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Western

  Western

3h10 pour Yuma



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 4/5


122mn 3:10 to Yuma TF1 2007 James Mangold, avec Russell Crowe, Christian Bale, Gretchen Moll, Peter Fonda, Ben Foster, Logan Lerman…



Lorsque le bandit Ben Wade est enfin arrêté, il s’agit de l’envoyer à Yuma par
le train de 3 :10 pour qu’il y soit jugé. Dan Evans, un fermier au bout du
rouleau, accepte de seconder le shérif. Ce sera le début d’un long duel
psychologique alors que les hommes de Wade le recherchent…

.
Il serait facile de s’imaginer que comme Hollywood manque de films étrangers à
revisiter, il s’attaque à son patrimoine… même si l’original adaptait une
nouvelle d’Elmore Leonard. Mais le réalisateur de « Copland » et
« Identity », ou plutôt ses scénaristes, ont eu la bonne idée d’aller
à l’os même de l’histoire : un affrontement psychologique ou les notions
même de bien et de mal ne cesse de changer. Là où la plupart des néo-Westerns
sont lourdingues et empesés, celui-ci réussit à adapter ce thème universel à
notre époque où ces mêmes notions ne cessent d’être bouleversées. Du coup, si
Bale et Crowe sont extraordinaires, ils ne peuvent s’attribuer seuls la
réussite artistique du film : d’abord, les second rôles ne sont pas en
reste, de l’inusable Peter Fonda dans un de ses derniers grands rôles à un Ben
Foster peu présent mais impressionnant. Mangold évite heureusement les effets à
la mode pour une réalisation sobre et efficace dans l’action — et le film n’en
manque pas — comme dans les scènes intimistes. Il reste quelques scories
(pourquoi ne pas pendre directement le meurtrier selon la loi de
l’Ouest ?) et lorsqu’arrive la scène d’affrontement, l’essentiel des
enjeux sont déjà mis en place. Au final : un film impressionnant et
courageux (car difficile à « vendre ») qui, par son humanisme, dépasse
largement le cadre étriqué du néo-Western. Et qui aurait cru un jour pouvoir
qualifier une prod’ Hollywoodienne actuelle de remake intelligent ?




5 rafales pour Ringo



Italie   Espagne  
Note : 0/5


Cinco Pistolas de Texas/5 dollari de Ringo ESI 1967 « John Marshall » (Ignacio F. Iquinio & Juan Xiol), avec Anthony P. Taber (Julio Pérez Tabernero), Alberto Farnese, Maria Pia Conte…



.
Le shérif Lester Sands abat cinq bandits attaquant une diligence, mais le chef
s’échappe. Il le retrouve, mais le criminel est sous la protection de l’Alcade
qui tient la ville sous sa coupe et offre un refuge à tous les bandits de la
région…

.
De l’Euro-Western à deux balles qui se contente d’enfiler les clichés du genre
sans une ombre de la démesure typiquement latine des meilleur Spaghettis. Le
héros est inexpressif au possible et les scènes de bagarres à peine digne d’un
spectacle « Western » d’un parc d’attraction. Le doublage atroce
renforce encore la nullité de l’ensemble. Pour fans de nanars uniquement…




Belles de l’ouest



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Bad Girls Fox 1994 Réal : Jonathan Kaplan, avec Madeleine Stowe, Mary Stuart Masterson, Andie McDowell, Drew Barrymore, James Russo, Delmot Mulroney…



.
Une prostituée d’Echo City tue le Colonel, un client brutal. Elle est sauvée de
la pendaison par trois collègues : c’est le début de la cavale pour Cody,
Eileen, Lily et Anita. Mais la veuve du Colonel envoie des détectives de chez
Pinkerton à leurs trousses…

.
La version Western de « Thelma et Louise » n’est pas encore faite :
cette pelloche évoque plutôt un « Young Guns » en jupons (en moins
bien !), mélangeant situations-clichés, personnages sans relief et
fusillades anémiques jusqu’à un pénible clin d’œil final à la « horde
sauvage ». La violence et l’érotisme sont du niveau téléfilm et nos
héroïnes traversent la moitié de l’Ouest sans un grain de poussière déplacé et
en tenues toujours impeccables : on dirait plutôt des mannequins déguisées
en cow-girls traversant une attraction à thème Western genre « Universal
Studios » sans jamais faire ressentir la moindre tension, la moindre
menace. Les dix minutes d’ouverture de « Impitoyable » en disent plus
sur la lamentable condition des prostituées de l’Ouest que toute cette
pelloche… La réalisatrice Tamara Davis fut virée au bout de trois semaines et
remplacée par Kaplan. Dommage pour les actrices embarquées dans cette galère…




