur de
son mari… Et d'étranges manifestations la perturbent. Feur aurait-il tué sa
femme ? Claire verrait-elle son fantôme ? La vérité sera plus incroyable
encore…

A l'actif de ce thriller Hitchcockien — là, l'étiquette est appropriée,
puisqu'on mélange plusieurs films d'Alfred — il y a un avantage certain :
Michelle Pfeiffer, qui porte le film sur ses épaules. Sa prestation à elle
seule justifierait une vision… Ajoutons la mise en scène élégante et
atmosphérique de Zemeckis, crééant un climat feutré et parfois angoissant.
Climat bousillé par une musique tonitruante qui juge bon de souligner à grands
chocs sonores le moindre effet. A la longue, cela devient agaçant… Quant aux
effets en question, le scénario n'en manque pas, tant il essaie de fourrer un
maximum de clichés dans l'espace qui lui est alloué. D'abord, on comprend vite
que le développement initial sur les voisins ne sert à rien, sinon à étirer le
métrage (Autant dire que la moitié du film pourrait sauter sans gêner
l’intrigue !), ensuite, certains revirements commodes du personnage de
Claire manquent de logique sans réussir à nous faire croire à sa névrose
croissante. Plus le film accélère vers la fin, plus les invraisemblances et les
effets s'accumulent (hormis une scène d'anthologie qui fait qu'on ne regardera
plus jamais une baignoire de la même façon…) jusqu'à un final grandguignolesque
digne d'un slasher à la "Urban Legend". Enfin, l'effet
"fantastique" du final fera lever au ciel plus d'une paire d'yeux…
Bref, cette extravagance à 90 millions de dollars (mâtin !) beaucoup trop
longue souffre du syndrôme habituel des scénarios prenant le spectateur pour un
débile prêt à tout avaler. Sur le même sujet, "Hypnose" a prouvé
qu'on pouvait s'en sortir sans balancer l'artillerie lourde… Bref, pour accros
du genre plus attachés aux acteurs et à l'ambiance qu'à l'histoire… Accessoirement,
la bande-annonce révèle une bonne partie des rebondissements !




Apparitions



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 2/5


Dragonfly Touchstone 2002 Tom Shadyac, avec Kevin Costner, Susanna Thompson, Joe Morton, Kathy Bates…



Emily Darrow se trouve en mission humanitaire au Venezuela lorsqu’elle est
victime d’un glissement de terrain… Son mari Joe tente de garder l’espoir tant
que son corps n’est pas découvert. Il va visiter le pavillon des enfants
cancéreux où travaillait Emily et sympathise avec un garçon ayant connu une
mort clinique. Or celui-ci prétend avoir vu Emily ! Les messages se font
de plus en plus précis, accompagnés d’un mystérieux dessin…

Une histoire de fantômes par un réalisateur plutôt habitué aux comédies !
Pourtant, il réussit là son premier film sérieux… Voire presque un peu pesant,
tant le ton est grave ! En effet, l’ensemble a un rythme assez lent et
limite ses effets pour instaurer une atmosphère. L’ennui, c’est que le
personnage de Costner n’est pas vraiment attachant — il ne semble guère
reconnaissant envers ceux qui tentent de l’aider — et son deuil ne s’exprime
guère La mise en scène est élégante, mais l’ensemble n’a pas grand-chose de
plus que d’autres récits… Jusqu’à une dernière demi-heure qui décolle enfin,
offrant un réel suspense jusqu’à une révélation finale malheureusement conclue
de l’habituelle leçon de morale… Anecdotique.




Appartement 1303



Etats-Unis d'Amérique   Japon  
Note : 0/5


Apartment 1303 Sony 2007 Ataru Oikawa, avec Noriko Nakagoshi, Arata Furuta, Eriko Hatsune…



 Mariko s’installe dans un nouvel appartement, mais dès la première soirée, sa
sœur Sayaka se tue en se jetant par la fenêtre. La jeune femme découvre vite
qu’une épidémie de suicides frappe son treizième étage. Son appartement fut le
théâtre d’un fait divers sordide : tourmentée par sa mère démente, une
jeune fille la tua, la garda six mois dans un placard et se défenestra avant
d’être expulsée…

Un film qui a tout simplement dix ans de retard, tant il reprend des recettes
déjà vues… Et les utilise particulièrement mal, avec des effets éculés et une
trame qui ne cesse d’empiler des éléments (la mère des deux sœurs qui disparaît
tout simplement de l’histoire) sans chercher la moindre logique, le tout à un rythme
languissant au possible. On pourrait croire que le théâtre d’un fait divers
connu au point d’avoir inspiré plusieurs livres-documents suivi d’une telle
épidémie de suicides le rendrait plus difficile à louer… Pire encore, la
réalisation bâclée se contente de multiplier les cadres serrés, faisant de cet
appartement ressemblant étrangement à celui de « Dark Water » un
espace bien mal défini, et évoque le téléfilm ; quand aux personnages, ils sont
tellement interchangeables qu’on ne sait même plus qui est qui (qui exactement
sont la fillette et sa mère, de l’appartement voisin ? Mystère.). Le tout
jusqu’à un final « spectaculaire » impliquant la routine du fantôme
aux cheveux longs et une machine à fumée ( !) qui plonge tout droit dans
le nanar. Le réalisateur nous inflige ensuite une fin qui n’en finit pas de
finir jusqu’à un dénouement en queue de poisson. Le seul bon point est
certainement l’interprétation de la quasi-débutante Noriko Nakagoshi, notamment
lorsqu’elle exprime le deuil avec une grande justesse de ton ; quant au
fait divers lui-même, cette histoire de folie et de haine méritait plus qu’un
flash-back bâclé. L’une des scènes ou la caméra est très visible dans le champ
donne une idée du soin qui a présidé à cet ersatz tardif du genre. Même les
afficionados des fantômes Japonais ou les néophytes que les spectres au cheveux
longs ne saoulent pas peuvent passer leur chemin…




Arac Attack



Etats-Unis d'Amérique   Australie  
Note : 3/5


Eight-legged freaks Warner 2002 Ellory Elkayem, avec David Arquette, Kari Wuhrer, Scott Terra, Scarlett Johansson…



Prosperity, Arizona, jadis ville minière, est ruinée par les entreprises
hasardeuses de son maire, réduit à stocker des déchets toxiques dans la mine…
Mais un fût finit dans la rivière et échoue dans la ferme du vieux Joshua, qui
nourrit ses araignées à l'aide de criquets mutants provenant de ladite rivière
! Les araignées se mettent à grandir et investissent les puits de mine…

Jouissif ! Plus qu'un film d'épouvante, cet "Arac Attack" donne dans
la parodie à la "Tremors" ou "Gremlins" et revisite toute
l'histoire du film de grosses bébêtes. Le parti-pris de montrer ce qu'on n'a
jamais vu, à savoir une ville envahie d'araignées géantes en quelques scènes
époustouflantes, est respecté : à l’époque, on en avait jamais vu autant à
l'écran (Surtout vu le budget moyen du film, 30 millions de dollars) ! Ce qui
pourrait n'être qu'un pari technique à la "Godzilla" est transcendé
par le soin apporté aux personnages, vivants et sympathiques, un souci de la
(relative) vraisemblance plus quelques idées incongrues (La ferme d'autruches,
spécialité arizonienne paraît-il). L'idée de montrer plusieurs types
d'araignées permet aussi des variations amusantes — sans pour autant chercher
le réalisme, les bestioles s’apparentant à des créatures de dessin animé à la
« Gremlins ». En fait, la seule limite du film est dans son principe
même : on ne dépasse jamais le cadre de l'hommage à la série B comme on l'aime
avec ses figures imposées. C'est tout, mais c'est déjà pas mal ! Le dévédé
offre des scènes coupées intéressantes (pour une fois) et un court-métrage du
Néo-Zélandais Elkayem.




Arachnid



Espagne  
Note : 0/5


Studio Canal 2001 Jack Sholder, avec Alex Reid, Chris Potter, Neus Asensi…



Un pilote de bombardier furtif est en contact avec une étrange perturbation et
s'écrase sur une île…  Sur le
continent, un virus étrange qui semble provenir de piqures d'araignées frappe
les habitants. Une expédition est lancée, mais se retrouvera face à d'horribles
insectes mutants…

Film de cinéma produit par la jeune firme Fantastic Factory de Brian Yuzna et
Stuart Gordon, basée en Espagne, qui nous a fournit un "Dagon" bien
meilleur. Si les qualités de production peuvent impressionner l'habitué des
direct-vidéo (mais le film est sorti en salles dans quelques pays), le scénario
exploite jusqu'au trognon les thèmes du genre, jusqu'aux personnages
caricaturaux, en y ajoutant moulte repompages d'autres films
(« Aliens », « Ticks »…) et frôle plus d'une fois le nanar.
A noter, un prologue avec un extraterrestre qui n'explique rien et n'amène
qu'un retournement particulièrement peu crédible. Les effets spéciaux vont du
meilleur au pire et la fin frustrante ne trompe personne. Bref, on est plus
proche de "Komodo" que de "Tarantula"… Alex Reid interprète
son personnage avec plus de vigueur qu'il n'en mérite.




Aragami



Japon  
Note : 1/5


WE 2003 Ryuhei Kitamura, avec Takao Ohsawa, Masaya Kato, Kanae Uotani…



Un samouraï pourchassé par ses ennemis tombe sur un temple voué à Aragami, le
Dieu de la guerre. Son seul occupant se dévoile : il est lui-même possédé
par un démon cannibale, et la seule chance de survivre est de le vaincre au
sabre…

La performance du projet « duel » est certes remarquable :
tourner un long métrage en sept jours avec des moyens donnés et en décor
unique… Mais on peut admirer l’exploit sans s’extasier sur le résultat. La
contrainte donne un film lent, bavard — un comble à côté du
« Versus », braillard et surestimé — et le fait de limiter le tout à
un duel (qui n’intervient qu’après 50mn de meublage), certe intéressant, mais
offre peu de possibilités. Résultat, ce qui aurait pu être un intéressant court
métrage donne un film qui a bien du mal à occuper l’écran… Pour curieux
uniquement.




Arcade



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Fox 1993 Albert Pyun, avec Megan Ward, Peter Billingsley, John DeLancie, Seth Green…



Au centre de jeux vidéos Dante’s Inferno, Greg teste un nouveau jeu, Arcade, et
perd la partie… puis disparaît ! Megan, intriguée, se branche sur la console
Arcade… et le jeu connaît son nom et prétend avoir capturé Greg ! Le concepteur
du jeu donnera à Megan la clé leur permettant d’atteindre l’ultime niveau et
d’affronter Arcade…

Ringue ! Trois images de synthèse sur Mac (et pourtant, les effets spéciaux
furent retournés), des décors archi-limités, des déluges de tons bleutés, des
clichés et des invraisemblances à la pelle… Le budget du film  devait atteindre celui d’un ticket de
métro. Pyun est pourtant habitué à filmer serré, mais là, on ne trouve rien de
ces petites idées incongrues et ses mouvements de caméra vertigineux qui font
tout l’intérêt de ses films, même les plus moyens. La jaquette est moche et
débile — comme le film. Le scénario est de David S. Goyer (« Dark
City », « Blade »…), et Seth Green entame sa carrière…




Are you ready ?



Corée du Sud  
Note : 0/5


R.U. Ready ? Elephant 2002 Yu Sang-ho, avec Kim Jung-Hak, Kim Bo-Kyung, An Suk-Hwan…



Suit à l’attaque d’un ours ( !), six visiteurs d’un parc d’attraction se
retrouvent dans une salle… Pour être envoyés dans un univers fantastique où ils
devront affronter l’essence même de leurs peurs !

Désolant ! Il n’y a pas que Hollywood pour considérer que, lorsqu’on a
plein d’argent, il est inutile de se soucier de personnages ou de scénario.
Bref, on suit donc des personnages dont on ne sait rien à travers une série de
scènes « à faire » allant du traditionnel flash-back Vietnamien à une
pub pour 4x4. L’inspiration « Jumanji » est évidente, mais là, on ne
prend même pas la peine d’étayer un tant soit peu l’univers (Ce n’est que vers la
fin qu’un des personnages donne son nom !) Et pourquoi, dans un
divertissement familial, insérer un flash-back guerrier ultra-violent ? Ou
lancer un long développement sur le suicide ? Pire encore, le tout se clôt
sur la fin la plus débile, la plus malhonnête qui se puisse concevoir. A
éviter !




Arthur et les Minimoys



France  
Note : 1/5


Europacorp 2006 Luc Besson, avec Freddie Highmore, Mia Farrow, Ron Crawford…



Arthur vit chez sa grand-mère et déplore l’absence de ses parents, qui travaillent
dans une ville lointaine… Il se passionne pour son grand-père, un explorateur
disparu en Afrique. Lorsque des promoteurs véreux veulent mettre la main sur la
maison, il aura 48 heures pour retrouver les rubis cachés par son grand-père à
l’aide des Minimoys, les lutins de son jardin…

Besson proclama que cette adaptation de son propre roman serait son
dernier , mais changea vite d’avis : pour ne pas finir sur une telle
médiocrité ? Apparemment, on se contente de mettrre dans un shaker des
thèmes de conte de fées et d’y ajouter une aventure en CGI menée à toute allure
(Et n’oubliez pas d’acheter les jouets dérivés…) pour qu’on ne remarque pas
l’absence de toute idée originale. Les adultes, eux, apprécieront moyennement
un gamin résolvant en trois secondes une énigme et les emprunts à
« Chérie, j’ai rétréci les gosses » ou même « La guerre des
étoiles ». Seule l’arrivée de guerriers Africains amicaux offre un peu de
fantaisie à cette épopée un peu trop commeerciale pour séduire. Uniquement pour
les gamins donc, et encore…




At the devil’s door



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Home Wild Side 2014 Nicholas McCarthy, avec Ashley Rickards, Nick Eversman, Catalina Sandino Moreno, Naya Rivera…



Leigh, une agente immobilière, est chargée de vendre une maison au passé
trouble : de par la passé, la jeune y Hannah, a passé un pacte avec le
diable. Leigh rencontre également la fille des précédents occupants qui va
l’entraîner dans un étrange jeu…

Nouveau film du réalisateur de l’intéressant « The Pact », celui-ci
ne fait que confirmer les qualités du réalisateur… et ses défauts. McCarthy
préfère l’atmosphère aux grandes orgues, même si la bande-son est très
travaillée : inspirée à la fois de l’art et essai que des cadrages froids
du cinéma fantastique japonais, elle intrigue, offre des visions saisissantes
(ces visions d’une simple silhouette dans l’ombre), préférant l’angoisse aux
gros effets (à l’exception d’un seul, peut-être pour la bande-annonce ?)
La structure en trois récits différents faisant qu’il n’y a pas vraiment de
protagoniste principale teste l’attention du spectateur… Mais au final, on se
demande si McCarthy n’a pas remonté plusieurs fois son film pour cacher le fait
qu’il s’agit sommes toutes d’un énième avatar de « Rosemary’s Baby »,
où les personnages agissent de la façon illogique typique des films d’horreur
(lorsque vous tombez sur un démon dans une armoire, vous refermez la porte et
oubliez le tout…), aux motivations obscures (pourquoi l’ami d’Hannah l’a-t-il
poussée à vendre son âme ? Et qui irait le faire pour une vulgaire liasse
de billets ?) et sommes toutes trs banale. On rêve que le réalisateur se
trouve un scénariste capable de faire ressortir ses capacités visuelles…
Restent quelques moments d’angoisse qui plairont aux amateurs des
« Ringu », mais pas grand’chose en plus. Dommage…




Ator



Italie  
Note : 0/5


Ator l'invicibile Fil à film 1984 David Hills (Joe d'Amato), avec Miles O'Keefe, Sabrina Siani, Brooke Hart, Laura Gemser…



La prophétie dit que le fils de Torn détruira le culte de l'araignée et son
grand-prêtre : ainsi, les nouveaux-nés sont mis à mort… Mais l'élu, Ator,
trouve une famille adoptive. Lorsque le culte de l'araignée massacre son
village, il part réaliser la prophétie…

A l'époque bénie du Bis Italien, ce film est un des rares à ne pas être sorti
en salles en France ! Un succès quelconque dans le genre Héroic-Fantasy verra
sans doute sa ressortie en DVD ou sur le câble… D'Amato saute sur le dernier
filon en vogue et embauche au passage le "Tarzan" du film avec Bo
Derek. En fait, le scénario est du genre "reliez-les-points" avec
toutes les figures imposées (Amazones, morts-vivants, sorcière de service qui
se révèle monstrueuse…) sans un gramme d'imagination ou de cette folie qui fait
le charme du Bis italien. L'ensemble se termine sur ce qui doit être l'araignée
géante la moins convaincante du cinéma, avec sa toile en grosse ficelle… Bof.
Pour indécrottables du nanar uniquement. Finalement très rentable sur le marché
international, ce machin connut deux (!) suites, la troisième se passant de
Miles O'Keefe. Ce dernier apprendra à jouer et finira en second rôle dans des
productions plus honorables…




Au-delà des rêves



Etats-Unis d'Amérique   Nouvelle-Zélande  
Note : 1/5


113mn What Dreams may Come Universal 1998 Vincent Ward, avec Robin Williams, Cuba Gooding Jr, Annabella Sciorra, Max Von Sidow…



 Chris Nielson épouse Marie, une femme idéale dont il a deux enfants… qu'ils
perdent dans un accident. Quatre ans plus tard, Chris est tué à son tour. Il
découvre alors la vie de l'au-delà, guidé par un ange gardien… Or Marie se
suicide ! Les voilà séparés… Mais chris décide d’aller la chercher jusqu’en
enfer !

Un roman de Matheson, qui nous donna un très beau "Quelque part dans le
temps" excellement adapté (Je ne parle même pas de "L'homme qui
rétrécit" ou du "Survivant")… Transformé en guimauve
psychanalitico-catho Hollywoodienne à 85 millions de dollars qui évoque un
"Ghost" affadi avec une ou deux idées perdues dans le décor (Les paysages
évoquant des tableaux, le paradis des chiens…). L'ensemble suit le principe
"On a des effets spéciaux, pourquoi s'enquiquiner de faire un film
autour", pompant le mythe d'Orphée pour offrir encore plus de visuels
éblouissants histoire d'avoir un Oscar, qu'il remporta — mais le film fit un relatif
bide. Et comment vivent les morts ? A la Hollywoodienne, incapables de voir
au-delà des limites de leurs contraintes mortelles, sans élévation d'aucune
sorte. Alors profitons de la vie, les enfants ! La duplication est sublime.




Aux portes de l'enfer



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Knocking on Death's door TF1 1999 Mitch Marcus, avec Brian Bloom, Kimberly Rowe, David Carradine…



Un jeune couple s'installent dans une maison hantée… en toute connaissance de
cause, puisqu'ils sont là pour étudier les manifestations spectrales et font
partie d'un centre de recherches sur le paranormal ! Et celles-ci ont bien
lieu, toute liées à la sexualité du groupe et à un jeune garçon nommé Samuel.
Or il semblerait que deux esprits hantent les lieux…

Une petite production Corman certes classique, mais plutôt allègre. Beaucoup de
ramifications intéréssantes autour de ces jeunes mariés (la jalousie du mari,
l'étrange relation avec leur supérieur…), un zeste d'érotisme, une ou deux
scènes angoissantes et une solide interprétation de deux inconnus. L'ensemble
se dénoue de façon classique et une ou deux pistes restent inexplorées, mais donne
une sympathique série B.




Aux portes de l’enfer



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


976 Evil 2 : The Astral Factor Delta/Cactus 1991 Jim Wynorski, avec Patrick O’Bryan, Rene Assa, Debbie James, Brigitte Nielsen…



 A Slate River, un tueur terrorise la population… il n’est autre que Steven
Grubeck, proviseur du lycée local. Mais celui-ci, à l’aide de Satan, peut
libérer son corps astral et, bien qu’emprisonné, continue à sévir ! Il poursuit
une étudiante, Robin Jameson, dont il s’est entiché…

Une vague suite de « 976 Evil », dont revient le pâle héros Patrick
O’Bryan, qui ne cesse d’apparaître comme un cheveu dans la soupe. Fauché et
référentiel jusqu’à une séquence gratuite où l’un des protagoniste est
transférée dans un mélange cinématique de "la vie est belle" et "la nuit des
morts-vivants", l’ensemble ne vaut (modérément) que par sa pure acceptation de
la ringardise format Z. Le proviseur tueur n’est jamais qu’un Freddy parmi tant
d’autres et l’ensemble défie toute logique… A citer, une apparition (gratuite)
de Brigitte Nielsen dans un court rôle.




Backtrack, les revenants



Australie   Royaume-Uni   Emirats Arabes Unis  
Note : 0/5


Backtrack Seven7 2015 Michael Petroni, avec Adrien Brody, Robin McLeavy, Sam Neill, Chloe Bayliss…



Traumatisé par la mort de sa fille dont il se croit coupable, le psychiatre
Peter Bower commence à penser que certains de ses patients sont des fantômes —
et surtout une mystérieuse petite fille. Tout ceci semble lié à sa ville natale
et un accident de train dont il serait responsable. Il découvre vite que la
vérité est toute autre…

Un machin qui semble collectionner tout ce qui ne va
pas dans le genre. Le début intrigue, mais retombe vite dans des manifestations
de hantise arbitraires à la hou-fais-moi-peur déjà vues mille fois (ces
fantômes hurleurs commencent à lasser…) La seconde partie verse dans l’enquête
classique menée à un rythme soporifique jusqu’à une conclusion pompée à un
autre film (dire lequel serait déflorer.) Quant à la réalisation, elle reste
assez plate malgré de jolis plans. Bof… On se demande comment la carrière
d’Adrien Brody,




Bangkok Haunted



Thaïlande  
Note : 3/5


122mn Lancaster 2002 Pisuth Praesaengaim & Oxyde Pang-Shun, avec Pete Thong-Jeur, Pramote Sangsorn, Pimsiree Pimsee…



Une jeune femme en plein déménagement reçoit un tambour qui ne lui appartient
pas et à l'histoire sinistre… Une autre, à l'existence désespérément terne,
reçoit un élixir qui la rend irrésistible, mais aux effets désastreux… Et un
jeune flic tente de résoudre l'affaire d'un suicide qu'il prend pour un
meurtre…

Le grand retour du film à sketches, lien y compris, puisque les récits sont
racontés par trois jeunes Thaïlandaises dans un bar de Bangkok. Il s'agit
surtout d'histoires de fantômes à l'Asiatique, en général extrêmement
classique, mais ponctuées de scènes angoissantes qui devraient ravir les fans
de "Ring". Comme souvent, il y a un vieux fond moralisateur dans tout
ça, notamment le second, qui semble condamner la sexualité féminine, et
l'ensemble n'est pas toujours très cohérent. Le dernier sketche est peut-être
le meilleur, avec une surprise finale vraiment efficace. L'interprétation est
impeccable et la mise en scène/photographie est très travaillée — trop
peut-être, on n'échappe pas toujours aux clichés "mode". En tout cas,
un bon exemple de fantastique exotique comme on aimerait en voir plus souvent…




Barbarian



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Grenadine 2003 John O’Hollran (Henry Crum), avec Michael O’Hearn, Irina Gregorieva, Martin Kove, Sveltana Metkina…



Une sorcière envoie Kane le barbare récupérer trois objets magiques permettant
de mettre fin à la tyrannie de l’ignoble Munkar. Aidé d’un homme-ours et d’une
amazone, il profitera d’un tournoi pour entrer dans le château…

C’est toujours bon signe lorsqu’un réalisateur refuse de signer son film (à sa
décharge, selon la légende, deux réalisateurs furent virés avant qu’il soit
tardivement embauché pour tourner le bouzin à la va-vite). Corman oblige,
l’ensemble est non seulement dérivatif en diable, remake évident d’un
« Deatstalker » vieillissant (jusqu’au nom du héros !) mais
aussi truffé de stock-shots (de « The Arena », tourné également en
Russie, et le même « Deathstalker »  originel pour une scène d’orgie). Contrairement à une bande
annonce bien faite (surtout pour un film distribué à la sauvette), l’ensemble
égrène ses clichés comme des perles, nous affligeant au passage d’un sous-Ewok
mité aussi irritant qu’un Jar-Jar Binks. L’interprétation n’est pas en reste,
O’Hearn (culturiste à la ville) semblant se croire dans du
Shakespeare avec le résultat qu’on imagine ; Kove ne semble pas dupe (voir
son air dégoûté en montrant une « créature » qui n’est guère qu’une
chaussette animée à la main — si, si !) et s’amuse visiblement bien. Reste
une réalisation à la ramasse qui se surpasse dans des « combats » ou
à part le héros, personne ne semble savoir manier une arme ! Et la fin est
particulièrement expédiée. Quelques touches d’humour (les affrontements commentés
par un Léon Zitrone médiéval) donne à penser que le film aurait pu avoir ces
éclairs de folie qui font le délice des bisseux ; et si les actrices
enlèvent le haut aussi souvent que le héros, le tout aurait pu virer au
softcore, mais non. Du coup, ce machin improbable ne peut être recommandé
qu’aux nanareux ultimes…




Barghast



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 0/5


Devil Dog : The Hound of Hell Vestron Vidéo 1978 Curtis Harrington, avec Richard Crenna, Yvette Mimieux, Martine Beswick…



 D'étranges gens adoptent une chienne enceinte… qu'ils consacrent au démon au
cours d'une cérémonie sataniste ! Les Barry adoptent un des chiot et, aussitôt,
d'étranges phénomènes se produisent, comme si le chien possédait toute la
maisonnée…

Un téléfilm classique et mollasson, bien que dirigé par le surestimé Curtis
Harrington. TV oblige, il y a peu d'effets-chocs (Les classiques z’yeux
rouges…) et le scénario est assez bateau. Le finale est d'un grotesque achevé.
Bof. Pour fans de Martine Beswick uniquement, bien qu'elle n'ait qu'un petit
rôle. Richard Crenna est plus connu pour son rôle dans les trois « Rambo »…
Le titre français n’a aucun rapport avec l’histoire !




Batman



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 1/5


126mn Warner 1989 Tim Burton, avec Michael Keaton, Jack Nicholson, Jack Palance, Kim Basinger, Billy Dee Williams…



 Batman le justicier veille sur Gotham City… Batman et son alter-ego, le
millionnaire Bruce Wayne. Mais il va trouver sur son chemin un nouvel ennemi :
Jack Napier, qu’une chute dans une cuve d’acide a transformé en Joker…

Un film qui a fait couler bien d’encre… Notamment par son (relatif) bide en
France malgré une campagne de promotion sans précédent. On a longuement glosé
sur le choix de Keaton et son jeu (volontairement) à côté de la plaque, sur
l’armure de Batman, sur le fait que le film est plus sur le Joker que sur le
héros… Une chose est sûre, Batman est un film mercantile et maniériste, où tout
est basé sur l’esthétique, elle-même mise au service du “merchandising”
attenant (Les rares apparition de la Batmobile). Les personnages sont
inexistants, inconsistants, et le choix de Nicholson en Joker (toujours décrit
comme grand et émacié) peut étonner. Quoi qu’il en soit, vous l’avez
certainement tous vu, alors… The Cure devait faire la b.o., Smith étant fan de
Burton, jusqu’à ce qu’ils déclinent suite à une entrevue où ce le réalisateur
expliqua que ce batman ne serait pas “du Tim Burton” ; Prince a alors ouvert
ses tiroirs en catastrophe… Chez Warner. Le très noir, très Burtonien “Batman
le défi” sera cent fois supérieur avant que Schumacher ne mène la série à la
catastrophe avant le retour du héros franchisé sous les traits de Christian
Bale.




Batman et Robin



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 0/5


125mn Batman & Robin Warner 1997 Joel Schumacher, avec George Clooney, Chris O'Donnell, Arnold Schwarzenneger, Uma Thurman, Michael Gough…



Gotham connait une nouvelle menace : Mister Freeze, qui dérobe des diamants
pour alimenter l'appareil qui rendra la vie à son épouse. Entretemps, au manoir
Wayne, Alfred est malade — et sa nièce arrive d'Oxford… De plus, une
scientifique écologiste constate que son supérieur cherche à créer un
super-soldat à partie de Bane, un tueur psychopathe dont elle se servira sous
l'identité de Poison Ivy. Sa rencontre avec Mister Freeze sera explosive…

On croyait toucher le fonds avec « Batman Forever », mais là… Le
scénario d'Akiva Goldman retraite le film précédent, l'humour est mongoloïde,
la présence (l'absence ?) de Clooney succédant à un Kilmer inexistant confirme
que n'importe qui peut jouer Batman du moment qu’il peut porter le costume (A
quand John Goodman ? Non, il serait fichu d'être excellent…) et l'addition
d'une Batgirl parachutée confine au grotesque. Seuls Schwarzenneger,
l'Autrichien le plus célèbre au monde qui se remettait alors mal de ses derniers
échecs, et Uma Thurman semblent s'être amusé à jouer les "méchants",
mais qu’importent seul compte l’emballage : les décors et effets spéciaux
hors de prix. Sinon, c'est un film Warner, c'est-à-dire n'importe quoi avec
plein de pognon. Ennui garanti.




Batman Forever



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 0/5


122mn Warner 1995 Joel Schumacher, avec Val Kilmer, Nicole Kidman, Tommy Lee Jones, Jim Carrey, Michael Gough, Chris O’Donnel…



Batman se retrouve à nouveau face à deux adversaires : L’Homme-Mystère, un
génie ex-employé de Bruce Wayne voulant vider les cerveaux des Gothamois, et
Double-face, un ancien avocat défiguré suite à un jet d’acide et qui accuse
Batman. Il recevra l’aire de la psy Chase Meridian et d’un jeune acrobate…

On comprend pourquoi Keaton refusa le projet après avoir vu la direction que
lui donnait Schumacher (Et Kilmer ne cessa d’entrer en conflit avec le
réalisateur), qui dut suivre le principe Hollywoodien du « Encore plus
crétin ! ». Fini la Gotham sombre et gothique, celle-ci est
transformée en attraction clinquante pour Eurodisney et l’esthétique est toc au
possible. L’ensemble cherche à titiller l’humour, mais le cabotinage des deux
méchants évoque plutôt des personnages de Disney. Cerise sur le gâteau, on fait
revenir le « sidekick » le plus détesté de l’histoire (Il fut viré de
la BD après qu’une forte majorité de lecteurs aient demandé son élimination),
les rapports entre Batman et Robin devenant ouvertement homoérotiques
(Curieusement, O’Donnel est le seul acteur a tirer son épingle du jeu.) Et
comme pour mieux prouver qu’on méprise le cochon de spectateur, on l’envoie au
cirque. Un naufrage intégral uniquement conçu pour rapporter un max de pognon.
C’est ce qu’il a fait d’ailleurs. Accessoirement, Sam Raimi se proposa pour
prendre le ralais après Burton, mais le studio jugea qu’il n’était pas assez
connu. Bien joué…




Ba’al – la tempête de Dieu



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 0/5


Ba’al/Ba’al the Storm God Sony 2008 Paul Ziller, avec Stefanie Von Pfetten, Jeremy London, Scott Hylands…



Afin de se guérir d’un cancer, un archéologue, le Dr Owen Stanford, se lance à
la recherche des quatre amulettes du dieu Sumérien Ba’al - qui n'est pas d'accord…
Les daubes du Sci-fi channel se suivent et se
ressemblent, et la jaquette est évidemment faite pour tromper le chaland
croyant tomber sur un film-catastrophe spectaculaire. C’est raté : il
s’agit d’une espèce de chasse au trésor ponctuée par les apparitions guère
effrayantes du « Dieu » du titre (oui, c’est bien un CGI foireux). Le
pire, c’est que parmi les scénaristes, personne ne semble avoir fait le minimum
de recherches nécessaires pour donner un minimum d’assise à leur récit :
les Manuscrits de la Mer Morte sont écrits en Araméen et non en Hébreu (si on
veut passer le fait qu’ils ne sont pas « quatre » et ne sont pas
gardés dans un musée des USA), ils furent écrits 21 siècles après la fin de la
civilisation sumérienne, toute la théologie expliquée doctement est fausse
(Ba’al n’était pas Sumérien), les personnages passent de l’Alaska à la Turquie
(soit un tiers du globe) dans un petit Cessna, etc. Pour un film qui passe
cinquante longues minutes à utiliser du pseudo-jargon scientifique pour
« Science et Vie » afin d’épater le kikoo-lol de base, c’est léger…
Bref, on a l’impression que les auteurs tablent sur l’inculture du spectateur
pour cacher le fait qu’ils n’ont même pas pris la peine de se documenter. Vu la
nullité crasse du résultat, ceci parachève l’impression que quelqu’un nous
prend pour des crétins. A ignorer donc




Believe



Canada  
Note : 1/5


TF1 Vidéo 1999 Robert Tinnell, avec Ricky Mabe, Elisha Cuthbert, Jan Rubes, Stephanier Morgenstern, Ben Gazzara…



Spécialiste des mauvaises farces, Ben est envoyé chez son grand-père qu'il
connaît à peine. Là, il rencontre la jeune Catherine, de son école. Mais le
fantôme d'une femme en rouge ne cesse d'apparaître… Quel est son secret ?

Si la jaquette et le slogan donne à penser à un film d'épouvante, il s'agit
plutôt d'un téléfilm pour enfants, et donc sans violence ni effets de terreur
excessifs. La trame est d'un clacissisme achevé, mais l'interprétation plutôt
correcte. Ben Gazzara apparaît à peine. Si votre enfant ou votre petit
frère/sœur est fan des "Chair de poule", il devrait y trouver matière
à occuper son après-midi…




Bells of Innocence



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Opening 2003 Alin Bijan, avec Mike Norris, Chuck Norris, Carey Scott, David A.R. White…



Trois émissaires d’une église ont un accident d’avion et se retrouvent à Ceres,
Texas, ville sous la coupe d’un nommé Matthew. Or la ville est maudite et ses
enfants voués à Satan…

Que vous pensiez trouver un film de baston avec Chuck Norris (qui, s’il n’est
plus tout jeune, garde la forme) ou un film fantastique, la déception est au
rendez-vous. A la place, après un prologue incompréhensible, on a droit à un
long prêchi-prêcha de fondamentalistes Chrétiens dont la vision de la religion
semble plus proche des Talibans que d’autre chose. Le fait qu’il s’agisse d’une
entreprise familiale avec Norris fils au scénario explique peut-être
l’ineptitude généralisée de ce film dont on serait bien en peine de comprendre
pourquoi et comment arrive ce qui se passe à l’écran entre deux sermons
moralisateurs (et le bon goût n’est pas au rendez-vous, voir les relations
troubles entre un adulte et une enfant) jusqu’à la fin la plus abracadabrante
que l’on ait vu depuis longtemps (variation sur le thème « ce n’était
qu’en rêve », pour vous éviter des souffrances inutiles). A moins de faire
partie de Civitas, pas grand-chose à sauver…




Beowulf et la colère des dieux



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Grendel Condor Entertainment 2007 Nick Lyons, avec Chris Bruno, Marina Sirtis, Ben Cross, Jack Minor…



Le roi Hrothgar fait venir le héros Beowulf pour qu’il le débarrasse de
Grendel, la créature monstrueuse qui décime ses hommes…

Le nom du Syfy Channel est devenu un repoussoir, mais là, on en vient à trouver
le « Beowulf » avec Christophe Lambert tout à fait fréquentable… On a
les tares habituelles du channel, la réalisation Parkinsonienne aux cadrages
étriqués, les CGI de seconde zone, la reconstitution peu convaincante (on a vu
des amateurs de RPG grandeur nature plus inspirés que les costumiers) et l’interprétation
sous Tranxène où tout le monde semble avoir envie d’en finir le plus vite
possible. Mais le pire est que le tout se prend très au sérieux, énonçant des
dialogues très verbeux comme s’il s’agissait de Shakespeare, et guère héroïque,
les combats étant brefs et languissants. Et on passera sur l’apparition de la
mère de Grendel… Bref, non seulement c’est pourri, mais ça n’assume pas…Pour
une fois, il y a une vostf.




Beowulf, la légende viking



Canada   Royaume-Uni   Islande   Etats-Unis d'Amérique   Australie  
Note : 3/5


Beowulf and Grendel Metropolitan 2005 Sturla Gunnarsson, avec Gerard Butler, Steelan Skarsgärd, Sarah Polley, Ingvar Sigurdsson…



Tout petit, le troll Grendel a vu son père massacré par les villageois. De nos
jours, un Grendel adulte hante la côte du Danemark et massacre les hommes du
roi Hrothgar. Un héros Goth, Beowulf, vole à son secours…

Une sortie opportuniste, exploitant la notoriété de Butler et la version de
Zemeckis… Pourtant postérieure de deux ans ! Peut-être ceux que le côté,
hem, trop du « Beowulf » Zemeckissien a rebuté trouveront ici
chaussure à leur pied… en gardant en mémoire qu’il ne s’agit pas d’un film
d’action. Gunnarsson réalise en fait une version quasiment art et essai du
poème, avec des plans immobiles ponctués par les claquement du vent typiques du
cinéma nordique. Grendel lui-même est plus un géant vengeur dont le côté brute
épaisse nuit quelque peu à la dimension tragique qu’on cherche à lui insuffler,
et l’intrigie se complique quelque peu pour pallier au manque de véritable
action. En effet, les quelques affrontements sont soit shuntés, soit très brefs
(faute de budget ?). Ce qu’on y gagne en véracité y perd en aspect épique,
même si l’ensemble tente de développer une thématique sur le statut du héros.
Restent les paysages, qui sont un personnage à part entière du récit, magnifiés
par une photo claire et glaciale magnifiant les scènes nocturnes. Une curiosa,
qui semble avoir été universellement descendue… Le supplément « La colère
des dieux » n’est qu’un fragment d’un long documentaire style « Lost
in La Mancha » montrant l’acharnement de l’équipe à lutter contre des
conditions climatiques pour le moins extrêmes pour mener à bien le tournage (et
pour l’accent écossais à couper au couteau de Butler !)