Blueberry, l’expérience secrète



France   Mexique   Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


124mn Warner . 2004 Jan Kounen, avec Vincent Cassel, Juliette Lewis, Michael Madsen, Temuera Morrison, Ernest Borgnine, Eddie Izzard, Colm Meaney, Tchéky Karyo…



.
Le jeune cajun Mike voit un nommé Wally tuer une prostituée… Puis il est
recueilli par des indiens qui se chargent de son éducation. Des années plus
tard, il représente la loi dans une petite ville de l’Ouest. Or dans la région,
on parle de montagnes fabuleuses remplies d’or, des montagnes sacrées que Mike
tente de protéger au nom de ses amis indiens Chiricahua… Malheureusement, un
Prussien nommé Prosit les trouve et fait croire à une attaque des Chiricahuas.
Le meurtre d’un Indien coupe Mike de ses alliés. Et Wally arrive soudain en
ville, à la recherche du Prussien et de son manuscrit détenant la clé des
montagnes…

.
Pourquoi Blueberry ? demanderont les fans de la BD. Et s’il est vrai qu’on
retrouve des traces de certains épisodes, l’ensemble aurait pu se passer de
cette filiation (d’ailleurs, le nom de Blueberry n’est pas prononcé une seule
fois.) A la place, on a une intrigue ésotérique basée avant tout sur le
chamanisme et le voyage spirituel, malheureusement figuré à grand coup de CGI
au cours d’une fin ésotérique à souhait n’oubliant pas de rendre hommage à
« 2001 : odyssée de l’espace ». Certains n’y verront qu’un
délire fumé-la-moquette, d’autres une tentative courageuse de rendre sur écran
des expériences mystiques à la Castaneda (Le simple fait que le
« trésor » tant recherché ne soit pas de l’or, mais de la mescaline
en dit long sur les intentions des auteurs !) En tout cas, un film à part,
ce qui est un compliment autant qu’une rebuffade… Kounen passera à l’excellent « 99
francs ».




Jonah Hex



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 0/5


Warner 2010 Jimmy Hayward, avec Josh Brolin, John Malkovich, Megan Fox, Michael Fassbender, Wes Bentley…



.
Ancien officier confédéré, Jonah Hex s’attira la rage de Quentin Turnbull,
officier qui vengea sa famille et tuant celle de Jonah et le laissant défiguré.
Désormais capable de s’adresser aux morts, Hex se fait chasseur de primes… Mais
Turnbull est toujours en vie et lance un plan diabolique pour détruire la
présidence des Etats-Unis à l’aide d’une arme magique…

.
On aurait envie de défendre cette adaptation d’une bande dessinée à part dans
l’univers DC, ne serait-ce que parce que l’idée d’un western fantastique est
attirante… Mais le résultat relève plus du monste de Frankenstein
cinématographique : suite à une production troublée, des scènes furent
retournées, des pans de scénario oubliés, des personnages passés à l’as… De
plus, après une projection désastreuse à une convention de BD, ce qui restait
fut encore remonté. Ou plutôt, le studio décida de monter les bouts qui lui restaient
et de balancer le tout en croisant les doigts (ce qui peut toujours marcher).
Résultat, un bide sanglant et une sortie en DVD pour ce gros fromage à 47
millions de dollars le bout. Et en effet, l’impression générale est de regarder
une série de scène disjointes, ignorant toute notion spatio-temporelle,
dépourvu du moindre rythme, ou des personnages apparaissent et disparaissent
sans rime ni raison. Des pans entiers ne servent à rien (La « guérison »
de Hex par des Indiens, expédiée en deux minutes, qui semble sortir de « Blueberry »)
et d’autres sont traités par-dessus la jambe. Le pire, c’est que Josh Brolin
est parfait dans le rôle, teigneux et menaçant en diable ; Malkovich, lui,
campe un méchant générique™ mettant en œuvre un Plan Diabolique™ parce que c’est
ce que font les méchants génériques. Il y avait de quoi sortir un film au moins
distrayant, à défaut d’être bon, mais personne n’a fait cet effort… Son seul
titre de gloire est que les geeks débattent encore pour savoir quel est la pire
adaptation, de « Ghost Rider » ou ce film.