Beyond



Danemark   Suède  
Note : 2/5


Dykkerne Swift 2000 Ake Sandgren, avec Robert Hansen, Ralf J. Hollander, Otto Brandenburg…



Cristian et Ask retournent en vacances au bord de la mer, là où réside leur
grand-père. Or des aventuriers sont à la recherche de l'U 461, un sous-marin allemand
censé contenir un fabuleux trésor. Les deux garçons tombent par hasard sur l'épave,
mais des phénomènes mystérieux se produisent… L'U 461 est-il hanté ? Et le
secret qu'il récèle ne serait-il pas plus précieux que l'or ?

Le renouveau du cinéma de genre danois continue. Ce suspense bénéficie
d'excellentes qualités de production et d'une solide interprétation. Par
contre, une fois le mystère éventé, on comprend que l'ensemble est tout de même
fortement classique, avec bien des clichés (La médium de service…) et laisse des
points en suspens (Qui est cet aventurier prêt à tout pour s'emparer de
l'épave, et quelles sont ses motivations ? On le soupçonne, mais rien n'est
expliqué.) L'ensemble n'est pas vraiment terrifiant, comme si on visait un
public plutôt jeune. Bref, rien de nouveau sous le soleil, juste un honnête
petit film fantastique agréable, mais anecdotique. Et les scènes marines
restent très belles… Télévisé sous le titre « Beyond : le secret des
abîmes ».




Bibi Blocksberg et le secret des chouettes bleues



Allemagne  
Note : 3/5


Bibi Blocksberg und das Geheimnis der blauen Eulen Metropolitan 2004 Franziska Buch, avec Sidonie Von Krosig, Corinna Harfouch, Marie-Louise Stahl…



Bibi Blocksberg est envoyée en pension au château Altenburg, où elle sympathise
avec Elea, clouée dans un fauteuil roulant après un accident. Les légendaires
chouettes bleues, si elles existent, pourront peut-être l’aider ? Mais son
ennemie Rabia échappe à son exil et entend bien retrouver ses pouvoirs. Elle
s’introduit au pensionnat sous l’identité d’une journaliste française, Mme
Corbeau…

Un second film qui reprend les qualités du premier : le changement de
réalisatrice passe à l’as, on retrouve cette esthétique un rien rétro et bon
enfant, jusqu’aux quelques morceaux chantés, à travers une intrigue menée sans
temps morts (encore que, les amis des bêtes regretteront les avanies imposées
au chat de Rabia, mais bon…) Il est d’ailleurs curieux que le « fil »
impliquant l’animosité de Rabia se clôture sur une note amère qui dénote avec
le reste du film et que la vf exclusive shunte un ressort comique avec l’accent
de la journaliste « française ». N’empêche, c’est de l’honnête
divertissement familial, certes consensuel, mais plutôt roboratif. Et au moins,
on n’y prend pas les enfants pour des demeurés…




Bibi Blocksberg, l’apprentie sorcière



Allemagne  
Note : 3/5


Bibi Blocksberg Metropolitan 2002 Hermine Huntgeburth, avec Sidonie Von Krosig, Maximilian Befort, Corinna Harfouch, Katja Riemann, Ulrich Noethen…



Issue d’une longue lignée de sorcières, Bibi Blocksberg va recevoir en avance
sa boule de cristal suite à sa bravoure. Mais son adversaire la sorcière Rabia
gâche la cérémonie en cassant la boule. Qu’à cela ne tienne, on l’oblige à
donner la sienne à Bibi… Boule contenant le sort de la jeunesse éternelle que
Rabia cherchait à compléter ! Elle va donc tout faire pour la récupérer,
quitte à compromettre la carrière de Blocksberg père, qui désapprouve ses
activités…

Excroissance cinématographique d’un personnage vedette chez nos amis Allemands,
créé bien avant certain sorcier de Poudlard, ce film de cinéma donne
l’impression de prendre le train en marche : les personnages sont déjà
posés et le monde, où la magie semble exister au vu et au su de tous, bien
défini, et on ne saura pas la raison de l’animosité entre Rabia et Bibi. Ce qui
s’oublie vite : délibérément rétro, l’ensemble s’inspire directement des
films Disney des années 70, au point d’assumer fièrement son côté kitsch
(l’antre des sorcières très carton-pâte). Seul la référence à internet et
quelques CGI discrets rappellent qu’on est de nos jours ! Difficile de
s’ennuyer tant le scénario est bien rempli tout en restant limpide (seul le
« fil » du père de Florian se résoud de façon un peu artificielle).
Le ton est à la bonne humeur : pas de violence, pas de teignosité, pas de
valeurs douteuses, et si l’énergie manque un peu du côté d’une réalisation très
téléfilm, elle est assurée par l’ensemble du casting : Sidonie Von Krosig
est sobre et attachante et Corinna Harfouch, qu’on retrouvera dans « Le
Parfum », semble bien s’amuser à interpréter les sorcières cabotine. Même
les quelques chansons réussissent à ne pas être lourde ! On regrettera
juste de ne pas avoir de vostf, mais sinon, ce divertissement familial à
l’ancienne est hautement recommandable.




Big Fish



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 4/5


Columbia Tristar 2003 Tim Burton, avec Ewan McGregor, Albert Finney, Billy Crudup, Jessica Lange, Helena Bonham Carter, Allison Lohman, Robert Guillaume, Steve Buscemi, Danny DeVito…



Edward Bloom a toujours
passé sa vie à raconter des histoires extraordinaires… Ce qui fatigue son fils
William. Emigré à Paris, celui-ci ne l’a pas vu depuis trois ans lorsqu’il
apprend qu’il est aux portes de la mort. William tente alors de déméler la vie
de cet inconnu, fort d’avoir eu une vision de sa propre fin, où rêve et conte
de fées s’entremêlent, peuplée de sorcières, de géants et d’exploits
impossibles…


Seul Tim Burton, heureusement
revenu des galères hollywoodiennes (Quoique, ce film a coûté la coquette somme
de 70 millions de $ !), pouvait traiter un tel scénario sans tomber dans
la mièvrerie. Burton… Ou Gilliam, tant le thème se rapproche de l’œuvre du
génie des Monty Python (Encore qu’on puisse se demander ce qu’aurait fait
Spielberg, un temps attaché au projet.) Loin d’une platitude sentimentaliste,
Burton réussit un contre de fées moderne qui est en même temps une réflexion
sur ces mêmes mythes et leur origine. Au final, qu’importe quelle est la part
de réalité ? Chaque conte n’en contient-il pas une part ? Et est-ce
vraiment le plus important ? Chacun y verra probablement ce qu’il
souhaite, tant les métaphores sont nombreuses, et on ne peut nier qu’il reste
de çi de là des emprunts aux autres films du réalisateur… Et même à quelques
autres (Le personnage a quelque chose d’un Forrest Gump) mais les amateurs de
Burton ne seront pas déçus. Quant au casting, il parle de lui-même… De
l’excellent cinéma. Ensuite, Burton retombera dans ses travers consensuels…




Birth



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 0/5


Metropolitan 2004 Jonathan Glazer, avec Nicole Kidman, Cameron Bright, Danny Huston, Lauren Bacall, Anne Heche, Peter Stormare…



Il y a dix ans, Sean, mari d’Anna, mourait subitement. Celle-ci est sur le
point de se remarier lorsqu’apparaît Sean, un garçon de 10 ans qui prétend être
la réincarnation de son mari…

Une sorte de téléfilm bavard et prétentieux, rempli de plans fixes
interminables, au scénario bourré de trous, par le réalisateur de « Sexy
beast ». Comme il est difficile de s’attacher aux personnages dessinés à
la serpe, malgré une excellente interprétation, on se contente de subir un
rythme lymphatique digne des films « d’art et essai » ratés des
années 70. Le réalisateur tente de mélanger obsession Hitchcockienne et plans
très Kubrick (Beaucoup semblent sorties de « Eyes wide shut », y
compris les décors), mais en vain. Et, on peut le dire, après toutes ces
parlotes et scènes peu logiques, l’explication est platement rationnelle. Un
simple téléfilm mélo donc, qui se contente de rester en surface. Dommage pour
Kidman — qui, selon les interviews, n’a pas compris grand-chose au résultat —
et les autres talents égarés… Malgré son faible budget (20 millions de
dollars), a tout de même réussi à faire un bide. Quelqu’un, un jour, tentera
peut-être d’en faire un chef d’œuvre incompris en son temps… Mais on peut en
douter.




Bitten



Canada  
Note : 1/5


Zylo 2008 Harvey Glazer, avec Jason Mewes, Erica Cox, Richard Fitzpatrick, Jordan Madley…



 Jack est un infirmier de nuit chargé de ramasser les rebuts… un beau jour, il
tombe sur Danika, la victime d’une agression, devant son appartement. Comme
elle refuse d’aller à l’hôpital, il l’invite chez lui. Mais elle reste, et son
comportement devient de plus en plus erratique alors qu’elle ne peut vivre que
la nuit…

Si on passe sur le fait de voir le Jay Bob (méconnaissable) de « Clerks »
dans un film de vampire, celui-ci suit une trame générique au possible qui se
contente de suivre la route imposée : la dose d’érotisme, le besoin de
trouver des victimes, la métaphore sur les relations condamnées… Glazer
n’ajoute rigoureusement rien de nouveau, si ce n’est la scène érotique la plus
ennuyeuse qui soit étirée sur presque cinq minutes (!) et des vannes scato
gratuites. Dans le genre, il y a pire, mais en même temps, cet effort un rien
laborieux est à réserver aux fans du genre.




Black Roses



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


CBS Fox 1988 John Fasano, avec John Martin, Julie Adams, Carmine Appice…



Le groupe de rock Black Roses rôde sa tournée dans la petite ville de Mill
Basin, où les autorités voient d'un mauvais œil l'arrivée du groupe sulfureux.
En effet, les Black Roses sont des démons qui vont posséder les jeunes de la
ville…

Un film produit par la compagnie de James Glickenhaus et à la réputation
calamiteuse. Il est vrai qu'une fois la séduisante idée de base exposée,
l'ensemble tourne un peu en rond. Mais les effets spéciaux kitschissime remplis
de monstres (pas très dangereux, vu la facilité dont on s'en débarrasse) et
l'esthétique métal-années-80 du groupe, entre Kiss et Mötley Crüe, relèvent
plutôt du nanar de la plus belle eau (Encore que, maintenant que ces tenues
grotesques redeviennent à la mode au nom de la « nostalgie »…). La
chanson de fin, par contre, est un plagiat de "Highway to Hell"
d'AC/DC. L'aspect fantastique évoque fortement "Night of the Demons"
de Kevin Tenney, ce qui n’est pas la meilleure des références. Pour public
averti, ou entre potes, en fin de soirée arrosée…




Blade



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


115mn Metropolitan 1999 Stephen Norrington, avec Wesley Snipes, Stephen Dorff, Kris Kristofferson, Udo Kier, Traci Lords…



 Les vampires sont parmi nous… Et Blade, métis mi-homme, mi-vampire, les traque
et les tue, profitant  de ses
pouvoirs. L’existence de la confrérie reste secrète, mais le dandy décadent
Deacon Blue rêve de conquête du monde… Une journaliste découvrira cet univers
ultra-violent.

Une adaptation d’une très vieille BD qui commence par une scène d’anthologie,
avec cette rave pas comme les autres. La filiation comics est maintenue,
jusqu’aux poses un peu exagérées d’un Snipes monolithique et le personnage de
Kristofferson. Par contre, l’idée intéréssante d’un monde semi-parallèle ou
évolue les adversaires est à peine esquissée dans un dialogue entre Dorff et
Snipes, ou tous deux sont ignorés par la foule qui les entoure. Dorff est
absolument génial, exsudant la décadence par tous ses pores tel un Lestat revu
et corrigé par David Bowie. La mise en scène ne manque pas d’élégance ni de
pêche. Bref, un bon spectacle auquel il ne manque qu’un éclair de génie pour
atteindre le statut de classique.




Blade : La maison de Chthon



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Blade : House of Chthon Seven7 2006 Peter O’Fallon, avec Sticky Fingaz, Jill Wagner, Nelson Lee…



 Le vampire Marcus complote pour accroître la suprémation des vampires sur la
race humaine, mais Blade veille… De son côté, une vétéran d’Irak part à la
recherche de l’assassin de son frère et découvre le monde des vampires…

Pour mémoire, ce dévédé qui est en fait le pilote de la très médiocre série TV
avec quelques scènes violentes expurgées de la version télévisuelle. Le rappeur
Sticky Fingaz se contente ici de reprendre les mimiques de Wesley Snipes sans
trop se fouler et le scénario, plus ou moins introduit par
« Trinité » et ses jeunes chasseurs, n’apporte pas grand-chose de
plus. Par contre, les innombrables suppléments raviront les fans de la série…
S’il y en a, puisqu’elle n’a duré que 12 épisode suite à un audimat
catastrophique ! Elle passa n éanmoins en son temps sur la chaîne
cablée Sci-Fi.




Blade : Trinity



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


106mn Metropolitan/TF1 2004 David S. Goyer, avec Wesley Snipes, Kris Kristofferson, Dominic Purcell, Jessica Biel, Ryan Reynolds, Parker Posey, James Remar…



Suite à une manœuvre des vampires, Blade tue un humain travesti et se retrouve
pourchassé par la police. Arrêté par une troupe de familiers, il est sauvé par
une équipe de jeunes chasseurs menés par Hannibal King et la fille de Whistler,
tué lors de l’assaut sur leur QG. Les vampires ont déterré le premier de leur
lignée, Drake, dont l’ADN « pur » devrait leur permettre de trouver
un moyen d’affronter la lumière du jour…

Après l’excellente suite de Del Toro, voilà juste ce qu’il faiit pour tuer la
saga de Blade : la transformer en pilote de série TV. Le groupe de jeunes
chasseurs bardés de gadgets et leur présentation ne peut manquer d’évoquer des
séries comme « Torchwood » ou « Nick Cutter », jusqu’à
leurs dialogues ineptes prononcés avec un sérieux imperturbable (pauvre Ryan
Reynolds, réduit à débiter des vannes à peu près aussi drôles qu’une visite
chez le dentiste). Du coup, le spectateur ne peut que  se mettre du côté de Blade, grognon a l’idée de devoir
passer tout un film en compagnie de ces personnages en carton-pâte… Mais ce
n’est pas tout, le scénario est dès le départ un fatras incohérent ignorant
tout sens de temps et de lieu et incapable d’instaurer la moindre tension
dramatique : dès le départ, on se demande bien pourquoi un humain se
sacrifierait pour piéger notre héros… Et ça continue, de scène à faire en scène
à faire, avec les éternelles poursuites et explosion cache-misère pour cacher
l’inanité de l’histoire (la scène de la « ferme à sang » — que les
vampires ne prennent même pas la peine de faire surveiller !!! — est si
mal amenée qu’elle pourrait être coupée au montage sans nuire au récit.) ;
et que dire d’une chasseresse écoutant de la musique téléchargée sur son iPod —
merci le placement de produit — en plein combat histoire d’être sûre de ne pas
entendre l’ennemi ? Et que dire d’un virus en CGI se propageant en
poussant de petits cris de souris (Non, je n’invente rien !!!) ? Bien
sûr, le tout n’est là que pour amener un combat final entre Blade et Drake —
l’histoire de ce dernier évoquant fortement le « Vampires » de
Carpenter — mais ce modèle de Dracula est si peu imposant, soit en humain, soit
en mon-monstre métamorphe tiré d’un « creature feature » du sci-fi
channel, et Blade si invincible du début à la fin que celui-ci perd tout
intérêt. On comprend que Kristofferson et Snipes aient notoirement désavoué la direction
que prenait la série… De là à croire que Goyer a lui-même pris le poste de
réalisateur, quitte à saboter le travail, parce que personne ne voulait de ce
projet mal né, il n’y a qu’un pas. Reste dans ce brouet indigeste quelques
scènes rigolotes (la rencontre avec le psy) et quelques petites idées. Le pire,
c’est que la série télévisée n’exploitera même pas les nouveaux éléments, même
si le scénario se tire dans le pied en supposant une élimination finale des
vampires (enfin, on peut le supposer, ce n’est pas très clair. Comme tout le
reste d’ailleurs.)




Blade II



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 4/5


112mn Metropolitan/Seven7 2002 Guillermo Del Toro, avec Wesley Snipes, Kris Kristofferson, Ron Perlman, Norman Reedus, Thomas Kretschmann, Leonor Varela, Luke Goss, Donnie Yen…



Blade a réussi à libérer Whistler, prisonnier des vampires. Mais un nouvel
ennemi puissant hante la nuit : les Faucheurs, capables de se nourrir
aussi bien des vampires que des humains. Blade est obligé de prendre la tête
d’une bande de vampires — entraînés spécialement pour le traquer lui  —  pour affronter la menace…

On peut compter sur Guillermo Del Toro pour réaliser LE parfait hybride de
cinéma et de bande dessinnée — révélateur pour un metteur en scène qui a
beaucoup traité ce thème — inspiré tant de Marv Wolfman, le demi-dieu des
comics, que du manga. Tout autant que dans le premier, les protagonistes
existent dans un monde parallèle où l’on peut déployer tout un arsenal en
pleine rue et entrer en discothèque avec une immense épée. L’histoire est certe
simple, mais ponctuée de ces détails qui vous font accepter n’importe quelles
outrances (les rapports entre Snipe et Perlman, l’autopsie du Faucheur), de
combats stupéfiants et avec des « méchants » particulièrement réussi
(incroyable de penser que Goss, qui interprète leur créateur, fut membre de
l’éphemère boy’s band Bros !) jusqu’à une fin Shakespearienne teintée
d’émotion, plus des touches d’humour homéopatique bien senties, portées par une
interprétation sans failles. Mais dans le commentaire, Del Toro (qui ne se gêne
pas pour égratigner les scènes qu’il n’aime pas) donne la clé du film : il
s’est amusé au possible à le réaliser. Une énergie communicative qui imprègne
la pellicule et fait de ce film un régal qu’on peut voir… Et revoir sans
problèmes. Del Toro récidivera avec l’également jouissif « Hellboy »




Blair Witch 2 : Le livre des ombres



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Book of shadows : Blair Witch 2 Canal+ 2001 Joe Berliner, avec Kim Director, Jeffrey Donovan, Tristen Skyler, Erica Geerson…



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.
Le phénomène Blair Witch attire bien des touristes… Kim a pu entamer une série
de visites guidées et se retrouve à la tête d'un groupe de quatre jeunes.
Ceux-ci font la fête dans la demeure de Rustin Parr, mais au matin, ils se
retrouvent avec un trou de mémoire collectif… 5 heures se sont évaporées. Que
s'est-il passé ? Et on retrouve un autre groupe de randonneurs massacrés…



.
Une suite pas fondamentalement attendue… L'ambiance est différente : fini le
faux docu, place à un "vrai" film dans lequel le premier n'est qu'une
fiction. Pourquoi pas, et on ne peut reprocher au scénar de se contenter d'une
redite, mais après une demi-heure intriguante, l'ensemble tourne court  à forces de "visions" sans
rime ni raisons et finit par sombrer dans le moralisme à deux balles (Si les
gens deviennent fous, c'est à cause des films fantastiques, de l'alcool, de la
dope, d'internet…). La fin sera jugée soit intriguante, soit carrément
malhonnête selon l'humeur. Les qualités de production sont meilleures que la
drouille à vidéo-club de base, mais c'est tout de même léger et tellement
putassier (Un film d’horreur assènant que les films d’horreur, c'est MAL ?)…




Blanche-neige, le plus horrible des contes



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


110mn The Brother Grimm’s Snow White/Snow White : a tale of terror Polygram/MEP 1997 Michael Cohn, avec Sam Neill, Sigourney Weaver, Gil Bellows, Monica Keena…



 Liliana est une princesse au passif douloureux : le roi son père dut tuer sa
mère pour lui permettre de naître ! Il en resta à jamais traumatisé. Mais
arrive dame Claudia, sa nouvelle reine… Dame Claudia, possédée par un miroir
ensorcelé qui joue de sa propre névrose. Lorsque Claudia perd son enfant et que
Liliana agit un peu trop en adulte, Claudia devient pathologiquement jalouse et
n’aura de cesse de causer sa perte…

Une vision pour le moins inhabituelle du célèbre conte à jamais figé dans
l’imagerie Saint Sulpicienne de Disney. Cette version serait plus proche de la
cruauté originelle des contes, souvent remplis d’abominations à faire dresser
les cheveux sur la tête de plus d’un censeur ! Là, l’optique est délibérément
noire jusque dans une esthétique parfois saisissante (Le flot de sang rouge sur
la neige blanche symbolisant une césarienne improvisée) et des scènes de pure
épouvante, telle la mort du frère de Claudia ou le final assez dur. Liliana est
une ado aux façons parfois stupides, le Roi est constamment à côté de la
plaque, le Prince Charmant un couillon fini… Quant aux sept nains, ils ne le
sont que socialement (On évite une modernisation façon « Hook » : on
imagine des nains rappers en skateboard…) : affreux, sales et, parfois,
méchants. Ce qui n’empêche la princesse de s’éprendre de l’un d’eux, bien qu’il
soit pleutre et couvert de cicatrices ! La géniale Sigourney Weaver étonne une
fois de plus : sa “reine” est une névrosée dont le miroir entretient la parano
(Mais ne serait-il que le produit de son esprit malade ?) et Weaver joue de
cette dualité bourreau/victime esclave de son image. Une tentative
intéréssante, iconoclaste et intelligente qui enfonce largement le décevant « Blanche
Neige et le chasseur ». Attention, ce n’est pas du tout public.




Blindness



Canada   Brésil   Japon  
Note : 2/5


121mn Pathé 2008 Fernando Meirelles, avec Julianne Moore, Mark Ruffalo, Gael Garcia Bernal…



Une épidémie de cécité touche peu à peu une grande ville. Or les affectés mis
en quarantaine doivent s’orgniser entre eux…

Le film « apocalyptique » a la cote, après « Children of
men », « Happening », etc… celui-ci est adapté d’un roman d’un
prix Nobel et, donc, permettait certaines attentes… vaguement déçues. Par
rapport à ceux qui l’ont précédé (« 28 semaines plus tard »), ce
métrage semble bien timoré et, surtout, souffre d’énormes « trous »
dans son désir de développer sa métaphore : pourquoi les soldats ont-ils
apparemment le droit de tuer ? Pourquoi Moore n’est-elle pas affectée et
pourquoi le cache-t-elle ? Avec un rythme lent, ces invraisemblances
deviennent de plus en plus présentes, mais l’allégorie tourne court : on
sait que l’homme est un loup pour l’homme, que l’enfer, c’est les autres, etc.
Est-il besoin de le rappeler une fois de plus ? Mais le tout n’est pas
mauvais pour autant : l’interprétation est hors pair (on s’en doute), la
réalisation rend bien cette impression dérangeante de déliquescence physique et
morale et la vision d’une ville incapable de fonctionner, en pleine régression,
est plus saisissante que les CGI hors de prix d’un « Je suis une
légende » ; qant à la conclusion, elle est bien consensuelle. Pas
mal, mais à côté d’œuvres aussi fortes que les films précités, c’est un peu
léger…Une assoiciation d’aveugles a violemment commenté ce film où la cécité
est assimilée à ce qu’il y a de pire dans l’humain.




Blood Angels



Canada  
Note : 0/5


Thralls Antartica 2004 Ron Oliver, avec Lorenzo Lamas, Leah Cairns, Siri Baruc, Richard Cox…



Ashley vient vivre avec sa sœur Leslie, qui organise d’immenses rave-parties.
Elle ignore que Leslie et ses consœurs sont des vampires d’un ordre inférieur
qui ont échappé à leur mentor, le Dr Jones. Le soir du solstice, elles comptent
se servir du Nécronomicon pour se libérer à jamais de son emprise, mais le Dr
Jones a d’autres plans…

Dommage que ce film ne sache pas trop s’il veut être un film
« sérieux » dans la lignée des Charles Band (en moins fauché) ou une
comédie fantastique. Du coup, les éléments humoristiques — dont un
pseudo-rappeur agaçant, surtout aussi mal doublé — semblent incongrus. En fait,
il ne se passe pas grand-chose lors de la première heure, limitée à l’entrepôt
de la rave, si ce n’est quelques bastons façon « Drôle de dames » et
les activités vampiriques habituelles. Lorenzo Lamas semble bien s’amuser en
vampire, mais la vf désamorce ses bons mots.Et inutile de dire que
l’invraisemblance règne en maître… Dommage, il y avait au moins de quoi faire
une potacherie correcte façon « Les dents de la nuit ». Par un
réalisateur très prolifique dans les séries TV…




Blood Dolls



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Elefant 1999 Charles Band, avec Jack Maturin, Debra Mayer, W.P. Burns, Nicholas Worth, Phil Fondacaro…



Mr Travis est un magnat de l'informatique excentrique qui se montre toujours
masqué. Il vient de subir un revers financier dévastateur qu'il attribue aux
machinations de trois de ses rivaux. Or grâce à une machine infernale, il les a
transformés en poupées ! Son assistante Cindy est la suivante… Il se servira
des poupées tueuses pour se débarrasser de ses autres concurrents. Mais l'une
d'entre elles sera plus coriace…

Encore un drôle de petit film signé Charles Band, qui a priori, n'est qu'une
excroissance des "Puppetmaster", mais ne cesse de donner dans le
bizarre. Virgil Travis est un être issu d'une expérience scientifique, son maître
d'hôtel est maquillé en clown, il garde un groupe de rock féminin en cage gardé
par un nain (Phil Fondacero, habitué des productions Full Moon), son adversaire
est une dominatrice SM… Et en prime, on offre deux fins pour le prix d'une. Pas
de doutes, ce ne peut être au goût de tout le monde, mais les amateurs de
curiosités peuvent y jeter un œil. Le dévédé est riche en extras : bêtisier
(dissimulé en "scènes coupées »), clip du groupe, et surtout un
documentaire assez démystifiant !




Blood, the last vampire



Hong-Kong   France   Japon  
Note : 0/5


Pathé ! 2009 Chris Nahon, avec Gianna Jun, Allison Miller, Liam Cunningham…



 Saya est une vampire au service d’une agence gouvernementale chassant des
démons… Elle est infiltrée dans une base américaine sur territoire japonais, où
des démons se sont déguisés en collégiennes. Elle espère pouvoir attirer
Onigen, la créature ayant tué son père… Mais elle se retrouve à protéger Alice,
fille du général de la base…

Misère ! Comment quelqu’un a-t-il pu mettre 30 millions de dollars dans un
scénario pareil ? Ou plutôt, il n’y en a quasiment pas : on est
plongé sans crier gare dans un récit dont les tenants et aboutissements sont
rarement expliqués, et ce qui l’est (bla bla agence gouvernementale, bla bla
vampires, bla bla venger mon père, bla bla écolière tueuse mi-homme
mi-vampire…) semble avoir vingt ans de retard. Nahon s’en tire correctement
lors des scènes d’exposition et soigne certains cadrages, mais l’action
s’interrompt régulièrement pour des combats en CGI foireux et des jets de sang
numérique immondes. Et lorsqu’on croit tout avoir enduré, on nous balance une
créature en effets numériques à peine digne d’un rogaton du sci-fi channel
jusqu’à une conclusion expédiée ! On touche le fond…




BloodRayne



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 0/5


20th Century Fox 2005 Uwe Boll, avec Kristanna Loken, Michelle Rodriguez, Ben Kingsley, Billy Zane…



Mi-homme, mi-vampire, Rayne sert d’attraction à un carnaval itinérant de
Roumanie… Mais elle s’échappe et décide de récolter trois talisman lui
permettant de contrôler sa nature vampirique. Entre-temps, trois chasseurs
massacrent les vampires de la régio, ce qui déplait à Kagan, leur roi. Mais
Rayne a un compte à régler avec Kagan, dont elle est la demi-fille, ce qui ne
l’empêcha pas de tuer sa mère…

L’acharnement de certains contre Uwe Boll, bien souvent teinté de xénophobie
crasse, alors que tant d’autres infligent des abominations sans subir le même
traitement (« Jay Andrews »/Jim Winorski, par exemple) le rendrait
presque sympathique… A condition d’ignorer ses films ! S’il est un peu
moins inepte que certaines de ses production ultérieures, ce film tiré d’un jeu
vidéo lui-même assez médiocre s’avère un pensum. Si l’idée de faire de Rayne un
« freak » de foire torturé est bonne, le reste s’effondre devant un
scnario alambiqué au point de devenir incompréhensible et d’une ineptie totale
pour tout ce qui est scènes de combat (Loken étant particulièrement peu
crédible). Au moins, Madsen et Zane semblent bien s’amuser, ce qui fait que les
amateurs de nanars pourront y prendre un certain plaisir pervers (Kingsley,
lui, fait moins mort-vivant que mort tout court).




BloodRayne 2 : Deliverance



Canada   Allemagne  
Note : 0/5


BloodRayne II : Deliverance FIP 2007 Uwe Boll, avec Natassia Malthe, Zack Ward, Michael Paré, Chris Coppola…



1880. Rayne la chasseuse mi-humaine, mi-vampire se rend dans la ville de
Deliverance, sous la coupe d’un gang de vampires mené par Billy The Kid. Elle
fera alliance avec le shérif Pat Garret…

Boll tente de ramasser quelques sous avec cette suite qui prend l’exact
contrepied des fameux principes de la séquelle: moins de sang, moins de nus,
moins de victimes, moins d’action, moins de vampire (puisqu’on pourrait retirer
l’élément fantastique de l’action sans modification notable). En fait, il ne
passe quasiment rien dans ce film à l’intrigue minimale et, surtout, au rythme
d’une lenteur a faire passer Tarkovski pour Michael Bay ! Vu l’aspect
étriqué de l’ensemble, on se demande bien ou sont passés les 10 millions de
dollars du budget. Bref, à éviter, sinon pour remplacer un valium. Il existe un
3, mais on n’a pas jugé bon de nous l’imposer !




Bloody Mallory



France   Espagne  
Note : 1/5


Hachette 2002 Julien Magnat, avec Olivia Bonamy, Adria Collado, Laurent Spielvogel, Jeffrey Ribier Thylda Bares…



La nuit de ses noces, Mallory découvre que son promis est un démon et doit le
tuer. Depuis, elle n’a de cesse de chasser les forces du mal à la tête de son
commando anti-paranormal… Elle intervient lorsqu’un couvent de nonnes
disparaît. Mais les mêmes démons réussissent à enlever le Pape Hyéronimus
Premier à Paris !

Une nouvelle production Bee Movies qui ressemble à un pilote de série TV pour
une Buffy sous acide revu par des fans de « Resident evil ». Il y a
des bonnes choses qui peuvent faire apprécier ce joyeux délire, mais pourtant,
celui-ci semble parfois bien sage, avec des pistes non explorées (des monstres
à peine aperçus)  et recherche un
peu trop l’effet branchouille (le sabir irritant de Jeffrey Ribier.) De plus,
le final est très décevant et l’interprétation parfois amateuriste, sans
oublier que le film tombe souvent dans les clichés qu’il pastiche (la vampire
caricaturale.) Spielvogel par contre est excellent en pape réac et déplaisant.
La scène d’ouverture amènera des comparaisons pas forcément flatteuse avec
« Le Couvent »… Seules certaines scènes inventives font rentrer le
tout dans la case « pas forcément bon, mais distrayant » s’il n’y
avait cette fin… Un coup pour rien. Dommage, il y avait de quoi faire bien
mieux. Le DVD comprend l’intéressant court « Chastity Blade », le film
de fin d’études de Magnat, qui ne réapparaîtra qu’avec « Faces ».




Boa



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Boa/New Alcatraz Columbia Tristar 2001 Philip Roth, avec Dean Cain, Elizabeth Lackey, Grand L. Bush, Mark A. Sheppard…



En Antarctique, on a fondé une prison de haute sécurité, New Alcatraz, pour
abriter les pires criminels au monde. Mais lors d'un forage, on tombe sur une
poche de roche creuse. Lorsque le directeur insiste pour que le forage
continue, la pression du gaz contenu dans la poche provoque une explosion… Qui
libère un immense serpent préhistorique ! Un couple de scientifiques ayant fait
une thèse sur l'existence de serpents géants (!) est envoyé pour accompagner un
commando…

Encore un film de grosse bébête… Particulièrement mal fichu, il faut le dire.
Les effets en image de synthèse sont lamentables, mais surtout, le scénario est
d'une débilité à toute épreuve : on ne sait pourquoi on a jugé bon de forer le
sous-sol d'une prison « dernier cri » qui n'a pas de système de
sécurité capable de neutraliser un serpent ou même de le localiser, on se
contente d'envoyer un commando mal informé plutôt que d'évacuer les gardiens
pour les débriefer, on repart sans problèmes avec un avion dont on nous a bien
dit qu'il était en panne d'essence, les personnages ne sont que de la chair à
canon sans aucun intérêt… Le finale est un modèle de ridicule. Bref, un bon
gros navet dérivatif en diable. Pour indécrottables du nanar uniquement…
Elizabeth Lackey passera à mieux, c'est à dire "Mulholland Drive". La
jaquette US fait passer le tout pour un film de prison !




Boa vs Python



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Columbia Tristar 2004 David Flores, avec David Hewlett, Jaime Bergman, Kir B.R. Woller, Angel Boris…



Broddick, un millionaire sans scrupules, transporte en avion un python géant
destiné à satisfaire un groupe de chasseurs fortunés, mais la bête s’échappe
pour hanter les égoûts de Philadelphie. Un agent du FBI propose d’utiliser un
boa géant génétiquement modifié, du doux nom de Betty (!!!) pour chasser la
bête tandis que Broddick envoie ses chasseurs…

Vu la nullité crasse des sous-produits du sci-fi channel, on serait tenté
d’être indulgent avec ce premier film du monteur et producteur de…
« Python 2 » et « Boa » ! Comme tous ces
sous-produits, ce film est bête à manger du foin, avec des acteurs qui
cachetonnent, un scénario aux ficelles ressemblant plutôt à des câbles et des
CGI à deux balles, mais au moins, on ne s’y ennuie pas et certaines séquences
sont d’une débilité confinant à la parodie. Par contre, comme dans le sinistre
« Komodo vs Cobra » et bien d’autres films de bastons entre monstres
ultérieurs, l’affrontement attendu se situe en fin de film et dure deux minutes
tout au plus. Inutile de dire que le combat titanesque promis par la jaquette
brille par son absence… On pourra attendre un passage sur le Sci-fi Channel.
Flores réalisera plus tard « Lake Placid 2 ».