Justice aveugle



-- Choix d'un pays --  
Note :


Blind Justice Elephant 1994 , avec Armand Assante, Elisabeth Shue, Robert Davi, Adam Baldwin, Ian McElninney, Jack Black…



.
Un étranger aveugle nommé Canaan, portant un bébé, arrive dans une terre
dangereuse… Et commence par abattre quatre truands appartenant à la bande de
"El Jefe" Alacran. Il échoue à San Pedro, alors qu'il recherche la
cité de Los Portales, où il doit remettre le bébé. Or Alacran et sa bande
encerclent la ville, où une poignée de soldats gardent un trésor. Canaan leur
propose d'aller chercher du renfort…

.
Un western-spaghetti made in USA, visiblement inspiré des classiques du genre
(Assante se fait crucifier tel un Django moyen…) et de la BD « Jonah Hex ».
La vision de l'ouest est loin d'être empesée comme dans un
"Tombstone", Assante semble bien s'amuser et le casting de rêve pour
l'amateur de série B bien employé. A noter un taux de violence inhabituelle et
le rôle peu reluisant de l'homme d'église de service ;  bref, on est loin de la soupe
télévisuelle habituelle ! Mais dans les années 90, la chaîne HBO produisait le
haut du pavé en la matière… Un retour aux sources pas désagréable.




la colline des bottes



Italie  
Note : 2/5


La collina degli stivali Initial/M6 1969 Giuseppe Colizzi, avec Terence Hill, Woody Strode, Bud Spencer, Victor Buono…



.
Un aventurier blessé, Thomas, se réfugie dans un cirque itinérant où il trouve
sa place. Mais ses agresseurs sont toujours à sa poursuite, et tuent un des
artistes. Les gens du voyage s’uniront avec des mineurs opprimés pour
débarasser la région d’une bande de truands.

.
Sorti en salles et en vidéo sous ce titre et rebaptisé “ Trinita va tout
casser ” pour profiter du succès passager du duo Terence Hill et Bud
Spencer fort peu présents à l’écran, ce Western-spaghetti peu transcendant
trouve son intérêt dans sa recherche du bizarre, de l’étrange, notamment dans
le portrait qu’il fait des gens du voyage. Le film reste entre deux chaises,
sans savoir s’il se veut sérieux ou parodique, et réussit l’exploit de rester
cohérent ! Mais les amateurs de pantalonnade risquent d’être déçus et
préféreront revoir le premier — et très bon dans son genre — Trinita, qui reste
le meilleur de la série.




La corde au cou



Italie  
Note : 1/5


Una lunga fila di croci ESI 1969 Sergio Garrone, avec Anthony Steffen, William Berger, Mario Brega, Riccardo Garrone, Nicoletta Machiavelli…



.
Brandon est un chasseur de primes qui réussit à faire tomber Santana, un
trafiquant de clandestins Mexicains. Il part pour détruire le gang du puissant
Fargo, mais a un rival, un pistolero doté d’un fusil à sept canons…

.
Tourné la même année que le nettement supérieur « Django il
Bastardo », également avec Steffen et par Sergio Garrone, ce film a
parfois eu droit à un titre le ralliant à l’interminable saga de Django, Berger
devenant parfois Sartana (entre autre en Allemagne, un des plus gros
consommateur du genre) ! Mais si Garrone utilise plutôt bien une image
très crue et quelques angles baroques typiques du genre, le scénario particulièrement
confus largue vite le spectateur, surtout vers la fin ou des retournements de
situation peu compréhensibles rendent impossible de suivre. Du coup, Garrone se
lâche sur une violence parfois proche de la caricature, vu l’ampleur du
massacre. Cet effort est donc  à
réserver aux fans du genre. A noter le directeur de photographie, un certain
Joe D’Amato… Très prolifique lors de l’âge d’or du western, Garrone réalisera
ensuite des bluettes genre « SS Experiment » et prit sa retraite dans les années 80 pour, d'après la légende, ouvrir un restaurant. La présentation ESI
s’inspire nettement des séries de Seven7 et n’offre qu’une vf — ce qui n’est
pas gênant, les films bis italiens de cette époque étant rarement en prise
sonore réelle et donc doublés… même en Italien !