Bone Eater, l’esprit des morts



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Bone Eater Antartic 2007 Jim Winorsky, avec Bruce Boxleitner, Paul Rare, William Katt, Walter Konig…



Des constructions immobilières sur une terre sacrée Indienne réveille un esprit
maléfique…

Et c’est reparti pour la daube de Sci-Fi Channel, conçue sans obligation de résultat
pour remplir 90 minutes n’importe comment. Passons sur la platitude
désespérante du sujet, avec tous les clichés imaginables sur le folklore
Indien, et le fait que le monstre de service, censé être vengeur, tue au
hasard. Il est net qu’on ne se donne même pas la peine de donner un semblant
d’intérêt à la chose : pas de suspense sur l’apparence du monstre, il
apparaît de pied en cap dès les premières minutes et, bien sûr, n’est qu’un CGI
pourrave tiré d’un jeu vidéo. Le seul moment potentiellement drôle est lorsque
le monstre s’invoque un cheval squelette sur fonds de musique country (?), mais
l’ensemble ne cherche même pas à revendiquer un quelconque côté nanar. Bref, au
fil d’une narration répétitive mélangeant dialogues entre personnages inutiles
et scènes d’agressions, on conclut une fois le temps syndical atteint par un
finale bâclé à base de tomahawk magique, histoire d’être sûr de ne pas avoir
oublié un cliché. Peut-être visible en fin de soirée-nanars avec suffisamment
de bière, histoire de profiter des aopparitions de vieux has-beens…




Bons baisers de l’au-delà



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Twice Dead Hachette Vidéo 1988 Bert L. Dragin, avec Tom Breznahan, Jill Whitlow, Jonathan Chapin…



La maison Tyler est hantée par le fantôme d’un acteur des années 30 qui s’y est
suicidé après avoir tué son grand amour… Lorsqu’un jeune couple hérite de la
maison, il leur faudra d’abord lutter contre un gang agressif. Mais le spectre
les suit de près…

Sorti
des chaînes d’assemblage Corman, ce film brouillon ne sait trop s’il veut être
une comédie ou un vrai film fantastique. Le fait que les “ punks ” de
service soient chassés par la connaissances en termes d’effets spéciaux du
couple donne un ou deux bons effets, mais ne peut sauver l’ensemble, ou on
dirait que les producteurs ont changé plusieurs fois de direction en cours de
route. L’esprit lui-même a des intentions peu claires (bienveillant, puis
maléfique d’un instant à l’autre) et après un final sanglant incongru dans un
tel contexte, on en revient à la tarte à la crème de la réédition du passé.
Bof. Uniquement s’il n’y a rien d’autre au vidéo-club… Sauf qu’il n’est
disponible qu’en DVD US couplé avec « The Evil » alias l’oublié « Le
couloir de la mort »




Boogeyman : La porte des cauchemars



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne   Nouvelle-Zélande  
Note : 0/5


Boogeyman TF1 Vidéo 2005 Stephen Kay, avec Barry Watson, Emily Deschanel, Skye McCole Bartusiak…



Enfant, Tim a vu son père enlevé par le monstre de son placard, mais pour le
reste du monde, il les a abandonnés… A la mort de sa mère, Tim décide d’en
finir avec ses cauchemars. Mais le croque-mitaine l’attend…

Pas grand-chose à sauver dans ce film laborieux qui tente d’émuler les films de
fantômes japonais (Avec une « révélation » finale qu’on send venir à
des kilomètres) et en est réduit à pomper le calamiteux « Nuit de
terreur » avec une esthétique de téléfilm. Le scénario devait tenir sur un
timbre-poste : les personnages n’ont aucun intérêt, les intrigues
parallèles apparaissent et disparaissent histoire de meubler le temps
règlementaire et les scènes choc censées réveiller le spectateur sont limitées
à des effets sonores tonitruants. Le « boogeyman » devient vite un
tueur surnaturel à la Freddy (Et tant pis pour un vague sous-entendu comme quoi
il pourraît être une simple création de l’esprit du protagoniste, ce sera pour
un autre film plus intéressant) et lorsqu’apparaît le monstre, c’est un mauvais
CGI tiré d’un jeu vidéo et qui n‘effraierait pas une fillette. Un énième
développement inutile s’intéresse à ses victimes, mais ne mène nulle part…
Comme ce film ennuyeux en diable. Et pourtant, cela assez rapporté pour
justifier une suite ! Au secours…




Brainscan



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Film Office 1994 John Flynn, avec Edward Furlong, Frabk Langella, T. Ryder Smith, Amy Hargreaves…



Michael Bower est un ado livré à lui-même qui s’évade dans les jeux vidéo…
Lorsqu’il ne rêve pas de sa jolie voisine ! Il reçoit un nouveau jeu
intitulé « Brainscan »… Mais celui-ci libère le Trickster, un être
maléfique dont les forfaits sont bien réels…

Le succès n’a pas été au rendez-vous pour ce film pourtant précurseur, puique
tourné dix ans avant la vogue des jeux vidéo meurtriers et la reconnaissance de
la culture « geek » ! Dommage, car au moins, ce portrait d’un
ado vivant en solitaire suite à un drame, décalé et dont l’ordinateur constitue
le seul moyen d’évasion n’est que trop crédible. Il en dégage un sentiment
d’aliénation fort bien rendu… Jusqu’à ce que débarque le « méchant »
cabotin en diable qui cherche de façon trop évidente à racoler une partie du
public des « Freddy », jusqu’aux meurtres très aseptisés… Le final
est logique, même si la piroutette finale peut être frustrante pour certains
spectateurs. Est-ce vraiment une charge contre les jeux vidéo, comme on l’a écrit ?
On peut en douter, car c’est clairement l’aliénation du personnage qui
l’entraîne vers ce déluge technologique et non l’inverse. Dommage que la
carrière de Furlong soit tombée si bas…




Brooklyn Legend – Snow in August



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 2/5


Snow in August Elephant 2001 Richard Friedenberger, avec Stephen Rea, Lolita Davidovitch, Peter Tambakis…



 Dans le New York de l’après-guerre, le jeune catholique Michael Devlin se noue
d’amitié avec un rabbin, Judah Hirsch, qui lui apprend le yiddish. Il lui
raconte également la légende du Golem, protecteur des Juifs. Lorsqu’une bande
de voyous terrorisent le quartier, Michael réveillera la créature…

Ce téléfilm d’après un roman de l’excellent Pete Hammill est plus un drame
qu’un véritable film fantastique malgré un intitulé faisant penser à un Charles
Band ! Le golem est un homme peinturluré et n’apparaît que dans les
dernières minutes. Cela dit, la reconstitution historique est sympa et le
message toujours d’actualité. Mais pas vraiment dans le genre… Il y a une vo
mais non sous-titrée.




Brotherhood, la confrérie



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


The Brotherhood 2 : Young Warlocks Elefant 2001 David DeCoteau, avec Sean Faris, Forrest Cochran, Stacey Scowley…



À Chandler Academy, une université privée très sélect, le nouveau Marcus est
harcelé par une bande de fils à papas menés par leur chef Harlan, jaloux de son
amitié avec la belle Mary. Un autre nouveau, Luc, vient à son aide. Il attire
autour de lui un petit groupe, mais les entraîne dans d'étranges rituels basés
sur la rupture des dix commandements afin de cimenter leur confrérie… Et l'un
de leurs ennemis y trouve la mort…

Une suite sortie avant le « Brotherhood » original, tous deux conçus
pour la vidéo, mais qui n'est pas d'un grand intérêt. On voit vite ou
l'histoire veut en venir, même si le finale est quasiment dépourvu d'effets
spéciaux. La thématique homosexuelle de DeCoteau est plus évidente que jamais
dans cet opus, où toute excuse est bonne pour dénuder les acteurs éphèbes, mais
l'ensemble laisse un sentiment de déjà-vu… Le DVD mélange vf et vo, mais pas de
vostf. Le 2 (En fait le 3…), aussi sous-titré "La confrérie" (!)
s'avérera bien pire, uniquement composé de courses-poursuites interminables sur
un vague fonds de jeu de rôle (ce qui, comme chacun sait, ne peut finir que
dans le sang, le stupre et la fornication…)




Ça



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 3/5


180mn It Warner 1990 Tommy Lee Wallace, avec Harry Henderson Dennis Christopher, Richard Masur, John Ritter, Tim Curry, Annette O’Toole, Seth Green…



Dans les années 60, sept amis ont réussi à défaire
la créature en forme de clown qui ensanglantait une petite ville du
Maine ; trente ans après, Pennywise est de retour et hante les sous-sol de
la bourgade…

Une forme de classique à sa façon, issu d’une époque
où télévision et fantastique étaient presque antinomiques. Si les coupes du
roman-fleuve de Stephen King se sentent, au moins, cela permet de garder un
rythme constant. Des années après, certains éléments du livre comme du film
sont devenus clichés, tant l’influence de King s’est faite sentir sur les arts de
masses. Mais l’excellence de l’interprétation et le travail sur les
personnages, alors inhabituels sur un téléfilm, font encore effet de nos jours.
Tim Curry est un acteur capable de faire oublier son maquillage, et son
« Pennywise » reste angoissant à souhait, même lorsqu’il égrène les
pires vannes, ce qui compense une relative édulcoration des scènes les plus
malsaines du roman. Par contre, le monstre caoutchouteux de la fin est bien
dépassé… (A sa décharge, Wallace n’en pense pas moins, le budget ne permettant
pas de filmer la conclusion tel qu’il l’avait imaginée — comme la plupart des
effets spéciaux d’ailleurs) A voir, maintenant que cette œuvre est disponible
dans un format idéal, comme témoignage d’une ère pré-« Buffy » et consorts
où un tel traitement restait l’exception. Les « X-Files » viendront
changer la donne quelques années plus tard… Georges Romero tenta, en vain, de
réaliser son adaptation du roman, mais buta devant le format cinéma, lequel à
l’époque, ne pouvait excéder les deux heures. Bien qu’alors peu connu, le jeune
Seth Green était déjà un vétéran au CV chargé (il apparaît dans « Radio
days », entre autres), puisqu’il tint son premier rôle à sept ans !




Carrie



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 5/5


MGM 1976 Brian De Palma, avec Sissy Spacek, Piper Laurie, Amy Irving, Nancy Allen, William Katt, Betty Buckley, John Travolta, P.J. Soles…



Carrie White est le souffre-douleur de sa classe et de sa mère, une fanatique
religieuse. Lorsqu’une prof de gym décident de prendre sa défense, l’ennemie de
Carrie décide de se venger sur elle. Or la timide Carrie n’est pas une ado
comme les autres…

Première adaptation du premier roman de Stephen King (qui, contrairement à la légende,
n’eut qu’un succès modéré avant la sortie du film), le plus étonnant est encore
à quel point le tout n’a pas vieilli. Certes, les effets visuels un peu
démonstratifs de De Palma, dont un double écran pas forcément utile, datent
tout comme certaines tenues, mais si le sujet était nouveau en 1976 (on ne
parlait pas encore des phénomènes de harcèlement), voire subversif en montrant
l’enfer que pouvait être une école tout en prenant des identifiants ancrés dans
le réel, c’est surtout que son sujet est intemporel. Il y a aussi un miracle dû
à l’excès de certaines scènes (plusieurs actrices étaient persuadées de tourner
une parodie) qui pourraient virer au ridicule et passent cependant, notamment
grâce une interprétation de rêve, dont beaucoup de débutants motivés dont un
Travolta indécemment jeune qui, jusqu’alors, s’était de contenter de jouer les
utilités à la télévision et dans « La pluie du diable » de Robert
Fuest, une Piper Laurie habitée, une Spacek en transe… mais il faudrait citer
tous les acteurs ! De même la structure, une longue préparation menant à
un finale peut-être pas aussi spectaculaire qu’il l’aurait dû, budget réduit
oblige, jusqu’à un choc final traumatisant (à l’époque !) changera la
donne pour longtemps. A ce jour, les fans dissèquent encore les motivations de
chaque personnage et les implications morales du film… Un classique, présenté
dans une édition collector avec des bonus passionnants… Mais qui oublie le
commentaire audio !




Casper



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


CIC/Universal 1995 Brad Silberling, avec Christina Ricci, Bill Pullman, Cathy Moriarty, Eric Idle…



Cathy Carrigan, une veuve arriviste, hérite d’un manoir où serait caché un trésor.
Mais des fantômes farceurs hantent les lieux ! Via l’influence de Casper, un
petit fantôme gentil comme tout, Carrigan apprend l’existence de James Harvey,
un spécialiste en spectres — et de sa fille Kat ! Ceux-ci s’installent au
manoir, mais si Casper est plein de bonne volonté, il faudra pactiser avec les
trois farceurs Teigneux, Bouffi et Crado — et Carrigan, décidée à s’emparer du
trésor…

Un bon spectacle Hollywoodien, avec les clichés et les qualités du genre. Les
enfants s’amusent et les adultes pouffent à de nombreux clins d’œil de pur
cinéphile (Les métamorphoses à vue dans un miroir sont un grand moment).
L’ensemble est rapide, joli à voir, bien rythmé, sympathique pour une série A,
drôle, parfois bien senti, un peu longuet à la fin, et doté d’effets spéciaux
vraiment grandioses. Le déroulement n’est pas d’une originalité folle, ce qui
n’est pas grave pour un spectacle familial, et le tout reste un divertissement
de qualité. Et puis, il y a Christina Ricci ! Pour une fois, les adultes
n’iront pas dans la pièce d’à-côté…




Castle of the Dead



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Prison of the Dead Elephant 2000 David DeCoteau, avec Patrick Flood, Jeff Patterson, Kim Ryan…



 Quatre amis se rendant à l’enterrement d’un cinquième, Calvin, échouent dans un
inquiétant château. Mais Calvin voulait juste les attirer sur place : il a
l’intention de retrouver une clé détenue par l’un des trois bourreaux censés
être enterrés dans l’ancienne prison sous le château afin de gagner un million
de dolars à un concours lancé par… son propre père. Or leurs tentatives
réveillent les bourreaux…

Situé dans ce château roumain que tout habitué des productions Full Moon a vu
tant de fois qu’il pourrait sans doute en faire une visite guidée, cette
production partait sur une idée pas plus bête qu’une autre. Les exécuteurs — et
leur apparition évoquant les Templiers de De Ossorio — sont réussis, mais
l’ennui, c’est qu’à une heure de métrage, il faut néanmoins meubler par
d’interminables dialogues totalement inintéressants entre des personnages
uniformément déplaisants, le tout noyé d’éclairages bleutés, jusqu’à une fin
décevante. Bof…




Catacombes



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


As above, so below Universal 2014 John Erick Dowles, avec Perdita Weeks, Ben Feldman, Edwin Hodge, François Civil, Marion Lambert…



 L’apprentie archéologue Scarlett suit les traces de feu son père qui cherchait
obsessionnellement la piuerre philosophale de Nicolas Flamel. Après avoir
trouvé de quoi décoder un texte inscrit sur la tombe de l’alchimiste, elle
s’aventure dans les catacombes parisiennes…

On se demande si les créateurs du « Projet Blair Witch » avaient
conscience de créer la vogue du documenteur, soit une forme de vie parasitique
suçant le sang du cinéma de genre… Et le nouveau film du réalisateur du bien
raté « The Devil » et de l’inutile remake de « Rec »
« En quarantaine  ne donnait guère envie de glisser le DVD dans la
fente prévue à cet effet. Et pourtant, il s’agirait presque d’une bonne
surprise. Entrangement, on pourrait presque considérer cette série B comme
une œuvre pour initiés : il y avait bien longtemps qu’on n’avait pas
vu un film basé sur une œuvre classique, en l’occurrence l’enfer de Dante, et
il faut bien suivre les allusions qui y sont disséminées — ou connaître l’œuvre
originale — pour en goûter la substantifique moelle. De plus, si les
personnages restent schématiques, on n’a pas envie de les étrangler dès leur
apparition, et le décor naturel, tant de Paris que des véritables catacombes,
donne à nous autres français une touche de réalisme bien venue. Le tout prend
vite l’allure d’un trip à la fois claustrophobique — une scène est certes
pompée à « The descent », mais est bigrement efficace — et
psychanalitique. On regrettera qu’on ait un peu cédé à la facilité :
certains personnages ne sont manifestement là que pour se faire tuer au moment
prévu par le script et, du coup, la thématique dantienne en prend un coup,
puisque leur mort n’a rien à voir avec une quelconque culpabilité. Et dans
certains cas de caméras abandonnées, on se demande qui a inséré leur film dans
le métrage… Pour ceux qui ne sont pas allergique au genre, reste un bon
suspense façon train fantôme qui vire à un film de trouille viscérale assez
efficace jusqu’à une conclusion qui ne sera décevante que pour ceux qui n’ont
pas suivi le signe de piste laissé par les auteurs. En ce sens,
« Catacombes » (Dont le titre originbal peut se traduire par
« Sur la terre comme au ciel ») est peut-être le meilleur fils bâtard
du « Projet Blair Witch ». Et, donc, ceux qui détestent ce film
peuvent passer leur tour !




Catacombs



Etats-Unis d'Amérique   Italie  
Note : 3/5


Catacombs/Curse IV : The Ultimate Sacrifice Antarès Travelling 1988 David Schmoeller, avec Timothy Van Patten, Laura Scaeffer, Vernon Dobtcheff…



 Il y a des siècles, un démon fut emmuré sous le monastère italien de San
Giovanni. De nos jours, alors qu’une journaliste visite le monastère, le démon
s’échappe…

.
David Schmoeller est un esthète, et son film n’est pas à voir pour son scénario générique. Par contre, il sait rendre
une atmosphère, le quotidien de cette vie monacale (les moines en soutane
jouant au foot !) et une atmosphère trouble et diffuse d’où jaillit l’angoisse.
La fin est un peu bâclée, mais l’ensemble mérite une vision. Pas de DVD en vue…
Lorsque le distributeur prévu pour ce film fit faillite, il resta sur une
étagère pour sortir en 1993 sous le titre « Curse IV : the Ultimate
sacrifice » pour la rattacher à la série née avec « La malédiction
Céleste » de David Keith, puis « La morsure » et
« Panga »… Bien que ces quatre films n’aient absolument rien en commun !!!




Catwoman



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Warner 2004 Pitof, avec Halle Berry, Benjamin Bratt, Lambert Wilson, Sharon Stone, Frances Conroy, Byron Mann…



Patience Philips est
quelqu’un de désespérément ordinaire, travaillant comme conceptrice de
publicité à la firme de cosmétiques Hedare. Mais par hasard, elle tombe sur une
discussion où un chercheur se méfie des effets destructeurs à long terme du
nouveau produit-vedette Hedare. En cherchant à s’échapper, Patience finit dans
le fleuve Hudson, mais le pouvoir d’un félin la ramène à la vie. Elle se
découvre de nouveaux dons… Elle est devenue une femme-chat comme bien d’autres
avant elle. Patience décide de retrouver les responsables de sa mort…

Un film décidément mal né : après avoir manqué de finir à la corbeille
après la défection d’Ashley Judd, Berry reprit le rôle. Las, les premières
images du costume déclenchèrent un tollé et la première bande-annonce de telles
critiques qu’elle fut modifiée, puis les premières projections-test furent si
mauvaises qu’il fallu refaire des scènes — à un mois de sa sortie officielle !
Résultat, ce fromage de 100 millions de dollars (Où sont-ils passés ?) n’a
pas rapporté grand-chose, sinon 4 « Razzies » (les
anti-oscars) : pire actrice (Berry eut l’élégance d’aller recevoir son
prix), pire film, pire mise en scène et pire scénar. On ne peut contexter ce
dernier prix : il s’agit d’un plagiat éhonté de « The Crow »
repompant des plans entiers du film de Proyas, plus une histoire d’amour
nunuche (avec un policier, histoire de rester dans le cliché !) Il serait
peu charitable d’évoquer les mânes de Michelle Pfeiffer, LA Catwoman
définitive, mais outre son costume, Berry est assez à côté de la plaque avec sa
gestuelle exagérée et l’espèce de CGI bondissant pour jeu vidéo effectuant ses
cabrioles ne convainc guère. La réalisation est à peine moins hystérique que
« Vidocq » et en devient d’une banalité affligeante — plus de joyeux
faux-raccords : regardez apparaître et disparaître le casque de l’héroïne
qui, pour enfoncer le clou, chevauche exactement la même moto Ducati que Perez
dans « The Crow 2 » ! Inutile de tirer sur les ambulances, si
les 20 premières minutes font impression, il s’agit bien d’un gros navet.
L’édition spéciale offre une fin alternative encore plus mièvre ! La
doublure de Berry est UN cascadeur, le Hawaiien Niro Larioza.




Ce soir, je veillerai sur toi



Canada  
Note : 1/5


He sees when you’re sleeping Rigel 2002 David Winning, avec Cameron Bancroft, Erika Eleniak, Greg Evigan, Udo Kier…



Le courtier Sterling Brooks meurt tué par une balle de golf et se retrouve aux
portes du paradis… sauf qu’il n’a pas vraiment été un citoyen modèle. Il doit
désormais se racheter, et un ange lui attribue pour mission d’aider une petite
fille. Il découvre vite que ses parents fricotent avec des gangsters…

Voilà qui change un peu des frileurs filandreux de la soi-disante « reine
du suspense »… Mais pas forcément en mieux. L’ensemble lorgne vers les
séries façons « Dead like me » (et bien sûr, personne ne se pose la
moindre question sur cet au-delà entraperçu), mais il faudrait pour cela qu’il
y ait un minimum de cohérence, or comme le remarque le personnage, les règles
ne cessent de changer ! L’ensemble est moins mou que bien des téléfilms de
la série, mais reste médiocre avec des rebondissements bien téléphonés et une
morale finale consensuelle en diable. Bof…




Cell 213



Canada  
Note : 1/5


Universal 2011 Stephen Kay, avec Eric Balfour, Michael Rooker, Bruce Greenwood, Deborah Valente…



Michael Grey est un avocat sans scrupules lorsqu’il s’agit d’innocenter ses
clients, mais lorsqu’un meurtrier qu’il visite en prison se tue avec son stylo,
il est accusé du meurtre. Pendant qu’une enquêteuse tente de comprendre les
secrets des nombreux suicides dans cette même prison, Michael affronte les
spectres de la cellule 213…

.
Encore un film qui dormit sur une étagère avant
d’être distribué à la sauvette ! Pourtant, les qualités de production sont
évidentes dès le départ et le casting est excellent (Rooker a rarement été
aussi inquiétant). Mais si on admet un point de départ dur à avaler (que
l’avocat soit accusé, pourquoi pas, mais qu’il se retrouve dans la même
prison ?) l’ensemble veut mêler film de prison et fantastique à tendance
religieuse, et les deux éléments ont bien du mal à se mêler. Des apparitions
fantômatiques tonitruantes, parfois pour le seul bénéfice du spectateur (ce qui
contredit la thémétique de la culpabilité), semblent rajoutées et la thématique
de la prison n’offre guère que du déjà vu. Quant au finale, bien des points du
comportement des protagonistes sont mal justifiées et il reste pas mal de
questions.




Centre terre 7e continent



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 3/5


At the Earth’s Core American Video/MGM 1976 Kevin Connor, avec Doug McClure, Peter Cushing, Caroline Munro, Cy Grant…



Une gigantesque foreuse, la taupe, censée traverser une colline, échappe à tout
contrôle et entraîne le professeur Perry et son assistant David au centre de la
terre… Ils se retrouvent en plein Pellucidar, une contrée au jour perpétuel
hantée de créatures monstrueuses ! Une race de lézards volants et télépathe
retiennent en esclavage le peuple humain qui leur sert de nourriture :  David décide d’en libérer le monde de
Pellucidar…


Un monument de kitsch, suivant l’étonnant succès du
“ Sixième continent ” du même Connor. Il s’agit d’une bande
d’aventures mouvementées qui semble plutôt s’inspirer des bijoux hauts en
couleur de George Pal  qu'à Edgar Rice Burroughs, plus un côté psychédélique cher aux producteurs d’AIP.
Les décors de Pinewood sont très visibles, rajoutant encore au charme suranné
de cette œuvrette fortement fauchée. Les monstres du répertoire sont en général
100% caoutchouc, jusqu’aux lézards volants dont les ficelles tentent de rester
hors champ ! L’action est cependant rapide et relativement inventive, Cushing
est étonnant dans le rôle d’un Professeur Nimbus archer émérite, et Doug
McClure joue LE héros 100% pur porc. Sans oublier le bikini de Caroline Munro
(Argh !) Cette naïveté rigolarde fait tout le charme de ce petit film.




Cerberus



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Atlantic 2005 John Terlesky, avec Emmanuelle Vaugier, Greg Evigan, Garret Sato, Bogdan Uritescu…



A Bucarest, un gang mené par Marcus Cutter dérobe une relique ayant appartenu à
Attila, tuant au passage le conservateur. Son ancienne assistante, le Dr
Samantha Gaines, apprend son décès. La relique est censée mener à l’épée
d’Attila qui, selon la légende, est gardée par Cérbère…

Lorsqu’on croit toucher le fond… Cette drouille pour Sci-Fi Channel n’est même
pas un énième film de monstre raté, c’est un film d’aventure raté avec un
monstre pour justifier le titre. Monstre qui est d’ailleurs un des CGI les plus
immonde qu’on ait infligé au specteteur et qui n’apparaît que pour un finale
interminable. Bien sûr, la Roumanie décrite semble s’être arrêtée à l’heure de
« Dracula »… Rien à sauver, même pour les amteurs de nanars !




Ceremony



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Sidonis/ESI 1994 Joe Castro, avec Emilie Talbot, Forrest J. Ackerman, Amy Rohren…



Il y a bien longtemps, un ange est descendu du ciel pour devenir démon… De nos
jours, Sylvia Brindisi effectue une vague cérémonie qui le réveille…

Un film d'étudiants en cinéma (paraît-il) 
bondieusard, amateuriste, fauché au possible et, surtout, convenu à mort
! Il faut attendre une heure et des discussions religieuses indigestes pour
qu'il se passe enfin quelque chose, et la voix off mal doublée achève le tout.
L'apparition finale du démon femelle est croquignolette, mais bon… Et il suffit
de rallumer les cierges pour le chasser ! 
! N'importe quoi… C'est pan & scanné en cassette, mais le DVD
commence en panavision pour finir en 1.33 après l’introduction, d’ailleurs
mieux filmée que le reste  ! Le
réalisateur s’est ensuite spécialisé dans le direct-vidéo horrifique…Disponible
en double DVD ESI avec le très sollicité « Virgil, la malédiction »
et sans doute d’autres.




Chiller



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


CBS/Fox 1985 Wes Craven, avec Michael Beck, Jill Schoelen, Beatrice Straight, Paul Siorvino…



Suite à une malfonction dans un centre de cryogénie, un patient est décongelé…
Après un long coma et une mort clinique, Miles Creighton revient à la vie, pour
la plus grande joie de sa mère et de sa nouvelle sœur adoptive, Stacey. Mais
son chien semble rejeter Miles, qui le tue à l’insu de tous. Reprenant l’affaire
familiale, Miles s’avère intraitable et vire ses collaborateurs… Que lui est-il
arrivé ?

Troisième téléfilm de Craven, qui s’aligne sur les canons télévisuels — et
pourrait avoir inspiré le roman de Koontz dont est issu “ Souvenirs de
l’au-delà ”. Cette variation sur “ La malédiction ” est du
fantastique facile et prévisible, mais à l’intrigue bien menée. On remarquera
la naïveté du film : selon les critères actuels, un Miles sans âme ni
conscience virant à tour de bras et abusant de sa position, deviendrait un
homme d’affaires respecté… Michael Beck, en général pâlichon, est meilleur que
d’habitude, plus l’adorable minois de Jill Schoelen. Comme la duplication est
médiocre, autant attendre un passage sur nos chaînes désormais avides de
fantastique…




Cloverfield



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Paramount 2008 Matt Reeves, avec Michael Stahl-Davis, Odette Yustman, Lizzy Capln, Mark Vogel…



Une fête d’adieu à Manhattan est interrompue brutalement lorsqu’un monstre
surgi de nulle part attaque la ville…

Un film qui avait tout pour être de la drouille de studio : un
« teaser » usiné à la va-vite avant l’écriture du scénario pour être
jeté en pâture du public devant un blockbuster (en l’occurrence
« Tranformers »), un marketing viral agressif, un tournage si secret
que les acteurs n’ont eu pleine connaissance du scénar en cours de route… Avec
une telle carte de visite, n’importe quelle daube eut remboursé sa mise en
première semaine. En ce sens, le résultat est presque une bonne surprise en ce
qu’il offre exactement ce qu’on a payé pour. Les défauts sont ceux inhérents au
genre : la caméra heurtée, l’absence d’explications (mais on peut facilement
faire un éventail de possibilités !)… Plus des références au 11 septembre
aussi tardives qu’évidentes. Certes, les personnages sont sacrifiés et le début
longuet évoque un sitcom fauché, mais dès que l’action commence, l’accumulation
d’horreurs donne un résultat plus jouissif pour l’amateur du genre que
terrifiant. Le monstre lui-même est une réussite : à peine entraperçu, le
suspense est bien entretenu sur son apparence (certainement dévoilée en long,
en large et en travers par internet autant que par les produits dérivés) et
lorsqu’on le voit, il évoque un être issu du limon primal, à peine formé (un
nouveau-né d’après son créateur) et plus terrifié que maléfique (Bien sûr, ses
apparitions et disparitions donneraient à penser qu’il y en a plusieurs, mais
qu’importe !), balançant ses parasites — nouveaux-nés également ? —
carnivores sur ce qui reste d’humanité. De même, pour un budget limité, les
scènes de destruction valent bien un « Jour d’après » autrement plus
friqué. Certes, malgré les 75mn de métrage, la fin paraît un peu étirée et,
pour un peu qu’on y réfléchisse, a du mal à tenir debout. L’ambition du
producteur JJ Abrams était de créer un « Godzilla Américain », mais
Godzilla s’incrivait dans un genre en cours de création et reflétait une métaphore
assez novatrice : vu le nombre de film-catastrophes post-11 septembre, on
doute qu’il ait une telle descendance. Reste un pur film pop-corn qui se laisse
regarder pour peu qu’on pose son cerveau à l’entrée et le reprenne à la sortie.
Le commentaire de Matt Reeves est assez ennuyeux, entièrement basé sur les
aspects techniques — et parfois redondant par rapport aux docus — assez
novateurs sans trop s’attarder sur l’élément humain (les acteurs étant laissés
en roue libre) ni une quelconque volonté, ahem, artistique, ce qui explique
bien des choses. Côté compte en banque, il ira loin, ce petit… Par contre, bien
que le film ait cartonné, l’idée d’une suite semble heureusement abandonnée.




Code 77



Royaume-Uni  
Note : 2/5


Beacon77/The Seventh Dimension Pathé ! 2009 Brad Watson, avec Kelly Adams, Lucy Evans, David Horton, Jonathan Rhodes, Calita Rainford…



.
A Londres, Sara accompagne son amie Zoe chez son tuteur, Malcolm, afin de lui
déclarer son amour. Elle découvre une pièce remplie d’ordinateurs et une radio
pirate, Beacon77, menée par Declan, un handicapé en fauteuil roulant. Or ce
soir, Kendra, une hackeuse de génie, Declan et Malcolm vont tenter d’entrer
dans les archives du Vatican pour décoder la Bible ! Celle-ci est en effet
censée contenir toute l’histoire de l’humanité et leur permettrait de lire
l’avenir. Mais  ils attirent ainsi
l’attention de forces indescriptibles, et Sara commence à voir d’étranges
silhouettes dans l’appartement…

.
Ceux qui s’attendent à un thriller Vaticanesque spectaculaire à la Da Vinci
Code, trompés par le titre et la présentation, risque d’être déçus, puisqu’il
s’agit d’un huis clos… Au moins, ce film ambitieux a le mérite d’essayer de
transcender son manque de moyens, mais l’impression finale est celle d’un vieil
épisode de « Au-delà du réel » (la série regorgeait de ce genre de huis
clos basés sur la notion d’autres dimensions) qui n’a pas les moyens de ses
ambitions. L’ensemble commence plutôt correctement et, en mêlant décodage et
poursuite virtuelle aux quatre coins du globe, finit par introduire un côté
vertigineux bien vu. Mais au final, l’ensemble vire à la classique histoire de
savant fou plus ou moins surnaturel façon « Le cobaye » et, après une
idée intéressante, se conclut sur un de ces moments à la « Saw » ou
les éléments disparates sont censés s’emboîter (très vite pour que le spectateur
s’imagine que l’ensemble est plus intelligent qu’il n’est) pour échouer à
donner un tout cohérent. Dommage, on jonglait avec des concepts philosophique
intéressants (à quoi bon faire quoi que ce soit si l’avenir est écrit
d’avance ?) et certaines scènes sont dûment fascinantes, mais le résultat
déçoit en retombant dans les clichés du film d’horreur en huis clos que
semblent favoriser les Anglais pour des résultats discutables (« Nine
Lives », « Long Time Dead »…)




Code 77



Royaume-Uni  
Note : 2/5


Beacon77/The Seventh Dimension Pathé ! 2009 Brad Watson, avec Kelly Adams, Lucy Evans, David Horton, Jonathan Rhodes, Calita Rainford…



A Londres, Sara accompagne son amie Zoe chez son tuteur, Malcolm, afin de lui
déclarer son amour. Elle découvre une pièce remplie d’ordinateurs et une radio
pirate, Beacon77, menée par Declan, un handicapé en fauteuil roulant. Or ce
soir, Kendra, une hackeuse de génie, Declan et Malcolm vont tenter d’entrer
dans les archives du Vatican pour décoder la Bible ! Celle-ci est en effet
censée contenir toute l’histoire de l’humanité et leur permettrait de lire
l’avenir. Mais  ils attirent ainsi
l’attention de forces indescriptibles, et Sara commence à voir d’étranges
silhouettes dans l’appartement…

Ceux qui s’attendent à un thriller vaticanesque spectaculaire à la Da Vinci
Code, trompés par le titre et la présentation, risque d’être déçus, puisqu’il
s’agit d’un huis clos… Au moins, ce film ambitieux a le mérite d’essayer de
transcender son manque de moyens, mais l’impression finale est celle d’un vieil
épisode de « Au-delà du réel » (la série regorgeait de ce genre de
huis clos basés sur la notion d’autres dimensions) qui n’a pas les moyens de
ses ambitions. L’ensemble commence plutôt correctement et, en mêlant décodage
et poursuite virtuelle aux quatre coins du globe, finit par introduire un côté
vertigineux bien vu. Mais au final, l’ensemble vire à la classique histoire de
savant fou plus ou moins surnaturel façon « Le cobaye » et, après une
idée intéressante, se conclut sur un de ces moments à la « Saw » ou
les éléments disparates sont censés s’emboîter (très vite pour que le
spectateur s’imagine que l’ensemble est plus intelligent qu’il n’est) pour
échouer à donner un tout cohérent. Dommage, on jonglait avec des concepts
philosophique intéressants (à quoi bon faire quoi que ce soit si l’avenir est
écrit d’avance ?) et certaines scènes sont dûment fascinantes, mais le
résultat déçoit en retombant dans les clichés du film d’horreur en huis clos
que semblent favoriser les Anglais pour des résultats discutables (« Nine
Lives », « Long Time Dead »…)




Comportements troublants



Etats-Unis d'Amérique   Australie  
Note : 3/5


Disturbing Behavior MGM 2001 David Nutter, avec James Marsden, Katie Holmes, Nick Stahl, William Sadler…



Après le traumatisme du suicide de son frère, la famille de Steve Clark vient
s'installer dans la petite ville balnéaire de Cradle Bay. Au collège, Steve
sympathise avec Gavin, un drôle d'ado, puis Rachel, deux rejetés du système. Or
la confrérie des "Rubans bleus" domine l'école ; doués en tout et
bien éduqués… Mais sujets à des crises de rage soigneusement couvertes ! Gavin
soupçonne un plan sinistre, un lavage de cerveau… auquel il succombe à son
tour. Et Steve ne tarde pas à constater qu'il est le suivant sur la liste…

Avec "Destination Finale", ce film prouve que l'école X-Files peut
passer au long métrage… Même si ce film fut à peine distribué ! Pourtant, cette
variation des "Femmes de Stepford" ne manque pas d'attrait. D'abord,
le scénario offre de vrais personnages attachants avec le même revirement que
dans "Faculty", où les exclus deviennent les seuls capables de sauver
la situation. Ici, le mal est plus insidieux et puise ses racines dans le désir
d'être parfait… La fin originelle incluse dans le DVD édition spéciale est en
ce sens ambigue, posant nettement les questions morales de telles pratiques.
Quelques effets un peu simplistes (l'appareil anti-rat parasitant le
conditionnement des "Rubans bleus") n'arrivent pas à gâcher le
résultat où le réalisateur s'est manifestement impliqué à fond. Pas d'effets
spéciaux ou de caméra hystérique, ni de gos budget (15 millions de dollars), juste
une histoire bien racontée et surtout excellemment interprétée par des acteurs
pourtant issus de séries TV pas toujours reluisantes : tout ce qu'il faut pour
donner une attachante série B… Marsden est plus connu en tant que
"Cyclope" dans "X-Men", l'excellent Nick Stahl devint John
Connor dans "Terminator 3" ; Katie Holmes, elle, y voit son second
rôle après « The Ice Storm » pour faire la carrière qu’on sait. A
part une quantité impressionnante de séries TV, Nutter est aussi responsables
des… "Trancers" 4 et 5 !




Conan



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


113mn Conan the Barbarian Metropolitan 2011 Marcus Nispel, avec Jason Momoa, Stephen Lang, Rachel Nichols, Ron Perlman, Rose McGowan, Leo Howard…



 L’épopée de Conan le Cimmérien, cherchant le responsable de la mort de son père
et de son village fin de reconstituer le masque de l’Acheron, un artefact
magique…

L’idée de refaire un nouveau Conan n’a rien d’un anathème en soi : le
personnage existait bien avant que le cinéma s’en empare et d’autres que Howard
se le sont approprié littérairement. Encore fallait-il le faire correctement…
Pourquoi prétendre s’inspirer directement de Howard pour livrer un produit qui
s’inspire pour beaucoup du Milius dans son esthétique et ses plans ? Le
prologue, quoique conforme au canon, laissait à entendre un film situé dans un
univers cruel et barbare — et en effet, on a droit à un déluge de gueules
parfois cassées digne d’un western-spaghetti. Mais une fois de plus, le
scénario se contente de suivre pas très finement le schéma du film de vengeance
tout en rajoutant tous les clichés caricaturaux du genre : l’artefact
permettant de dominer le monde ou quelque chose comme ça, le voleur, la
sorcière télépathe à la gestuelle convenue, les hommes de main, la jeune femme
« au sang pur »… Le tout sans véritable enjeu majeur à travers un
rythme sommes toutes assez lent, si bien qu’on oublie vite pourquoi telle scène
suit telle autre. Nispel profite de matte—paintings magnifiques, mais sinon, on
a droit à des CGI à peine dignes d’un film du syfy channel (et on passe cette
pitoyable « pieuvre géante »…) Le tout filmé avec les pires tics
actuels : les combats sont illisibles, se contentant d’empiler des jets de
sang, le montage cache tous les efforts des acteurs et on se contente souvent
de cadrages étriqués. Stephen Lang en méchant est loin d’émuler Thulsa Doom (et
au final, si son mobile est de faire revivre son épouse, n’est-il pas aussi
respectable que la motivation du héros ?) et l’affrontement final dans ces
gouffres obligatoires depuis « Le seigneur des anneaux » semble
interminable. Transfuge d’ « Alerte à Malibu » ( !), Momoa
s’en tire comme il peut sans jamais s’élever au-dessus du rôle : il est
douloureux que Leo Howard en Conan jeune fasse plus sauvage que son homologue
adulte. Reste un film bancal, qui évoque parfois plus un jeu vidéo qu’une œuvre
de cinéma, qu’on peut regarder, mais sans jamais se sentir impliqué par ce qui
se passe à l’écran. Bref, un rogaton du syfy channel un rien gonflé au dollar.
Résultat, un bide sanglant qui risque fort de tuer une franchise potentielle…




Conjurer



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


MEP 2008 Clint Hutchinson, avec Andrew Bowen, Maxine Bahms, John Schneider…



Le
photographe d’art Shawn Burnett et son épouse Helen s’installent à la campagne
après qu’Helen ait fait une fausse couche. Or des visions mystérieuses
assaillent Shawn, notamment autour d’une vieille cabane ou, dit-on, vivait
jadis une sorcière…

Le
problème inhérent à tout film au rythme lent, se construisant par petite
touche, est qu’il faut que le final soit à la hauteur (« Les autres »
étant un summum dans ce style). Malgré son sujet ultra-bateau, ce petit métrage
commence correctement : pour une fois, on n’a pas envie de voir mourir les
personnages dès les dix premières minutes… L’ennui, c’est qu’une fois l’essentiel
de l’exposition passé, l’ensemble tourne en rond et s’avère plus atmosphérique
(aidé par une belle photographie) qu’effrayant : les quelques chocs
relèvent du déjà vu. Mais la fin gâche tout en offrant une « révélation »
particulièrement convenue, qui laisse elle-même plus d’un point en suspens. On
a vu pire, mais du coup, ce film ne vaut guère qu’une location s’il n’y a rien
d’autre à se mettre sous la dent… Vu ses plusieurs prix, on se demande que
pouvait être la concurrence ! Oh, et MEP pourrait au moins faire rédiger
ses résumés de jaquette par quelqu’un qui sait tourner une phrase. Et que dire
de l’illustration ressemblant à une fan-illustration de « The Crow » ?




Conjurer



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


MEP 2008 Clint Hutchinson, avec Andrew Bowen, Maxine Bahms, John Schneider…



Le photographe d’art Shawn Burnett et son épouse Helen s’installent à la
campagne après qu’Helen ait fait une fausse couche. Or des visions mystérieuses
assaillent Shawn, notamment autour d’une vieille cabane ou, dit-on, vivait
jadis une sorcière…

Le problème inhérent à tout film au rythme lent, se construisant par petite
touche, est qu’il faut que le final soit à la hauteur (« Les autres »
étant un summum dans ce style). Malgré son sujet ultra-bateau, ce petit métrage
commence correctement : pour une fois, on n’a pas envie de voir mourir les
personnages dès les dix premières minutes… L’ennui, c’est qu’une fois
l’essentiel de l’exposition passé, l’ensemble tourne en rond et s’avère plus
atmosphérique (aidé par une belle photographie) qu’effrayant : les
quelques chocs relèvent du déjà vu. Mais la fin gâche tout en offrant
une « révélation » particulièrement convenue, qui laisse elle-même
plus d’un point en suspens. On a vu pire, mais du coup, ce film ne vaut guère
qu’une location s’il n’y a rien d’autre à se mettre sous la dent… Vu ses
plusieurs prix, on se demande que pouvait être la concurrence ! Oh, et MEP
pourrait au moins faire rédiger ses résumés de jaquette par quelqu’un qui sait
tourner une phrase. Et que dire de l’illustration ressemblant à une
fan-illustration de « The Crow » ?




Conjuring 2 : Le cas Enfield



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 1/5


134mn The Conjuring 2 Warner 2016 James Wan, avec Patrick Wilson, Vera Farmiga, Madison Wolfe, Frances O’Connor…



Ed et Lorraine Warren sont appelés pour venir en
aide à Peggy Hogson, une londonienne élevant seule ses quatre enfants. Leur
habitation semble hantée par un vieil homme prétendant que la maison est à lui.
Mais ses manigances cachent quelque chose de plus sinistre…



Selon la rumeur, Wan aurait refusé à réaliser
« Fast and Furious 8 » malgré un salaire astronomique pour faire ce
film plus réduit. Le premier « Conjuring » fonctionnait par une
connaissance parfaite des mécanismes du genre et de la façon de jouer avec les
attentes du spectateur — ce qui en fait un film jouissif à voir, mais pas à
revoir, car une fois la surprise éventée, c’est sa banalité qui ressort à
seconde vision. Et c’est également ce qui se passe pour ce film, après que le
premier, les « Insidious », « Annabelle », etc, soient
passés par là : on a déjà vu maintes fois tout ceci, ces apparitions à
base de sursauts mécaniques deviennent routinières et la façon de filmer la
maison pour la rendre inquiétante ne fait plus vraiment effet. Qui pis est, à
plus de deux heures, le tout étire inutilement son propos, d’autant que la
grande scène finale est un peu précipitée. Reste quelques jolis moments, mais
cela reste du déjà vu, déjà lu, déjà bu. Comme le tout a rapporté un max de
brouzeouffes, dans la tradition du piteux « Annabelle », le méchant
aura droit à son propre film dérivé…




Constantine



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 1/5


121mn Warner 2005 Francis Lawrence, avec Keanu Reeves, Rachel Weisz, Shia LaBeouf, Tilda Swinton…



John Constantine est un détective du surnaturel protégeant notre monde des
démons, lui-même oscillant entre l’enfer et le paradis. Mais lorsque la sœur
jumelle de la femme-flic Angela Dodson se suicide en prononçant son nom, ils
mèneront l’enquête dans l’univers des anges et démons peuplant Los Angeles — et
découvriront un invraisemblable complot…

Enième adaptation Hollywoodienne d’une bande dessinée, celle-ci déplut dès le
départ par le choix de Reeves pour incarner Constantine (qui avait pour modèle
Sting). Et il est vrai que son interprétation est bien molassonne, Rachel Weisz
n’ayant aucun mal à lui voler la vedette. La plupart des adaptations ont un
scénario simpliste, celui-ci en a presque trop : les évènements semblent
s’enchaîner de façon arbitraire, offrant une scène spectaculaire après l’autre,
oubliant quasiment la Lance du Destin qui semblait être la base de l’intrigue.
Comme dans « Van Helsing », on se consolera par une réalisation plutôt
allègre avec des scènes éminemment esthétiques. C’est mince…




Constrictor



Thaïlande  
Note : 0/5


Boa… Nguu Yak ! Opening 2006 Chainton Mangsuwan, avec Pimpan Chalaikupp, Sittha Lerstrimonkol, Kiratikorn Ratkulthorn…



Un groupe d’étudiants parti en montgolfière (!) à la recherche d’un ami perdu
en forêt tombe sur un boa géant. Une équipe de télévision se lance à leur
recherche…

Difficile de croire que ce machin fut conçu pour sortir en salles (uniquement
en Thaïlande et aux Phillipines, bien qu’il passa au marché du film de Cannes),
tant il ressemble à un de ces rogatons du sci-fi channel, jusqu’aux CGI
incroyablement pourris ! Comme on n’a que cinq personnages, tous les
prétextes les plus absurdes sont bons pour rallonger la sauce et les victimes
potentielles : des ados se perdent, puis une série TV part à leur
recherche, puis c’est au tour d’un commando de l’armée à la recherche des deux
précédents (on peut tenir trois ou quatre suites comme ça…) Sinon, on montre
des personnages génériques ou caricaturaux marchant dans la jungle
(passionnant !) jusqu’à un final grotesque où le serpent affronte un
hélicoptère (!). Bref, après un tel film, on en viendrait presque à réestimer « Anaconda »…
La vf pourrie n’aide pas, mais l’original ne devait pas être mieux…




Contagion



Australie  
Note : 1/5


APA 1987 Karl Zwicky, avec Ray Barrett, John Doyle, Nicola Bartlett…



En voyage d’affaire, Mark voit une auto-stoppeuse violentée par un maniaque… et
se retrouve face à une famille de tarés ! Il leur échappe pour échouer
dans la demeure de Roderick Bayle, entouré de deux créatures de rêves. Elles
offrent à Mark la richesse s’il accepte d’adhérer à leur vision des choses. Or
tous trois ne sont que des fantômes dont Mark est désormais captif…

On a tendance à surestimer le cinéma Australien, même s’il peut lui aussi
offrir des navets (c.f. “ Time Guardian ”). Ce film commence avec des
qualités de production évoquant “ Razorback ”, mêlé de
“ Massacre à la tronçonneuse ”, puis débouche soudain sur une
histoire de fantômes à la “ Shining ”. L’ensemble a beau être
dérivatif, il trouve sa thématique via une critique de l’avidité très années
80, mais ce thème tourne court : il n’y a pas assez de scénario pour
alimenter une heure et demie. On tombe vite dans le cliché une fois que
l’artifice est découvert jusqu’à un finale très psycho-killer. Mais le
pan&scan n’aide pas à une bonne évaluation de ce film qui respirerait mieux
en scope… Cassette assez rare, pour les maniaques uniquement. Le réalisateur se
reconvertira dans la série TV (Récemment « Farscape »)




Convergence



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 1/5


Paramount 1999 Gavin Wilding, avec Cynthia Poreston, Christopher Lloyd, Adrian Paul…



 Ali Caine fut la seule survivante d’un accident d’avion… 14 ans plus tard, elle
travaille avec Morley Allen, l’homme qui l’a sauvé, pour une revue à
sensations. Or on l’avertit d’un cas étonnant : dans un asile
psychiatrique, un détenu catatonique a prédit la mort de deux personnes. La
présence d’Ali semble le stimuler… Mais les phénomènes étranges se multiplient
autour d’elle…

Curieux film, une sorte de “ Survivant d’un Monde Parallèle ” (Le
film ou le roman de James Herbert !) revu et corrigé version X-Files. On
pense beaucoup à la fameuse série d’ailleurs dans le ton général, ce qui
n’exclut pas quelques longueurs, et la fin “ ouverte ” est plus
frustrante, car n’offrant qu’une vague référence à Stonehenge et au Triangle
des Bermudes pour tout expliquer, le tout avec le plus grand sérieux. Et le
pan&scan a commis ses ravages… De plus, la copie est assez neigeuse. Avec
le DVD, on a perdu l’habitude… Wilding commettra ensuite d’abominables films
d’horreur (« Christina’s House », « The Wisher »…)




Course contre l’enfer



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Race with the Devil Fox Vidéo 1975 Jack Starrett, avec Warren Oates, Peter Fonda, Loretta Swift…



Deux couples en vacances traversent le Texas ; un soir, ils assistent à un
rituel sataniste culminant par le meurtre d’une jeune femme. Mais ils sont
repérés et doivent s’enfuir. C’est le début d’une longue traque face à un
ennemi omniprésent…

Dieu sait pourquoi ce thriller dépourvu d’éléments réellement fantastiques a
gagné une si bonne réputation : est-ce à cause de son casting classieux ?
L’ensemble est très daté à l’ère des “ X-Files ” et par quelques
affèteries seventies comme d’interminables pétarades de motos de cross ou
l’attitude très passive des héroïnes. La poursuite finale souffre grandement du
pan&scan… Le film se clôt sur une image visuellement impressionnante, mais
qui ne résoud rien. Bof.




Crazy as hell



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Seven7 2002 Eriq La Salle, avec Michael Beach, Eric La Salle, Ronny Cox…



Le docteur Ty Adams est nommé à l’hôpital psychiatrique de Sedah avec la
prétention de pouvoir guérir n’importe quel malade. Il tombe sur un personnage
qui prétend être Satan…

Un film indépendant qui évoque à la fois « Mister Frost » et
« K-pax », mais est loin de s’en approcher. Très bavard, présentant
des personnages peu attachants, quoique bien interprétés, l’ensemble ne vire au
fantastique que pour une « surprise » finale prévisible et irritante.
Le DVD fait le minimum syndical : VF uniquement et pan&scanné, alors
que le DVD US est en copie respectée. Seven7 nous a habitués à mieux…




Créature des ténèbres



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


The Unnamable II : The statement of Randolph Carter Fravidis 1992 Jean-Paul Ouelette, avec Mark Kinsey Stephenson, Charles Klausmeyer, Maria Ford, John Rhys-Davies, Julie Strain, David Warner…



Randolph Carter a survécu de justesse à son
exploration de la maison Winthrop, où un démon a massacré des étudiants… mais
il peine à convaincre qui que ce soit. Seul le professeur Warren accepte de
l’écouter. Ils se lancent dans les souterrains situés sous le cimetière de
Miskatonic et tombent sur la créature prisonnière. Ils réussissent à séparer Alyssa
Winthrop du démon qui l’a possédée, mais celui-ci ne renonce pas…

Curieux de sortir le second opus d’une honnête série
B alors que celle-ci est invisible depuis des années… surtout qu’il s’agit
d’une suite directe démarrant là où l’autre se termine ! L’histoire a beau
accumuler les références à Lovecraft (notamment une visite dans des souterrains
très peu claustrophobiques, un comble !), il s’agit tout simplement d’une
histoire de monstre assez banale. Les amateurs déploreront que la créature ne
daigne faire quelques dégâts prévisibles qu’au bout d’une heure de métrage, ou
l’essentiel de l’humour tient des réactions face à une Julie Strain nue et
affublée d’une perruque à la Lady Godiva ! Sinon, les effets spéciaux
ancrent directement le film dans son époque, le début des années 90. Les
Lovecraftiens et les rares qui ont pu voir le premier film peuvent tenter
l’aventure, pour les autres…




Creatures of the Night



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Subspecies CIC 1991 Ted Nicolaou, avec Anders Hove, Laura Tate, Michelle McBride, Irina Movila…



Radu le vampire tue son père pour s’approprier la
Pierre du Sang, source de son pouvoir. Peu après, trois jolies étudiantes en
histoire s’installent dans ce coin perdu de Roumanie pour recueillir des
témoignages. Radu compte en faire son harem, mais son frère Stefan, qui a
choisi le Bien, va l’en empêcher…

Un hommage aux classiques du film de vampires à la
photographie soignée, avec un bon usage du décor, mais à l’histoire un peu
lente et traditionnelle. Hove interprète un vampire à la Nosferatu, avec de
longs doigts griffus. L’ensemble devrait plaire aux fans de
“ Buffy ”… Trois suites (honorables) à ce jour et on continue de
compter.




Cthulhu



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Optimale 2007 Dan Gildark, avec Jason Cottie, Dennis Kleinsmith, Scott Green, Tori Spelling, Robert Padilla…



Professeur à une université prestigieuse, Russell Marsh doit revenir dans la
petite ville côtière qu’il croyait avoir quittée à tout jamais. Un voyage qui
commence mal, lorsqu’un accident de la route fatal se produit presque sous ses
yeux… Il doit également supporter son père, gourou d’une secte consacrée aux
Grands anciens, qui n’a jamais accepté son homosexualité. Or il semblerait que
personne n’ait jamais quitté la ville, pas même son ami d’enfance… Alors que le
monde sombre dans le chaos, il découvre que le culte aurait sacrifié des
enfants au fils des temps à quelque chose qui est sorti de la mer — et pourrait
revenir…

Si on appelle son film « Cthulhu », en rajoutant « d’après H.P.
Lovecraft », on est en droit de voir un film traitant effectivement du
mythe… Mais le résultat, plus proche du « Cauchemar d’Innsmouth »,
pourrait aussi bien se passer de la filiation, pourtant lucrative. Les
références à Cthulhu, aux Grands Anciens et à divers fondements Lovecraftiens
ressemblent plutôt à du « name-dropping » bien gratuit tandis que le
film emprunte tant à « Carnival of Souls » qu’à « L’antre du
cauchemar » (lui-même bien Lovecraftien) et à « Rosemary’s
Baby » et son atmosphère paranoïaque. Certaines scènes sont
impressionnantes en effet, avec une de ces réunions de famille qui parlera à
quiconque a dû endurer ce genre de dîner, mais rien n’est vraiment
effrayant : le film se contente d’enfiler des scènes l’une après l’autre,
ponctuées des classiques cauchemars, sans arriver à créer une cohérence
dramatique, ni tension ni paranoïa, la « fin du monde » se limite à
des flashes d’actualité, avec un tournage en caméra HD qui accentue les
quelques défauts dans l’interprétation. Le tout s’écroule lors d’une fin ou
rien n’est vraiment résolu, comme s’il manquait une bobine du film, et le
réalisateur ne trouve pas cet équilibre fragile entre suggestion et frustration
(la scène des bois). Jason Cottie fait ce qu’il peut, mais décide curieusement
de virer à l’hystérie dans la dernière bobine, ce qui nuit à l’empathie qu’on
peut éprouver pour son personnage. Dommage pour ce qui est apparemment un
travail d’amoureux (le scénariste vendit tout ce qu’il avait pour complèter le
budget !), mais de bonnes intentions et des éléments jetés au hasard ne
font pas un bon film…




Cœur de dragon



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 4/5


Dragonheart Universal 1996 Rob Cohen, avec Dennis Quaid, Davis Thewlis, Peter Postlethwaite, Dina Meyeret…



Le chevalier Bowen a tout fait pour sauver le jeune roi Einon, allant jusqu’à
pactiser avec un dragon qui lui donne la moitié de son cœur ; mais Einon
devient maléfique et Bowen, écœuré, abandonne la chevalerie pour devenir un
mercenaire itinérant tueur de dragons. Lorsqu’il rencontre Draco, le dernier
des dragons, et que leur affrontement tourne court, ils décident de s’associer
pour gruger les paysans…

Une véritable aventure fantastique, loin des pseudo—Arthureries hollywoodiennes
façon “Lancelot”. Randy Quaid est parfait en chevalier désabusé et
l’interprétation, plutôt que se rabattre sur des acteurs connus, fait plus
original : par exemple Einon a un physique anodin changeant des “méchants”
sombres et hautains. Les effets de synthèse sont bien sûr l’élément “porteur”
du film, mais passée la surprise, Draco devient un personnage à part entière au
point de faire oublier son origine artificielle, des CGI révolutionnaires pour
l’époque : la voix de Sean Connery y est pour beaucoup, et qui d’autre que
Noiret pouvait assurer la v.f. ? Quelques beaux effets de mise en scène, un
certain délire (Une des arnaques ratées de Bowen et Draco donne un passage
absurdiste digne des Monthy Python) et, oserais-je, une certaine émotion
lorsque Draco évoque ses doutes métaphysiques de dernier de son espèce. L’un
dans l’autre, un bon film, pendant parfait au superbe, intelligent et méconnu
“Le dragon du lac de feu” de Matthew Robins.




Cœur de dragon 2 : un nouveau départ



-- Choix d'un pays --  
Note : 1/5


Dragonheart : A new beginning Columbia Tristar 2000 Doug Lefler, avec Chris Masterson, Ahhry Van Gorkum, Rona Fuiguoera…



 Le chevalier Bowen a donné en garde à un monastère
un œuf de dragon… 20 ans plus tard, Geoff, un écuyer rêvant chevalerie,
découvre le jeune dragon Drake. Mais le noble Oscric, conseiller du roi, le
domine totalement et instaure sa tyrannie sur le royaume. L'arrivée de deux
émissaires asiatiques appelés par une ancienne prophétie précipitera les
évènements…

Une suite de nom uniquement au film de Rob Cohen,
tournée pour la vidéo par la dimension familiale d'Universal. Il ne faut donc
pas s'attendre à des étincelles : le scénario suit quasi servilement les
valeurs du cinéma pour enfants (Amitiés, héroïsme, tout ça…), les personnages
sont schématiques en diable et l'ensemble sent la routine. Il faut néanmoins
reconnaître un bon rythme et des rebondissements constants qui rendent
regardable l'ensemble. Peut meubler un dimanche après-midi pluvieux, s'il n'y a
rien d'autre en rayon




Cœurs perdus en Atlantide



Etats-Unis d'Amérique   Australie  
Note : 1/5


Lost Hearts in Atlantis Warner 2001 Scott Hicks, avec Anthony Hopkins, Anton Yelchin, Hope Davis, Mika Boorem, David Morse…



Lors de l'enterrement d'un ami, Bobby Garfield
apprend que Carol, la troisième de leur groupe d'enfants, est morte elle aussi.
Voilà qui évoque le souvenir de ses onze ans, dans les années 60, entre un père
disparu et une mère égoïste… Jusqu'à ce qu'arrive Ted Brautigan, un homme seul
qui s'installe au-dessus de chez eux. Il embauche Bobby pour qu'il lui lise le
journal — mais aussi pour veiller les "hommes noirs" à sa recherche.
Car Bobby découvre vite que Ted a des pouvoirs de divination…

Une situation Kingienne presque caricaturale, avec sa nostalgie de l'enfance,
d'un groupe d'amis (comme dans "It", "Stand by me", etc…)
et d'un vélo dix vitesses vus comme une sorte de jardin d’Eden perdu par
l’adulte (c’est gentil à cet âge-là, faudrait que ça grandisse pas…) ;
enfance vue à la fois comme un idéal et un moment difficile de par la
confrontation au monde adulte… La mise en scène de Scott Hicks est élégante et
l'interprétation hors pair, mais le tout se noie dans un sentimentalisme
excessif. Dans le recueil, la nouvelle (car il ne s'agit que d'UNE nouvelle du
recueil, contrairement à ce qui est sous-entendu) était mise en abîme avec les
trois autres, trouvant une signification bien particulière… Ici absente. Bof.
Peut tenir comme film familial, avec une certaine naïveté, encore que les
paranoïaques trouveront de toute façon ambigue la relation, même amicale, entre
un vieil homme et un enfant…




Da Hip Hop Witch



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Edito 2000 Dale Resteghini, avec Eminem, Ja Rules, Vanilla Ice…



Une mystérieuse sorcière traque des vedettes du rap… Qui voient exploser leurs
ventes. Réalité ou intox ? Une journaliste enquête pendant que cinq amis
décident de toucher la récompense pour sa capture…

L’histoire est simple : un réalisateur de clips flairant la bonne affaire
a filmé ses potes rappeurs plus ou moins connus (dont Eminem peu avant sa
brusque gloire — il est a noter qu’il tenta sans succès de faire couper ses
scènes ou il a l’air pété comme un coing) en train d’improviser sur le thème
« Hip Hop Witch » sans forcément avoir l’air convaincus ou chercher
une quelconque cohérence avec ce qu’ont dit les autres. Voilà une demi-heure de
remplie. Pour le reste ? Il suffit de rajouter de vagues passages montrant
des personnages sans grand intérêt montrant d’autres personnages agissant sans
rime ni raison (on ne saura jamais exactement le mobile des cinq
enquêteurs : faire chanter le caïd ? Et quand ont-ils disparu ?
etc…) plus des scènes n’ayant aucun rapport avec quoi que ce soit tournées avec
un summum d’ineptitude pour atteindre les 90mn requises, plus une fausse fin
incompréhensible qui montre bien qu’on se fiche de la gueule du monde (Non, on
ne voit pas la queue d’une sorcière, au passage), et c’est emballé. Et ça
marche : pendant que tout le monde se frottait les yeux en se demandant ce
qu’il venait de voir, le film a fait un carton. Mais il est vrai
qu’ironiquement, les vagues aspects du monde du rap qu’il présente semblent
uniquement basé sur l’argent et guère sur la qualité esthétique… Si on part du
principe que tout est bon pour faire du fric, il ne faut pas s’étonner de voir
éclore de telles insultes au public et aux vedettes interviewées. On vit une
drôle d’époque…




Daddy Goodbye



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Kiss Daddy Goodbye Proserpine 1981 Patrick Regan, avec Marilyn Burns, Fabian Forte, Patrick Regan, Jon Cedar…



Beth et Michael sont deux enfants qui vivent avec leur père ; celui-ci tente de
cacher le fait qu’ils soient doués de pouvoirs télékinétiques. Lorsque trois
Hell’s tuent le père en question, les enfants vont ranimer pour qu’il exerce
leur vengeance. Et une assistante sociale s’intéresse à leur cas…

Un film très daté dans son esthétique, du pur cinéma de drive-in assez mou,
mais fait avec une certaine sincérité. Le “mort-vivant” de service (Le metteur
en scène — qui a embauché ses propres enfants !) n’a rien à voir avec Fulci ou
Romero, le maquillage est très sobre. Marilyn Burns sort du traumatisme de
“Massacre a la tronçonneuse”, mais a un rôle assez fadasse et l’interprétation
est nulle. Fabian est un ancien rocker ado préfabriqué reconverti dans le
cinéma ! Le pan&scan achève de couper le souffle à cette œuvrette qui
aurait trouvé sa place idéale aux doubles programmes de notre jeunesse. Pour
complétistes des films de morts-vivants ou de l’enfance maléfique. Chez
Proserpine, cassette abondamment distribuée, mais pas de DVD.




Dans le noir



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Lights out Warner 2016 David F. Sandberg, avec Teresa Palmer, Maria Bello, Gabriel Bateman, Alexander DiPersia…



Rebecca s’est éloignée de sa mère Sophie,
souffrant de dépression chronique. Mais son jeune frère Martin est restée avec
elle, et après la mort de leur père, la conduite de Sophie redevient erratique.
Une entité nommée Diana, qui a également attaqué Rebecca, est de retour…



Un film qu’on avait également apprécié dans sa
version de 2003 sous le nom de « Nuits de Terreur » avec un petit côté
« Ringu ». Peut-être est-ce l’effet de vouloir étendre un
court-mètrage (réussi) de moins de 3 mn en un long-métrage ? Si tout ceci
semble bien familier, c’est qu’il porte l’empreinte de James Wan, ressemblant
beaucoup à ses propres films. Mais ce qui était sinon nouveau, du moins
efficace dans « Insidious » semble un brin éventé de nos jours… Un
manque de maîtrise qui fait sacrifier des personnages assez clichés malgré une
interprétation correcte et un méchant vite générique, et à l’inverse de « Nuits
de Terreur », on rajoute des victimes inutiles en dernière minute. Dommage,
car la scène d’ouverture angoissante à souhait vaut à elle seule une vision. On
est loin de la fadeur d’un « Annabelle », mais le tout est a réserver
à un public peu exigeant. Et bien sûr, selon la tradition, le tout a remboursé
sa mise en 24h ( !), justifiant l’inévitable suite pendant que Sandberg
partait tourner… « Annabelle 2 » !!!




Dead in Tombstone



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Universal 2013 Roel Reiné, avec Danny Trejo, Mickey Rourke, Anthony Michael Hall, Dina Meyer…



Le gang de Guerrero envahit la ville, mais son second, Red Cavanaugh, le trahit
et le tue. Guerrero se retrouve en enfer où il passe un pacte avec le
diable : son âme contre celle de son gang. Un an après, il réapparaît dans
la ville rebaptiusée Tombstone…

On n’en finit plus de tenter d’exploiter la soudaine mode
« Grindhouse » devenue soudain branchouille (et rémunératrice…) mais
là, les scénaristes (du « Roi Scorpion 3 », la classe) ont surtout
amorti leurs DVD de « The Crow », reprenant des scènes entières du
film mythique (la résurrection un an plus tard, le pacte, le visuel aux deux
ailes sur la jaquette…) au point que le film eût pu se rattacher à la franchise
avec quelques ajustements mineurs ! Mais le tout est réalisé par un des
pire oui-bwana d’Hollywood, généralement spécialiste des suites inutiles… Le
tout est noyé d’afféteries mode, de ralentis (tellement de ralentis que remis à
la vitesse normale, le film eût duré une demie heure de moins), de cadrages
foutraques, le tout noyé sous d’horribles tons brunâtres avec un montage à la
truelle qui fait qu’on a souvent du mal à dire ce qui se passe exactement.
Rourke semble être retourné au purgatoire qu’il avait juré de quitter (et l’enfer
se limite à une forge) et Anthony Michael Hall semble souffrir, sans doute en
se souvenant de l’époque John Hugues, lorsqu’il tournait dans « Breakfast
Club » ou « Une créature de rêve ». Bref, du direct-vidéo
d’abattage sans obligation de résultat conçu pour rapporter un max de
brouzouffes en surfant sur la vague… A fuir !




Devil Inside



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


The Devil Inside Paramount 2012 William Brent Bell, avec Fernanda Andrade, Simon Quarterman, Evan Helmuth, Suzan Crowley…



1989. Maria Rossi tue trois personnes lors d’un exorcisme. Vingt ans plus tard,
sa fille et deux amis se rendent à Rome, où elle fut transférée au nom du
Vatican, pour découvrir la vérité… Ils vont rencontrer deux prêtres
anticonformisme voulant mêler science et religion…

Le réalisateur de « Stay alive » se fond dans le moule lucratif du
faux docu, avec un racoleur « le film que le Vatican vous interdit de
voir » (Ah, ben alors, oui, on va y aller comme de bons petits…) L’ennui,
c’est que le genre commence à sentir le déjà-vu et les tentatives du début et
de la fin de faire croire à un « vrai » film amateur font
pathétiques. Tout le folklore de l’exorcisme est convoqué sans la moindre
imagination, les dialogues interminables sur les démons ennuient, les rares
scènes où il se passe quelque chose ne font guère peur et on ne cesse de nous
dire qu’il est interdit de filmer un exorcisme alors que nos protagonistes le
font sans peine, et bien sûr, les démons parlent anglais. Quant à la fin, en
plus d’être illogique, elle est particulièrement décevante. A éviter ! Par
contre, le marketing agressif (teasers, rumeurs sulfureuses, photo de jaquette
sans rapport avec le film…) a fonctionné, cette purge ayant cartonné aux USA…




Djinns



France   Maroc  
Note : 1/5


M6 2010 Sandra & Hugues Martin, avec Grégoire Leprince-Ringuet, Thierry Frémont, Aurélien Wilk, Saïd Taghmaoui, Cyril Raffaeli…



.
1960. Durant la guerre d’Algérie, un commando de soldat est envoyé récupérer
une mystérieuse mallette perdue suite à un accident d’avion. Ils vont se
retrouver coincés dans un village indigène…



.
On aurait envie d’aimer ce film, ne serait-ce que pour défendre le film de
genre Français qui a au moins le mérite d’exister… et le premier tiers du
métrage et à la hauteur : déjà, les qualités de production sont là,
l’image en scope respire à pleins poumons, la photographie est limpide et le
décor est bien exploité (avec sans doute une certaine influence de « L’ennemi
intime », ce qui n’est pas gênant). Promesses mal tenues par la
suite : l’ennui, c’est qu’il s’agit d’un film fantastique, et que cet
aspect est gâché : les djinns du titre ne servent pas à grand chose et ne
sont que des CGI de plus, sans même exploiter leur côté métaphorique, et le
thème des « soldats en guerre confrontés à une menace surnaturelle »
a déjà été bien exploité, y compris par d’immondes téléfilms du sci-fi channel…
Du coup, c’est l’aspect schématique des personnages qui ressort avec une direction
d’action qu’on imagine aussi légère que le budget (et, paraît-il, des
tripatouillages de production). Seul le retournement final satisfaisant
relocalise l’histoire dans son contexte historique en introduisant une vraie
surprise. Sinon, comme « Mutants », l’ensemble relève plutôt d’un
cinéma-bis générique marchant sur des sentiers balisés sans la démesure
qu’avait en son temps la série Z Italienne. Pour peu qu’on n’ait pas vu les
nombreux films sur ce thème, on peut y jeter un œil distrait ; sinon, il n’y
a là rien qu’on ait déjà vu ailleurs. Cela dit, on attendra le prochain film
des réalisateurs en espérant qu’ils trouvent un script à la hauteur… A noter un
DVD si pauvre qu’il n’a même pas de menu !




Donnie Darko 2, l’héritage du sang



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


S. Darko : A Donnie Darko Tale 20th Century Fox 2009 Chris Fisher, avec Daveigh Chase, Briana Evigan, James Lafferty, Ed Westwick…



.
Sept ans après la mort de son frère, Samantha Darko traverse les USA avec son
amie Corey lorsqu’une panne les force à rester dans une petite ville. Mais
Samantha a d’étranges visions liées à Irak Jack, un vétéran de la guerre devenu
SDF…

.
« Donnie Darko » a son noyau de fans, mais peu peuvent se vanter de
l’avoir réellement compris, même si le film de Richard Kelly a introduit au
grand public des théories quantiques assez passionnantes. Là, le scénariste
semble avoir conclu que l’original était une juxtaposition de scènes sans rime
ni raison autour du voyage dans le temps et de fin du monde et qu’il suffisait
de mettre de bonnes valeurs de production pour qu’on n’y voie que du feu…
Certes, prises indépendamment, les scènes sont bien faites, mais tout semble là
pour reprendre quelques bases simplistes et uniquement visuelles de
l’original : lorsqu’un personnage meurt, puis est ressuscité par un retour
en arrière, du diable s’il y a un semblant d’explication, tout comme les
personnages loufoques placés là pour meubler. Quant à l’apparition d’une
variante du fameux lapin, elle relève plus d’une commande de producteurs que
d’une quelconque logique. Nos deux héroïnes sont peu développées et donnent
plutôt l’impression d’avoir été castées pour, hem, leur capacité à remplir des
shorts ultra-courts. Et que dire de la fin ! Ce n’est pas vraiment une
trahison honteuse à la « L’effet papillon 2 », juste une suite plus
que dispensable… A noter que le distributeur s’est tiré une balle dans le pied,
le titre de « Donnie Darko 2 » dans un film où le personnage est
absent pour cause de décès risquant de faire tiquer. Mais s’il fallait en plus
voir les films qu’on diffuse…




Episode 50



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


FIP 2011 Joe & Tess Smalley, avec Josh Folan, Chris Perry, Natali Wetta, Kieron Elliott…



. L’équipe
d’un show TV consacré à la résolution rationnelle d’épisodes surnaturels
obtient l’autorisation d’aller tourner dans un hôpital censé être le plus hanté
des USA. Ils se heurtent à un religieux médiatique désireux de prouver l’existence
des esprits. Ils seront exaucés contre toute attente…

.
Le côté « film perdu » commence un petit peu à dater à force de
surexploitation, mais là, le début est assez prometteur, montrant nos
enquêteurs expliquant de façon rationnelle un cas de hantise. Mais on déchante
vite : d’abord, les réalisateurs semblent incapable de s’en tenir à la
thématique marchant si bien dans « Rec », nous balançant des plans
qui ne relèvent pas du « film perdu », musique tonitruante en prime.
Ensuite, on serait bien en peine de trouver un personnage engageant dans le
lot, tant ils ne cessent de réagir de façon stupide : la révélation
progressive du surnaturel n’engendre aucune réaction notable (notre assistante
a reçu des électrochocs d’une infirmière fantôme avant de se libérer Dieu sait
comment ? La routine…), et que dire lorsqu’on balance à la va-vite une
explication sur les motivations des personnages au bout d’une heure de métrage ?
Pire, les apparitions relèvent soit du spectre désarticulé à la
« Ringu », soit de simples ombre, et on serait bien en peine d’y voir
la moindre inventivité. Enfin, le dernier tiers devient de plus en plus
chaotique, avec un développement surnaturel passablement incompréhensible,
jusqu’à l’indispensable conclusion Saint Sulpicienne grotesque. Le pire, c’est
que même les vrais reality-shows consacrés au surnaturel sont plus intéressant
que ce machin bancal, bondieusard, pontificant, mal foutu, incohérent, qui
semble fait pour ramasser vite fait quelques sous à la traîne des
« Paranormal Activity » et consorts. A éviter !




Extinction, Jurassic predators



Royaume-Uni  
Note : 0/5


Extinction M6 2014 Adam Spinks, avec Sarah Mac, Ben Loyd-Holmes, Neil Newbon…



Une
expédition amazonienne menée par le professeur en biologie John Howson vise à
la protection de la forêt et d’espèces menacées. Mais là-bas, l’espèce menacée,
c’est eux…

Exactement ce que tout le monde attendait avec impatience : un « film
retrouvé » avec des dinosaures… On trouve donc l’assortiment habituel de
personnages transparents qui mettent des plombes à se chamailler sur des riens
à coups de dialogues creux et à marcher en forêt, s’arrêtant pour montrer des
animaux exotiques à la façon d’un docu (ce qui semble plutôt une tentative
désespérée de dire « regardez, on est allés sur les lieux, ce n’est pas
une forêt près de Londres ! » Le tout tente d’entretenir le suspense
sur l’apparence des monstres, se contentant de bruits inquiétants, mais comme
ils figurent en grand sur la jaquette… De plus, une fois découverts, ils font
plus mignons qu’effrayants (on enfonce le clou en se demandant comment ils sont
restés cachés pas si loin que ça de la civilisation alors que des satellites
surveillent le globe en permanence… sans y répondre !) Après une traque
interminable, le tout se clôt sur l’appel le moins subtil possible à une suite.
Vu la réception de ce machin, on doute qu’elle soit tournée un jour, ce qui
n’est pas plus mal…




Gallows



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


The Gallows Warner 2015 Travis Cluff & Chris Lofing, avec Reese Mishler, Pfeifer Brown, Ryan Shoos, Cassidy Gifford…



Suite à un accident lors d’une représentation théâtrale scolaire, un acteur,
Charlie Grimille, périt sur une potence… 20 ans plus tard, on tente une nouvelle
production de la pièce. Mais les acteurs amateurs s’introduisent de nuit dans
le lycée pour détruire le décor et empêcher la production. Ils ignorent que
Charlie les attend de pied ferme…

On n’a guère envie de tirer sur une petite production semi-amateur (100 000
dollars de budget !) tournée indépendamment avant d’être achetée par la
maison de production Blumhouse, qui l’a sorti en salles là où plus intéressant
finit directement en DVD, mais là… Tous les défauts du « film retrouvé »
semblent amplifiés, avec des personnages à baffer faisant des choses sans
intérêt en attendant de se faire tuer dans un déluge de caméra-parkinson jusqu’à
un twist qui se voit venir à des kilomètres (et n’est pas très logique) qui
semble là pour meubler, si toutefois le spectateur ne s’est pas endormi avant.
Le pire est qu’une pub agressive voulait faire de Charlie Grimille et sa corde
une icône de la stature d’un Freddy Krueger ! Apparemment, Blumhouse a
fait retourner une bonne partie du métrage après l’avoir acheté. Pour qui a le
courage, l’original est en extra sur le DVD…




Gods of Egypt



Etats-Unis d'Amérique   Australie  
Note : 0/5


126mn M6 2016 Alex Proyas, avec Brenton Thwaites, Nikolaj Coster-Waldau, Bryan Brown, Gerard Butler, Rufus Sewell, Emma Booth, Chadwick Boseman…



Pendant le couronnement d’Horus, dieu et pharaon
d’Egypte, par Osiris, son frère Set le trahit, le tue et aveugle Horus. Sous
l’impulsion de sa bien aimée Zaya, le jeune voleur Bek réussit à récupérer un
des yeux d’Horus, seul capable de vaincre le tyran. Mais lors de leur fuite,
Zaya est tuée. Retrouvant Horus dans son exil, Bek lui propose de l’aider à
retrouver son autre œil s’il accepte de ressusciter Zaya en échange…



Misère ! Avec un film qui renifle bon la
bouse dès la bande annonce, on se demande combien de poudre-qui-fait-rire il a
fallu pour faire cracher aux studios 140 millions ( !) sur la promesse
d’un « Comme « 300 »… mais en Egypte ». Sauf qu’il n’y a
qu’un seul « 300 »… Le résultat évoque plutôt « Le choc des
titans » et sa suite (ce qui n’est pas un compliment), mais avec une
esthétique en CGI pour jeu vidéo en prime. On passera sur les libertés prises
avec la mythologie: tout étant anachronique, les personnages ayant le langage
et la mentalité d’aujourd’hui (Ne voit-on pas Bek tomber sur une bâche en
plastique très visible ?), on passe sur des dieux de trois mètres avec de
l’or à la place du sang ( ?) et du coup, après « Prince of
Persia » une Egypte bien blanche, sans un seul acteur indigène — mais le
tout fut tourné en Australie avec une bonne partie du personnel de « Mad
Max : Fury Road —  ne devrait
plus étonner. Non, cette esthétique ultra-clinquante n’est même pas servie par
une histoire minimaliste avançant par à-coups entre deux scènes à effets
spéciaux tellement artificielles qu’elles laissent froid. Et ce ne sont pas les
acteurs qu’on sent en roue libre, Butler en tête, qui feront la différence.
Bref, le tout commet le pire crime d’un film populaire, celui d’ennuyer…
Résultat : un bide sanglant. Un de plus…




Haunter



Canada   France  
Note : 2/5


Wild Side 2013 Vincenzo Natali, avec Abigail Breslin, Stephen McHattie, David Hewlett, Samantha Weinstein…



Lisa vit un dimanche comme les autres avec sa famille… sauf qu’ils sont pris
dans une boucle sans fin où le même jour se répète à l’infini alors qu’elle seule
en est consciente. Mais une étrange présence se manifeste… Qui peut bien hanter
des morts ?