Les disparues



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


137mn The Missing Gaumont Columbia Tristar 2003 Ron Howard, avec Tommy Lee Jones, Cate Blanchett, Evan Rachel Wood, Val Kilmer, Aaron Eckhard…



. En 1885, au Nouveau Mexique,
Maggie Gilkeson sert de docteur de campagne. Elle voit soudain réapparaître Sam
Jones, son père qui l’a abandonné pour rejoindre une tribu indienne. Lorsqu’une
bande d’indiens rénégats tuent son compagnon et enlèvent sa fille Lilly, Maggie
est bien obligée de demander son aide pour la retrouver. Il apparaît que la
bande  est dirigée par un Brujo, un
puissant sorcier…

. Un western d’aventure friqué
adapté d’un roman au thème déjà employé (« Blindman »…), teinté de
fantastique et traité dans un style vériste rappelant des œuvres genre
« Jérémiah Johnson ». Par contre, l’ensemble prend un ton teigneux,
voire complaisant : morts violentes, tortures, décès d’un enfant, toute
sorte de brutalités se succèdent au cours de ce (très) long métrage qui n’a
pourtant rien d’un Western-Spaghetti et semble se prendre très au sérieux. Long
disais-je, parce qu’on n’a pas le moindre développement des personnages qui
n’ont rien d’attachant. Du coup, on a du mal à s’intéresser à ce qui leur
arrive… Cate Blanchett est convaincante et la dernière demi-heure retrouve un
peu de fougue, mais c’est un brin léger.




Mort ou vif



Etats-Unis d'Amérique   Japon  
Note : 3/5


The Quick and the Dead TF1 1995 Sam Raimi, avec Sharon Stone, Gene Hackmann, Russell Crowe, Leonard DiCaprio, Lance Henriksen, Woody Strode, Tobin Bell, Keith David…



.
Ellen, une cavalière solitaire, arrive dans la ville de Redemption mise sous la
coupe de Herod, un racketteur. Comme chaque année s’y déroule un concours de
tir par duels successifs. Y participent un joueur, Ace, un ex-tueur devenu
prêtre, Cort, et le propre fils de Herod. Les tensions s’accumulent alors que
le tournoi vire au massacre…

.
Parmi la mornitude du “nouveau western” des années 90, ce film détone quelque
peu. Si le scénario est léger et ne s’embarrasse guère de logique,
l’interprétation est de tout premier ordre, notamment grâce à Sharon Stone qui
vaut bien plus que son étiquette de sex-symbol préfabriqué, un étonnant Russel
Crowe dans son premier rôle Hollywoodien et un Leonard DiCaprio parfait, plus
un catalogue de ”tronches” toujours jouissif. La mise en scène de Raimi est
toujours aussi alerte, mais l’hommage sincère qu’il rend au Western-Spaghetti
tire parfois à la décalque, surtout de « Il était une fois dans
l’Ouest » - Mais Crowe se fait écraser les mains tel Django, etc… Certain
y verront un affadissement du cinéma, voué à l’éternelle redite ; mais même si
on préférera les œuvres plus personnelles de Raimi, ce film reste un plus
qu’honorable divertissement. Le dernier film du grand Woody Strode.




Mr Quigley l’Australien



Etats-Unis d'Amérique   Australie  
Note : 2/5


115mn Quigley Down Under MGM 1990 Simon Wincer, avec Tom Selleck, Laura San Giacomo, Alan Rickman, Chris Haywood…



.
Le tireur d’élite Matthew Quigley débarque en Australie, répondant à l’annonce
du propriétaire terrien Elliot Marston. Or il apprend la vraie raison de sa
venue : exterminer les aborigènes ! Il se révolte est est laissé pour
mort au milieu du désert avec une folle, Cora. Recueilli par les aborigènes, il
prendra fait et cause pour eux…