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le nouveau Natali n’a pas enthousiasmé
les foules — jusqu’à Wild Side coproducteur qui ne l’a pas sorti en salles.
Peut-être parce qu’il s’agit de fantastique plus que d’épouvante pure ?
L’ensemble prend par moment l’allure d’un conte de fées et Breslin (qui a bien
grandi depuis « Signes » et le très consensuel « Little Miss
Sunshine ») campe une ado très, hem, ado tout en restant touchante.
L’ennui, c’est qu’on est loin de la quasi-perfection scénaristique de
« Les autres », auquel on ne peut s’empêcher de penser. Le
fantastique repose sur des règles établies, et là, sans trop déflorer, la
volonté d’insérer des rebondissements incessants finit par noyer le poisson. On
admet l’idée de morts hantés par les vivants, mais où commencent et s’arrêtent
les possibilités des uns comme des autres ? On finit par se perdre vite
entre de nouveaux personnages mal insérés, des flashes-back arbitraires, des
révélations de moins en moins claires, le tout jusqu’à une fin désespérément
consensuelle. Dommage, il y avait du potentiel…




House of the devil



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


The House of the devil TF1 2009 Ti West, avec Jocelin Donahue, Tom Noonan, Mary Woronov, Greta Gerwig, Dee Wallace…



.
Samantha a besoin d’argent et trouve un poste de baby-sitter le soir d’une
éclipse de lune. Elle découvre qu’il s’agit en fait de garder une dame
impotente. Mais ses employeurs ont d’autres plans…

.
Depuis la mode « Grindhouse », on peut interroger cette manie qu’on
les réalisateurs à faire du « à la manière de » : n’est-il pas
temps de considérer que le genre a évolué et qu’au lieu de se tourner vers le
passé, il s’agirait désormais de créer les « Evil Dead » ou
« Halloween » de notre temps ? Donc ce film, qui se veut rétro (l’ensemble se déroule dans les années 80, avec une
reconstitution réussie) et inclut zooms à l’ancienne et un maximum de plans à
la Carpenter période « Halloween » et Hitchcock. Plutôt de bonnes
références si  on passe un rythme
volontairement lent (Mais « Halloween » n’était pas forcément un
modèle de rapidité !) qui prend le temps d’établir son décor, aidé par une
belle photographie. Après un premier effet-choc particulièrement surprenant, on
en attend beaucoup… Et en effet, lorsque l’action commence pour de bon dans le
troisième acte, on est accroché et l’intrusion de flashes de visages
démoniaques à peine entraperçus est efficace… Mais se conclut très abruptement
sur une pirouette qui témoigne plutôt de paresse scénaristique et laisse bien
des points en suspens. Du coup, on a l’impression que le film n’est qu’une très
longue montée en puissance qui appâte le spectateur… Pour le laisser sur sa faim.
On est en droit de se demander si, après le surestimé « The Roost »,
West ne fut pas propulsé au pinnacle un peu trop vite. Ou est-ce, comme l’expliquent
certains, que le genre est tombé si bas que tout ce qui n’est pas d’une
débilité crasse insultant le spectateur se doit d’être encensé par défaut ?
Une pensée bien déprimante…




I, Frankenstein



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Metropolitan 2014 Stuart Beattie, avec Aaron Eckhart, Bill Nighy, Yvonne Strahovski, Miranda Otto…



Le monstre de Frankenstein a enterré son créateur lorsqu’il s’aperçoit qu’un
prince-démon Naberius s’intéresse à son cas… Il découvre la lutte ancestrale
entre les gargouilles émissaires du bien et les démons. Naberius espère percer
les secrets du journal de Frankenstein afin de créer une armée de corps
réanimés sans âmes que ses démons pourront posséder…

Toujours mauvais signe lorsqu’un film est annoncé, puis repoussé pendant près
d’un an après que Lionsgate, plus habitué des petits ou moyens budgets, ait
claqué 65 millions de dollars pour l’usiner… Déjà, lorsque le titre annonce la
classique inversion entre le nom du monstre et son créateur, on craint le pire…
Il faut dire que ce film est lui-même un monstre de Frankenstein entièrement
composé de morceaux d’autres films : les « Underworld »
(reprenant Bill Nighy et le scénariste Kevin Grevioux dans des rôles similaires
— Grevioux étant abonnés aux rôles de brute alors qu’il commença sa carrière
comme généticien de haut niveau !), les « Blade » (les démons
meurent dans les flammes comme des vampires face à Wesley Snipes) et « Van
helsing » pour le mobile du méchant et une certaine esthétique. On pourrait
se passer de la finiation Frankensteinienne tant Eckhard n’est qu’un héros
d’action fantastique générique, mais tourmenté parce que, suis-je humain, ai-je
une âme, regardez comme je suis tragique et autre fatras pour gogoth de douze
ans. Le tout semble avoir quinze ans de retard, jusqu’à l’usage intempestif des
ralentis jusqu’à la voix off qui est et reste un aveu d’impuissance. Et le
pire, c’est que la fin appelle à une suite ! Peu de chances, vu que ce
bouzin a connu un bide sanglant et mérité pour une des plus belles purges
cinématographiques qu’on ait vu depuis un bail. Enfin, en attendant la semaine
prochaine…




Insidious chapitre 3



Canada   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Insidious : chapter 3 eOne 2015 Leigh Whannel, avec Stefanie Scott, Delmot Mulroney, Lin Shaye, Angus Sampson, Leigh Whannel…



Pour avoir voulu contacter sa mère défunte, Quinn Brenner est hantée de visions
monstrueuses. Seule Elise Rainer, la médium en principe retraitée, pourra lui
venir en aide…

Il semblerait que les producteurs aient compris que tuer Elise était la plus
grande erreur qu’ait commise la série… Mais Stefanie Scott s’en tire plutôt
bien, même si son personnage est une Ado Générique™ comme toutes celles qui
peuplent ce genre de films. Pour une première réalisation, Whannel s’en tire
honorablement, quoique sans un poil de personnalité, et certaines scènes
introduisent un bon suspense, mais un recours systématique aux effets-chocs
faciles finit par lasser. Le film est meilleur dans ce qu’il sous-entend que ce
qu’il montre et le personnage de Shaye, qui a presque le devant de la scène et
explose de charisme retenu, fascine tant qu’on voudrait qu’elle ait son propre
film, comme le suggère la fin (avant ENCORE un Sursaut Gratuit™ façon
« Sinister » !) Malheureusement, l’arrivée de Tucker et Specs
gâche la sauce tant on a vu des enquêteurs du surnaturel ces derniers temps, et
la plongée dans l’autre monde n’est plus très impressionnante. Il est peut-être
temps de passer à autre chose…




Intruders



Espagne   Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 1/5


Universal 2011 Juan Carlos Fresadillo, avec Clive Owen, Carice Van Houten, Pilar Lopez de Ayala, Ella Purnell, Daniel Brühl…



A Madrid, Juan est hanté par la vision d’une silhouette mystérieuse semblant
extraite d’un des contes à faire peur qu’il rédige. A Londres, une famille est
hantée par la même créature après que la fille, Mia, ait trouvé les contes de
Juan…

Un effort ambitieux pour le réalisateur du magnifique « 28 semaines plus
tard »… Trop, peut-être : on a l’impression qu’après avoir vu
« Le labyrinthe de Pan », il eut l’idée de mêler les peurs enfantines
très à la mode en Espagne, les contes de fée, une réflexion sur la transmission
de la peur… Le tout donnant un gloubi-boulga formellement remarquable (malgré
des CGI trop envahissants), mais frustrant : des pistes ne débouchent
nulle part, des personnages sont là pour meubler, le monstre aperçu dès un
prologue à la « Nuit de Terreur » est trop présent (et le film se tire
une balle dans le pied en bousillant le classique « est-ce dans leur
tête ? »), le twist serait évident s’il ne passait via un artifice
scénaristique débile (un gamin espagnol écrit forcément ses contes en anglais,
n’est-ce pas ?) et l’ensemble finit par ressembler à un Freddy Krueger du
pauvre, les scènes sanglantes en moins, jusqu’à une morale finale
ultra-consensuelle du genre « tant qu’on a sa famille ».  A trop s’emmêler dans ses thématiques,
l’ensemble réussit à n’être ni un film de trouille, ni un film psychologique.
Reste de beaux plans, une photographie sublime et une interprétation
convaincante, notamment d’Ella Purnell.




It follows



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Metropolitan 2014 David Robert Mitchell, avec Maika Monroe, Keir Gilchrist, Danny Zovatto, Olivia Luccardi…



Jay décide enfin de passer une nuit d’amour avec son copain… sauf que celui-ci
lui a transmis sa malédiction : une créature lente mais implacable,
capable de prendre n’importe quelle apparence, qui la suivra quoi qu’il arrive.
Pour éviter qu’elle la tue, sa victime doit transmettre la malédiction…

Un film présenté comme LA dernière sensation d’un genre en mal de sang neuf
après « M. Babadook » confirmé par un passage triomphal en festival.
Et il est sûr que dès les premières scènes, on sent qu’on n’aura pas affaire à
un hou-fais-moi-peur ordinaire : la mise en scène et esthétique,
sensuelle, élégiaque même avec ces plans d’une nature luxuriante contrastant
avec les banlieues sinistrées qu’on traverse parfois comme un inquiétant autre
côté du miroir. Et pourtant, le film terminé, on imagine sans peine ce qu’eût
fait un tâcheron syndiqué d’Hollywood d’un tel sujet, pourtant du réalisateur
lui-même : des ados poursuivis dans une banlieue ordinaire par un tueur
lent mais pouvant apparaître partout comme dans « Halloween »
(influence avouée et évidente) avec une malédiction à transmettre évoquant
« Ringu » (Par leur découpe, les scènes finales sont très proche de la fin
du film de Nakata — et tout le passage de la piscine rappelle fortement
« Ringu 2 ») Donc, au-delà du maniérisme, des personnages crédibles —
pour entrer dans le film, il faut admettre qu’ils puissent comettre erreur sur
erreur, comme de vrais gens et non des débiles peuplant les bandes lambda — et
de l’interprétation, seule la réalisation sauve le film de la banalité. Mais à
force de symbolisme, à commencer par celui de l’eau, le réalisateur se prend
les pieds dans ses métaphores : évoque-t-il la peur de la sexualité, le
sida, les MST, le viol, la perte de l’innocence ou autre chose encore ?
Mystère. Du coup, le moins qu’on puisse dire est que ce film a partagé les
spectateurs. Mais n’est-ce pas le propre de toute œuvre d’art ? A voir
pour se faire un avis… En comprenant bien qu’il ne s’agit pas d’un film d’horreur
à gros effets. Et sans aucun doute, un réalisateur à suivre.




Krampus



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Universal 2015 Michael Dougherty, avec Emjay Anthony, Adam Scott, Toni Collette, Stefamia Lavie Owen, Krista Stadler, Conchata Ferrell, Allison Tollman, David Koechner…



Lorsqu’un Noël de plus s’avère gâché par les
dissensions familiales, le jeune Max rejette la fête toute entière. Il ignore
qu’il vient d’appeler un nouvel invité…



Le générique donne le ton, montrant des gens se
disputer des soldes dans un magasin sur fonds de chant de Noël. La suite, avec
ce repas de Noël virant à la catastrophe, enfonce le clou. La première
apparition du monstre surnaturel est particulièrement efficace, prouvant une
fois de plus que la suggestion est efficace. Par la suite, moins inspirée, le
tout finit par porter un peu trop la marque de son influence première, à savoir
« Gremlins » et l’œuvre de Joe Dante toute entière (on pense aussi à
« Small Soldiers ») jusqu’à une fin pas vraiment positive, ou alors
cela dépend de l’interprétation. C’est juste là que le bât blesse : on ne
sait quelles sont exactement les intentions du film, dénoncer Noël ou la façon
dont on l’a dévoyé, ni qui est exactement le public visé : on n’est pas
vraiment dans un film d’horreur pure, et pourtant, le tout est trop effrayant
et trop adulte pour être familial. Une curiosa donc, qui ferait un bon double
programme avec « Père Noël Origines ». 

. Lorsqu’un Noël de plus s’avère gâché par les
dissensions familiales, le jeune Max rejette la fête toute entière. Il ignore
qu’il vient d’appeler un nouvel invité…



. Le générique donne le ton, montrant des gens se
disputer des soldes dans un magasin sur fonds de chant de Noël. La suite, avec
ce repas de Noël virant à la catastrophe, enfonce le clou. La première
apparition du monstre surnaturel est particulièrement efficace, prouvant une
fois de plus que la suggestion est efficace. Par la suite, moins inspirée, le
tout finit par porter un peu trop la marque de son influence première, à savoir
« Gremlins » et l’œuvre de Joe Dante toute entière (on pense aussi à
« Small Soldiers ») jusqu’à une fin pas vraiment positive, ou alors
cela dépend de l’interprétation. C’est juste là que le bât blesse : on ne
sait quelles sont exactement les intentions du film, dénoncer Noël ou la façon
dont on l’a dévoyé, ni qui est exactement le public visé : on n’est pas
vraiment dans un film d’horreur pure, et pourtant, le tout est trop effrayant
et trop adulte pour être familial. Une curiosa donc, qui ferait un bon double
programme avec « Père Noël Origines ».




L'ascenseur — niveau 2



Etats-Unis d'Amérique   Pays-Bas  
Note : 2/5


Down TF1 2001 Dick Maas, avec James Marshall, Naomi watts, Eric Thal, Michael Ironside…



 L'ascenseur du Millenium Building connaît des disfonctionnements et provoque
plusieurs décès. Mark Newman, le réparateur, y perd son collègue de travail. A
l'aide d'une journaliste, il mène l'enquête. L'ascenseur est-il hanté ? Ou la
vérité est-elle encore plus incroyable ?

Le film original des années 80 (Et son légendaire "Prenez les escaliers !
Par pitié… Prenez les escaliers !") était loin d'être extraordinaire,
l'idée d'un remake tient donc debout… Avec plus de moyens (30 millions), Dick
Maas reprend la même histoire en y ajoutant des développements amusants, comme
l'intervention de l'armée croyant à un acte terroriste (!) et celle du
président… Par contre, le défaut reste le même : toute l'idée du film tient
dans son point de départ et devient vite prévisible. De plus, la révélation est
peu convaincante à cause d'effets spéciaux moyens — tout comme dans le premier.
Par contre, il est manifeste que le film ne se prend pas au sérieux, ce qui le
rend sympathique… On peut tenter…




La belle et la bête



France   Allemagne  
Note : 3/5


112mn Pathé ! 2014 Christophe Gans, avec Léa Seydoux, Vincent Cassel, André Dussolier, Eduardo Noriega…



Pour payer la dette de son père, Belle accepte de s’en remettre à la
mystérieuse bête hantant un château maudit…

Gans semble être un cinéaste maudit, aux idées fulgurantes qui, pourtant,
n’arrivent pas à aboutir (comme son prometteur projet autour du capitaine Nemo…
Ce’ nouveau film a partagé les foules avec l’habituelle mauvaise foi (un kritik
accusant le film d’être « laid »…) Il est vrai que l’usage de CGI,
certes réussis grâce à un budget colossal, explosant lors d’une dernière partie
aux choix scénaristiques osés, peut rebuter les admirateurs du film de Cocteau.
Gans utilisa une version antérieure du conte originel et, donc, développe un
peu plus l’histoire et les personnages. Or dès les premières images, c’est le
côté grandiose du film qui impose, véritable fête visuelle ou chaque plan est
ciselé avec un soin maniaque, frôlant quelque fois l’excès sans tomber dans le
kitsch, un régal pour les yeux qui laisse pantois, doté d’une photographie
absolument sublime et d’un souffle impressionnant. On attend presque que cette
machine à créer du rêve se grippe, et pourtant, jamais on ne tombe dans le
boursouflé. Peut-être est-ce pour cela que les personnages semblent quelque peu
sacrifiés ? Gans n’est pas un grand directeur d’acteur, et le tout garde
un certain côté théâtral sans jamais tomber dans les excès d’un « petit
Poucet » et, faute d’alchimie, l’aspect romantique tombe un peu à l’eau
(un comble pour un film de Gans !) On en ressort avec l’impression d’avoir
vu un magnifique livre d’images où évoluent des personnages de papier pour
lesquels il est difficile d’avoir de l’empathie. Cela dit, c’est à voir ne
serait-ce que pour la performance visuelle et un point de vue débarrassé des
oripeaux disneyens. Espérons que Gans ne mettra pas encore huit ans avant son
prochain film et qu’il s’agira d’un projet plus personnel…




La chair du diable



Royaume-Uni  
Note : 3/5


The Creeping Flesh DVD9 1973 Freddie Francis, avec Peter Cushing, Christopher Lee, Lorna Heilbron, George Benson, Michael Ripper…









1893. Le professeur
Emmanuel Hildern ramène de Nouvelle Guinée le squelette d’un homme
préhistorique différent de tous les autres et bien plus ancien — et plus évolué
que les néanderthals ! Son frère James dirige un hôpital psychiatrique ou
fut internée l’épouse de Hildern — et finance ses expéditions ! Or le
squelette, au contact de l’eau, a tendance à se régénérer… Hildern y voit un
moyen de préparer un sérum à partir de ses cellules qui permettra d’éradiquer
le Mal des humains…



Du gothique British dans
toute sa gloire ! Il ne s’agit pas d’une histoire de monstre banale,
plutôt d’un récit proche d’Edgar Allen Poe ou une famille entière subit la
menace d’une démence héréditaire. Classiquement, la fin remet tout en question.
Le vétéran Freddie Francis ménage de beaux moments d’angoisse, et
l’interprétation est excellente, d’un Cushing halluciné à un Lee froid et
calculateur préfigurant Saroumane ou le Comte Dooku dans ses derniers rôles.
Une réussite mineure. Une partie du quadruple DVD Peter Cushing, où il figure
en moins bonne compagnie…




La chute de la maison Usher



France   Espagne  
Note : 1/5


El Hudimiento de la Casa Usher Century 1983 J.P. Johnson (Jesus Franco), avec Howard Vernon, Daniel Velliers, Jean Tolzac, Françoise Blanchard…



Dans son château, le docteur Usher poursuit ses expériences condamnées par la
profession. Il utilise le sang de jeunes captives pour tenter de ranimer
sa fille Melissa, que l’on croit morte. L’arrivée d’un de ses anciens
étudiants, Alan Harker, à qui il se confiera, hâtera une fin tragique…

Il s’agit en fait d’une nouvelle aventure du docteur Orloff, personnage fétiche
de Jesus Franco, rebaptisé Usher pour des raisons mystérieuses (Le titre
originalement prévu était « névrose ») ; ce qui nous vaut de voir une
demi-heure de l’excellent « l’horrible Dr Orloff » en guise de
flash-back ! Ici, le manque de moyens atteint des niveaux quasiment
surréalistes, tout comme le déroulement cahotique du récit. L’écran semble
mangé par des ombres massée autour des personnages noyés sous une musique
sépulcrale. Vernon est plus halluciné que jamais, mais l’exercice de style tourne
court par manque de scénario, d’où des longueurs interminables que ne parvient
pas à transcender le flair visuel de Franco. C’est très spécial…




La cité de l’ombre



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


City of Ember Metropolitan 2008 Gil Kenan, avec Harry Treadaway, Saoirse Renan, Bill Murray, Tim Robbins…



Face aux dégradations de l’environnement, la seule solution pour l’humanité est
de bâtir une cité souterraine nommée Ember. Celle-ci est conçue pour tenir deux
siècles, mais l’horloge du compte à rebours se perd… Bien après la date limite,
le générateur de la cité ne va pas tarder à lâcher. Deux enfants découvrent ce
qui ressemble à une carte pour sortir de la ville…

Une adaptation d’un roman… qui se sent à son rythme parfois un peu chaotique,
coincé entre des ellipses et les besoins de l’exposition. Cela dit, pour son
premier film « live »,c’est surtout le réalisateur de « Monster
House » qui s’en sort bien : sa ville souterraine bourrée d’éléments
incongrus (serait-elle bâtie dans des stations de métro ?) est un plaisir
à voir et l’esthétique générale doit beaucoup à Jeunet & Caro. L’atmosphère générale de cette ville perdue dans une joie
artificielle pendant que tout s’écroule est également bien venue. L’ensemble
fonce, fonce sans qu’on ait le temps de se poser des questions… pour retomber
dans le spectacle un rien gratuit dans son troisième tiers qui introduit
également une série d’invraisemblances gênantes. Cela dit, pour un spectacle
familial, celui-ci est distrayant à souhait et ne prend pas les spectateurs
pour des crétins. Contrat rempli, même si on a plutôt envie de se tourner vers
les romans !




La cité des enfants perdus



France   Espagne   Allemagne  
Note : 4/5


PFC 1994 réal : Jeunet et Caro, avec Ron Perlman, Daniel Emilfork, Judith Vittet, Dominique Pinon…



Krank, un être artificiel, vit au milieu des clones et des créations d’un
inventeur fou. Comme il ne peut rêver, il kidnappe des enfants pour leur voler
leurs rêves. La secte des Cyclopes l’approvisionne, mais ils commettent
l’erreur d’enlever le frère de One, l’hercule de foire. Son chemin croise celui
de l’orpheline Miette…

Si « Delicatessen » avait pris les spectateurs par surprise, on est
plus averti pour ce film qui semble se dérouler dans le même univers hors du
temps, entre rêve et cauchemar, rétrofuturiste avant la lettre. Si l’intrigue
est assez mince, les auteurs se concentrent sur un visuel extraordinaire où les
angles biscornus, les jeux de couleurs et les “trognes” des acteurs
s’enchevêtrent. Néanmoins, l’influence de Terry Gilliam est nettement sensible,
ce qui rend l’ensemble moins profondément original que
« Delicatessen », pierre de taille du cinéma contemporain. Reste un
film à part, un régal visuel qui prend toute son ampleur sur grand écran…




La créature du sous-sol



Canada  
Note : 0/5


Something beneath RHI 2007 David Winning, avec Kevin Sorbo, Natalie Brown, Peter McNeill…



Un sommet sur l’écologie tenu dans un hôtel neuf
semble souffrirt de problèmes de tuyauterie. Mais ils se retrouvent face à une
force de vie qui semble puiser au plus profond de leurs peurs…

Un résumé certainement plus intéressant que ce
téléfilm qui, oui, comme l’indique la présence de Kevin «  Hercule » Sorbo
(qui en est à quatre ou cinq productions par an !), vient du Sci-Fi
Channe, ce qui est tout dire. Une fois de plus, la photocopieuse a tourné à
fond, puisque l’ensemble évoque « Phantoms » avec quelques scènes
d’hallucinations 100% gratuites évoquant l’immonde « Sea Ghost ».
Inutile de dire qu’on ne se soucie guère de vraisemblance, de logique, ni même
d’expliquer l’origine ou les pouvoirs de la créature de service ni du savant fou
qui a tout de même réussi à installer un labo sous l’hôtel sans que personne ne
remarque rien… Le fait que les deux personnages principaux jouent le tout avec
un sérieux imperturbable entourés de cabotins (la palme du cliché revenant à un
ersatz hystérique de Paris Hilton) pourrait plonger le tout dans le nanar, mais
il ne se passe pas grand-chose pendant la première heure où quelques
apparitions de liquide visqueux sont censés terroriser le spectateur et la fin
relève du Deus ex Machina version religieuse. Peut engendrer quelques poilades
en fin de soirée « nanars, potes et bières », mais c’est bien tout…




La Crypte



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 0/5


The Cave Columbia Tristar 2005 Bruce Hunt, avec Cole Hauser, Morris Chestnut, Piper Perabo, Eddie Cibrian, Lena Headey…



Une équipe de plongeurs est chargée d’explorer un immense réseau de grottes
partiellement inondées. Mais quelque chose les attend dans le noir…

Même avec son budget limité (30 millions de dollars), ce film étrillé par la
critique s’est néanmoins planté… Et il y a de quoi pour ce qui est un
direct-vidéo de base au scénario basique néanmoins sorti en salles !
(Quoique, directement en DVD dans certains pays). Après un prologue alléchant,
tout s’enlise, l’équipe semble sortie d’un clip MTV et les personnages n’ont
absolument aucune consistance, si bien qu’on se fiche de qui va s’en sortir,
d’autant que leurs réactions sont parfois absurdes. Le comble est atteint
lorsqu’un personnage disparaissant pour un bon moment réapparaît sans crier
gare là où il ne devrait pas être ! Les agressions sont incohérentes (On a
du mal à voir ce qui se passe), la tension inexistante, , les emprunts sont
constants et la seule scène un tant soit peu intéressante se situe à une heure
du métrage ; quand à l’histoire alambiquée d’un « parasite »,
elle peine à rehausser ce brouet tiédasse qui semble destiné à faire réévaluer
« The descent ». A éviter !




La dame en noir



Royaume-Uni   Canada   Suède  
Note : 3/5


Metropolitan 2012 James Watkins, avec Daniel Radcliffe, Ciaran Hinds, Janet McTeer, Misha Handley…



L’avocat Arthur Kipps, traumatisé par la mort en couches de son épouse, est
chargé de retrouver les actes d’une demeure isolée. Or la rumeur veut qu’elle
soit hantée…

Ce grand retour de la Hammer (d’alors…), la légendaire firme qui a marqué
le  genre fantastique, prouve qu’un
film atypique — par le réalisateur de l’intéressant « Eden Lake » —
peut néanmoins faire un carton. D’abord, visuellement, il s’agit d’un pur
régal : la réalisation est somptueuse, la photographie touche au sublime
et l’ensemble réussit à instaurer une atmosphère gothique en diable, avec ses
paysages désolés et ses landes nimbées de brumes hantés de personnages au bout
du rouleau (excellente Janet McTeer) : on pense parfois au séminal
« Opération Peur » de Mario Bava. Tant mieux, car pour tout atypique
qu’il soit avec sa lente montée en puissance digne des Hammer des années 60, le
film reste une histoire de fantôme on ne peut plus classique et les apparitions
du spectre ponctuées d’effets tonitruants évoquent parfois des œuvres de
moindre stature comme « Nuits de terreur ». La conclusion, par
contre, est surprenante et logique. Radcliffe s’en sort tout à fait
honorablement, même s’il fait encore un peu, hem, jeunot pour un père de
famille et le casting de second couteaux, dont l’inévitable Ciaran Hinds, est agréable.
Pas un bijou, juste une jolie pelloche d’une sincérité évidente qui ravira les
amateurs de films atmosphériques. Vu sa réussite, on espère que la légendaire
maison n’en restera pas là…




La dame en noir 2 : L’ange de la mort



Royaume-Uni   Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 0/5


The Lady in Black 2 : The Angel of Death Metropolitan 2014 Tom Harper, avec Phoebe Fox, Oaklee Pendergast, Helen McCrory…



Eve doit accompagner un groupe d’orphelins de guerre relocalisés loin de
Londres, dans la demeure abandonnée d’Eel Marsh. 40 ans après le passage
d’Arthur Kipps, leur présence va réveiller le fantôme de Jenette Humfrye, la
Dame en Noir, qui s’intéresse à Edward, un des enfants…

Une suite qui a énormément déçu et n’a pas réédité le carton du premier. Dès le
départ, le problème numéro un se fait à jour : quelqu’un a confondu
brouillard et atmosphère avec photo laide et beaucoup trop sombre… douloureux
quant on voit les prodiges qu’avait accompli le directeur photo du
premier ! Mais la réalisation d’un transfuge du petit écran n’est pas en
reste : incapable de rééditer l’ambiance du premier (à son actif, il faut
dire que le film jouait à fond sur l’isolation du personnage, ce qui est
impossible avec un ensemble de personnages), il se contente d’usiner un
sous-« L’orphelinat » ou ses personnages errent dans un décor
sous-employé (avec des CGI très visibles) et a systématiquement recours au
sursaut facile, voire gratuit (un corbeau heurtant la vitre au moment ad hoc,
la stupide image finale) Pour réveiller le spectateur. Pire, le dernier tiers
se tire une balle dans le pied en quittant la maison ! Et que dire du
finale déjà vu mille fois… On n’est pas dans le foutage de gueule à la
« Out of the dark », mais on s’en rapproche dangereusement… Résultat,
la Hammer a réussi à couler une potentielle franchise, indispensable de nos
jours où on dirait que les spectateurs préféreraient crever plutôt que
sanctionner un produit original. Dommage…




La maison des ombres



Royaume-Uni  
Note : 1/5


The Awakening StudioCanal 2011 Nick Murphy, avec Rebecca Hall, Dominic West, Imelda Staunton, Isaac Hemstead Wright…



1921. Florence Cathcart est spécialiste des canulars autour du surnaturel et
auteur d’un livre sur les fantômes. Elle est invitée à employer ses méthodes
scientifiques à l’école pour orphelins de Rookford, où le fantôme d’un écolier
mort est censé terroriser les élèves. Elle trouve vite une explication
rationnelle au phénomène, mais n’arrive pas à se débarrasser du sentiment qu’il
y a plus que ça…

Quelqu’un a dû voir le « Haunted » de John Gilbert (d’après James
Herbert) de 1995 et s’est dit qu’il y avait là de quoi creuser… Quitte à tromper
le jury de Gérardmer ou ce film est pourtant passé en son temps ! Car si
la réalisation atmosphérique ne manque pas d’élégance et l’évocation des
spectres de la guerre bien senti, l’ensemble suit servilement dans les pas
d’autres productions, des « autres » à « L’orphelinat »,
jusqu’à l’obligatoire révélation finale qui se limite à en choisir une parmi
les quelques propositions classiques. L’ultime twist étire gaillardement la
crédibilité, niant ce qui a été posé précédemment, et tombe dans le mélodrame.
Bof…




Le baron de la terreur



Mexique  
Note : 1/5


Mexique El baron del terror Bach Films 1962 Chano Urueta, avec Abel Salazar, David Silva, Germàn Robles…



En 1661, le criminel baron Vitelius d’Estera est mis à mort, mais jure de se
venger. 300 ans plus tard, une comète fait renaître le baron qui entame sa
vengeance sur les descendants de ses exécuteurs… Des meurtres ensanglantent le
pays, les victimes ayant le cerveau aspiré…

Une curiosa que ce film connu sous son titre US de « Brainiac », dont
l’image du « monstre » est restée célèbre… même s’il n’a aucune
justification ! Malgré un certain délire, le scénario, décalque de
« Dracula » et du « Masque du démon », sort rarement des
sentiers battus, comme si ce monstre cérébrophage suffisait, et surtout, le final
expédié en deux coups de cuillère à pot est décevant. N’empêche, vu
l’excellence de la duplication Bach Film (surtout au vu du prix de leurs DVD,
certains pourraient en prendre de la graine), l’amateur éclairé voudra
certainement découvrir une des créatures les plus frappadingues du bestiaire
fantastique !




Le bazaar de l'épouvante



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


120mn Needful Things Aventi 1993 C. Fraser Heston, avec Ed Harris, Bonnie Bedelia, Amanda Plummer, Max Von Sydow, J.T. Walsh…



Un nouveau magasin d'antiquités, "Needful Things" s'ouvre dans la
petite ville de Castle Rock. Son propriétaire, Leland Gaunt, n'est pas de la
région, mais semble s'intéresser à tout ce qui se passe en ville, aux petites rancœurs
— et aux "tours" que les habitants peuvent se jouer les uns aux
autres en échange de ses objets, tous chargés d'un lourd passé. Le shérif Alan
Pangborn s'intéresse à son cas et à la façon dont il semble s'ingénier à monter
les gens les une contre les autres…

Une adaptation d'un roman complexe de Stephen King (inspiré d'une nouvelle de
Matheson, disent certains) et donc ne pouvant reprendre toute sa mosaïque de
personnage… Mais réussissant à donner corps à cette petite ville où les
tensions s'exacerbent. C. Fraser Heston (fils de Charlton) donne une image
classieuse évoquant le Taylor Hackford de "Dolorès Clayborne" et
l'interprétation est de premier ordre, tous les acteurs étant excellents.
L'ensemble est certes classique, mais se suit avec plaisir. Un bon film, tout
simplement.




Le berceau



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


The Cradle Elephant 2007 Tim Brown, avec Lukas Haas, Emily Hampshire, Amanda Smith…



Frank et Julie s’installent dans une grande maison avec leur nouveau-né Sam.
Mais Julie souffre de dépression post-natale. Et Frank se persuade peu à peu
qu’une présence hante la maison…

Un
film a quatre personnages est toujours un équilibre périlleux, mais celui-ci
remplace effectivement un valium. Il ne se passe rien pendant 60 minutes et
l’étude d’une famille dysfonctionnelle est limitée tant les personnages sont
unidimensionnels (d’autant que Lukas Haas n’a pas l’air très concerné…) On se
réveille pour une ou deux scènes jusqu’à une de ces « surprises »
finales tant éculées qu’on les voit venir à des kilomètres. Inutile de dire
que, contrairement à ce que laisse penser la jaquette, l’élément fantastique
est limité et les frissons rares… On peut éviter.




Le carnaval des âmes



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Carnival of souls TF1 1998 Adam Grossman, avec Bobbie Phillips, Shawnee Smith, Larry Miller…



La vie d'Alex et de sa sœur Sandra furent marquées par la mort de leur mère,
tuée par un clown psychopathe et pédophile, Louis Seagram. Or celui-ci sort de
prison et agresse Alex… Mais n'est-ce qu'un de ses rêves éveillés ? Car Louis
est mort, selon la police. Mais pourquoi ces étranges apparitions autour d'elle
?

"Carnival of souls" est un des films fantastiques essentiels, qui
inspira entre autre "La nuit des morts-vivants"… Mais n'existait pas
en cassette ou DVD Français jusqu’à ce que Wild Side le sorte enfin en 2012 !
Ce remake s'avère honorable, jouant à fonds le jeu entre fiction et réalité et
jonglant plutôt bien avec les rêves et retours en arrière. Influencé par Yuzna
et "L'échelle de Jacob", Grossmann mène sa barque avec élégance, à
défaurt de personnalité, mais fait un peu trop propret pour angoisser vraiment.
Attention, les fans de "Vendredi 13" risquent de s'y perdre un
chouïa…




Le cas 39



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 2/5


Case 39 Paramount 2009 Christian Alvart, avec Renee Zwelleger, Jodelle Ferland, Ian McShane, Bradley Cooper…



.
L’assistante sociale Emily Jenkins s’intéresse au dossier de la jeune Lilith
Sullivan, qui présente des signes de maltraitance. Or elle empêche de justesse
ses parents de la tuer ! Emily obtient la garde de la fillette, mais
lorsqu’un de ses camarades massacre sa famille, Emily mène l’enquête. Et si
Lilith n’était pas qu’une victime ?

.
Un thriller surnaturel aidé par une bande annonce alléchante… quoique
trompeuse ! Second film de 2009 pour l’Allemand Christian Alvart (avec le
film de SF « Pandorum »), sorti en salles un peu partout sauf chez
nous, ce film suit un chemin balisé, mais le fait avec brio. L’ennui, c’est que
sa scène la plus forte, jouant sur le talent de la déjà vétéran Jodelle Ferland,
se situe à la fin du premier tiers, et l’ensemble ne retrouve jamais un tel
instant de grâce. Au moins, on évite la plupart des effets Saint Sulpiciens qui
encombrent ce genre de productions (on ne saura jamais ce qu’est exactement
cette créature surnaturelle) même si quelques scènes font cliché (un personnage
en proie à sa phobie sous forme de CGI moches… comme si on n’avait pas déjà vu
pareille scène mille fois), et on vire vite au thriller fantastique de routine
jusqu’à une fin qui a au moins le mérite de surprendre. Rien d’exceptionnel,
juste un honnête thriller de consommation courante.




Le cas 39



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 2/5


Case 39 Paramount 2009 Christian Alvart, avec Renee Zwelleger, Jodelle Ferland, Ian McShane, Bradley Cooper…



L’assistante sociale Emily Jenkins s’intéresse au dossier de la jeune Lilith
Sullivan, qui présente des signes de maltraitance. Or elle empêche de justesse
ses parents de la tuer ! Emily obtient la garde de la fillette, mais
lorsqu’un de ses camarades massacre sa famille, Emily mène l’enquête. Et si
Lilith n’était pas qu’une victime ?

Un thriller surnaturel aidé par une bande annonce alléchante… quoique
trompeuse ! Second long métrage de 2009 pour l’Allemand Christian Alvart
(avec le film de SF « Pandorum »), sorti en salles un peu partout
sauf chez nous, ce film suit un chemin balisé, mais le fait avec brio. L’ennui,
c’est que sa scène la plus forte, jouant sur le talent de la déjà vétéran
Jodelle Ferland, se situe à la fin du premier tiers, et l’ensemble ne retrouve
jamais un tel instant de grâce. Au moins, on évite la plupart des effets Saint
Sulpiciens qui encombrent ce genre de productions (on ne saura jamais ce qu’est
exactement la créature surnaturelle) même si quelques scènes font cliché (un
personnage en proie à sa phobie sous forme de CGI moches… comme si on n’avait
pas déjà vu ça mille fois), et on vire vite au thriller fantastique de routine
jusqu’à une fin qui a au moins le mérite de surprendre. Rien d’exceptionnel,
juste un honnête thriller de consommation courante.




Le chaperon rouge



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 1/5


Red Riding Hood Warner 2011 Catherine Hardwycke, avec Amanda Seyfried, Shiloh Fernandez, Max Irons, Gary Oldman, Billy Burke, Virginia Madsen, Lukas Haas, Julie Christie…



Valerie est promise à Henry, mais aime en secret Peter, un humble bûcheron.
C’est alors que le loup refait son apparition, brisant la trêve passée avec les
habitants du village… Un envoyé de l’église affirme qu’il s’agit d’un
loup-garou qui semble avoir des liens avec Valerie…

Les Contes de Grimm revus et corrigés pour le public de
« Twilight » ! Donc, tout ceci se passe dans un moyen-âge de
carton-pâte (pas des décors artificiels visant à donner une patine féérique,
juste un manque flagrant d’imagination) ou tout est propre comme un sou neuf,
ou tout le monde est impeccablement soigné avec des coupes de douilles manucurées,
et où le monde entier semble tourner autour de l’héroïne forcément parfaite.
L’ennui, c’est que le film tente d’être plusieurs choses à la fois et, bien
sûr, rate son coup. L’aspect romantique tombe à plat, puisque les trois ont le
charisme d’une huître (on tente d’introduire un élément social en affirmant que
Henry permettra à Valerie de s’élever socialement, retenez bien cet élément,
car il n’aura aucune incidence sur la suite) ; la version « adulte »
du conte de fées est édulcorée au possible et le « loup » un CGI
foireux sorti d’un épisode de « Scooby-Doo » ; l’élément
quasi-policier (qui est le garou ?) ne tient pas, tant le coupable est
visible comme le nez au milieu de la figure et ses motivations bien faibles.
Seul Gary Oldman en inquisiteur semble tenter d’insuffler un peu de vie à ce
livre d’images, mais son personnage semble venir d’un autre film plus
intéressan et et sa disparition fait nettement retomber l’intérêt. Et que dire
lorsqu’une fête de village médiéval vire à la rave-party ? Hardwicke, qui
semble avoir oublié toute intention artistique pour se fondre dans le moule,
filme le tout avec l’application imperturbable d’une pro. Au final, un simple
livre d’image sans âme qui n’ennuie même pas, mais indiffère profondément. De
la drouille de studio de base, quoi…




Le chien des Baskerville



Royaume-Uni  
Note : 5/5


The Hound of the Baskerville MGM 1959 Terence Fisher, avec Peter Cushing, André Morrell, Christopher Lee, Maria Landi…



Sherlock Holmes et Watson sont amenés à enquêter dans les landes du Devonshire,
ou Sir Henry Baskerville hérite de la demeure familiale. Mais le lord précédent
fut retrouvé mort, une exprssion d’épouvante sur le visage… Suite aux
dépravations de leur ancêtre Sir Hugo, une malédiction ancestrale frappe la
famille sous la forme d’un chien sorti de l’enfer. Holmes décline l’invitation
et envoie Watson, mais le grand détective n’est pas loin. Et un criminel
échappé d’un asile tout proche hante la lande…

Certainement un des meilleurs Sherlock Holmes jamais filmé, le premier en
couleurs et un des meilleurs films de Terence Fisher ! Après un prologue
évoquant dans sa décadence les adaptations de Poe par Corman (et surtout le
génial « Le masque de la mort rouge »), l’ensemble baigne dans une
ambiance gothique et inquiétante à souhait, profitant à fond de son décor et
des implications surnaturelles de l’intrigue. Bien que physiquement peu conforme
à la description de Conan Doyle, Cushing fait un Holmes quasiment parfait,
accompagné d’un Watson complice plutôt qu’un personnage comique (contrairement
à l’irritant Nigel Bruce dans les adaptations avec Basil Rathbone), ce qui est
plus proche au « canon ». Certes, certaine ficelles et « red
herring » ont bien vieilli, mais on dira que cela fait partie du charme,
d’autant que le film porte fort bien sa cinquantaine ! Tout au plus
peut-on regretter l’apparence peu impressionnante du chien lui-même,
heureusement à peine entrevu, mais c’est toujours mieux qu’un des abominables
CGI du Sci-fi channel…Un classique qui reste passionnant, à découvrir à tout
âge, conclu par le légendaire « Elémentaire, mon cher Watson » absent
des récits de Conan Doyle. On peut déplorer que la série prévue ait été tuée
dans l’œuf par l’insuccès de ce film : à l’époque, le public n’était pas
prêt à voir un Hammer film avec un tel générique qui ne soit pas un film de
monstre. Le cinéma y a perdu… Plus tard, Lee lui-même devait interpréter l’as
des détectives et Cushing reprendre son rôle pour la télévision.




Le choc des Titans



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Clash of the Titans Warner 2010 Louis Leterrier, avec Sam Worthington, Liam Neeson, Ralph Fiennes, Jason Flemyng, Elisabeth McGovern, Mads Mikkelsen…



.
Lorsque les hommes du port d’Argos défient les dieux, Hadès décide de leur
donner une leçon : soit ils sacrifient Andromède, fille du roi, ou le
terrible Kraken dévastera la ville. Seul Persée, lui-même fils de Zeus et d’une
mortelle, entreprendra de chercher un moyen de tuer le monstre avant la fin du
compte à rebours…

.
L’idée d’un remake n’était pas si mauvaise en soi : déjà rétro en 1981,
« Le choc des Titans » et ses mélanges délirants de mythologie a mal
vieilli, et Leterrier, a défaut d’être un créateur, est un artisan capable de
livrer un produit formaté mais 
divertissant… Mais des rumeurs d’une production troublée n’étaient guère
engageants, encore moins la déclaration de Sam Worthington décrivant le film
comme « lui-même en jupe affrontant des monstres avec une épée en plastique
»…  Et on sent que « libérez
le Kraken ! » était censé remplacer le « This… is…
Spartaaaaa ! » bramé jusqu’à l’écœurement par n’importe quel
kikoo-lol sur tous les forums. Pourtant, l’ensemble ne démarre pas trop mal
dans le genre rétro, et les dieux (du moins les rares qui ne se contentent pas
de faire acte de présence) gardent un côté dûment kitsch, bien que les
dialogues soient d’une bêtise stupéfiante… Mais tout se gâte dès les premières
scènes d’action brouillonnes et que les trous de scénarios deviennent trop apparents :
on peut passer sur le fait que la mère de Persée soit condamnée à mort alors
que Zeus (techniquement un violeur, donc) ait pris l’apparence de son mari pour
l’engrosser (en ces temps, l’épouse était toujours coupable), moins que des
scorpions géants réellement impressionnants deviennent dociles comme des
toutous sans la moindre explication. Une fois passé l’épisode du nocher Charon,
la routine s’installe et les combats contre la Méduse et ce fameux kraken, censés
être le point d’orgue grandiose du film, et leurs plans rasants donnent
l’impression de voir quelqu’un d’autre jouer à « God of War », faute
du moindre impact émotionnel. De plus, faute d’un véritable choix autre que le
travail des décors, le film ne prend ni la patine du film fait à l’ancienne, ni
vraiment une approche moderne, même si on s’attend constamment à voir
Worthington tirer un M16 de sa besace. Encore un film inutile et une occasion ratée… mais qui a
rapporté assez de brouzoufs pour justifier une suite !




Le choc des titans (1981)



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


Clash of the Titans Warner 1981 Desmond Davis, avec Harry Hamlyn, Laurence Olivier, Judi Bowker, Burgess Meredith, Claire Bloom, Maggie Smith, Ursula Andress, Pat Roach…



Le roi Acrisios fait jeter à la mer Danaé et Persée, l’enfant qu’elle a eu de
Zeus ; ulcéré, celui-ci libère le kraken qui détruit la ville. Vingt ans
plus tard, Zeus décide qu’il est temps pour Persée de reconquérir Argos. Mais
il tombe amoureux de’Andromède, elle-même victime d’une malédiction : son
promis Calibos oblige chacun de ses prétendants à résoudre une énigme sous
peine de mort…

Soyons net : la nullité du remake de Leterrier (ou plutôt du studio Warner
qui ne cessa d’interférer) ne fait pas de l’original un classique : tourné
en 79, il était déjà dépassé au jour de sa sortie, tant les épopées
mythologiques étaient passées de mode. On y retrouve un curieux mélange de
fidélité à la mythologie et de trahisons (le Kraken des mythologies nordiques,
l’intrusion de Calibos) et un côté kitsch fièrement assumé qui ne s’interdit
pas de lorgner du côté de « La guerre des étoiles » (balançant même
une chouette mécanique très R2D2 comme personnage comique). Quant à Persée
lui-même, bardé d’artefacts magiques qu’il ne cesse de perdre, il évoque plutôt
un pantin manipulé par Zeus et pas toujours très malin… Cela dit, l’ensemble
emballé imperturbablement par un vétéran des séries TV a son charme. L’action
rapide ne se contente pas de passer d’une scène d’effets spéciaux à une autre,
mais développe un récit épique où les dieux s’avèrent bien capricieux, prompts
à punir les uns pour les fautes des autres (comme dans la « vraie »
mythologie !) et brasse pas mal de personnages. Tout comme les
« Jason » de Harryhausen, le public visé est plutôt familial, malgré
une ou deux scènes dures (et quelques nudités qui ne traumatiseront personne)
et s’avère une curiosa coincée entre deux ères cinématographiques…




Le choc des Titans (2010)



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Clash of the Titans Warner 2010 Louis Leterrier, avec Sam Worthington, Liam Neeson, Ralph Fiennes, Jason Flemyng, Elisabeth McGovern, Mads Mikkelsen…



Lorsque les hommes du port d’Argos défient les dieux, Hadès décide de leur
donner une leçon : soit ils sacrifient Andromède, fille du roi, soit le
terrible Kraken dévastera la ville. Seul Persée, lui-même fils de Zeus et d’une
mortelle, entreprendra de chercher un moyen de tuer le monstre avant la fin du
compte à rebours…

L’idée d’un remake n’était pas si mauvaise en soi : déjà rétro en 1981,
« Le choc des Titans » et ses mélanges délirants de mythologie a mal
vieilli, et Leterrier, a défaut d’être un créateur, est un artisan capable de
livrer un produit formaté mais 
divertissant… Mais des rumeurs d’une production troublée n’étaient guère
engageantes, encore moins la déclaration de Sam Worthington décrivant le film
comme « lui-même en jupe affrontant des monstres avec une épée en
plastique »…  Et on sent que
« libérez le Kraken ! » était censé remplacer le « This…
is… Spartaaaaa ! » bramé jusqu’à l’écœurement par n’importe quel
kikoo-lol sur tous les forums. Pourtant, l’ensemble ne démarre pas trop mal
dans le genre rétro, et les dieux (du moins les rares qui ne se contentent pas
de faire acte de présence) gardent un côté dûment kitsch, bien que les
dialogues soient d’une bêtise stupéfiante… Mais tout se gâte dès les premières
scènes d’action brouillonnes et que les trous de scénarios deviennent trop
apparents : on peut passer sur le fait que la mère de Persée soit
condamnée à mort alors que Zeus (techniquement un violeur, donc) ait pris
l’apparence de son mari pour l’engrosser (en ces temps, l’épouse était toujours
coupable), moins que des scorpions géants réellement impressionnants deviennent
dociles comme des toutous sans la moindre explication. Une fois passé l’épisode
du nocher Charon, la routine s’installe et les combats contre la Méduse et ce
fameux kraken, censés être le point d’orgue grandiose du film, et leurs plans
rasants donnent l’impression de voir quelqu’un d’autre jouer à « God of
War », faute du moindre impact émotionnel. De plus, sans choix artistique,
le tout ne prend ni la patine du film fait à l’ancienne, ni vraiment une
approche moderne, même si on s’attend constamment à voir Worthington tirer un
M16 de sa besace. Encore un film inutile… mais qui a rapporté assez de
brouzoufs pour justifier une suite !




Le continent oublié



Royaume-Uni  
Note : 3/5


The people that Time forgot Metro Goldwyn Mayer 1977 Kevin Connor, avec Patrick Wayne, Doug McLure, Sarah Douglas, Thorley Walters, Dave Prowse…



1918. Le major Ben McBride lance une expédition pour partir à la recherche de
Bowen Tyler, son collègue disparu durant la première guerre mondiale. Mais leur
hydravion tombe sur un ptérodactyle qui les force à atterrir ! Ils se retrouvent
sur une terre oubliée peuplée de dinosaures et d’êtres préhistoriques…

Comme le prouve cette semi-suite au gigantesque succès « Le 6e
continent », lui-même rejeton tardif des bandes « préhistoriques » de
la Hammer, les trois films de Kevin Connor adaptés d’Edgar Rice Burroughs sont
devenus des sommets du kitsch rétro — alors que, il ne faut pas l’oublier, ils
étaient les « Jurassic Park » de leur époque !  Certains vieux de la vieille les ayant
vus lors de leur enfance ne les ont jamais oubliés. Aujourd’hui, ils semblent
bien datés, offrant toutes les figures imposées de l’aventure (Ah, ces dames
« préhistoriques » à la permanente impeccable…) et contrairement au
« 6e Continent », celui-ci ne perd pas de temps pour offrir des dinosaures
aussi convaincants que certains CGI foireux. Le principal problème est
l’interprétation moyenne, malgré la présence de Thorley Walters, figure
prolifique et oubliée du fantastique anglais jusqu’à son décès en 91, et un
rythme moins soutenu (moins de moyens ?). Grâce au DVD, ce genre de films
peut encore charmer les petits et les grands… Avec Dave Prowse, le Dark Vador
originel, dans un rôle de bourreau, Doug McClure étant également le héros de
« Centre Terre, 7e Continent » et « Le 6e
Continent ». On attendra en vain un 8e ou 9e
continent… Malgré ses 70 ans passés, Kevin Connor (qui continuera le filon
l’année suivante avec « Les 7 cités d’Atlantis », puis réalisera le
culte « Motel Hell ») est toujours actif en télévision !




Le corbeau



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


The Raven Universal 1935 Louis Friedlander, avec Bela Lugosi, Boris Karloff, Irene Ware, Samuel Hinds…



Le docteur Vallin, excentrique de génie fanatique d’Edgar Poe, est tiré de sa
retraite pour sauver Jean Thatcher, une danseuse qui est également la fille
d’un concurrent. L’opération réussit, mais Jean et Vallin tombent amoureux :
Thatcher père s’en alarme et somme Vallin de ne plus voir sa fille. Intervient
le criminel évadé Edmond Bateman, qui veut que Vallin lui change son visage de
brute. Vallin l’opère, mais Bateman est plus défiguré encore ! Vallin le fait
chanter, promettant de lui rendre un visage normal s’il l’assiste dans sa
vengeance. Il invite alors le docteur Thatcher, Jean et son fiancé dans sa
maison truffée de pièges…

Un bon vieux film à savant fou, paru dans la série Universal Monster. L’action
est rapide et bien menée et l’affrontement des deux monstres sacrés est
intéréssant. Friedlander n’est pas Todd Browning, mais effectue correctement
son travail. Comme beaucoup de films de l’époque, celui-ci ne dure qu’une
heure. A voir pour les inconditionnels du fantastique, même si on est en droit
de préférer la version que tourna Roger Corman en 1963, avec Vincent Price,
Boris Karloff et Peter Lorre.




Le crépuscule des morts



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Soul’s Midnight Free Dolphin 2006 Harry Basil, avec Armand Assante, Robert Floyd, Elisabeth Ann Bennett…



Charles Milford et son épouse enceinte Alicia se
rendent dans une petite ville pour assister aux obsèques de son père, qu’il n’a
jamais connu. Ils rencontrent le propriétaire d’un hôtel qui les invite à
assister au festival local consacré à St George. Mais un culte vampirique
lorgne l’enfant d’Alicia pour faire revenir son chef d’entre les morts…

Un direct-vidéo évoquant aussi bien « L’avocat
du Diable » que « Shining », mais qui s’enfonce dans le cliché
sans trop savoir si l’on est dans le pastiche alors que certaines scènes sont
sérieuses (le réalisateur vient d’ailleurs de la comédie !) L’ennui, c’est
que le prologue contient en lui-même tout le film, à la fin donc convenue.
Ensuite, tout l’arsenal du genre est invoqué : le suave européen, les
rêves sinistres, un festival bizarre, un culte satanique, des vampires… Tout y
est, et pourtant, la mayonnaise ne prend pas. Dommage…




Le dernier exorcisme



Etats-Unis d'Amérique   France  
Note : 1/5


The last exorcism StudioCanal 2010 Daniel Stamm, avec Patrick Fabian, Ashley Bell, Iris Barr…



.
Cotton Marcus est un prédicateur plus ou moins charlatan, issu d’une lignée d’exorcistes,
mais persuadé de l’inexistence du diable. Il accepte donc d’être filmé par une
équipe de tournage lors d’un exorcisme afin de prouver leur nocivité. Les
choses ne se passeront pas comme prévu…

.
Inutile de dire que ceux qui sont allergiques aux faux documentaires ont intérêt
à passer leur chemin ! Si le procédé commence à se faire vieux, celui-ci commence
plutôt bien avec un personnage plus attachant que la moyenne, un
prêcheur-charlatan continuant son travail pour simplement gagner sa vie,
anti-héros faillible et sympathique en pleine crise de foi qui semble néanmoins
ne pas avoir de mauvaises intentions, puisque son but est de dénoncer les
dangers de l’exorcisme : la séquence où il utilise des effets spéciaux
pour usiner de fausses manifestations surnaturelles est bien vue. Le décor et
le mystère est bien campé avec quelques idées intéressantes, renforcé par une
interprétation forte (notamment Ashley Bell dans un rôle peu évident — et qui
effectua ses incroyables contorsions sans trucages)… Mais finit par
s’effondrer : les mystères s’empilent sans se résoudre et finissent par
brouiller le propos, une musique typique de film d’horreur  et des champs/contrechamps intempestifs gâchent
l’aspect réaliste… Et surtout, on s’achemine tant bien que mal vers une
conclusion extrêment précipitée et décevante en plus d’être cliché, qui ne
résoud rien et donne l’impression de se moquer du spectateur. Impression
renforcée par l’image de l’affiche, clé de voûte de la publicité du film,  qui n’apparaît jamais à l’écran, puisque
le choix est celui du réalisme… contredit au final. Plus amer encore, cette
mauvais blague fut aussi lucrative que les arnaques de son personnage central :
pré-acheté grâce à la caution d’Eli Roth ici producteur, ce petit budget (1,8 millions
de dollars) était profitable avant la première image tournée et rapporta vingt
fois sa mise. Bref, bien des promesses qui au final, par cynisme ou
incompétence, ne sont pas tenues…




Le dernier maître de l’air



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


The last airbender Paramount 2010 M. Night Shyamalan, avec Noah Ringer, Dev Patel, Nicola Peltz, Jackson Rathbone, Cliff Curtis…



.
Jadis, les quatre nations de l’air, le feu, la terre et l’eau étaient unies par
un avatar susceptible de maîtriser les quatre éléments, mais celui-ci disparut…
Un siècle plus tard réapparaît Aang, destiné à être l’avatar. Mais la nation du
feu a déclaré la guerre aux autres…

.
Après l’ignoble « Phénomènes» et ce naufrage, qui mérite bien ses multiples prix razzies 2010 (Pire scénario, pire réalisateur, etc),
on finirait par croire les détracteurs de Shyamalan… Prenant une série
appréciée du public, ce machin semble avoir pris au hasard des pages des sept
heures du script originel et les avoir tourné au hasard. Le pire est que les
crânes d’œuf de Paramount ont ensuite trouvé judicieux de recouper une
demie-heure suite à la décision précipitée de convertir le tout en 3D ! Ne
reste que des scènes d’effets spéciaux ennuyeuses noyées dans une histoire
débile et incohérente, où on serait bien en peine de trouver un enjeu ou une
simple trame narrative, ou les personnages apparaissent et disparaissent sans
rime ni raison, bref, un immense gloubi-boulga indigeste et surfriqué (150
millions de dollars !) que même son acteur Dev Patel, auréolé de sa gloire
de « Slumdog Millionnaire », a rejeté. Le pire, c’est que dans le
dessin animé, les arts martiaux étaient traités avec respect, chaque geste
évoquant l’élément inspiré ; là, des personnages dûment blanchis se
contentent de gesticuler sans rime ni raison pour invoquer ce qui est et reste
des effets spéciaux sans une once de crédibilité. Il suffit de comparer les
« grandioses » vaisseaux des maîtres du feu avec ceux du dessin animé
pour voir l’ampleur de la catastrophe. Le pire est que comme le film était
censé être le premier d’une trilogie, on ne s’est même pas donné la peine de
lui donner une conclusion ! (Et là, les comparaisons avec le Seigneur des
Anneaux s’imposent). Bref : nul et non avenu.




Le septième fils



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni   Chine   Canada  
Note : 0/5


Seventh Son Universal 2014 Sergeï Bodrov, avec Jeff Bridges, Ben Barnes, Julianne Moore, Alicia Vikander…



Lorsque Malkin, la mère des sorcières, s’échappe de la prison où l’a reléguée
l’épouvanteur Gregory, il se lance à sa poursuite, mais la sorcière tue son
apprenti. Le suivant sera Tom Ward, le septième fils d’un septième fils, qui
n’aura qu’une semaine d’entraînement avant d’affronter Malkin et ses cohortes
lors de la prochaine lune de sang…
Décidément, les studios courent après n’importe quel
roman susceptible de donner une franchise lucrative… Mais apparemment, l’échec
d’ « Eragon » n’a rien appris aux crânes d’œuf d’Hollywood, même
si Warner, au vu du résultat, traîna des pieds avant de distribuer le film à la
sauvette. Malgré son gros budget, ce machin évoque un des téléfilms recyclables
du SyFy Channel écrit avec « La fantasy pour les nuls » en main… Tout
est fonctionnel, pas un personnage n’a un poil d’intérêt (Bridges semble émuler
les personnages qu’il interprète ces derniers temps et Moore disparaît sous les
CGI), les péripéties sont courues d’avance et tout le monde semble surtout
avoir envie d’en finir. Le pire est que la même absence d’imagination est
sensible sur l’image, avec cette espèce de photographie luminescente qui
devient vite irritante et des décors en CGI généralement assez laid. Bref, pas
grand-chose à sauver, et le tout a fait un bide sanglant prévisible.




Le silence des ombres



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


112mn Shelter Wild Side 2010 Mans Marlind & Björn Stein, avec Julianne Moore, Joathan Rhys-Meyers, Jeffrey DeMunn, Frances Conroy…



. Les
Harding sont psychiatre de père en fille… C’est son père qui appelle Cara
Harding pour examiner le cas d’Adam, un de ses patients. Cara a beau ne pas
croire aux personnalités multiples, et avoir envoyé à la chaise électrique un
assassin prétendant en souffrir, Adam remet en cause ses perceptions. Or il
semblerait qu’Adam endosse plusieurs personnalités, toutes appartenant à des
victimes de morts brutales… Et les proches de Cara commencent à mourir. Mais
Adam est-il bien qui il paraît être ?

.
Voilà un film qui, lui aussi, souffre d’un dédoublement de personnalité. La
première partie, la plus intéressante, est un thriller psychologique traité
d’une façon froide et clinique qui évoque plutôt certains drames nordiques,
voire Cronenberg. Un intérêt qui tient à un suspense bien agencé, des
personnages bien sentis (Les rapports entre le père et la fille) et
l’incroyable interprétation de Rhys-Meyers qui rend ses confrontations avec
Julianne Moore assez glaçantes. Les réalisateurs prennent tout le temps
d’instaurer la mise en place et un suspense prenant… Qui, une fois de plus,
part en vrille lors de la seconde partie : on ressort la traditionnelle
enquête reposant sur le fait qu’on trouve toujours la personne âgée qui, comme
par hasard, détient l’élément qu’il faut et l’ensemble prend l’aspect d’une
copie d’un épisode de « X-Files » à base de magie des montagnes
(thème souvent utilisé dans la légendaire série), et les trous de l’histoire
deviennent de plus en plus évident jusqu’au final mélodramatique. De plus,
l’ensemble opère un détour vers une propagande religieuse moyennâgeuse basée
sur l’ancien testament, du style « ayez la foi, sinon… ». Les
talibans approuveraient… Reste la moitié d’un bon film, riche en atmosphère et
excellemment réalisé, auquel on a greffé un épisode de « X-Files ».
Du coup, on comprend que le film ne soit pas passé par la case salles ; en
DVD, on peut y jeter un œil, mais gare à la déception à mi-chemin… Les heureux
réalisateur ont signé pour « Underworld 4 », dans notre série « les
franchises ne meurent jamais »…




Legion



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Sony 2010 Scott Charles Stewart, avec Paul Bettany, Lucas Black, Tyrese Gibson, Dennis Quaid, Charle S. Dutton…



.
Plusieurs personnages sont réunis dans un restaurant au fin fonds de nulle part
lorsqu’un mystérieux inconnu apparaît. Dieu a décidé d’éradiquer l’espèce
humaine une bonne fois pour toutes avec l’aide d’une armée de zombies possédés.
Seul Michel a décidé de lutter du côté des humains. Le seul espoir de
l’humanité est l’enfant que porte la serveuse…

.
En admettant ce point de départ absurde, on pouvait atteindre au moins un film
débile mais amusant, mais là… D’abord, ce n’est pas un film, mais un monstre de
Frankenstein fabriqué de pièces d’autres métrages. L’essentiel est étroitement
pompé sur « Terminator » (oui, comme dans les années 90…) avec des
bouts de « Prince des ténèbres », « Matrix », « The
Crow », « The Prophecy » et à peu près tout ce qui tombe sous la
main (Des zombies ? C’est à la mode ! Oui, on doit pouvoir en coller
quelque part…) Le début pouvait faire illusion, mais on déchante vite :
rien n’est vraiment expliqué (et on ne saura jamais en quoi l’enfant en
question est censé « sauver l’humanité », en dehors de « heu,
c’est ce qu’on disait dans « Terminator », alors allons-y — et
d’ailleurs, s’il s’agit de Jésus, pourquoi les anges voudraient-ils le
tuer ? Et on passera sur le « les faibles sont une proie
facile » face aux méchants anges. Et les Ubermensch s’en sortent ?),
ni pourquoi utiliser un moyen si tortueux de venir à bout de l’humanité alors
que deux ou trois bombes H bien placées suffiraient (mais il n’y aurait pas de
film…), et régulièrement, l’action stoppe pour que deux protagonistes débattent
de leur existence pitoyable dégoulinante de pathos le long de dialogues débiles
à grincer des dents, y compris pour des personnages voués à mourir dans les
secondes qui suivent. Et on passera sur la notion d’anges qui se battent à
coups de gros flingues et de kung fu (ils n’auraient pas, je ne sais pas… des
super-pouvoirs divins ou quelque chose comme ça ?) Et lorsqu’on croit
avoir eu affaire à tous les clichés du « Une poignées de gens piégés dans
un espace clos face à une menace surnaturelle », apparaît ce qui est censé
être LE clou du film, un Gabriel empêtré d’un attirail évoquant plutôt une
soirée SM au Queen. Quand au troisième tiers, il s’enlise avec délectation dans
le n’importe quoi jusqu’à un happy-end dégoulinant relevant du deus ex machina
au sens littéral (et on a exterminé une bonne partie de la population
terrestre, mais le chtit n’enfant est sauf, alors tout va bien…) Contrairement
à ce qu’on a dit, ce n’est pas un film de fondamentalistes religieux à la
« Le livre d’Eli », vu les libertés prisent avec le canon biblique
traité comme un vulgaire folklore. Il s’agit plutôt d’un gros nanar gluant
d’opportunisme, trop mou pour être vraiment distrayant, qui peut éventuellement
se voir en fin de soirée nanar, avec des potes et quelques bières. Et encore…




Les âmes perdues



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Lost Souls Metropolitan 2000 Janusz Kaminski, avec Winona Ryder, Ben Chaplin, John Hurt, Elias Koteas…



Suite à un exorcisme conduit par le père Lareaux sur un tueur psychopathe, sa
disciple, Maya, décode ses écrits. Ils lui donnent le nom du futur antéchrist :
Peter Karlson, jeune auteur à succès, qu'elle devra convaincre…

Un thème séduisant, celui d'un homme ordinaire qui découvre qu'il va devenir le
réceptacle de l'Antéchrist, bien mal traité dans une mise en scène prétentieuse
à souhait. Le scénario, qui ne semble pas savoir que faire de son thème,
recycle les clichés du genre jusqu'à une fin particulièrement grotesque et
décevante. Quant aux séquences d'exorcismes, traitées façon clip de MTV dans un
déluge de filtres, elles ne terrifieront personne. Dommage, car les acteurs
font ce qu'ils peuvent, Winona Ryder en tête, et la photographie est superbe
(Janusz Kaminski est un chef op primé qui a travaillé sur « La liste de
Schindler » et « Il faut sauver le soldat Ryan !). Bref, cette
fiction chrétienne ne convertira personne ; même "Stigmata" était
plus intéressant. Allez en paix et évitez ce film.




Les âmes silencieuses



Royaume-Uni   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


The Quiet Ones Metropolitan 2014 John Pogue, avec Jared Harris, Olivia Cooke, Sam Clafin, Erin Richards…



Joseph Coupland, un professeur d’université, décide de démontrer l’origine
psychologique des phénomènes dits surnaturels. Mais lorsqu’on lui coupe les
fonds, rassemblant une petite équipe et un cinéaste amateur, il s’enferme dans
une maison isolée avec Jane Harper, une jeune femme se disant possédée par une
certaine Evey. Les choses ne se passeront pas comme prévu…

Décidément, la Hammer ressuscitée souffle le chaud et le froid avec le très
réussi « La dame en noir » et un « Wake Wood » peu
convaincant. Et le fait que ce film  aux dix-sept producteurs ( !) ait dormi deux ans sur une
étagère avant d’être coupé pour avoir un classement « interdit aux moins
de 13 ans » n’augure rien de bon… D’autant que les hasards du calendrier
le heurte à un « Projet Atticus » au sujet fort proche ! Dès le
départ, l’ensemble fait réchauffé, d’autant que Pogue semble plus filmer une
Angleterre  et ses profs rigides
telle que se l’imagine un Américain que la réalité… Par la suite, l’impression
de déjà-vu se confirme : à force de vouloir insérer de force des passages
façon documenteur, le réal impose des ruptures de ton brutales à renfort
d’effets sonores tonitruants, et la première apparition gratuite d’un CGI mal
fait achèvera nos derniers espoirs… Un ultime rebondissement asséné de façon
arbitraire sert de prélude au grand n’importe quoi qu’est une conclusion incompréhensible
ou les coupes sombres se font sentir. Le tout est comme son ultime
sursaut : putassier, inutile, opportuniste et techniquement inepte, à
l’exception de son interprétation meilleure que le matériau ne mérite. On est
plus proche d’ »Annabelle » que de « La dame en noir »…




Les aventures d'Hercule



Etats-Unis d'Amérique   Italie  
Note : 1/5


L'aventure dell' incredibile Ercole/Hercules II UGC 1985 Lewis Coates (Luigi Cozzi), avec Lou Ferrigno, Milly Carlucci, william Berger…



Un prêtre sacrifie des jeunes femmes à un Dieu du feu… La jeune Romania vient
demander l'aide d'Hercule qui s'en débarassera grâce à une substance toxique,
le Normacrill. Mais son vieil adversaire Minos ressurgit… Pour le vaincre, il
doit retrouver les sept éclairs de Zeus, cachés par des Dieux mortels…

La suite du "Hercule" du même Cozzi, légendaire auprès des amateurs de nanars
délirants. Celui-ci, sans doute plus fauché, réussit à être encore plus kitsch
: les scènes "cosmiques" façon disco valent leur pesant de cacahuète,
Antus ressemble au monstre de "Planète interdite" et au final, les
belligérants se transforment en créatures à gros traits façon jeu vidéo
antique. La cassette et rare (et la jaquette très belle), mais ressurgira bien
un jour en DVD au hasard d'une nouvelle saison de la série TV…




Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec



France  
Note : 1/5


EuropaCorp 2010 Luc Besson, avec Louise Bourgoin, Mathieu Amalric, Gilles Lellouch, Jean-Paul Rouve, Philippe Nahon…



.
Paris, 1912. Un œuf de ptérodactyle du Jardin des Plantes éclot et son occupant
hante Paris… De son côté, la journaliste et aventurière Adèle Blanc-Sec
retrouve la momie d’un médecin de Ramsés. Elle espère se servir des découvertes
du professeur spirite Dieuleveult pour guérir sa sœur plongée dans le coma
depuis un malencontreux accident, mais celui-ci, qui n’est pas étranger à
l’apparition du ptérodactyle, est en prison…

.
Que dire de cette adaptation, sinon qu’on rêve de ce qu’en aurait fait Jeunet,
un temps rattaché au projet et dont l’influence plane sur le film ? Il est
vrai qu’on est loin d’un naufrage à la « Belphégor », mais l’ensemble
ne tient jamais ses promesses. Un des problèmes est le personnage central
lui-même : est-ce la façon dont il est écrit ou l’interprétation, mais
s’il est toujours louable de donner une chance à de jeunes actrices, cette
Adèle Blanc-Sec semble surtout arrogante et égoïste, à tel point que lorsque
ses motivations s’avèrent altruistes, on a du mal à y croire… ensuite,
l’histoire est aussi problématique : somme toute très linéaire, elle
multiplie à l’envie les personnages secondaires parfois savoureux (Gilles
Lellouche est très drôle en inspecteur évoquant Jeffrey Jones en Lestrade dans « Elémentaire,
mon cher Lock Holmes »), mais au détriment d’un flux narratif sacrifié,
niant toute tension dramatique. L’ensemble passe donc d’une scène à l’autre,
certaines réussies, d’autre bien étirées (les transformations à vue d’Adèle,
particulièrement gratuites et longuettes) avec un humour frôlant souvent la
vulgarité. Et que dire d’un côté « Indiana Jones » un peu daté ?
Bref, pas vraiment le naufrage annoncé par une certaine presse, mais juste une
adaptation inutile de plus. Le public ne fut d’ailleurs guère au rendez-vous…




Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec



France  
Note : 1/5


EuropaCorp 2010 Luc Besson, avec Louise Bourgoin, Mathieu Amalric, Gilles Lellouch, Jean-Paul Rouve, Philippe Nahon…



Paris, 1912. Un œuf de ptérodactyle du Jardin des Plantes éclot et son occupant
hante Paris… De son côté, la journaliste et aventurière Adèle Blanc-Sec
retrouve la momie d’un médecin de Ramsés. Elle espère se servir des découvertes
du professeur spirite Dieuleveult pour guérir sa sœur plongée dans le coma
depuis un malencontreux accident, mais celui-ci, qui n’est pas étranger à
l’apparition du ptérodactyle, est en prison…

Que dire de cette adaptation, sinon qu’on rêve de ce qu’en aurait fait Jeunet,
un temps rattaché au projet et dont l’influence plane sur le film ? Il est
vrai qu’on est loin d’un naufrage à la « Belphégor », mais l’ensemble
ne tient jamais ses promesses. Un des problèmes est le personnage central
lui-même : est-ce la façon dont il est écrit ou l’interprétation, mais
s’il est toujours louable de donner une chance à de jeunes actrices, cette
Adèle Blanc-Sec semble surtout arrogante et égoïste, à tel point que lorsque
ses motivations s’avèrent altruistes, on a du mal à y croire… ensuite,
l’histoire est aussi problématique : somme toute très linéaire, elle
multiplie à l’envie les personnages secondaires parfois savoureux (Gilles
Lellouche est très drôle en inspecteur évoquant Jeffrey Jones en Lestrade dans
« Elémentaire, mon cher Lock Holmes »), mais au détriment d’un flux
narratif sacrifié, niant toute tension dramatique. L’ensemble passe donc d’une
scène à l’autre, certaines réussies, d’autre bien étirées (les transformations
à vue d’Adèle, particulièrement gratuites et longuettes) avec un humour frôlant
souvent la vulgarité. Et que dire d’un côté « Indiana Jones » un peu
daté ? Bref, pas vraiment le naufrage annoncé par une certaine presse,
mais juste une adaptation inutile de plus. Le public ne fut d’ailleurs guère au
rendez-vous…




Les chiens fous



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Dogs Carrère Vidéo 1976 Burt Brinckerhoff, avec David McCallum, Linda Gray, Eric Server…



Une horde de chiens semble attaquer le bétail avant de s’en prendre aux hommes.
Est-ce l’influence de l’accélérateur de particules tout proche ?