.
Un projet qui, a l’origine, devait être un véhicule pour Steve McQueen frais
émoulu du « Chasseur », mais la maladie l’empêcha de prendre ce
contrat. Qu’importe, Selleck est plus que convaincant en cow-boy et aurait
certainement pu devenir une vedette du genre à sa grande époque. L’ennui, c’est
que le western qui suit est plus que générique : qu’on remplace les
aborigènes par des indiens et on ne verra pas la différence (le même scénario
servit également au film d’action « Le scorpion rouge » et, bien sûr,
à « Avatar » !) ; et on pourra tiquer sur le fait que,
toujours, ces « primitifs » attendent un bon blanc de préférence
Américain pour les sauver… Par contre, l’excellence des qualités de production
et de l’interprétation sont à remarquer, et aussi classique soit-il, le
scénario ne comprend pas d’invraisemblances majeures (bien qu’on retombe dans
le travers du méchant qui, s’il s’écoutait moins parler, pourrait liquider
plusieurs fois le héros…), malgré quelques longueurs. Le résultat n’attirera
pas de nouveaux spectateurs au genre (encore que), mais devrait plaire aux
nostalgiques. Ferait un bon double programme avec le bien meilleur
« Silverado ».




Navajo Joe



Italie   Espagne  
Note : 3/5


Ùn dollaro a testa/Navajo Joe Warner 1966 Sergio Corbucci, avec Burt Reynolds, Also Sambrell, Fernando Rey, Nicoletta Machiavelli…



.
Une bande de chasseurs de scalps massacre et scalpe la famille d'un Navajo
nommé Joe, qui se lance à leur poursuite. Un sac rempli de billets, dérobé à un
convoi, sera l'appât idéal…

.
Un an après "Django", Corbucci reprend ce thème du Western noir,
nihiliste, ultra-violent, où Reynolds campe un vengeur presque spectral et basé
sur une réalité historique : le moment où l’on cessa de sanctionner
l’assassinat d‘Indiens à « un dollar le scalp ». Le
"méchant", symboliquement, est un métis qui hait les blancs autant
que les Indiens… Le finale est proche de "Django", dans un reliquaire
indien cette fois-ci. Avec la renommée de Reynolds, on peut espérer voir un
jour ce film sur le câble ou en DVD 
lorsqu'on réestimera enfin le western-spaghetti… en attendant, il faudra
se contenter d’imports. Avec Ruggero "Cannibal Holocaust" Deodato
comme réalisateur de seconde équipe.




Pas de pitié pour les salopards



Italie   Monaco   Allemagne  
Note : 3/5


110mn Al di la della legge Seven7 1968 Giorgio Stegani, avec Lee Van Cleef, Antonio Sabato, Lionel Stander, Gordon Mitchell, Bud Spencer…



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Ben Novack est chargé de protéger la paye des mineurs de Silver Canyon. Il sympathise
avec l’aventurier Billy Joe Cudlip… Sans savoir qu’avec ses deux complices, il
est à l’origine des vols ! Cudlip se trouve parachuté shérif de la ville
et prépare un prochain vol, mais une autre bande autrement plus importante
lorgne le magot…

.
Un western-spaghetti classieux, au budget plus que décent, que la collection
Western de Seven7 nous offre en version intégrale après une sortie en salles
amputée de 20 minutes, selon une pratique courante à l’époque ; ils ont
repris en cela le travail de restoration de la firme US Wild East. Du coup, les
passages restaurés sont en vo, même dans la vf ! Ce film d’excellente
qualité est assez transitoire, entre le souffle épique des Leone et le virage
comique abordé avec les « Trinita » dès 1970 (d’où la présence de
Carlo Pedersoli, qui venait de se rebaptiser Bud Spencer, imberbe et dans un
petit rôle sérieux !), avec en prime un catalogue de gueules du bis,
notamment l’oublié Lionel Stander, ici excellent ; Lee Van Cleef, lui,
trouve un de ses meilleurs rôles en bandit sans scrupules changeant peu à peu
de bord. Rien d’extraordinaire, mais l’intrigue se déroule agréablement malgré
quelques longueurs jusqu’à un finale particulièrement épique. A
découvrir !