Pour mémoire, car vous avez peu de chance de voir cette cassette assez rare qui
relève de l’invasion animale. En fait, après une jolie intro ou des chiens se
rassemblent, on suit servilement le schéma : entre deux agressions, le scientifique
local tente de convaincre les autorités, bla bla bla… On l’a vu en mieux dans
“ Piranhas ”. Une mauvaise duplication et une v.f. ridicule coule
toute tentative d’instaurer un poil de suspense. A dégager ! Une suite devait
raconter la même histoire avec des chats, mais l’échec du film à sa sortie en
salles tua le projet dans l’œuf.




Les chroniques du dragon



Roumanie  
Note : 1/5


Fire and Ice Voltage 2008 Pitof, avec Amy Acker, Tom Wisdom, John Rhys-Davies, Arnold Vosloo…



Carpia est un royaume paisible sous la règne du roi Augustin. Son seul
problème : sa fille Luisa, garçon manqué pensant plus à monter à cheval
qu’à se marier ! Mais lorsqu’un dragon de feu dévaste le royaume, elle se
lance en quête du seul homme à avoir tué un tel monstre… Or le roi d’à-côté
complote pour déposer Augustin…

On
n’attend pas grand-chose des téléfilms du sci-fi channel, ce qui fait que
celui-ci est presque une bonne surprise. Au moins, contrairement à l’ennuyeux
« Chasseur de dragon », ces bêtes mythique ont un rôle central et on
rajoute même un poil de mythologie les concernant. Cela dit, scénario et
personnages sortent de « écrire une histoire de fantasy pour les
nuls » avec leur dose de trahison, de querelles de pouvoir et de jeunes
gens meugnons en quête initiatique pour sauver le monde, enfin, un village,
mais le tout avance assez vite pour qu’on ne s’endorme pas. Un film de pure
routine donc qu’on ne peut démolir, mais pas vraiment conseiller non plus. Le
fait que Pitof ait tenté de signer ce film de son vrai nom de Jean C. Comar
laisse perplexe…




Les créatures de l'ombre



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Don't be afraid of the dark Proserpine 1973 John Newland, avec Kim Darby, Jim Hutton, William Demarest…



Sally et Alex Farnham héritent d'une vieille demeure. Mais, en ouvrant une
cheminée condamnée, Sally libère trois créatures maléfiques qui s'attachent à
elle…

De l'angoisse télévisuelle qui fut l'une des premières approches du genre pour
certains à une époque où la TV ne voulait pas entendre parler de fantastique
(Je sais, c'est difficile à croire aujourd'hui, mais bon…). Quelques frissons
aseptisés et un certain sens de l'atmosphère dû aux efforts du metteur en
scène, au palmarès impressionnant en terme de séries TV (De Star Trek à Wonder
Woman en passant par l'oubliée et réussie "Le sixième sens") font
passer la pilule, mais tout ceci a bien vieilli…




Les témoins du mal



Espagne  
Note : 1/5


No-do Swift 2009 Elio Quiroga, avec Anna Torrent, Francisco Boira, Hector Colomé…



.
Pédiâtre, Francesca est traumatisée par la perte de son nouveau-né. Dix ans
plus tard, elle et son mari ont un nouvel enfant et s’installent dans une
grande demeure isolée pour l’élever au calme, mais les phénomènes inquiétants
se multiplient autour de Francesca. Elle va découvrir le secret de la maison,
un ancien pensionnat catholique où se croisent des fantômes et un esprit
élémentaire que l’église échoua à chasser…

.
On le sait, tout ce qui vient d’Espagne est estampillé génial par les salons où
l’on cause avant même de l’avoir vu, mais cette histoire de fantômes bien usée
ne fait pas illusion longtemps. La seule originalité est l’utilisation des
« No-do » du titre original, des documents d’actualités de l’ère
Franquiste où la vérité était bien malmenée, occasion pour le réalisateur
d’expérimenter sur le vieillissement de la pellicule. L’ennui, c’est que ce
sujet de la désinformation est à peine cité — et ce après la conclusion de l’histoire !
— et que, de là, le film peine à trouver une direction : rien n’est
vraiment traité, ni la parano d’une mère craignant pour son enfant (à peine
esquissée par « babyphone » interposé), ni la dénonciation des
turpitudes de l’église, puisque à son troisième acte, le récit vire au film catholique
post-« Exorciste » jusqu’à une pseudo-révélation qu’on voit venir à
des kilomètres et un plan final d’une naïveté confondante (l'habituel carton précisant que le bouzin est basé sur des fais réels et que les noms ont été changés fera tiquer athées et anticléricaux convaincus…). Et s’il y a une
vieille dame inquiétante ™, on a l’impression que c’est parce qu’il en faut
obligatoirement une dans ce type de récit… On a donc droit à des apparitions
« spectrales » arbitraires à grands coups de CGI sentant le réchauffé
et d’effets sonores tonitruants (On pense au « Darkness » de
Balaguero, voire « La nonne » et à BEAUCOUP d’autres films.) Et que
dire de cette musique grandiloquente ! Alors certes, les valeurs de
production sont impressionnantes pour un petit budget, il est agréable de
revoir Anna Torrent qui a bien changé depuis « Tesis » et quelques
scènes sont efficaces, quoique non suivies (voire sans conclusion, comme
lorsque Francesca est engloutie dans des ténèbres en mouvement… et qu’on la
retrouve à sa table de cuisine sans savoir ce qui lui est arrivé dans l’intervalle !),
mais on a plutôt l’impression d’une œuvre commerciale cherchant à exploiter un
filon lucratif sans trop se fouler. Bof… Fait agaçant, Swift ne propose qu’une vf et une vo… non
sous-titrée, malgré ce qui est promis par le menu et la jaquette !




Lost River



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


WildSide 2014 Ryan Gosling, avec Christina Hendricks, Iain de Casteaker, Saoirse Ronan, Matt Smith…



A Lost River, ville presque morte suite à la crise économique, Bones survit de
ce qu’il arrache aux maisons abandonnées, mais s’attire les mauvaises grâces de
Bully, qui se veut le caïd du secteur. Alors que la banque menace de reprendre
leur maison, la mère de Bones accepte un emploi dans un club très
grand-guignolesque. Bones découvre alors une ville fantôme sous le lac de la
ville, où s’il faut en croire la légende, il pourrait trouver un moyen de lever
la malédiction qui pèse sur la ville…

Une première réalisation sous influence, Lynch en tête avec une touche de
Wong-Kar wai, voire de Jodorowki, , 
qui a pour le moins partagé les foules, y compris lors de sa
présentation à Cannes. Il faut dire que le résultat n’est pas facile à
appréhender, un conte de fées moderne en milieu de décrépitude urbaine
saisissant, et même le genre proprement dit du film est sujet à débat. Mais si
la réalisation enquille les plans magnifiques magnifiés par la photo de Benoît
Debie (Chef-op de Gaspard Noé), trop c’est trop, et Gosling ne s’efface jamais
derrière une histoire qui existe bel et bien, mais reste assujetie au visuel.
Il faut donc savoir dans quoi on s’engage en visionnant ce film qui a au moins
l’avantage de sortir de la drouille de studio habituelle, et l’a payé cher. A
vous de voir…




L’agence



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


The Adjustment Bureau Universal 2011 George Nolfi, avec Matt Damon, Emily Blunt, Michael Kelly, Anthony Mackie…



David Morris est bien parti pour devenir sénateur lorsqu’une rencontre
accidentelle change tout : il a le coup de foudre pour Elise Sellas, une
danseuse. Une rencontre qui n’aurait pas du avoir lieu et les met dans le
colimateur de certaine « agence »… Mais David défiera le destin
lui-même pour retrouver Elise…

Enfin, un film qui ne se contente pas de son pitch, soit une comédie romantique
de SF/fantastique, mais traite vraiment son sujet sans avoir recours aux
fusillades ou explosions. Tout le plaisir est dans la découverte progressive de
qui sont ces agents très « Dark City », inspiration évidente du
scénario, et de leurs pouvoirs et limitation (on peut même débattre pour savoir
si le film est fantastique ou de science-fiction !), débouchant sur une
amorce de réflexion sur le destin et le libre arbitre. L’idylle rappelle
effectivement « Eternal Sunshine of the Spotless Mind », présentant
des gens crédibles et non des échappés des pages de Vogue, et l’acharnement de
David, qu’on prend même la peine de justifier, en devient poignant. Pour son
premier film, le scénariste George Nolfi offre une réalisation plutôt
maîtrisée, sans effets flash, même si elle manque un rien de personnalité. Il
est dommage que la fin introduise quelques facilités pour se conclure sur un
deus ex machina après l’obligatoire course poursuite, ici pour empêcher un
mariage — sans d’ailleurs se soucier des conséquences pour le futur marié (on
verra peut-être un jour la fin originelle que fut rejetée, puis retournée par
le studio). Entre intimisme et grosse Hollywooderie, au final, on ressort avec
l’impression d’un film agréable à voir, imparfait mais (osons-le) attachant
qui, au moins, n’insulte pas l’intelligence du spectateur. C’est déjà énorme…




L’apprenti-sorcier



Afrique du Sud  
Note : 2/5


The Sorcerer’s Apprentice Seven7 2002 David Lister, avec Robert Davi, Kelly LeBrock, Byron Taylor…



Un sorcier ami de Merlin cache une pierre magique convoitée par la méchante
sorcière Morgane… De nos jours, Ben et sa famille s’installent dans une nouvelle
maison en Angleterre. L’adaptation se fait difficilement, mais Ben est
passionné de magie et s’intéresse à son voisin qui semble être un vrai sorcier.
Il s’agit de Merlin, qui protège toujours le sceptre. Mais Morgane est
également toujours à sa recherche…

Après les « Harry Potter », les films familiaux sur le thème de la
magie sont très demandés… Celui-ci prend un point de départ ultra-classique et
Ben apparaît vite un peu trop mal embouché pour convaincre. Certaines
péripéties se répètent (les apparitions des brutes de service) et on sent le
manque de moyens, mais dans le genre consensuel, cela se laisse voir. Cela dit,
on pourra y préférer les deux « Bibi Blockberg »…




L’autoroute de l’enfer



-- Choix d'un pays --  
Note : 3/5


Highway to Hell Gaumont Columbia 1991 Ate De Jong, avec Patrick Bergin, Chad Lowe, Adam Storke…



 Ignorant le conseil d’un vieux pompiste, un jeune couple s’engage sur une
portion d’autoroute déserte… lorsqu’apparaît un monstrueux policier qui enlève
la jeune femme ! Celle-ci sera littéralement confrontée au Diable pendant que
son fiancé la recherche dans un décor loufoque…

Un film à part, complètement surréaliste, hanté de trouvailles chtarbées (La
dégaine du policier, l’apparition de clones d’Andy Warhol, la poursuite avec
des dizaines de VW Coccinelles…) On sent que le Hollandais Ate de Jong aurait
pu aller beaucoup plus loin, le film semble écrit au fil de la plume sans grand
souçi de logique, plutôt de jeter un maximum d’idées à l’écran jusqu’à une fin
déconcertante, mais l’ensemble est assez riche pour contenter l’amateur de
curiosa. Dommage que les deux héros soient si pâlichons — mais peut-être est-ce
voulu ? En tout cas, c’est à voir. Scénario de Brian Hegelhand, futur
scénariste de « Payback » et réalisateur de
« Chevalier » !




L’aventure fantastique



Etats-Unis d'Amérique   Afrique du Sud  
Note : 1/5


Alien from L.A. Delta Vidéo 1988 Albert Pyun, avec Kathy Ireland, William R. Moses, Linda Kerridge…



Wanda, une jeune fille terne, est soudain appelée à la recherche de son père
qui recherchait un univers souterrain… elle tombe en Atlantis, métropole
troglodyte surpeuplée niant l’existence d’un monde de surface…

Drôle de film, mélange de fantasy pour ados (qui prend le dessus) mâtinée de SF
et de bizarrerie à la Pyun, qui mélange Jules Verne et le cinéma japonais pour
développer une vague théorie antiraciste. Très fauché, le film se rapprocherait
des tentatives chtarbées de Hooper, et surtout “L’invasion vient de Mars”, si
un pan&scan (très) réducteur et une duplication très moyenne ne gènaient le
résultat final. La fin est assez normative, voire moralisatrice. Bof.




L’épée du saint Graal



Italie  
Note : 0/5


Quest for the Mighty Sword/ Ator III : The Hobgoblin Antarès 1989 David Hills (Aristide Massaccessi/Joe D’Amato), avec Eric Allen Kramer, Donald O’Brien, Laura Gemser, Marisa Mell…



.
Ator, fils d’Ator, est élevé par le troll Grindle, qui cache l’épée permettant
de venger ses parents. Puis Ator doit libérer une demi-déesse prisonnière du
feu de Thor…

. Quatrième
effort de la série nanaroïde des Ator, de l’héroic-spaghetti avec jusque là
Miles O’Keefe pour héros, qui a pour particularité d'être la seule trilogie en 4 films, D'amato tentant d'ignorer le troisième opus d'Alfonso Brescia. Eric Allen Kramer reprend le rôle et, malgré un
physique banal, n’est pas trop mauvais (Il fera une longue carrière
télévisuelle), mais l’ensemble est fauché et surtout très mou, le scénario semblant s'être improvisé en cours de tournage. Quelques
monstres 100% caoutchouc amuseront l’amateur de Z, tout comme les scènes
d’action nullardes avec cinq figurants pour simuler une armée. Un masque de
nain resservira dans Troll II, produit par… D’Amato ! Les afficionados
reconnaîtront bien des têtes connues d’un cinéma-bis alors finissant… Pas de
DVD en vue, mais la cassette est facile à trouver. Pour nanareux uniquement.




L’exorcisme de Molly Hartley



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


The exorcism of Molly Hartley Fox 2015 Steven R. Monroe, avec Sarah Lind, Devon Sawa, Gina Holden…



Des années après sa possession, Molly Hartley fête son 24ième
anniversaire… mais la soirée alcoolisée se termine au matin, lorsque le couple
avec qui elle est rentrée est retrouvé assassiné dans sa baignoire. Elle est
envoyée dans un hopital psychiatrique tenu par l’église à fins d’évaluation,
mais il est vite clair qu’elle a moins besoin de soins psychiatriques que d’un
exorciste…

La suite d’un film que tout le monde a oublié, sept ans après, sans aucun
acteur original, par un tâcheron du syfy channel ! Non seulement la
réalisation est déficiente et le début a un côté moralisateur déplaisant, mais
on repompe sans sourciller des scènes entières de
« L’exorciste » ! Comme le film semble court, on y rajoute un
twist débile débouchant sur un récit de secte satanique plaqué sur le scénario
sans trop se soucier de logique. On touche le fond…




Mercy



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Universal 2014 Peter Cornwell, avec Chandler Riggs, Dylan McDermott, Frances O’Connor, Mark Duplass…



George a toujours considéré Mercy, sa grand-mère, comme sa meilleure amie, mais
lorsque sa maison de retraite refuse de la garder, il doit s’en occuper avec sa
mère et son frère. Or le passé de Mercy est rempli de zones d’ombre, à
commencer par le suicide de son mari…

Encore un film qui créa le buzz, puis attendit deux ans d’être distribué,
durant lesquels il fut tripatouillé dans tous les sens par le studio… La
nouvelle de Stephen King était si simple que Harlan Ellison put la synthétiser
en un épisode de 21 minutes et deux personnages pour la « Quatrième
dimension ». Là, on ne cesse de rajouter des seconds rôles et des
histoires secondaires pour parvenir à la longueur désirée… mais l’ennui, c’est
que la plupart de ces développements ne débouchent sur rien, sinon un final
bourré de trous et de deus ex machina jusqu’à une morale finale à pleurer de
consensuel. Dommage, les références kingiennes et lovecraftiennes étaient
allèchantes, mais au final, il ne reste qu’un brouillon d’idées sous-développées
et de suggestions qui ne prennent jamais corps accompagnées par l’obligatoire
bande-son tonitruante soulignant chaque effet. Dommage…




Mister Babadook



Australie  
Note : 3/5


The Babadook WildBunch 2014 Jennifer Kent, avec Essie Davis, Noah Wiseman, Daniel Henshall, Barbara West…



 Depuis la mort de son mari, Amelia élève seul son fils Samuel, mais à
l’approche de son anniversaire, son comportement devient de plus en plus
erratique — et irritant pour une femme déjà au bout du rouleau. Samuel est
obsédé par le « Badabook », la créature terrifiante d’un livre pour
enfants, qu’il prétend bien réel. Or tout le monde sait que les monstres
n’existent pas… N’est-ce pas ?

Un point de départ assez banal, 
proche dans l’esprit d’un « Sinister » pour ce petit film fait
avec trois sous qui, selon une formule classique, fit un tabac en festival,
d’où une distribution mondiale (mais un échec commercial chez nous). Dès les
premiers plans, on sent une influence du cinéma behaviouriste des années 70 et
surtout de Polanski dans les cadrages somptueux (pour être moderne aujourd’hui,
on le sait, il faut obligatoirement regarder dans le rétro…) On comprend que William
Friedkin se soit enthousiasmé  pour
le film, tout le début fascine en montrant avant tout une femme désemparée face
au comportement de son fils comme le faisait le début de
« L’exorciste ». Là où la fiction populaire actuelle a pour but
l’élimination du père, forcément coupable de quelque chose comme tous ces
gens-là (« Esther »), là, c’est l’absence du père qui marque le film
de son empreinte. De plus, Kent ose appuyer là où ça fait mal, questionnant la
maternité avec une justesse qui sort un peu du cliché de la mère-courage. On
suit peu à peu la dégradation de cette cellule familiale à peine ouverte sur
l’extérieur, et la sympathie du spectateur ne cesse d’être malmenée, notamment
vis à vis du fils réellement à baffer : on ne peut que comprendre la mère,
et il est au crédit des deux acteurs de donner une puissance au dilemme moral
au cœur du film. Seulement voilà, lorsque le film dissèque une descente aux
enfers de la folie, il remue, mais il veut également être un film de genre… Du
coup, la fin donne dans le grand spectacle et la possession, tout en grimaces,
rugissements et comportement aberrant des personnages, bref, tout ce qu’on
évitait jusqu’à présent. Certes, les métaphores sont bien présentes, et il est
louable de ne pas vouloir tout mettre sur la table (un élément en passant,
comme quoi Amelia écrivait des livres d’enfants a peut-être plus d’importance
qu’il n’en a l’air), mais partir sur une piste pour faire un changement à 90°
dans le film de méchant surnaturel à la Freddy Kruger est une concession
inutile qui gâche le tout jusqu’à un pseudo-happy end ambigu à souhait. Mais
malgré ses défauts, il y a là bien plus de cinéma, de cœur et de tripe que dans
la drouille qui encombre le genre ces derniers temps.




Odd Thomas contre les créatures de l’ombre



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Odd Thomas TF1 2013 Stephen Sommers, avec Anton Yelchin, Addison Timlin, Willem Dafoe…



Odd Thomas a toujours vécu dans la petite ville de Pico Mundo avec son amie
d’enfance Stormy. Sauf que Thomas a hérité du don de voyance de sa mère et peut
percevoir les messages de l’au-delà. Mais lorsque la ville est envahie de
Bodarch, des êtres immatériels annonceurs de chaos, il sait que la catastrophe
est proche. Mais laquelle ?

Curieux de voir Stephen Sommers, réalisateur des « Momies » et de
« G.I. Joe » dans un direct DVD ! Mais une production troublée
suivie de problèmes légaux a saboté sa sortie. On ne peut dire qu’on le regrette :
adaptant un roman de Dean Koontz, usineur de best-sellers laborieux étirés au
maximum, le tout ressemble à un pilote de série TV… voire un épisode de 30mn
étendu sur 90 ! Dès le départ, tout est posé et la copine un peu trop
parfaite et le chef de la police savent tout du don de Thomas, même s’il ne le partagent
pas (on imagine les trésors de persuasion…) De plus, le tout a quand même pas
mal d’années de retard avec ses références pop-cultures et ses efforts
désespérés pour avoir l’air branché, mais donnant une vision « de
vieux » restés à l’ère des « Buffy » du langage ado et venant
après vingt ans de séries TV fantastiques, voix off commentant ce qui se
déroule à l’écran comprise. Pis, l’intrigue proprement dite mets un temps fou à
débuter, avec des révélations inutile pour pimenter la soupe pour un résultat des
plus simplistes de l’homme qui a vu l’homme qui a vu la bombe. L’interprétation
est purement fonctionnelle, Yelchin semblant s’être préparé en regardant les
« Retour vers le futur » en boucle et Dafoe étant particulièrement
mal exploité. Bref du déjà lu, déjà vu, déjà bu, en mieux, et surtout affreusement
daté, qui a néanmoins l’avantage d’offrir un twist final cruel et inattendu.
C’est regardable un soir de grande fatigue intellectuelle, mais peut aussi
s’éviter…




Ouija



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Universal 2014 Stiles White, avec Olivia Cooke, Ana Coto, Daren Kagasoff…



Après que Debbie Galardi se soit suicidée après avoir utilisé un Ouija, ses
proches tentent de comprendre ce qui s’est passé. Mais ce qu’ils invoquent
n’est pas l’esprit de Debbie, mais un autre plus dangereux…

Une énième production Blumhouse (qui a au moins l’avantage de remettre à jour
le genre dans sa forme première de série B à budget petit ou moyen et sans
stars) qui sentait la daubasse dès le départ, mais là… Déjà, la production
troublée qui entraîné de retourner la moitié des scènes était un indice, mais
ce plat pompage de « Destination Finale » se contente du minimum
syndical : personnage transparents (le début est soporifique au possible,
les protagonistes semblant trouver le suicide d’une amie guère plus ennuyeux
que de se casser un ongle), intrigue squelettique ou on tombe toujours sur la
vieille personne détenant l’info nécessaire, meurtres rares et aseptisés… après
un vague rebondissement guère logique, la conclusion est toute aussi plate. Et
le pire, c’est que ce machin a cartonné, remportant vingt fois sa mise dans le
monde et engendrant une suite ! Désespérant… On pourra se gausser
d’Hasbro, la compagnie productrice se vantant de détenir les droits du jeu (pourtant
créé en 1890). Certes, après avoir démontré qu’il provoque la mort de ses
utilisateurs, on peut s’attendre à des ventes fracassantes…




Out of the Dark



Etats-Unis d'Amérique   Colombie   Espagne  
Note : 0/5


eOne 2014 Lluis Quilez, avec Julia Stiles, Scott Speedman, Pixie Davis, Stephen Rea…



Un
jeune couple et sa fille s’installe en Colombie pour diriger une usine, mais le
village est hanté par la mort de ses enfants, tués des siècles plus tôt par les
conquistadors. Et des silhouettes enfantines rôdent autour de Hannah, la petite
fille du couple…

Misère ! Un scénario écrit avec « l’histoire de fantôme pour les nuls »
après une vision de « Poltergeist » un soir de cuite (une petite
fille détenue par des forces surnaturelles, ça ne vous rappelle rien ?)
par des gens persuadés qu’il suffit de mettre une meugnonne chtite fille en
danger pour terrasser le spectateur. La piste principale est oubliée en cours
de route pour un rebondissement qu’on voit venir depuis l’espace jusqu’à un
finale gluant de guimauve (avec l’habituelle question : pourquoi les fantômes
ne s’attaquent-ils pas directement au responsable de leur malheur au lieu de
passer par des intermédiaires.) Et bien sûr, on a droit au personnage
secondaire vaguement sorcière qui n’est là que pour débiter l’exposition
nécessaire au moment lambda. L’interprétation, elle, est insipide au possible. Pire
encore, le tout se traîne comme un téléfilm du samedi après-midi !
Certainement un des pires films de 2014 — et bien sûr, il est sorti en salles
dans de nombreux pays (pas chez nous, pour une fois) là où des œuvres plus
intéressantes finissent directement en DVD !




Pay the ghost



Canada  
Note : 0/5


AB vidéo 2015 Uli Edel, avec Nicolas Cage, Sarah Wayne Callies, Veronica Ferres, Jack Fulton, Stephen McHattie…



Pendant les fêtes d’Halloween, le fils de Mike et Kristen Lawford, Charlie, a
disparu après avoir dit à son père de « payer le fantôme »… Face à
l’impuissance de la police, Mike mène l’enquête et découvre que chaque années,
des enfants disparaissaient durant Halloween. Mais les époux souffrent de
visions concernant Charlie. Son ravisseur serait-il d’origine surnaturelle ?

Encore un film-Frankenstein fait de morceaux d’autres œuvres greffés ou les
kwaïdan japonais se mêlent à « Sinister », « Darkness
Falls », « Candyman » et des zillions d’autres. L’idée de
commencer le tout comme une enquête policière pour glisser vers le surnaturel
(Comme dans « Sinister »…) promettait, mais l’histoire fantastique
est cliché au possible, les apparitions du fantôme et de ses vautours (?)
n’obéissent à aucune logique (pourquoi tue-t-il un personnage secondaire dont
l’incidence sur l’histoire est plus que périphérique et ce après que la menace
ait été établie ?), des scènes à faire comme la visite d’une médium
(trouvée dans les pages jaunes ?) est expédiée et n’apporte pas
grand-chose, il y a toujours la bonne personne pour apporter l’exposition
nécessaire dans une intrigue progressant façon marabout d’ficelle pour devenir
de plus en plus abracadabrante et, pire encore, le finale est plus que
décevant. On peut éviter… Par le réalisateur de « Moi, Christiane F. » !




Percy Jackson et le voleur de foudre



Canada   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


118mn Percy Jackson & the Olympians : The Lightning Thief 2010 Chris Colombus, avec Logan Lerman, Brandon T. Jackson, Alexandra Daddario, Pierce Brosnan, Sean Bean, Steve Coogan, Uma Thurman, Catherine Keener, Kevin McKidd…



.
De nos jours, les dieux Grecs existent toujours… Zeus est furieux qu’on lui ait
volé son éclair. Percy Jackson, un adolescent, découvre à la fois qu’il est un
demi-dieu fils de Poséidon… et qu’il est accusé du vol ! Lorsque sa mère
est enlevée par Hadès, qui veut récupérer l’éclair pour son usage personnel, il
n’a pas d’autre choix que trouver un moyen de se rendre aux enfers…

.
On le sait, fut un temps où chaque auteur potentiel cherchait à devenir le
nouveau ou la nouvelle J.K. Rowlings, d’où une série de héros aux noms
ronflants (Erec Rex, Tara Duncan…) Réalisé par l’auteur des deux premiers Harry
Potter, celui-ci souffre d’une trop grande proximité avec l’univers du sorcier
préféré des foules : on recréé le trio Harry/Hermione/Ron, le
« camp » ressemble fort à Poudlard, etc… Le film a du mal à se
remettre d’une première scène peu convaincante, mais ensuite, Colombus montre
son sens impeccable de la narration : il se passe un nombre
invraisemblable de choses en deux heures qui passent comme un charme sans
jamais donner l’impression d’être précipitées et certains clichés réussissent à
passer (Par exemple, Brandon T. Jackson réussit à jouer les acolytes sans
tomber dans le rigolo-tête-à-claques) malgré des « placements de
produits » un peu lourds. Si la façon d’insérer toute sorte de légendes
Grecques (jusqu’aux fleurs de lotus d’Ulysse…) est amusante, on regrettera
juste que cet univers de dieux omniprésents ne soit pas davantage traité (au
moins, le fait qu’ils se retrouvent aux Etats-Unis était expliqué dans le
roman). Et surtout, Colombus ne réussit pas à insuffler le grain de magie qu’il
avait donné aux Harry Potter, desservi il faut dire par une photographie plutôt
laide. Attention, ce n’est pas un film pour tout-petits, certains des monstres
jouissifs pour les adultes sont un peu trop effrayants. Sinon, il s’agit d’un
film de pure distraction tout à fait honnête justifiant une location.




Poltergeist (2015)



Etats-Unis d'Amérique   Canada  
Note : 1/5


MGM 2015 Gil Kenan, avec Sam Rockwell, Rosemarie DeWitt, Kennedi Clements, Saxon Sharbino, Kyle Catlett, Jared Harris…



 La famille Bowen s’installe dans une nouvelle maison lorsque d’étranges
phénomènes se produisent…

Le problème, c’est qu’il y avait déjà eu un remake, assez réussi, de l’original
de Hooper (qui, il faut l’admettre, a pris un méchant coup de vieux) sous le
nom de « Insidious »… Le bon point de cet effort est au moins son casting
faisant qu’on croit en cette famille ordinaire, et bien sûr, le tout est modernisé
pour l’ère du tout connecté. Mais au final, s’il ménage quelques scènes ou plane
un poil de suspense, ce film vient après quelques zillions de films de fantômes
et n’a pas grand-chose de plus à apporter, se contentant d’effets déjà vus,
revus et re-revus, mal servis par une réalisation très.plan-plan. Bof…




Prémonitions



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Solace M6 2015 Afonso Poyart, avec Jeffrey Dean Morgan, Anthony Hopkins, Abbie Cornish, Colin Farrel…



Face à une série de meurtres, l’agent du FBI Koe Merriweather se tourne vers
John Clancy, un ex-agent à la retraite depuis la mort de sa femme. Or Clancy
dispose d’un don de médium… Il découvre vite que chaque victime était condamnée
à mort par la médecine. Le tueur bénéficierait-il du même don que lui, et
tuerait-il par pitié ?

Au moins, lorsqu’on regarde dans ce machin, on n’est pas au cinéma. Plutôt dans
un épisode de série téloche façon « Millenium », avec tout ce que ça
impose de maniérisme et d’effets gratuits déjà datés. Dès le début, où on est
placé dans l’action (autant dire dans le cliché), on sent l’influence
télévisuelle omniprésente, et le tout se poursuit avec un amoncellement de poncifs,
du profileur-soirtant-de-sa-retraite-pour-résoudre-une-dernière-affaire (et son
don réussit à lui en dire juste assez pour qu’il y ait un film) au tueur-laissant-des-messages-à-la-police.
Le pire, c’est qu’il y a un début de réflexion sur l’euthanasie qui tente de
pointer le bout de son nez… avant d’être éclipsé.  L’apparition éclair de Colin Farrel (au talent particulièrement
gâché) rappelle que le projet fut conçu à l’origine comme une suite à
« Seven », abandonnée après que Fincher ait réagi négativement. On le
comprend… Warner a dû comprendre qu’il tenait un produit ayant au moins vingt
ans de retard, car il dormit deux ans dans un tiroir avant d’être brasé à
Relativity, qui le distribua à la sauvette.




Prince of Persia : les sables du temps



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


116mn Prince of Persia : The Sands of Time Disney 2010 Mike Newell, avec Jake Gyllenhaal, Gemma Arterton, Ben Kingsley, Alfred Molina, Richard Cole, Toby Kebbel…



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Un jour, le roi de Perse croise la route d’un orphelin, Dastan ; séduit
par son courage, il décide de l’adopter. Dastan est élevé avec ses deux frères,
Garsiv et Tus. Un jour, le vizir Nizam apprend d’un espion que la ville
d’Alamut développe des armes de destruction. Le roi et ses princes lancent une
attaque, mais la véritable cible du vizir est une dague permettant d’invoquer
les Sables Du temps détenue par la princesse Tamina. Lorsque le roi est
assassiné, Dastan est accusé et doit s’enfuir avec la princesse…

.
Disney ne sait que faire pour obtenir une nouvelle franchise lucrative du
niveau de « Pirate des Caraïbes »… et au moins, l’échec de ce machin
de 200 millions de dollars à peine digne d’un téléfilm du sci-fi Channel
évitera de devoir subir des suites ! Comme « Le choc des
Titans » la même année, l’ensemble promettait un film d’aventures à
l’ancienne, mais on déchante vite. D’abord, malgré ses gros bras tout neufs,
Gyllenhal n’est pas convaincant une seconde, son personnage évoquant plutôt
l’incertitude constante d’un Spiderman, et fait regretter le temps où Fairbanks
faisait lui-même ses cascades. Quand à Ben Kingsley, particulièrement peu concerné,
la véritable surprise sera le jour où il ne jouera plus les méchants désignés…
Ensuite, que dire d’un scénario tout sauf épique qui semble écrit au fil du
tournage, maltraitant sa propre mythologie, avec des trous de narration
invraisemblables (un personnage meurt deux fois et arrive à temps pour le
finale…), des idées ahurissantes (pourquoi introduire des autruches — !!!
— qui ne servent à rien ?), des scènes d’action illisibles avec les
habituels ralentis et un montage à la tronçonneuse, une direction artistique à
l’ouest, un humour éléphantesque… Bien sûr, tout est fait pour cacher le fait
que la Perse est effectivement l’Iran (mais cela reviendrait à admettre que le
casting bien blanc interprète des arabes ! Impensable ! Le seul « cheik
Amar », joué avec plus de bonne volonté qu’il ne méritait par Alfred
Molina qui domine sans peine tout le casting, est bien sûr ridicule), sinon ce
prétexte à la métaphore sur l’Irak tellement transparente qu’on se demande ce
qu’elle vient faire dans un film pour enfants et semble plutôt témoigner d’un
manque d’imagination consternant de la part des scénariste… Le pire est encore
que les Sables du Temps, proéminents dans le jeu vidéo, ne sont ici qu’un
artifice à peine utilisé ! Lorsqu’arrive le happy-end dégoulinant, on
présume que tout spectateur de plus de dix ans aura zappé depuis longtemps.
Peut-être que dans dix ou vingt ans, ce film restera peut-être comme un
témoignage de tout ce qui n’allait pas dans les gros fromages Hollywoodiens
d’aujourd’hui…




R.I.P.D., brigade fantôme



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


R.I.P.D. Universal 2013 Robert Schwentke, avec Ryan Reynolds, Jeff Bridges, Kevin Bacon, Mary-Louise Parker…



L’agent Nick Walker et son coéquipier Hayes ont profité d’une saisie de cocaïne
pour s’emparer de fragments d’or trouvés par hasard, mais Nick a des remords et
veut restituer le butin. Hayes profite d’un assaut sur un entrepôt pour
l’abattre. Voilà donc Nick dans un au-delà où, pour éviter l’enfer, il doit
faire partie de la « brigade fantôme » chargée de traquer les morts
restés sur Terre. Il fait équipe avec Roy, un ancien shérif de l’Ouest, mais
découvre peu à peu que Hayes entend récupérer les fragments d’or dans un but
bien précis…

Il y eut un temps ou ce genre de film bis dans l’esprit donnait des séries B
plus ou moins bien ficelées genre « Flic ou zombie ». Là, on y colle
un casting de série A et un budget de 130 millions de dollars… pour en faire un
des blockbusters emblèmatique de 2013 ou plusieurs de ces gros fromages se sont
plantés dans les grandes largeurs. Bis, car il s’agit d’un pur décalque de
« Men in black » avec un point de départ similaire et une dynamique
semblable, notamment les rapports Bridges (qui en fait des tonnes) et Reynolds,
les découvertes de l’armement et un déroulement prévisible jusqu’à LA grande
scène finale : seule le rôle de Hayes apporte un poil de différence. Tout
n’est pas nul, l’idée que les deux flics aient des « avatars » lors
de leurs interactions avec la réalité donne lieu à quelques gags savoureux sans
toucher au procédé… mais le tout reste quand même une vulgaire décalque, bref,
de la drouille de studio de base. Et dire qu’on rigolait des sous-produits
italiens fauchés des années 80…




Solomon Kane



Etats-Unis d'Amérique   Slovaquie   Royaume-Uni  
Note : 2/5


Metropolitan 2009 Michael J. Bassett, avec James Purefoy, Pete Postlethwaite, Alice Krige, Rachel Hurd-Wood, Jason Flemyng…



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Jadis, Solomon Kane était un pirate et un aventurier sans foi ni loi, jusqu’à
ce qu’un envoyé du diable ne manque de l’emporter… Ayant renoncé à la violence,
il coule des jours paisibles dans un monastère… dont il est chassé par son
supérieur. Face aux séides de Malachi, un seigneur maléfique qui mettent l’Angleterre
a feu et à sang, Solomon Kane devra reprendre les armes pour accomplir sa
promesse : sauver meredith, une fillette enlevée par les hommes de
Malachi…

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Bien qu’un film présentant Solomon Kane est attendu depuis des lustres par les
fans, on se demande pourquoi avoir pris le nom… pour en faire un héros
d’aventures aussi générique que « Kull » en son temps, le réalisateur
admettant avoir pris de nombreuses libertés avec le canon. Le Solomon Kane
originel, dont la vision du monde n’était pas très positive, était un
anti-héros plus proche du Rorsach de « Watchmen », et Howard n’eut
guère apprécié d’en faire un héros chrétien investi des pouvoirs de Dieu venu
évangéliser ou tuer les païens au nom d’une violence « juste » —
comme si l’époque considérée n’était pas riche en guerres de religions !
En tant que film, l’idée de présenter les origines du personnage en vaut une
autre, mais le scénario assez simpliste à base de recherche d’une fillette
kidnappée par un seigneur local évoque surtout les western-spaghettis et
l’esthétique vient tout droit du « Seigneur des Anneaux » avec même
un Balrog de service — à la dégaine soignée, il faut l’avouer — pour
l’obligatoire combat final particulièrement frustrant, comme si les équipes
étaient tombées à court de budget en cours de route. La réalisation est au
standard, mais au moins, les combats à l’épée sont bien réels et non des
délires hystériques de CGI à caméra Parkinsonienne, ce qui donne un réalisme
« old school » étonnant au récit, quitte à sacrifier l’aspect épique.
Quant à Purefoy, assumant son côté Hugh Jackmann/Viggo Mortensen du pauvre, il
donne à son rôle une certaine authenticité à travers ses différentes
incarnations, à défaut d’épaisseur. Bref, de la fantasy aux chromes un peu
rouillées destinée surtout aux fans du genre. Pourtant, après une projection
désastreuse à une convention de bande dessinées, le film n’a même pas été
distribué aux USA ! Du coup, la fin ouverte devant déboucher sur une
trilogie risque de rester sans suite. Dommage, il eût été intéressant de voir
ce que Bassett ferait du personnage…




Suicide squad



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


120mn Warner 2016 David Ayer, avec Will Smith, Jared Leto, Margot Robbie, Viola Davis, Jaime FitzSimmons…



Après la mort apparente de Superman, le monde se
trouve démuni… L’agente Amanda Waller a l’idée de rassembler quelques uns des
pires criminels que la Terre connaisse afin de lutter contre une nouvelle menace
surnaturelle…



Une nouvelle extension de l’univers DC très
attendue, mais au final, la déception fut à la hauteur de l’attente. La faute n’est
pas dûe à Ayer, qui fait ce qu’il peut, ni au casting en roue libre (Margot Robbie
amuse, puis son numéro de Barbie tueuse toujours sur la même note finit par
lasser, seul Leto offre un Joker conforme aux bédés), mais à un scénario à la
fois bourrin, décrit comme « Les 12 salopards » version DC, avec sa
Menace surnaturelle™ générique au possible (ce qu’avoue un des protagonistes en
un moment de candeur inattendu) et un casting trop important : la
nécessité de présenter chaque protagoniste alourdit le tout et l’origine de Harley
Quinn, éparpillée dans l’intrigue — ce qui est une mauvaise idée en soi —
méritait son propre film ! Reste une grosse mécanique bancale façon série
B de luxe composée d’éléments intéressants en soi, mais qui n’arrivent jamais à
former un mélange homogène. Mais qu’importe, puisque le résultat fut un des
plus gros cartons de l’année 2016 ?




The Boy



Etats-Unis d'Amérique   Chine   Canada  
Note : 0/5


Metropolitan 2016 William Brent Bell, avec Lauren Cohan, Rupert Evans, Jim Norton, Diana Hardcastle…



Greta Evans se rend en
Angleterre où elle doit servir de nourrice à Brahms, le fils des Heelshire, en
leur absence… Sauf qu’à son arrivée, elle découvre que Brahms est une
poupée ! Le vrai Brahms est mort des années plus tôt dans un incendie, et
ses parents ont maintenu l’illusion. Mais d’après le livreur, Brahms est
soupçonné d’avoir tué une fillette peu avant l’incendie. Et Greta se convainc
peu à peu que la poupée est vivante…

Au moins, ce film est plaisant
à regarder : la réalisation est aérée à défaut d’être originale, la
photographie somptueuse. Mais c’est côté scénario que tout se gâte…on passera
sur le décor qui semble issu de l’ère de « Rebecca », mais lorsqu’on
en est à user de scènes de rêve pour des effets « chocs » gratuits
(soulignés par une musique tonitruante, faut-il le préciser) et à meubler avec
un personnage qui semble apparaître pour balancer les scènes d’exposition
nécessaire (Tarte à la crème du genre), c’est un signe d’impuissance. De plus,
comme dans une série téloche, les personnages semblent accepter un événement
surnaturel sans se poser la moindre question ! Enfin, sans déflorer, si le
twist est surprenant — mais uniquement parce que des indices ont trompé le
chaland, sinon, il semblerait bien réchauffé —  plonge le tout dans un autre genre tout aussi bateau. Bref,
encore une bonne idée gâchée par un scénario bâclé tiré du « film
d’épouvante pour les nuls ». Ce n’est pas une catastrophe comme
« Annabelle », mais… Et bien sûr, tout ceci a les honneurs des salles
alors que des productions autrement plus intéressantes finissent directement en
DVD ! Mais comme ces machins à petit budget (Ici 10 millions de dollars)
sont invariablement lucratifs…




The Breed



Etats-Unis d'Amérique   Hongrie  
Note : 2/5


Columbia Tristar 2001 Michael Oblowitz, avec Bookem Woodbine, Adrian Paul, Bai Ling, James Booth…



Dans un futur proche… Le policier Steven voit assassiner son coéquipier par un
tueur surnaturel ! Ses supérieurs lui apprennent que les vampires existent et…
sont pacifiques, puisqu'ils se sont démasqués volontairement. L'assassin serait
un élément rénégat. Steven doit faire équipe avec un policier vampire ! Il
découvrira tout un univers insoupçonné et un étrange complot…

Curieux film, un peu trop malin pour son propre bien, qui ne cesse d'hésiter
entre série A ou B, voire pilote de série TV. Le réalisateur connaît ses
classiques et les cite un peu trop, mais l'esthétique très, voire trop
travaillée (les grand angles systématiques finissent par lasser…) ne cesse de
faire penser à d'autres films : "Blade", "Razor Blade
Smile", "Dracula 2001"… Quant à l'esthétique futuriste
incertaine de facture européenne, elle vient ouvertement de "Brazil".
Le scénario est complexe, mais à l'avantage de traiter son sujet malgré des
faiblesses (Les références lourdingues à l'holocauste) et des clichés (Vous
pensiez échapper à la scène dans un club SM ? Hmmm ?). Grâce à une solide
interprétation, cette bande dessinée filmée n'ennuie jamais, même si elle peut
agacer par certains aspects. Cela dit, c'est toujours mieux que la daube de
vidéo-club habituelle… Oblowitz finira par réaliser les pires Seagaleries et l’immonde
« Sharkman ».




The Bunker



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni  
Note : 1/5


Hachette Filippachi 2001 Rob Green, avec Charley Boorman, John Carlisle, Jason Flemyng…



1944, sur la frontière germano-belge. Victime d'une embuscade, une section de
l'armée allemande doit se réfugier dans un bunker. Harcelés par un ennemi
invisible, ils découvrent une série de tunnels inachevés, où rôdent peut-être
des soldats alliés… Ou quelque chose de bien pire ! C'est le début d'un long
huis clos…

Un film qui commence assez fort dans le genre claustrophobique, aidé par une
bonne interprétation et un côté "fin de règne" (L'armée n'ayant plus
à offrir que des vieillards et des ados…). Mais l'ensemble traîne un peu et, à
force de jouer sur l'ambiguité surnaturel/menace bien réelle, finit par casser
le rythme déjà assez lent. La conclusion s'enlise un peu dans le
"slasher" à deux balle suivi d'une fin ouverte… Si ouverte qu'on ne
sait trop ce qu'il faut en penser ! Bref, une bonne idée mal exploitée malgré
une très belle esthétique. Dommage…




The Calling, le dernière prophétie



Etats-Unis d'Amérique   Allemagne  
Note : 2/5


The Calling Wild Cat Vidéo 2000 Richard Caesar, avec Laura Harris, Richard Lintern, Francis Mageee…



Sur l'île de Man, Kristie épouse Marc St Clair, un
présentateur TV, mais dès leur nuit de noce, elle sent quelque chose d'étrange…
Le jour où elle accouche de son fils Dylan, le fils d'amis des Plummer, amis du
couple, est assassiné par un inconnu. Mais Dylan adopte un comportement étrange
et semble aimer nuire aux animaux… Un soir de Noël, en l'absence de Kristie,
Marc soumet son fils à une initiation rituelle. Et un chauffeur de taxi fou de
religion entreprend de la suivre et prétend que Dylan est le fils du Diable.
Mais les morts continuent de s'accumuler autour d'eux…

Encore une histoire d'Antéchrist post-"Malédiction" comme on en a
beaucoup vu ces derniers temps… Et qui sortit en salles dans de nombreux pays.
Il faut dire que les qualités de production sont étonnantes et la photographie
superbe magnifie le décor de l'île de Man. Pour le reste, eh bien, on connaît à
peu près la trame de l'histoire et, une fois de plus, l'héroïne semble
particulièrement dure à la comprenette… Le finale nous évite au moins un déluge
grotesque d'effets spéciaux façon "L'élue", mais s'il apporte un
retournement à peu près inattendu, il s'avère assez frustrant, voire
contradictoire avec ce qui nous fut montré précédemment. On a vu pire, mais il
n'y a pas de quoi écumer les vidéo-clubs…




The Clearing



Etats-Unis d'Amérique   Russie  
Note : 1/5


Zénith Vidéo 1991 Vladimir Alenikov, avec George Segal, Tamara Tana, Nickolai Kochegarov…



Dans un village de Sibérie, les habitants respectent les rythmes païens, au
grand dam des tenants du Christianisme en minorité… Mais lors de festivités,
deux meurtres sont commis. Est là l'œuvre d'un loup garou ? Ou d'une
guérisseuse en qui le prêtre voit une sorcière ?

Un
mystère fantastique assez ambitieux, voulant mettre en conflit les rites païens
et le paganisme, quitte à montrer un maximum de femmes nues en cours de route,
ce qui n'est jamais déplaisant. L'ensemble a de bonnes qualités de production,
mais un peu longuet. C'est tourné avec un sérieux imperturbable qui le fait
frôler plus d'une fois le nanar. Le coupable est somme toute assez facile à
deviner, mais la résolution fantastique pas inintéressante. Il y a là un ton
très particulier qui pourra plaire à certains, mais uniquement au titre de
curiosa…




The Club



Canada  
Note : 0/5


M6 1993 Brenton Spencer, avec Joel Wyner, Andrea Roth, Zack Ward…



Une fête de fin d’années setient dans un vieux manoir — où traîne un prof
psychopathe. Au douzième coup de minuit, quatre ados se retrouvent prisonniers
d’une force maléfique, et Satan n’est pas loin…

Un téléfilm Canadien qui repompe tout ce qui bouge, d’"Evil dead" à
"Démons", et ne réussit qu’à irriter. Un des personnages aux vannes
foireuses évoque Freddy, mais aussi beaucoup le cabotinage de Jim Carrey… alors
que “The mask” sera tourné l’année suivante ! Sans autre intérêt. Le
réalkisateur se reconvertit dans la série TV…




The Coffin



Corée du Sud   Etats-Unis d'Amérique   Thaïlande   Singapour  
Note : 0/5


Emylia 2008 Ekachaï Uekrongtham, avec Ananda Everingham, Karen Mok, Andrew Lin, Florence Faivre…



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Un rituel bouddhiste thaïlandais consiste à s’enfermer dans un cercueil pour
éloigner le mal, mais celui-ci a tendance à porter malchance aux proches des
purifiés… Deux pratiquants vont en faire l’expérience…

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Une idée de base intéressante (qui a déjà donné la série Z inédite « Seven
days in Coffin ») qui donne une séquence d’ouverture impressionnante… Et
c’est tout, faute à une histoire racontée de façon chaotique, si bien qu’on
finit par ne plus savoir qui est qui, les inévitables scènes de rêve brouillant
encore plus ce qui sert d’intrigue, le tout sous un rythme lent et lisse
soporifique. Est-ce parce que le réalisateur vient du drame, mais les scènes
d’épouvante sont on ne peut plus génériques pour qui a subi les millions
d’ersatz de « Ringu », et même les passages claustrophobiques n’éveillent
aucune tension. En ce cas, le réalisateur aurait pu transformer le tout en
évocation du deuil et de ses conséquences, mais les personnages sont tellement
génériques que cet aspect tombe à plat. Et que dire de cette direction
artistique à la ramasse qui se contente d’une teinte bleue piscine
uniforme ? Pour un bon film de fantômes thaï, mieux vaut préférer
« Shutter », également avec Ananda Everhart, que cet essai raté à
tout point de vue…




The Creeps



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


Elefant 1997 Charles Band, avec Rhonda Griffin, Justin Lauer, Bill Moyinham, Phil Fondacaro…



Un savant excentrique vole le manuscrit originel de Frankenstein…
La bibliothécaire, Miss Quarrels engage David Rawly, un privé excentrique, pour
tenter de le retrouver. Mais le coupable, le Dr Winston Burber, revient et doit
enlever la bibliothécaire. Son but ultime est de faire apparaître les quatres
icônes les plus connues — le monstre de Frankenstein, Dracula, la momie et le
loup-garou — grâce à son générateur d'archétype. L'opération réussit, mais
suite à l'intervention de David qui sauve Miss Quarrels, les monstres sont
nains ! Pour leur rendre leur taille, il est nécessaire de retrouver la
bibliothécaire…

Encore un Charles Band diffusé par une petite
compagnie ! Celui-ci fait plutôt partie des réussites, avec toujours cet humour
particulier, des personnages assez tarés, une interprétation correcte et un
déluge de clins d'œil (Le détective trafiquant des vidéos rares…). Bon, il faut
apprécier la série B à micro-budget, mais en voici un exemple plutôt réussi.
Sans un poil d'érotisme, il pourrait presque se voir en famille.




The Crow



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 4/5


TF1 1994 Alex Proyas, avec Brandon Lee, Michael Wincott, Bai Ling, Ernie Hudson, Rochelle Davis…



Il arrive que l’amour soit plus fort que la mort… lors de la Nuit du Diable, où
toute la racaille de la ville de Détroit se livre au pillage, Eric Draven
renaît à la vie, accompagné d’un corbeau psychopompe. Un an auparavant, un gang
l’avait assassiné, lui et son grand amour Shelly. L’heure de la revanche a
sonné pour le pathétique mort-vivant…

Tiré de la bande dessinée écorchée vive de James O’Barr, voilà LE film-culte
des années 90 ! Nul doute que même sans le très publicisé décès de Brandon Lee,
propulsé idole gothique, ce film serait resté dans les mémoires. On peut arguer
de tel ou tel défaut, notamment d’influences « Blade Runner » un peu
trop évidentes (les premières images…) mais l’imagerie romantique de Proyas
dispose d’une qualité de séduction presque hypnotique, aidée par un très beau
thème instrumental et la chanson-phare de Cure, écrite spécialement pour le
film. Lee exprime autant la souffrance que sa soif d’une vengeance qui n’a pas
grand-chose de cathartique dans l’univers tuméfié d’un Détroit apocalyptique,
véritable zone sinistrée à l'image des épaves qui la peuplent. Proyas, un australien
forgé au vidéo-clip, a su tirer le meilleur parti d’un budget limité. La
classique bande originale de morceaux rock, de très grande qualité (Pantera,
Machines of Loving Grace, NIN…) fut aussi un énorme succès et marqua à jamais
la carrière de certains groupes. Christian Slater (!) et River Phœnix furent
pressentis pour le rôle d'Eric Draven. On sait que Lee mourut lors du tournage,
mais contrairement à une légende tenace, le film de sa mort fut détruit après
avoir été présenté durant le procès et n'apparaît pas dans le métrage final. D’après
O’Barr, les studios envisagèrent sérieusement une adaptation en comédie
musicale avec Michael Jackson !!!!




The Crow : la cité des anges



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 2/5


The Crow : City of Angels 1996 Tim Pope, avec Vincent Perez, Mia Kirshner, Richard Brooks, Iggy Pop…



Sarah a atteint l’âge adulte et est devenue tatoueuse… mais le corbeau revient
pour qu’elle assiste une autre ame errante : Ashe, ressuscité après
l’assassinat de son fils par la bande de Judah Earle. L’heure de la vengeance a
sonné…

Une suite flinguée à peine annoncée… On a jasé sur la présence de Perez :
manque de chance, il est plutôt bon, imposant une gestuelle différente et un
personnage moins “physique” (Les autres choix étant, sinon Bon Jovi
d’après  une rumeur persistante,
tous les kickboxer à trois sous d’Hollywood…) Tim Pope et le chef-op français
Jean-Marie Escoffier imposent une Los Angeles déserte, une ville-fantôme hantée
par des ombres qui semblent n’attendre que la délivrance (Les exécutions sont
presque sensuelles), un paysage décadent tout à fait Européen où la Fête des
Morts sert d’exutoire. De plus, l’histoire est moins violente, mais met
l’accent sur une sexualité omniprésente : club SM, peep-show…  Une esthétique, des idées visuelles
sublimes… mis au service d’un scénario-décalque du premier opus et un métrage considérablement tripatouillé et remonté par les studios ! Le résultat ne
pourra donc qu’appeler à la controverse et qui, bien sûr, déplut aux USA. A
vous de voir. Chez TF1 Vidéo. Les anglophones chercheront l’excellente
novelisation de Chet Williamson, présentant des scènes et une fin différente
conformes au scénario originel… et plus réussie que celle du film !!! Un
« director ‘s cut » non officiel, bien différent, passerait
parfois sur les chaînes cablées US (Je le veux !). Suivra une médiocre
série TV où Eric Draven (Mark Dacascos) n'est guère qu'un super-héros parmi
tant d'autres… Le 3 mérite à peine d’être cité et le 4 n’est même pas sorti
chez nous, même en DVD !




The Darkness



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Universal 2016 Greg McLean, avec Kevin Bacon, Radha Mitchell, David Mazouz, Lucy Fry, Paul Reiser…



Depuis que le jeune Mikey, atteint d’autisme,
trouve des pierres sacrées indiennes dans une caverne, d’étrange manifestations
affligent la famille Taylor…



Vu les talents impliqués, on pouvait avoir un
minimum d’espoir… Mais au final, on n’a qu’une nouvelle production Blumhouse
fauchée (4 millions de dollars) dérivative, puisqu’il n’y a là rien qu’on n’aiut
déjà vu, notamment dans « Poltergeist » (un vrai plagiat) ou même « Sinister ».
Des manifestations génériques et peu effrayantes se produisent (soulignées par
un coup de tonnerre), des pistes concernant le passif des personnages (dont
certainement l’ado la plus baffable qu’on ait vu depuis longtemps) apparaissent
et disparaissent, l’exposition est fournie par Google et on trouve toujours un
exorciste quelconque pour la scène finale. Pas un plan original, pas un
frisson, pas une idée, électroencéphalogramme plat. Encore un de ces machins
conçus pour rapporter des brouzouffes en première semaine avant de finir en DVD
ou VOD quelques semaines plus tard. Et vu le budget réduit (4 millions de
dollar), ça a marché…




The Door, la porte du passé



Allemagne  
Note : 3/5


Die Tür Seven7 2009 Anno Saul, avec Mads Mikkelsen, Jessica Schwartz, Rüdiger Kühmstedt…



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La vie de David, peinte à succès, bascule le jour où, en son absence, sa fille
se noie dans la piscine. Cinq ans plus tard, un David suicidaire et rongé par
la culpabilité trouve une porte qui lui permet de revenir dans le passé pour
sauver sa fille. Mais il tue accidentellement son double, quitte à prendre sa
place ! Malheureusement, sa fille n’est pas dupe… et David en vient à se
demander s’il est le seul à avoir passé la mystérieuse porte…

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On notera le soin de l’éditeur DVD pour cacher l’origine de ce film. Peur que
le cochon de payant ethnocentrisé ne prenne jamais un film de boche (et pire
encore, d’après un roman écrit par un Turc !) ? De même, pour un prix
de Gérardmer, faudra-t-il attendre le remake US pour qu’il sorte en
salles ? Cela dit, le film n’est pas sans problèmes. On a l’impression que
les producteurs se sont centrés sur une (bonne) histoire et le talent (réel) de
Mikkelsen pour faire fonctionner le film. On ne sait ce qu’en penserait un
lecteur du livre (inédit chez nous), mais là où le début fonctionne à
merveille, la réalisation très (volontairement ?) froide relève plus du
drame et affadit les principales surprises bien réelles de l’histoire — face
auxquelles les personnages semblent un peu trop passifs. C’est un choix
artistique qui change agréablement du sturm und drang des séries B de base,
mais instaure un rythme lent et uniforme sans vraiment le transcender (comme le
faisait « Morse »), et les thèmes centraux, variations sur le thème
du double qui est un des archétypes du fantastique avec la métaphore
paranoïaque qu’il induit, sont souvent à peine esquissés jusqu’à une conclusion
un rien décevante. Pas un mauvais film donc, mais avec un thème aussi fort, il
y avait de quoi réaliser un classique instantané. C’est à voir néanmoins, en
espérant pouvoir lire un jour le roman !




The Lazarus Effect



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Metropolitan 2015 David Gelb, avec Mark Duplass, Olivia Wilde, Sarah Bolger, Evan Peters…



Un
groupe d’étudiants  se lance dans
des expériences sur la vie après la mort et réussit à faire revenir un chien.
Mais lorsque l’une d’entre eux, Zoe, est tuée par une secousse électrique, ils
la ramènent à son tour. Sauf qu’elle n’est plus la même…

Apparemment, quelqu’un a décodé d’amortir son DVD de « L’éxpérience
interdite », puisque tout le début est une décalque du film de Schumacher…
Du moins sans personnages intéressants et avec des sursauts gratuits soulignés
par une musique tonitruante. La seconde partie se contente de reprendre tout l’apparat
du film de possession (ces éternels yeux noirs…) sans chercher à justifier quoi
que ce soit, avec une « révélation » plate jusqu’à une conclusion
sans rime ni raison, comme tout ce qui l’a précédé. Des pistes entières — le
fait que les étudiants aient été sous surveillance ou que leurs recherches
soient censurées pour motif religieux — sont évoquées et disparaissent aussitôt.
Bref, la maison de production Blumhouse cobntinue une exploitation des tropes
du genre sans chercher ni originalité ni sens (avec des réussites mineures
comme « Sinister ») ; et avec un budget réduit (3,3 millions de
dollars), le tout a rapporté asez de brouzouffes pour justifier son existence
et une sortie en salles là où bien des films intéressants fibnissent
directement en DVD !




The Ouija Experiment



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


AAA 2011 Israel Luna, avec Carson Underwood, Belmarie Huynh, Leah Diaz, Swisyzinna…



Des étudiants en cinéma obsédés par YouTube décident de filmer leurs
expériences avec une planche Ouija, servant à entrer en contact avec les
esprits. Outre des révélations troublantes, la planche amènera d’autres
manifestations lorsqu’ils omettront de suivre les règles…

Quelqu’un chez AAA a eu l’idée de ressortir ce titre histoire de surfer sur la
sortie du Stiles White… Difficile de juger un film tourné quasiment sans budget
(1200 dollars, veut la légende), mais là… On peut admettre le style documenteur
pompé sur « Paranormal Activity » (cité par un des personnages), mais
le problème est que dès le départ, on n’a qu’une seule envie, que tous les
personnages meurent le plus vite possible tant ils sont crétins… Le tout mêle
les balades classiques dans le noir, généralement suivis d’un sursaut, et
réussit à extirper un ou deux vagues frissons, mais les sentiments générés sont
surtout le rire et/ou la consternation… jusqu’à un effet final qui a vingt ans
de retard minimum. Pire encore, pour parachever le tout, AAA nous inflige une
vf particulièrement nulle ! Incroyable mais vrai, il y eut une suite…




The Paranormal Diaries



Royaume-Uni  
Note : 0/5


The Paranormal Diaries : Clophill Factoris 2014 Michael Bartlett & Kevin Gates, avec Michael Bartlett, Criselda Cabitac, Kevin Gates…



L’église de Clophill est un lieu hanté ou, dit-on, furent pratiquées des messes
noires. Une équipe de chercheurs tentent de découvrir la vérité…

Les réalisateurs des deux « Zombies Diaries » tentent à nouver de
tirer encore un poil de jus du documenteur bien après sa date de préenption (ce
qui n’empêche le genre d’envahir les étals de produits vites torchés dans l’espoir
d’engranger les brouzouffes) avec un titre  opportuniste… Mais en tentant autre chose : la plupart
des interviews sont réelles, les protagonistes apparaissent sous leur propre
identité, l’ensemble est tourné en temps réel (trois jours) et le mur entre
fiction et réalité se veut brouillé malgré une musique envahissante. L’ennui,
c’est que le tout est aussi ennuyeux que les zillions de documenteurs à deux
balles genre « The Jungle », ou l’on ne cesse de parler de choses qui
se sont passées ailleurs et de phénomènes hors champ. Le tout semble mener à un
grand finale qui déçoit et s’avère lui-même pompé sur un autre film ;
quant à l’image qui orne la jaquette, elle est insérée de façon
particulièrement malhonnête tant elle est gratuite. Peut-être les producteurs
auraient-ils dû choisir entre docu et fiction ? Ou peut-être s’agissait-il
juste d’arrondir ses fins de mois en tournant avec un budget minimal ? Et
le pire, c’est qu’une suite est en cours !




The Veil



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Universal 2016 Phil Joanou, avec Lily Rabe, Jessica Alba, Thomas Jane…



Il y a 25 ans, la jeune Sarah fut la seule
survivante du suicide collectif de la secte du gourou Jim Jacobs, persuadé de
pouvoir transcender la mort. Aujourd’hui, elle accepte d’accompagner sur les
lieux une équipe désireuse de tourner un documentaire. Mais ils iront de
découverte en découverte…



Un point de départ pas plus mauvais qu’un autre…
mais qui témoigne surtout de l’incapacité de Joanou réalisateur a raconter une
histoire. On se fiche de ces personnages en carton-pâte et les invraisemblances
abondent : personne n’entend démarrer une camionnette garée à deux pas des
tentes, Sarah connaît l’emplacement d’une maison « secrète » qui
semble se trouver à 5mn des lieux, mais que le FBI n’a pas trouvé (alors qu’elle
est très visible du ciel), la maison est décrépite mais il suffit de mettre en marche
un générateur pour que tout fonctionne, les projecteurs et les pellicules sont
intactes après 25 ans, etc… On s’ennuie ferme entre deux effets-choc qu’on voit
venir à deux kilomètres avant de découvrir qu’on a affaire à un ersatz de « Sinister »
qui aurait aussi bien pu être un film retrouvé mêlé à un autre film (dire
lequel serait déflorer le peu de suspense qui reste) jusqu’à une conclusion
certes un poil différente, mais qui engendre d’autres questions. Seul Thomas
Jane tire son épingle du jeu dans un rôle inhabituel, mais ça ne suffit pas à
sauver le tout. A éviter !




The Witch



Etats-Unis d'Amérique   Royaume-Uni   Canada   Brésil  
Note : 2/5


The Vvitch : A New-England Folk Tale Universal 2015 Roger Eggers, avec Anya Taylor-Joy, Ralph Ineson, Harvey Scrimshaw, Kate Dickie…



Une famille de puritains est chassée de sa colonie
de Nouvelle Angleterre pour s’installer en bordure  d’une forêt. Mais le drame frappe vite : le bébé
Samuel, sous la garde de la jeune Thomasin, disparaît. A-t-il vraiment été
enlevé par une sorcière ?



De l’éternel danger de trop faire mousser un film,
Universal allant jusqu’à en faire un des meilleurs films d’horreur de tous les
temps… Sauf qu’il s’agit moins d’un film d’horreur que d’une étude de
caractère, celui de gens empétrés dans une foi si rigoriste que tout doit se
voir selon un angle surnaturel. Le tout amplement documenté avec des textes
d’époque. Quant au visuel, il est éblouissant, certains plans évoquant des
tableaux de maîtres classiques. Et que dire de l’interprétation ! Cela
dit, si on ne peut reprocher à un film de ne pas donner dans le sursaut à deux
balles, le tout est assez austère, se consacrant à la vie quotidienne des
personnages et à leurs fêlures plus qu’à la sorcière promise (qui a pourtant
droit à une scène assez angoissante, curieusement mise au début du métrage)
selon un rythme lent pour certains, ennuyeux pour d’autres. On peut arguer que
même l’élément fantastique est sujet à caution ! Le résultat a divisé les
spectateurs. A vous de juger, en sachant dans quoi on s’engage. En tout cas, on
attend de voir ce que le réalisateur fera par la suite.




Triangle



Australie   Royaume-Uni  
Note : 3/5


Ctv 2009 Christopher Smith, avec Melissa George, Joshua McIvor, Jack Taylor, Henry Nixon…



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Jess tente tant bien que mal d’élever un enfant autiste… Elle répond à
l’invitation d’amis pour partir en croisière, mais une tempête subite coule le
bateau. Les rescapés montent à bord d’un paquebot qui semble abandonné, mais
Jess constate vite qu’ils ne sont pas seuls…

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Hasard du calendrier, ce film sort après l’ultérieur « Black Death »
sans passer par la case cinéma… Et après avoir défrayé la chronique des
festivals : chef d’œuvre pour les uns, daube prétentieuse et incohérente
pour les autres. Et si le point de départ rappelle d’innombrables films de
bateau hanté, le film a au moins l’avantage de surprendre. L’ennui, c’est que
le thème de la boucle temporelle fut exploité de façon plus réussie par
l’Espagnol « Time crimes », avec qui ce métrage partage des
ressemblances troublantes… Pourtant, on se prend au jeu du suspense et à l’ambiance
de ce décor de bateau n’ayant rien à envier à l’Overlook de
« Shining ». Par contre, la répétition de certaines scènes vues sous
un autre angle peut lasser et il reste des illogismes (Le fait que le
personnage de Jess semble ne savoir que dire et répéter qu’elle a un enfant, ce
qui semble justifier tout et le reste, lasse un brin…) Le tout jusqu’à un twist
final à la fois logique et prévisible en diable, qui donne un certain tour
moralisateur à cette odyssée psychanalitique. C’est à voir pour se faire un
avis, mais avec les avertissements nécessaires : il peut y avoir rejet
épidermique…




Ultimate Patrol



Etats-Unis d'Amérique   Maroc  
Note : 1/5


The Objective France télévisions 2008 Daniel Myrick, avec Jonas Ball, Matthew R. Anderson, Michael C. Williams, Sam Hunter…



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Peu après le 11 septembre, Benjamin Keynes, un agent de la CIA est envoyé en
Afghanistan pour chercher un saint homme qui pourrait connaître l’emplacement
d’une cache d’armes. Mais le commando et leur guide local se retrouvent dans un
Triangle des Bermudes local et sujet à d’étranges phénomènes. Quel est leur
véritable objectif ?

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Eduardo Sanchez avait plutôt bien réussi à attaquer le mélange SF et horreur
avec « Altered », cette tentative de son co-auteur du « Projet
Blair Witch », après le décevant « Solstice », est loin d’être
aussi réussie. Peut-être parce que venant après des films comme « Red
sands » ou « Djinns », pas si éloignés ? L’os, c’est que le
mystère si bien entretenu dès le départ dans le « Projet blair
Witch » tourne un peu court : le film met une éternité avant
d’arriver à quelque chose d’un tant soit peu intriguant et, entre deux scènes
efficaces, on a droit aux habituelles pérégrinations en plein désert d’une
bande de personnages certes correctement interprétés, mais pas forcément
passionnants. Quant à la fusillade avec des talibans (car il en faut une,
n’est-ce pas ?), elle fait regretter la scène d’action ouvrant le
« Djinns » précité… Des défauts qui seraient excusés si la conclusion
était satisfaisante, mais comme souvent, elle pose plus de questions qu’elle
n’en résout (on peut même arguer quant à savoir si le film relève du
fantastique ou de la SF) et s’avère frustrante, donnant l’impression d’un
épisode de « X-files » étiré pour tenir 90 minutes. Bof… Le docu n’en
apprend guère plus, sinon de louer l’assistance des figurants et techniciens Marocains
employés sur le film (le Maroc remplaçant l’Afghanistan)




Unfriended



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


Cybernatural Universal 2014 Levan Gabriadze, avec Heather Sossaman, Courtney Alverson, Shelley Hennig, Moses Storm…



Un groupe d’amis en visioconférences subissent l’intrusion d’un inconnu qui a
pris l’identité de Laura Barne, une de leurs camarades d’école. Or il y a
précisément un an, celle-ci s’est suicidée après qu’on ait diffusé sur internet
une vidéo honteuse… L’un d’entre eux pourrait-il être responsable ?

Après les « films retrouvés » et autres documenteurs, voilà un nouvel
avatar quasi expérimental : tout le film est centré sur un écran
d’ordinateur et fut tourné en temps réel avec des acteurs devant leurs écrans.
La tentative est louable, mais après un poil de suspense, on en revient au
tout-venant du récit de vengeance surnaturelle, ou les morts sont
majoritairement hors champ, avec une conclusion abrupte relevant plutôt de
l’arnaque des « Paranormal Activity ». Et comme souvent, l’esprit
singénie à tuer des gens qui n’ont rien à voir avec son triste sort… Le format
aurait davantage convenu à un court métrage. Dommage…




Vincent n’a pas d’écailles



France  
Note : 1/5


FranceTV 2014 Thomas Salvador, avec Thomas Salvador, Vimala Pons, Youssef Hajdi…



Simple ouvrier du bâtiment, l’effacé Vincent a un secret : le simple
contact de l’eau décuple ses forces. Ce qui convient à sa nouvelle amie Lucie,
mais lui causera des ennuis…

L’accroche tapageuse « Le premier film de super-héros français » est
mensongère, puisque le personnage n’a rien d’un héros (il se rapprocherait plus
d’un mutant version X-men) et ne fait rien de, hem, héroïque, gardant son
pouvoir pour lui. Garanti sans effets spéciaux, le tout se revendique d’une
certaine pureté cinématographique… Ce qui ne va pas sans une austérité
évidente, à l’image du personnage central impassible dont on ne saura au final
quasiment rien et des très rares dialogues. Du coup, le côté minimaliste de
l’intrigue et de la mise en scène (loin du côté élégiaque d’un « L’inconnu
du lac » au décor proche) finissent par instaurer ce côté « film de
vacances », éternel écueil de l’art et essai à petit budget… Au final, ce
premier film promet plus qu’il ne tient. Mais il a emballé certains
spectateurs… A vous de voir !




Visions



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


WildSide 2015 Kevin Greutert, avec Isla Fisher, Anson Mount, Jim Parsons, Eva Longoria, Joanna Cassidy…



Eveleigh, enceinte, et son mari David s’installe dans un vignoble ancien. Mais
des événements troublants se produisent autour de la jeune femme. Est-ce une
conséquence de son état ou la maison est-elle hantée ?

Après le très générique « Jessabelle », on ne peut dire que Greutert
donne dans l’originalité… Une fois de plus, on préfère les gros effets sonores
qui devennent de plus en plus une marque d’impuissance des réalisateurs à une
atmosphère et, si les phénomènes sont expliqués d’une façon pas trop bateau, le
finale n’aura guère de surprise pour qui a vu « A l’intérieur » (et
ce dès la scène d’ouverture) et laisse bien des points en suspens (l’idée de
sorcellerie est évoquée puis abandonnée en cours de route et les motivations de
certains personnages sont peu claires). Ce n’est même pas nul, juste incolore,
inodore et insipide et a bien du mal à justifier de sa propre existence…




Wolves



Canada   France  
Note : 2/5


TF1 2014 David Hayter, avec Lucas Tily, Stephen McHattie, Merritt Patterson, Jason Momoa, John Pyper-Ferguson, Janet-Laine Green, Melanie Scrofano…



 Cayden Richards a tout pour lui — une amie, une
carrière en fac — mais à l’adolescence, d’étranges rêves et des accès de
violence viennent le hanter. N soir, il devient brutal avec son amie, puis
retrouve ses parents morts assassinés : il prend la fuite et entame une
vie d’errance en tentant de domestique la bête en lui. Mais les actualités lui
apprennent qu’il fut adopté, ce qu’il ignorait, et un inconnu rencontré dans un
bar l’oriente vers Lupine Creek. Celle-ci est sous la coupe de Connor et son
gang…

A priori une version lupine de « Twilight »
mêlée à d’innombrables séries TV, ce film ne perd pas de temps à entrer dans le
vif du sujet : les premières minutes plongent au cœur de l’action et ne s’arrêtent
pas durant les 80mn pètantes du métrage. En fait, le tout semble accepter
fièrement son côté cinéma-bis et tenter de faire émerger une bonne série B de
tout ça : pas de mièvrerie aseptisée à la Twilight (nos loulous sont tout
sauf chastes !), mais des personnages un poil plus crédibles qu’à l’habitude
et un souci d’empiler les rebondissements — pertinents ou pas — pour éviter l’ennui
à tout prix, sans oublier quelques giclées de sang, malheureusement souvent en
CGI. Un parti-pris sympathique, mais il est dommage que les maquillages à l’ancienne
des loups fassent artificiel, manquant de tirer le tout vers le nanar, est
surtout que la réalisation abusant d’effets déjà datés (ces éternels ralentis…)
donne l’impression de voir le pilote d’une série TV. Dur pour un film de cinéma
à 18 millions de dollars le bout… Mais le tout semble vouloir endonner au
spectateur pour son argent, ce qui est déjà pas mal.