Pendez-les haut et court



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


114mn Hang ‘em High MGM 1968 Ted Post, avec Clint Eastwood, Inger Stevens, Ed Begley, Bruce Dern, Ben Johnson, Charles McGraw, L.Q. Jones, Dennis Hopper…



.
Jed Cooper est accusé de meurtre et vol de bestiaux et lynché sur place, mais
survit contre toute attente… Il découvre plus tard que, sans le savoir, il a
acheté ses têtes de bétail auprès du véritable assassin. Cooper reprend son
ancienne profession d’homme de loi afin de retrouver ceux qui l’ont pendu…

.
Malgré sa date de sortie (assez symbolique !), voilà un film fermement
ancré dans les années 70, qui montre qu’Hollywood a pris note du succès des
film de Leone (qui refusa le projet pour tourner « Il était une fois dans
l’Ouest » !) Du coup, on a là un mélange du côté crade des
western-spaghettis avec une certaine notion de réalisme bien absente des films
Italiens (qui de toutes façons, n’avaient nulle prétention en ce sens) :
dans cet ouest où on pend comme on respire, la plupart des personnages ont des
motivations terre à terre, et si le personnage d’Eastwood a un nom, son désir
de justice est à peu près sa seule motivation. Le film se termine sans
véritable conclusion, toujours dans la tradition des années 70. Par contre, la
réalisation très fonctionnelle de Ted Post, futur réalisateur de « Magnum
Force », est en retrait. Le fait que ce film qui se pose plus ou moins
comme une condamnation de la peine de mort ait été un succès public inattendu
prouve que quelque chose était bien en train de changer. Trois ans plus tard,
Eastwood et Don Siegel crééaient « L’inspecteur Harry »… On peut
également trouver ironique la jaquette MGM disant que ce film « démontre
que les Américains peuvent faire aussi bien que les Italiens » !




Quelques dollars pour Django



Italie   Espagne  
Note : 2/5


Pochi Dollari per Django/Alambradas de violencia ESI 1966 Leon Klimowsky, avec Anthony Steffen, Gloria Osuna, Thomas Moore…



.
Le chasseur de primes Reagan réussit à se débarasser d’un gang de braqueurs et  de son chef Jim Norton, mais il manque
encore deux hommes. Ses employeurs l’envoient au Montana ou vit le frère jumeau
du bandit. Mais à son arrivée, il est pris pour le nouveau shérif, une bande
d’éleveurs ayant tué le précédent ! Il se prend au jeu, mais se trouve
embringué dans un conflit entre éleveurs et fermiers, les premiers reprochant
aux seconds d’élever des clôtures limitant le mouvement des troupeaux…

.
1966 est une année charnière pour le western-spaghetti avec l’énorme succès du
crépusculaire « Django », donnant lieu à une franchise parfois
surexploitée. Ce film est assez classique, mais présente un scénario complexe
et étonnamment bien équilibré et des valeurs de production tout à fait
correctes, plus une dose de violence pas trop complaisante. Il a d’ailleurs
fort bien marché en Espagne. Plutôt à recommander aux afficionados du genre,
d’autant que la version ESI est certes en vf (honorable — mais à l’époque, les
dialogues étaient toujours réenregistrés en post-production), mais en format
respecté. Très productif, tant dans le Western (Il réalisa quatre films en 1966,
dont un autre Django !) que dans le fantastique Espagnol, le réalisateur
d’origine Argentine Leon Klimowski est mort d’une crise cardiaque en 1996, à
l’âge respectable de 90 ans.




Tombstone



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


UGC 1993 George Pan Cosmatos, avec Kurt Russell, Val Kilmer, Sam Elliot, Michael Biehn, Powers Boothe, Bill Paxton, Joanna Pacula, Jason Priestley, Michael Rooker…



Wyatt Earp et “Doc” Holliday se retrouvent à Tombstone, ville sans loi dominée
par une bande dénommée les Cowboys. Earp commence par assurer la sécurité du
saloon local. Leur rivalité avec les frères Clanton et McLaury mènera à
l’affrontement de O.K. Corral…

Le seul intérêt de ce “ouest terne” est son casting, rassemblant une magnifique
brochette de seconds couteaux, dont un Sam Elliot toujours aussi impérial.
Malheureusement, le film s’avère pesant, prétentieux même, comme écrasé par le
poids du mythe qu’il traite, et ressasse bien des clichés du genre sans qu’il
s’en dégage la moindre originalité. Donc, mieux vaut revoir “ Règlement de
compte à OK Corral ”… fit un bide sanglant à sa sortie en salles.




True Grit



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 3/5


110mn Paramount 2010 Joel & Ethan Coen, avec Jeff Bridges, Hailee Steinfeld, Matt Damon, Josh Brolin…



.
Lorsque son père est assassiné par le traître Tom Chaney, la jeune Mattie Ross
comprend vite que la seule justice rendue sera celle qu’elle fera elle-même.
Pour cela, elle embauche un Marshall pour partir à sa recherche, mais insiste
pour venir avec lui. Ils sont rejoints par LeBœuf, un Texas Ranger également à
la recherche de Chaney…

.
Curieux de voir le déluge de prix qu’à reçu ce film, même si Bridges méritait
bien son oscar : cette seconde adaptation d’un roman classique (ou remake,
au choix, bien que les dialogues soient beaucoup plus fidèles) est tout
simplement un Western traditionnel qui en appelle aux variations sur le genre
des années 70, de son rythme à son exposition. Les thèmes du courage, du
passage à l’âge adulte, plus un développement plus ou moins aléatoire collant à
l’aspect picaresque que prit le genre post-Leone viennent tout droit de cette
ère charnière, jusqu’à la réalisation statique ponctuée d’éclairs de tension ou
de violence subite. Ce qui ne donne que plus de place à la dynamique des
personnages : on a sous-estimé le travail de Steinfeld qui réussit à rendre
à la fois la naïveté de l’enfance et la dureté sous-jacente du personnage sans
jamais donner dans le « mignon » (même ses réactions face au danger
sont dans cette droite lignée). Le tout jusqu’à un finale plus ou moins
héroïque suivi d’un coda étrangement touchant rappelant
« Impitoyable ». Donc, un solide western dans la tradition, mais
dépourvu de cette ironie acerbe typique des frangins — en fait, le film
pourrait avoir signé par quelqu’un d’autre nourri aux mêmes références. Ce
déluge d’honneurs vient-il du fait qu’aujourd’hui, le cinéma ne se conçoit plus
qu’en regardant en arrière ? Ce serait triste…




True Woman



Etats-Unis d'Amérique  
Note : 1/5


154mn M6 1997 Karen Arthur, avec Dana Delany, Annabelle Gish, Angelina Jolie, Rachael leigh Cook…



Le destin de trois femmes à travers 50 ans d’histoire…

Pour mémoire, la jaquette donnant à penser à un Western alors qu’il s’agit d’un
mélodrame (le titre TV de « Sœurs de cœur » était plus parlant) sur
fond de guerre. Bien sûr, l’ensemble est politiquement correct en diable (les
noirs restent « dignes », les femmes courageuses et solidaires) et empreint de
sentimentalisme à tout crin… Dommage que le scénario adapté d’un livre en fasse
trop et ne fouille guère les évènements historiques. Bref, la moulinette
télévisuelle a frappé… Jolie, alors à ses débuts après « Mojave
Moon », n’apparaît qu’en cours de route.




Un mort pour 1 dollar



Etats-Unis d'Amérique   Espagne  
Note : 1/5


Dollar for the dead /un dolar por los muertos Act’C 1998 Gene Quintano, avec Emilio Estevez, William Forsythe, Joaquim de Almeida, Howie Long, Ed Lauter, Simon Andreu…



Un pistolero solitaire abat les
« régulateurs » à sa poursuite. Un nommé Dooley le voit faire et
l’embauche pour récupérer un demi-million de dollars : un trésor Sudiste
perdu depuis la guerre. Le plan fut divisé en quatre et distribué à quatre
hommes… Or aucun ne sait qui sont les autres ! Mais un groupe de renégats
assiège un village à la recherche du trésor…

Encore un hommage aux Western-Spaghettis alors qu’à part Leone, les classiques
du genre sont discrédités… On y reprend même la mitrailleuse dans un cercueil
de « Django » et une musique pompée sur Morricone ! L’histoire
est classique, mais honnêtement menée. C’est surtout un prétexte à
d’interminables fusillades cabriolantes virant parfois aux plans John Woo ou au
jeu vidéo, vu l’ampleur du massacre, mais à la réalisation bien plate. Et bien
sûr, ces tueurs ne rechargent jamais… L’interprétation mêle des « gueules »
de la série B, dont un Simon Andreu inattendu, mais Estevez n’est pas
convaincant dans le traditionnel rôle du pistolero sans nom. Un patchwork
moyennement inspiré pour inconditionnels du genre uniquement… qui risquent de
regretter le format étriqué face au scope grandiose des maîtres. Vf et
pan&scan de rigueur, ce qui n’aide guère.